lundi 10 décembre 2018

En lettres de sang (10)

Pendant l'entretien, Sire Frederick est interrompu par son majordome qui lui glisse quelques mots.
Faites-la donc entrer lui répond Frederick
Le majordome fait donc entrer... Elsa Sternädler !
Elsa entre, elle a l'air fatiguée et n'a pas très bonne mine.
Après un moment de surprise créé par les retrouvailles inattendues, sire Frederick reprend la parole :
Voilà pourquoi, monsieur Rummenigge, j'ai cru si facilement à votre histoire invraisemblable. Madame Sternädler a servi de caution car elle m'a annoncé il y a quelques heures qu'elle vous cherchait - et accessoirement aussi parce que je connais effectivement personnellement Herr Schmidt à l'ambassade de Marienbourg !
La confusion règne encore pendant quelques minutes entre Karl-Heinz et Alido qui parlent ouvertement devant sire Frederick de ce qu'il se passe autour de la Croisade et Elsa qui est rétive à desserrer les lèvres et demande à se laver de peur d'être contaminée par une quelconque maladie.
Moment de silence gêné de sire Frederick qui se recule quelque peu et propose une nouvelle entrevue dans l'après-midi, le temps qu'Elsa se purifie et qu'ils puissent faire le point ensemble.

Les trois croisés partent donc aux bains municipaux et Elsa prend une cabine privée, espérant ainsi ne pas infecter l'eau. Elle et se nettoie soigneusement et s'oint d'huiles. Elle commence à se sentir soulagée, ses nausées se calment.

Cinquième jour : après-midi

A la sortie des bains, elle raconte plus en détails ce qu'elle a vécu ces dernières vingt-quatre heures.
Lorsqu'elle a battu en retraite du combat face aux Caliviari à cause de l'arrivée de renforts, dont Groff, elle pensait que les autres la suivrait. Elle a été rattrapée par deux hommes du boucher et transbahutée dans la boucherie ambulante.
Le soir, Groff s'est amusé à la nourrir mais aussi à l'embrasser goulûment, sans pourtant que cela ne semble en réalité l'exciter.
En fait, plus les heures passaient, plus elle se sentait mal.
Groff l'a questionnée mais était déçu de ses réponses.
Lui, par contre, était beaucoup plus disert au fur et à mesure que l'état d'Elsa empirait - en tout cas c'est ce qu'elle lui faisait croire.

Il lui a donc raconté que Tobias, qui est le vrai nom de Jan, envisageait d'enlever Karl à Altdorf. Il doit emmener Karl à Ruprecht.Par ailleurs, Groff a le moyen de transmettre la peste jaune aux habitants.
Ruprecht a l'intention de ramener Karl à Altdorf et de lui faire "soigner" l'épidémie. En réalité les soins viendront de Ruprecht, mais le peuple croira que le miracle vient de Karl, ce qui constituera la preuve finale de son caractère divin. Dans sa gratitude, le peuple de la cité sauvée le couronnera en tant qu'empereur, Ruprecht faisant office d'éminence grise.
Mais qui est Ruprecht au fait ? Groff n'en est pas tout à fait sûr, mais il pense qu'il pourrait s'agir du maître de Tobias.
Elle s'est ensuite échappée des griffes de Groff en le faisant flamber dans un incendie et a décidé d'entrer directement à Altdorf pour retrouver Karl. Elle pense se renseigner chez sire Frederick qui, lui avait dit Karl-Heinz, était son contact à Altdorf. Là-bas, aucune nouvelle de Karl-Heinz. Ne sachant que faire, elle est restée en vue du manoir de sire Frederick et a fini par voir Karl-Heinz, accompagné d'Alido, entrer. C'est là qu'elle les a rejoints.

Après avoir raconté son histoire et pris connaissance de ce qu'il s'est passé à Altdorf, Karl-Franz rassure Elsa : ils peuvent parler ouvertement à sire Frederick.
Ils retournent donc voir sire Frederick et font le point : ils recherchent Karl, enlevé par Jan. Jan, d'après le mot trouvé par Karl-Heinz et les informations déjà réunies, pourrait chercher Estlemann (il l'a trouvé) qui lui permettrait de trouver Ansel. Cet Ansel aurait peut-être le moyen de lui fournir un collier en vue d'une cérémonie.
A cette heure, Jan est sur la piste d'Ansel, ou l'a déjà trouvé.
Ansel, autrefois un loyal client d'Estlemann, est revenu de Marienbourg avec une horrible cicatrice sur le front, affreusement maigre et complètement fou. De la pointe de son épée, il a soutiré la liste des "clients spéciaux" d'Estlemann.
Jan a ensuite questionné hier Estlemann au sujet d'Ansel et a lui aussi récupéré cette liste.
Cette liste contient un certain nombre de personnages très influents. Et certaines de ces personnes sont mortes de la main de la Vengeance.
Comment Jan pourrait trouver Ansel avec les informations dont il dispose ?
L'hypothèse est que Ansel et la Vengeance ne feraient qu'un seul et même homme car la réapparition d'Ansel et l'obtention de la liste coïncide avec les premières manifestations de la Vengeance. De plus, la liste fournit des cibles idéales pour la Vengeance.
Quelles options sont possibles :
  • s'ouvrir à des personnes de la liste ? Comment, sous quel prétexte ? Sire Frederick ne fournira pas de lettre d'introduction pour eux car il ne souhaite pas que son nom soit mêlé à leurs agissements. D'autre part, leur influence les rend dangereux.
  • rester en surveillance ? Chez lequel, dans quel espoir ? Que la Vengeance frappe celui sous surveillance ? Cela reste très aléatoire.
  • retrouver la Vengeance ? Comment ? Karl-Heinz se souvient d'avoir au moins une piste, le vendeur d'emblème.

