mercredi 13 décembre 2023

Au fond du trou


L'exploration des égouts montre rapidement la présence de forces hostiles. Ionor, au détour d'une conduite, se fait surprendre. Une paire de mains griffues lui passe un garrot autour de la gorge. C'est une embuscade.

Ils ne tardent pas à voir les forces qui leur font face : quatre créatures qui prouvent qu'un humain peut s'hybrider avec un rat. Faire face n'est pas vraiment le mot puisque l'un étrangle Ionor par derrière et les autres restent à distance pour porter de leurs coups de loin grâce à leur habilité à la fronde.

Pris en tenailles, leur situation est rapidement critique.
Ionor parvient à se défaire de son agresseur, mais Ahmed venu l'aider est pris par la douleur d'une bille de fronde qui lui a fait l'effet d'un éclair dans son poignet. Il est arrêté dans sa course.
Cela produit une ouverture pour que l'agresseur d'Ionor jaillisse de la conduite dans laquelle il était dissimulé. De ses poings ornés de lames, il met une estafilade dans la visage de l'elfe qui recule. Mais pire que cela, il profite de la confusion pour lui lacérer profondément le bras de sa lame, faisant jaillir un flot de sang et choir la sorcière dans l'eau.

Baqir, sentant le vent mauvais, avec Ahmed dégoulinant le sang, Ionor vraisemblablement plus morte que vive et le chien étripé au passage, tourne les talons. Il tente de passer le barrage de l'homme-rat qui les a pris à revers après que celui qui a arrêté Ionor ait été tué. Ahmed le suit et ils parviennent finalement à s'en défaire. Les autres hommes-rats repartent de leur côté. Baqir prend le corps de la créature par la queue, afin qu'elle serve de preuve, pendant qu'Ahmed attrape Ionor.

Elle est morte !

Il l'emporte avec eux et finissent par arriver dans un collecteur général qu'ils avaient passés un peu plus tôt.

Tout à coup, dans un déluge d'eau, Baqir et Ahmed sont emportés par une sorte de tourbillon. De l'eau jaillit à torrents des trois principale conduites.
Handicapés par leurs armures, Baqir et surtout Ahmed ne parviennent qu'à boire la tasse pendant que l'eau monte inexorablement.
Un bruit fracassant se fait entendre et l'eau baisse rapidement, heureusement pour les deux survivants qui crachent leur poumons dans l'obscurité.

Impossible de rallumer une flamme pour faire de la lumière, ils se réfugient dans une conduite qui mène à la surface. Mais elle monte verticalement sur cinq mètres et débouche sur une lourde plaque d'égout.
Sérieusement affaiblis, sans lumière, ils sont au fond du trou...

L'escalade n'arrange pas les choses : Ahmed manque de se briser la colonne vertébrale en faisant une mauvaise chute.
Baqir est plus agile et parvient à monter jusqu'à la plaque d'égout. Mais impossible de la soulever sans appui stable. Il coince le manche de sa hache en la faisant dépasser à l'extérieur, dans l'espoir d'attirer l'attention.

La lumière jaillit du bout du tunnel : quelqu'un appelle d'en haut d'une voix surprise.

Il y a quelqu'un ?

lundi 20 novembre 2023

Dans la fange

Bezahltag 25 sigmarzeit

Baqir se sent un peu vaseux au matin. Se pensant malade et, par sécurité, il s'isole et demande à Rachid de se mettre dans la même chambre qu'Ahmed.
Il passera le reste de la journée à discuter avec les autre à travers la porte, laissant leurs conversations peu discrètes.

Ils décident d'écouter les consignes de l'aubergiste et de ne pas quitter l'auberge.

En discutant, de loin, avec l'aubergiste, ils apprennent qu'il y a eu un second mort de maladie durant la nuit. Ça en fait deux depuis la veille.
Le premier mort semble avoir déclenché la mise en quarantaine des docks. Le nombre de malades semble, lui, augmenter.

Ionor inspecte l'eau du puits sans rien y déceler d'anormal.

Ils attendent le soir pour surveiller s'ils voient d'autre hordes de rats.
Un tel groupe cavale tout à coup dans la rue. Ionor, en surveillance, prête, tire avec un arc une flèche reliée à une ficelle. Elle parvient à transpercer un rat et à le ramener à elle.
Elle l'inspecte pour essayer de repérer des traces de maladie, voire de mutation. Mais rien, c'est un rat noir puant tout ce qu'il y a de plus ordinaire !

Konistag 26 sigmarzeit

Au réveil Baqir se sent mieux.

L'aubergiste annonce 5 morts durant la nuit.

Ils décident d'agir. Inutile d'attendre la fin d'une quarantaine et mourir de maladie à ne rien faire.
Entre tenter la fuite ou enquêter, ils choisissent l'enquête.
Rachid, également volontaire, est à nouveau écarté sous prétexte de s'occuper de sa sœur. D'ailleurs, ils préviennent l'aubergiste de leur départ en lui demandant pension pour Rachid et Aïsha. Baqir lui promet de revenir le lendemain à midi à sa fenêtre pour lui prouver qu'il n'est pas mort, sinon il pourra retrouver sa liberté dans le domaine du possible.

Sachant que la ville recrute pour enquêter, dans les égouts, sur cette épidémie, ils se rendent à la mosquée du quartier.
Des familles déposent leurs morts devant deux médecins vêtus de blanc et masqués avec un appareil fumant ressemblent à un bec de corbeau. Ils observent les morts et les trient.
Indiquant venir pour se rendre volontaire pour enquêter dans les égouts, ils font d'abord face à du scepticisme - qui serait assez fou ? - avant se rendre compte que ce serait idiot de faire fuir des volontaires. Un scribe les reçoit à l'écart et s'informe sur leurs identités et confirment que la reine promet une belle récompense s'ils découvrent quelque chose.

Ionor rappelle qu'ils doivent bénéficier auparavant d'un traitement préventif, Baqir demande, lui, à voir un imam.
Pour le traitement, ils les équipent du masque des médecins. Il faut maintenir les herbes sèches allumées pour qu'elles se consument lentement et respirer les fumées. On leur applique également un cataplasme sur la poitrine. Il aiderait à repousser la maladie, mais cause des effets secondaires qui ne permettent pas d'en faire bénéficier la population - outre le fait que la ressource soit rare. C'est un excitant à base de chardon causant de forte insomnies qui finissent par affaiblir la personne après quelques jours et, ainsi, la rend finalement plus fragile. Le traitement est toutefois validé par Ionor.
Un plan des égouts est fourni. Les égouts sont relativement neufs, ils ont été construits par Fatandira qui voulait une ville propre. La proximité des montagnes fait parfois jaillir des torrents et les déversoirs évitent les inondations de la ville basse. Les égouts des docks ont été isolés du reste de la ville pour éviter que la maladie se propage au reste de la ville. Mais il faut faire vite car les passages bouchés peuvent causer des problèmes, surtout en cas de pluie.
Baqir demande, lui, un chien pour les aider à chasser les rats. Certains égoutiers en ont. Mais ils n'écouteront que leur maître normalement, et peuvent être dangereux. On leur présente toutefois 3 chiens pour voir si certains pourraient s'entendre avec les volontaires. Ahmed est choisi par un chien entièrement blanc, mais à la mâchoire impressionnante.

Une fois aux égouts, ils remarquent que la plaque d'égout, dont les interstices sont trop étroits pour permettre le passage des rats, a été sciée de l'intérieur. Quelque chose est sorti de sous la ville et le passage a été laissé libre pour les rats...

Descendus dans le premier collecteur, un bruit métallique se fait entendre très rapidement. Il n'était pas là avant leur descente. On dirait des coups frappés sur les conduites, qui résonnent dans tous les égouts.

D'ailleurs, une meute de rats cavale dans leur direction. Baqir parvient à les éparpiller grâce à la technique du moulin à vent à l'aide de son cimeterre, d'autant qu'ils semblaient en plus intrigués par les lueurs soudainement apparues devant eux. Sans doute l’œuvre de la sorcellerie de Ionor.

Dans l'agitation, Baqir manque de faire tomber son masque et, avant de le remettre, il se rend compte de la présence d'une odeur étrange pour le lieu, Comme si de l'huile se consumait.

Parmi les rats tués, l'un d'eux est sérieusement malade. Il est couvert de plaques sans poils et d'abcès. Une flèche délicatement plantée dans son corps par Ahmed fait jaillir un pus sanguinolent. La maladie ne touche pas que les hommes. Les rats en sont-ils le vecteur ? C'est bien probable.

Essayant de remonter l'odeur de brûlé, ils arrivent, les yeux piquants, à un autre collecteur où une flaque de poix achève de se consumer. Quelqu'un l'a répandue là et a volontairement bouté le feu !

lundi 23 octobre 2023

Peste en ville


Les disciples d'Ahmat investissent le navire de Baqir, mais la batelier ne s'en laisse pas compter.

Zaaid essaie de le forcer de lâcher le combat et ses hommes n'attaquent pas pour tuer. Ionor montre son vrai visage de sahir : quelques mots dans un langage inconnu et quelques gestes théâtraux et une magie opère. Elle dégage une chaleur insoutenable ou elle fait souffrir atrocement les hommes.
Baqir, pendant ce temps, hurle à la garde, sans succès.

Mais les choses tournent au vinaigre lorsque Ahmed décide de quitter le navire. Deux tireurs embusqués se montrent. L'un deux tire un trait d'arbalète sur Ahmed qui est heureusement arrêté par le casque de l'érudit.

Sur le bateau, Zaaid et ses hommes ont le dessous et finissent par se rendre. Zaaid est ligoté et, en essayant de discuter avec lui, ils comprennent qu'il était là pour libérer Ahmat, vu par lui comme un saint.

Prenant Ahmat avec eux, ils reprennent le bateau pour s'éloigner des autres agresseurs, mais un navire de la garde fluvial leur demande d'appareiller au prochain ponton.

Ils s'amarrent donc, et le bateau de la garde s'amarre à eux. Les gardes ont des foulards sur la bouche et le nez. Il demandent aux passagers de quitter le navire.
Quid de leur prisonnier ? 

" Faites-en ce que vous voulez ! " répondent les gardes

Ils comprennent que le quartier du port est sous quarantaine car touché par la peste ! Ils ne doivent pas quitter le port.

