dimanche 30 septembre 2018

En lettres de sang (7)

Troisième jour : nuit

Alido réveille Karl-Heinz rapidement pour lui expliquer qu'il faudra... se réveiller tôt demain pour accompagner Karl à Altdorf. Puis elle va se coucher dans un chariot, ne se sentant pas en sécurité à côté de Karl-Heinz. Non pas à cause de ce dernier, mais à cause de la cible dont elle le croit affublé au milieu de son front !

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Quatrième jour : matin

C'est l'aube, Alido réveille Karl Heinz avec un seau d'eau. Il reste remarquablement calme, mais peu éveillé, et écoute les explications d'Alido sur ce qui est attendu de lui aujourd'hui.
Dans son état, c'est tout juste s'il remarque un rat crevé au pied de son lit et s'inquiète de son hygiène buccale altérée : de toutes façons, tout le monde pue de la gueule dans la Croisade !
Ils attendent de voir comment sont vêtus les gardes pour s'habiller, ne sachant pas si l'entrée dans Altdorf se fera ou non déguisée.

Sortie en douce

Dans la tente d'Helmut, lors du petit déjeuner, le plan est débattu au sein du Concile. Alido et Karl-Heinz prennent eux aussi la parole.
L'idée finalement définie est de quitter le campement discrètement par groupes de deux. Le premier groupe sera constitué de Jörg et d'un autre garde de Jan. Il ira réquisitionner un chariot et l'arrêter sur la route vers Carroburg. Le troisième groupe sera constitué de Jan et d'Alido, déguisés en marchands. Le quatrième sera un garde de Karl et Karl lui-même, enroulé dans une étoffe pour ne pas être vu.
Le chariot sera préparé à l'écart des croisés, sa tenture refaite pour que les gardes de murs d'Altdorf ne le repère pas (il transportera des rouleaux de velours rouge).
Le but est d'entrer dans Altdorf en cachant Karl, puis de l'amener au temple de Sigmar pour le révéler aux prêtres et aux fidèles.
Les 10 gardes (4 de Karl, 5 de Jan et Karl-Heinz) partiront en amont, se faisant passer pour un groupe de mercenaires venant de Carroburg descendant au marteau de Sigmar en attendant leur capitaine.
Le chariot du marchand de tissus, mené par le couple de marchands Alido et Jan, et un garde, devra se débrouiller pour arriver juste après, passer les portes et rejoindre les mercenaires.

Entrer dans Altdorf

L'exécution du plan est autre.
Déjà, Jan ne quitte pas le campement inaperçu puisqu'un homme doté d'un fort beau pustule ne manque pas de le saluer.
Mais c'est surtout un second couac qui devient gênant.
Les mercenaires - dont Karl-Heinz - sont surpris par l'interrogatoire assez poussé à l'entrée d'Altdorf et s'emmêlent dans leurs explications. Karl-Heinz indique notamment que la troupe arrive de Marienbourg, ce qui la rend de suite très suspecte - alors que les autres parlent de Carroburg. Ils sont donc mis à part de la queue et fouillés pendant que les marchands de tissu passent sans encombre.
Le chariot ou est dissimulé Karl s'arrête non loin sur la route, là où elle s'élargit un peu sous forme d'une place de marché, pour attendre les mercenaires.
Ceux-ci, une fois libérés, pressent le pas. Mais le trafic est intense par rapport à l’exiguïté de l'Austauschenstrasse. Karl-Heinz parvient à être le plus rapide et retrouve du regard la chariot.

Enlevé !

Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il aperçoit Alido tenter, sous les cris de peur des passants, d'asséner un coup de hache à Jan, qui saute du chariot.
De plus, Jörg est en train d'extraire du chariot la pièce d'étoffe dans laquelle est enroulé Karl.
Ne sachant pas pourquoi, mais pensant que Alido a sans doute une bonne raison de sortir son arme, il fait de même et se rue sur Jörg.
La foule, en panique et hurlante, commence à se disperser.
Mais Jan se dévoile en tant que sorcier : d'un geste, jurant au nom de Nurgle, il provoque l'envol de l'épée de Karl-Heinz de ses mains, redoublant les cris de la foule.
Cependant, certains ne laissent pas place nette, et même se dévoilent en sortant leurs armes pour prêter main forte à Jörg et Jan pour les uns, et bloquer les renforts pour les autres !
Alido, qui semble étrangement passive, voire perdue, est poussée dans les cordes, enfin plutôt les étals des marchands et se contente de se défendre et reprendre possession de l'épée de Karl-Heinz.
Jan finit par s'emparer de Karl et commence à prendre la fuite.
Karl-Heinz vient à bout de Jörg et semble se faire un plaisir sadique en l'achevant alors qu'il demande pitié.
Mais Jan s'éloigne et sa fuite est protégée par l'un des agresseurs présent dans la foule.
Karl-Heinz tente alors une manœuvre désespérée pour charger sur Jan et manque d'un cheveu de l'arrêter. Il ne parvient qu'à accrocher sa veste, qui laisse s'échapper un petit bout de papier d'une poche déchirée.
Ramassant rapidement le papier il se lance dans la poursuite de Jan mais, arrivé sur une placette, impossible de savoir par où il est passé. Dépité, il se cache à l'angle d'un bâtiment pour embusquer un second agresseur - ce dernier est d'ailleurs à deux doigts de lui planter son épée en plein dans le bide avant de mourir !

