lundi 19 avril 2021

Le raid


À la tombée de la nuit, c'est l'heure d'entrer en scène.

Sortant de leur sieste, ils font un point sur ce qu'ils comptent faire. Ils récupèrent d'abord les clés de l'entrée des catacombes auprès d'Horatius. Ils se rendent là où le frère Erich a été assassiné pour fouiller l'endroit. Aucun passage, mais le plan des catacombes leur enseigne où Erich avait positionné des pièges à rats. Il en avait bien sûr mis à l'endroit où il suspectait leur terrier, mais aussi à divers lieux de passage.

Ils passent ces divers endroits au peigne fin, mais sans trouver des traces suspectes.

Bredouilles, ils se rabattent sur la bibliothèque.

Elle est éclairée, mais c'est un garde noir qui est mis de faction à cet endroit inhabituel. Après quelques hésitations pour localiser le lieu où le trou d'accès pourrait avoir été pratiqué, Vigor inspecte le plafond en escaladant les nombreuses étagères. Là encore, il n'y a rien à signaler.

Ils font en tour en cuisine pour emprunter un peu de fromage puis se rendent vers le débarras fouillé la veille pour chercher trace d'un éventuel passage caché. Il est alors minuit. C'est là qu'ils entendent que l'alerte est donnée !

Le problème vient de la bibliothèque qu'ils venaient de quitter. Quelques gardes noirs sont là avec un abbé dans tous ses états. Il est hirsute, en robe de nuit, une masse à la main.

" Ils sont partis par là ", dit-il en indiquant la porte qui est toujours close.

Ils sortent après avoir ouvert la poterne et, avec la nuit, personne ne voit rien. Seul Vigor finit par apercevoir une faible lueur verdâtre lorsqu'il se rend non loin, en haut de la falaise surplombant les champs de Siegfriedhof. Quelque chose bouge et descend habilement cette falaise, entouré d'une aura verte (sinon il aurait été invisible). Vigor n'hésite pas et tire de multiples flèches, bientôt rejoint par deux gardes noirs puis par Heffengen.

Certaines atteignent leur cible, mais la silhouette parvient à atteindre le pied de la falaise puis être hors de vue.

Revenant à nouveau bredouille dans l'enceinte de l'abbaye, l'abbé attend anxieusement leur rapport. Tarja lui apprend que la chose s'est échappée, et que, si elle cherchait une relique skaven comme l'abbé l'avait laissé entendre plus tôt et que cette dernière émettait une lueur verte, elle a réussi son coup.

L'abbé s'en doutait, mais va vérifier. Il emprunte un passage secret dans la bibliothèque, laissé ouvert, et descend quelques marches puis fait signe à ceux qui le suivent de ne pas entrer plus loin, ils seront victimes d'un piège. Dans une petite pièce encombrée de rouleaux, de parchemins et de livres, il y a aussi un piédestal sur lequel repose une petite boîte du plomb piqueté. La boîte est ouverte, l'abbé confirme que la relique a disparu. Il remonte, furieux, renverse une bibliothèque de rage et la martèle de ses pieds nus, avant d'arrêter, calmé par la douleur.

Il faut le retrouver !

Comme ils se proposent pour tenter de remonter sa piste, l'abbé ordonne à Horatius et à deux gardes noirs de leur faire quitter l'abbaye par une échelle de corde - l'entrée étant bloquée par un bloc de pierre qui nécessitera plusieurs heures avant d'être remonté.

Ils quittent donc ainsi le village pour se rendre au pied de la falaise. Malgré l'obscurité, Vigor ne tarde pas à trouver et à suivre une piste de sang. Il finit par la perdre, mais elle prend la direction du vieux Siegfriedhof. Les six s'y rendent donc.

Vigor, toujours l'œil acéré, semble remarquer que la porte de la cour d'un ancien manoir n'est pas prise par les herbes folles et peut s'ouvrir. Il entre discrètement. Dans la cour, au milieu, un puits. Il s'approche : rien. Heffengen entre à son tour et Vigor sort alors et semble bouder en entamant un morceau de fromage.

On sent une forte tension entre les deux, Vigor lui reprochant de ne pas s'être fait discret.

