jeudi 12 septembre 2024

Voyage spirituel


Les trois derniers squelettes sont vite mis hors d'état mais Germain ne participe pas. Il s'adosse à la porte, et s'affaisse doucement. La tâche de sang sur les bandes de tissus qui couvrent sa blessure s'élargit de manière inquiétante !

Ahmed vient le premier pour lui porter secours mais Germain sent la vie s'échapper de son corps. Ses dernières pensées avant de perdre connaissance vont vers sa famille et vers la difficile vie que vivent les chevaliers...

Inconscient, aux portes de la mort, ses compagnons le mettent sur l'un des bancs de la salle adjacente.

Ils repartent alors vers la seule pièce contenant une porte qu'ils n'ont pas encore ouverte. Le gaz qui s'en était échappé s'est dissipé. Ils regardent dans toute la pièce. Ahmed s'arrête sur certains des objets ayant une plaque descriptive. L'un attire son attention pendant que l'autre attire celle de Saïda.

La seconde est une petite effigie de tissu. Selon Saïda, elle représente Ahmed !

La première est une boîte étrange faite d'une pierre aux marbrures hypnotiques. Lorsqu'on la fixe, les motifs semblent se mouvoir... Ahmed la prend et essaie de l'ouvrir : impossible. En la bougeant par contre, il y a bien quelque chose à l'intérieur.

La porte elle-même s'ouvre sur un long couloir, plus étroit que la plupart des autres, peut-être un mètre vingt de large. Les murs sont étonnamment simples, sans dessin ni peinture, juste de la pierre calcaire blanche nue. Le sol est en granit et le plafond montre un ciel nocturne sans étoiles. Tout le long des murs, cependant, se trouve une décoration macabre : des mains.
Des mains émergent des deux murs, de toutes les couleurs et de toutes les tailles... et elles bougent.
Après moult hésitations, c'est Saïda la plus courageuse et qui s'engage dans le couloir attachée à une corde, et parfois agrippées par quelques mains, mais qui ne parviennent pas à la retenir. Tous finissent par passer, André semblant le plus hésitant.

Le couloir débouche sur un escalier descendant vers une porte.

De l'autre côté, une petite petite pièce dont les murs sont couverts d’images du roi s’inclinant devant les dieux qui siègent pour le juger. Au centre de la pièce, occupant la majeure partie de l’espace, se trouve une énorme balance en or. Un côté est lourdement lesté de lingots d’or, de pièces et de pierres précieuses. L’autre côté est vide, mais la balance reste en équilibre.
Que ce soit par un procédé mécanique ou moins naturel, le pharaons voulait amadouer les dieux qui devaient peser son âme !

Ils sont sur un autre niveau du temple et peuvent maintenant explorer d'autres pièces.

Dans la suivante, les murs représentent un roi disant au revoir à ses fidèles sujets alors qu’il se prépare à quitter ce plan pour le suivant. Le plafond montre le ciel avec une étoile filante près du centre, annonçant l’ascension imminente du roi. Le sol est en dalles de granit avec une bordure abstraite sobre.
Une chaise en bois simple est posée près du milieu de la pièce sur un petit tapis en laine. Une petite table ronde se trouve à côté de la chaise, contenant un bol en faïence sans ornement et une cruche assortie. Une large porte est encastrée dans le mur du fond, sculptée d’une image du soleil, de la lune, d’une étoile filante et de la rivière sacrée. C'est une petite salle de méditation.

Il y après un temple privé, une grande salle avec un sol en granit, des murs blancs et un plafond voûté de rayons dorés sur fond blanc. Un autel simple a été placé près du fond de la pièce, et un banc en bois sans ornements se dresse devant lui. Un seul gobelet et un petit bol reposent sur le tissu cramoisi recouvrant l'autel, tous deux en or.

Ensuite, ils arrivent devant une porte extrêmement épaisse, elle s'insère très étroitement dans son cadre. Derrière, une pièce pas très grande, environ une douzaine de pieds de côté. Elle est cependant incroyablement haute, le plafond n'est pas visible, mais il doit s'étendre très haut. Les murs sont blancs avec des taches de pierre colorée incrustées pour former des motifs, et le sol est une mosaïque élaborée.
Le moindre bruit provoque un écho qui semble infini. On entend d'ailleurs de vieux échos et il semble bien que certains de leurs éclats de voix d'il y a quelques heures résonnent encore !

Une autre pièce semble être la plus importante de l'étage. C'est une longue et large salle. Les murs sont d'un blanc pur et propre, et le sol est fait de blocs de grès. Les voûtes du plafond, tout en hauteur, sont également d'un blanc pur, seulement interrompues par des lignes dorées formant un motif tourbillonnant.
D'impressionnantes colonnes sculptées bordent la salle, chacune représentant une imposante figure humaine ou quasi humaine. Leurs têtes effleurent le plafond, ce sont seulement d'énormes et imposantes statues. Derrière chaque statue se trouve un symbole doré. Des torches fournissent une lumière abondante, presque aveuglante.

Ils n'entrent pas et vont vers une autre issue non explorée et, André, qui ouvre la porte manque de la refermer aussitôt. Il y a derrière une pièce avec une foule de zombies en robes qui chantent. Le son émis est très faible - ce qui explique qu'ils n'aient rien entendu avant d'ouvrir - et rauque. Ils sont au moins une vingtaine.
La pièce est clairement une salle aux trésors, des bijoux, des pierres précieuses et des pièces sont empilées sur des tables ou rassemblées dans des paniers et des coffres disposés sur le sol.
Dans un coin, un énorme braséro à hauteur d'homme diffuse une forte chaleur.
Quatre des zombies s'arrêtent de chanter à l'ouverture de la porte et l'un d'eux ramasse un plateau en argent et le tend à André, lui croassant des paroles inintelligibles.
Valse hésitation de l'autre côté. Ils pensent qu'ils attendent quelque chose. André n'a pas d'argent et Baqir lui donne un cliquet qu'André pose sur le plateau. Le zombie s'écarte et va vers le braséro, y jetant la pièce.
Incrédules, ils ferment la porte pour réfléchir à la suite. Passer la salle des statues ?

lundi 22 juillet 2024

Réunion


Il est temps de se reposer et de reprendre des forces dans une pièce épargnée, de prime abord, par les pièges. Une surprise de taille les attend : la porte s'ouvre derrière eux. C'est Saïda qui les rejoint, pâle, mais l'air furieuse.

C'est la stupeur. N'est-elle pas morte ?
Baqir crie à la sorcellerie. Les autres sont plus dans la retenue mais restent circonspects devant cette apparition.

En tout cas, Saïda semble être bien là et râle de la façon dont elle a été traitée, abandonnée dans un couloir et pillée de ses effets alors qu'elle n'était même pas morte !
Elle récupère ses affaires et fait mine de s'étonner que ce soit Ahmed qui ait pris son or.

Les autres déclarent qu'elle était morte, ils en sont sûrs. Elle leur rappelle qu'aucun d'eux n'est médecin. Elle a perdu connaissance et s'est réveillée, seule, dans un couloir obscur avec un mal de nuque affreux. Heureusement qu'elle les a retrouvés. Elle ne s'attendait pas à cet accueil mais à un minimum de contrition. Elle fera avec.

Ils reprennent l'exploration, avec elle. Baqir faisant tout pour rester éloigné de Saïda... tandis que cette dernière semble jouer sur sa peur et au contraire ne jamais être très loin de lui...
Ils descendent donc un grand escalier peint à la feuille d'or en suivant André qui mène toujours la marche. Il déclenche un nouveau piège et est aspergé d'une poussière qui irrite son visage et plus particulièrement ses yeux. Il prend soin de bien nettoyer son heaume avant de repartir de l'avant.