Le calme revenu. Alido, qui rend son épée à Karl-Heinz, trouve un gros lambeau de la toile de velours rouge qui enveloppait Karl sur le rebord de la margelle du puits central de la place. Il est ensanglanté. Est-ce le sang de Karl ou celui de Jan ? Ce dernier a-t-il seulement été blessé lors de l'enlèvement ? S'est-il enfuit dans le puits ou a-t-il laissé là une fausse piste ?

Alido et Karl-Heinz, affaiblis, fatigués et blessés, ont du mal à reprendre leurs esprits. Alido a notamment sa main droite - elle est droitière - endolorie, le pouce sans doute luxé, voire fracturé par un coup reçu pour la désarmer un peu plus tôt.
Les gardes de Karl arrivent enfin sur les lieux, menés par le sergent Lukas Ehrenstein, qui porte sur l'épaule un de ses hommes gravement blessé. Un autre garde supporte aussi un compagnon. Ils prennent la situation en main après avoir fait le point.
Alido explique que Jan s'est dévoilé en tant que serviteur de Nurgle et a enlevé Karl. C'était un guet-apens conclut Lukas. Eux aussi ont été arrêtés par les hommes de Jan et par d'autres surgis de la foule. Tout le monde s'est dispersé une fois Jan enfuit. Les quatre gardes de Karl sont tous sérieusement blessés.

Où Jan est-il allé ?

Lukas interroge un témoin moins apeuré que la moyenne, une sorte de dandy étrangement vêtu d'une botte à droite et une chaussure à gauche qui dit qu'il a vu un homme grassouillet portant en fardeau, ahanant, et vêtu avec un goût affreux, s'enfuir vers le Suderich, la marché aux poissons.

La note de Jan

Lukas déchiffre le papier qu'a trouvé Karl-Heinz :
Le sergent Lukas prend alors la décision de retourner avec ses hommes au camp. Il va rapporter au père Helmut et cacher la disparition de Karl pour ne pas que la Croisade se désunisse.
Dans le même temps, il ordonne à Alido et Karl-Heinz de retrouver l'Enfant, en commençant par enquêter sur cette note.

L'année du masque

Après l'attaque

Ils se séparent là et Karl-Heinz aperçoit l'enseigne d'un médecin juste sur la place. Quelle chance !
Même si un médecin est généralement dédaigneux pour tout ce qui touche à la traumatologie, l'or de Karl-Heinz adoucit le regard du Dr Schmitt !
Il prend donc soin des deux compères - et prend aussi soin à ce qu'ils ne répandent pas trop de sang dans son office.
En discutant, il semble qu'il connaisse un Estlemann de mauvaise réputation, un bouquiniste de la rue Hoffbann de la Schlafstadt, un quartier derrière les universités de droit, de l'autre côté du Reik. Il sait que certains de ses confrères ont pu dénicher chez lui des livres de médecine rare, mais certaines rumeurs insistantes disent qu'il n'hésite pas à vendre aussi des livres interdits.
Quant à Ansel, le nom étant beaucoup plus commun, il en connaît plusieurs. Karl-Heinz et Alido semblent plus intéressés lorsqu'il mentionne un apothicaire non loin du quartier des universités.
Sur le plan médical, il leur recommande, surtout à Alido, de se faire traiter plus avant que ce qu'il n'a fait qu'il considère juste comme de la médecine d'urgence.

Quatrième jour : après-midi

Une fois pansés ils passent de l'autre côté du majestueux Reik pour arriver dans le quartier des universités. C'est là qu'ils trouvent de nombreux apothicaires. Karl-Heinz les fait à la chaîne, en ayant oublié sa politesse à l'endroit ou son épée lui avait échappée des mains lors de l'embuscade.
A la troisième échoppe, l'apothicaire indique qu'il s'appelle bien Ansel Goetmann mais ne semble rien comprendre lorsque Karl-Heinz le questionne à propos d'Estlemann. Pensant qu'il n'obtiendra rien de lui, il sort et retrouve Alido dans la rue.

