Elle émane... d'un homme, musclé, fait de feu et de lumière, dont les jambes se perdent dans la fumée. Il flotte dans les airs.
Un éfrit !
Il regarde autour de lui d'un air satisfait et, voyant des gens, bouches béantes, mais avec leurs armes au clair, il leur intime l'ordre de se calmer. Personne n'ose l'attaquer.
Boohus, lui, arbore un grand sourire satisfait. Il s'adresse à l'éfrit en le félicitant de son retour à la vie et présente le wali Farleen.
Comme certains semblent douter de son identité. Il est demandé à Saïda de lui poser une question à laquelle seule le vrai Farleen saurait répondre. L'éfrit commence à rougeoyer sous l'effet d'une colère montante, mais il accepte comprenant que ça accélérera les choses.
Les questions trouvent des réponses qui conviennent à Saïda. C'est bien Farleen qui est revenu d'entre les morts, en tant qu'éfrit.
La question réglée, l'éfrit se tourne vers Boohus et lui rappelle ce qu'il lui avait promis : celui qui l'assistera à son réveil aura le droit au vœu qu'il pourra accorder. Boohus opine du chef dans un sourire encore plus grand.
Farleen explique qu'il voit là, à son réveil, plusieurs personnes. Il va donc accorder son vœu au plus jeune, en désignant Germain !
Boohus se décompose, essaie de négocier mais Farleen l'arrête vite :
J'ai déjà exhaussé ton vœu. Tu voulais me servir. Tu vas pouvoir le faire jusqu'à la fin de ta longue vie et tu n'auras pas à le regretter.
En attendant, il donne une minute à Germain pour formuler son vœu.
Le jeune écuyer a du mal à le formuler selon les règles que lui enseigne l'éfrit, mais il finit par demander :
Farleen, très estimé Farleen, je souhaite que tu ne fasses aucun mal à mes compagnons et à moi.
Farleen se frotte la barbe d'un air pensif et part dans un grand rire :
Vœu accordé !
Vous êtes libre.
Maintenant que c'est réglé, j'ai du travail. La ville attend mon retour et je tiendrai toutes mes promesses. Pour Qalat-e-Shirazi, pour Fatanbad !
Il quitte la chambre mortuaire suivi de près par Boohus, qui jette un regard noir à Germain en quittant la pièce.
André demande alors à Saïda s'ils peuvent quitter la ville. Elle sourit : elle n'a aucun pouvoir pour les en empêcher. Puis elle philosophe :
Et bien voilà un problème de réglé. Je vais pouvoir m'occuper de votre problème dès que j'aurai récupéré ma récompense.
Quant à toi Germain, ton vœu est vraiment pourri ! Qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête ?
Ils quittent aussi les lieux et surveillent ce qu'il se passe à l'extérieur.
Le wali se présente à la foule ébahie, sous une apparence humaine. Seul un teint beaucoup plus hâlé et un corps plus musculeux marquent un changement.
Le peuple l'accueille avec des cris de joie et maints youyous.
Farleen se présente à l'estrade sur laquelle il s'était consumé la veille et explique à la foule qu'un miracle a permis la guérison de ses blessures et que, pour célébrer ce jour béni, les festivités continueront encore ce jour.
Saïda part expliquer la situation au capitaine de la garde - elle ne compte pas révéler la nature de Farleen. Ils se rendent à la chambre mortuaire puis elle revient, satisfaite de la conclusion de son affaire.
Ils passeront le lendemain à préparer l'expédition pour partir le surlendemain.
Les quatre chevaux sont placés à l'écurie pour six semaines et une mule est préparée.
Il va falloir remonter la passe, profitant des talents d'observation d'Ahmed pour essayer de trouver une piste secondaire que pourrait prendre les soldats néhékharéens non morts.
Après quatre jours, Ahmed trouve un morceau de cuir ouvragé. Pour lui, il ne fait aucun doute qu'il s'agit de cuir antique. Ils sont sur la bonne piste.
Ils passent un petit plateau, sans trouver de nouvelles traces et rejoignent la passe principale.
Là, le sol est un peu sablonneux. On y voit les traces de passage d'une caravane.
Ils remontent à nouveau la passe pendant 2 nouvelles journées.
Au bivouac, au milieu de la nuit, Ahmed entend le bruit de la chute d'un objet. Ce n'est pas une pierre ou un bruit habituel. Mais avec la nuit noire - ils ne font pas de feu - il ne peut que rester aux aguets sans rien voir. Mais il n'y a plus de bruit.
Au matin, rien d'anormal.
Ahmed pense que le bruit provenait du flanc de la paroi. Il repère une anfractuosité à une quarantaine de mètres plus haut. Que faire ? Ils décident d'y aller, même si c'est dangereux. Ce serait stupide de passer à côté d'une piste, si improbable soit-elle. Saïda s'y colle et parvient en haut.
Il y a là plus qu'une anfractuosité, c'est un chemin !
Ahmed grimpe pour la rejoindre. Ils décident d'explorer vers l'ouest pour voir s'il y a moyen de grimper plus facilement ou s'il y a d'autres traces.
Ahmed trouve de suite ce qu'il croit être la source du bruit : une main squelettique !
Les deux remontent la piste le plus loin possible pour pouvoir être de retour avant la nuit. La piste est difficile mais, au moment où elle s'éloigne de la passe, ils découvrent à nouveau une zone avec de la terre meuble. Là, Ahmed décèle la trace de six paires de bottes bien enfoncées dans le sol. Ceux qui étaient là sont restés un certain temps sans bouger. Il va falloir suivre cette piste !
Ils reviennent sur leur pas et retrouvent Baqir et les bretonniens.
La mule est abandonnée et les vivres et ce qu'elle portait remontés. Germain n'est pas le plus doué pour l'escalade mais tous parviennent sans encombre en haut pour poser le camp...

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