L'escalier mène à ce qui s'apparente à une salle du trône.
La température y est suffocante. Au centre du plafond, un soleil luit d'une lumière éblouissante et chauffe la salle d'une façon presque insupportable, et ça doit être pire au centre...
La décoration de la salle est poussée à son paroxysme. La salle du trône de Fatandira fait à côté très pâle figure. Tout est ornementé. Le trône lui-même est fait d'or et de pierres précieuses ; il y a sans doute plus de pierres précieuses que d'or...
Mais ce qui retient aussi leur attention, ce sont les gardes en armes et armures, immobile, un devant chacune des colonne qui forme une haie d'honneur vers le trône.

Ils décident de progresser derrière les colonnes et font le tour de la salle, prenant garde à ne pas passer devant le trône. Il y a quatre portes.

La première est verrouillée.


La seconde porte s'ouvre sur une grande pièce qui ressemble presque à un entrepôt car elle est remplie d'objets, dont une statue d'éléphant. La plupart des murs sont couverts d'objets suspendus, et d'autres sont empilés sur le sol, certains même suspendus au plafond. Mais certains de ces objets ne semblent pas très pratiques, en fait, ils ont presque un aspect cérémoniel. Et beaucoup sont des objets uniques, bien que d'autres apparaissent en quantité.
À côté de chacun d'eux se trouve une petite plaque.
Une autre porte est présente dans la pièce.

Ils entrent pour fouiller. L'endroit semble propice à accueillir une amulette. André en rapporte une qui pourrait être prometteuse, mais l'enlever de son accroche déclenche un souffle gazeux. Tout le monde sort très vite et la porte est refermée.

Ils n'ont pas pu explorer ce qu'il y avait au-delà mais sortent indemnes de la pièce, avec une amulette et sa plaque. La plaque indique qu'il s'agirait d'un don d'un chef de guerre, peut-être d'un ancien royaume des Principautés Frontalières, à Karitamen, le Scarabée de la Mort - serait-ce le titre de l'occupant du tombeau ?
En tout cas, l'amulette n'est pas nommée comme appartenant à Shesh.

Après toutes les attaques au gaz qu'ils ont subis, ils se portent - pour l'instant - plutôt bien...

Les deux autres portes accessibles depuis la salle du trône mènent pour l'une à une pièce remplie d'une foule de néhékharéens, mais semblant vide autrement. Ils sont immobiles, mais André n'attend pas un éventuel réveil et referme vite la porte.

La seconde est un entrepôt. Des boisseaux, des caisses, des paniers et des palettes remplissent le sol, contenant les restes de ce qui devait être de beaux produits, de riches céréales et d'autres aliments de qualité. Tout cela a disparu depuis longtemps, bien sûr, s'étant transformé en poussière ou s'étant ratatiné en petites sphères grises ressemblant à de la pierre.

Une fouille ne révèle que la présence d'un chat momifié qui saute au cou d'Ahmed. Il lui faut l'aide de pas mal de monde pour s'en défaire et il subit quelques douloureuses griffures.

Il n'y a plus rien à ce niveau, ils remontent donc à la salle au-dessus de celle du trône. Il y avait quatre issues non explorées.

La première s'ouvre sur une pièce rassemblant une collection de créatures empaillées et autres momies. Certaines des créatures - comme un géant à deux têtes - ont été touchées par le Chaos. Elles semblent immobiles mais on sait très bien qu'ici les non-morts peuvent parfois bouger pour défendre la tombe. André entre mais n'y reste pas, apercevant quelques petits mouvements du coin de l’œil, comme si les créatures attendaient qu'il relâche sa garde.

La première chose que l’on voit en ouvrant la seconde porte est un char massif. Il repose au centre de la pièce, sur un monticule d’éclats d’os jaunis. Des chevaux majestueux sont toujours attelés à leur char, leurs os disposés comme s’ils s’étaient en plein galop. Un deuxième char, plus petit, se trouve dans le coin le plus éloigné, et en face de lui se trouve une grande et lourde chaise à porteurs. De petites silhouettes enveloppées sont attelées aux poteaux de la chaise à porteurs. Ils n'entrent pas dans la pièce, elle n'a pas d'issue visible et sans doute pas d'amulette.

La troisième porte s'ouvre sur une série de huit tombeaux. Ahmed explique, après lecture, que ce sont ceux de fidèles généraux. A la tête de chaque tombeau, les armes de chaque général.

Il y a discussion pour savoir s'il faudrait rapporter le marteau de Seshafi, dont le nom évoque Sesh, comme preuve des trésors à Fatandira. Ça ne sera pas pour l'instant.

La dernière pièce est longue et étroite. Un mur est entièrement recouvert d'une étrange tenture cousue. Des lignes et des figures y ont été dessinées avec plusieurs encres de couleurs différentes. Une chaise en bois simple est adossée au mur opposé. Une petite porte est encastrée dans le mur du fond.

Après étude, Ahmed déduit que la tenture est faite de peaux humaines, sans doute des adversaires défaits du roi. C'est une sorte de carte de ses victoires militaires.

Ils empruntent l'escalier qui mènent en-dessous, dans une pièce contigüe à la salle du trône. C'est aussi une salle longue, étroite et légèrement humide.
Une carte impressionnante couvre un mur entier et des sièges ont été placés le long du mur opposé sous une série de plaques. Une porte divise le mur à l'extrémité, sans aucun doute celle qui mène à la salle du trône.

A part la porte restante dans la salle où il ont trouvé une amulette, il reste à explorer les autres portes qui étaient dans la salle pivotante.

Cette fois, le piège est redoutable : André, comme presque toujours, est celui qui mène l'exploration. La porte qu'il ouvre déclenche une glissière sous ses pieds, menant droit vers une profonde fosses emplie de pieux d'acier !

Heureusement, Baqir qui était juste à côté le rattrape par le bras et le sauve d'une mort quasi assurée !

Mais ils n'ont pas le temps de se remettre de leurs émotions que les 3 derniers gardes restés auparavant immobiles décident de passer à l'attaque.
Le combat est indécis, Ahmed sort une botte improbable après que Saïda ait été la première à réagir avec son arbalète...

lundi 8 juillet 2024

Scission


Alors que la porte se referme derrière eux, André s'avance vers la porte située à l'autre extrémité.

Leurs appuis sont instables, ils se sentent tous un peu mal et on la tête qui tourne. L'air serait-il vicié en plus ?

Germain se presse mais les squelettes de faction à la sortie opposée ne le laissent pas l'atteindre. Ils s'animent et portent des coups de leur épée si particulière : une khopesh. L'arme est lente, mais frappe avec lourdeur lorsqu'un coup porte !

Dans la mêlée qui s'en suit, quelques autres squelettes, proches des autres portes, s'animent aussi, mais pas tous les huit.

Saïda est la première a être sérieusement touchée et se retire du combat, voyant que le chevalier et son écuyer semblent maîtriser la situation. Mais cela ne dure pas. Un coup traverse l'armure de Germain au niveau du ventre, le laissant blême. Il tombe, assis, une tâche de sang imbibant son tabard grossit de manière inquiétante.


De l'autre côté, c'est aussi la stupeur. En effet, Ahmed et Baqir voient la porte se fermer et aussitôt elle commence à... s'élever pour disparaître dans le plafond.
Après un moment d'incompréhension, Ahmed comprend ce qu'il se passe. Un gigantesque vérin soulève la pièce. Il en voit vite le mécanisme lorsque le tout se lève.
Baqir, crie à la sorcellerie et tente, à l'aide de son pied-de-biche, de forcer la porte avant qu'elle ne disparaisse. En vain.