Ils se font bonimenter par un marchand d'emblèmes en argent - en réalité sans doute du fer-blanc - qui parvient à leur en vendre deux à l'image de la comète bifide - la même que le mystérieux Vengeur dont la main impitoyable sévit sur les sorciers et autres mutants de la ville - et un à la rose.
Ils se renseignent ensuite pour rejoindre la Schlafstadt non loin.

En plein milieu du quartier, une fumée noirâtre s'échappe au-dessus des toits. Arrivant rapidement sur place, ils se joignent à la chaîne humaine qui relie le puits à une maison en proie aux flammes. Les deux maisons mitoyennes menaçant de prendre feu elles aussi.

Chez Estlemann

Il s'agit de la maison d'Estlemann. Les gens du quartier sont divisés sur lui, certains pensent qu'il l'avait bien cherché, d'autres qu'il était plutôt gentil malgré sa réputation. En tout cas, il a été amené à l'hospice de Shallya, sans doute mal en point.
C'est alors qu'arrive sur les lieux un petit groupe de chasseurs de sorcières. Leur chef observe l'incendie avec une sinistre satisfaction avant d'interrompre Karl-Heinz qui voulait lui parler et de tirer son épée pour arrêter la brigade des seaux.
Laisse-la brûler.
Ses hommes font respecter son ordre mais les autochtones sont furieux qu'il les interdise de sauver leurs maisons. Karl-Heinz est retenu par Alido qui l'empêche de s'adresser au répurgateur. Elle parvient à le convaincre, non sans mal, de faire profil bas et de quitter les lieux pour rejoindre l'hospice.

Le temple et l'hôpital shalléens

Le temple et l'hôpital de Shallya se trouvent à l'orée du quartier de l'université. Il s'agit d'un bâtiment bas de marbre blanc relié à un hôpital à trois étages. Les deux édifices ont une entrée séparée. Alido et Karl-Heinz se dirigent donc vers l'hospice, entrent dans le vestibule et déposent leurs armes dans les mains des gardiens du temple.
Une sœur infirmière d'âge mûr, assise derrière un comptoir où est posé un grand registre, les reçoit. Lorsqu'ils demandent après Estlemann, elle dit :
Oh oui, il est là, le pauvre. Gravement brûlé et les deux jambes cassées. Nous l'avons installé au premier étage, dans l'unité des blessés. Êtes-vous parents ?
Silence gêné.
Alido avoue que non. Karl-Heinz glisse un sou dans le tronc et essaie de convaincre la sœur qu'il leur faut lui parler pour aider à attraper un cultiste sur lequel il a des informations.
Alido glisse elle une couronne dans le tronc et explique que son témoignage peut sauver un enfant. La sœur n'est pas dupe, mais vu le don, elle accepte qu'ils se fassent guider pour lui parler 5 minutes, pas plus, en présence d'une infirmière.

Ils montent donc à l'étage. Estlemann est dans une longue pièce pourvue de lits qui s'alignent le long des deux murs et de fenêtre donnant sur la cour. Des rideaux allant du sol au plafond et montés sur tringle séparent les lits les uns des autres. A cause d'eux, il est difficile de voir qui se trouve dans la pièce, mais les conversations ne sont sans doute que peu filtrées.
Les patients sont des hommes et des femmes souffrant de divers traumatismes : membres brisés, blessures d'épées, yeux crevés, etc. Des sœurs entrent et sortent constamment de la pièce.
En quelques sortent, s'ils continuent de la sorte, Karl-Heinz et Alido visitent ce qui pourrait être leur chambre pour la nuit !

Entretien avec Estlemann

Estlemann est alité au milieu de la pièce, du côté du mur intérieur. C'est le seul brûlé. Il est recouvert de bandages, en particulier aux mains, et ses deux jambes ont des attelles. Son visage est couvert de brûlures mineures et de baume. Il gémit à demi-inconscient mais finit par se réveiller brusquement et se trouve pris de terreur lorsqu'il voit Karl-Heinz. Il demande :
Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? J'ai déjà tout dit aux autres hommes ! Laissez-moi tranquille !
Lorsqu'il décrivent Jan pour savoir si c'est le chef des autres hommes, il acquiesce. Ce sont eux qui lui ont fait ça.
L'homme qui m'a brisé les jambes m'a forcé à lui donner la même liste qu'à Ansel. Tous mes clients spéciaux, passés et présents. Je n'avais pas le choix. Oh, ils ne me pardonneront jamais. Je les ai trahis, et deux fois !
Rebondissant sur ses dires, ils essaient de lui soutirer cette liste, mais il tourne autour du pot, affirme qu'il ne peut pas.

