mercredi 26 février 2020

Le camp de la Croisade

L'enclos

Nils accompagne Alido et Heffengen jusqu'aux limites de l'enclos entourant les tentes des membres du Concile et des gardes de la croisade.
Devant l'enclos, les tentes ont été démontées, comme si un cordon sanitaire se dressait à la hâte entre l'enclos et le reste du camp.
une foule nombreuse a l'air d'attendre pour entrer dans l'enclos. Beaucoup sont repoussés.
Heffengen attache Neige à l'extrémité de la zone et suit Alido qui remonte rapidement la queue, négocie son passage et, une fois à l'intérieur de l'enclos, remonte une seconde queue qui se tient devant la tente de Karl.

L'audience

Ils arrivent ainsi dans une luxueuse tente alors qu'une mercenaire kislévite aux longs cheveux blonds, tenus en une lourde tresse, termine de s'entretenir avec les membres du Concile.
Une fois Magda, la kislévite, partie de sa démarche prouvant qu'elle passe plus de temps à cheval qu'à pieds, Helmut se tourne en souriant vers les nouveaux arrivants qu'il remercie encore une fois.
Le Concile souhaite avoir un compte-rendu de ce qu'il s'est passé depuis Altdorf, ce que Alido essaie de relater fidèlement.
Les membres du Concile sont au nombre de 6. Outre le père Helmut, sont toujours là le Seigneur Wilhelm Eisenbach, moins enjoué que d'habitude et le Père Johannes Seibolt, qui semble avoir pris 20 livres depuis Altdorf.
Les nouveaux arrivants sont le Champion Koller, un militaire, le Hiérophant Clarisse du Collège Lumineux et le frère Frederich de Morr.
Tous, sauf les deux derniers cités, posent des questions afin d'éclaircir le compte-rendu d'Alido. La principale question, outre l'apparition récurrente de différents vampires et de cultes de Nurgle, est de savoir ce qu'est devenu le Collier de l'Indéfectible Loyauté. Il semble bien qu'il ait été laissé sur le corps de Tobias !
Helmut charge Koller de le retrouver.

Après cette intervention, Helmut reprend la parole pour annoncer à Alido et à Heffengen qu'ils vont être faits templiers de l'Enfant. La nouvelle semble surprendre le reste du Concile qui ne dit rien mais les différentes attitudes des uns et des autres semblent désapprobatrices. Helmut qui avait visiblement prévu cela d'avance fait remettre de beaux tabards noirs aux nouveaux templiers, ainsi qu'une bourse.
" Mes amis, j'ai peur que ce titre comporte également un devoir car voyez-vous, bien que vous ayez accompli de grandes choses contre le culte immonde qui avait infiltré nos rangs, je crains qu'il ne reste certains de ces félons dans notre camp, manigançant contre notre cause sainte et interférant dans nos progrès. Je vous demande de marcher parmi ces gens, de regarder et d'écouter à la recherche du moindre signe de corruption et où que vous trouviez des agents du Chaos, ce conseil et l'Enfant lui-même vous octroient l'autorité de purifier ces maudits par le feu sacré."
Ils acceptent bien sûr le titre. Avaient-ils le choix ?
Les répurgateurs agissent au nom de l'Empire de Sigmar. Eux agiront au nom de Karl, l'incarnation de Sigmar.
Lorsqu'il se posent la question du titre de Templier pour Dame Esther et Banek, Helmut se rembrunit.
Il croyait qu'ils avaient compris que si Shallya n'avait pas daigné prodiguer ses miracles à Dame Esther (et au nain), plus rien ne pourrait les sauver. La pourriture de Neiglish est mortelle et n'a pas de remède. Pire, il faudra qu'ils se préparent et achever les souffrances de leurs amis s'ils ne mourraient pas rapidement. Ceux qui survivent assez longtemps voient leur corps se transformer et muter.
Il faut bien sûr qu'ils n'entrent pas dans le camp, mais le frère Frederich va se charger de localiser pour eux la localisation d'un hospital shalléen dans les ruines de la ville. A Wolfenburg, le temple de Shallya est sans doute abandonné et cela permettra à Dame Esther de s'y recueillir à loisir et finir par rejoindre Sigmar là-bas. Et qui sait, comme Dame Esther semble l'espérer, un miracle pourrait encore se produire. Sinon, ils seront brûlés cérémonieusement et leurs noms s'ajouteront à la liste des martyrs.

