jeudi 14 septembre 2023

La mauvaise mine


Ahmat finit par arriver dans la cour de Didrit. Questionné, il avoue avoir crevé les yeux des enfants. C'est pour eux un sacrifice mais aussi une chance. Au Paradis, ils seront à la droite de Notre Dame de la Veine. Didrit est fâché qu'il ait maltraité ses esclaves et lui promet le même traitement s'il venait à recommencer. Il lui donne d'ailleurs une semaine pour lui permettre de voir les enfants. Au final, Ahmat n'est donc que réprimandé.
Ahmed de son côté indique qu'il n'a rien contre lui par rapport à l'incendie.
Ionor, elle, indique à Ahmed ne détecte aucun flux magique anormal entourant l'abbé.

Une fois l'abbé parti, ils vont à la mine retrouver Rachid. Le frère d'Aisha explique avoir appris que Ahmat était parti furieux pour aller voir Didrit, et qu'il est revenu encore plus furieux, promettant des représailles. Il n'est au courant de personne ayant quitté le camp avant l'incendie.
Rachid est bavard, maintenant que le secret des mineurs sur les enfants privés de leur yeux est levé, il accepte, plein de remords, d'avouer savoir que les premiers enfants n'étaient pas des esclaves, mais bien ceux enlevés au village. Tout le monde le sait, personne n'en parle, c'est tabou. C'est le prix du succès de la mine qu'ils ont tacitement accepté.
Interrogé sur la question de sorcellerie que pratiquerait Ahmat, il explique n'avoir rien vu d'étrange à ce sujet. Par contre Ahmat a un petit laboratoire où il confectionne des potions pour les enfants, ça les rend dociles.
Mais le fait qu'il parle longtemps avec les étrangers attire d'autres mineurs.

Craignant pour la vie de Rachid, Baqir fait partir tout le monde d'urgence pour retourner à Isfahan-Kozhad raconter à Didrit ce que le mineur leur a avoué, si cela peut contribuer à sauver sa sœur. En effet, s'il ne peuvent pas faire tomber Ahmat pour l'incendie, ils le pourraient pour les enlèvements.
Il faut faire vite, Baqir pense que si Ahmat comprend que l'un des mineurs a parlé, la vie des enfants enlevés pourrait être en danger.

Sur les conseils de Baqir, Didrit écrit un message pour la reine et part avec eux dans l'idée de retourner les mineurs : leur promettre l'amnistie s'ils avouent et rejettent la faute sur Ahmat.

Mais, sur place, les quelques tentes à proximité de la mine a été vidé. Les mineurs ont sans doute tous été rapatriés dans la partie fortifiée de la mine.

Devant les portes, une négociation s'engage avec Ahmat, qui refuse que Didrit adresse son message aux mineurs. Les menaces d'Ahmed indiquant qu'un messager est parti pour prévenir Fatandira font leur effet : Ahmat rassemble les mineurs en haut des tours de garde pour écouter Didrit.

Didrit leur explique qu'il comprend leur motivations pour avoir caché l'enlèvement de leurs propres enfants devant les résultats qu'ils obtenaient. Mais cela ne peut plus durer, les enfants doivent être libérés. Il promet aux mineurs une amnistie pour avoir caché ses crimes. Il termine en disant que seul le coupable sera puni. C'est Ahmat !

Panique ! Ahmat fait évacuer les mineurs pour qu'ils arrêtent d'écouter l'ancien. Des arbalètes se lèvent, mais les messagers ne sont pas attaqués.
Au contraire, une forte agitation règne dans le camp retranché et, après une période de flottement, Salah, le Gardien des Fosses, sort en poussant l'abbé devant lui, mains attachées.
Il demande amnistie pour les gardes avant de leur remettre le prisonnier.
Elle est promise par Didrit.

Salah explique alors qu'il a surpris Ahmat qui, après avoir tué les deux preuves vivantes de ses méfaits, les mettait à l'eau dans la mine pour qu'ils soient emportés au loin par la rivière souterraine. C'est cela qui l'a poussé à se retourner contre l'abbé.

Le temps qu'Ahmat clame son innocence pour l'incendie puis promette les pires malheurs au village une fois qu'il ne sera plus là, il est rossé par un Baqir très en colère puis emmené vers Isfahan-Kozhad par les deux gardes de Didrit.

Ahmed, Ionor et Baqir demandent alors à voir les mines.
Salah leur sert de guide.
On leur montre le corps des enfants tués par Ahmat. Ils voient également une dizaine d'autres enfants esclaves. Tous ont les yeux crevés et sont plus ou moins amorphes. Ils sont maintenus dans cet état par les potions que prépare Ahmat. Ils sont plus obéissants, et ils en réclament. D'ailleurs pour les punir, Ahmat refusait parfois de leur en donner, ce qui les rendait malades.

Le laboratoire sert aussi de chapelle à Notre Dame de la Veine. Sur un autel drapé de blanc, une statuette en bois mal sculptée représente une femme en habit de mineurs déchirés, les yeux bandé et tenant une pioche et un sac rempli de minerai.
Sur une paillasse, Ahmed récupère une potion et un échantillon des plantes utilisées dans la confection des breuvages donnés aux enfant.
Il n'y a par contre aucune trace d'une quelconque sorcellerie maléfique dans cet endroit.

Ahmed aimerait comprendre comment les enfants travaillaient pour trouver des filons. Salah leur montre. Ils se contentent de méthodiquement renifler chaque paroi, longuement, pouce par pouce. Et lorsqu'il y a un nouveau filon, ils le sentent et l'indiquent.
C'est un évènement rare qui donne lieu à des réjouissances. Deux filons sont actuellement exploités dans la mine, ils donnent vers l'est et les montagnes.

Que faire maintenant ?
Les étrangers à Isfahan-Kozhad ont-ils trouvé ce qu'ils cherchaient dans ce coin reculé.
Sur l'accusation de Salah, Ahmat serait coupable d'enlèvement et de meurtre sur deux jeunes enfants. Qu'en est-il de l'incendie ? Aisha peut-elle être innocentée ou est-elle la coupable ?