lundi 31 juillet 2023

Isfahan-Kohzad


Ne trouvant pas Vigor, Ionor se résout à partir seule pour Isfahan-Kohzad.

Repassant par Al-Azhar, elle se fait accoster par Ahmed. Lui aussi a réfléchi et, passé sa déception devant la taille de la délégation impériale, il décide de prendre les choses en main et de lui proposer de partir avec elle sur les traces de son maître Karim, et d'explorer les coins inconnus de sa contrée.

Ionor accepte son aide, d'autant qu'elle ne parle pas un traitre mot d'arabien.

Ils se laissent une journée pour partir, le temps que Ahmed Al-Fayed se fasse préparer la nécessaire pour ce court voyage, mais qui pourrait l'amener plus loin : son cheval et un âne lourdement bâté.

Angestag 19 sigmarzeit

Il faut moins d'une journée pour arriver à la capitale, Fatanbad, une petite cité aux murs blancs, sise sur une colline au bord de l'eau.

Ils ont de la chance, une barge est justement arrivée de Isfahan-Kohzad et doit y retourner dans 3 jours. Ahmed négocie leur passage.

Aubentag 22 sigmarzeit

Isfahan-Kohzad est une petite cité en partie troglodytique sur le flanc des montagnes. La cité vit d'une mine d'argent. La mine elle-même est un peu à l'écart du village.

Ahmed prend son cheval, met ses atours et se rend en haut du village pour se présenter à Didrit, l'ancien du village. Il profite de son hospitalité pour l'interroger sur son maître, Karim ibn Abdallah. Didrit sait qu'il est passé brièvement il y a de cela au moins trois lunes, mais il n'a pas annoncé son départ et ne sait donc pas quand ni où il serait parti.

La seule auberge est en bas du village. Ionor et Ahmed y passent donc une nuit tranquille.

Marktag 23 sigmarzeit

La nuit est tranquille, mais la matinée l'est moins. A peine levés, des cris réveillent la médina. Un incendie ! Dans la petite maison qui jouxte l'auberge.

De nombreuses personnes se relaient pour éteindre l'incendie, dont Ahmed et Ionor. Seule une personne reste à l'écart, une jeune fille aux yeux hagards et au mains brûlées.
Elle est d'ailleurs rapidement prise à partie par la foule une fois le feu circonscrit - l'auberge est sauve.

La jeune fille, Aisha Al-Malik, manque même de se faire lyncher lorsque trois corps sont découverts dans la maison calcinée. On l'accuse d'être la coupable, ses mains sont brûlées, elle a déjà causé un incendie par le passé et elle s'était embrouillée avec Hardrat, le propriétaire de la maison brûlée, qui est aussi le responsable de la sécurité du bourg.

Tout l'accuse !

Mais Ahmed ne voit pas cela du même œil et calme la foule, rappelant une ancienne coutume. La médina n'étant pas le siège de la reine, il n'y a personne pour juger. Une vieille coutume veut que si des étrangers sont en ville, ils sont réputés neutres et peuvent donc servir de juges. Ahmed et Ionor sont des étrangers.
Ça râle un peu mais la foule se calme.
Ils peuvent interroger Aisha, mais elle ne dit que peu de choses, sinon qu'elle ne sait pas ce qu'il s'est passé, mais que ce n'est pas elle qui a mis le feu.
Ils s'intéressent ensuite aux corps sortis de la maison incendiée. Ils sont trois :

  • Le corps d'un homme est reconnu comme étant celui d'Hardrat, le propriétaire. Il porte une blessure à la tête, c'est sans doute un coup à la base du crâne qui l'a tué.
  • Le corps d'une femme presque entièrement calciné. On ne peut que deviner sur son épaule un tatouage de papillon. Les tatouages sont rares, et souvent réservés aux femmes de mauvaise vie.
  • Le corps d'un enfant, moins brûlé car la femme a tenté de le protéger de son corps. L'enfant devait avoir cinq ou six ans. Ses yeux portent des blessures à peine guéries. Ils ont été crevés !

Ils ne trouvent pas de nouvel indice dans la maison.