Ils sont enfin invités, alors que le soleil se couche, à quitter le Concile pour prendre leur fonction pendant qu'eux vont statuer sur la suite à donner à la Croisade, leur appel au comte von Raukov ayant été vain. Le Conseil se lève pendant qu'ils quittent les lieux.

L'audition

En quittant l'enclos et en recherchant Neige, Heffengen est attendu par deux dandys.
" Par le souffle de Sigmar, vous êtes revenu avec votre ours ! Nous désespérions avec mon ami de vous retrouver.
Je m’appelle Wilhelm Schumacher. Vous avez peut-être entendu mon nom ? Non ?
Je mets très prochainement en scène Heldenhammer, une pièce revisitant la vie de Sigmar pour saluer le retour de l’Enfant. Les rumeurs disaient que vous aviez retrouvé l’Enfant, c’est pourquoi nous sommes là. Nous avions écrit une scène spectaculaire avec un ours en pensant à vous, mais vous aviez disparu.
Accepteriez-vous de participer au plus grand spectacle de l’Ostland de ces dernières années ? "
Heffengen est flatté qu'on ait pensé à lui et accepte volontiers le rôle. Il a rendez-vous le lendemain matin devant l'enclos où l'on construit une scène en urgence pour la représentation qui doit se faire dans les tout prochains jours. Le fait qu'il ne sache pas lire ne devrait pas être gênant, sa scène dans l'acte V ne comprendra que quelques répliques, l'essentiel est qu'elle soit spectaculaire.

Le camp de la Croisade

Des enfants serviables

Ils prennent alors la direction de la forêt pour rejoindre Banek et Esther, suivi par une petite troupe de gamins qui veulent absolument leur rendre service en portant l'une ou l'autre de leurs affaires, ce qu'ils refusent. Heffengen finit par faire grogner Neige pour que la petite foule se disperse comme une nuée de moineaux.

Banek est très affaibli, se contentant de grognements. Dame Esther ne pense pas qu'il sera capable de marcher jusqu'au temple de Shallya demain.
Alido pense d'abord prendre un chariot, mais comme il faut que les malades ne touchent personne par peur de la contagion, ils passeront par l'orée de la forêt, en portant le nain si nécessaire.
Esther reste pessimiste sur l'issue de leur maladie car le nain ne veut pas se repentir. Quant au titre de Templier de Sigmar, elle ne pourra pas l'accepter en tant que prêtresse de Shallya.
Ils conviennent de se revoir le lendemain matin pour aller à Wolfenburg, la ville serait sans doute trop dangereuse de nuit.

Alido et Heffengen s'en retournent au camp et se font inviter pour la nuit chez Nils qui achève une messe dans sa tente.

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Un jour plus tard

A peine quittent-ils la tente de Nils, reposés, qu'ils entendent un cri émaner de la foule. Elle s'écarte, laissant passer un homme titubant se tenant la gorge d'une main, le teint violacé. Il fait encore quelques pas et s'écroule presque aux pieds d'Alido dans un dernier râle. Alido reconnaît Ali, le père d'Ahmed le strigany que Karl-Heinz avait sauvé du côté d'Altdorf de la vindicte populaire. Ils étaient soupçonnés de cacher le vampire qui avait tenté d'enlever Karl.
Alido le retourne, sa langue noirâtre pend hors de sa bouche et une outre vide estampée d’un serpent enroulé pendouille à ses doigts sans vie. Alido prend la gourde.
Pendant qu'elle attend le croche mort, Heffengen l'abandonne pour retrouver Wilhelm Schumacher.

