Du côté du Vieux Siegfriedhof, l'abbé Geiswächt fait dépêcher deux laïcs munis de pelles et de pioches, un total de six gardes noirs et un couple de chats.
Sous la surveillance de gardes munis d'arcs, le trou est élargi à coups de pelle.
Les skaven ne montrent pas le bout de leur museau pendant les travaux et cinq gardes, précédés des chats, pénètrent dans les galeries.
Les hommes-rats ne sont d'abord pas visibles, mais les chats sont irrémédiablement attirés.
Les gardes ne font qu'une bouchée des neuf skaven présents qui étaient faits comme des rats, coincés dans ce passage.
Ils avaient commencé à creuser plus loin vers la surface, mais en vain.
Le skaven portant la relique a été plus difficile à débusquer. Il s'était retranché dans l'eau.
Les skaven sont brûlés, la relique rejoint la bibliothèque interdite et l'abbé semble avoir gagné dix ans.
Tarja et le reste des protagonistes peuvent enfin se coucher alors que le soleil se lève.
Festag 8 jahrdrung
L'abbé se rend en fin de matinée auprès des blessés, Heffengen et Vigor, afin de les féliciter, ainsi que Tarja, pour avoir permis de ne pas laisser s'échapper les skaven et pour leur courage, n'étant pas des combattants aguerris.
Pour les récompenser, Geistwächt leur promet pour leurs recherches un accès à la bibliothèque interdite sous la supervision d'Horatius. Il répondra aussi du mieux possible à leurs questions.
Mais d'abord sœur Hildegarde, le maître croque-mort, les renseigne sur leur santé.
Vigor a failli perdre son œil, mais ce n'était que l'arcade sourcilière qui a explosé. Cela saigne abondamment, mais ce n'est pas grave. Il en gardera une petite cicatrice, là où les sourcils ne repousseront plus.
Pour Heffengen, c'est un peu plus délicat. La bille a détruit la tête du cubitus, au niveau du poignet. Ils n'ont pas pu ni voulu prendre le risque de retirer la bille de fronde de là où elle s'est logée. Il devrait pouvoir cicatriser autour, mais il conservera sans doute une raideur au poignet, mais gardera la mobilité de ses doigts.
Heureusement, Heffengen, en tant qu'ancien bateleur, est aussi assez dextre de sa main gauche qui pourra compenser.
Heffengen interroge alors l'abbé sur la prophétie des Mille Trônes.
L'essentiel de ce que sait Geistwächt sur la prophétie, il le tient des rouleaux de Zandri : les vampires sont tenus par la Malédiction de Nagash, le Grand Nécromant. Celui qui pourra lever cette malédiction le fera via un sort puissant qui changera l’ordre naturel des choses, et il pourra régner sur le monde où ils seront des dieux pour les vivants, ce qui signera l’Âge des Mille Trônes. En effet, seuls mille vampires survivront et celui qui lèvera cette malédiction sera leur roi.
L'abbé enchaîne alors sur Ahmed, l'enfant qui a échappé à Heffengen près de Wurtbad.
Ses communications oniriques avec l'Ordre, principalement à Talabheim où il avait été recueilli puis enlevé, semblent lui confirmer qu'il est possible que l'enfant, Ahmed, soit un rejeton de Nagash.
L'abbaye a un prisonnier strigany qui a été pris près de Siegfriedhof avant leur arrivée. Il transportait de la correspondance entre Farouk et une certaine Lydia à Helfurt, mais n'a pas trouvé Farouk à Wurtbad. Il avait également pour tâche d'engager une troupe de musiciens célèbres pour célébrer le mariage de celle-ci. Le prisonnier a révélé qu'il connaissait Farouk comme un guerrier du clan Rumanyik et Lydia comme une brillante érudite, mais il les suspecte d'être des cultistes du sang.
Or, Sire Rolph, un Chevalier Corbeau, a aperçu une caravane strigany se dirigeant vers la Sylvanie avec une vieille femme et un enfant correspondant aux descriptions de Mama Raluca et d’Ahmed. Il se peut donc que l'enfant ait réussi à rejoindre la petra du clan Rumanyik.
Sire Rolph est parti avec quatre Chevaliers Corbeau à la poursuite de Mama Raluca, vers Helfurt, l'avant-veille de leur arrivée à l'abbaye.
