lundi 10 décembre 2018

En lettres de sang (10)

Pendant l'entretien, Sire Frederick est interrompu par son majordome qui lui glisse quelques mots.
Faites-la donc entrer lui répond Frederick
Le majordome fait donc entrer... Elsa Sternädler !
Elsa entre, elle a l'air fatiguée et n'a pas très bonne mine.
Après un moment de surprise créé par les retrouvailles inattendues, sire Frederick reprend la parole :
Voilà pourquoi, monsieur Rummenigge, j'ai cru si facilement à votre histoire invraisemblable. Madame Sternädler a servi de caution car elle m'a annoncé il y a quelques heures qu'elle vous cherchait - et accessoirement aussi parce que je connais effectivement personnellement Herr Schmidt à l'ambassade de Marienbourg !
La confusion règne encore pendant quelques minutes entre Karl-Heinz et Alido qui parlent ouvertement devant sire Frederick de ce qu'il se passe autour de la Croisade et Elsa qui est rétive à desserrer les lèvres et demande à se laver de peur d'être contaminée par une quelconque maladie.
Moment de silence gêné de sire Frederick qui se recule quelque peu et propose une nouvelle entrevue dans l'après-midi, le temps qu'Elsa se purifie et qu'ils puissent faire le point ensemble.

Les trois croisés partent donc aux bains municipaux et Elsa prend une cabine privée, espérant ainsi ne pas infecter l'eau. Elle et se nettoie soigneusement et s'oint d'huiles. Elle commence à se sentir soulagée, ses nausées se calment.

Cinquième jour : après-midi

A la sortie des bains, elle raconte plus en détails ce qu'elle a vécu ces dernières vingt-quatre heures.
Lorsqu'elle a battu en retraite du combat face aux Caliviari à cause de l'arrivée de renforts, dont Groff, elle pensait que les autres la suivrait. Elle a été rattrapée par deux hommes du boucher et transbahutée dans la boucherie ambulante.
Le soir, Groff s'est amusé à la nourrir mais aussi à l'embrasser goulûment, sans pourtant que cela ne semble en réalité l'exciter.
En fait, plus les heures passaient, plus elle se sentait mal.
Groff l'a questionnée mais était déçu de ses réponses.
Lui, par contre, était beaucoup plus disert au fur et à mesure que l'état d'Elsa empirait - en tout cas c'est ce qu'elle lui faisait croire.

Il lui a donc raconté que Tobias, qui est le vrai nom de Jan, envisageait d'enlever Karl à Altdorf. Il doit emmener Karl à Ruprecht.Par ailleurs, Groff a le moyen de transmettre la peste jaune aux habitants.
Ruprecht a l'intention de ramener Karl à Altdorf et de lui faire "soigner" l'épidémie. En réalité les soins viendront de Ruprecht, mais le peuple croira que le miracle vient de Karl, ce qui constituera la preuve finale de son caractère divin. Dans sa gratitude, le peuple de la cité sauvée le couronnera en tant qu'empereur, Ruprecht faisant office d'éminence grise.
Mais qui est Ruprecht au fait ? Groff n'en est pas tout à fait sûr, mais il pense qu'il pourrait s'agir du maître de Tobias.
Elle s'est ensuite échappée des griffes de Groff en le faisant flamber dans un incendie et a décidé d'entrer directement à Altdorf pour retrouver Karl. Elle pense se renseigner chez sire Frederick qui, lui avait dit Karl-Heinz, était son contact à Altdorf. Là-bas, aucune nouvelle de Karl-Heinz. Ne sachant que faire, elle est restée en vue du manoir de sire Frederick et a fini par voir Karl-Heinz, accompagné d'Alido, entrer. C'est là qu'elle les a rejoints.

Après avoir raconté son histoire et pris connaissance de ce qu'il s'est passé à Altdorf, Karl-Franz rassure Elsa : ils peuvent parler ouvertement à sire Frederick.
Ils retournent donc voir sire Frederick et font le point : ils recherchent Karl, enlevé par Jan. Jan, d'après le mot trouvé par Karl-Heinz et les informations déjà réunies, pourrait chercher Estlemann (il l'a trouvé) qui lui permettrait de trouver Ansel. Cet Ansel aurait peut-être le moyen de lui fournir un collier en vue d'une cérémonie.
A cette heure, Jan est sur la piste d'Ansel, ou l'a déjà trouvé.
Ansel, autrefois un loyal client d'Estlemann, est revenu de Marienbourg avec une horrible cicatrice sur le front, affreusement maigre et complètement fou. De la pointe de son épée, il a soutiré la liste des "clients spéciaux" d'Estlemann.
Jan a ensuite questionné hier Estlemann au sujet d'Ansel et a lui aussi récupéré cette liste.
Cette liste contient un certain nombre de personnages très influents. Et certaines de ces personnes sont mortes de la main de la Vengeance.
Comment Jan pourrait trouver Ansel avec les informations dont il dispose ?
L'hypothèse est que Ansel et la Vengeance ne feraient qu'un seul et même homme car la réapparition d'Ansel et l'obtention de la liste coïncide avec les premières manifestations de la Vengeance. De plus, la liste fournit des cibles idéales pour la Vengeance.
Quelles options sont possibles :
  • s'ouvrir à des personnes de la liste ? Comment, sous quel prétexte ? Sire Frederick ne fournira pas de lettre d'introduction pour eux car il ne souhaite pas que son nom soit mêlé à leurs agissements. D'autre part, leur influence les rend dangereux.
  • rester en surveillance ? Chez lequel, dans quel espoir ? Que la Vengeance frappe celui sous surveillance ? Cela reste très aléatoire.
  • retrouver la Vengeance ? Comment ? Karl-Heinz se souvient d'avoir au moins une piste, le vendeur d'emblème.

Traque de la Vengeance

La discussion est ouverte et ils finissent par opter pour la troisième solution en espérant que Ansel soit la Vengeance ou sinon qu'ils pourront alors le protéger de Jan si ce dernier a fait le même raisonnement.
Sire Frederick, très intéressé par toutes sortes d'informations d'intérêt, leur demande de lui faire un rapport sur leurs investigations et leur offre 20 couronnes chacun pour leurs besoins immédiats.

Enquête sur les emblèmes en fer blanc

Direction le quartier de l'Université, rue des Alchimistes, pour retrouver le vendeur d'emblèmes qui a fourni Karl-Heinz et Alido (après un passage chez un armurier ou Karl-Heinz s'arme jusqu'aux dents). Janis, le vendeur d'emblème reconnaît ses anciens clients - Elsa fait comme les autres et achète aussi son emblème - et parvient à leur soutirer de l'argent pour qu'il les guide jusqu'à son fournisseur.

Dans le quartier du Werksviertel, ils retrouvent le fondeur d'emblèmes. Il assure que, mis à part quelques faussaires, c'est lui qui a le monopole sur la fabrication des emblèmes de comètes bifides.
Alido demande si un vendeur à commandé à un moment un grand nombre d'emblèmes d'un coup.

Le fondeur indique qu'il sait exactement de qui il peut s'agir, ayant lui-même été surpris de l'identité du vendeur. Après avoir vendu son information, le fondeur explique qu'il s'agit de Christopher, qui œuvre sur la Kaiserplatz. Il était étonné lorsqu'il a commencé à commander de nombreuses pièces alors que la population du quartier n'est pas du genre à acheter de simples emblèmes en fer blanc. Elsa s'étonnant que ce ne soit pas de l'argent, comme le lui a vendu Janis, elle voit ce dernier s'éclipser discrètement.

La prochaine étape, le Palais Impérial.
Sur la route, alerté par Elsa, ils revoient un pigeon noir. Karl-Heinz explique à Elsa qu'il a l'air de les suivre car il l'a déjà vu à Altdorf. Est-ce le même ? Ils se séparent pour voir si le pigeon suit certains d'entre eux. Mais non, ils le perdent de vue.
Sur la Kaiserplatz, ils repèrent vite le bonimenteur.
Celui-ci s'inquiète de l'état de la main d'Alido et se propose très professionnellement de lui fournir de la teinture. Elle finit par en acheter pour aider la conversation, et ils doivent ajouter quelques pièces mais les informations semblent en valoir la peine.
Christopher indique qu'il doivent chercher le frère Axel :
Il les achète par poignées. Des cadeaux pour les enfants qui viennent au temple, qu'y dit. Faut les attirer tant qu'y sont jeunes, hein ? Moi, chuis Taaliste.
Frère Axel, grand, voûté, 'vec une cicatrice au front, y travaille au temple de Sigmar, le grand en bas de la rue. C'est un frère lai ou quèqu'chose comme ça.

Le temple de Sigmar, frère Hiltveld

Ils se rendent donc dans un bâtiment administratif du temple, à l'ordre de l'Enclume, où ils sont guidés vers un bureau obscur, au fond d'un couloir, encombré de paperasse. A l'intérieur, un moine les appelle - il les entendait faire des messes basses dans le couloir. C'est le frère Hiltveld, superviseur des laïcs, un individu portant des bésicles et un pendentif d'argent représentant une enclume.
Lorsqu'ils demandent des renseignements sur un frère Axel ou Ansel, il leur jette un regard suspicieux :
Et qui êtes-vous donc ? Encore des chasseurs de sorcières ? On ne dirait pas à vous voir.
Elsa essaie d'expliquer qu'ils sont de la famille, mais le moine, voyant leur allure, n'en croit pas un mot, il n'a d'ailleurs plus de famille. Elle tente alors de l'emberlificoter en parlant de la grande famille des collectionneurs, celle des vendeurs d'emblèmes. Frère Hiltvelt semble gober les balivernes d'Elsa.
Après tout, il est tellement bizarre, ça ne m'étonnerait pas !
Il leur explique qu'il ne l'a plus vu depuis hier et consent à leur donner son adresse - dans la rue Bromelhoff, dans le Reikerbahn, là où sont les théâtres.
Il leur demande de lui dire de revenir fissa au temple, il doit s'expliquer sur certaines choses à propos de ce que les répurgateurs cherchent.
En effet, ces derniers sont passés et ont dit que le frère Axel était un hérétique, membre d'un culte quelconque. Ils le voulaient pour l'interroger.
C'est bien le genre de choses où ce pauvre fou risquait de mettre les pieds.

mercredi 7 novembre 2018

En lettres de sang (9)

Peu importe qu'ils soient repérés, Alido détache la corde du puits de la place afin de l'utiliser dans un premier temps pour sortir Karl-Heinz de la cave d'Estlemann.