Domnar Ali
Une fois le corps évacué, elle se rend au camp des strigany pour annoncer la nouvelle. Après l'incompréhension, les hommes du clan passent récupérer le corps. Il s'agit bien d'Ali, le père d'Ahmed.
Suri
Il y a une longue séance de pleurs, les hommes jurent vengeance et Suri, une des épouses d'Ali, prend Alido à part, dans sa roulotte, pour lui parler.

" Notre petra m'avait averti que cela allait arriver. Il y a deux nuits de cela, elle a été approchée par un homme de mon ancien clan dans le Stirland. Un mauvais homme, Farouk. Elle m'a dit que Farouk voulait mon fils unique, Ahmed. Je suis sûre qu'Ali a été tué par Farouk afin qu'il puisse me prendre Ahmed ! "
Pour l'heure, il n'y a pas trace de Ahmed, mais il passe sa journée à rendre des menus services au milieu de la Croisade. Il faut espérer qu'il rentre ce soir.
Quant à Farouk, elle ne l'a pas vue depuis des années, lorsqu'elle a quitté les Rumanyik du Stirland pour les Lodring d'Ali. Farouk doit maintenant avoir dans les cinquante ans. Il était bouclé et barbu, le cheveu noir.
Alido indique qu'elle va enquêter de son côté pour retrouver le coupable, rapidement mais pas tout de suite, elle a d'abord une course importante à faire.

Elle repart donc retrouver Esther et Banek.

Du côté de Heffengen, il se rend sur les lieux de la pièce. Les travaux pour monter une scène devant l'enclos ont bien avancé.
Wilhelm est déçu lorsque Heffengen lui annonce qu'il ne pourra pas participer aux répétitions aujourd'hui, mais seulement demain. La pièce se joue dans les tout prochains jours.
Il discute rapidement de ce que Wilhelm attend : quelque chose de spectaculaire pour l'Acte V et la reconstitution de la célèbre Bataille du Col du Feu Noir. Comme Neige peut faire "semblant" de combattre (Heffengen en garde une longue cicatrice dans le dos, qu'il exhibe fièrement), elle sera parfaite pour cet acte plein d'action.

Il repart ensuite lui aussi retrouver les malades...

lundi 17 février 2020

Karl libéré

Le combat est bref et peu après des voix se font entendre.
Banek est le premier sur place, sur le bord d'un petit étang. Il voit un homme penché sur un autre homme à terre, comme recouvert de vase. Derrière, un ours blanc portant des fers mais non attaché se balance de droite à gauche. Il semble lui aussi partiellement recouvert de vase malsaine.
Mais surtout, derrière, Karl est là. Affaibli, mais vivant.
Alido, qui suivait Banek, se jette dans les bras du petit, en pleurs.

Derrière eux, Tobias est allongé au seul. Banek y va directement et vérifie : le sorcier de Nurgle est bien mort.
L'homme se présente, Heffengen. C'est un bateleur. L'homme sur lequel il était penché est Ulmann, le montreur d'ours avec qui il travaillait.
Il explique que c'est l'ourse, Neige, qui a tué le sorcier. Mais le sorcier a tué le Ulmann.
Karl confirme ses dires. L'ours a terrassé Tobias alors qu'il appelait à l'aide, le campement de ses sauveurs étant non loin.

Banek et l'ourse se baignent dans l'étang puis il est décidé de brûler le corps souillé d'Ulmann pendant que Banek creuse le sol gelé pour enterrer Zora, une hobbit, compagnonne de route tombée lorsqu'ils cherchaient Karl, l'enfant enlevé par Tobias.

Heffengen revenant de la Croisade, il leur explique qu'elle s'est arrêtée à Wolfenburg.
Karl ne semble pas vouloir rejoindre la Croisade. Mais, d'un air résigné, dit qu'il va y aller. C'est son devoir. Mais son destin doit le conduire dans le Kislev. Il leur demande s'ils voudraient bien l'accompagner. Tous, comme hypnotisés devant l'Enfant, acceptent bien volontiers.
Karl se réjouit par contre lorsque Alido lui apprend que la Croisade se dirige justement vers le Kislev.
Ils campent dans la forêt pour prendre au plus vite le route de Wolfenburg.

