Trois elfes, prenant la corde, ouvrent la voie à Ludmilla pour le premier passage, se débarrassant d'un autre nurgling rôdant entre deux eaux.
Ludmilla plonge à son tour, mais le passage n'est pas libre : ce qui ressemble à une très grosse anguille s'approche d'elle. Mais ce n'en est bien sûr pas une : sa tête ne semble composée que d'un œil unique, rouge. Elle tente de frôler Ludmilla avec son ventre qu'on dirait comme fait de lames de rasoir. Heureusement, Ludmilla le remarque et parvient à la chasser avant de s'engouffrer dans la matrice, à la suite des elfes.
L'entrée
Le second voyage de la barque ne tarde pas, surtout lorsque le corps du nurgling remonté à la surface est repéré. Lorinoc, Tarja, Théodéric et un autre elfe suivent donc et arrivent dans la caverne humide à l'air vicié. Un mélange étrange d'odeur d'ordures, d'excréments et de putréfaction. Les murs, le sol et le plafond sont d'une teinte gris sombre et couverts d'humidité. Des espèces de filaments orange spongieux qui ressemblent à des racines, mais en plus charnus, pendent çà et là du plafond. Quelques flaques d'eau huileuses parsèment le sol, et des choses bougent dans ces flaques, à en croire les rides qui apparaissent par moments à leur surface.
Lorinoc à l'impression d'être à l'intérieur d'un corps gigantesque.
Une fois la lumière faite, ils aperçoivent à quelques pas... une belle nappe à carreau posée à même le sol sur laquelle a été posée une tarte à la grenade. Comme chez les Vonreuter.
Tarja refuse d'en croire ses sens et pense être victime d'hallucinations. Collectives, puisque les autres voient, eux aussi, la tarte.
Le temps de deviser sur ce qui ressemble à un cadeau de bienvenue, la corde qui les reliait à l'extérieur disparaît brusquement. Quelque minutes après, un plop se fait entendre.
C'est Vigor qui apparaît soudain. Il n'avait finalement pas le cœur à laisser Tarja seule et a décidé de les accompagner !
Cette dernière, surprise, semble ravie.
Une fois secs, ils commencent prudemment l'exploration, car "l'entrée" donne sur un tunnel. Lorinoc, talonné de deux de ses hommes, est en éclaireur. Deux autres elfes ferment la marche.
Un spectacle écœurant
Au détour d'un tunnel, Lorinoc aperçoit, pendus au plafond, des sortes de viscères. Il reste à quelques mètres et décoche une flèche. Un jet de sang jaillit, le tout tremblote quelques instants.
Plus étrange et même carrément effrayant, cela déclenche au milieu de la petite troupe une explosion de couleurs que se dissipe rapidement. Ceux pris dans cette lumière deviennent littéralement gris !
C'est comme si la couleur s'était échappée de leur être !
Seul Lorinoc et deux de ses équipiers n'ont pas été affectés.
À part leur couleur disparue, ils ne ressentent pas d'effet. Mais qui sait comment cela va évoluer ?
Il n'est pas l'heure de tergiverser, ils reprennent leur exploration.
Rubans de chair
Sa tenue est étrange, inadaptée au lieu. Une très belle robe bouffante noire percée de blanc. Son port et sa mise ne laissent aucun doute sur le fait qu'il s'agit là d'une aristocrate de haut rang.