Ils cherchent ensuite des outils pour déplacer la poutre. A l'écurie adossée à l'auberge la plus proche, le Pigeon Hilare, Karl-Heinz négocie avec le garçon d'écurie, Justin, sa pelle. Comme le jeune garçon ne semble absolument pas faire confiance à Karl-Heinz, il refuse. Jusqu'à ce que ce dernier perde la tête : il donne tout ce qu'il a (presque 3 couronnes) pour le prêt d'une pelle et l'achat d'une hache. C'est une proposition que Justin ne peut pas refuser.

Karl-Heinz repart donc de l'écurie, en rage à l'idée de la poutre qui leur résiste. Alido le suit tout en essayant vainement de la calmer.
En outre, en descendant dans la cave, Alido, gênée par sa main blessée, se réceptionne maladroitement et se fait mal.
Entre un Karl-Heinz exténué et à bout de nerfs et une Alido handicapée pas sa main et diverses douleurs à droite et à gauche, il est toujours impossible de déplacer ce maudit bout de bois.
Karl-Heinz, en pleine nuit, en pleine ville, abandonne toute idée de discrétion et attaque la poutre à la hache.

Alido, qui ne peut le raisonner, fini par s'enfuir. Mais elle ne va pas loin : elle est arrêtée par trois répurgateurs qui lui demandent ce qu'elle cherchent chez Estlemann et si c'est elle qui l'a tué.
Elle avoue sans résistance et est alors accusée soit de meurtre, soit de complicité avec des cultes interdits ! On lui passe les menottes et ils remontent vers la cave d'Estlemann.

Là, trois autres répurgateurs, secondés par leur arbalète et leur capitaine, intiment à Karl-Heinz l'ordre de se rendre.
Dans un état second, celui-ci refuse. La réponse ne se fait pas attendre : le trait d'arbalète, qui n'est pas un trait de sommation, le manque.
Il crie qu'il est là pour la même raison qu'eux et leur demande... de l'aider à déplacer la poutre !
Surpris de la réaction du suspect, le capitaine demande à trois de ses hommes de descendre pour l'aider.
Là, ils parviennent enfin à déplacer la poutre et mettre à jour une trappe.
Le capitaine demande alors à nouveau à ses hommes d'appréhender Karl-Heinz mais subitement, le capitaine tombe dans la cave. Deux de ses acolytes regardent vers le ciel et tirent un trait d'arbalète. La confusion règne lorsque les hommes se mettent en position défensive et vont porter attention à leur capitaine.
Ils n'ont pas le temps d'évaluer la situation que des cris et des bruits se font entendre. Ils viennent d'une foule proche - mais silencieuse quelques secondes avant :
Les voilà ! Ce sont ces maudits fanatiques qui nous ont empêchés d'éteindre l'incendie ! À cause de vous nous n'avons plus de toit !
La foule ne fait pas dans la dentelle et va pour attaquer, avec bâtons, fourches et gros muscles, les chasseurs de sorcières qui relèvent leur capitaine, sonné, et font rapidement retraite, laissant sur place Alido et Karl-Heinz.

Ce dernier, dès le début de la confusion, avait ouvert la trappe et descendu par une échelle dans un conduit obscur. Une fois la foule ayant tourné le dos, Alido descend elle aussi le conduit.

Ils allument une lanterne. Karl-Heinz enlève les menottes d'Alido. Ils sont bien dans les égouts. Ils prennent la branche qui va vers le nord et trouvent effectivement la porte de fer rouillée. Mais elle est grande ouverte ! On l'a visiblement forcée à l'aide d'un levier. Le fer est tordu et la serrure endommagée. On entend de petits bruits de déplacement à l'intérieur.
La pièce comprend des étagères. Dans un coin, un rat est en train de déchiqueter un ouvrage. Il n'y a pas d'autres livres. Les étagères sont entièrement vides. Des dizaines d'empreintes de pas dans la poussière mènent à l'égout.
les clients d'Estlemann
Alido regarde directement les étagères de gauche dans l'espoir de trouver une liste. Celle-ci prend la forme de petites bandes de papier portant chacune un nom élégamment écrit. Sur certaines étagères, un nouveau nom a été collé par-dessus l'ancien. Il y a vingt-quatre noms en tout, que Alido prend avec elle.

Trouver un logement

Contents de leur trouvaille, il retournent à l'écurie rendre la pelle (et Karl-Heinz reprend une couronne laissée en gage) et surtout, se reposer.
La nuit est salutaire, cela faisait plus d'une quarantaine d'heures que Karl-Heinz n'avait pas pu dormir.

Bezahltag 11

Cinquième jour : matin

Dans la matinée, ils se rendent alors aux portes d'Altdorf pour quitter la ville et rejoindre la Croisade.
Celles-ci semblent particulièrement surveillées, la queue est importante, les sortants sont parfois interrogés et Alido croit remarquer que certains sont fouillés. Elle prend peur, notamment à cause du livre et des menottes qu'elle a sur elle et quitte la queue.

Karl-Heinz lui parle alors de Sire Frederick, l'homme à qui il devait se présenter en arrivant à Altdorf.
Ils recherchent son adresse, ce qui est étonnamment facile, l'homme, un haut dignitaire, semblant connu par beaucoup.

Le plus dur sera sans doute d'entrer, mais la majordome ne fait que peu d'histoire et en moins de dix minutes ils se retrouvent dans son cabinet de travail. Sire Frederick termine de lire un ancien manuscrit et demande ce qui les amène.
Karl-Heinz explique son histoire improbable du mieux qu'il le peut. Et tout aussi improbablement, Sire Frederick fait mine de le croire, expliquant qu'inventer une telle histoire serait la pire façon de se faire introduire chez lui sans preuve.
Son intérêt est piqué par le fait qu'ils suivent la Croisade et qu'ils lui parlent du culte de Nurgle dont Jan Vanderpeer semblerait être à la tête.

Enquête sur les noms d'Estlemann

Ils lui avouent que l'Enfant a été enlevé la veille au matin par Jan et qu'ils suivent sa trace qui mène pour le moment jusqu'à chez Estlemann (que Sire Frederick connaît de réputation). Jan et ses sbires lui ont fait avouer la liste de ses clients "spéciaux", ceux à qui il fournissait des articles interdits. Ils ont aussi pu mettre la main dessus et la présentent à Sire Fredrick :
Sont-ce là les clients préférés d'Estlemann ? Certains de ces noms... Eh bien ce sont des personnes très haut placées. Les chasseurs de sorcières pourraient... Heu, cela ne vous ennuie pas si je les recopie ? (Ils acquiescent) Hmm, ceux qui sont recouverts sont tous morts, du moins ceux que je connais. Celui-ci est mort de la main du célèbre redresseur de torts, la Vengeance de Sigmar, comme celui-là et... Sang de Sigmar ! Au moins six de ces hommes ont été tués et démasqués en tant que mutants ou serviteurs du Chaos par la Vengeance. Se pourrait-il qu'Estlemann soit de mèche avec... Non, impossible. Pourquoi aurait-il tué ses meilleurs clients ? Cela n'a aucun sens.

Concernant la Vengeance de Sigmar

Selon Sire Frederick, la Vengeance aurait frappé il y a environ un an. Il porte un masque noir qui recouvre le haut de son visage. Il laisse toujours un emblème de fer blanc représentant la comète à deux queues de Sigmar cloué au front de ses victimes, le même que celui que portent Karl-Heinz et Alido. Il a tué des riches comme des pauvres, des mutants comme des sorciers.

Réfléchissant tout haut sur l'identité de la Vengeance, Sire Frederick pense donc qu'il ne peut pas s'agir d'Estlemann. Que cherchait Jan chez ce dernier ? La liste de ses clients, tout comme Ansel qui, selon Estlemann, était revenu changé de Marienbourg un an plus tôt ? Or le papier pris à Jan portait aussi le nom d'Ansel. Quel est le lien entre Jan, Ansel, Estlemann et la Vengeance ?

jeudi 25 octobre 2018

En lettres de sang (8)

S'enfuir

La voie étant libre dans les escaliers, Karl-Heinz en profite pour descendre et essayer de quitter l'hospice. En bas, il atteint une porte sise à l'autre extrémité du couloir traversant le bâtiment. Il l'emprunte en courant et la ferme derrière lui. Elle aboutit sur un jardin clos. Paniqué, il essaie, vainement, de grimper la double-porte pour gagner la rue avant de se rendre compte qu'elle n'est que barrée. Il l'ouvre et file dans la rue, se postant avec une vue sur l'entrée, attendant Alido.
Mais cette dernière est plus prompte, pendant que le chef des répurgateurs ordonne bruyamment à ses sbires d'attraper le meurtrier d'Estlemann, elle parvient à se glisser hors de la pièce à leur nez et à leur barbe. Elle emprunte, tout comme Karl-Heinz, les escaliers déserts. Par contre, elle fuit directement par l'entrée principale sans pouvoir prendre les armes qu'ils ont laissées - elles ne sont pas visibles. Là, elle se rend directement chez Estlemann - avant même que Karl-Heinz ne soit posté à l'entrée.

Quatrième jour : soirée

Dans le quartier, deux immeubles, dont celui d'Estlemann, sont réduits en cendres. Un troisième est gravement endommagé et la foule s'occupe des dernières flammes maintenant que les répurgateurs les ont laissés tranquilles. Alido se joint à eux pour leur prêter main forte. Le voisinage est surpris de cette aide, mais ils ne rechignent pas devant des mains supplémentaires.

A l'hospice, Karl-Heinz ne voit personne sortir. Il s'approche alors de l'entrée laissée entrouverte, espérant récupérer ses armes. Mais il rebrousse aussitôt chemin en entendant les voix masculines des chasseurs de sorcières.
Deux d'entre eux quittent les lieux pendant que les autres restent sur place. Karl-Heinz abandonne Olga, sa hache, à contre-cœur pour les suivre. Il comprend vite qu'ils vont chez Estlemann. Il bifurque alors, prend un autre chemin et courre pour arriver avant eux.

La cache d'Estlemann

Devant les décombres fumants, ignorant le voisinage, il descend comme il peut dans la cave laissée à ciel ouvert. Il ne trouve ni trappe, ni entrée. Il quitte les lieux avant que les chasseurs de sorcières n'arrivent et Alido, qui l'avait vu, le rejoint. Ils font le point lorsqu'il remarque un étrange oiseau qu'il se souvient avoir déjà vu du côté de l'hospice : un pigeon sans doute, mais très sombre. Dans la nuit tombante, il semble noir comme un corbeau mais c'est son regard qui fait froid dans le dos : deux yeux rougeoyants transpercent Karl-Heinz.