Ils prennent le temps de discuter de l'avenir d'Ahmat. Ils le libèrent finalement au fond d'une ruelle, acceptant le risque de se faire trucider plus tard plutôt que de tuer un homme...
Qu'y a-t-il en ville ? Ahmed a entendu des bruits de nombreuses personnes.
La foule est massée à plusieurs endroits. Les gardes ont barricadé les rues qui sortent du quartier. Des grilles sont même montées.
Plus personne ne quitte le quartier !

Interrogés, les citoyens sont désespérés.
Ils vont les enfermer là jusqu'à ce qu'ils crèvent de faim ou de la peste. Et contrairement à ce pourrait insinuer Ahmed, Fatandira ne va pas venir faire de beaux discours pour les rassurer. A quoi bon de toute façon.
Les habitants pensent que la peste vient des rats. Ils sortent en masse des égouts. Quelque chose a dû les déranger pour qu'ils se retrouvent à la surface et non dans leur milieu naturel.
En plus, plus aucun égoutier ne peut régler le problème : ils sont soit malades, soit trop apeurés.
D'ailleurs les autorités récompenseraient ceux qui pourraient régler le problème. Mais elles n'ont aucun volontaire. Personne ne croit les paroles des prêtres guérisseurs qui assurent que leurs bénédictions protégeront les volontaires de la peste !
C'est qu'elle est violente : elle surgit vite et personne ne survit. Les gens pourrissent de l'intérieur, certains ont des malformations qui poussent en eux.

Ces dernières paroles inquiètent Ionor : elle y voit des signes de Chaos, de mutations !

Mais il est tard, Ahmed, Ionor, Baqir, Aisha et Rachid cherchent une auberge. Les gens qui ne sont pas dans la foule sont cloitrés chez eux. L'aubergiste refuse de leur ouvrir avant qu'ils ne montrent leur visage - et leur bourse - à la lumière pour prouver qu'ils ne sont pas malades. Ils sont blessés - Baqir saigne abondamment de l'arcade - mais ont l'air autrement en forme.
L'aubergiste veut bien les accueillir à condition qu'ils ne quittent pas les lieux pour rapporter ensuite leurs miasmes chez lui.
Ils se barricadent, colmatant les dessous de porte pour éviter que des rats entrent.
Mais la nuit est inquiétantes : en effet, des meutes de rats parcourent librement les rues avant de retourner dans une bouche d'égout.

Que se passe-t-il à Fatanbad ?

lundi 9 octobre 2023

Le dernier voyage


Ionor sort la lettre de Karim et ils la relisent avec Ahmed. Ils se persuadent que le sage est bien venu dans la mine et aurait laissé un indice. Une nouvelle fouille de l'antre d'Ahmat ne révèle hélas rien.

Ils finissent par interroger un des enfants aveugles, Abdul. Ahmed tourne un peu autour du pot en posant des questions compliquées, mais ils finissent par avoir l'information qu'ils cherchent lorsque Salah reformule une question.
Un étranger est venu, il sentait l'encre.
Salah est sous le choc, lui qui affirmait cinq minutes plus tôt que personne n'avait visité les mines ces dernières semaines.
Abdul hésite à en dire plus devant Salah qui le rassure : il ne sera pas puni. Lui va trouver où la sécurité a fait défaut, ce n'est pas de la faute des enfants.
L'enfant indique qu'il cherchait quelque chose et a promis de les libérer s'ils trouvait. Tout les enfants ont aidé. L'étranger n'était pas fiable : ils ont trouvé, mais il n'est pas revenu.

C'est une bouteille qui était dans le petit lac souterrain.

Ahmed et Baqir cherchent dans le lac. L'eau est claire et peu profonde. Ils espèrent trouver autre chose qui aurait été apporté là par le courant. Mais ils font chou blanc.
Un mineur interrogé confirme les dires des enfants, tout le monde est au courant ici de sa venue. Il a trouvé ce qu'il cherchait, un cylindre contenant des parchemin ; puis il est reparti.

Salah quitte la mine pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé.

Les autres la quittent pour retourner à Isfahan-Kohzad et rencontrer Didrit.

Ils ont auparavant une discussion : Ahmed ne sait pas et ne saura pas si Aisha est responsable de l'incendie. Il pense que c'est possible, mais il se peut aussi que ce soit Ahmat.
Il demande alors à Baqir s'il est prêt à se marier. Ce dernier est incrédule. Ahmed pense négocier avec Didrit une peine légère pour Aisha car on ne peut pas déterminer la vérité : son bannissement. Il faudra alors subvenir à ses besoins.
Baqir ne veut pas se marier, mais promet qu'il fera en sorte que tout se passe bien pour Aisha.
Lui a une autre demande : il a respecté son contrat, il demande à Ahmed s'il respectera le sien, l'emmener avec eux. Hautain, Ahmed semble surpris de la question et indiqua n'avoir jamais pensé le contraire.
Rassuré, Baqir veut alors parler en premier à Didrit, avant sa sentence : il veut essayer de lui vendre son bateau. Il espère pouvoir en retirer plus de cent couronnes !

Une fois d'accord, ils rencontrent l'ancien.
Baqir négocie la vente de son bateau, mais Didrit refuse : pas tout de suite, il a une mission pour Baqir. Il devra ramener Ahmat devant la reine pour qu'il exécute sa sentence.

Mais, avant d'en dire plus, Didrit prend Baqir à part. Il faudra prendre garde. L'arrestation d'Ahmat est une mauvaise nouvelle pour le reine, mais son attitude n'était pas honorable. La reine est honorable. Par contre, le village peut en souffrir plus que financièrement : il ne faut pas que l'abbé ait l'occasion de salir Isfahan-Kohzad devant la reine. Didrit fait confiance à Baqir pour s'assurer que cela n'arrive pas. Le batelier acquiesce.
Il réclame alors une récompense pour cette mission. Puisque Didrit ne peut pas acheter son navire, il peut peut-être lui fournir une armure. Hélas, Didrit n'a pas d'armure d'acier, mais il a un cimeterre dont la lame est bien affutée et solide. Il le présente à Baqir qui l'accepte en paiement.

C'est l'heure de la sentence.
Ahmat est présenté devant Didrit, qui ne l'interroge pas. Il rend directement son verdict. Il rappelle que son attitude n'a pas été digne et qu'il a sali la réputation de la reine en mutilant puis en tuant deux enfants du village. Il sera banni et, en plus, il devra répondre de ses actes devant Fatandira !
Ahmat ne dit rien, laissant uniquement planer un sourire narquois devant l'ancien.

Didrit annonce ensuite à Aisha, qui ne comprend pas tout à fait, qu'elle sera aussi bannie du village. Pour sa sécurité et celle du village. Elle sera exécutée si on l'y revoit et doit partir sur le champ - le navire doit appareiller dans l'heure.
Rachid, son frère, l'assure de son soutien. Il ira avec elle à Fatanbad. Lui non plus n'est de toute façon plus le bienvenu ici.

Le temps de se préparer Baqir largue les amarres avant la nuit, pour respecter la bannissement d'Aisha et Ahmat.
A bord de son embarcation : quatre hommes dont un prisonnier, une femme, une elfe, trois chevaux...

La nuit étant tombée, ils s'arrêtent à quelques encâblures du village. Le temps était clément, personne n'était à l'horizon, cette nuit était partie pour être calme. Mais Ionor est réveillée par un bruit. Elle bondit de sa couche pour interpeller Baqir. Ce qui réveille le reste des dormeurs.
Il semble avoir un problème avec Ahmat.
Baqir tente de rassurer l'elfe et lui demande d'aller se recoucher, mais elle a tout vu : son nouveau cimeterre ensanglanté et la position bizarre d'Ahmat.
L'abbé de Notre Dame de la Veine a eu la gorge tranchée par l'arme de Baqir !

Ce dernier ne peut pas nier l'acte. Il se défend en traitant l'abbé de sorcier. Il lui susurrait des paroles de miel pour qu'il le libère. Il sentait sa volonté flancher et a préféré tuer Ahmat avant qu'il ne lui tourne la tête.

L'elfe, voyant Ahmed aussi réveillé et informé, reste détachée et retourne se coucher.
Ahmed rassure Rachid et Aisha pendant qu'il revêt son armure, Baqir lui semble incontrôlable.
Il a une discussion avec lui et n'envenime pas la situation. Il lui fait juste comprendre que l'abbé est mort et ne pourra maintenant plus livrer ses secrets. Secrets qui pourraient être liés à ce que recherchait son maître. Il les emportera dans la rivière, comme celle-ci a amené à son maître les écrits qu'il cherchait...

Baqir finit son sale travail, coupe la tête de l'abbé et jette son corps à l'eau avant de nettoyer le bateau. Le nuit est courte pour le batelier et l'érudit en armure.

Backertag 24 sigmarzeit

La journée, aussi, est longue à nouveau longue. La fatigue se fait sentir

Ce n'est qu'à la nuit tombée qu'ils atteignent le petit port de Fatanbad. Un port étrangement calme. Ionor repère des tonneaux, près du ponton, dont le couvercle se soulève. Des hommes sont dissimulés !
Calmement, elle prévient Baqir qui décide de repartir au plus vite et coupe les amarres.
Un homme adossé à la porte d'une auberge, le seul à peupler le port, court alors vers eux et leur crie de s'arrêter.


Baqir le reconnait, c'est Zaaid Abu Dun, l'un des hommes de Salah. Il est déjà ici !

Zaaid demande à ce qu'on lui donne Ahmat.
Ahmed pointe son arc en direction de l'homme.
Est-ce pour le tuer, répond Baqir ? Zaaid acquiesce.
Dans ce cas, c'est déjà fait lui répond Baqir.
L'homme fait alors un signe à ses sbires cachés dans des tonneaux et se met à l'abri. La réponse ne semble pas lui convenir et il n'est pas disposer à laisser repartir le bâtiment sur la rivière sans agir...

jeudi 14 septembre 2023

La mauvaise mine


Ahmat finit par arriver dans la cour de Didrit. Questionné, il avoue avoir crevé les yeux des enfants. C'est pour eux un sacrifice mais aussi une chance. Au Paradis, ils seront à la droite de Notre Dame de la Veine. Didrit est fâché qu'il ait maltraité ses esclaves et lui promet le même traitement s'il venait à recommencer. Il lui donne d'ailleurs une semaine pour lui permettre de voir les enfants. Au final, Ahmat n'est donc que réprimandé.
Ahmed de son côté indique qu'il n'a rien contre lui par rapport à l'incendie.
Ionor, elle, indique à Ahmed ne détecte aucun flux magique anormal entourant l'abbé.

