Helmut crie, pensant la dernière heure arrivée pour le petit.
Mais la bête ne tue pas Karl. Au lieu de cela, elle le soulève et le prend sous son bras.
Voyant qu'il n'y a pas d'issue pour elle, Kaciel se retire discrètement dans les ombres.
De sa main libre, la créature se rapproche du centre de la tente et, faisant preuve d'une puissance colossale, commence à arracher le poteau central.
Les prières du père Helmut et les attaques des trois soldats l'affaiblissent, mais elle ne lâche pas sa proie.
Profitant des mouvements désordonnés de la tente, Alido rameute quelques gardes de la périphérie vers le centre. Elle est la première à arriver et se glisse à l'intérieur.
Sans montrer aucune peur devant la scène qui se déroule sous ses yeux, elle se joint aux soldats pour délivrer Karl.
Alors que les cordes reliées au poteaux rompent les unes après les autres, la tente s'affaisse sur elle-même, prenant tous les participants au piège.
Malgré la toile de tente, le capitaine semble à nouveau porter un coup à la créature, à moins que ce ne soit Alido et celle-ci disparaît, se volatilise. Alido croit apercevoir une légère brume.
Après un moment de panique, on se rend compte que Karl, lui, est toujours là, sain et sauf.
Le capitaine remercie Alido lorsqu'un certain Jan Vanderpeer entre en scène, encadré de deux gardes du corps. Il est paniqué pour la santé de l'Enfant et demande qui a voulu le tuer.
On le corrige vite en lui expliquant qu'une créature de la nuit était apparue. Elle n'avait pas voulu tuer Karl, mais l'enlever. Dans quel but ? Tous l'ignorent.
Sur ce, d'un air ébahi, arrive Karl-Heinz qui, faute de goule à pourchasser, est venu voir ce qu'il se passait ici. Il retrouve Alido et les deux se font, sans autre forme de procès, enrôler dans la garde de Karl : ils ont l'air de combattants, Alido n'a pas eu peur pour aider face au monstre et il faut remplacer les nombreux morts faits par l'attaque.
Karl remercie bien bas Alido pour son courage et salue Karl-Heinz avant de partir en compagnie d'Helmut, à l'abri vers la tente de Jan. Pendant ce temps, le capitaine organise ses hommes pour qu'ils puissent rapidement lui faire un point de la situation.
Survient ensuite le père Seibolt, accompagné de son novice, Nils, qui viennent aussi prendre des nouvelles de Karl. Stupéfait en apercevant Alido, le père Seibolt s'apprêtait sans doute à cracher son venin sur elle mais s'arrête bien vite en comprenant qu'elle a été engagée dans la garde et a joué un rôle dans le fait que le petit soit toujours en vie. Il ravale sa rancœur, mais son expression montre que c'est sans doute pour la resservir plus tard.
Le rapport des hommes du capitaine Brighalter fait état de nombreuses pertes, y compris dans la garde rapprochée. Ils ont été pris par revers, et la majorité des hommes d'un certain sire Eisenbach se trouvaient à protéger le côté forêt alors que le gros des assaillants, des goules et zombies déguisés en croisés, sont passés par le côté opposé. L'attaque a pris fin sitôt le monstre disparu, sauf quelques goules encore trop occupées à dévorer les cadavres.
Alido et Karl-Heinz sont conduits dans une des tentes des gardes où ils sont seuls, mais celle-ci est, étrangement, gardée par un hallebardier. Ils sont embauchés, mais visiblement pas au même titre que les autres. On leur demande toutefois s'ils ont besoin d'un équipement à récupérer sur ceux qui sont tombés.
Alido fait un point rapide à Karl-Heinz pour lui expliquer qui est le père Seibolt lorsque Nils se présente à leur tente. Il semble surpris que son père se soit laissé entraîner par l'aura de Karl alors qu'il était venu pour enquêter sur ce qu'il appelait une hérésie et il demande son avis à Alido. Il semble déçu par sa réponse et repart la tête basse.
Marktag 7
La nuit laisse place au jour et le camp se met en branle. Un uniforme est donné à Karl-Heinz et à Alido. Karl-Heinz est réquisitionné pour accompagner la garde du matin, Alido est prévue pour l'après-midi...