Les répurgateurs n'arrivent pas. Ils partent dîner puis se résolvent alors à retourner discrètement dans la cave. La trappe ne semble pouvoir être placée que sous une table écrasée par une poutre fumante. Impossible de déplacer celle-ci, il faudrait trouver de quoi faire levier mais ici, tout est calciné. Alido ressort pour chercher quelque chose qui pourrait les aider pendant que Karl-Heinz reste sur place, figé de stupéfaction : le haut du chapeau d'un chasseur de sorcière disparaît derrière un toit de la maison d'en face. Ils sont repérés !

dimanche 30 septembre 2018

En lettres de sang (7)

Troisième jour : nuit

Alido réveille Karl-Heinz rapidement pour lui expliquer qu'il faudra... se réveiller tôt demain pour accompagner Karl à Altdorf. Puis elle va se coucher dans un chariot, ne se sentant pas en sécurité à côté de Karl-Heinz. Non pas à cause de ce dernier, mais à cause de la cible dont elle le croit affublé au milieu de son front !

Backertag 10

Quatrième jour : matin

C'est l'aube, Alido réveille Karl Heinz avec un seau d'eau. Il reste remarquablement calme, mais peu éveillé, et écoute les explications d'Alido sur ce qui est attendu de lui aujourd'hui.
Dans son état, c'est tout juste s'il remarque un rat crevé au pied de son lit et s'inquiète de son hygiène buccale altérée : de toutes façons, tout le monde pue de la gueule dans la Croisade !
Ils attendent de voir comment sont vêtus les gardes pour s'habiller, ne sachant pas si l'entrée dans Altdorf se fera ou non déguisée.

Sortie en douce

Dans la tente d'Helmut, lors du petit déjeuner, le plan est débattu au sein du Concile. Alido et Karl-Heinz prennent eux aussi la parole.
L'idée finalement définie est de quitter le campement discrètement par groupes de deux. Le premier groupe sera constitué de Jörg et d'un autre garde de Jan. Il ira réquisitionner un chariot et l'arrêter sur la route vers Carroburg. Le troisième groupe sera constitué de Jan et d'Alido, déguisés en marchands. Le quatrième sera un garde de Karl et Karl lui-même, enroulé dans une étoffe pour ne pas être vu.
Le chariot sera préparé à l'écart des croisés, sa tenture refaite pour que les gardes de murs d'Altdorf ne le repère pas (il transportera des rouleaux de velours rouge).
Le but est d'entrer dans Altdorf en cachant Karl, puis de l'amener au temple de Sigmar pour le révéler aux prêtres et aux fidèles.
Les 10 gardes (4 de Karl, 5 de Jan et Karl-Heinz) partiront en amont, se faisant passer pour un groupe de mercenaires venant de Carroburg descendant au marteau de Sigmar en attendant leur capitaine.
Le chariot du marchand de tissus, mené par le couple de marchands Alido et Jan, et un garde, devra se débrouiller pour arriver juste après, passer les portes et rejoindre les mercenaires.

Entrer dans Altdorf

L'exécution du plan est autre.
Déjà, Jan ne quitte pas le campement inaperçu puisqu'un homme doté d'un fort beau pustule ne manque pas de le saluer.
Mais c'est surtout un second couac qui devient gênant.
Les mercenaires - dont Karl-Heinz - sont surpris par l'interrogatoire assez poussé à l'entrée d'Altdorf et s'emmêlent dans leurs explications. Karl-Heinz indique notamment que la troupe arrive de Marienbourg, ce qui la rend de suite très suspecte - alors que les autres parlent de Carroburg. Ils sont donc mis à part de la queue et fouillés pendant que les marchands de tissu passent sans encombre.
Le chariot ou est dissimulé Karl s'arrête non loin sur la route, là où elle s'élargit un peu sous forme d'une place de marché, pour attendre les mercenaires.
Ceux-ci, une fois libérés, pressent le pas. Mais le trafic est intense par rapport à l’exiguïté de l'Austauschenstrasse. Karl-Heinz parvient à être le plus rapide et retrouve du regard la chariot.

Enlevé !

Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il aperçoit Alido tenter, sous les cris de peur des passants, d'asséner un coup de hache à Jan, qui saute du chariot.
De plus, Jörg est en train d'extraire du chariot la pièce d'étoffe dans laquelle est enroulé Karl.
Ne sachant pas pourquoi, mais pensant que Alido a sans doute une bonne raison de sortir son arme, il fait de même et se rue sur Jörg.
La foule, en panique et hurlante, commence à se disperser.
Mais Jan se dévoile en tant que sorcier : d'un geste, jurant au nom de Nurgle, il provoque l'envol de l'épée de Karl-Heinz de ses mains, redoublant les cris de la foule.
Cependant, certains ne laissent pas place nette, et même se dévoilent en sortant leurs armes pour prêter main forte à Jörg et Jan pour les uns, et bloquer les renforts pour les autres !
Alido, qui semble étrangement passive, voire perdue, est poussée dans les cordes, enfin plutôt les étals des marchands et se contente de se défendre et reprendre possession de l'épée de Karl-Heinz.
Jan finit par s'emparer de Karl et commence à prendre la fuite.
Karl-Heinz vient à bout de Jörg et semble se faire un plaisir sadique en l'achevant alors qu'il demande pitié.
Mais Jan s'éloigne et sa fuite est protégée par l'un des agresseurs présent dans la foule.
Karl-Heinz tente alors une manœuvre désespérée pour charger sur Jan et manque d'un cheveu de l'arrêter. Il ne parvient qu'à accrocher sa veste, qui laisse s'échapper un petit bout de papier d'une poche déchirée.
Ramassant rapidement le papier il se lance dans la poursuite de Jan mais, arrivé sur une placette, impossible de savoir par où il est passé. Dépité, il se cache à l'angle d'un bâtiment pour embusquer un second agresseur - ce dernier est d'ailleurs à deux doigts de lui planter son épée en plein dans le bide avant de mourir !

Le calme revenu. Alido, qui rend son épée à Karl-Heinz, trouve un gros lambeau de la toile de velours rouge qui enveloppait Karl sur le rebord de la margelle du puits central de la place. Il est ensanglanté. Est-ce le sang de Karl ou celui de Jan ? Ce dernier a-t-il seulement été blessé lors de l'enlèvement ? S'est-il enfuit dans le puits ou a-t-il laissé là une fausse piste ?

Alido et Karl-Heinz, affaiblis, fatigués et blessés, ont du mal à reprendre leurs esprits. Alido a notamment sa main droite - elle est droitière - endolorie, le pouce sans doute luxé, voire fracturé par un coup reçu pour la désarmer un peu plus tôt.
Les gardes de Karl arrivent enfin sur les lieux, menés par le sergent Lukas Ehrenstein, qui porte sur l'épaule un de ses hommes gravement blessé. Un autre garde supporte aussi un compagnon. Ils prennent la situation en main après avoir fait le point.
Alido explique que Jan s'est dévoilé en tant que serviteur de Nurgle et a enlevé Karl. C'était un guet-apens conclut Lukas. Eux aussi ont été arrêtés par les hommes de Jan et par d'autres surgis de la foule. Tout le monde s'est dispersé une fois Jan enfuit. Les quatre gardes de Karl sont tous sérieusement blessés.

Où Jan est-il allé ?

Lukas interroge un témoin moins apeuré que la moyenne, une sorte de dandy étrangement vêtu d'une botte à droite et une chaussure à gauche qui dit qu'il a vu un homme grassouillet portant en fardeau, ahanant, et vêtu avec un goût affreux, s'enfuir vers le Suderich, la marché aux poissons.

La note de Jan

Lukas déchiffre le papier qu'a trouvé Karl-Heinz :
Le sergent Lukas prend alors la décision de retourner avec ses hommes au camp. Il va rapporter au père Helmut et cacher la disparition de Karl pour ne pas que la Croisade se désunisse.
Dans le même temps, il ordonne à Alido et Karl-Heinz de retrouver l'Enfant, en commençant par enquêter sur cette note.

L'année du masque

Après l'attaque

Ils se séparent là et Karl-Heinz aperçoit l'enseigne d'un médecin juste sur la place. Quelle chance !
Même si un médecin est généralement dédaigneux pour tout ce qui touche à la traumatologie, l'or de Karl-Heinz adoucit le regard du Dr Schmitt !
Il prend donc soin des deux compères - et prend aussi soin à ce qu'ils ne répandent pas trop de sang dans son office.
En discutant, il semble qu'il connaisse un Estlemann de mauvaise réputation, un bouquiniste de la rue Hoffbann de la Schlafstadt, un quartier derrière les universités de droit, de l'autre côté du Reik. Il sait que certains de ses confrères ont pu dénicher chez lui des livres de médecine rare, mais certaines rumeurs insistantes disent qu'il n'hésite pas à vendre aussi des livres interdits.
Quant à Ansel, le nom étant beaucoup plus commun, il en connaît plusieurs. Karl-Heinz et Alido semblent plus intéressés lorsqu'il mentionne un apothicaire non loin du quartier des universités.
Sur le plan médical, il leur recommande, surtout à Alido, de se faire traiter plus avant que ce qu'il n'a fait qu'il considère juste comme de la médecine d'urgence.

Quatrième jour : après-midi

Une fois pansés ils passent de l'autre côté du majestueux Reik pour arriver dans le quartier des universités. C'est là qu'ils trouvent de nombreux apothicaires. Karl-Heinz les fait à la chaîne, en ayant oublié sa politesse à l'endroit ou son épée lui avait échappée des mains lors de l'embuscade.
A la troisième échoppe, l'apothicaire indique qu'il s'appelle bien Ansel Goetmann mais ne semble rien comprendre lorsque Karl-Heinz le questionne à propos d'Estlemann. Pensant qu'il n'obtiendra rien de lui, il sort et retrouve Alido dans la rue.

Ils se font bonimenter par un marchand d'emblèmes en argent - en réalité sans doute du fer-blanc - qui parvient à leur en vendre deux à l'image de la comète bifide - la même que le mystérieux Vengeur dont la main impitoyable sévit sur les sorciers et autres mutants de la ville - et un à la rose.
Ils se renseignent ensuite pour rejoindre la Schlafstadt non loin.

En plein milieu du quartier, une fumée noirâtre s'échappe au-dessus des toits. Arrivant rapidement sur place, ils se joignent à la chaîne humaine qui relie le puits à une maison en proie aux flammes. Les deux maisons mitoyennes menaçant de prendre feu elles aussi.

