La boulangerie Calcine
Le passage vers les égouts n'est même pas caché : un simple trou dans un mur, un boyau qui s'enfonce et voilà les 3 aventuriers du cloaque partis, ou presque - Evgueni faisant un détour pour se munir de hautes cuissardes.Incursion dans les égouts
Sous le Canal Mort
La ratière, prénommée Greta, dirige les deux hommes en suivant le plan.Un hurlement dans la nuit
Il faut peu de temps avant que des cris se fassent entendre, sans doute ceux d'une femme. Karl-Heinz souhaite les suivre, les autres ne veulent pas se détourner de leur but premier.Les cris sont issus d'une percée dans le plafond. Karl-Heinz grimpe pendant que les autres poursuivent leur progression dans l'égout. Ils se rendent vite compte qu'ils manquent de s'égarer. En effet, le plan ne présente pas les différents niveaux et la voie à suivre semble plutôt être celle de Karl-Heinz. Ils finissent donc par le rejoindre.
La prisonnière
Les cris ont cessé et ont laissé place à des pleurs derrière une porte verrouillée. Quelques coups de hache plus tard, Karl-Heinz pénètre dans une pièce munie d'une couche et d'un seau et occupée par jeune femme en pleurs, sale, maigre, rouée de coups.Après un moment de peur, Katarine, c'est son nom, implore Karl-Heinz de la sauver. Mais une trappe au plafond s'ouvre. Apparaît un gros homme moustachu et malpropre, les braies tachées de vin. Greta et Evgueni ont juste le temps de se dissimuler dans un angle mort de façon à ce que seul Karl-Heinz soit visible.
L'homme, Adolph, semble être le mari de Katarine. Il la garde captive, la maltraite et la menace des pires tourments si elle venait à s'enfuir avec l'homme avec qui il la voit. Evgueni tente en sautant de lui attraper le pied par surprise, mais c'est un échec. Karl-Heinz finit par partir par une autre porte, également close mais que Evgueni défonce. Katarine fait partie du voyage, malgré les avis négatifs de Evgueni et de Greta.
Les quatre progressent ensuite d'égouts, en sous-sols et même en à travers des rez-de-chaussée qui se sont enfoncés sous le niveau du canal au fil des années.
Moisissures !
Un des sous-sols est couvert d'une mousse rougeâtre, qui libère des spores toxiques extrêmement irritantes pour les bronches. À tel point qu'en traversant cette salle, ils n'imaginent pas avoir le courage de la traverser à nouveau à leur retour : il leur faudra trouver une autre voie de sortie.Ils approchent de l'endroit marqué d'une croix sur la carte, tous leurs sens en alerte. Karl-Heinz mène la troupe, suivi de Evgueni et Katarine. Greta reste en retrait, encore très marquée par la respiration des spores.
L'antre du culte
La lueur de la lanterne semble montrer que l'égout secondaire, dont la puanteur est encore plus vive, se termine en cul-de-sac. Evgueni est le premier à remarquer, trop tard pour Karl-Heinz, que le cul-de-sac n'en n'est pas un. C'est une créature occupant toute la largeur du couloir. Lorsque Karl-Heinz voit le vrai visage du Chaos, il attaque courageusement à la hache - alors que Greta, terrorisée, prend ses jambes à son cou.La bête, d'une odeur affreuse, est une sorte de limace gigantesque dont la face n'est que tentacules et la gueule béante prête à ingérer tout entier un être humain.
Peu à peu, les tentacules enlacent la proie qui se débat furieusement... mais de plus en plus lentement. La créature, lardée de coups de hache, laisse tout de même échapper abondamment un sang jaunâtre et Evgueni, profitant d'une ouverture, l’achève d'un coup bien placé. De rage, Karl-Heinz découpe l'horreur, se couvrant de bave et de sang.
L'antre de la créature n'est autre qu'une pièce dotée d'une cage dans laquelle est enfermé un être humain, ou ce qu'il en reste... L'homme, amaigri, est dans vit dans des conditions épouvantables, couvert des ses immondices sans doute depuis un bon moment. Malgré cela, il dévore joyeusement un rat pas tout à fait mort.