Ils voient le structure effectuer un demi-tour puis s'abaisser à nouveau. Une porte devient à nouveau accessible !

En l'ouvrant, ils arrivent au moment où seul un squelette combat encore.
Baqir va protéger Germain de son corps pendant qu'Ahmed le tire en arrière pour tenter d'arrêter le flot de sang.

Mais le combat continue et, hélas, une fraction de secondes avant qu'André ne parvienne à détruire le dernier garde néhékharéen, le squelette, de son épée courbe, passe sa lame à l'arrière de la nuque de Saïda et tire son épée vers lui d'un coup brusque, faisant résonner un craquement sinistre.
La jeune femme s'écroule, sans vie !

C'est l'abattement.
Ils reviennent en arrière, avec blessés et mort, dans le couloir séparant le hall d'entrée de la pièce funeste.
La vie de Germain ne semble heureusement pas trop menacée car l'hémorragie est stoppée. Très affaibli, il pourra se relever si on le soutient.
Mais que faire du corps de la pauvre Saïda ? Ils ne pensent pas pouvoir l'enterrer dans le sable dehors et se rendent compte qu'ils sont pris au piège s'ils ne sont pas à leur pic de forme. Toute sortie restant périlleuse ; toute exploration le sera sans doute bien plus...

André décide qu'ils doivent aller de l'avant.
Ahmed récupère le collier d'argent de Saïda, pour pouvoir le présenter à la reine - et également sa bourse dont elle n'aura plus besoin. André récupère son bouclier, le sien ayant été dévasté par son combat.
Elle a aussi une petite fiole avec une étiquette indiquant qu'il ne faut pas l'administrer si la blessure est trop grave. André en fait boire une partie à Germain.

Ils entrent à nouveau dans la pièce et la traverse pour passer la porte à l'autre extrémité, ne laissant pas le temps au mécanisme de s'activer - il s'active toutefois derrière eux, les laissant acculés.

Le grand hall

Ils débouchent ainsi dans une vaste pièce, toujours très décorée. De hautes colonnes bordent les murs et les voûtes du plafond. Il est décoré d'une image de ciel nocturne parsemé par de grandes comètes dorées et des lunes argentées scintillantes.
Des bancs sont disposés tout autour, de petites tables basses à côté, encombrées d'une vaisselle de valeur. Au centre, un grand brasier est creusé dans le sol. Des squelettes desséchés sont assis sur certains bancs, posant dans une obscène imitation de vie, tandis que d'autres se tiennent debout, comme s'ils conversaient. Un large escalier doré descend dans l'obscurité à l'autre extrémité de la salle.

Mais, aussitôt qu'André pénètre dans la pièce, la scène qui était figée s'anime. Les squelettes, lentement mais résolument, se tournent s'avancent vers les intrus.

André se replie et il décident de garder une position défensive. Seul un ou deux squelettes pourront les attaquer de front.

La tactique s'avère payante : les squelettes se massent et se font éparpiller un par un par le chevalier et le batelier. Ahmed participe de l'arrière en vidant son carquois.

Cette fois, ils ont été plus forts que la mort et personne n'est blessé...

mercredi 12 juin 2024

Le tombeau


Le vallon est bien l'endroit pressenti. En descendant au fond, un autre angle permet d'apercevoir, à l'autre bout, deux portes monumentales entrouvertes.

Le vent qui produit continuellement des nuages de sable est pénible. Il s'infiltre partout, surtout dans la bouche et les yeux. Il faut se couvrir d'un foulard pour pouvoir avancer les quelques dizaines de mètres vers la porte.

Baqir trouve déjà des fontes abandonnées dans le sable, dont l'une contient un pied-de-biche. Ces fontes sont récentes. Quelqu'un est passé par ici. Est-ce lui qui a laissé les portes du tombeau entre-ouvertes.
Ahmed se souvient qu'une fois un roi néhékharéen est placé à l'intérieur de son tombeau et la cérémonie funéraire terminée, les portes sont scellées à jamais. Le tombeau, si c'est lui, est donc profané.

Ils avancent jusqu'aux marches en longeant la montagne et évitent le centre du vallon, ignorant la présence de quelques restes de pierres taillées. Mais une fois près des marches, l'une des pierres attire plus particulièrement l'intérêt Ahmed. Elle semble taillée en pointe et est surtout d'une couleur noire qui détonne.

Mais, lorsqu'il s'en approche, il aperçoit du mouvement dans le sable à côté de la pierre. Du sable semble s'écouler et révéler une statue. Effrayé, il repart en arrière, ce qui arrête peu à peu l'écoulement du sable.

Pendant ce temps, André monte les marches de l'escalier menant à la porte entrouverte mais une des marches cède et il évite juste de laisser tomber sa jambe dans le piège un peu usé et de voir son pied transpercé par une pointe autrefois acérée.

Un autre piège est aussi dévoilé sur l'escalier.
Le tombeau ne se laissera pas piller facilement par des voleurs de tombes.

André pénètre dans le tombeau.
Du sable est dispersé sur le sol d'un hall d'entrée frais. Les portes du tombeau remplissent entièrement le mur ouest. À l’est, un petit escalier mène à l’obscurité. Le sol ici est une mosaïque circulaire, avec un grand scarabée d'onyx noir placé en son centre. Le plafond est décoré pour montrer une miniature du ciel nocturne.
Des statues se dressent contre les murs nord et sud, des gardes massifs sculptés dans le granit et vêtus de l'armure de la garde d'honneur du roi. Les armures sont réelles et de grande qualité. Chaque statue tient une grande torche dans ses mains au lieu d'une arme, bien que des épées incurvées, tout aussi réelles, pendent à leurs côtés.

André inaugure à nouveau les pièges de cette salle, le scarabée crache de petites fléchettes, mais en vain. Par contre, ce n'est pas le cas pour Germain et Ahmed qui passent après et subissent ces mêmes fléchettes... Le piège n'était pas vide ! Certaines fléchettes les éraflent un peu et, très rapidement, leur peau commence à brûler et des cloques commencent à pousser.
Ahmed est un peu pris de panique lorsque les cloques commencent à exploser dans des petits jets de sang et qu'il s'aperçoit qu'absolument personne n'a la moindre connaissance médicale. Il pleure déjà sur la mort qui approche mais, heureusement, la situation n'empire pas. Pour le moment.

Il faut avancer. Il est clair que le tombeau va contenir des multitudes de pièges. Saïda propose que chacun son tour explore une pièce et elle se porte volontaire pour la suivante.
Sur les conseils d'André, elle descend l'escalier en sondant une à une les marches avec son bouclier.
L'une d'elle déclenche un piège : du plafond, une poudre brune tombe et recouvre Saïda, sans provoquer d'effet visible, mais tachant la peau et les vêtements de l'aventurière...

Au pied de l'escalier, le passage s'arrête sur une double-porte dorée. Saïda l'ouvre.
Elle s'ouvre sur une petite pièce carrée avec une porte sur chaque mur. La pièce est éclairée par un lustre doré suspendu au plafond. Chaque ensemble de portes est gardé par une deux squelettes en armure, immobiles.

Elle entre bientôt suivie d'André et de Germain.
C'est à se moment que les portes dorées, dans un claquement, se ferment et se verrouillent, laissant Baqir et Ahmed de l'autre côté !

mercredi 15 mai 2024

Le vallon ensablé


La seconde petite troupe est rapidement dispersée principalement par André, secondé par Germain.
Baqir semblait, lui, peu à l'aise au moment de lui prêter main forte. Mais il l'est plus une fois que ces choses restent inanimées pour de bon et est le premier à chercher sur elles un éventuel trésor. Il se contente d'un plastron d'époque, finement décoré, mais un peu petit pour lui.