Personne ne semble savoir qui est l'enfant. Didrit, qui a été appelé sur place pour calmer les esprits et organiser la pagaille, sait juste qu'il y a eu quatre enfants qui ont disparu il y a un ou deux ans. Mais ce ne serait pas lui.

La femme se nommerait Fatima Al-Saud et s'était retirée à la mine, pour officier pour le nouveau temple de Notre Dame de la Veine. C'est un culte infidèle mais depuis qu'il s'est établi, la mine d'argent produit à nouveau alors qu'elle était presque tarie il y a quelques années, au désespoir des habitants.

La mine serait la prochaine destination ?

lundi 3 juillet 2023

A moitié libres


Tarja ne réapparait pas et Ludmilla est sortie des geôles également, sous les interrogations de Vigor et d'Ionor.

Changement de cellule pour Ionor : elle essaie d'échapper au garde, Vigor en profite pour attraper Hartlip et l'assommer contre sa porte de cellule. Une troisième garde arrive avec une arbalète et remet le calme. Ionor est mise dans la cellule à côté de Vigor.

Helmuth arrive toujours calme et pondéré et leur offre un échappatoire : Tarja et Ludmilla restent ses invités pendant qu'elfe et nain sont libérés. Ils ont deux lunes pour récupérer la relique qu'ils cherchent et qu'ils pourront garder, mais, en échange de tous les trésors qu'ils trouveront sur les lieux, il libérera ses invités. Bien sûr, il est inutile d'essayer d'attaquer le village, il en a vu d'autres. De même, inutile de revenir  dans l'espoir de le duper, il a l'habitude de détecter les menteurs.

Nain et elfe donnent leur parole et... Helmuth tient la sienne. Ils sont conduit hors de Vitrolles avec leurs possessions.

Ils repartent vers le Nord et Al-Azhar. Helmuth s'étant gaussé de leur recherche vouée à l'échec, sans piste.
Lui, s'il devait commencer à chercher, il irait dans ce petit village qui héberge le plus éminent érudit de la région.

Arrivés devant le hameau fortifié, ils ne parviennent pas à se faire comprendre. Les gardes ne semblent parler qu'arabien. Ils n'insistent pas, suite à leur dernière déconvenue à Vitrolles. Ils préfèrent alors camper à l'extérieur plutôt que de tomber dans un autre piège en pleine nuit.

La nuit a été très calme. Ionor se réveille. Elle est seule. Plus de trace de Vigor, ni de ses affaires.
Elle essaie de remonter sa piste, mais en vain.

Elle va donc, seule, à Al-Azhar et cherche longuement quelqu'un qui pourrait parler sa langue.
Un homme d'une trentaine d'année, vêtu assez opulemment à l'orientale, des bésicles dans sa poche, s'approche de l'elfe en lui parlant en reikspiel. Il se présente, Ahmed Al-Azhar. Il souhaite savoir si elle vient de l'Empire.
Comme elle acquiesce, il l'invite chez lui, dans la maison la plus grande du village, pour prendre un thé.


L'homme lui demande ce qu'une étrangère venant de l'Empire vient faire dans un endroit aussi perdu.
Elle lui révèle tout de go qu'elle cherche un artefact qui pourrait aider l'Empire face à ses ennemis extérieurs.


Ahmed ouvre de grands yeux et tend une lettre à Ionor, elle vient de son maître, Karim ibn Abdallah.

C'était donc vrai... commente-t-il

Ionor jubile devant la mention de l'amulette de Shesh. Elle a une piste, et elle vient d'un pervers, Helmuth.

Mais Ahmed semble désappointé. Il imaginait une escouade importante de gens de l'Empire, pas une unique elfe. Elle explique qu'elle a perdu des compagnons en route et, justement, a-t-il vu un nain. Son dernier compagnon était là avec elle cette nuit a a disparu. Il est peut-être arrivé à Al-Azhar. Réponse négative d'Ahmed.
Ionor est donc seule pour retrouver cette amulette, et l'espoir de gloire qu'espère en tirer ibn Abdallah est plus que ténu...