Chasseurs de sorcières !

Des cris se font alors entendre du couloir.
La sœur qui était avec eux les quitte précipitamment et va voir ce qu'il se passe.

Karl-Heinz fait de même en quittant la pièce par la porte du fond, laissant seule Alido. Il croise un gardien du temple qui va au devant du vacarme et il se poste, caché, à l'escalier opposé.

On entend de lourds bruits de pas et des sœurs shalléennes qui crient.
Vous ne pouvez pas entrer ! Vous n'avez aucune autorité ici !
Une rude voix masculine éructe :
Écartez-vous si vous ne voulez pas être accusées d'avoir donné refuge à un instrument du Chaos.
Estlemann pousse un cri aigu :
Les chasseurs de sorcières. Je suis perdu.
Il supplie Alido :
Tuez-moi ! Je vous donnerai la liste.
Surprise, hésitante et pressée par le temps, elle finit par promettre de le libérer de la torture s'il lui dit tout.
Il fouille maladroitement pour trouver une clé au bout d'une chaîne qu'il a autour du cou.
Prenez ça ! Dans ma cave, sous une table, se trouve une trappe. Descendez par la trappe et vous arriverez dans un égout. Suivez-le vers le nord jusqu'à une porte de fer qui semble scellée par la rouille. La clé ouvre la porte. Et dedans vous trouverez ma... réserve spéciale.
La troupe de répurgateurs pénètre dans la pièce. Il accélère, paniquant :
Les étagères de gauche portent les noms de mes clients. C'est là que je mets les livres que je garde pour... Oh, par les dieux ! Vite ! Tuez-moi ! Tuez-moi maintenant !
Alido tient sa promesse et lui tranche la gorge !
Elle tente maintenant de s'éclipser en passant sous les rideaux...

lundi 17 septembre 2018

En lettres de sang (6)

Alido commence par engueuler Karl-Franz car il n'a pas eu l'idée de suivre le garde de Jan, et bien sûr, celui-ci n'est plus visible dans le campement. Elsa reste elle aussi toujours invisible.

Ils s'entretiennent alors avec Helmut pour lui expliquer la conversation que Karl-Heinz vient de surprendre et qui jette la suspicion, sinon sur Jan, au moins sur l'un de ses hommes.
Helmut leur donne carte blanche pour poursuivre l'enquête et s'adresse à un sergent des hommes d'Eisenbach pour qu'il leur fournisse un blason - la ceinture bleue de Brighalter n'ayant plus de légitimité (le reste de l'uniforme étant le même : celui du Reikland). Avec cela, ils devraient pouvoir interroger les suspects.

L'enceinte de Karl étant maintenant montée, peut-être pour un petit bout de temps puisque le "siège" d'Altdorf commence, Alido et Karl-Franz décident d'abord de surveiller les entrées et les sorties dans l'espoir d'intercepter le garde.
Ce dernier finit par arriver, un paquet sous le bras.
Karl-Franz va à sa rencontre, l'air de rien et, en le croisant, lui subtilise son colis et s'enfuit en courant sous les insultes du garde qui abandonne la poursuite après quelques pas.
Il revient vers ses collègues, maudissant l'abruti qui lui a piqué leur dîner. Abruti qu'il dit avoir déjà vu dans l'enceinte.

Karl-Franz, à l'abri dans les sous-bois, ouvre fébrilement le pacson en prenant bien soin de ne pas retirer ses gants : il s'agit simplement de bidoche, deux gigot de dinde.
Il a beau regarder partout, rien de suspect, la viande semble relativement fraiche, pas de message caché.
De rage, il balance le tout contre un arbre, lave ses gants, et retourne au campement se faire à nouveau engueuler par Alido qui lui demande ce qu'il comptait vraiment trouver là-dedans. Le message, dit-elle, c'est le garde qui l'a transmis à Groff. Lorsqu'elle lui apprend que le garde l'a reconnu, il retourne dans les bois.
Il rassemble les cuisses et les essuie tant bien que mal, mais plus mal que bien, et les rempaquète.

Derrière le dais de l'enceinte, il jette le paquet espérant qu'il atterrisse près des gardes.
Alido, restée en poste à l'entrée de l'enceinte, voit la scène : le paquet atterrit non loin du feu, mais les gardes de Jan n'ont rien vu.