Ils finissent par s'accorder pour aller dans le manoir pour trouver la cuisine et les caves. Ce n'est pas bien difficile et un vieux cellier dans la cave recèle une surprise : un tas de terre meuble, dont la hauteur arrive à la poitrine du nain.

Tarja y plante son épée ce qui permet de révéler, lorsque le terre s'effondre un peu, une étroite galerie. Peu de doute, les skaven sont passés par là.

Vigor rampe dans le conduit, mais se fait accueillir, après quelques mètres où l'ouverture s'élargit, par des coups d'épée d'un ou deux skaven. Il est légèrement touché à l'épaule et doit reculer. Personne ne le poursuit.

Que faire ? Les gardes noirs ne peuvent pas passer, l'ouverture est trop étroite. Mais Horatius a une idée. Si Morr écoute ses prières, il peut faire en sorte de rendre un croyant quasiment invisible de ses ennemis. Heffengen se porte volontaire pour ouvrir la voie dans l'idée de passer le conduit, se relever et faire ensuite barrage le temps que Vigor et Tarja viennent lui prêter main forte.

Horatius lui remet le médaillon du corbeau et le bénit. Heffengen, une lanterne en main, la dague entre les dents, passe le conduit et le miracle opère : il n'est pas attaqué et peut se relever là où le conduit s'ouvre sur un plus large et plus haut passage.

Il attend que ses compères le rejoignent...

jeudi 8 avril 2021

Les combles de l'abbaye


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C'est Tanira, la chatte, qui les dérange. Elle réveille tout le monde en miaulant devant la porte pour sortir. Heffengen se lève, à moitié endormi, pour lui ouvrir mais Tarja, plus prompte, bloque la porte. Elle lui demande d'attendre et s'habille et s'arme avant de libérer Tanira. Les autres font alors de même.

Prudents et prêts à tout, ils ouvrent. Il fait noir mais il n'y a personne dans le couloir. Ils s'apprêtent à se recoucher lorsque Tanira miaule à nouveau, devant la porte qui mène au cloître. Ils ouvrent et la chatte sort, passant entre les jambes du garde noir de faction. Heffengen attend quelques instants pour voir où va Tanira. Elle semble attendre quelques instants puis monte l'escalier vers le balcon. Ils décident de la suivre. Elle les mène dans le quartier des prêtres puis, non loin de la chambre de l'abbé, dans un grand débarras. Ils y entrent sous les yeux impassibles du garde de faction et commence à fouiller la pièce. Vigor commence à vouloir faire de la place en débarrassant le contenu dans les couloirs. Le garde noir  fait alors signe que ce n'est pas possible. Vigor râle un peu et ils passent du temps à fouiller en vain. Mais Heffengen remarque que Tanira fixe quelque chose d'invisible en l'air. Il la prend dans ses bras et essaie de la monter vers le plafond, qui n'est séparé des combles que par un plancher non isolé. Tanira place ses oreilles vers l'arrière, les yeux étrécis.

Ils sont persuadés qu'il y a quelque chose dans les combles et sortent de la pièce pour chercher une trappe d'accès.

Vigor, lui, en a marre et retourne se coucher.

Heffengen trouve la trappe à l'extrémité d'un couloir. Tarja est la première à monter avec une lanterne. Personne. Heffengen suit avec Tanira dans les bras. Les combles sont immenses et couvrent d'un tenant les trois ailes de l'abbaye. C'est un enchevêtrement de poutres. Il n'y a que très peu de choses entreposées dans ces combles, et seulement près de la trappe d'accès. Tanira feule et refuse d'aller plus loin. Heffengen et Tarja avancent prudemment. Heffengen trouve un endroit où les tuiles ont été enlevées, laissant un passage à ciel ouvert suffisant pour laisser passer un homme. L'accès semble récent, aucune trace d'intempérie ayant dégradé les combles. Plus loin, ils trouvent quelques petits outils et le plancher au-dessus de la bibliothèque est en travaux : il semblerait qu'il ait été minutieusement découpé pour permettre un passage, mais de façon à ce que rien ne soit visible encore depuis la bibliothèque. Le travail a dû être long et minutieux et n'est pas encore terminé.

Personne n'est visible.

