jeudi 30 avril 2020

Les hérauts d'une aube nouvelle

Du vautour géant émane une forte odeur de charogne.
Normal pour un vautour, d'autant plus lorsqu'il est lui-même en décomposition !
La chose porte une sorte de petite nacelle sur laquelle le vampire prend pied puis il incante : vautour et vampire deviennent subitement translucides !
Banek le frappe aussitôt de sa hache qui lui passe à travers sans que le vampire ne semble réagir.

La monture prend alors sa course maladroitement et est vite hors de portée.

Les nouveaux événements font reculer beaucoup de monde, quelques gardes, mais aussi des certains archers qui sautent des galeries pour prendre la fuite. D'autres envoient une dernière bordées de flèches vers l'enfant avant de quitter à leur tour leur poste de tir.

Heffengen qui avait repris ses esprits et était passé côté cour tente vainement, en se vautrant dans des escaliers, d'attraper la jambe de l'un d'eux.

Helmut avait eu aussi un mouvement de recul involontaire à l’atterrissage de l'improbable monture. Il met un genou à terre pour implorer des prières que Sigmar ne semble pas entendre.

Koller, de son côté, fuit avec l'enfant pour le mettre en sécurité dans l'enclos.

L'acteur interprétant Sigmar semble mener la troupe. Il ordonne à ses complices de rattraper Karl.
Ils convergent vers lui.
L'un tombe sous les coups de Banek qui a du mal à passer habilement par-dessus bancs et chaises en vrac. Le second suit le même chemin alors qu'il venait d'attendre Karl et criait que l'enfant était mort.

La fuite des hérauts

C'est la débandade pour le reste des acteurs et Helmut entre en dernier dans l'enclos d'où des barricades sont montées.

Après la bataille

Karl est mort !

Se retrouvent seuls dans la tente de Karl, Helmut, Koller, l'enfant, Alido et Banek.
Koller refuse de laisser les deux derniers voir le corps qui vient d'être recouvert d'un drap. Le ton monte. Helmut demande à Banek de sortir et Alido parvient à le convaincre.

Le nain, boudeur, monte son camp pour la nuit pendant que Alido s'entretient seule avec Helmut avant de quitter l'enclos.
Elle rassemble ensuite Heffengen et Esther - qui a pu sauver de la mort l'un des acteurs félons et trouver dans la boue un journal manuscrit - et leur demande de l'aide pour partir traquer les coupables pour se venger : l'enfant est mort ! Sus à la tente de Dieter van Dorf, au sommet de la tour sud-est des murailles de Wolfenburg !
Convaincre Banek de venir est vain, il semble attendre des excuses de Helmut, on ne sait trop pour quoi...
Convaincre Heffengen passe par une claque sonnante d'Alido pour le sortir de sa stupéfaction.
Mais, à trois, ils finissent, après avoir pris une échelle, par se rendre à la tour, ignorant les sollicitation des croisés sur leur passage, mis à part pour leur dire que Karl va bien.
Esther jette un coup d’œil rapide à l'une des pages du journal, ce sont des indications cryptiques semblant émaner du vampire concluant que Karl serait la clé de son ultime transformation et qu'il règnerait sur l'Âge des Mille Trônes.

Les elfes

Qui a besoin d'humains ?

Au pied de la tour, une voix appelle Alido. C'est un elfe, Coriael, que Alido avait rencontré avant de rejoindre la croisade. Elle explique à ses compagnons qu'on peut lui faire confiance, qu'il lui a déjà sauvé la vie, même si c'est un elfe sylvain.
Elle apprend à Coriael que l'enfant est mort et lui leur propose de les accompagner pour pister le vampire. Il sait par où ses complices sont passés. Quel est son intérêt, pourquoi diable faire confiance à un elfe, où sont passés ses semblables ?
Les questions, pas forcément de façon aimables, fusent.
Il y répond avec calme et distanciation.
Sur ses semblables, il y a eu quelques différents. Mais il avertit Heffengen qu'il serait mieux pour lui de tenir sa langue s'il les rencontrait. Lorinoc, qu'il a maladroitement tenté de faire tomber plus tôt, n'est pas du genre à se laisser insulter par des humains.
Quant à lui, il sait que les sbires du vampires sont les acteurs. Il a été jusque très récemment leur prisonnier et compte retrouver le vampire.
Quant au fait que Lorinoc menait la troupe qui a aussi tenté de tuer l'enfant, il ne s'en cache pas. Alido le sait, c'était leur objectif et il pense qu'il est mieux pour tout le monde qu'il soit, heureusement, mort ; bien qu'il pense que cela ne vienne pas de leurs flèches.
L'enfant avait des pouvoirs et, qu'il fut saint ou mutant, il traîne dans son sillage morts-vivants et corruption. La lumière attire les insectes, mais ils sont parfois tellement nombreux qu'elle n'est plus qu'obscurité. Il pense qu'il vaut mieux, hélas pour l'enfant, qu'il soit mort. Il avait plus de risques de causer le chaos dans ce monde que la paix à laquelle, peut-être, il aspirait.
L'essentiel est maintenant qu'il fasse cause commune, contre le vampire, Sire de Trois !