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Vers Wolfenburg

Le lendemain, Banek et Esther, qui n'étaient déjà pas trop en forme la veille sont maintenant clairement fiévreux. Ils souhaitent d'abord rejoindre le village qu'ils savent abandonné de Ristedt non loin, le temps de se reposer et de permettre à Esther de trouver, si possible, un remède si le mal venait à s'aggraver.
Ristedt est fouillé. Le village a sans doute été abandonné lors de la dernière guerre. Il est clair qu'il a été, depuis, pillé, re-pillé et re-re-pillé.
Heffengen, grâce à Neige, parvient tout de même à exhumer un pot de miel dont Dame Esther avait besoin pour ses cataplasmes.

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Ils passent la nuit au sec mais l'état de santé des malades s'aggrave, au point que Banek refuse dans un premier temps de partir. Il faut le convaincre qu'il y aura plus de chances de trouver un remède à Wolfenburg.
Les deux jours de voyage suivants sont un calvaire. Banek est maintenant très faible et irritable.
Esther croit savoir de quelle maladie ils souffrent en voyant les premiers bubons douloureux apparaître sur eux : la pourriture de Neiglish.
Il ne faut pas qu'ils entrent dans la Croisade, le risque de contagion est trop grand.
Dame Esther demande même à que leurs compagnons ne les touchent pas pour ne pas contracter la maladie et aussi qu'ils les tuent dans leur sommeil si Shallya n'a pas répondu à ses prières dans les 5 jours, avant que leur corps ne commence à muter. Heffengen donne sa parole.

Esther presse le nain pour qu'il se repente, qu'il abandonne le voie de mort et de destruction qui le suit. C'est pourquoi Shallya leur refuse ses bénédictions et refuse de les guérir.
Banek est au contraire en train de réfléchir à l'opportunité de se ruer dans la croisade pour tuer tout le monde et mourir la hache à la main !

Après quelques jours à voyager au grand air, l'arrivée à Wolfenburg est déprimante.
Au détour d'un virage, la forêt s'écarte et le chemin arrive au sommet d'un promontoire qui permet une vue d'ensemble.
Devant les murailles de la ville s'étend une jungle de tentes au milieu de laquelle grouille une masse humaine. C'est aussi une mer de bannières qui flottent au vent. Au-dessus, tournent en rond les corbeaux charognards.
Derrière, les murs de Wolfenburg sont en ruines. La ville semble largement inhabitée à la vue du petit nombre réduit de foyers actifs.
De là, on peut même entendre le murmure de cette ville de tente, les cris des malades mélangés aux litanies religieuse.
Et un coup de vent apporte une idée de la puanteur des lieux, un mélange de crasse, de maladie, d’égouts à ciel ouvert et de mort.
La bannière de l’enfant flotte sur un mât près de la plus grande tente, aux pieds des murailles.

Seuls Alido et Heffengen, avec son ourse, accompagnent Karl vers la Croisade. Ils promettent de revenir au soir pour Banek et Esther, peut-être avec une prêtresse de Shallya. Selon Dame Esther, la pourriture de Neiglish conduit à une mort horrible et il n'existe aucun remède. Seules les sœurs peuvent parfois accomplir un miracle. Mais Dame Esther perd sa foi, elle ne croit pas à leur guérison et se reproche de n'avoir pu changer Banek.

Réunion avec la croisade

Le but est de ne pas se faire remarquer. Karl met sa capuche et est sensé regarder ses pieds tout du long, jusqu'au Concile. Ils craignent de ne plus pouvoir avancer si Karl est découvert.
Dans le camp, l'odeur est bien sûr terrible. Des bagarres entre les croisées de différentes factions éclatent ça et là.
Alido ne reconnaît plus personne, la Croisade semble avoir changé de visage et de composition en profondeur.

