Ils quittent les montagnes avec Tarja en souffrance devant être transportée à dos de mule. Ce n'est qu'une fois en forêt, hors du col, qu'ils s'accordent deux jours de repos, le temps que l'ulricaine puisse à nouveau poser un pied devant l'autre, même si la souffrance reste présente.
Festag 5 pflugzeit
Les Principautés Frontalières sont traversées d'ouest en est. Elles ne sont pas toujours accueillantes. Les gens sont suspicieux, voire parfois hostiles. Lorsqu'ils ne le sont pas, beaucoup cachent de mauvaises intentions. Peu parlent le reikspiel, on entend plus du tiléen et occasionnellement du bretonnien ou de l'arabyen. Les lois sont inexistantes ou complètement différentes selon les endroits.
Sigmarzeit 2525
Bezahltag 9 sigmarzeit
Après
37 jours de voyage et une Tarja entièrement opérationnelle, ils
arrivent à finalement à Corvano, un petit bourg portuaire d'où ils
aperçoivent enfin les hauts pics des Montagnes du Bord du Monde. C'est
là qu'ils se décident à chercher un guide.
À l'auberge du port, ils rencontrent Balder Hanssøn Mellem Eftang, un norsque qui, après une bonne dose de persévérance, leur vend un médiocre tableau représentant Sigmar écrasant un ennemi. Cette vente permet à Vigor de négocier un passage dans leur drakkar qui doit remonter jusqu'à Isfahan-Kohzad pour... vendre des enfants. Cela les refroidit un peu et, finalement, ils déclinent le voyage, de peur de se retrouver au milieu de dangereux norsques. Vigor refuse aussi de vendre "une de ses femmes".
Angestag 11 sigmarzeit
Pensant trouver un guide plus loin, ils reprennent alors leur route à pied et arrivent à une fourche de la Hurlante où siège un petit village fortifié. Pour l'atteindre et continuer le chemin, ils doivent passer la rivière. Le bac est de l'autre côté.
Ils hèlent le garde qui leur dit de passer leur chemin.
Ils insistent pour passer, Vigor disant qu'ils ont de quoi payer. Après plusieurs aller-retour pour prendre des ordres, un garde sort les chercher et leur souhaiter la bienvenue à Vitrolles.
Le village ne
comporte qu'une dizaine de bâtiments, dont un seul en pierre.
Étrangement, tous sont reliés par des passerelles en bois à quelques
mètres de hauteur. Peu de monde est visible à l'extérieur.
Les gardes les conduisent dans l'auberge du village et ferme la porte derrière eux.
Une serveuse, mutique et surprise de la venue d'étrangers, leur donne une place à l'écart. Il est encore tôt, l'auberge est peu fréquentée. Mais après un petit peu de temps, un homme marqué, barbu, les cheveux hirsutes, les aborde. Se présentant sous le nom de Claus, il aurait un service à leur demander, mais il ne veut pas en parler dans l'auberge et leur donne rendez-vous dans l'arrière-cour.
Vigor et Ionor
s'y rendent. L'homme souhaite leur faire livrer un colis d'herbes
médicinales dans un village des contreforts. Il propose dix pistoles.
Vigor dit que ce doit être des drogues et qu'il ne souhaite pas être
embarqué dans une affaire louche : ce sera plus cher.
L'homme lui dit qu'il n'y a rien à craindre. Lui n'a pas le droit de quitter le village, ce n'est pas le cas des voyageurs.
Quel est le prix que demande Vigor ? Deux-cents couronnes !
L'homme reste bouche bée.
Dans un fracas, la porte de derrière l'auberge s'ouvre ainsi que celle qui mène à l'arrière-cour depuis l'extérieur.
C'est
la garde, le sergent Hartlip et ses hommes, qui viennent pour arrêter
Claus et les étrangers. Les arbalètes sont pointées, on entend le
grognement de chiens. Vigor et Ionor ne font pas d'histoire et posent
leurs armes et se laissent arrêter, essayant sans succès d'en connaître
la raison.
Ils sont amenés en cellule - chacun la sienne - et peu de temps après rejoints par Ludmilla et Tarja, elles aussi arrêtées.
Claus est lui libéré. Ils entendent d'ailleurs le sergent le remercier rapidement !
Il est clair que tout ceci n'était qu'un prétexte. Que veulent-ils ?
Le
sergent les laisse mariner quelques heures avant de venir demander qui
est leur chef. Vigor essaie de l'embrouiller sans succès.
Hartlip
veut savoir ce qu'ils viennent faire ici, mais il n'obtient que des
généralités sans intérêt. Il finit par prendre Ludmilla pour
l'interroger à part.
Quelques heures après, Ludmilla revient. Elle
n'a pas l'air d'avoir été battue - en tout cas pas sévèrement. Il faut
dire qu'elle ne pensait pas que ce qu'ils faisaient ici était un secret
et elle a avoué être là pour chercher un antique tombeau dans le col du
Chien Fou, qui recèlerait de trésors. Apparemment, l'histoire leur
suffit.
Ils comprennent que Hartlip craint en fait que l'Empire ait
envoyé une troupe pour éliminer la communauté, sans doute pour les actes
qui les auraient amenés à quitter l'Empire.
Wellentag 13 sigmarzeit
Le
lendemain, ils reçoivent la visite d'Ernst Helmuth, un jeune homme
extrêmement séduisant, vêtu avec goût et bien maniéré. Sans doute le
seigneur du village.
Mais sous la politesse et les belles paroles se cache un monstre.
Interrogé
sur ce qui lui est reproché dans l'Empire, il semble dédaigner sa
religion, cause de tous ses tracas, car engoncée dans ses dogmes. Selon
Ionor et selon les précisions données par la suite par Hans, l'elfe,
dépitée, comprend qu'elle fait face à un culte de Slaanesh, ce qui
pouvait arriver de pire.
En substance, ils comprennent que maintenant
qu'ils ont été arrêtés par
crainte de l'Empire, ils risquent de ne pas être relâchés de si
tôt, surtout à cause de la présence d'une suivante d'Ulric en la
personne de Tarja, qui ne pourra pas ignorer ce qu'elle a appris.
Ernst
loue cependant la présence de jolies jeunes femmes, de qualité. Il
indique à Hartlip qu'elles devront être parfaitement traitées. Il devra
veiller personnellement à ce qu'elles aient accès à de l'eau propre, à
du savon et à des changes, ainsi qu'aux meilleurs repas possibles.
Quant
au nain, têtu comme une mule, ils n'en tireront rien. Inutile de le
nourrir, juste un peu d'eau pour qu'il ne dessèche trop rapidement. Il
indique à Hartlip qu'il est pour lui et qu'il en dispose selon son bon
plaisir.
La première chose que fait le sergent, c'est de changer Vigor de cellule afin de l'éloigner des cellules des femmes, pour éviter qu'elles le nourrissent.
Le transfert de cellule du nain se fait sous bonne garde, mais Vigor semble ne pas vouloir se laisser faire...

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