Le reste des squelettes est jeté dans la rivière et l'inspection minutieuse des environs ne recèle rien qui pourrait indiquer ce qu'ils faisaient là, ou ce qu'ils gardaient là.

Que faire, ou aller ?

Ils décident d'attendre en embuscade un éventuel autre passage de troupe.

Ils n'ont pas longtemps à attendre. Au début de la nuit noire, Baqir entend le bruit de pas militaires. Il peut deviner un groupe plus important passer sur le pont puis descendre le long de la rivière.
Ils décident de les suivre de loin, et de se laisser guider par le son des ces "hommes" en marche.

Ce n'est pas de tout repos.
André qui portait une lanterne en cachant la lumière de son bouclier n'arrive pas à suivre le rythme et Saïda le relaie, lui prenant lanterne et bouclier.
L'avancée en pleine obscurité dans ce paysage caillouteux est pénible et ceux qu'ils suivent ne semblent pas perturbés par la nuit, ni par la fatigue.

Éreintés, ils doivent abandonner la traque à l'aube pour se reposer.

Marktag 13 vorgeheim

Ahmed pense qu'il pourra suivre leurs traces, sachant que les possibilités de bifurquer sont faibles, cela facilitera son travail.
Ils repartent donc dans l'après-midi et, alors que le soleil allait disparaître derrière les plus hauts monts, ils débouchent dans un endroit insolite.

À leurs pieds, un petit vallon de moins d'une centaine de toises de diamètre.
Un fort vent tourbillonne et charrie des nuages de sable empêchant une vision nette sur ce vallon.
La présence de sable est incongrue ici, ils n'en avaient pas encore vu en telle quantité depuis leur départ de Qalat-e-Shirazi.
André espérait trouver là le tombeau, mais la brume de sable n'empêche pas de distinguer jusqu'à l'autre extrémité du vallon : il n'y a aucune construction en vue...

Ils décident de revenir un peu sur leur pas pour passer une bonne nuit de sommeil avant d'explorer les lieux...

mercredi 17 avril 2024

Premier contact

Wellentag 11 vorgeheim

La nuit à l'étroit sur la corniche est pénible, mais calme. Aucun passage, aucune bête sauvage.

Ahmed sert d'éclaireur pour remonter la piste et leur montre l'endroit où il a repéré les traces la veille. Ils parviennent à les remonter assez facilement durant toute la journée et, à la tombée de la nuit, ils trouvent un meilleur site pour bivouaquer.


Aubentag 12 vorgeheim

Les traces nettes de passage se font plus rares aujourd'hui. Heureusement, la voie qu'il est possible d'emprunter est sans ambiguïté. Ils la remontent donc jusqu'au milieu de l'après-midi jusqu'au moment où, justement, plusieurs voies s'ouvrent.

Les montagnes s'ouvrent sur une passe creusée par une petite rivière. Un pont naturel traverse le cours d'eau à une dizaine de mètres en contrebas et permet de descendre au niveau de la petite vallée. Il y a donc trois chemins qu'il est possible de suivre !

Heureusement, ils ont là une piste : Ahmed aperçoit six squelettes en armure antique au niveau du cours d'eau. Ils sont... debout et armés. Mais totalement immobiles. Sont-ils animés ?

En tout cas, Ahmed prévient ses compagnons.

Ils tiennent un conciliabule à l'écart et décident d'attaquer. Les squelettes sont effectivement animés. Les bretonniens qui finissent par les affronter au contact ne sont pas rassurés en frappant ces ossements animés.
Les adversaires d'outre-tombe sont cependant peu adroits et sont assez aisément détruits.

Ahmed fouille la zone, dans l'espoir d'y trouver des restes de constructions antiques.

Les bretonniens remontent le cours d'eau vers le nord.
Mais ils doivent vite rebrousser chemin, un autre groupe de squelettes apparaît depuis le haut de la corniche et attaquent à l'arc.

Un second combat s'engage, à distance d'abord jusqu'à ce que les bretonniens arrivent au contact. Enfin surtout André, Germain semblant hésitant devant des cibles qui, bien que faibles combattant, émanent une énergie mauvaise...

mercredi 27 mars 2024

Faites un voeu !

Dans l'obscurité, on entend des bruits métalliques : des objets tombent au sol. André fait virevolter son épée dans le vide et la lumière revient d'un coup.
Elle émane... d'un homme, musclé, fait de feu et de lumière, dont les jambes se perdent dans la fumée. Il flotte dans les airs.
Un éfrit !

Il regarde autour de lui d'un air satisfait et, voyant des gens, bouches béantes, mais avec leurs armes au clair, il leur intime l'ordre de se calmer. Personne n'ose l'attaquer.

Boohus, lui, arbore un grand sourire satisfait. Il s'adresse à l'éfrit en le félicitant de son retour à la vie et présente le wali Farleen.

Comme certains semblent douter de son identité. Il est demandé à Saïda de lui poser une question à laquelle seule le vrai Farleen saurait répondre. L'éfrit commence à rougeoyer sous l'effet d'une colère montante, mais il accepte comprenant que ça accélérera les choses.
Les questions trouvent des réponses qui conviennent à Saïda. C'est bien Farleen qui est revenu d'entre les morts, en tant qu'éfrit.

La question réglée, l'éfrit se tourne vers Boohus et lui rappelle ce qu'il lui avait promis : celui qui l'assistera à son réveil aura le droit au vœu qu'il pourra accorder. Boohus opine du chef dans un sourire encore plus grand.
Farleen explique qu'il voit là, à son réveil, plusieurs personnes. Il va donc accorder son vœu au plus jeune, en désignant Germain !
Boohus se décompose, essaie de négocier mais Farleen l'arrête vite :

J'ai déjà exhaussé ton vœu. Tu voulais me servir. Tu vas pouvoir le faire jusqu'à la fin de ta longue vie et tu n'auras pas à le regretter.

En attendant, il donne une minute à Germain pour formuler son vœu.

Le jeune écuyer a du mal à le formuler selon les règles que lui enseigne l'éfrit, mais il finit par demander :

Farleen, très estimé Farleen, je souhaite que tu ne fasses aucun mal à mes compagnons et à moi.

Farleen se frotte la barbe d'un air pensif et part dans un grand rire :

Vœu accordé !
Vous êtes libre.
Maintenant que c'est réglé, j'ai du travail. La ville attend mon retour et je tiendrai toutes mes promesses. Pour Qalat-e-Shirazi, pour Fatanbad !

Il quitte la chambre mortuaire suivi de près par Boohus, qui jette un regard noir à Germain en quittant la pièce.

André demande alors à Saïda s'ils peuvent quitter la ville. Elle sourit : elle n'a aucun pouvoir pour les en empêcher. Puis elle philosophe :

Et bien voilà un problème de réglé. Je vais pouvoir m'occuper de votre problème dès que j'aurai récupéré ma récompense.
Quant à toi Germain, ton vœu est vraiment pourri ! Qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête ?

Ils quittent aussi les lieux et surveillent ce qu'il se passe à l'extérieur.
Le wali se présente à la foule ébahie, sous une apparence humaine. Seul un teint beaucoup plus hâlé et un corps plus musculeux marquent un changement.
Le peuple l'accueille avec des cris de joie et maints youyous.
Farleen se présente à l'estrade sur laquelle il s'était consumé la veille et explique à la foule qu'un miracle a permis la guérison de ses blessures et que, pour célébrer ce jour béni, les festivités continueront encore ce jour.