Karl

Karl semble lui aussi perdu et ne parvient pas à garder tête baissée :
 " Tous ces visages… Et je n’en reconnais aucun… Dites-moi… Qui sont ces gens ? " lance-t-il à Alido
Par contre, dans la Croisade, ces gens semblent justement le reconnaître lui.
Le murmure de son retour se propage comme une traînée de poudre.
À la vue de l’enfant, les bagarres cessent, les disputes aussi, le silence se fait et rapidement tous tombent à genoux.
Helmut arrive bientôt avec quelques membre du Concile et une douzaine de chevaliers. Comme les autres, il tombe aussi au sol, murmurant des prières.
Puis il se relève en larmes, embrasse la main de Karl et le place sur son visage.
Après un long moment, il s’adresse à la foule.
“ Sigmar a eu pitié de nous et est de retour. Réjouissez-vous mes amis, notre destinée est entre nos mains ! ”
Les gens se relèvent et la joie éclate dans la foule, laissant rapidement place à tous les bateleurs improvisés qui se lancent dans les sarabandes.

Les chevaliers extraient alors l’Enfant vers le camp, Helmut remerciant brièvement mais sincèrement les sauveurs, leur demandant de venir d’ici une heure pour un rapport.
Alido parvient tout de même à se glisser dans la masse des chevaliers et à pénétrer dans l'enceinte de Karl, mais Heffengen ne parvient pas à suivre, handicapé par la présence de Neige.
Il parvient tout de même à apercevoir Alido qui s'est mise sur un promontoire dans l'enceinte et semble le chercher du regard.

Nils

Un jeune homme en robes brunes brodées du marteau de Sigmar, paraissant fatigué, vieilli prématurément, pâle et les yeux hantés s'approche de Heffengen.
Il lui explique qu'il l'a vu ramener Karl en compagnie de quelqu'un qu'il connaît : Alido. Il voudrait lui parler de manière urgente.
Heffengen parvient à se faire voir d'Alido et lui fait comprendre qu'il faudrait qu'elle vienne à lui.
En voyant Nils, elle semble très distante.
Ce dernier lui fait tout de même un sourire qui rouvre les gerçures à ses lèvres.
“ Alido. Sigmar a entendu nos prières et vous êtes vivante. Qu’est devenu Karl-Heinz ? ”, puis, en chuchotant, “ Je ne peux pas parler ici. Les ennemis nous entourent. Venez, j’ai à vous parler. ”
Alido reste circonspecte, mais finit par accompagner, avec Heffengen, Nils dans sa tente, enfumée d'encens.
Il tient là un discours confus mais inquiétant. C'est juste une sorte de mise en garde, sans aucun élément précis à avancer.
“ Je n’ai jamais compris l’engouement autour du garçon, bien que je ne nie pas qu’il puisse être la réincarnation de Sigmar. Ma foi ne doit pas être assez forte… peu importe. Même si je ne le vois pas comme tel, j’accepte le jugement de mes pairs et j’œuvrerai pour l’écarter du mal qui gravite autour de lui.
Les ennemis sont partout. Karl a attiré les dévots et les fous, mais aussi ceux qui veulent l’utiliser ou le détruire. On en a vu les effets à Altdorf.
Et depuis, ils se sont répandus comme la gangrène. Les croisés autrefois unis se sont séparés, chaque faction s’est construite sur sa propre interprétation de la divinité de Karl. Ces divisions facilitent la tâche de ses ennemis. On en ressent les signes partout.
Le Concile, ces fous, refuse de les voir, refuse d’écouter la voix de la raison, et si eux n’agissent pas, il sera trop tard. C’est d’autant plus pressant avec son retour. Je crains qu’on essaie de le tuer.
Je n’ai hélas aucun élément tangible, juste ma propre conviction. Je le ressens sur le visage des gens, sur les haillons souillés des pestiférés, dans la crasse dans laquelle nous nous vautrons.
Vous n’étiez pas parmi nous ces dernières semaines et vous avez ramené l’Enfant sain et sauf. Votre travail n’est pas fini. Si vous croyez en lui, restez vigilants, écoutez les signes et laissez votre foi vous guider. Vous apercevrez le mal dans toute son horreur ! ”