Une fois l'abbé parti, ils vont à la mine retrouver Rachid. Le frère d'Aisha explique avoir appris que Ahmat était parti furieux pour aller voir Didrit, et qu'il est revenu encore plus furieux, promettant des représailles. Il n'est au courant de personne ayant quitté le camp avant l'incendie.
Rachid est bavard, maintenant que le secret des mineurs sur les enfants privés de leur yeux est levé, il accepte, plein de remords, d'avouer savoir que les premiers enfants n'étaient pas des esclaves, mais bien ceux enlevés au village. Tout le monde le sait, personne n'en parle, c'est tabou. C'est le prix du succès de la mine qu'ils ont tacitement accepté.
Interrogé sur la question de sorcellerie que pratiquerait Ahmat, il explique n'avoir rien vu d'étrange à ce sujet. Par contre Ahmat a un petit laboratoire où il confectionne des potions pour les enfants, ça les rend dociles.
Mais le fait qu'il parle longtemps avec les étrangers attire d'autres mineurs.

Craignant pour la vie de Rachid, Baqir fait partir tout le monde d'urgence pour retourner à Isfahan-Kozhad raconter à Didrit ce que le mineur leur a avoué, si cela peut contribuer à sauver sa sœur. En effet, s'il ne peuvent pas faire tomber Ahmat pour l'incendie, ils le pourraient pour les enlèvements.
Il faut faire vite, Baqir pense que si Ahmat comprend que l'un des mineurs a parlé, la vie des enfants enlevés pourrait être en danger.

Sur les conseils de Baqir, Didrit écrit un message pour la reine et part avec eux dans l'idée de retourner les mineurs : leur promettre l'amnistie s'ils avouent et rejettent la faute sur Ahmat.

Mais, sur place, les quelques tentes à proximité de la mine a été vidé. Les mineurs ont sans doute tous été rapatriés dans la partie fortifiée de la mine.

Devant les portes, une négociation s'engage avec Ahmat, qui refuse que Didrit adresse son message aux mineurs. Les menaces d'Ahmed indiquant qu'un messager est parti pour prévenir Fatandira font leur effet : Ahmat rassemble les mineurs en haut des tours de garde pour écouter Didrit.

Didrit leur explique qu'il comprend leur motivations pour avoir caché l'enlèvement de leurs propres enfants devant les résultats qu'ils obtenaient. Mais cela ne peut plus durer, les enfants doivent être libérés. Il promet aux mineurs une amnistie pour avoir caché ses crimes. Il termine en disant que seul le coupable sera puni. C'est Ahmat !

Panique ! Ahmat fait évacuer les mineurs pour qu'ils arrêtent d'écouter l'ancien. Des arbalètes se lèvent, mais les messagers ne sont pas attaqués.
Au contraire, une forte agitation règne dans le camp retranché et, après une période de flottement, Salah, le Gardien des Fosses, sort en poussant l'abbé devant lui, mains attachées.
Il demande amnistie pour les gardes avant de leur remettre le prisonnier.
Elle est promise par Didrit.

Salah explique alors qu'il a surpris Ahmat qui, après avoir tué les deux preuves vivantes de ses méfaits, les mettait à l'eau dans la mine pour qu'ils soient emportés au loin par la rivière souterraine. C'est cela qui l'a poussé à se retourner contre l'abbé.

Le temps qu'Ahmat clame son innocence pour l'incendie puis promette les pires malheurs au village une fois qu'il ne sera plus là, il est rossé par un Baqir très en colère puis emmené vers Isfahan-Kozhad par les deux gardes de Didrit.

Ahmed, Ionor et Baqir demandent alors à voir les mines.
Salah leur sert de guide.
On leur montre le corps des enfants tués par Ahmat. Ils voient également une dizaine d'autres enfants esclaves. Tous ont les yeux crevés et sont plus ou moins amorphes. Ils sont maintenus dans cet état par les potions que prépare Ahmat. Ils sont plus obéissants, et ils en réclament. D'ailleurs pour les punir, Ahmat refusait parfois de leur en donner, ce qui les rendait malades.

Le laboratoire sert aussi de chapelle à Notre Dame de la Veine. Sur un autel drapé de blanc, une statuette en bois mal sculptée représente une femme en habit de mineurs déchirés, les yeux bandé et tenant une pioche et un sac rempli de minerai.
Sur une paillasse, Ahmed récupère une potion et un échantillon des plantes utilisées dans la confection des breuvages donnés aux enfant.
Il n'y a par contre aucune trace d'une quelconque sorcellerie maléfique dans cet endroit.

Ahmed aimerait comprendre comment les enfants travaillaient pour trouver des filons. Salah leur montre. Ils se contentent de méthodiquement renifler chaque paroi, longuement, pouce par pouce. Et lorsqu'il y a un nouveau filon, ils le sentent et l'indiquent.
C'est un évènement rare qui donne lieu à des réjouissances. Deux filons sont actuellement exploités dans la mine, ils donnent vers l'est et les montagnes.

Que faire maintenant ?
Les étrangers à Isfahan-Kozhad ont-ils trouvé ce qu'ils cherchaient dans ce coin reculé.
Sur l'accusation de Salah, Ahmat serait coupable d'enlèvement et de meurtre sur deux jeunes enfants. Qu'en est-il de l'incendie ? Aisha peut-elle être innocentée ou est-elle la coupable ?

lundi 21 août 2023

À vue de nez


Remarquant leur indécision, un des bateliers les ayant accompagnés se présente à eux : Baqir Amanullah.

Voyant qu'ils sont étrangers à la ville (et même pour l'étrange femme à la peau pâle - à son pays), il leur propose de les aider dans leur recherche, de leur ouvrir les portes, de régler les problèmes si on leur voudrait du mal, de les renseigner... Ahmed Al Fayed accepte allègrement la proposition.
Mais, elle a un prix : Baqir souhaite en échange de son aide que les deux étrangers l'emmènent ensuite loin d'ici. Il se morfond dans ce trou et ferait tout pour en partir. Le marché est conclu !

Il leur donne alors de nombreuses informations qu'il auraient mis du temps à collationner sans l'aide d'un autochtone. Baqir connaît un peu Aisha et la croit incapable d'avoir tué quelqu'un. Elle a changé depuis deux ans, lorsqu'elle avait brûlé une des réserves d'Hardrat. Hardrat est, était, en quelque sorte le responsable de la milice du village, mais ce n'était pas sa principale activité, le village étant calme. Il était commerçant en épices et denrées diverses. Baqir ne sait pas ce qu'il s'est passé il y a deux ans entre Aisha et Hardrat, mais propose d'aller rendre visite à son frère, Rachid, qui travaille à la mine.

Sur le chemin, il leur explique aussi que la plupart des mineurs sont des esclaves, mais ce n'est pas le cas de Rachid. La mine appartient à Fatandira, mais la main d’œuvre est fournie par Didrit, l'Ancien. C'est l'homme plus riche du village et lui qui possède tous les esclaves de la mine.

Après une heure de marche, ils arrivent devant les tentes qui servent de dortoirs aux mineurs, à quelques pas d'un étroit défilé menant à la mine. Il n'y a qu'un petit bâtiment en dur - en bois - une petite chapelle dédiée à Notre Dame de la Veine.
La mine est protégée, selon les dires de Baqir, par une épaisse porte et deux tours de garde. Le Gardien des Fosses, titre donné à celui qui dirige les défenses de la mine, semble difficilement corruptible par Baqir. Ce n'est pas une grande gueule et il est réfléchi dans ses actions. C'est un janissaire, la crème des esclaves à vocation militaire. Ce sont eux qui occupent les postes les plus influents dans l'administration et l'armée de la petite principauté. Le corrompre serait sans doute hors de leur bourse.

Par chance, Rachid est là. Baqir lui explique avec empathie que sa sœur a eu un problème. Un incendie a détruit la maison d'Hardrat et ce dernier y a trouvé la mort. Elle était sur les lieux et est accusée par la populace. Il présente Ahmed et Ionor à Rachid expliquant qu'ils sont là, en tant qu'étrangers, pour enquêter sur cette affaire et qu'ils ne croient pas à sa culpabilité.
Rachid est sanguin sur le sujet et n'accroche pas avec Ahmed qui semble insinuer que sa sœur aurait eu des attitudes indignes d'une jeune fille envers Hardrat. En tout cas c'est ainsi que le discours maladroit de Ahmed est perçu. Rachid informe cependant Baqir du fait qu'il sait qu'il a dû se passer quelque chose entre Hardrat et sa sœur, mais Aisha a toujours nié quoi que ce soit.
Il part alors vers Isfhan-Kozhad pour voir sa sœur, accompagné de Baqir qui calme au mieux ce dernier, et suivi plus loin par les deux étrangers.

Aisha a été emmenée chez Didrit le temps que l'affaire soit tirée au clair. L'Ancien demande d'ailleurs si elle est résolue et semble déçu que ce ne soit pas encore le cas. Il autorise à ce qu'Aisha reçoive les visites nécessaires. Frère et sœur se rencontrent et tombent dans les bras l'un de l'autre. Rachid veut la faire parler : elle ne se souvient de rien. Elle cherchait de la farine chez Hardrat puis il y a eu l'incendie. Mais elle dit que ce n'est pas elle. Lorsque Rachid l'interroge à propos de ce qu'il s'est passé avec Hardrat, elle ne dit rien, mais, après un temps de réflexion, indique vouloir parler à Baqir seule.
Rachid s'énerve un peu mais accepte.
Seule avec Baqir, elle lui fait d'abord promettre de ne rien dire à son frère. Il promet d'en dire le strict minimum qu'il faudra pour la faire libérer. Elle avoue alors avoir été violentée par Hardrat et que c'est pour cela qu'elle avait brûlé à l'époque son entrepôt, pour se venger.

Loin des oreilles de Rachid, qui est renvoyé à sa sœur pour la réconforter, Baqir explique cela aux enquêteurs. Ils en avaient la conviction, ils en ont la confirmation.