Saïda part expliquer la situation au capitaine de la garde - elle ne compte pas révéler la nature de Farleen. Ils se rendent à la chambre mortuaire puis elle revient, satisfaite de la conclusion de son affaire.

Ils passeront le lendemain à préparer l'expédition pour partir le surlendemain.
Les quatre chevaux sont placés à l'écurie pour six semaines et une mule est préparée.
Il va falloir remonter la passe, profitant des talents d'observation d'Ahmed pour essayer de trouver une piste secondaire que pourrait prendre les soldats néhékharéens non morts.

Après quatre jours, Ahmed trouve un morceau de cuir ouvragé. Pour lui, il ne fait aucun doute qu'il s'agit de cuir antique. Ils sont sur la bonne piste.
Ils passent un petit plateau, sans trouver de nouvelles traces et rejoignent la passe principale.
Là, le sol est un peu sablonneux. On y voit les traces de passage d'une caravane.
Ils remontent à nouveau la passe pendant 2 nouvelles journées.
Au bivouac, au milieu de la nuit, Ahmed entend le bruit de la chute d'un objet. Ce n'est pas une pierre ou un bruit habituel. Mais avec la nuit noire - ils ne font pas de feu - il ne peut que rester aux aguets sans rien voir. Mais il n'y a plus de bruit.

Au matin, rien d'anormal.
Ahmed pense que le bruit provenait du flanc de la paroi. Il repère une anfractuosité à une quarantaine de mètres plus haut. Que faire ? Ils décident d'y aller, même si c'est dangereux. Ce serait stupide de passer à côté d'une piste, si improbable soit-elle. Saïda s'y colle et parvient en haut.
Il y a là plus qu'une anfractuosité, c'est un chemin !
Ahmed grimpe pour la rejoindre. Ils décident d'explorer vers l'ouest pour voir s'il y a moyen de grimper plus facilement ou s'il y a d'autres traces.
Ahmed trouve de suite ce qu'il croit être la source du bruit : une main squelettique !

Les deux remontent la piste le plus loin possible pour pouvoir être de retour avant la nuit. La piste est difficile mais, au moment où elle s'éloigne de la passe, ils découvrent à nouveau une zone avec de la terre meuble. Là, Ahmed décèle la trace de six paires de bottes bien enfoncées dans le sol. Ceux qui étaient là sont restés un certain temps sans bouger. Il va falloir suivre cette piste !

Ils reviennent sur leur pas et retrouvent Baqir et les bretonniens.
La mule est abandonnée et les vivres et ce qu'elle portait remontés. Germain n'est pas le plus doué pour l'escalade mais tous parviennent sans encombre en haut pour poser le camp...

mercredi 6 mars 2024

Enquête à Qalat-e-Shirazi

 


Vorgeheim 2525

Profitant des délicieux baklavas aux pistaches de Susula, ils entendent le discours de clôture du wali Farleen, car la jeune femme semble captivée aussi par les mots du wali.

Vers la fin, le discours interpelle Ahmed :

Alors je vous le dis, mes amis, ne voulez-vous pas la paix ? Ne voulez-vous pas une belle vie, une vie riche, pour vous et tous vos descendants ? Nous n'avons pas la chance de pouvoir rester en ce monde pendant de nombreuses années.
Laissez-moi vous aider pendant notre court moment ensemble. Laissez-moi vous aider dans votre voyage tout au long de votre vie. Je peux faire pour vous des choses dont vous n’osez même pas rêver !

Farleen s'arrête alors de parler et regarde frénétiquement autour de lui, un air étrange sur le visage alors qu'il semble chercher dans la foule quelqu'un de familier.

Puis, subitement, il s'enflamme. Littéralement. Il devient une torche humaine !

La panique s'installe : certains s'évanouissent devant la scène, d'autres s'enfuient. D'autres crient que c'est bien fait pour lui.
Germain repère un fuyard qui lui semble étrange. Il en parle rapidement à Ahmed et ils jouent des bras pour essayer de suivre la silhouette.
Mais Ahmed bouscule la mauvaise personne : celui avec qui Germain s'était battu juste avant !
Ni une, ni deux, l'homme essaie d'asséner un coup de poing à Ahmed.
Mais les deux ne s'attardent pas, surtout qu'une bagarre ranger semble éclater.

Depuis leur chambre, attirés par les bruits de la foule, Baqir et André voient la fin de la scène avec un peu de hauteur.
Le temps qu'André s'équipe rapidement et sorte, il n'y a plus trace de son écuyer.
Par contre, sur la place, la bagarre fait rage. Un clan majoritairement vêtu de vert semble s'en prendre à ceux qui conspuaient le wali.
Un cordon de sécurité est dressé par les gardes de la ville pour empêcher l'accès au corps, mais ils ne font rien par rapport aux échauffourées.

Baqir et André ne s'attardent pas et prennent la direction qu'avait prise Ahmed et Germain. Ils les retrouvent rapidement. Ces derniers ayant perdu la trace de l'homme qu'ils poursuivaient.
Le temps de faire le point sur la situation, ils décident de retourner dans leur chambre et de ne pas se mêler aux événements, ayant déjà eu assez de problèmes.

Mais une jeune femme en noir, qui était à l'intérieur du cordon de sécurité, hèle Baqir resté dehors.
Elle semble le reconnaitre comme le compagnons des bretonniens. Elle lui dit qu'elle veut leur parler. Elle enquête sur ce qu'il s'est passé. Devant les tergiversations de Baqir sur la qualité d'enquêtrice de la jeune femme, les gardes non loin lui intiment fortement l'ordre de l'écouter.

Ils se rendent dans la chambre des bretonniens. La jeune femme, qui s'est présentée sous le nom de Saïda, sort André du lit et le questionne sur la raison de la présence de bretonniens. Elle n'en tire bien sûr pas grand-chose par rapport aux événements, mais l'informe qu'il ne pourra pas quitter la ville tant qu'elle n'aura pas trouvé le coupable, sous-entendant que leur simple présence ici fait d'eux des suspects...

Puis, ils ont une illumination. Serait-ce la Saïda qu'ils cherchent, la guide promise par la reine ?

Elle s'appelle effectivement Saïda Al-Rashid. Mais elle n'affirme ne pas être guide. Ils lui montrent la lettre. Manifestement, elle ne sait pas lire, mais semble pouvoir croire en leur histoire. Elle se détend mais garde cependant la missive de la reine pour faire les vérifications. Elle leur dit qu'elle poursuit son enquête et reviendra le lendemain matin.

Aubentag 4 vorgeheim

Saïda est là lorsqu'ils brisent leur jeun. Elle explique qu'elle croit à leur histoire mais il faut qu'ils leurs racontent ce qu'ils attendent d'elle et pourquoi. André brosse les grandes lignes des raisons de leur présence ici.
Elle leur explique qu'elle pense que le mieux serait de filer un groupe de morts-vivants lorsqu'ils retournent dans leurs montagnes pour trouver la zone du tombeau. Comme ils sont vêtus d'armure néhékharéennes, ils ont sans doute un rapport avec le tombeau qu'ils cherchent.
Par contre, elle doit d'abord finir l'enquête pour laquelle elle est payée.
 