A la poursuite des acteurs et sur la piste du vampire, ils quittent donc Wolfenburg pour s'enfoncer dans la forêt et suivre la piste d'un chariot avant de monter un campement, illuminé d'un feu. Les nuits sont fraiches...

mardi 21 avril 2020

Sortie de scène côté cour...

Tout le monde en place !

Le spectacle va bientôt commencer, devant une foule assez nombreuse venue pour se divertir, mais aussi pour honorer Karl.
L'Enfant est bien sûr à la place d'honneur lorsque Wilhelm Schumacher, le metteur en scène vient nerveusement présenter sa pièce en six actes sur la vie de Sigmar, Heldenhammer.
La représentation de ce mystère s'annonce grandiose : plusieurs dizaines d'acteurs ont été aperçus, les décors sont travaillés, des surprises feront que le public sera placé au cœur de l'action.

Alido et Esther sont placées à côté de la scène et observent le public, d'un œil inquisiteur. Alido essaie de se focaliser sur les plus suspects des spectateurs : alors que les gens semblent s'être pour la plupart habillés pour l'occasion - à moins qu'il n'y ai eu tri à l'entrée - les fauteuils sont réservés aux mieux lotis.
Pourtant, un homme dans la partie plus populaire cache une épée qui tranche avec ce que porte le peuple, c'est-à-dire en général rien !
Un autre en haillons gris semble vêtu tel un pestiféré et fait aussi tâche dans la foule pour une fois apprêtée.
Enfin, dans la partie noble, l'un des spectateurs semble regarder nerveusement, et souvent, autour de lui.

Mise en scène

En coulisse, c'est plus compliqué. Gérer un tel spectacle s'avère délicat et souvent problématique. Dès le premier acte, Wilhelm remarque qu'il manque un acteur.
Heffengen qui se trouvait à côté de lui est ainsi désigné volontaire : il doit rapidement enfiler un costume de paysan et apprendre sont exte - minime - pour pouvoir entrer en scène et y rester durant tout l'acte.

Les spectateurs, mis à part Banek - regardé par des yeux désapprobateurs -  font silence tandis que s'ouvre le rideau bigarré. Un océan de visages contemple la scène, avide de la ferveur religieuse que cette représentation leur promet. Ainsi, Alido, Esther et Banek ont la surprise d'apercevoir dès le lever de rideau Heffengen parmi la dizaine d'acteurs qui prennent position.

La représentation

Acte I : la naissance de Sigmar

L'acte I raconte la naissance et la jeunesse de Sigmar.
" Non point, bon porcher, ce n'est pas le jour nouveau qui blesse mes yeux, mais la gloire qui se trouve sous le soleil levant et qui éclipse l'astre glorieux. C'est le garçon qui me fait couvrir les yeux. Il est à la fois puissant et fragile, une énigme véritable pour un homme pieux comme je le suis. "
Hélas, la pièce est ambitieuse mais un peu ruinée par des acteurs en dessous de tout, mis à part Heffengen qui parvient à jouer juste au milieu d'un océan de médiocrité.

Lorsque le rideau tombe, à la fin de l'acte, Heffengen remarque un attroupement autour du sanglier de bois, un accessoire imposant qui sera le clou du second acte. Faisant le tour par les coulisses, les acteurs autour du sanglier sont moins nombreux. Il s'enquiert de savoir quel est le problème. Aucun, lui répond l'un d'eux lui barrant le passage. Lorsqu'il demande à regarder l'accessoire, il est repoussé sous prétexte qu'il n'a qu'à se mêler de ses propres affaires.
Heffengen repart chercher Wilhelm pour lui dire qu'il y a un problème sur le sanglier.

Alido remarque que des silhouettes fines et agiles se mettent silencieusement en place dans les galeries au-dessus de la scène. Font-elles partie de la pièce ? L'acte II promet des scènes de combat, pourquoi pas. Elle en parle à Esther mais, une fois les silhouettes en place, elles sont quasiment invisibles. A surveiller les galeries, Alido a perdu de vue l'homme en haillons. Les deux autres suspects n'ont pas changé de place.