Baqir au cours de leurs discussions leur livre également des informations importantes : l'enfant qui a été retrouvé vient sans doute de la mine. En effet, douze enfants esclaves avaient été bénis par l'abbé, Ahmat, au nom de Notre Dame de la Veine. Il les a privé de leurs yeux afin qu'ils puissent sentir les veines d'argent, ils sont guidés par l'odeur de l'argent et la bénédiction de Notre Dame. Il croit qu'il  manquait justement un enfant cette nuit lors de sa relève.

Leur hypothèse est la suivante : l'enfant aurait pu s'échapper de la mine, peut-être au milieu du minerai dans un wagon. Il aurait quitté le wagon avant d'être embarqué. Là, il aurait été repéré par Fatima Al Saud qui l'aurait pris sous son aile. Le fait que les enfants aient les yeux crevés est caché aux personnes extérieures. Fatima, la femme morte dans l'incendie, n'allait jamais dans la mine mais aidait au camp. Elle aurait été prise de pitié et aurait voulu raconter le mauvais traitement subi par les enfants à Hardrat. Arrivant trop tard pour les arrêter, des gens de la mine (qui ?) auraient tué Hardrat et causé l'incendie pour éliminer les témoins. Aisha serait arrivé juste après leur fuite.

Didrit est-il au courant du traitement de ses esclaves ?
Interrogé pour savoir s'il pouvait reconnaitre l'enfant qu'il travaillait à la mine, selon Ahmed, il indique qu'il ne voyait les enfants que quelques secondes lors de leur achat et les confiait à Ahmat. Ce dernier voulait les acheter car ils pouvaient atteindre des endroits impossibles d'accès pour des hommes faits.
Il accepte toutefois de voir le cadavre et s'étonne de l'absence d'yeux, ce qui met les enquêteurs sur la piste de Ahmat.

Ahmat n'est pas un esclave. C'est lui aussi un ancien janissaire qui, une fois affranchi, a cherché du travail à la mine et à permis à celle-ci de prospérer. À quel prix ?

Didrit fait alors convoquer l'abbé.

lundi 31 juillet 2023

Isfahan-Kohzad


Ne trouvant pas Vigor, Ionor se résout à partir seule pour Isfahan-Kohzad.

Repassant par Al-Azhar, elle se fait accoster par Ahmed. Lui aussi a réfléchi et, passé sa déception devant la taille de la délégation impériale, il décide de prendre les choses en main et de lui proposer de partir avec elle sur les traces de son maître Karim, et d'explorer les coins inconnus de sa contrée.

Ionor accepte son aide, d'autant qu'elle ne parle pas un traitre mot d'arabien.

Ils se laissent une journée pour partir, le temps que Ahmed Al-Fayed se fasse préparer la nécessaire pour ce court voyage, mais qui pourrait l'amener plus loin : son cheval et un âne lourdement bâté.

Angestag 19 sigmarzeit

Il faut moins d'une journée pour arriver à la capitale, Fatanbad, une petite cité aux murs blancs, sise sur une colline au bord de l'eau.

Ils ont de la chance, une barge est justement arrivée de Isfahan-Kohzad et doit y retourner dans 3 jours. Ahmed négocie leur passage.

Aubentag 22 sigmarzeit

Isfahan-Kohzad est une petite cité en partie troglodytique sur le flanc des montagnes. La cité vit d'une mine d'argent. La mine elle-même est un peu à l'écart du village.

Ahmed prend son cheval, met ses atours et se rend en haut du village pour se présenter à Didrit, l'ancien du village. Il profite de son hospitalité pour l'interroger sur son maître, Karim ibn Abdallah. Didrit sait qu'il est passé brièvement il y a de cela au moins trois lunes, mais il n'a pas annoncé son départ et ne sait donc pas quand ni où il serait parti.

La seule auberge est en bas du village. Ionor et Ahmed y passent donc une nuit tranquille.

Marktag 23 sigmarzeit

La nuit est tranquille, mais la matinée l'est moins. A peine levés, des cris réveillent la médina. Un incendie ! Dans la petite maison qui jouxte l'auberge.

De nombreuses personnes se relaient pour éteindre l'incendie, dont Ahmed et Ionor. Seule une personne reste à l'écart, une jeune fille aux yeux hagards et au mains brûlées.
Elle est d'ailleurs rapidement prise à partie par la foule une fois le feu circonscrit - l'auberge est sauve.

La jeune fille, Aisha Al-Malik, manque même de se faire lyncher lorsque trois corps sont découverts dans la maison calcinée. On l'accuse d'être la coupable, ses mains sont brûlées, elle a déjà causé un incendie par le passé et elle s'était embrouillée avec Hardrat, le propriétaire de la maison brûlée, qui est aussi le responsable de la sécurité du bourg.

Tout l'accuse !

Mais Ahmed ne voit pas cela du même œil et calme la foule, rappelant une ancienne coutume. La médina n'étant pas le siège de la reine, il n'y a personne pour juger. Une vieille coutume veut que si des étrangers sont en ville, ils sont réputés neutres et peuvent donc servir de juges. Ahmed et Ionor sont des étrangers.
Ça râle un peu mais la foule se calme.
Ils peuvent interroger Aisha, mais elle ne dit que peu de choses, sinon qu'elle ne sait pas ce qu'il s'est passé, mais que ce n'est pas elle qui a mis le feu.
Ils s'intéressent ensuite aux corps sortis de la maison incendiée. Ils sont trois :

  • Le corps d'un homme est reconnu comme étant celui d'Hardrat, le propriétaire. Il porte une blessure à la tête, c'est sans doute un coup à la base du crâne qui l'a tué.
  • Le corps d'une femme presque entièrement calciné. On ne peut que deviner sur son épaule un tatouage de papillon. Les tatouages sont rares, et souvent réservés aux femmes de mauvaise vie.
  • Le corps d'un enfant, moins brûlé car la femme a tenté de le protéger de son corps. L'enfant devait avoir cinq ou six ans. Ses yeux portent des blessures à peine guéries. Ils ont été crevés !

Ils ne trouvent pas de nouvel indice dans la maison.

Personne ne semble savoir qui est l'enfant. Didrit, qui a été appelé sur place pour calmer les esprits et organiser la pagaille, sait juste qu'il y a eu quatre enfants qui ont disparu il y a un ou deux ans. Mais ce ne serait pas lui.

La femme se nommerait Fatima Al-Saud et s'était retirée à la mine, pour officier pour le nouveau temple de Notre Dame de la Veine. C'est un culte infidèle mais depuis qu'il s'est établi, la mine d'argent produit à nouveau alors qu'elle était presque tarie il y a quelques années, au désespoir des habitants.

La mine serait la prochaine destination ?

lundi 3 juillet 2023

A moitié libres


Tarja ne réapparait pas et Ludmilla est sortie des geôles également, sous les interrogations de Vigor et d'Ionor.

Changement de cellule pour Ionor : elle essaie d'échapper au garde, Vigor en profite pour attraper Hartlip et l'assommer contre sa porte de cellule. Une troisième garde arrive avec une arbalète et remet le calme. Ionor est mise dans la cellule à côté de Vigor.

Helmuth arrive toujours calme et pondéré et leur offre un échappatoire : Tarja et Ludmilla restent ses invités pendant qu'elfe et nain sont libérés. Ils ont deux lunes pour récupérer la relique qu'ils cherchent et qu'ils pourront garder, mais, en échange de tous les trésors qu'ils trouveront sur les lieux, il libérera ses invités. Bien sûr, il est inutile d'essayer d'attaquer le village, il en a vu d'autres. De même, inutile de revenir  dans l'espoir de le duper, il a l'habitude de détecter les menteurs.

Nain et elfe donnent leur parole et... Helmuth tient la sienne. Ils sont conduit hors de Vitrolles avec leurs possessions.

Ils repartent vers le Nord et Al-Azhar. Helmuth s'étant gaussé de leur recherche vouée à l'échec, sans piste.
Lui, s'il devait commencer à chercher, il irait dans ce petit village qui héberge le plus éminent érudit de la région.

Arrivés devant le hameau fortifié, ils ne parviennent pas à se faire comprendre. Les gardes ne semblent parler qu'arabien. Ils n'insistent pas, suite à leur dernière déconvenue à Vitrolles. Ils préfèrent alors camper à l'extérieur plutôt que de tomber dans un autre piège en pleine nuit.

La nuit a été très calme. Ionor se réveille. Elle est seule. Plus de trace de Vigor, ni de ses affaires.
Elle essaie de remonter sa piste, mais en vain.

Elle va donc, seule, à Al-Azhar et cherche longuement quelqu'un qui pourrait parler sa langue.
Un homme d'une trentaine d'année, vêtu assez opulemment à l'orientale, des bésicles dans sa poche, s'approche de l'elfe en lui parlant en reikspiel. Il se présente, Ahmed Al-Azhar. Il souhaite savoir si elle vient de l'Empire.
Comme elle acquiesce, il l'invite chez lui, dans la maison la plus grande du village, pour prendre un thé.


L'homme lui demande ce qu'une étrangère venant de l'Empire vient faire dans un endroit aussi perdu.
Elle lui révèle tout de go qu'elle cherche un artefact qui pourrait aider l'Empire face à ses ennemis extérieurs.


Ahmed ouvre de grands yeux et tend une lettre à Ionor, elle vient de son maître, Karim ibn Abdallah.

C'était donc vrai... commente-t-il

Ionor jubile devant la mention de l'amulette de Shesh. Elle a une piste, et elle vient d'un pervers, Helmuth.

Mais Ahmed semble désappointé. Il imaginait une escouade importante de gens de l'Empire, pas une unique elfe. Elle explique qu'elle a perdu des compagnons en route et, justement, a-t-il vu un nain. Son dernier compagnon était là avec elle cette nuit a a disparu. Il est peut-être arrivé à Al-Azhar. Réponse négative d'Ahmed.
Ionor est donc seule pour retrouver cette amulette, et l'espoir de gloire qu'espère en tirer ibn Abdallah est plus que ténu...

lundi 19 juin 2023

Interrogatoires


Vigor est sorti de la cellule par un garde, sous l'œil de Hartlip. Le nain tente alors de maîtriser le garde.
Mais, menotté et désarmé, il reste relativement impuissant et il abandonne toute velléité lorsque Hartlip fait pointer une arbalète !
Il est donc ramené en cellule, hors de vue des filles.