Chez Estlemann

Il s'agit de la maison d'Estlemann. Les gens du quartier sont divisés sur lui, certains pensent qu'il l'avait bien cherché, d'autres qu'il était plutôt gentil malgré sa réputation. En tout cas, il a été amené à l'hospice de Shallya, sans doute mal en point.
C'est alors qu'arrive sur les lieux un petit groupe de chasseurs de sorcières. Leur chef observe l'incendie avec une sinistre satisfaction avant d'interrompre Karl-Heinz qui voulait lui parler et de tirer son épée pour arrêter la brigade des seaux.
Laisse-la brûler.
Ses hommes font respecter son ordre mais les autochtones sont furieux qu'il les interdise de sauver leurs maisons. Karl-Heinz est retenu par Alido qui l'empêche de s'adresser au répurgateur. Elle parvient à le convaincre, non sans mal, de faire profil bas et de quitter les lieux pour rejoindre l'hospice.

Le temple et l'hôpital shalléens

Le temple et l'hôpital de Shallya se trouvent à l'orée du quartier de l'université. Il s'agit d'un bâtiment bas de marbre blanc relié à un hôpital à trois étages. Les deux édifices ont une entrée séparée. Alido et Karl-Heinz se dirigent donc vers l'hospice, entrent dans le vestibule et déposent leurs armes dans les mains des gardiens du temple.
Une sœur infirmière d'âge mûr, assise derrière un comptoir où est posé un grand registre, les reçoit. Lorsqu'ils demandent après Estlemann, elle dit :
Oh oui, il est là, le pauvre. Gravement brûlé et les deux jambes cassées. Nous l'avons installé au premier étage, dans l'unité des blessés. Êtes-vous parents ?
Silence gêné.
Alido avoue que non. Karl-Heinz glisse un sou dans le tronc et essaie de convaincre la sœur qu'il leur faut lui parler pour aider à attraper un cultiste sur lequel il a des informations.
Alido glisse elle une couronne dans le tronc et explique que son témoignage peut sauver un enfant. La sœur n'est pas dupe, mais vu le don, elle accepte qu'ils se fassent guider pour lui parler 5 minutes, pas plus, en présence d'une infirmière.

Ils montent donc à l'étage. Estlemann est dans une longue pièce pourvue de lits qui s'alignent le long des deux murs et de fenêtre donnant sur la cour. Des rideaux allant du sol au plafond et montés sur tringle séparent les lits les uns des autres. A cause d'eux, il est difficile de voir qui se trouve dans la pièce, mais les conversations ne sont sans doute que peu filtrées.
Les patients sont des hommes et des femmes souffrant de divers traumatismes : membres brisés, blessures d'épées, yeux crevés, etc. Des sœurs entrent et sortent constamment de la pièce.
En quelques sortent, s'ils continuent de la sorte, Karl-Heinz et Alido visitent ce qui pourrait être leur chambre pour la nuit !

Entretien avec Estlemann

Estlemann est alité au milieu de la pièce, du côté du mur intérieur. C'est le seul brûlé. Il est recouvert de bandages, en particulier aux mains, et ses deux jambes ont des attelles. Son visage est couvert de brûlures mineures et de baume. Il gémit à demi-inconscient mais finit par se réveiller brusquement et se trouve pris de terreur lorsqu'il voit Karl-Heinz. Il demande :
Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? J'ai déjà tout dit aux autres hommes ! Laissez-moi tranquille !
Lorsqu'il décrivent Jan pour savoir si c'est le chef des autres hommes, il acquiesce. Ce sont eux qui lui ont fait ça.
L'homme qui m'a brisé les jambes m'a forcé à lui donner la même liste qu'à Ansel. Tous mes clients spéciaux, passés et présents. Je n'avais pas le choix. Oh, ils ne me pardonneront jamais. Je les ai trahis, et deux fois !
Rebondissant sur ses dires, ils essaient de lui soutirer cette liste, mais il tourne autour du pot, affirme qu'il ne peut pas.

Chasseurs de sorcières !

Des cris se font alors entendre du couloir.
La sœur qui était avec eux les quitte précipitamment et va voir ce qu'il se passe.

Karl-Heinz fait de même en quittant la pièce par la porte du fond, laissant seule Alido. Il croise un gardien du temple qui va au devant du vacarme et il se poste, caché, à l'escalier opposé.

On entend de lourds bruits de pas et des sœurs shalléennes qui crient.
Vous ne pouvez pas entrer ! Vous n'avez aucune autorité ici !
Une rude voix masculine éructe :
Écartez-vous si vous ne voulez pas être accusées d'avoir donné refuge à un instrument du Chaos.
Estlemann pousse un cri aigu :
Les chasseurs de sorcières. Je suis perdu.
Il supplie Alido :
Tuez-moi ! Je vous donnerai la liste.
Surprise, hésitante et pressée par le temps, elle finit par promettre de le libérer de la torture s'il lui dit tout.
Il fouille maladroitement pour trouver une clé au bout d'une chaîne qu'il a autour du cou.
Prenez ça ! Dans ma cave, sous une table, se trouve une trappe. Descendez par la trappe et vous arriverez dans un égout. Suivez-le vers le nord jusqu'à une porte de fer qui semble scellée par la rouille. La clé ouvre la porte. Et dedans vous trouverez ma... réserve spéciale.
La troupe de répurgateurs pénètre dans la pièce. Il accélère, paniquant :
Les étagères de gauche portent les noms de mes clients. C'est là que je mets les livres que je garde pour... Oh, par les dieux ! Vite ! Tuez-moi ! Tuez-moi maintenant !
Alido tient sa promesse et lui tranche la gorge !
Elle tente maintenant de s'éclipser en passant sous les rideaux...

lundi 17 septembre 2018

En lettres de sang (6)

Alido commence par engueuler Karl-Franz car il n'a pas eu l'idée de suivre le garde de Jan, et bien sûr, celui-ci n'est plus visible dans le campement. Elsa reste elle aussi toujours invisible.

Ils s'entretiennent alors avec Helmut pour lui expliquer la conversation que Karl-Heinz vient de surprendre et qui jette la suspicion, sinon sur Jan, au moins sur l'un de ses hommes.
Helmut leur donne carte blanche pour poursuivre l'enquête et s'adresse à un sergent des hommes d'Eisenbach pour qu'il leur fournisse un blason - la ceinture bleue de Brighalter n'ayant plus de légitimité (le reste de l'uniforme étant le même : celui du Reikland). Avec cela, ils devraient pouvoir interroger les suspects.

L'enceinte de Karl étant maintenant montée, peut-être pour un petit bout de temps puisque le "siège" d'Altdorf commence, Alido et Karl-Franz décident d'abord de surveiller les entrées et les sorties dans l'espoir d'intercepter le garde.
Ce dernier finit par arriver, un paquet sous le bras.
Karl-Franz va à sa rencontre, l'air de rien et, en le croisant, lui subtilise son colis et s'enfuit en courant sous les insultes du garde qui abandonne la poursuite après quelques pas.
Il revient vers ses collègues, maudissant l'abruti qui lui a piqué leur dîner. Abruti qu'il dit avoir déjà vu dans l'enceinte.

Karl-Franz, à l'abri dans les sous-bois, ouvre fébrilement le pacson en prenant bien soin de ne pas retirer ses gants : il s'agit simplement de bidoche, deux gigot de dinde.
Il a beau regarder partout, rien de suspect, la viande semble relativement fraiche, pas de message caché.
De rage, il balance le tout contre un arbre, lave ses gants, et retourne au campement se faire à nouveau engueuler par Alido qui lui demande ce qu'il comptait vraiment trouver là-dedans. Le message, dit-elle, c'est le garde qui l'a transmis à Groff. Lorsqu'elle lui apprend que le garde l'a reconnu, il retourne dans les bois.
Il rassemble les cuisses et les essuie tant bien que mal, mais plus mal que bien, et les rempaquète.

Derrière le dais de l'enceinte, il jette le paquet espérant qu'il atterrisse près des gardes.
Alido, restée en poste à l'entrée de l'enceinte, voit la scène : le paquet atterrit non loin du feu, mais les gardes de Jan n'ont rien vu.

Karl-Heinz décide alors, lui qui a passé une nuit blanche, d'essayer d'entrer dans l'enceinte discrètement pour enfin dormir. Las, l'entreprise est un échec. Il est repéré, se dissimule sous un chariot, mais il finit par être pris en tenaille par deux des gardes qui commencent à le tabasser. Mais il fait profil bas, oublie tout honneur et demande pitié, avouant qu'il a volé la viande car il avait faim mais que, pris de remords, il leur avait renvoyé le colis.
Les deux gardes, accompagnés par un troisième, le conduisent manu-militari autour de leur foyer. Karl-Heinz finit par retrouver le paquet aux pieds de la tente.
Les trois gardes font cuire leur viande, invitant leur voleur à la manger d'abord. Malgré sa réticence, il n'a pas trop le choix et mange son ragoût accompagné d'une bière servie par ses gentils hôtes, dont le dénommé Jörg, le contact de Groff.

Troisième jour: fin d'après-midi

Une fois le dîner achevé avec ses nouveaux "amis", qui le laissent filer, il espère pouvoir dormir. Mais c'est encore raté : les trompettes résonnent à la sortir du camp et Alido l'emmène voir avec elle.

Une heure avant la fermeture des portes d'Altdorf, Helmut et Jan dirigent un grand rassemblement, s'adressant aux croisés et aux centaines d'habitants d'Altdorf qui sont venus voir à quoi rimait tout ce raffut.
Le rassemblement à pour cadre une sorte de grande kermesse, la Croisade fournissant la nourriture, la soupe et les boissons, ainsi que les jongleries, les acrobaties, la musique et les mystères mettant en scène Karl et Sigmar.
A nouveau, le son tonitruant des trompettes appelle les curieux et les dévots vers la scène. Helmut dit à la foule rassemblée qu'on a interdit à Karl d'entrer dans Altdorf. Les fidèles poussent un rugissement courroucé. Helmut les incite à la patience.
Viendra un temps où ils n'auront plus d'autre choix que de nous laisser entrer. En attendant, montrons à nos invités que nous sommes des hôtes prévenants. Montrons-leur la lumière qui éclaire nos vies.
Sur ce, Karl fait son apparition et fait son discours, transcendant immédiatement la foule en admiration, conquise et convertie.
Jan met fin au rassemblement, invitant les nouveaux convertis à ne pas se joindre tout de suite à la Croisade mais à retourner chez eux, parler à leurs épouses, à leurs voisins, à leurs marchands, à leurs prêtres afin de propager la Parole de Karl.
Alido craint que toutes ses personnes ne répandent surtout la peste que mentionnait Groff. Mais ils ne voient pas quoi faire, sauf rester non loin de Karl au cas où ses gardes failliraient.

Sur la route du retour vers l'enceinte, Alido et Karl-Franz captent une conversation entre Jan et le Père Helmut : ils vont se réunir ce soir dans la tente d'Helmut, à l'initiative de Jan.