L'abbé en profite pour expliquer à Heffengen les différentes lignées vampiriques majeures : les Nécrarques, des disciples du Maudit qui étudient la nécromancie et les voies de Nagash ; les Von Carstein, les princes des ténèbres, qui tiennent la Sylvanie ; les Lahmianes, issues de Neferata, principalement des femmes, expertes dans les conjurations ; les Dragons de Sang, des chevaliers éternels qui n'aspirent qu'à une quête, la maîtrise de l'art du combat, et se désintéressent du reste ; et enfin les Stryges, les bêtes qui hantent les ténèbres, qui épousent la bête qui est en eux et ne ressemblent plus que de très loin aux humains qu'ils furent autrefois, issus d'Ushoran, le frère détesté de Neferata.
Pendant que Heffengen passe son après-midi à se reposer avec Vigor, qui fait tout de même quelques pas dehors, Tarja profite de son accès à la bibliothèque interdite, sous surveillance de Horatius.
Elle trouve quantité de choses sur Nyl Valas, notamment qu'il était beaucoup plus impliqué en Sylvanie qu'elle ne le pensait et a choisi un manoir près d'Essen pour sa dernière demeure.
Elle trouve aussi une carte de Sylvanie qu'elle copie.
Wellentag 9 jahrdrung
Les blessures sont en bonne voie de guérison et ils peuvent quitter l'infirmerie.
L'abbé leur fait visiter le tombeau de Lanfranchi.
Quand Heffengen voit la tombe, il la reconnaît d'après le présage de Morr qui lui a montré des rats sortir pas flots entiers de la sépulture.
Tout le monde est sur ses gardes lorsque deux ouvriers l'ouvrent péniblement.
Le sarcophage contient le squelette en armure de Lanfranchi.
Ses mains serrent la lance Donnacanto, à la pointe resplendissante en argent, à côté du panneau central de son fameux triptyque : il représente bien, comme Heffengen s'en doutait, Nagash devant l'Arbre de l'Espoir. Il contient aussi trois groupes de chiffres en classique.
L'abbé explique que les érudits disent que Lanfranchi a laissé dans son triptyque un code secret. Heffengen est une des rares personnes de ce monde, sinon la seule, à avoir pu contempler le triptyque complet. S'il découvrait le code, cela révèlerait sans doute un grand secret.
Après cette visite matinale, Tarja retourne à ses activités de copiste pendant que l'abbé demande à Heffengen s'il a réfléchi à sa relation avec les vivants, à se détacher de ceux qu'il aime.
Heffengen assure qu'il est prêt. Il est donc convoqué par le Seigneur Voss.
Ils passent un long temps dans son bureau et finalement Heffengen ressort avec une broche en argent représentant un corbeau tenant une lance entre ses serres : bien qu'il ignore ce que cela implique exactement, il est officiellement Chevalier Corbeau !
Il pense toutefois que le vieux seigneur Voss est sénile. Il lui a donné une mission qu'il n'a pas comprise. Il en discute avec l'abbé puis avec ses compagnons.
Geistwächt lui explique qu'il y a quelque temps, il a été averti par le maître des lettres d'Essen sur Lydia. Il lui montre la lettre. Lydia était scribe il y a 250 ans à l'abbaye et elle a disparu au même moment que certains des rouleaux de Zandri qui recelaient d'informations sur la prophétie.
250 ans !
Si c'est bien la même personne, c'est sans doute un vampire. Et comme elle souhaite se marier avec un descendant de Nagash, cela ne peut qu'avoir un rapport avec cette prophétie.
Geistwächt lui signifie qu'il doit aller à Helfurt et rejoindre Sire Rolph qui mène une petite troupe de quatre Chevaliers Corbeau vers le château d'Helfurt. Si Lydia est un vampire, elle doit être détruite et les rouleaux de Zandri doivent revenir à l'Ordre de Morr. Le mariage doit bien sûr être annulé.
Sire Rolph étant parti juste avant leur arrivée avec une carriole, il n'est sans doute pas encore rendu, mais il faut faire vite pour le rattraper.
L'abbé a expliqué a Heffengen qu'il y aurait une légende indiquant un raccourci via une ancienne route elfique traversant les Bois Affamés. La route normale pour Helfurt serait deux à trois fois plus longue. L'abbé pense qu'il n'y a que par là qu'ils pourraient les rattraper, car il n'a pas de chevaux à leur fournir.
Heffengen prévoie de partir le lendemain, accompagné de Tarja qui compte se rendre à Essen, plus loin. Elle-même sera accompagnée de Vigor.
Ils commencent à s'équiper auprès du maître des armes.