Un repas chaud est apporté aux prisonnières alors que Vigor n'a le droit que de se faire jeter un seau d'eau, sans doute croupie, au visage.
Des vêtements chauds sont aussi apportés aux femmes, ainsi qu'une robe, simple, mais élégante, quoique très décolletée.
Hartlip leur demande d'être habillée le lendemain pour le déjeuner.

Aubentag 14 sigmarzeit

Ionor est la seule qui décide de jouer le jeu et de se vêtir de la robe le lendemain.
Elle est alors conduite directement auprès d'Ernst Helmuth. Elle ne sort pas du bâtiment, mais descend l'escalier monumental au centre du bâtiment. Un certain soin a été apporté à la construction de cet escalier qui descend sous terre. Après un palier, l'escalier continue de descendre, mais est simplement en pierre. Un couloir sur ce palier conduit aux appartements d'Ernst.
Ionor est invitée à un déjeuner dans une grande pièce couteusement meublée. Elle remarque çà et là des références cryptiques parfois reprises par des slaneeshis.

Ersnt est cependant plein de bonnes manières et pourrait paraître charmeur si la situation était autre.
Mais, il veut cependant savoir exactement ce qu'ils font ici.
Ionor essaie d'en dire la moins possible en se bornant aux grandes lignes qu'elle pense que Ludmilla a déjà données. Mais, elle ment mal, Ernst le lui fait bien comprendre. Ce qui l'amène ici est sans motivation réelle. De même, y aller sans aucune piste réelle pour trouver une relique dans toute une chaine de montagne, il n'y croit pas.
Il n'en tire rien de plus pour le moment.
Mais, il a le temps.

Marktag 15 sigmarzeit

C'est au tour de Tarja d'être invitée au déjeuner chez Helmuth.

Elle refuse, elle, de se soumettre et de se vêtir comme il lui était demandé.
Elle refuse aussi de prendre place à table et négocie, pour cela, que Vigor soit traité comme elles.

Après qu'il a accepté ses conditions, elle se radoucit et accepte de s'asseoir à table et de parler avec Ernst. La conversation dévie de celles qu'il a eues auparavant. Elle se tourne plus vers des points de vue sociétaux et religieux où Ernst conclut que les points de vue rigides de Tarja pourraient bien changer prochainement. Il a le temps devant lui avec ses invités...

Lorsqu'elle est ramenée vers sa cellule, elle tente, elle aussi, de se rebeller.
Comme ils passent par la salle de garde, elle saisit une épée négligemment posée sur une table. Mais, elle manque aussi de prendre le dessus : un garde tente de la désarmer tandis que Hartlip, avec un sourire sadique, se bat pour lui faire mal. Elle finit au sol par se tordre de douleur avant de se faire jeter sans ménagement dans sa cellule.

Profitant du brouhaha, Vigor tente de forcer sur ses menottes (c'est le seul encore menotté). Il en vient presque à bout lorsque Tarja est conduite en cellule.

Tenant sa promesse, Ernst fait apporter un repas à Vigor ainsi que, comme pour les filles, des vêtements chauds et... une robe.
Tarja, elle, déchire sa robe pour panser ses plaies.

Le soir, Tarja est invitée de façon moins cordiale.
Elle est conduite dans une autre pièce moins avenante : des menottes sont attachées au mur, des fouets trainent négligemment au milieu de la pièce garnie de satin. Il y a aussi de nombreux objets dont la fonction est pour le moins incertaine...
Voyant la scène, Tarja, serrée de près, se rebelle. Sa rage la rend difficilement maîtrisable par Hartlip et son second. Alors, Ernst s'approche, lui pose un bras sur l'épaule et lui glisse un mot à l'oreille, elle se calme, malgré quelques soubresauts de rage.
Doucement, Helmuth l'attache au mur...

lundi 29 mai 2023

Résidence surveillée

 


Ils quittent les montagnes avec Tarja en souffrance devant être transportée à dos de mule. Ce n'est qu'une fois en forêt, hors du col, qu'ils s'accordent deux jours de repos, le temps que l'ulricaine puisse à nouveau poser un pied devant l'autre, même si la souffrance reste présente.

Festag 5 pflugzeit

Les Principautés Frontalières sont traversées d'ouest en est. Elles ne sont pas toujours accueillantes. Les gens sont suspicieux, voire parfois hostiles. Lorsqu'ils ne le sont pas, beaucoup cachent de mauvaises intentions. Peu parlent le reikspiel, on entend plus du tiléen et occasionnellement du bretonnien ou de l'arabyen. Les lois sont inexistantes ou complètement différentes selon les endroits.

Sigmarzeit 2525

Bezahltag 9 sigmarzeit

Après 37 jours de voyage et une Tarja entièrement opérationnelle, ils arrivent à finalement à Corvano, un petit bourg portuaire d'où ils aperçoivent enfin les hauts pics des Montagnes du Bord du Monde. C'est là qu'ils se décident à chercher un guide.

À l'auberge du port, ils rencontrent Balder Hanssøn Mellem Eftang, un norsque qui, après une bonne dose de persévérance, leur vend un médiocre tableau représentant Sigmar écrasant un ennemi. Cette vente permet à Vigor de négocier un passage dans leur drakkar qui doit remonter jusqu'à Isfahan-Kohzad pour... vendre des enfants. Cela les refroidit un peu et, finalement, ils déclinent le voyage, de peur de se retrouver au milieu de dangereux norsques. Vigor refuse aussi de vendre "une de ses femmes".

Angestag 11 sigmarzeit

Pensant trouver un guide plus loin, ils reprennent alors leur route à pied et arrivent à une fourche de la Hurlante où siège un petit village fortifié. Pour l'atteindre et continuer le chemin, ils doivent passer la rivière. Le bac est de l'autre côté.

Ils hèlent le garde qui leur dit de passer leur chemin.

Ils insistent pour passer, Vigor disant qu'ils ont de quoi payer. Après plusieurs aller-retour pour prendre des ordres, un garde sort les chercher et leur souhaiter la bienvenue à Vitrolles.

Le village ne comporte qu'une dizaine de bâtiments, dont un seul en pierre. Étrangement, tous sont reliés par des passerelles en bois à quelques mètres de hauteur. Peu de monde est visible à l'extérieur.

Les gardes les conduisent dans l'auberge du village et ferme la porte derrière eux.

Une serveuse, mutique et surprise de la venue d'étrangers, leur donne une place à l'écart. Il est encore tôt, l'auberge est peu fréquentée. Mais après un petit peu de temps, un homme marqué, barbu, les cheveux hirsutes, les aborde. Se présentant sous le nom de Claus, il aurait un service à leur demander, mais il ne veut pas en parler dans l'auberge et leur donne rendez-vous dans l'arrière-cour.

Vigor et Ionor s'y rendent. L'homme souhaite leur faire livrer un colis d'herbes médicinales dans un village des contreforts. Il propose dix pistoles. Vigor dit que ce doit être des drogues et qu'il ne souhaite pas être embarqué dans une affaire louche : ce sera plus cher.
L'homme lui dit qu'il n'y a rien à craindre. Lui n'a pas le droit de quitter le village, ce n'est pas le cas des voyageurs.

Quel est le prix que demande Vigor ? Deux-cents couronnes !
L'homme reste bouche bée.

Dans un fracas, la porte de derrière l'auberge s'ouvre ainsi que celle qui mène à l'arrière-cour depuis l'extérieur.
C'est la garde, le sergent Hartlip et ses hommes, qui viennent pour arrêter Claus et les étrangers. Les arbalètes sont pointées, on entend le grognement de chiens. Vigor et Ionor ne font pas d'histoire et posent leurs armes et se laissent arrêter, essayant sans succès d'en connaître la raison.

Ils sont amenés en cellule - chacun la sienne - et peu de temps après rejoints par Ludmilla et Tarja, elles aussi arrêtées.

Claus est lui libéré. Ils entendent d'ailleurs le sergent le remercier rapidement !

Il est clair que tout ceci n'était qu'un prétexte. Que veulent-ils ?

Le sergent les laisse mariner quelques heures avant de venir demander qui est leur chef. Vigor essaie de l'embrouiller sans succès.
Hartlip veut savoir ce qu'ils viennent faire ici, mais il n'obtient que des généralités sans intérêt. Il finit par prendre Ludmilla pour l'interroger à part.

Quelques heures après, Ludmilla revient. Elle n'a pas l'air d'avoir été battue - en tout cas pas sévèrement. Il faut dire qu'elle ne pensait pas que ce qu'ils faisaient ici était un secret et elle a avoué être là pour chercher un antique tombeau dans le col du Chien Fou, qui recèlerait de trésors. Apparemment, l'histoire leur suffit.
Ils comprennent que Hartlip craint en fait que l'Empire ait envoyé une troupe pour éliminer la communauté, sans doute pour les actes qui les auraient amenés à quitter l'Empire.

Wellentag 13 sigmarzeit

Le lendemain, ils reçoivent la visite d'Ernst Helmuth, un jeune homme extrêmement séduisant, vêtu avec goût et bien maniéré. Sans doute le seigneur du village.
Mais sous la politesse et les belles paroles se cache un monstre.
Interrogé sur ce qui lui est reproché dans l'Empire, il semble dédaigner sa religion, cause de tous ses tracas, car engoncée dans ses dogmes. Selon Ionor et selon les précisions données par la suite par Hans, l'elfe, dépitée, comprend qu'elle fait face à un culte de Slaanesh, ce qui pouvait arriver de pire.
En substance, ils comprennent que maintenant qu'ils ont été arrêtés par crainte de l'Empire, ils risquent de ne pas être relâchés de si tôt, surtout à cause de la présence d'une suivante d'Ulric en la personne de Tarja, qui ne pourra pas ignorer ce qu'elle a appris.
Ernst loue cependant la présence de jolies jeunes femmes, de qualité. Il indique à Hartlip qu'elles devront être parfaitement traitées. Il devra veiller personnellement à ce qu'elles aient accès à de l'eau propre, à du savon et à des changes, ainsi qu'aux meilleurs repas possibles.
Quant au nain, têtu comme une mule, ils n'en tireront rien. Inutile de le nourrir, juste un peu d'eau pour qu'il ne dessèche trop rapidement. Il indique à Hartlip qu'il est pour lui et qu'il en dispose selon son bon plaisir.

La première chose que fait le sergent, c'est de changer Vigor de cellule afin de l'éloigner des cellules des femmes, pour éviter qu'elles le nourrissent.

