jeudi 12 septembre 2024

Voyage spirituel


Les trois derniers squelettes sont vite mis hors d'état mais Germain ne participe pas. Il s'adosse à la porte, et s'affaisse doucement. La tâche de sang sur les bandes de tissus qui couvrent sa blessure s'élargit de manière inquiétante !

Ahmed vient le premier pour lui porter secours mais Germain sent la vie s'échapper de son corps. Ses dernières pensées avant de perdre connaissance vont vers sa famille et vers la difficile vie que vivent les chevaliers...

Inconscient, aux portes de la mort, ses compagnons le mettent sur l'un des bancs de la salle adjacente.

Ils repartent alors vers la seule pièce contenant une porte qu'ils n'ont pas encore ouverte. Le gaz qui s'en était échappé s'est dissipé. Ils regardent dans toute la pièce. Ahmed s'arrête sur certains des objets ayant une plaque descriptive. L'un attire son attention pendant que l'autre attire celle de Saïda.

La seconde est une petite effigie de tissu. Selon Saïda, elle représente Ahmed !

La première est une boîte étrange faite d'une pierre aux marbrures hypnotiques. Lorsqu'on la fixe, les motifs semblent se mouvoir... Ahmed la prend et essaie de l'ouvrir : impossible. En la bougeant par contre, il y a bien quelque chose à l'intérieur.

La porte elle-même s'ouvre sur un long couloir, plus étroit que la plupart des autres, peut-être un mètre vingt de large. Les murs sont étonnamment simples, sans dessin ni peinture, juste de la pierre calcaire blanche nue. Le sol est en granit et le plafond montre un ciel nocturne sans étoiles. Tout le long des murs, cependant, se trouve une décoration macabre : des mains.
Des mains émergent des deux murs, de toutes les couleurs et de toutes les tailles... et elles bougent.
Après moult hésitations, c'est Saïda la plus courageuse et qui s'engage dans le couloir attachée à une corde, et parfois agrippées par quelques mains, mais qui ne parviennent pas à la retenir. Tous finissent par passer, André semblant le plus hésitant.

Le couloir débouche sur un escalier descendant vers une porte.

De l'autre côté, une petite petite pièce dont les murs sont couverts d’images du roi s’inclinant devant les dieux qui siègent pour le juger. Au centre de la pièce, occupant la majeure partie de l’espace, se trouve une énorme balance en or. Un côté est lourdement lesté de lingots d’or, de pièces et de pierres précieuses. L’autre côté est vide, mais la balance reste en équilibre.
Que ce soit par un procédé mécanique ou moins naturel, le pharaons voulait amadouer les dieux qui devaient peser son âme !

Ils sont sur un autre niveau du temple et peuvent maintenant explorer d'autres pièces.

Dans la suivante, les murs représentent un roi disant au revoir à ses fidèles sujets alors qu’il se prépare à quitter ce plan pour le suivant. Le plafond montre le ciel avec une étoile filante près du centre, annonçant l’ascension imminente du roi. Le sol est en dalles de granit avec une bordure abstraite sobre.
Une chaise en bois simple est posée près du milieu de la pièce sur un petit tapis en laine. Une petite table ronde se trouve à côté de la chaise, contenant un bol en faïence sans ornement et une cruche assortie. Une large porte est encastrée dans le mur du fond, sculptée d’une image du soleil, de la lune, d’une étoile filante et de la rivière sacrée. C'est une petite salle de méditation.

Il y après un temple privé, une grande salle avec un sol en granit, des murs blancs et un plafond voûté de rayons dorés sur fond blanc. Un autel simple a été placé près du fond de la pièce, et un banc en bois sans ornements se dresse devant lui. Un seul gobelet et un petit bol reposent sur le tissu cramoisi recouvrant l'autel, tous deux en or.

Ensuite, ils arrivent devant une porte extrêmement épaisse, elle s'insère très étroitement dans son cadre. Derrière, une pièce pas très grande, environ une douzaine de pieds de côté. Elle est cependant incroyablement haute, le plafond n'est pas visible, mais il doit s'étendre très haut. Les murs sont blancs avec des taches de pierre colorée incrustées pour former des motifs, et le sol est une mosaïque élaborée.
Le moindre bruit provoque un écho qui semble infini. On entend d'ailleurs de vieux échos et il semble bien que certains de leurs éclats de voix d'il y a quelques heures résonnent encore !

Une autre pièce semble être la plus importante de l'étage. C'est une longue et large salle. Les murs sont d'un blanc pur et propre, et le sol est fait de blocs de grès. Les voûtes du plafond, tout en hauteur, sont également d'un blanc pur, seulement interrompues par des lignes dorées formant un motif tourbillonnant.
D'impressionnantes colonnes sculptées bordent la salle, chacune représentant une imposante figure humaine ou quasi humaine. Leurs têtes effleurent le plafond, ce sont seulement d'énormes et imposantes statues. Derrière chaque statue se trouve un symbole doré. Des torches fournissent une lumière abondante, presque aveuglante.

Ils n'entrent pas et vont vers une autre issue non explorée et, André, qui ouvre la porte manque de la refermer aussitôt. Il y a derrière une pièce avec une foule de zombies en robes qui chantent. Le son émis est très faible - ce qui explique qu'ils n'aient rien entendu avant d'ouvrir - et rauque. Ils sont au moins une vingtaine.
La pièce est clairement une salle aux trésors, des bijoux, des pierres précieuses et des pièces sont empilées sur des tables ou rassemblées dans des paniers et des coffres disposés sur le sol.
Dans un coin, un énorme braséro à hauteur d'homme diffuse une forte chaleur.
Quatre des zombies s'arrêtent de chanter à l'ouverture de la porte et l'un d'eux ramasse un plateau en argent et le tend à André, lui croassant des paroles inintelligibles.
Valse hésitation de l'autre côté. Ils pensent qu'ils attendent quelque chose. André n'a pas d'argent et Baqir lui donne un cliquet qu'André pose sur le plateau. Le zombie s'écarte et va vers le braséro, y jetant la pièce.
Incrédules, ils ferment la porte pour réfléchir à la suite. Passer la salle des statues ?