Interrogé, impossible de rien en tirer, il a perdu la raison et ne fait que baragouiner des phrases pseudo-prophétiques :
Le sang ! Les rues en sont inondées, les puisards n'arrivent pas à tout drainer... Les gens se noient dans leur propre sang au clair d'une lune hilare !
Les scarabées et les mouches font la course... Et comment les scarabées ont-ils gagné ? Parce qu'ils trichent !
J'en ai vu trois... Trois lunes à la place de deux... Il me l'a montrée ! Comme j'ai été aveugle de ne pas la voir jusqu'ici... Il m'a dit son nom et comme j'ai pleuré...
Il avait une langue bifide de serpent venimeux... Le maître ne pouvait pas le voir ventousé à ses plaies...
J'ai rêvé que je n'avais plus d'os et que j'étais comme paralysé sur un tas d'ordures... Glorieux !
Elle est à leur recherche... L'appât est en place, mais les dents du piège sont toutes noires et pourries... Elle sous-estime sa proie.Devant l'impossibilité de communiquer, Karl-Heinz, qui n'est plus à ça près, le prend sur ses épaules pour le ramener à leur commanditaire. Il est secondé par Evgueni une fois que ce dernier a fouillé en vain la cellule.
Ils retrouvent les deux femmes et cherchent un chemin de sortie.
L'une des salles ayant une trappe vers un rez-de-chaussée ou un sous-sol semble mener à un nid de cultitstes. Ils l'évitent.
La seule possibilité de sortie restante avant le passage par les moisissures est une trappe bloquée par un poids qu'ils déplacent avec peine : un buffet. Ils arrivent dans une cuisine inoccupée et quittent les lieux par une fenêtre, devant les passants ébahis par cet inquiétant équipage.
Ils se réfugient rapidement dans la boulangerie Calcine et y retrouvent Lothar, qui se charge de leur apporter une charrette pour se rendre plus discrètement vers l'ambassade. Greta, elle, peu à l'aise avec l'ogre, retourne à ses occupations.
Evgueni, Karl-Heinz et Katarine sont logés dans un entrepôt non loin de l'ambassade en attendant d'être propres et visités par Wilhelm Schmidt.
Récapitulation
C'est finalement le diplomate qui parvient à tirer quelque chose de l'aliéné lorsqu'il évoque le nom de Jurgen Baer. Le fou ouvre alors sa main qui contient un bout de parchemin plié pour la présenter à Wilhelm. Evgueni prend le parchemin. C'est une lettre inquiétante : le culte de Nurgle est sur la piste de l'Enfant et Jurgen Baer devait tuer leur prophète, Ruben. Il s'agit sans doute de la loque humaine qu'ils ont rapportée - et qui sera brûlée en tant qu'adorateur du Chaos.Jurgen,
Votre aide a été très précieuse en cette période, mais ainsi que l'enseigne notre Seigneur, toutes choses doivent s'étioler et pourrir, et le temps de notre implantation à Marienbourg touche à sa fin. Nous avons maintenant un nouvel objectif, pour guider l'enfant vers la douce étreinte de notre Maître. Puisse son nom être entonné sept fois et être porté sur les ailes des mouches à cadavres !
Je pars sur l'heure pour Altdorf avec l'enfant et les Trois Lunes en tant que telles n'existent plus. Restez là, n'oubliez pas vos locataires, célébrez toute la beauté qui s'offre à vous, et partagez ses joies avec la bénédiction du Seigneur de la Pestilence. Une fois notre plan accompli, et quand le Maître aura étreint le garçon, nous reviendrons sur la vague d'une marée de glorieuse corruption. Les terres des hommes pourriront, et les élus de Nurgle danseront dans les champs.
J'ai une dernière tâche pour vous : le prophète Ruben n'est plus utile aux yeux du Grand Corrupteur. Je vous confie le soin de le tuer.
Gloire à Nurgle ! Gloire au Roi des Asticots !Wilhelm pense qu'il faut agir de façon autonome afin de pouvoir juger de quel bois est fait l'Enfant. Karl est-il le jouet des puissances de Nurgle ? A-t-il une ascendance divine ? Il faudrait rejoindre la Croisade pour en savoir plus, le protéger s'il le faut, le combattre si c'est nécessaire, tout ça pour le bien de l'Empire et, éventuellement, du Grand Théogoniste.