Le transfert de cellule du nain se fait sous bonne garde, mais Vigor semble ne pas vouloir se laisser faire...

lundi 1 mai 2023

Reddition


Pendant que Vigor "fouille" la pièce avec un soin particulier pour faire en sorte que peu de choses restent intactes, Tarja aperçoit une feuille volante dans le livre qu'Ionor embarque.
Il s'agit d'une carte des environs de la Passe du Chien Fou ! Sur le recto, des écritures incompréhensibles. Il y a d'ailleurs d'autres feuilles volantes, d'une autre origine. C'est l'extrait d'un journal d'un pilleur de tombes explorant justement cette passe à la recherche d'un tombeau gorgé de trésors. Tarja range soigneusement les feuillets, ce n'est pas le moment de les lire dans le détail.

Cependant, après la fin de l'ultimatum, rien ne se passe. Ils décident donc de sortir par la force en se frayant un passage parmi les non-morts, avec Vigor en tant qu'homme-lige.
Ils n'ont pas le temps de finir d'élaborer leur plan que Vigor est déjà parti réduire un squelette en esquilles. Ludmilla le soutient depuis l'autre passage avec sa fronde et c'est là qu'ils se rendent compte qu'il n'y a plus qu'une poignée de squelettes, vite balayée par le nain. Ils peuvent sortir de la caverne, prudemment.

À l'extérieur, ils sont attendus : de nombreux squelettes et zombies dissimulés derrière des rochers se montrent une fois que tout le monde est dehors. Beaucoup se concentrent sur Vigor qui était en première ligne, lorsqu'une sorte de boule de lumière sombre, pulsante, se matérialise sur le flanc de la montagne et expulse une nuée de projectiles enflammés qui manquent de calciner sur place Ionor.
La voix de l'elfe aperçue plus tôt se fait entendre. Elle leur demande de se rendre.

Pendant ce temps, Vigor se fait submerger par la masse des zombies : un tas de chair morte le recouvre, empêchant le moindre de ses mouvements.

Son ultimatum restant sans réponse, Syrillia, l'elfe, fait jaillir une seconde salve de feu. Celle-ci ne manque pas Tarja qui s'écroule, brûlée vive, agonisante au sol.

Cette fois, l'elfe est hystérique et leur laisse une dernière chance de se rendre.

Ludmilla semble accepter la première, suivie de Ionor.

Ça parlemente : Syrillia demande en péage les gantelets de Ludmilla, ainsi que ce qu'on lui rende ce qui lui a été volé.
Vigor, désarmé par les zombies, est libéré, mais Syrillia prévient : au moindre coup tordu, elle grille sur place la lopette ulricaine au sol. Elle a remarqué que Ionor se préoccupait de sa santé et s'était précipitée pour lui prodiguer des soins. Elle n'est pas encore morte, mais ne survivra sans doute pas à une nouvelle pluie de feu.
Il n'y a pas de coffre, Vigor assure qu'ils l'ont laissé dans l'abri (il ne dit pas qu'il en a pris le contenu). Les zombies ramassent le butin : les gantelets, une bourse pleine demandée au nain et le livre avec ses feuillets.

Ils reprennent rapidement la route et Syrillia semble respecter son pacte. Mais les nombreuses traces de loup, la menace de l'elfe et celle de Werner les laissent nerveux au moment de faire leur campement du soir...

lundi 17 avril 2023

... puis les zombies !


Mais ils sont vite arrêtés.
Face à eux, des hommes apparaissent pour leur bloquer le passage. Leur démarche ne laisse pas de doute sur leur nature... des zombies.

Une entrée de caverne à moitié dissimulée ayant été remarquée entre la tenaille réalisée par les loups et les zombies, Ionor, suivie de toute la petite troupe, s'y engage, mules comprises. L'entrée s'ouvre sur un couloir qui serpente entre les roches avant de s'élargir sur une caverne un peu plus vaste.
Vigor, qui a pris la tête de la file, s'engage dans une autre anfractuosité, mais s'arrête vite. Une horde de zombies apparaît à l'autre extrémité et dans le même temps, la caverne s'éboule derrière Tarja qui fermait la marche. Ils sont bloqués, pris au piège.
Mais après quelques instants de flottement, l'elfe, qui a l'ouïe fine, entend des incantations provenant de la roche. Plus particulièrement, elle remarque un petit trou dans celle-ci d'où provient le son. En y regardant de plus près, elle devine la découpe d'une porte dissimulée.
Vigor, appelé à la rescousse, travaille du marteau pour démolir la porte. Elle s'ouvre sur un passage. Personne derrière mis à part une fosse munie de pieux en acier et une issue bloquée par un pont-levis !

Les zombies avançant, ils sont confinés dans une petite caverne lorsque qu'ils aperçoivent une autre porte dissimulée s'ouvrir et libérer, au milieu des non-morts, une silhouette encapuchonnée que les zombies laissent passer. Quelques instants plus tard, ils peuvent entendre une dispute entre un homme et une femme.
La femme reproche à Werner de vouloir s'enfuir comme un pleutre qu'il est. La conversation tourne court et tout laisse à penser que la querelle d'amoureux, comme la qualifie Vigor à voix haute à leur intention, s'arrête en effet avec la fuite dudit Werner.

Vigor décide alors de s'attaquer frontalement aux zombies. Après quelques corps découpés, ils reculent. Vigor avance et entend une voix féminine avant d'être percuté de plein fouet par des flammes. La voix leur demande de se rendre.

Vigor recule, décide de s'attaquer à l'autre porte cachée, laissant Ionor face aux zombies. Recevant, elle aussi, une volée de flammes, elle se laisse aller à parlementer. En eltharin. Ils ont en face d'eux une autre elfe. Ionor est abasourdie, discute, puis se retire avec les autres qui ont découvert l'antre de leurs bourreaux.

Elle leur explique la tenue de leurs échanges. La magicienne elfe leur propose un marché pour lequel ils ont une demi-heure avant de donner leur réponse : elle veut l'armure du nain et les gantelets de la muletière - Ludmilla - et elle les laisse passer. Il faut voir cela comme un simple péage. Sinon, ils seront rôtis et elle a montré qu'elle en était capable.

Ludmilla semble vouloir réfléchir à la situation, mais Vigor arrête net toute discussion. Il n'y a d'ailleurs pas de discussion pour lui.

Ils profitent du temps d'attente avant la fin de l'ultimatum pour fouiller la pièce.
Cette pièce contient un autel dédié à Khaine, ce qui en dit long sur l'allégeance de l'elfe, qui est sans doute une druchii.
À part un coffre caché contenant quelque argent, il n'y a que deux livres.
Par contre, le pont-levis a, lui, disparu, ainsi que la fosse. Tout ceci n'était donc qu'une illusion.

Mais ils n'en reste pas moins toujours prisonniers...

lundi 3 avril 2023

Les loups

Pflugzeit 2525

Finalement, Vigor retient Ionor et l'empêche de dormir dehors. Elle se soumet donc à la fouille et à l'interrogatoire des nains. La soirée se passe dans les différentes auberges, Ludmilla se rapproche de Liebwin, un jeune conducteur de la caravane.

Au lendemain, au moment de se séparer, Vigor prend Liebwin la main dans le sac, ou plutôt dans la bourse... sa bourse. Fâché, le nain attrape justement les bourses de Liebwin en lui demandant de rendre ce qu'il a volé. Il ne semble manquer rien à personne et après quelques hurlements du malheureux voleur devant des nains goguenards, Vigor le relâche et ils quittent le karak.

Le col, de ce côté, est moins praticable.

Backertag 1 pflugzeit

Après une nuit, ils progressent jusqu'à découvrir la tanière de loups blancs. Ils essaient de passer au large, mais Ludmilla qui conduisait une des deux mules tombe, avec l'animal, dans un trou couvert de neige.
Les loups sortent soudain de leur tanière et se ruent sur les voyageurs. Il y en a plus d'une dizaine.
La majorité de ceux-ci sont terrassés par Vigor. Ludmilla sort péniblement du trou avec sa mule. Ionor prouve qu'elle est mage en retardant les loups en faisant apparaître du feu sur leur passage. Elle passe, elle aussi, le trou enneigé avec la seconde mule. Tarja s'occupe de deux ou trois loups.

Comprenant qu'ils ne font pas le poids face à ces voyageurs, notamment le nain qui, équipé d'une nouvelle hache ornementée, est devenu une véritable machine à tuer, les loups survivants battent en retraite et se regroupent, grognants, babines retroussées, prêts à mordre, mais dans l'attente.

Ayant dépassé l'entrée de la tanière, et les loups s'étant regroupés derrière, ils accélèrent le pas pour s'éloigner et poursuivre leur périple...

lundi 27 mars 2023

En expédition


À Zhidovsk, alors qu'ils constatent les dégâts, ils ont la surprise de retrouver Ludmilla.
Elle ne s'attarde pas sur son village natal parti en cendres et leur dit de fuir, qu'elle leur expliquera après.

Ils parviennent finalement après un long voyage à retourner dans l'Empire, dans un endroit perdu du Nordland, au temple de Sudfast dont la mère de Tarja est la haute prêtresse.

Tarja raconte son aventure à sa mère.
Elle sait qu'elle est coupable d'avoir fui, même devant une mort certaine. Elle sait que le culte le réprouve. Mais sa mère est une politicienne et comprend les faiblesses humaines. Tarja devra expier pour ses fautes et reste isolée au temple de longues semaines, entre études, mortifications et de longues nuits exposée au froid du Nordland en hiver.

Pendant ce temps, Ludmilla accompagne Vigor à Salzenmund, prêtant ci et là main forte à ceux qui ont besoin de bras musclé et sachant manier les armes.

Lors d'un voyage à Altdorf, Katherine von Siert revient à Sudfast avec des nouvelles.
Que Tarja se prépare pour un long voyage, hors de l'Empire. Elle a moyen de se racheter.
Elle revient du Conclave d'Hiver. Il y aurait un espoir de lutter contre la Sorcière Noire, mais cela implique une expédition dans les Principautés Frontalières.
Parmi les nombreuses expéditions qui vont s'égayer aux quatre coins de l'Empire et au-delà afin de rassembler des alliés, trouver des armes, infiltrer l'ennemi, espionner ses forces... l'une d'elle a retenu l'attention de Katherine, qui est aussi l'une des conseillères militaires de l'Ar-Ulric.
Des indices convergents ont été remontés aux plus hautes sphères du pouvoir à propos d'une amulette, l'amulette de Shesh. Elle permettrait d'arrêter la Sorcière Noire.