Karl-Heinz décide alors, lui qui a passé une nuit blanche, d'essayer d'entrer dans l'enceinte discrètement pour enfin dormir. Las, l'entreprise est un échec. Il est repéré, se dissimule sous un chariot, mais il finit par être pris en tenaille par deux des gardes qui commencent à le tabasser. Mais il fait profil bas, oublie tout honneur et demande pitié, avouant qu'il a volé la viande car il avait faim mais que, pris de remords, il leur avait renvoyé le colis.
Les deux gardes, accompagnés par un troisième, le conduisent manu-militari autour de leur foyer. Karl-Heinz finit par retrouver le paquet aux pieds de la tente.
Les trois gardes font cuire leur viande, invitant leur voleur à la manger d'abord. Malgré sa réticence, il n'a pas trop le choix et mange son ragoût accompagné d'une bière servie par ses gentils hôtes, dont le dénommé Jörg, le contact de Groff.

Troisième jour: fin d'après-midi

Une fois le dîner achevé avec ses nouveaux "amis", qui le laissent filer, il espère pouvoir dormir. Mais c'est encore raté : les trompettes résonnent à la sortir du camp et Alido l'emmène voir avec elle.

Une heure avant la fermeture des portes d'Altdorf, Helmut et Jan dirigent un grand rassemblement, s'adressant aux croisés et aux centaines d'habitants d'Altdorf qui sont venus voir à quoi rimait tout ce raffut.
Le rassemblement à pour cadre une sorte de grande kermesse, la Croisade fournissant la nourriture, la soupe et les boissons, ainsi que les jongleries, les acrobaties, la musique et les mystères mettant en scène Karl et Sigmar.
A nouveau, le son tonitruant des trompettes appelle les curieux et les dévots vers la scène. Helmut dit à la foule rassemblée qu'on a interdit à Karl d'entrer dans Altdorf. Les fidèles poussent un rugissement courroucé. Helmut les incite à la patience.
Viendra un temps où ils n'auront plus d'autre choix que de nous laisser entrer. En attendant, montrons à nos invités que nous sommes des hôtes prévenants. Montrons-leur la lumière qui éclaire nos vies.
Sur ce, Karl fait son apparition et fait son discours, transcendant immédiatement la foule en admiration, conquise et convertie.
Jan met fin au rassemblement, invitant les nouveaux convertis à ne pas se joindre tout de suite à la Croisade mais à retourner chez eux, parler à leurs épouses, à leurs voisins, à leurs marchands, à leurs prêtres afin de propager la Parole de Karl.
Alido craint que toutes ses personnes ne répandent surtout la peste que mentionnait Groff. Mais ils ne voient pas quoi faire, sauf rester non loin de Karl au cas où ses gardes failliraient.

Sur la route du retour vers l'enceinte, Alido et Karl-Franz captent une conversation entre Jan et le Père Helmut : ils vont se réunir ce soir dans la tente d'Helmut, à l'initiative de Jan.

Ils essaient alors de s'incruster parmi les gardes, mais sont priés - tout comme les autres gardes - de sortir de la tente pendant que le Concile se réunit : Karl, Helmut, Johannes Seibolt, Jan et Wilhelm Eisenbach.
Alido et Karl-Heinz restent au plus près de la tente pour essayer de capter la teneur de la réunion.
Jan suggère à Helmut qu'ils ne peuvent pas se permettre d'attendre que l'Empereur Heinrich les laisse entrer. Le campement sera bientôt à cours de nourriture, de boisson et d'espoir. Il propose de faire entrer subrepticement Karl en ville tandis que Helmut organise un autre rassemblement dans le camp pour détourner l'attention. Jan emmènera Karl au temple de Sigmar et l'exposera aux prêtres et à la foule. Ensuite, plus rien ne pourra l'arrêter. Helmut est rien moins qu'enthousiaste à cause des risques que représente ce plan, mais il en voit tout l'intérêt. Karl et Eisenbach sont d'accord avec Jan. Helmut accepte donc à contrecœur.

A la fin de la réunion, alors que Karl-Heinz réussit enfin à trouver sa couche, Alido parvient à s'entretenir avec le père Helmut. Ce dernier est déçu qu'Alido n'ait pu avancer dans l'enquête sur les Caliviari. Une maladresse d'Alido fait comprendre à Helmut qu'elle a espionné leur réunion, ce qu'elle avoue ouvertement lorsqu'il le lui fait remarquer : elle lui propose d'aller accompagner l'expédition du lendemain. Il accepte en effet car lui-même ne veut pas que les hommes de Jan soient en supériorité par rapport aux siens, au cas où Jan ait dans l'idée de tenter quelque chose, même s'il ne sait pas quoi exactement...