D'autres puissances interviendront, dont l'Empire. Il faudra parfois coopérer, parfois s'opposer, mais Wilhelm souhaite avant tout le bien de l'Empire et si possible la reconnaissance de l'action autonome de Marienbourg. De là il sera peut-être même possible de rêver à la réunification de l'Empire avec le Pays Perdu, si la partie est jouée finement.
Wilhelm place ses espérances dans un petit groupe : son garde du corps Lothar à qui ils confie une cassette pour l'intendance, Evgueni qui est pour cela payé 20 couronnes (10 d'avance et le solde lui sera remis à Altdorf auprès du Seigneur Frederick d'Altdorf) et Karl-Heinz, également embauché (en échange d'une zweihänder).
Katarine, elle, servira de souillon à l'ambassade. Elle préfère cela à rester avec Karl-Heinz (et surtout ses coéquipiers) à qui elle fait ses adieux - une fois propre, elle est plus avenante...
Bezahltag 18
Le temps que le médecin de l'ambassade soigne les petits bobos de chacun, rien de bien grave au final, Evgueni retrouve Greta pour la payer comme convenu puis vaque à quelques occupations sans doute louches avant de donner son congé à la garde noire et dire adieu à sa famille. Son frère lui remet d'ailleurs un message pour un de ses cousins à Altdorf.Lothar s'occupe de l'intendance et revient, outre les provisions, avec... une charette à bras pour porter le tout. Aucun cheval ne pourra le porter, il partiront à pied et il tirera la charrette la plupart du temps.
Konigstag 19
Le jour du départ, Herr Schmidt remet à Lothar un sauf-conduit certifiant qu'ils œuvrent pour le bien de l'Empire sur ordre de l'Ambassade à Marienbourg. Il lui remet également une lettre à destination de Herr Frederick qui sera leur contact à Altdorf et qui décidera, selon les informations qu'il lui apporteront, de la suite à donner à leur enquête.Sauf-conduit
À quiconque lire ceci,
Sur ordre de l'Ambassadeur Impérial de Marienbourg, ce sauf-conduit garantit à leurs porteurs la libre jouissance des routes de Marienbourg à Altdorf, en direction de la capitale. Nul ne devra porter la main sur eux jusqu'à leur arrivée à altdorf, où ils ont pour tâche de se présenter en la demeure du seigneur Frederick d'Altdorf. Ils seront introduits devant lui et se placeront sous sa protection.
Attaché ci-après, le sceau de l'Ambassade Impériale de Marienbourg
Lettre d'introduction
À sa Seigneurie Frederick,
J'ose espérer que ce pli vous trouvera en pleine forme ! Vous vous demandez peut-être pourquoi j'envoie en votre demeure un groupe de fier-à-bras !
Si certains d'entre eux ont même pu commettre des délits par le passé, ce sont surtout de vaillants gaillards qui se sont acquitté d'un service signalé en notre nom. Vous aurez indubitablement entendu parler des cultistes qui attachent leurs pas à ceux de l'enfant qu'ils prennent pour la réincarnation de notre Seigneur Sigmar. La Croisade, qui a pris naissance en ma cité, marche maintenant sur Altdorf. Je ne saurais dire si elle sera déjà en les murs de la capitale lorsque vous aurez cette missive entre les mains.
Comme je l'ai dit, ces hommes m'ont rendu un fier service en dévoilant les secrets de ce culte. Je leur ai mandé de tout vous relater en personne. Ne pouvant m'en charger moi-même, vous serez alors peut-être amené à décider de la suite à donner à l'affaire.
Je suis navré si cela devait vous indisposer de quelque façon que ce soit, mais je sais par avance qu'il n'en est rien !
Puisse Sigmar guider vos actes,
Vigga von Seulden
Ambassadeur Impérial
Ambassade Impériale
MarienbourgUn long voyage peut commencer alors que l'été mourant, dans un dernier soubresaut, darde le Pays Perdu d'un soleil de plomb et d'un léger vent accentuant encore la chaleur...