Ils essaient alors de s'incruster parmi les gardes, mais sont priés - tout comme les autres gardes - de sortir de la tente pendant que le Concile se réunit : Karl, Helmut, Johannes Seibolt, Jan et Wilhelm Eisenbach.
Alido et Karl-Heinz restent au plus près de la tente pour essayer de capter la teneur de la réunion.
Jan suggère à Helmut qu'ils ne peuvent pas se permettre d'attendre que l'Empereur Heinrich les laisse entrer. Le campement sera bientôt à cours de nourriture, de boisson et d'espoir. Il propose de faire entrer subrepticement Karl en ville tandis que Helmut organise un autre rassemblement dans le camp pour détourner l'attention. Jan emmènera Karl au temple de Sigmar et l'exposera aux prêtres et à la foule. Ensuite, plus rien ne pourra l'arrêter. Helmut est rien moins qu'enthousiaste à cause des risques que représente ce plan, mais il en voit tout l'intérêt. Karl et Eisenbach sont d'accord avec Jan. Helmut accepte donc à contrecœur.

A la fin de la réunion, alors que Karl-Heinz réussit enfin à trouver sa couche, Alido parvient à s'entretenir avec le père Helmut. Ce dernier est déçu qu'Alido n'ait pu avancer dans l'enquête sur les Caliviari. Une maladresse d'Alido fait comprendre à Helmut qu'elle a espionné leur réunion, ce qu'elle avoue ouvertement lorsqu'il le lui fait remarquer : elle lui propose d'aller accompagner l'expédition du lendemain. Il accepte en effet car lui-même ne veut pas que les hommes de Jan soient en supériorité par rapport aux siens, au cas où Jan ait dans l'idée de tenter quelque chose, même s'il ne sait pas quoi exactement...

jeudi 23 août 2018

En lettres de sang (5)

A trois contre deux conducteurs, Karl-Heinz, Alido et Elsa devraient pouvoir avoir facilement le dessus, même s'il s'aperçoivent que les conducteurs sont armés et savent se battre.
Mais cela, c'était avant qu'Elsa n'aperçoive que les joueurs de cartes à l'arrière reviennent très vite avec des armes, dont des arbalètes, et un renfort passablement en rogne : Groff le boucher.
Prévenant rapidement les autres du danger, ils ne comprennent hélas pas tout de suite. Alors qu'Elsa bat en retraite, Karl-Heinz et Alido continuent dans un premier temps le combat. Karl-Heinz finit même par abattre l'un des cochers.
Les renforts demandent à Alido et Karl-Heinz de lâcher leurs armes.
Karl-Heinz finit par se rendre à l'évidence et s'enfuit en esquivant les traits d'arbalètes, suivi par Alido après un instant d'hésitation.
Ils ne sont pas poursuivis et Elsa est introuvable.
Que faire ?

Ils retournent discrètement pour essayer de surveiller ce qu'il se trame du côté de la roulotte. Que ce soit ensemble ou séparément, ils ne passent pas inaperçus et Groff finit, par précaution, par prendre avec lui un des gardes qui était dans la première roulotte.
Karl-Heinz tente d'attaquer la roulotte des Caliviari à l'aide d'une bombe incendiaire improvisée, mais la tentative ne donne rien : la bouteille qui atteint bien la bâche de la roulotte tombe au sol pendant que la mèche s'éteint lamentablement.
Alido finit par abandonner après qu'elle ait manqué de se faire surprendre derrière un arbre par deux des gardes qui en avaient assez d'être suivis. Elle était à deux doigts de se faire assommer, voir assassiner, par les deux sbires. Elle a alors trouvé plus sage de fuir rapidement vers la tête du convoi, parler au père Helmut.

Troisième jour : après-midi

Mais il est l'heure pour la Croisade de faire halte : les murs d'Altdorf sont en vue et le campement se fait dans les champs non loin des pieds des hauts murs de la capitale impériale !

Alido ne peut pas s'entretenir pour l'heure avec Helmut : le Concile est réuni car l'un des dignitaires d'Altdorf est venu au devant de la Croisade pour parlementer, accompagné de nombreux hallebardiers et également, depuis les murs, supporté par des arbalétriers.
Altdorf est sur les dents !

Groff vend la mèche

De son côté, Karl-Heinz revient après Alido et surprend, entre deux tentes qui se montent, une conversation inattendue et de fort mauvais augure entre Groff le boucher et un garde de Jan :
Groff : "Dis à Tobias que la soupe est prête. La mort s'est transformée en peste. Quand dois-je préparer le souper ?"
Le garde de Jan : "Je lui demanderai et vous dirai quand je viendrai chercher sa commande de viande."

mardi 26 juin 2018

En lettres de sang (4)

Troisième jour : matin

Éreintés et fourbus, le père Seibolt, Karl-Heinz et Elsa rejoignent le campement, le gant récupéré dans un sac porté par Karl-Heinz.
Les croisés semblent se préparer pour leur arrivée à Altdorf, enfilant leurs plus beaux atours et décorant leurs chariots à l'aide de bannières, de rubans, et de cœurs et de marteaux en papier. Ils sont d'humeur joyeuse, certains que Karl sera accueillis à bras ouverts.
L'humeur est par contre bien morose dans l'enceinte de Karl. La raison en est rapidement connue et le père Helmut leur explique. Le capitaine Brighalter est mort, suite à une mutation soudaine et particulièrement affreuse. La plupart de ses hommes ont fini dans le même état. Les autres sont mis en quarantaine pour au moins la journée - ce qui inclut donc Karl-Heinz et Alido.
Ils sont d'ailleurs mis à nu pour être inspectés.
Karl-Heinz se rase même le crâne lui-même pour permettre une inspection plus poussée.
Pendant que Karl-Heinz se rase, Alido aide le père Seibolt, plus très frais à cause de la fatigue, à interroger les souffleurs de verre car ils s'en tiennent toujours à l'histoire qu'ils ont raconté à Jan Vanderpeer.
Alido, en fouillant leurs vêtements, trouve sur chacun d'eux une broche surmontée d'une hyacinthe en coussin. Les deux bijoux, bien que non strictement identiques, ont sans doute été fabriqués par le même bijoutier.
Ne pouvant pas expliquer la présence de ce bijou de prix dans leurs affaires, ils finissent par avouer qu'ils ont été payés par un certain Jacopo, de la faction des Caliviari. Jacopo n'a pas voulu avertir la garde lui-même sous prétexte qu'il avait déjà eu des problèmes avec la garde. Mais la chose étant grave, il ne peut pas la passer sous silence. Il a payé alors les souffleurs de verre pour leur silence quant à l'origine de l'information.
Oswald pleure en avouant cela, étant sûr que cela n'avait pas d'importance, et n'osant plus revenir sur leurs déclarations ensuite.

Helmut envoie alors Alido, Karl-Heinz et deux lanciers pour arrêter Jacopo.
L'arrestation se déroule sans encombre majeur mais une fois le dénommé Jacopo menacé par Karl-Heinz d'être passé à la Question, celui-ci se perce le furoncle qui ornait sa lèvre.
Les conséquences sont quasiment immédiates et spectaculaires. Dans un spasme, il vomit un jet de sang sur Karl-Heinz. Du pus jaillit de son nez et de ses yeux et il commence à convulser.
Karl-Heinz n'attend pas plus longtemps : il se saisit d'Olga, sa hache, et le décapite promptement avant de vite se laver - tout comme le père Seibolt lui aussi éclaboussé - pour se débarrasser des fluides corrompus qui l'ont aspergé.

Jacopo étant mort sans avoir dit quoi que ce soit, ils n'ont plus de piste sérieuse. Helmut renvoie alors Karl-Heinz et Alido pour enquêter sur la faction des Caliviari, leur laissant carte blanche pour essayer de régler le problème.

Elsa, de son côté, n'assiste pas à tout cela et a quitté la tente une fois libérée.
Elle s'est rendue dans la roulotte des souffleurs de verre pour la fouiller de fond en comble.
Même une fois la croisade en route, elle réquisitionne, grâce au prestige de son uniforme, un croisé pour conduire le chariot et elle retourne à sa fouille systématique du chariot. A part la caisse, elle ne trouve rien de bien concluant jusqu'à ce qu'elle entende gronder Karl-Heinz qui passait non loin.
Heureux de la trouver, il lui demande de les accompagner pour faire tomber les Caliviari.

La nouvelle de la déchéance de Brighalter et de ses hommes n'étant pas encore rendue publique, les trois lascars peuvent encore profiter du prestige de leur uniforme pour se rendre dans une des roulottes des Caliviari et la perquisitionne.
Outre les deux conducteurs, trois personnes sont à l'intérieur à jouer aux cartes. La moitié de la roulotte est composée de couchettes. C'est l'autre partie de l'intérieur qui choque : il y a entassés là de nombreuses carcasses d'animaux. Certains - d'après l'odeur qui imprègne les hommes et les lieux - sont en état de maturation avancée !
Interrogés, les conducteurs indiquent que le chef de Caliviari est un certain Ditrich Naffdorfe, à quatre roulottes de là. Quant aux carcasses d'animaux variés, il s'agit simplement de la réserve de Groff, le boucher.
La situation s'envenime cependant vite lorsque Karl-Heinz leur indique qu'ils sont arrêtés. Les conducteurs refusent, il essaie d'en assommer un - doté d'un furoncle à la lèvre. Les trois joueurs de carte s'enfuient discrètement alors que les armes sortent de leur fourreau.

jeudi 14 juin 2018

En lettres de sang (3)

Deuxième jour : après-midi

A l'heure de la relève, Karl-Heinz glisse quelques mots à Elsa pour lui expliquer ce qu'il a trouvé le matin avant le départ. Elle lui demande la description des souffleurs de verre. Elle souhaite comprendre pourquoi ils l'ont prévenu lui.

Les souffleurs de verre, Lanfrank et son apprenti, Oswald, sont assez faciles à trouver. Elsa monte dans leur chariot et leur demande de raconter à nouveau l'histoire. Elle n'en tire rien de nouveau, sinon qu'ils ne semblent pas avoir vu le gant, car ils ne le mentionnent pas.
Cependant, en les quittant, elle croit surprendre une bribe de leur conversation : Oswald se demandent s'ils auraient dû parler aux gardes de la récompense qu'ils ont eu. Lanfrank le rassure en lui disant que ça n'aurait rien apporté aux gardes de Karl, alors que ça n'aurait pu leur donner que des ennuis.