Saïda leur explique pourquoi ils ont été pris pour cible. Un des groupes du qalat forme une société appelée les garpaniens. Ils sont généralement vêtus de vert. Ce sont des fondamentalistes fiers de leurs origines arabiennes, ayant leur propre vision de l'histoire. La mémoire des croisades qui ont permis de chasser le sultan Jaffar d'Estalie il y a un millénaire est encore une cicatrice pour eux. Ils détestent tout ce qui peut ressembler à un chevalier, plus particulièrement bretonnien.
C'est sans doute pour cela qu'ils ont été pris pour cible.

Pour en revenir à son enquête, elle a pu déterminer la veille que l'adjoint du wali, Boohus, achetait aux divers commerçants des choses improbables : des sortes de lanières de métal, des abats de vache, et même des sabots. Elle demande à Ahmed si cela pourrait aller de pair avec une combustion spontanée - ou de la sorcellerie capable de réaliser cela comme le clame Baqir.

Ahmed ne peut rien affirmer, mais c'est une piste à creuser.
Sauf que Boohus est introuvable depuis la veille.

Ils rendent une visite aux usuriers qui ont eu affaires hier aux garpaniens lors des bagarres. Ce sont les frères Hatterfeld. Ils ressemblent plus à des brutes qu'à des hommes d'argent.
Ils n'apprennent pas grand chose mis à part que le wali leur devait une forte somme d'argent, plus de 200 couronnes. C'est grâce à eux qu'il était arrivé à ce poste, un membre de leur famille d'ailleurs. Mais depuis, il refusait de régler ses dettes. Ils n'avaient donc aucune raison de le tuer s'ils voulaient revoir la couleur de leur or. Mais c'est tout de même ce qu'il méritait.

Pendant que Saïda va enquêter du côté des garpaniens, ils furètent en ville dans l'espoir de trouver un quelconque indice.
Les dieux sont cléments. Ahmed, passant devant un grand bâtiment public gardé surprend une conversation des gardes. Mais bien sûr... Boohus est là, dans le bâtiment administratif de la ville. Il veille le corps de Farleen !

Ils cherchent rapidement Saïda et tous quatre entrent dans le bâtiment.


Boohus est bien là, dans la morgue au sous-sol, où les corps sont préparés avant d'être rapidement enterrés.
Il est devant un corps enveloppé d'un drap, celui de Farleen.

Après quelques mots, Saïda ne tarde pas à accuser Boohus.

Imbéciles ! Vous auriez dû laisser tomber cette enquête et arrêter de mettre votre nez dans les affaires qui ne vous regardent pas. Mais puisque vous êtes là, permettez-moi de vous montrer ceci.

Il enlève les draps qui couvrent le corps du wali. Il n'y a là plus qu'un morceau de charbon ayant vaguement silhouette humaine. Son corps est tenu par les lanières de métal semble-t-il faites uniquement dans ce but.
Le corps empeste la graisse et les poils brûlés. La vision est insoutenable. Saïda doit détourner son regard. Seul Germain parvient à soutenir ce qu'il voit.

Tranquillement, Boohus sort d'un tiroir un sac qu'il ouvre et dont il renverse le contenu sur le corps carbonisé. Il y étale à pleines mains toutes sortes d'abats et de boyaux - sans doute de vache.

Je n’ai pas assassiné Farleen, je lui ai rendu service. Sachez que je suis plus que ce que je parais. Les Arts Noirs m'ont bien servi. Je me suis entraîné, voyez-vous...
Mais assassiner Farleen ? Assassiner ?

Il rit à gorge déployée.

Il ouvre ensuite une bouteille contenant une poudre qu'il asperge sur le corps couverts de boyaux.
Ahmed dégaine son épée, tout comme Baqir.
Mais ils restent sur la défensive, sans agir.

Je l'ai tué, oui – j'ai préparé les potions qui ont permis sa combustion spontanée. J’ai fait tout ça et je l’ai tué mais je ne l’ai PAS assassiné.
C'est LUI qui m'a demandé de faire cela !
Regardez.

Il écarte ses bras sanguinolents et enchaîne sur une litanie, devant les yeux médusés de son auditoire captivé.

Sombre est la nuit,
Et sombre sera le jour.
J'en appelle au Chaos.
Aiguisée soit la lame de mon couteau,
Le Chaos décrète que cet homme verra une nouvelle vie !

Un voile d'obscurité s'abat dans la pièce !

 

mercredi 21 février 2024

En route vers la Passe du Chien Fou


La peste est vaincue.
Las, elle a laissé des veuves, et des orphelins.
Aisha et Rachid font eux aussi partie des victimes : ils auront survécu à la colère des adeptes de Notre Dame de la Veine, mais pas à la maladie !

Reçus par la reine dans son palais en construction sur les hauteurs de la ville, Ahmed Al-Fayed, Baqir Amanullah, André de Mayenne et Germain d'Armignac sont d'abord accueillis avec une certaine distance, le temps que la Reine Fatandira les jauge.
Les salles du palais dont la construction est achevé sont assez somptueuses, mais la reine n'est pas à l'image de tous ces fastes : elle est vêtue très simplement. C'est une femme entre deux âges, au regard dur et aux muscles assez saillants, témoignant de la reine guerrière qu'elle est réputée être. Sa simplicité montre qu'elle n'a pas perdu le contact avec son passé, lorsqu'elle a dû fuir, encore enfant, des villageois qui s'en étaient pris à ses parents, et qui l'ont laissée orpheline.

Mais Fatandira reçoit pour remercier et honorer ceux qui ont œuvré à sauver la ville. Elle les interroge d'bord sur leurs buts et leur demande ensuite de quelle manière elle pourrait leur prouver sa gratitude.

Les bretonniens ne demandent rien, à part remise en état de leur équipement. André explique précisément ce qui l'amène, l'amulette de Shesh, et surtout comment il est arrivé ici.
Ahmed explique, lui, vouloir accompagner les bretonniens pour remonter les traces de son maître, et en apprendre le plus possible sur cette étrange affaire.
Baqir, enfin, en profite pour demander, lui, une récompense plus matérielle. Il souhaite être équipé en armure et bouclier de bonne facture. Ce qui est accordé mais prendra quelques jours après qu'un tailleur a pris ses mensurations.

Fatandira se rembrunit un peu en écoutant l'histoire d'André, mais elle les invite à partager avec elle un thé rouge à la menthe afin de poursuivre une discussion qu'elle aurait d'abord pensé brève.
L'histoire du chevalier, que Karim ibn Abdallah, le maître d'Ahmed, leur aurait racontée, semble coïncider avec certains des problèmes du petit royaume.
Elle tend à montrer qu'un pharaon néhékharéen aurait sa sépulture, sa pyramide, dans les montagnes, à l'endroit le plus septentrional de l'Empire néhékharéen du temps de son apogée. Comme beaucoup de rois néhékharéens depuis des siècles, il aurait été réveillé et existerait dans une forme de non-vie... ou de non-mort.
Il se trouve que depuis plusieurs semaines, des petites troupes de soldats non-morts, en armures antiques, descendent régulièrement dans les plaines.
Par qui sont-ils mus ? Par le pharaon ? Pourquoi ?
Ils parcourent la région, ignorant les vivants terrorisés qu'ils peuvent croiser ou les massacrant avec une sauvagerie inouïe mêlée à un silence macabre accompagnant leurs actions. Seuls le bruit des armes et les hurlements des vivants se fait entendre.
De plus, quelques disparitions non expliquées sont à déplorer. Sont-elles l’œuvre de ces troupes ?Fantandira soupçonnait plutôt la communauté recluse vivant à Vitrolles.