Heffengen s'attache à une corde et part explorer le toit par le trou pratiqué. Il découvre que la gouttière est abîmée, très probablement par un grappin qui a permis l'accès au toit.

Ils redescendent pour alerter quelqu'un. Un garde noir les mène chez Horatius à qui ils apprennent ce qu'ils ont découvert. Il place deux gardes noirs dans les combles en attendant le matin et le réveil de l'abbé. Tarja et Heffengen rejoignent donc Vigor, déjà profondément endormi, au lit.

Ils sont réveillés au matin et convoqués chez l'abbé Geistwächt qui demande lui aussi un rapport complet. Bien que la situation le mette dans tous ses états, il se concentre efficacement sur la défense de l'abbaye. Il rappelle aussi à Heffengen quel semble être son but et qu'il a un rendez-vous avec le Seigneur Voss dans l'après-midi. En attendant, qu'il continue d'enquêter sur les skaven.

Ils se rendent alors au pied du mur d'enceinte pour chercher d'éventuels traces ou indices. Rien à part des traces de griffures sur le mur, sûrement laissées par un outil d'escalade.

Ils veulent alors voir le frère Erich et se rendent dans les catacombes. Personne ne l'a vu récemment mais les ouvriers qui allaient le chercher à la demande pressante d'Heffengen ressortent en courant des catacombes. Vigor, Tarja et Heffengen entrent alors mais ne le trouvent pas tout de suite. Étant descendus du côté du tunnel repéré par les skaven, ils finissent par entendre des bruits plus haut. Ils s'y rendent. Il y a là une petite troupe menée par l'abbé Geistwächt. Le frère Erich est là, écroulé à son bureau : il est mort. Il n'y a pas de trace de blessure ni de lutte.

Les frères morrites se préparent à emporter le corps mais Vigor les arrête : il souhaite l'examiner. L'abbé dit qu'il pourra le faire à l'infirmerie mais Vigor indique qu'il trouvera plus d'indices sur place, étant chasseur émérite. L'abbé consent à ce qu'il examine le corps avant de le faire transporter à la morgue.

Vigor trouve une perle de sang dans la nuque d'Erich et aussi une fine aiguille, tombée dans son col. Pour Vigor, pas de doute, il a été empoisonné. Par des skaven.

Cette fois, c'est le branle-bas de combat.

L'abbé décrète le confinement de l'abbaye. Tout le monde rentre et Heffengen, Tarja et Vigor se rendent à nouveau à son bureau. Un énorme bruit se fait entendre, le sol tressaute. L'abbé semble satisfait : l'entrée principale est bloquée par la chute d'un bloc de pierre de plusieurs dizaines de tonnes. Il leur demande alors de tout faire pour retrouver ces skaven et les éliminer. Certes, dit-il en regardant Heffengen, ce ne sont pas des vampires, mais cela prouverait de sa part certaines capacités. Ils n'ont hélas personne de capable sur place, les gardes noirs n'ont pas les capacités d'enquête et d'initiative suffisants, ce sont des gardes. Il leur donne carte blanche.

Heffengen indique qu'il accepte, mais il faudra que l'abbé lui dise ensuite tout. Geistwächt demande à Heffengen de préciser sa pensée. Ce dernier souhaite que l'abbé ne lui cache rien qu'il ne sache. Geistwächt remet les choses au clair : l'abbaye et l'ordre ont ses secrets. Il est bien entendu hors de question que ces secrets soient révélés au premier venu. Il saura ce qu'il doit savoir, ni plus, ni moins. D'ailleurs, son entrevue avec le Seigneur Voss est reportée à une date ultérieure afin de permettre à Heffengen de se concentrer sur la chasse aux skaven. Horatius leur servira de laissez-passer.

Ils quittent ensuite le bureau. Vigor veut vérifier la seconde entrée des catacombes. Horatius explique qu'elle n'est plus utilisée depuis des années. Il se fait ouvrir la porte et constate qu'en effet nul ne semble être passé depuis bien longtemps.

Ils vont alors prendre du repos pour être frais pour la nuit, pensant que s'il se passera quelque chose, ce sera de nuit. Tarja demande à Horatius de faire interroger les gens travaillant dans les catacombes, et aussi de les enfermer. S'il y avait un traître parmi eux, il faut le mettre hors d'état d'agir.