Traque de la Vengeance

La discussion est ouverte et ils finissent par opter pour la troisième solution en espérant que Ansel soit la Vengeance ou sinon qu'ils pourront alors le protéger de Jan si ce dernier a fait le même raisonnement.
Sire Frederick, très intéressé par toutes sortes d'informations d'intérêt, leur demande de lui faire un rapport sur leurs investigations et leur offre 20 couronnes chacun pour leurs besoins immédiats.

Enquête sur les emblèmes en fer blanc

Direction le quartier de l'Université, rue des Alchimistes, pour retrouver le vendeur d'emblèmes qui a fourni Karl-Heinz et Alido (après un passage chez un armurier ou Karl-Heinz s'arme jusqu'aux dents). Janis, le vendeur d'emblème reconnaît ses anciens clients - Elsa fait comme les autres et achète aussi son emblème - et parvient à leur soutirer de l'argent pour qu'il les guide jusqu'à son fournisseur.

Dans le quartier du Werksviertel, ils retrouvent le fondeur d'emblèmes. Il assure que, mis à part quelques faussaires, c'est lui qui a le monopole sur la fabrication des emblèmes de comètes bifides.
Alido demande si un vendeur à commandé à un moment un grand nombre d'emblèmes d'un coup.

Le fondeur indique qu'il sait exactement de qui il peut s'agir, ayant lui-même été surpris de l'identité du vendeur. Après avoir vendu son information, le fondeur explique qu'il s'agit de Christopher, qui œuvre sur la Kaiserplatz. Il était étonné lorsqu'il a commencé à commander de nombreuses pièces alors que la population du quartier n'est pas du genre à acheter de simples emblèmes en fer blanc. Elsa s'étonnant que ce ne soit pas de l'argent, comme le lui a vendu Janis, elle voit ce dernier s'éclipser discrètement.

La prochaine étape, le Palais Impérial.
Sur la route, alerté par Elsa, ils revoient un pigeon noir. Karl-Heinz explique à Elsa qu'il a l'air de les suivre car il l'a déjà vu à Altdorf. Est-ce le même ? Ils se séparent pour voir si le pigeon suit certains d'entre eux. Mais non, ils le perdent de vue.
Sur la Kaiserplatz, ils repèrent vite le bonimenteur.
Celui-ci s'inquiète de l'état de la main d'Alido et se propose très professionnellement de lui fournir de la teinture. Elle finit par en acheter pour aider la conversation, et ils doivent ajouter quelques pièces mais les informations semblent en valoir la peine.
Christopher indique qu'il doivent chercher le frère Axel :
Il les achète par poignées. Des cadeaux pour les enfants qui viennent au temple, qu'y dit. Faut les attirer tant qu'y sont jeunes, hein ? Moi, chuis Taaliste.
Frère Axel, grand, voûté, 'vec une cicatrice au front, y travaille au temple de Sigmar, le grand en bas de la rue. C'est un frère lai ou quèqu'chose comme ça.

Le temple de Sigmar, frère Hiltveld

Ils se rendent donc dans un bâtiment administratif du temple, à l'ordre de l'Enclume, où ils sont guidés vers un bureau obscur, au fond d'un couloir, encombré de paperasse. A l'intérieur, un moine les appelle - il les entendait faire des messes basses dans le couloir. C'est le frère Hiltveld, superviseur des laïcs, un individu portant des bésicles et un pendentif d'argent représentant une enclume.
Lorsqu'ils demandent des renseignements sur un frère Axel ou Ansel, il leur jette un regard suspicieux :
Et qui êtes-vous donc ? Encore des chasseurs de sorcières ? On ne dirait pas à vous voir.
Elsa essaie d'expliquer qu'ils sont de la famille, mais le moine, voyant leur allure, n'en croit pas un mot, il n'a d'ailleurs plus de famille. Elle tente alors de l'emberlificoter en parlant de la grande famille des collectionneurs, celle des vendeurs d'emblèmes. Frère Hiltvelt semble gober les balivernes d'Elsa.
Après tout, il est tellement bizarre, ça ne m'étonnerait pas !
Il leur explique qu'il ne l'a plus vu depuis hier et consent à leur donner son adresse - dans la rue Bromelhoff, dans le Reikerbahn, là où sont les théâtres.
Il leur demande de lui dire de revenir fissa au temple, il doit s'expliquer sur certaines choses à propos de ce que les répurgateurs cherchent.
En effet, ces derniers sont passés et ont dit que le frère Axel était un hérétique, membre d'un culte quelconque. Ils le voulaient pour l'interroger.
C'est bien le genre de choses où ce pauvre fou risquait de mettre les pieds.

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