Bref, les buts de Fatandira convergent avec le leur.
La reine leur rappelle toutefois qu'ils comptent agir en son territoire.
Elle donne cependant son accord à André de Mayenne pour mener cette expédition et l'autorise, dans l'hypothèse où il mettrait la main dessus, à apporter l'amulette à l'Empire, en n'omettant pas de signaler la participation du royaume de Fantandira.
Pour le reste, que l'on parle de richesses monétaires, archéologiques ou historiques, selon le point de vue par lequel on considère les opportunités d'une telle exploration, la reine reste assez évasive. Elle souhaite juste que l'expédition qu'elle autorise bénéficie à son royaume. Et elle semble faire confiance à Ahmed, élève d'un érudit réputé, pour gérer la situation de la meilleure des manières.
Quant à Ahmed, elle le dévisager avec concupiscence, et lui enjoint de revenir vivant, mais avec quelques cicatrices qui témoigneront de sa valeur au combat.

Trouver une amulette dans la plus grande étendue montagneuse du monde pourrait paraître insensé. Mais ils ont quelques motifs d'espoir.
Tout d'abord, tout mène à la Passe du Chien Fou et à ses environs.
Ensuite, si le tombeau du pharaon est traditionnel, ce doit être une pyramide. Ici, les sables du désert n'ont pas pu faire leur œuvre et l'ensevelir. Elle doit pouvoir être trouvée. Mais cela ne correspondrait pas au récit. Se reposer sur cet espoir serait insensé.
Ce qui est probable, par contre, c'est que les troupes de soldats non-morts qui descendent des montagnes, vu leur accoutrement, ont un rapport direct avec le tombeau recherché.
Retrouver l'origine de ces soldats pourrait les mener à la tombe. La leur ou celle du pharaon.
Il ne resterait plus alors qu'à trouver l'amulette. Mais les tombeaux des pharaons sont généralement grands, car ces rois ont besoin d'espace dans leur vie après leur mort. Ces tombeaux, recelant de la richesse du roi qui les occupe, sont en outre réputés pour être semés de pièges pour éviter les pilleurs.

Fatandira connaît une jeune guide qui travaille dans la passe. Elle se nomme Saïda Al-Rashid. Un scribe leur écrit un pli pour les introduire à elle. Elle est généralement du côté de Qalat-e-Shirazi, la forteresse qui garde la passe.

La discussion avec la reine s'achève sur ces considérations. A aucun moment ils n'auront échangé sur la situation à Isfahan-Kohzad. Fatandira est-elle seulement informée ?
La mort d'Ahmat, l'abbé, et le silence de Ahmed et Baqir semblent avoir permis au village minier de retrouver son calme sans perdre sa dignité...


La prochaine étape sera donc Qalat. C'est donc là-bas qu'ils commenceront leurs recherches après quelques jours de préparatifs, le temps de récupérer qui son bateau et qui son cheval, et le temps que l'armure de Baqir soit prête.

Ils passent par Al-Azhar, où Ahmed peut faire admirer la richesse de son maître.

Ils arrivent en début de soirée à Qalat, village accroché à flanc de falaise. La gorge est étroite et entièrement occupée par une petite rivière tumultueuse, qui n'est bien sûr pas navigable. La passe est, elle, en altitude. Elle traverse le village et la gorge de la Hurlante par un pont qui doit s'élever à plus de quarante mètres de hauteur.

L'entrée dans le village se fait une fois une fouille effectuée. La petite troupe étant composée de 4 hommes lourdement armés, on leur fait comprendre de bien garder leur attirail au fourreau.

La passe est effectivement bien défendue par ses protections naturelles : il faut s'enfoncer dans un tunnel sous la roche, rempli d'angles et de meurtrières, puis franchir un pont vertigineux avant d'arriver à un petit bourg à une quarantaine de mètres de haut, sis sur un petit plateau et encore loin du sommet de la falaise.

Le village semble être en fête, il est plus animé que ce dont se souvient Ahmed qui y est passé une fois ou l'autre. C'est en effet leur fête patronale, où l'on commémore une victoire contre les orcs pour prendre possession de cette passe et fonder Qalat-e-Sherazi. Les constructions, dont le pont, étaient-elles autrefois naine ?

Ils se rendent dans une petite taverne du bourg dans l'idée de se renseigner sur la présence de Saïda, mais sont surpris de l'accueil. Le tenancier les insulte et, sans autre forme de procès, demande aux chiens de bretonniens de quitter son établissement, ainsi que ceux qui leurs sont avilis. André bout de rage mais parvient, à part l'échange de quelques noms d'oiseaux, à ne pas envenimer la situation.

Ils trouvent ensuite refuge dans une auberge qui leur facture deux suites à prix d'or.

Baqir et André se contentent de rester dans leur chambre après le repas du soir alors que la musique commence à battre son plein à l'extérieur.
Germain et Ahmed se mêlent, eux, à la foule. Pendant cette fête patronale, les cavalcades de marionnettes illustrent la mise à mort de peaux-vertes. Les bonne odeur de la viande grillée vient chatouiller les narines.
Mais Germain subit à nouveau l'agressivité d'un autochtone : un très jeune homme commence à l'insulter et finit par le frapper. Germain garde son sang-froid, répond d'un simple coup de poing en retour - mieux placé - et rompt la bagarre. Ahmed en profite pour s'interposer. Sa présence autoritaire - il est plus âgé et surtout local - fait que, malgré quelques insultes, le jeune homme ne pousse pas plus loin et finit par les quitter en maugréant...

mercredi 31 janvier 2024

Fantanbad libérée


Le jeune homme termine sa course, les quatre fers en l'air, dans l'eau. Il a juste le temps de se relever dans l'espoir de se joindre à la mêlée que son compagnon parvient à venir à bout de l'homme-rat qui tentait de fuir par une conduite.

Plus loin, ils entendent de l'agitation et ne perdent pas de temps et s'engouffrent dans la conduite. Un peu plus loin sur leur gauche, le mur latéral est tombé, révélant la présence d'un couloir creusé dans la roche calcaire, d'où proviennent des bruits, des appels à l'aide. D'autres hommes-rats sont là aussi et détalent devant les deux hommes lourdement armés.

C'est Baqir qui appelle à l'aide et qui profite de l'agitation des hommes-rats. L'un d'eux essaie de l'attraper par le cou avec la pince avec laquelle il les avait fait prisonniers dix minutes plus tôt. Mais d'un coup sec, Baqir propulse ses jambes dans le poitrail de la créature des ténèbres et la pousse au fond du trou au bord duquel elle se tenait. C'est une petite victoire. Mais les rats se regroupent avant que Sasquash ne se fasse rattraper par l'un des deux hommes venus leur prêter main forte.

Sasquash, qui est encombré par quelques cages et fioles qu'il tente de sauver, ne peut éviter que son sang ne coule d'un coup du bout de l'épée de leurs sauveurs. Sasquash leur parle alors rapidement. Bien que ses compagnons montrent des signes de peur, comme des rats qui tournent en rond pour trouver un chemin de fuite, lui essaie de prendre le dessus par la parole.
Il lui explique qu'il va libérer les prisonniers, mais à deux conditions :

  • qu'ils laissent les hommes-rats partir par le trou qu'ils ont creusé ;
  • que personne ne remonte à la surface tant que tous les prisonniers ne sont pas libres ; ils en libéreront tous les jours.

Outre les deux prisonniers visibles, il y en aurait donc d'autres ?

Le guerrier qui tient Sasquash au bout de son épée accepte le marché.

Les hommes-rats libèrent alors Baqir et Ahmed puis reprennent avec eux l'appareil leur permettant de creuser des tunnels et le font descendre par le trou, puis ils s'évanouissent avec lui.