Karl-Heinz et Elsa décident de parler de leurs trouvailles à Helmut. Ils se rendent en tête de colonne mais sont hélés par Ahmed. Le strigany veut remettre une superbe rapière à Karl-Heinz pour le remercier de ce qu'il a fait pour eux la veille. Malheureusement, celui qui semble être le vrai propriétaire de la rapière apparaît en courant, menaçant le strigany et le traitant de voleur. Ahmed laisse tomber l'épée et prend ses jambes à son cou.
Richement habillé, l'homme reconnaît Elsa et arrête sa course. Il s'agit d'un certain Balthasar, maquignon de Carroburg. Il récupère sa rapière, remerciant Karl-Heinz et n'omettant pas la bordée d'insultes d'usage envers les strigany.

Après cette rencontre impromptue, il parviennent finalement à rencontrer le père Helmut.
Ce dernier semble très surpris que les indices semblent mener au final vers le capitaine Brighalter : il a quitté la tente en pleine nuit, les traces d'un rituel maléfique ont été trouvées (mené sans doute par quelqu'un chaussé de lourdes bottes) et un gant militaire a été trouvé sur place alors que le capitaine ne porte pas les siens aujourd'hui !
Les cachotteries des souffleurs de verre laissent bien sûr planer un doute sur la réalité des indices accusant le capitaine, mais Helmut ne veut courir aucun risque. Il préfère faire arrêter préventivement le capitaine pour éviter qu'il ne s'en prenne à Karl maintenant que la Croisade touche Altdorf. Il sera toujours temps, si les accusations sont fausses, de le réhabiliter.
Karl-Heinz et Elsa insistent pour qu'il attende le lendemain, le temps de voir ce que le capitaine va faire le soir même. Mais le père Helmut refuse que l'Enfant joue le rôle de la chèvre.
Il demande à Karl-Heinz et à Elsa d'accompagner son assistant, le père Johannes Seibolt, sur les lieux du noir rituel. Le père Seibolt étant interrogateur de l'ordre de la Flamme Purificatrice, son rapport aura toute légitimité.
Elsa guide d'abord des hommes d'Eisenbach pour arrêter les souffleurs de verre pour être interrogés puis quittent le convoi à cheval pour revenir sur leurs pas. Ils sont cependant bien ralentis par le père Seibolt qui maîtrise mieux le voyage en diligence qu'à dos de cheval. Pendant ce court voyage, les relations entre le père Seibolt et Elsa sont inexistantes. Il ne daigne s'adresser qu'à Karl-Heinz.

Deuxième jour : nuit

Il fait bien nuit lorsqu'ils arrivent sur place. Rien n'a bougé. Le père Seibolt confirme qu'il s'agit d'un rituel lié aux sombres puissances, sans doute le Seigneur de la Pestilence. Il demande à Karl de ramasser le gant puis de brûler le reste. L'ancien bagnard doit avoir une ascendance chez les répurgateurs car la mise en œuvre et la réalisation du bûcher sont menées de main de maître.
La nuit est bien avancée et personne ne souhaite monter de camp. Il remontent donc vers la Croisade, de nuit et à pieds, en guidant leur chevaux par la bride, éclairés de la lanterne d'Elsa.

Du côté du camp de la Croisade, les souffleurs de verre sont mis en détention dans une tente avant d'être interrogés tandis qu'une réunion impromptue du Concile, sans le capitaine Brighalter, s'organise.
Alido intercepte le père Helmut avant qu'il ne s'y rende, demandant à y participer.
Le père Helmut lui explique qu'elle n'en a pas la légitimité, surtout en tant que soldat de Brighalter d'une part, et d'autre part car elle doit travailler pour lui discrètement.
Elle essaie tout de même de le convaincre de ne pas mettre le capitaine aux arrêts tout de suite. Il est sensible à ses arguments et promet qu'il les mettra sur la table devant les autres membres du Concile, bien que pour sa part, il refuse de laisser plus longtemps Karl sous la protection d'un potentiel traître.

Sans surprise, à la fin de la réunion, Jan Vanderpeer, encadré par des lanciers d'Eisenbach, s'en va arrêter le capitaine Brighalter. Dans la tente, le ton monte mais le capitaine est mis en résidence surveillé.
Pis que ça, ses hommes aussi sont arrêtés et rassemblés dans la tente des lanciers. Alido essaie de se faire discrète, mais les lanciers la repèrent. Elle tente une fuite mais est arrêtée par l'enclos de lin. Immobilisée et désarmée, elle rejoint donc les autres hommes.
Elle essaie de les faire parler sur ce qu'ils ont pu faire pour se retrouver là. Ils ressentent un grand sentiment d'injustice et semblent tous ignorer pourquoi ils sont là.

Bezahltag 9

Résignés, ils essaient de trouver le sommeil lorsque, au plus profond de la nuit, des cris réveillent Alido.
Dans l'obscurité de la tente, c'est le chaos. Les hommes semblent paniqués et forcent le passage vers l'extérieur.
Alido de son côté casse un lit de camp pour récupérer un gourdin improvisé, tente vainement de passer sous la tente et finit par se diriger prudemment vers la sortie.
Les hommes de Brighalter tentent de fuir mais Alido croit comprendre que certains, sinon tous, ont été victimes de mutations soudaines. Essayant de fuir, ils ne semblent pas en mesure de se battre et sont taillés en pièces par les lanciers. Ces derniers sont toutefois submergés et certains hommes parviennent à fuir. C'est le cas aussi d'Alido.
Elle se fait discrète mais ne quitte pas le camp, elle s'approche de la tente du père Helmut et aperçoit Nils. Elle attire son attention pour lui parler discrètement mais ce dernier, effrayé, prévient un portemarteau. Elle est donc à nouveau arrêtée et amenée dans la tente où les hommes survivants de Brighalter sont rassemblés, nus, tout comme les deux souffleurs de verre. Ils sont interrogés par Jan.

La mort de Krieger

Alido apprend surtout que la capitaine Brighalter est mort, victime lui aussi d'une mutation : un ignoble kyste, mouvant, s'est développé sur son épaule. Lorsqu'il a été tué il a même explosé, donnant naissance à une créature infâme qui a dû être massacrée !

Helmut se met à part avec Alido et la met également à nu afin de vérifier si elle n'a pas elle aussi subi de mutation. N'étant pas touchée, Alido est libérée. Pour justifier la libération, le père Helmut avoue à Jan qu'elle travaillait pour elle, ainsi qu'Elsa. Jan indique que les grands esprits se rencontrent : Karl-Heinz travaille pour lui dans le même but : confondre la secte du Chaos tentant l'infiltration de la Croisade.
Jan indique que les souffleurs de verre n'ont rien révélé de neuf.
La culpabilité de Brighalter et de certains de ses hommes a été établie par les mutations, preuve qu'il s'agissait d'adeptes du mal dont la malédiction de leur dieu s'est abattue sur eux ! Cependant, le père Helmut prend Alido à part pour lui expliquer que la mort du capitaine ne règle pas tout : ce que pense avoir entendu Elsa chez les souffleurs de verre doit être mis au clair. Devant leur silence, ils seront interrogés par un spécialiste, le père Seibolt, dès son retour. Mais il compte sur elle et Elsa pour aller au fond des choses...

jeudi 7 juin 2018

En lettres de sang (2)

Karl-Heinz, Alido et Elsa se retrouvent à la Paye de Karl autour d'une bière. Ils échangent chacun sur leur première journée, surtout concernant la rencontre de Karl-Heinz avec Jan Vanderpeer. L'intendant de Karl soupçonne le capitaine Brighalter de collusion avec les Puissances de la Ruine. Il lui a demandé d'enquêter.
Pendant leur discussion sur la marche à suivre, un homme, un certain Gregor, à l'accent étranger, prend une place à leur table. Impossible de trop savoir pourquoi, il a peut-être des vues sur Alido. Son apparence n'est pas celle d'un gueux. Il a une odeur corporelle plus forte que la moyenne du camp, ce qui est une petite performance et les intrigue.
Devant la froideur de l'accueil, Gregor finit par retourner au bar.
Ils décident qu'Alido quittera la taverne itinérante en premier en espérant que Gregor la suive pour le suivre à leur tour et voir ce qu'il manigance ; car ils sont convaincus que sa visite n'est pas sans arrières-pensées.

Des strigany loin de chez eux

Mais leurs conversations sont à nouveau interrompues par Ahmed, le strigany ayant déjà abordé Alido la veille. Il essaie de leur vendre cette fois des tourtes de viande de chien, ou un ressemelage de bottes.
Mais de l'agitation remue le camp ce qui provoque l'inquiétude de Ahmed. Laissant ses tourtes sur place - Elsa en profite pour en prendre une - il se rend précipitamment sur les lieux.
Une foule de croisés en colère s'en prend aux strigany. Ils les accusent d'héberger le vampire qui a attaqué Karl hier. Ils veulent fouiller de fond en comble les roulottes, certains de trouver sinon le cercueil du vampire, au moins de la "terre de cimetière" qui l'accompagne. Ali, un vieux strigany, qui pourrait être le père d'Ahmed, refuse de céder.
Karl-Heinz arrive au milieu de la foule de croisés et brandit sa hache Olga, profitant de son uniforme pour réclamer le calme. Ce qu'il obtient avec une certaine surprise et une certaine satisfaction. Il réclame alors auprès d'Ali le droit de fouiller les roulottes, lui glissant qu'il ne pourra pas retenir les Croisés bien longtemps sinon.
Ali marmonne, glisse quelques mots à sa femme, Suri, qui acquiesce, et il finit par céder. Karl-Heinz fouille donc, très en surface, la petite dizaine de roulottes, sans rien trouver.
La dernière est celle de la doyenne du clan, Madame Mira, une vieillarde pleine de grigris.
Karl-Heinz annonce qu'il n'y a rien. La foule crie que ça ne prouve rien, qu'il s'est sans doute caché ailleurs. Mais elle finit par se disperser, menaçant Ali, lui disant qu'il garderont l’œil sur lui et ses traîne-misère.

Dans un sourire édenté et un clin d’œil presque obscène, Madame Mira prend Karl-Heinz par l'épaule et lui propose de lui lire les lignes de la main. Après un instant d'hésitation, il accepte, mais reste très tendu, sur ses gardes. Ils s'enferment dans sa roulotte.
La voyante, prenant ses mains d'une manière presque sensuelle, dit qu'elle voit un lac noir, une dame dans un lac noir. Il faut s'en méfier car Karl-Heinz aura une vie brève, brutale, mais glorieuse.