À quoi ressemble-t-elle ? Comment une amulette pourrait arrêter une abomination ravageant le Kislev ? Il n'y a aucune réponse à cela.
Où est-elle ? Elle serait à l'entrée de la Passe du Chien Fou, à l'est des Principautés Frontalières. C'est une vaste zone et on n'a aucune précision.
Pourquoi croire à ces balivernes ? Des rumeurs proviennent de plusieurs sources différentes. C'est cela qui mérite qu'une petite expédition soit montée. S'il y a un infime espoir de retrouver un artefact permettant d'arrêter les armées qui vont déferler du Kislev alors que l'Empire a massé ses troupes vers la Sylvanie sécessionniste, il faut le rechercher.
Katherine a indiqué au commandement ulricain qu'elle connaissait des volontaires pour accompagner une elfe haute source d'une de ces rumeurs et qui souhaite financer une petite expédition : Tarja et les deux réfugiés qui l'ont accompagnée, Vigor et Ludmilla.

Tarja prépare promptement ses affaires et rassemble ses compagnons pour partir à Altdorf, retrouver le capitaine Loup Blanc Fritz, qui est chargé de coordonner la mission, et de leur en donner tous les - maigres - détails.

Une fois à Altdorf, Tarja se présente au capitaine Fritz qui lui propose directement, sans autre cérémonial, une rencontre le lendemain avec l'elfe à la source d'une des informations afin de faire connaissance et de préparer l'expédition.

Le lendemain, donc, le capitaine Fritz présente la haute elfe venue directement d'Ulthuan. Elle se prénomme Ionor. Grande, rousse, vêtue d'une simple robe blanche, l'elfe n'apparait pas aussi hautaine que les rumeurs sur son espèce laissent à penser.
Elle explique qu'elle vient dans le but d'aider l'Empire à se défendre. Lors de son voyage sur la Mer de Brume vers le Vieux Monde, elle était avec un ambassadeur, qui se trouvait aussi être un mage. Dans l'Outremonde, que vous pouvez voir un peu comme un monde magique dans lequel l'esprit des elfes peut se déplacer, il y a vu un humain. Étonné, l'ambassadeur a suivi sa trace éthérée et l'a longuement épié. L'homme murmurait des rêves à un autre, se faisant passer pour son aïeul, il lui a lentement instillé l'idée d'aller se présenter à l'Empire pour leur expliquer qu'une amulette, cachée dans l'entrée de la Passe du Chien Fou, pourrait les sauver de l'invasion à venir, qu'il fallait les prévenir afin de l'exhumer.

Et de fait, Fritz explique ce témoignage concorde point pour point avec ce qu'a raconté un visiteur venu de la Principauté de Levrellian.
De même, un voyageur venu de la Principauté voisine de Haflock est venu raconter quasiment la même histoire qui lui aurait été révélée lors d'une extase alors qu'il était en prière au temple local de Sigmar. Cette amulette aurait même un nom pour lui, l'amulette de Shesh.

Les recherches des érudits n'ont rien révélé sur cette amulette, sinon que le nom de Shesh se réfère peut-être à une ancienne souveraine de Nehekhara. Il faut savoir qu'à son apogée, Nehekhara possédait un empire dont les frontières nord allaient jusqu'aux Montagnes Noires, là où s'étendent maintenant des confettis de micro-royaumes barbares et la Passe du Chien Fou.

Il faudra donc enquêter là-bas pour savoir où pourrait être cette amulette, si elle existe, et la rapporter.

Pour le reste, le capitaine Fritz règle avec eux les détails du voyage qu'ils devront faire à quatre. Ils auront le temps de lier connaissance.
Ils choisissent la route un peu plus longue, mais probablement moins dangereuse, par le Col du Vent Glacial.
Tarja se fait préciser ses buts par Ionor. L'elfe affirme vouloir modestement aider l'Empire.

Ils prennent alors rapidement une péniche pour remonter le Reik jusqu'à Pfeildorf, puis sur une barge sur la Söll jusqu'à Wusterburg.
De là, ils achètent deux mules, arrivant presque au bout de leurs ressources financières. Ils attendent la fonte des neiges pour accompagner une caravane de marchands d'une vingtaine d'hommes, dont une demi-douzaine en armes. La caravane doit ravitailler Karak Hirn, une forteresse naine.

Le passage du col jusqu'à Karak Hirn est difficile, mais se déroule toutefois tranquillement, sans mauvaise rencontre. Les portes du karak sont protégées par un à-pic vertigineux. L'accès se fait par l'impressionnant pont Quart de Mile qui enjambe l'abîme séparant le col de l'entrée monumentale en bronze. Des murs épais s'élèvent à près de quatre mètres pour protéger les voyageurs des vents glacés. Des meurtrières régulièrement espacées trahissent la véritable utilité de ces murs : en cas d'attaque, les nains peuvent parcourir les étroits corridors aménagés à l'intérieur et balayer le pont d'un feu croisé meurtrier. Des balistes positionnées au-dessus de l'entrée prennent, de plus, le pont en enfilade et une partie du tablier est escamotable, ce qui permet de précipiter d'éventuels attaquants quelque deux cents mètres plus bas sur les rochers déchiquetés.
Interrogés et fouillés, les membres de la caravane entrent dans les salles marchandes, mais Ionor fait demi-tour, ne souhaitant pas une fouille faite par des nains. Elle s'apprête à camper dehors, au-delà du pont, seule, dans la neige...

dimanche 19 mars 2023

L'Avènement de la Sorcière Noire


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Ulthuan est à peine en train de se remettre de la fin des Guerres du Redressement, qui ont vu Lileath apparaître haut dans les cieux à la fin de la bataille de la Flèche Lunaire et qui a vu le bannissement du démon N'kari. Mais les elfes, qui ont payé là un lourd tribu, craignent que la force colossale des flux de magie qui baignent le monde ne font de cette guerre qu'un commencement.

Dans le Vieux Monde, dans l'Empire, Mannfred von Carstein a proclamé l'indépendance de la Sylvanie, plaçant sa déclaration dans la bouche du corps sans vie du répurgateur Gunther Stahlberg venu enquêter sur place et déposant le corps au milieu dun conclave.
Résolu à ne pas laisser une province faire sécession, le Grand Théogoniste Volkmar le Sévère a immédiatement mobilisé les troupes et les flagellants et pris la tête d'une croisade vers la Sylvanie. La province est considérée sous contrôle, l'Empire ayant gagné la bataille décisive grâce à l'intervention de Balthasar Gelt qui a bâti le Mur de la Foi. Mais les troupes sont revenues sans Volkmar, disparu.

Pendant ce temps, les rumeurs venues de Kislev sont sombres.
La Sorcière Noire s'est libérée et emmène avec elle des myriades de mutants et de créatures arachnéennes. Alors qu'elles déferlent sur le Kislev, l'Empire, occupé par les troubles en Sylvanie, n'est pas en position de fournir une aide armée. Pourtant, la motivation de la Sorcière Noire est claire : l'Empire est dans sa ligne de mire.

Le Conclave d'État qui doit se tenir très prochainement va se révéler capital pour la défense de l'Empire...


lundi 20 février 2023

Renaissance de la Sorcière Noire

La salle n'est pas vide. Lorinoc aperçoit du coin de l'œil une silhouette qui les observait et se retire dans un autre passage. L'elfe avance, aux aguets. Il inspecte les piliers. Ils sont lisses, sans motif, dans une matière crayeuse. Il en fait le tour lorsque des petites flammes apparaissent et tournent asse rapidement entre les piliers.

Une voix se fait alors entendre et la silhouette aperçue il y a quelques instants se montre. La vision est étrange et repoussante : un vieillard, entièrement nu, qui doit au moins avoir cent ans, les yeux rendus blancs par la cataracte. Encore plus étrange, il est nu, mais porte tout de même une petite besace en bandoulière et, malgré son âge, son infirmité et son aspect, il se déplace agilement.

Hélant Lorinoc, il lui conseille de ne pas quitter la zone au milieu des piliers, il risquerait d'en être affecté dans sa chair. Lorinoc teste la "barrière" de feu en jetant une dague au-delà. Cela ne produit aucun effet.

L'homme se présente sous le nom de Xyzyx. Il leur demande s'ils ont trouvé des clés dans cet endroit et Vigor répond par l'affirmative. Xyzyx leur demande alors leurs clés en échange de la libération de Lorinoc. Négociation refusée : un elfe et Vigor décochent leurs flèches.
Xyzyx fuit à toutes jambes, rapide comme un cheval.

Après quelques minutes, alors que Théodéric s'est mis dans l'idée de casser un pilier à coups de marteau, Xyzyx revient et leur demandent ce qu'ils proposeraient.

Tarja lui demande de les guider vers la sortie, elle lui montrera la clé qu'ils ont trouvée.
Négociation acceptée.

Xyzyx les guide alors jusqu'à l'entrée et Vigor lui montre la clé, et lui permet même de la toucher (il est presque aveugle).
Xyzyx ricane et s'éloigne : c'est une fausse, dit-il !

Peu importe : Tarja voulait partir, Lorinoc mettre son compagnon à l'abri.
Ce sont les elfes qui quittent les lieux les premiers.
Tarja discute avec Vigor qui ne semble pas que l'idée de quitter les lieux soit la meilleure qui soit. Mais il indique qu'il la suivra.
Théodéric lui rappelle alors son serment que Tarja feint d'ignorer.
Il demande alors à ce qu'elle lui rende Blütylda.
Elle s'exécute et quitte les lieux avec Vigor, tandis que Théodéric, suivi de Ludmilla reparte à la recherche de la Sorcière Noire.


À l'extérieur, moins d'une paire d'heure plus tard, alors que, reposés, ils allaient quitter les lieux, Tarja remarque un spectacle étrange : le lac se vide !
L'eau s'évacue par la membrane qu'ils ont franchi pour sortir, noyant sans doute l'intérieur.
Mais non, car des choses finissent par sortir : un mutant, trois mutants, des dizaines de mutants, accompagnés d'êtres apparentés à des araignées. La matrice de la Sorcière Noire accouche !

C'est la fuite vers Zhidovsk.
Là-bas, il ne reste rien. Le village n'est plus que braises. Les traces laissent à penser qu'il a été attaqué par des hommes à cheval, bien équipé.
Il n'y a que des cadavres, mais aucune trace de perte chez les agresseurs.