Les deux hommes, qui parlent arabien avec un fort accent, se présentent rapidement : il s'agit d'André de Mayenne, chevalier de Bretonnie, accompagné de Germain d'Armignac, son écuyer.

Ahmed leur explique qu'il ne faut pas faire confiance aux hommes-rats. Ils vont revenir en masse, il faut partir vite.

Ils ne tergiversent que peu. Le temps de récupérer leurs affaires, de brûler les rats et les fioles restants, ils regagnent la surface.
Cela signe sans doute l'arrêt de mort des autres prisonniers, si les hommes-rats tiennent parole !


Une fois rendus à la mosquée, ils peuvent expliquer le résultat de leurs investigations et affirment donc que la peste est répandue par les hommes-rats qui contaminent des rats avant de les lâcher dans la ville.

Il faut donc leur barrer l'accès pour arrêter tout cela.

Moins de douze heures plus tard, le trou est sécurisé par une douzaine de soldats.
Leurs dires sont confirmés par ce qu'ils ont pu trouver sur place : quelques cadavres d'hommes-rats, les restes du laboratoire de fortune et le trou insondable.

En fait, ce trou n'est pas si insondable. Les soldats sont même allés jusqu'à l'explorer, il est profond de moins d'une dizaine de mètres et mène sur une galerie creusée sur une centaine de mètres avant d'arriver à un réseau de cavernes naturelles qu'ils n'ont pas voulu explorer.
Mais aucune trace d'hommes-rats.
Ni de prisonniers.
D'ailleurs, personne n'a relevé en ville de disparition.

Il est décidé d'évacuer les habitations à la verticale du trou et de reboucher ce dernier en provoquant l'éboulement de la zone à sa verticale.

Par contre, les 4 hommes doivent observer une quarantaine ; ce qui leur permet d'apprendre à se connaître.

L'arrêt de l'épidémie est bien confirmée après quelques jours et on les informe qu'ils seront reçus à l'issue de leur quarantaine par la reine Fatandira.

Pendant leur quarantaine, les deux groupes se découvrent un point commun : André a rencontré le maître d'Ahmed. Il se dirigeait vers l'Empire pour les informer de l'existence d'un artefact qui pourrait aider à lutter contre l'attaque de la Sorcière Noire.
Ayant appris cela (Karim ibd Abdallah espérait le convaincre de lui servir d'escorte) André est là pour récupérer cette amulette et permettre son utilisation par qui de droit, afin d'en tirer gloire et réputation.
Ahmed semble dans l'idée, suivi par Baqir, d'aider à la retrouver avant de retrouver son maître avec elle en mains !
Mais d'abord il se réjouit à l'idée de pouvoir rencontrer sa reine.

lundi 8 janvier 2024

Et on creuse encore...


Ahmed commence à discuter avec la voix à la surface. Il se présente et commence à vouloir expliquer sa présence au fond du trou.
L'homme, parlant arabien avec un fort accent bretonnien, interrompt l'érudit et commence à s'attaquer à la plaque d'égout. Mais elle semble scellée. Il s'adresse à quelqu'un à côté de lui et indique qu'il va revenir. Le silence, baigné d'espoir, se fait à nouveau durant quelques secondes.
Jusqu'à ce qu'une voix aiguë se fasse entendre du fond du collecteur :

Choses-hommes pas bouger, pas bouger.
Choses-hommes se taire et lâcher leur armes.

Baqir parvient à allumer sa torche et retourne à la bouche de la grosse conduite dans laquelle ils se terraient.
Dans l'eau, deux des créatures affrontées auparavant, à face de rat, sont visibles. Mais ils ne parlent pas. Celui qui leur parle reste caché derrière un pilier de soutènement.

Dans un arabien déformé et approximatif, il leur demande en substance de se rendre. Ils ne survivront pas à leur attaque, ni à leur retour à la surface, leur reine aura tôt fait de se débarrasser de héros potentiellement malades. Leur seule chance de survivre est de se rendre.

Baqir laisse la décision à Ahmed, qui pose ses armes. Baqir s'exécute également. Les deux hommes-rats sont équipés d'un long bâton se terminant par une sorte de grosse pince. Ces outils servent à mettre Baqir et Ahmed en laisse.

La chose qui leur parlait sort alors de derrière sa cachette. C'est sans doute aussi un homme-rat, mais celui-ci semble affaibli, vêtu de loques. Il est sans doute malade car couvert de furoncles sur les rares parties de son corps qui sont visible. Mais c'est aussi leur chef.

Il prend leurs armes et tous sont entrainés non loin.

Dans les égouts, un des murs maçonnés a été récemment ouvert. Derrière, pas de terre, mais un passage creusé qui mène à quelques petites cavernes.

Ils sont amenés dans le nid des hommes-rats dans lequel un espace est réservé à une dizaine de cages.
Dans chacune d'elle est enfermé un rat. Certains semblent malades.
Les prisonniers sont fouillés et leur état physique examiné, comme on le ferait lorsque l'on regarde des esclaves à vendre.
Pendant ce temps, le chef introduit dans une seringue un liquide sorti d'une des jarres présentes sur une paillasse. Il injecte le produit à certains rats sélectionnés.
Puis il donne une cage à l'un de ses sbires qui part avec elle.

Interrogé par Ahmed et Baqir, Sasquash - tel semble être son nom - leur assure que s'ils restent coopératifs, ils ne seront pas tués, mais on leur donnera au contraire un travail. Ils comprennent vite que ce travail ne sera pas libre et rémunéré et qu'ils sont en effet prisonniers et serviront d'esclaves à ces bêtes !

Sasquash sort ensuite de sous sa tunique une petite pierre verte, brillant d'un très léger éclat. Il l'introduit dans une boîte munie de quelques boutons. La boîte commence étrangement à émettre un son inconnu, des sortes de craquements désagréables. Le chef manipule les boutons puis, dans son langage couinant, parle à la boîte et après quelques secondes... elle lui répond dans ce même langage ! La conversation dure quelques minutes puis Sasquash les fait amener dans une autre pièce où ils sont attachés.

Le temps de s'habituer à l'obscurité qui n'est pas totale grâce à la présence de champignon légèrement luminescents, il peuvent évaluer la situation.
La pièce est visiblement une caverne naturelle qui sert de point d'arrivée à un tunnel creusé à la verticale qui s'enfonce dans les entrailles de la terre. Ils sont enchaînés à une machine dont ils pensent comprendre la fonction : c'est avec elle que les hommes-rats ont creusé ce tunnel.

Ceux qui étaient vu comme rien de plus que des bêtes à l'aspect dévoyé apparaissent sous un autre angle : ils semblent former un groupe possédant une technologie plus avancée que celle de l'Empire, voire des nains eux-mêmes !

Du côté de la surface, les deux hommes ayant repéré l'appel à l'aide d'Ahmed et Baqir parviennent à desceller la plaque d'égouts. L'un d'eux descend à la corde que tient l'autre et voit qu'il n'y a plus personne. Il avance dans la conduite, manque de tomber sur des cailloux ronds présents en nombre dans la conduite. Il progresse seul, son compagnon, sans moyen de descendre, reste en haut. L'homme croit repérer des traces de sang à l'une des entrées du collecteur. Il s'en approche lorsque, surgit de sous l'eau, deux hommes-rats armés de pince jaillissent et tentent de l'immobiliser.
Ils sont à deux doigts d'y parvenir mais l'homme ne se laisse pas faire.
Il appelle cependant son compagnon à l'aide.
Le combat à deux contre un fait rage jusqu'à ce que le compagnon, ayant inconsciemment sauté dans la conduite, arrive pour équilibrer les forces en présence...