lundi 20 novembre 2023

Dans la fange

Bezahltag 25 sigmarzeit

Baqir se sent un peu vaseux au matin. Se pensant malade et, par sécurité, il s'isole et demande à Rachid de se mettre dans la même chambre qu'Ahmed.
Il passera le reste de la journée à discuter avec les autre à travers la porte, laissant leurs conversations peu discrètes.

Ils décident d'écouter les consignes de l'aubergiste et de ne pas quitter l'auberge.

En discutant, de loin, avec l'aubergiste, ils apprennent qu'il y a eu un second mort de maladie durant la nuit. Ça en fait deux depuis la veille.
Le premier mort semble avoir déclenché la mise en quarantaine des docks. Le nombre de malades semble, lui, augmenter.

Ionor inspecte l'eau du puits sans rien y déceler d'anormal.

Ils attendent le soir pour surveiller s'ils voient d'autre hordes de rats.
Un tel groupe cavale tout à coup dans la rue. Ionor, en surveillance, prête, tire avec un arc une flèche reliée à une ficelle. Elle parvient à transpercer un rat et à le ramener à elle.
Elle l'inspecte pour essayer de repérer des traces de maladie, voire de mutation. Mais rien, c'est un rat noir puant tout ce qu'il y a de plus ordinaire !

Konistag 26 sigmarzeit

Au réveil Baqir se sent mieux.

L'aubergiste annonce 5 morts durant la nuit.

Ils décident d'agir. Inutile d'attendre la fin d'une quarantaine et mourir de maladie à ne rien faire.
Entre tenter la fuite ou enquêter, ils choisissent l'enquête.
Rachid, également volontaire, est à nouveau écarté sous prétexte de s'occuper de sa sœur. D'ailleurs, ils préviennent l'aubergiste de leur départ en lui demandant pension pour Rachid et Aïsha. Baqir lui promet de revenir le lendemain à midi à sa fenêtre pour lui prouver qu'il n'est pas mort, sinon il pourra retrouver sa liberté dans le domaine du possible.

Sachant que la ville recrute pour enquêter, dans les égouts, sur cette épidémie, ils se rendent à la mosquée du quartier.
Des familles déposent leurs morts devant deux médecins vêtus de blanc et masqués avec un appareil fumant ressemblent à un bec de corbeau. Ils observent les morts et les trient.
Indiquant venir pour se rendre volontaire pour enquêter dans les égouts, ils font d'abord face à du scepticisme - qui serait assez fou ? - avant se rendre compte que ce serait idiot de faire fuir des volontaires. Un scribe les reçoit à l'écart et s'informe sur leurs identités et confirment que la reine promet une belle récompense s'ils découvrent quelque chose.

Ionor rappelle qu'ils doivent bénéficier auparavant d'un traitement préventif, Baqir demande, lui, à voir un imam.
Pour le traitement, ils les équipent du masque des médecins. Il faut maintenir les herbes sèches allumées pour qu'elles se consument lentement et respirer les fumées. On leur applique également un cataplasme sur la poitrine. Il aiderait à repousser la maladie, mais cause des effets secondaires qui ne permettent pas d'en faire bénéficier la population - outre le fait que la ressource soit rare. C'est un excitant à base de chardon causant de forte insomnies qui finissent par affaiblir la personne après quelques jours et, ainsi, la rend finalement plus fragile. Le traitement est toutefois validé par Ionor.
Un plan des égouts est fourni. Les égouts sont relativement neufs, ils ont été construits par Fatandira qui voulait une ville propre. La proximité des montagnes fait parfois jaillir des torrents et les déversoirs évitent les inondations de la ville basse. Les égouts des docks ont été isolés du reste de la ville pour éviter que la maladie se propage au reste de la ville. Mais il faut faire vite car les passages bouchés peuvent causer des problèmes, surtout en cas de pluie.
Baqir demande, lui, un chien pour les aider à chasser les rats. Certains égoutiers en ont. Mais ils n'écouteront que leur maître normalement, et peuvent être dangereux. On leur présente toutefois 3 chiens pour voir si certains pourraient s'entendre avec les volontaires. Ahmed est choisi par un chien entièrement blanc, mais à la mâchoire impressionnante.

Une fois aux égouts, ils remarquent que la plaque d'égout, dont les interstices sont trop étroits pour permettre le passage des rats, a été sciée de l'intérieur. Quelque chose est sorti de sous la ville et le passage a été laissé libre pour les rats...

Descendus dans le premier collecteur, un bruit métallique se fait entendre très rapidement. Il n'était pas là avant leur descente. On dirait des coups frappés sur les conduites, qui résonnent dans tous les égouts.

D'ailleurs, une meute de rats cavale dans leur direction. Baqir parvient à les éparpiller grâce à la technique du moulin à vent à l'aide de son cimeterre, d'autant qu'ils semblaient en plus intrigués par les lueurs soudainement apparues devant eux. Sans doute l’œuvre de la sorcellerie de Ionor.

Dans l'agitation, Baqir manque de faire tomber son masque et, avant de le remettre, il se rend compte de la présence d'une odeur étrange pour le lieu, Comme si de l'huile se consumait.

Parmi les rats tués, l'un d'eux est sérieusement malade. Il est couvert de plaques sans poils et d'abcès. Une flèche délicatement plantée dans son corps par Ahmed fait jaillir un pus sanguinolent. La maladie ne touche pas que les hommes. Les rats en sont-ils le vecteur ? C'est bien probable.

Essayant de remonter l'odeur de brûlé, ils arrivent, les yeux piquants, à un autre collecteur où une flaque de poix achève de se consumer. Quelqu'un l'a répandue là et a volontairement bouté le feu !