Premier jour : nuit

Karl-Heinz rejoint ensuite Alido et Elsa, restées parmi les badauds et ils se rendent un peu à l'écart. Gregor ne les suit pas. Suspicieuse, Elsa inspecte sa tourte avant de finir par l'avaler.
Ils décident de se disperser pour cette nuit :
  • Karl-Heinz va essayer de surveiller la tente du capitaine Brighalter ;
  • Alido va tenter de retrouver le père Fochtenberger de son village ;
  • Elsa va surveiller du côté de l'auberge.
Du côté d'Alido, elle retrouve le père Fochtenberger. Ils discutent des derniers événements de leurs vies respectives depuis le passage de la Croisade à Pfeifeldorf qui a tout changé. Puis Alido évoque la mort jaune, prétextant vouloir des informations pour, soit-disant, l'herboriste du Concile. Elle souhaite l'avis du prêtre. Ce dernier dit que certains pensent que c'est l’œuvre des Sombres Puissances, mais ça n'a pas de sens selon lui. Avec toute la crasse et la misère de ce cloaque ambulant, a-t-on besoin d'invoquer une cause surnaturelle pour expliquer la maladie ?
Après la discussion, elle est la première à retrouver sa paillasse.

Pour une ancienne garde, qui a l'habitude de planquer en se montrant justement pour faire régner l'ordre, se planquer avec un air détaché, Elsa ne parvient pas à s'y faire. Cela la stresse et elle se sent comme un phare au milieu de la nuit. Du coup, elle abandonne vite son poste pour se coucher elle aussi.

Enfin, du côté de l'enceinte de Karl, Karl-Heinz se planque sous un chariot à l'arrière de la tente du capitaine, près de la tente des gardes de Jan. Il y a quelques allées et venues durant la nuit : des patrouilles de garde de Krieger et de lanciers d'Eisenbach partent et reviennent. Krieger lui-même semble avoir quitté sa tente, sans être vu par Karl-Heinz, et revient vers une heure du matin. Pour vite se coucher et émettre des ronflements sonores. Trois gardes du corps de Jan sortent alors du camp en riant et en emportant une bouteille. Du côté du corral, une jument est en train de mettre bas, sous le regard exultant d'Eisenbach. Sur ces entrefaites, la nuit est bien avancée. Karl-Heinz décide qu'il n'apprendra plus rien et qu'il a lui aussi besoin de sommeil.

Backertag 8

Deuxième jour : matin

Observations concernant le concile

Pendant le démontage, Karl-Heinz surprend la conversation entre deux gardes de Jan. L'un d'eux se demande ce que le capitaine Brighalter mijotait la nuit dernière, il l'a vu se promener à l'écart près des bois. Son compère lui dit de laisser le capitaine tranquille, il a beaucoup à penser et ne trouvait sans doute pas le sommeil.

Enquête dans les bois

Ayant peu dormi, Karl-Heinz cherche à voyager sans marcher. Il va sur l'arrière de la colonne et négocie une charrette pour finir sa nuit. Seulement, deux hommes finissent par le réveiller, sous prétexte qu'il est un homme de la garde personnelle et qu'ils ont trouvé un truc affolant dans les bois. Karl-Heinz essaie vainement de repousser les deux Croisés mais fini par les suivre dans les bois.
Les deux hommes ont l'air effrayé et laissent Karl-Heinz seul devant la scène qu'ils voulaient lui montrer.
Au centre d'une petite clairière se trouve un cercle composé de runes. Les runes sont noires et semblent onduler. En les inspectant de près, des dizaines de milliers de mouches en plein repas s'envolent en une immense nuée bourdonnante, révélant que les runes ont été tracées à l'aide d'excréments et d'une substance visqueuse.
Au milieu du cercle se trouve le cadavre d'un agneau. Il ne porte pas de blessure visible et semble être mort d'une horrible maladie. Il émet une atroce puanteur et sa tête est recouverte de furoncles rouges. En guise de sabots, il a de minuscules mains de bébé flétries.
Un gant est abandonné sur le sol près de l'agneau, souillé d'excréments et d'une matière gluante.
Imperturbable, Karl-Heinz l'inspecte du bout d'un bâton et laisse le tout sur place avant de retourner en marmonnant se coucher dans sa charrette, attendant la relève de la garde...

lundi 4 juin 2018

En lettres de sang (1)

L'heure de l'enfant

Premier jour : début de matinée

C'est finalement Alido qui doit prendre son service en matinée et Karl-Heinz est affecté pour l'après-midi.
Le temps de ranger le camp et harnacher les chevaux pour prendre la route, Alido et Karl-Heinz sont témoins d'une discussion agitée entre les chefs. Jan pense qu'ils ont assez de Croisés et veut précipiter le pas en direction d'Altdorf pour rencontrer le Grand Théogoniste Volkmar et l'Empereur Heinrich X. Sire Eisenbach est de l'avis de Jan. Il semble vouloir obtenir compensation de ses frais sitôt que possible. Helmut veut recruter dans chaque village pour qu'Altdorf voit leur puissance.
Mais Karl est du côté de Jan et d'Eisenbach, ce qui clôt le débat. Il veut lui aussi précipiter le pas en direction d'Altdorf. Il dit qu'il a eu une prémonition lui indiquant qu'il doit se rendre rapidement au Kislev pour empêcher une grande victoire du Chaos.

Premier jour : matin et après-midi

Alido se retrouve en toute tête de colonne, derrière 4 hommes et 1 femme, dont le porte-étendard, vêtue d'un uniforme usagé de l'armée du Reikland, agrémenté d'une large ceinture de toile bleue, la couleur de l'Enfant.
Elle est placée sous le commandement direct du capitaine Krieger Brighalter.
Elle passe sa matinée à côté d'une autre fille, marquée par une horrible cicatrice qui barre son visage, une certaine Elsa.

Suit le carrosse de Karl, qui embarque Helmut et le nouvel entrant, le père Johannes Seibolt. Le carrosse est gardé par 6 portemarteaux. Suivent des chevaliers d'Eisenbach, puis le coche de Jan Vanderpeer et ses gardes et enfin la voiture d'Eisenbach.
Le capitaine Brighalter, monté sur son destrier Tempête, va et vient le long de la colonne pour rétablir l'ordre.
La suite de la colonne est plus désorganisée, mais viennent d'abord ceux qui ont une place dans l'enceinte de Karl. On entend beaucoup de chants et de prières.

Ordres spéciaux

Tandis qu'Alido est en train de marcher, Helmut demande à la voir, elle et Elsa, en privé. Il leur explique qu'il a besoin de leur services car elles sont nouvelle dans la Croisade - il semble qu'Elsa l'aie rejointe à Carroburg - et qu'elles sont parfaites pour ce qu'il a besoin : elles ne sont pas encore liées à une secte ou une autre. Pour les anciens, leur loyauté entre hélas souvent en conflit car ils aiment tous Karl et veulent être uniques à ses yeux. Tant qu'ils seraient prêts à dénoncer en tant qu'adeptes du Chaos tous ceux auxquels ils pensent que Karl accorde plus d'affection qu'à eux.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : certaines sectes de la foule ont une attitude trouble et Helmut craint en la présence d'adeptes du Chaos.
Des chasseurs de sorcières qui avaient tenté d'infiltrer la Croisade ont été terrassés par une maladie fatale qui n'a contaminé personne d'autre. Certains la nomme la Mort Jaune. Ceux qui sont affectés sont en proie à une fièvre brûlante qui les assoiffe affreusement, tout en se trouvant incapable de vider leur vessie. La douleur que cette incapacité provoque est effroyable, mais les victimes ne peuvent s'empêcher de boire et leur état ne fait qu'empirer. Leur peau tourne au jaune et leur sueur empeste l'urine. Elles finissent par mourir de la fièvre, hallucinées et poussant des hurlements !
Helmut souhaite donc que les deux femmes puissent se renseigner à droite et à gauche pour savoir si cela pourrait avoir un lien avec une infiltration d'éléments liés au Chaos.
Alido demande si elle peut en parler à Karl-Heinz, une connaissance qui a rejoint la croisade en même temps qu'elle. Helmut a un moment d'hésitation sur la personne et accepte. Alido et Elsa se retrouvent donc compagnonnes, liées par cette preuve de confiance que semble leur laisser un haut responsable de la Croisade.

D'autres ordres

Karl-Heinz, lui, observe la scène de loin lorsqu'il est, presque au même moment, lui aussi alpagué par un responsable de la Croisade !
Il s'agit de Jan Vanderpeer qui se présente à lui comme l’intendant que personne n'aime mais dont le travail est indispensable.
Lui aussi lui explique qu'il le choisit car il vient d'arriver au service de Brighalter. Or il soupçonne le capitaine, un homme apprécié, d'être un traitre au service du Chaos !
Jan affirme avoir entendu des voix d'outre-tombe sortir de sa tente ainsi que d'étranges furoncles sur les lèvres de ses hommes. Comme le Concile est concerné par la présence potentielle de cultes chaotiques, il a fait le rapprochement et demande à Karl-Heinz de trouver des preuves et, s'il en a, de rapporter directement ses découvertes à Karl et Helmut. Ils n'accepteront pas les preuves, dit-il, si elles viennent de lui.
Il craint que le capitaine Brighalter ne prévoie de corrompre Karl ou de l'enlever pour le soumettre à quelque terrible rituel.
Karl-Heinz faisant partie des hommes du capitaine depuis ce matin et n'est pas encore affecté par ce qui se trame, il est parfaitement placé pour enquêter sur son unité.
Karl-Heinz accepte bien évidemment, pour le bien de l'Enfant.
Il commence alors à lier, du mieux qu'il le peut, étant un ours mal léché, conversation avec un de ses collègues pour prendre la température sur la capitaine.
L'homme apprécie la capitaine, le meilleur officier qu'il aie jamais servi. Honnête comme un jour de labeur et toujours prompt à demander à ce qu'ils aient leur solde.
Karl-Heinz est surpris de l'histoire du capitaine. Le soldat lui explique que quand il a rejoint la Croisade, ça ne plaisait pas à certains gars. Ils pensaient qu'il avait retourné sa veste. Après tout, ils étaient censés les arrêter. Le capitaine est un véritable adepte de Sigmar et il pense que s'il dit que c'est la réincarnation de Sigmar, ça lui va. Et si c'est vrai, on ne pourra pas dire qu'ils ont retourné leur veste. Ce sont plutôt tous les autres qui se trompent.

Au changement de garde, Alido et Karl-Heinz se glissent quelques mots, se donnant rendez-vous après le service à la Paye de Karl.