C'est la fuite, encore une fois.
Vite, dire rapidement adieu à Lorinoc et ses compagnons qui partent de leur côté tandis que Tarja et Vigor tentent de rejoindre l'Empire au plus vite.

Quant à Théodéric et Ludmilla, ils sont sans doute déjà morts.
Il en va probablement de même pour Karl.
Les vampires ? Aucune raison qu'ils ne soient pas détruits.

Le voyage de retour est long et périlleux.

La Sorcière Noire a émergé de son tombeau humide à la tête d'une armée de mutants et d'abominations arachnéennes et commence à ravager le Kislev.

Certains disent qu'elle cherche à se venger de l'Empire et qu'elle ne va pas tarder à y diriger ses armées grandissantes.

vendredi 3 février 2023

La Fureur... d'Ulric ?


Tarja retient Théodéric en lui interdisant de rejoindre la baronne Margrave. Il maugrée un peu et accepte de rester avec eux. Il part même pour reprendre la tête de l'expédition, mais pendant qu'il tergiverse sur le manque d'éclairage, Lorinoc reprend la tête en laissant Aeslorarha et Ludmilla porter Malennoc.

Saul le Triste

Lorinoc croise alors une étrange créature : une sorte de limace rose géante dotée de nombreuses ailes de colombe. La créature... sanglote et même, marmonne des " oh non ! " plaintifs. L'elfe la contourne, mais, lorsqu'il voit qu'elle commence à se mouvoir, il change d'avis, décoche deux flèches qu'il rate.

La limace, s'étoffant à moitié dans sa bave maronnâtre, se jette alors que l'elfe, mais elle finit par être terrassée par les flèches de Vigor.

Hélas, de ses blessures émanent des nuages de spores. Lorinoc s'étouffe, irrité. Il lui faut quelques minutes pour pouvoir reprendre son souffle. Seul le fait de vomir parvient à le libérer et lui permet de retrouver son souffle.

La limace, elle, a disparu, explosant dans un gros nuage de spores au moment de mourir.

L'endroit menant à un cul-de-sac, ils doivent rebrousser chemin et traversent précautionneusement une portion ou le "sol" est plus instable, Aeslorarha manquant même de perdre sa botte en la posant sur une sorte de sphincter invisible lorsqu'il est fermé.

Ils suivent un lointain bruit évoquant aux fidèles d'Ulric leurs entrainements martiaux à base d'épées de bois. Lorinoc s'avance sans un bruit pour découvrir la source : deux minotaures tournent, ne se quittant pas des yeux et se donnant ponctuellement l'assaut. De leurs naseaux s'échappe une buée rose pour l'un, bleue pour l'autre. Leurs fronts sont ornés d'un tatouage et ils se battent devant une assemblée invisible : Lorinoc ne parvient qu'à entendre des rires gras.

Ils rebroussent chemin.

Fontaine de sang

Ils rebroussent chemin pour suivre le son provenant d'un ruisseau qui coule.

Ce n'est pas un ruisseau, mais une fontaine de sang bouillonnant !
À la surface du bassin flotte une clé en os.

La baronne aurait dit vrai ?

Théodéric tente de la sortir à l'aide d'une flèche, mais finit par y mettre la main pour la ramasser, provoquant des remarques moqueuses derrière lui.

Il met alors la clé à sa ceinture puis s'approche de Vigor avec un regard noir et tente de le marteler. Il semble hors de contrôle et il faut un coup du pommeau de Blütylda sur sa tempe pour lui faire perdre connaissance.

Avant qu'il ne se réveille, Vigor prend la clé, et jette le gant souillé de sang de Théodéric.

Une fois avoir repris conscience, Théodéric est calmé, mais exprime une colère froide. Lorsqu'on lui demande de s'expliquer, il se contente de dire qu'il en a assez des remarques narquoises de droite et de gauche, et surtout celles du nain.

C'est dans cette ambiance lourde que Lorinoc voit le chemin s'élargir et donner sur une salle sertie de piliers blancs immaculés...

lundi 9 janvier 2023

Dans les tréfonds


Des goules monstrueuses

Lorsque Lorinoc aperçoit un être en guenilles, aux ongles longs et sales, accroupi en train de rogner quelque chose sur son bras, il s'avance en silence.
Des goules ?
D'autres sont aussi là, encore non en vue, mais il entend les grognements.
Il décide de passer à l'attaque et décoche deux flèches qui atteignent leur but. La créature sursaute et se met à l'abri.
Elle commence à râler et à menacer et demander ce qu'ils veulent.

Lorinoc est surpris d'entendre ce qu'il pense être des goules parler. Il demande à passer. L'être sort de sa cachette et leur demande de baisser leurs armes, ce qu'ils font pour la plupart.
Il est d'accord pour les laisser passer, en échange de la jeune femme appétissante - il désigne Ludmilla.

Théodora interrompt la discussion et s'avance. La goule recule un peu, surprise.
La baronne leur demande qui les a amenés là. Orlock ? La goule acquiesce !
Prenant brièvement un air dépité, Théodora se reprend : elle ordonne aux goules de se mettre dans un coin de la salle, de les laisser passer et de ne pas les suivre.
Contre toute attente, la goule grommelle un peu, indiquant que son maître n'était pas trop d'accord, mais finit par obéir.

Théodora se retourne vers les autres, sachant bien qu'elle leur doit une explication.
Elle connaît Orlock. Contrairement à elle, il n'est pas fréquentable, totalement ingérable.
Elle n'est pas là par hasard, mais leurs buts sont conciliables. Elle cherche la Sorcière Noire pour obtenir d'elle certains secrets. Peu lui chaut que la sorcière soit ensuite éliminée, ce serait même un bienfait.
Tarja montre son mécontentement devant les informations que cache Théodora et insiste pour tout savoir.
Théodora rappelle qu'elle en a déjà beaucoup dit, que le temps presse et qu'ils n'ont encore trouvé aucune clé qui permette d'entrer dans le repaire de la sorcière. Ludmilla suggère que les objets magiques donnés par Olav pourraient être ces clés, mais Tarja objecte que son épée n'est pas magique : c'est une relique. Quant à Théodora, elle explique que bien qu'elle ne sache pas à quoi les clés ressemblent, ça n'en reste pas moins des clés pour ouvrir une porte.

Tas de chair

Toujours guidés par Lorinoc, ils reprennent leur chemin en passant les goules, qui étaient à côté d'une salle avec un monticule de morceaux de chair. Même les goules n'en ont pas voulu !

Murs bavards

Au détour d'un couloir, murs et sol de chair sont tapissés... de milliers de bouches qui, détectant la présence de Lorinoc, se mettent à chanter en chœur une mélopée triste, entêtante, mais surtout puissante.

Cela semble attirer une étrange créature : seule la silhouette est humaine, mais elle est couverte de plumes d'un orange vif, avec une tête de loup. Sa crinière tombe dans son dos, mais se fait plus épaisse, jusqu'à devenir épineuse, avec des gros dards barbelés sur le bas de dos. Ses bras sont étrangement souples et munis de ventouses.
Elle s'approche sans un mot pour se ruer sur Vigor qui, l'ayant vu venir, décoche une flèche sur elle. Peu ralentie, elle ouvre littéralement ses bras pour entourer Vigor d'une sorte d'amour désespéré. Son étreinte est puissante et coupe le souffle au nain, un instant sonné. Tarja se rue à son secours, mais la créature ne se défend pas et semble accueillir la mort que lui donne Blütylda avec bonheur. Le tout rythmé par le chœur tout proche.

Ils s'éloignent vite pour faire cesser le bruit.

Le silence, enfin.

Bassin de joie

Autre désagrément des lieux, la puanteur qui y règne. Mais comme le silence a succédé peu à peu au bruit, l'odeur nauséabonde cède sa place à une plus autre, douce, sucrée, agréable. Lorinoc débouche sur un lac de miel. Cette vision qui pourrait être apaisante ne lui dit rien qui vaille et il fait vite demi-tour.
Théodora leur rappelle qu'ils ont des clés à trouver, qu'il faudrait fouiller.
Elle demande un outil pour sonder le lac. Ludmilla lui donne sa barre à mine. Théodora la plonge dans le lac... mais ne la ressort pas entière. La barre est rongée, quasiment instantanément. Il serait préférable de ne pas toucher ce "miel" !
"Encore de l'équipement gâché", marmonne Ludmilla.

Authentique bizarrerie

Un spasme secoue alors les murs, faisant tomber presque tout le monde sur son séant. Le spasme est accompagné d'un bref éclair gris.
La surprise passée, ils se regardent : ils ont retrouvé leurs couleurs ; ils ne sont plus gris.
C'est un soulagement.

Ils repartent alors dans une autre direction, à explorer ces sortes d'intestins géants, ou tout du moins l'intérieur chaotique d'un organisme géant.

Arrivés à un croisement, les compagnons de Lorinoc l'avertissent d'un courant d'air. Le temps d'évaluer la situation, ils sont projetés, écrasés, puis à nouveau projetés contre les parois par des spasmes. L'organisme est pris d'une sorte d'éternuement colossal. Seuls les elfes sont sur le passage. Ils sont couverts de mucus de la tête aux pieds. Mais, plus grave, ils sont surtout très fortement secoués. À tel point que deux d'entre eux sont morts, littéralement disloqués !
Malennoc est lui inconscient alors que Lorinoc et Aeslorarha s'en tirent avec des grosses contusions, mais rien de cassé.

Théodéric et Lorinoc prodiguent rapidement des soins. Tarja prie pour l'elfe inconscient, lui permettant de reprendre ses esprits, mais guère plus : il est incapable de se lever, ses jambes ne lui obéissent plus pour le moment. Lorinoc l'aide à se relever pour le porter. Il ne peut plus mener le groupe.

Qui va le faire ? Grand silence.
Théodora, habituellement si calme, entre dans une colère froide.
Elle explique que leurs chemins se séparent ici. Ils ne comprennent pas l'urgence et elle sera plus efficace sans eux, qui ne semblent de toute façon pas vouloir de son aide. Elle leur souhaite toutefois d'atteindre leur but et tourne les talons pour emprunter un autre couloir.

Théodéric glisse un mot à l'oreille de Tarja et tourne, lui aussi, les talons...