Dans les bonnes grâces de l'Enfant-Dieu

Pendant la garde de Karl-Heinz, Karl fait son apparition devant ses gardes, à cause de l'appel de la nature. Le temps de retourner à son carrosse, il s'adresse à son nouveau garde, Karl-Heinz.
Tel un enfant impressionné, il saoule Karl-Heinz de questions : a-t-il déjà tués des créatures monstrueuses, laquelle était la plus grosse, a-t-il déjà vu un dragon ?
Karl-Heinz est fier de pouvoir lui montrer ses cicatrices et il parle quelques instant d'une rencontre avec un vampire.
L'Enfant lui raconte ensuite qu'il a vécu lui aussi une aventure, lorsqu'il a été enlevé dans un orphelinat et qu'il a échappé à ses ravisseurs.
Avant que Karl-Heinz ne puisse obtenir des réponses à ses questions, Jan apparaît et le renvoie à sa leçon.
Karl prend un air renfrogné mais s'exécute docilement, tout en glissant avant de rentrer dans son carrosse qu'il n'aurait préféré pas se rendre à Altdorf, mais au Kislev. Il a eu une vision d'un grand danger venant du nord et du Kislev. Il doit l'arrêter sans plus tarder.
Autant l'Enfant était naturel lorsqu'il questionnait Karl-Heinz et lorsqu'il mentionnait son enlèvement, autant Karl-Heinz avait l'impression que lors du passage sur Kislev, il ne l'était pas tant que cela... Étrange.
Mais cette fois c'est Helmut qui empêche toute nouvelle discussion, depuis le seuil du coche :
Vous allez rencontrer le grand théogoniste dans quelques jours, Monseigneur. De quoi aurez-vous l'air si vous ne connaissez pas votre catéchisme ?

Alors que Karl-Heinz tente de retrouver Alido et se dirige vers l'arrière de la colonne, il remarque une jeune paysanne dépenaillée affligée d'un furoncle à la lèvre qui semble le suivre.
Il l'interpelle ce qui provoque sa fuite. Il court après elle mais elle est trop agile pour lui et disparaît vite dans la foule.
Maintenant sur ses gardes, il ne remarque rien jusqu'à arriver à la Paye de Karl.

jeudi 17 mai 2018

La Croisade de l'Enfant (5)

Ignorant les coups portés par le capitaine, la monstrueuse créature bouscule tout et se rue sur l'enfant.
Helmut crie, pensant la dernière heure arrivée pour le petit.
Mais la bête ne tue pas Karl. Au lieu de cela, elle le soulève et le prend sous son bras.

Voyant qu'il n'y a pas d'issue pour elle, Kaciel se retire discrètement dans les ombres.

De sa main libre, la créature se rapproche du centre de la tente et, faisant preuve d'une puissance colossale, commence à arracher le poteau central.
Les prières du père Helmut et les attaques des trois soldats l'affaiblissent, mais elle ne lâche pas sa proie.

Profitant des mouvements désordonnés de la tente, Alido rameute quelques gardes de la périphérie vers le centre. Elle est la première à arriver et se glisse à l'intérieur.
Sans montrer aucune peur devant la scène qui se déroule sous ses yeux, elle se joint aux soldats pour délivrer Karl.

Alors que les cordes reliées au poteaux rompent les unes après les autres, la tente s'affaisse sur elle-même, prenant tous les participants au piège.

Malgré la toile de tente, le capitaine semble à nouveau porter un coup à la créature, à moins que ce ne soit Alido et celle-ci disparaît, se volatilise. Alido croit apercevoir une légère brume.
Après un moment de panique, on se rend compte que Karl, lui, est toujours là, sain et sauf.

Le capitaine remercie Alido lorsqu'un certain Jan Vanderpeer entre en scène, encadré de deux gardes du corps. Il est paniqué pour la santé de l'Enfant et demande qui a voulu le tuer.
On le corrige vite en lui expliquant qu'une créature de la nuit était apparue. Elle n'avait pas voulu tuer Karl, mais l'enlever. Dans quel but ? Tous l'ignorent.

Sur ce, d'un air ébahi, arrive Karl-Heinz qui, faute de goule à pourchasser, est venu voir ce qu'il se passait ici. Il retrouve Alido et les deux se font, sans autre forme de procès, enrôler dans la garde de Karl : ils ont l'air de combattants, Alido n'a pas eu peur pour aider face au monstre et il faut remplacer les nombreux morts faits par l'attaque.

Karl remercie bien bas Alido pour son courage et salue Karl-Heinz avant de partir en compagnie d'Helmut, à l'abri vers la tente de Jan. Pendant ce temps, le capitaine organise ses hommes pour qu'ils puissent rapidement lui faire un point de la situation.

Survient ensuite le père Seibolt, accompagné de son novice, Nils, qui viennent aussi prendre des nouvelles de Karl. Stupéfait en apercevant Alido, le père Seibolt s'apprêtait sans doute à cracher son venin sur elle mais s'arrête bien vite en comprenant qu'elle a été engagée dans la garde et a joué un rôle dans le fait que le petit soit toujours en vie. Il ravale sa rancœur, mais son expression montre que c'est sans doute pour la resservir plus tard.

Le rapport des hommes du capitaine Brighalter fait état de nombreuses pertes, y compris dans la garde rapprochée. Ils ont été pris par revers, et la majorité des hommes d'un certain sire Eisenbach se trouvaient à protéger le côté forêt alors que le gros des assaillants, des goules et zombies déguisés en croisés, sont passés par le côté opposé. L'attaque a pris fin sitôt le monstre disparu, sauf quelques goules encore trop occupées à dévorer les cadavres.

Alido et Karl-Heinz sont conduits dans une des tentes des gardes où ils sont seuls, mais celle-ci est, étrangement, gardée par un hallebardier. Ils sont embauchés, mais visiblement pas au même titre que les autres. On leur demande toutefois s'ils ont besoin d'un équipement à récupérer sur ceux qui sont tombés.
Alido fait un point rapide à Karl-Heinz pour lui expliquer qui est le père Seibolt lorsque Nils se présente à leur tente. Il semble surpris que son père se soit laissé entraîner par l'aura de Karl alors qu'il était venu pour enquêter sur ce qu'il appelait une hérésie et il demande son avis à Alido. Il semble déçu par sa réponse et repart la tête basse.

Marktag 7


La nuit laisse place au jour et le camp se met en branle. Un uniforme est donné à Karl-Heinz et à Alido. Karl-Heinz est réquisitionné pour accompagner la garde du matin, Alido est prévue pour l'après-midi...

dimanche 15 avril 2018

La Croisade de l'Enfant (4)

Une nuit en enfer

La réapparition de Karl-Heintz

Que devenait Karl-Heinz qui a bifurqué pour protéger Ernest Blancport vers la Tour de Bergmann ?
Il va bien, merci.
Le voyage jusqu'à la tour s'étant déroulé sans encombres, il a fini par être lassé d'être, comme les autres personnels accompagnant les érudits, mis à l'écart de la tour dans des bâtiments séparés.
Lorsque Ernest a fini par lui annoncer comment cet endroit était formidable et son désir de prolonger plus longtemps son séjour, il a décidé de repartir vers Altdorf, pour un peu plus d'action.
Rejoignant la route et traversant les villages dans le sillage de la croisade, il finit enfin par la rejoindre tard en soirée - sans avoir profité de son voyage solitaire pour lier connaissance avec des retardataires qu'il a pu croiser ou dépasser et s'informer un tant soit peu de la composition du camp.
Il arrive donc étonné devant l'ampleur du campement.
Interrogeant quelques personnes ça et là sur la présence d'un ogre Wendigo, il est dirigé vers le centre de la croisade.

Il fait nuit noire lorsqu'il arrive au centre névralgique de la croisade. Les gardes commençaient à l'envoyer balader lorsque l'alerte est donnée : le camp est attaqué !
Un groupe d'hommes bien armés quitte l'enceinte centrale vers la forêt à l'est d'où provient l'attaque. Il commence à les suivre lorsque les guerriers renvoient vers le centre celui qu'ils voient sans doute comme un poids mort.
Il y retourne lorsqu'il est interpellé par Alido. Peinant à la reconnaître, elle lui explique très brièvement la situation : la croisade est attaquée par des non-morts : de nombreux zombies et goules.

Parlementant avec un archer, ils entrent dans le campement, suivis dans l'ombre par Kaciel.

Ils se rendent à l'est pour aider aux défenses.

Kaciel, elle, se rend vers la tente centrale, observant, tapie dans les ombres.

Goules


Karl-Heintz, avide de combat, quitte les limites de l'enceinte pour se battre au corps-à-corps avec les goules qu'il peut repérer. La tâche est ardue car elles sont déguisées pour se faire passer pour des croisés, choses aisée tant certains sont d'apparence pour le moins décharnée et dépenaillée...
A l'extérieur de l'enceinte, les goules massacrent les croisés, semblant ne pas s'intéresser à pénétrer directement dans le camp, en tout cas pour le moment.

Mais c'est une goule qui surprend Karl-Heinz.
Heureusement, Alido la distrait en l'éraflant d'un trait d'arbalète. La goule se jette cependant sur Karl-Heinz, le mettant à terre et manquant de l'éborgner. L'homme de main se relève, se défend et la goule finit par tomber, aidée par les traits d'Alido et les flèches des archers.

Pendant qu'il se rue sur une autre goule en train de dévorer un croisé, goule qu'il finit par vaincre même s'il se tord douloureusement le pied dans la lutte, une chauve-souris géante, ignorée par tous, vole vers la tente de Karl.

Orlock le Fou

Tous en fait ne l'ignorent pas, Kaciel la repère.
La chauve-souris déchire la grande tente par son sommet et s'y engouffre.
Kaciel décide d'entrer discrètement dans la tente par une ouverture qu'elle pratique au couteau.
Lorsqu'elle passe la tête, un garde vole littéralement et tombe groggy juste à côté d'elle.
Elle semble souhaiter rester discrète et laisse le garde se remettre lentement, pestant de ne pouvoir pénétrer dans la tente.
A moins que ce ne soit ce qu'elle voit qui la retient : pas de trace de chauve-souris, mais à la place une créature inhumaine, grande comme presque deux hommes, qui est sans doute la chauve-souris transformée en ce qui s'apparente entre le croisement improbable entre un géant et une chauve-souris, surtout par ses long bras qui, avec des mains griffues, tombent jusqu'au sol.
La créature a une force surhumaine, elle vient de jeter au loin deux gardes, puis un troisième.
un capitaine à la rescousse
A l'intérieur, Karl, effrayé mais pas paniqué, n'est plus séparé par la créature que par garde. Helmut psalmodie des prières pour redonner courage aux quelques gardes. Un capitaine est cependant le seul à se mettre en position offensive - les autres défendant soit l'Enfant, soit Helmut.
Il manie bien les armes et entaille profondément la hanche du monstre.
Ce dernier l'ignore pour le moment et concentre ses effort pour atteindre Karl...