Acte II : Sigmar et le sanglier Brochenoire

Le rideau se lève sur le second acte qui raconte le combat du jeune Sigmar avec le terrible sanglier qui terrorisait la région.
" Le jeune Sigmar chancela, sut qu'il n'avait aucune chance
Dès qu'il vit ce groin hérissé de défenses
De pourceau oui, mais deux fois plus grandes.
Ce n'était point un sanglier normal, vraie était la légende. "
L'acte a débuté depuis une poignée de minutes lorsque Wilhelm arrive près de l'accessoire. Lorsqu'il demande aux accessoiristes quel est le problème, ils mentionnent une roue qu'ils ont dû remettre en place. Heffengen demande à regarder. Devant le metteur en scène qui acquiesce, ils ne peuvent pas l'éviter. Lorsque Heffengen inspecte sous la couverture du train arrière, il est repoussé avant de pouvoir en voir trop, juste quelques faibles étincelles, il est presque l'heure pour le sanglier d'entrer en scène.
L'entrée en scène a été précipitée et semble surprendre les acteurs.
Après une très courte hésitation, Heffengen choisit d'agir. Il entre en courant sur scène et se jette dans le public. Plus précisément sur Karl. Il le reverse de sa chaise et le couvre de son corps et crie que l'Enfant est attaqué et qu'il faut le protéger.
Stupeur autour de lui. Koller, à la gauche de Karl, est le plus prompt à se lever et à abattre son épée sur Heffengen. Mais son coup reste hésitant afin de ne pas risquer de blesser l'enfant et Heffengen n'est pas embroché sur place.
Le bateleur se relève en essayant de donner la main à Karl, mais celui-ci ne se laisse pas faire.
Alido, Esther et Banek s'approchent ainsi que quelques gardes.

Le chaos se déclenche

C'est là que la bombe que Heffengen avait vu explose, ou fait long feu et provoque un épais nuage de fumée qui s'étend jusqu'au siège de Karl.
C'est la confusion dans le public et la ruée des proches vers Karl. Heffengen ne parvient toujours pas à l'attraper cerné par les coups que lui porte Koller. Il met quelques instants à répondre aux injonction du père Helmut lui criant d'arrêter, que Heffengen est un templier de l'Enfant qui a agi pour sa protection, il faut l'évacuer.

Esther et Banek qui s'étaient rejoints aperçoivent alors la silhouette du lépreux, à trois pas de l'enfant. L'homme n'est plus voûté et fait une fois dressé plus de deux mètres. Il est d'une maigreur maladive mais, ils se rendent vite compte qu'il est bien plus que cela. Il fait un signe vers le ciel puis rejette sa cape grise et poussiéreuse et se révèle : il n'est pas - ou plus - humain. Le voir est une expérience terrifiante à laquelle peu de mortels survivront sans trace. C'est un vampire recouvert d'une peau parcheminée par le grand âge et des yeux perçants qui fixent Karl dans un visage rongé par la corruption..
Esther, épouvantée, fait aussitôt demi-tour, comme la majorité des gens autour.
Seul Banek reste imperturbable. Il a même la présence d'esprit de regarder vers où la bête faisait un signe. Un oiseau géant vole en cercles et est en train de descendre rapidement vers la foule !

Lorsque le vampire se jette sur l'enfant qui fuyait justement vers lui, il n'a plus qu'à l'accueillir dans se bras pour lui offrir la baiser de sang.
Banek se jette pour plaquer le monstre qui s'étale alors par terre, lâchant l'enfant.

La foule, après un moment de stupeur - elle hésitait encore à savoir si tout cela faisait partie du spectacle - commence à détaler en hurlant.
Par-dessus tout ce chaos, des flèches commencent à fuser du haut des coursives. Ce n'étaient pas des fausses flèches pour le spectacle, tout comme les épées de certains acteurs. En effet, plusieurs d'entre eux se jettent dans la mêlée, lame au clair.
Le père Helmut, lui, recule devant la vision obscène. Il se reprend vite et tente une prière mais sa parole est faible et mal assurée.
La mêlée est générale.

La fumée se dissipant, Heffengen voit lui aussi l'antique vampire et prend ses jambes à son cou.
Du côté de l'Enfant, il a été extrait des griffes du vampire par Koller qui l'éloigne alors que les flèches pleuvent sur eux. Au moins l'une d'elle touche Karl !
Le vampire parvient finalement à se défaire de l'étreinte de Banek mais souffre d'un coup de marteau violent asséné par Alido. L'Enfant est maintenant hors de portée de lui.

C'est le moment où le volatile géant ajoute à la panique en se posant juste à côté du vampire.
C'est un vautour géant, plus mort que vif, de quatre toises d'envergure et qui transporte une sorte de nacelle...

jeudi 2 avril 2020

Enquête sur Dieter van Dorf

Ils abordent finalement frère Marcus à l'issue de la cérémonie alors que la plupart des fidèles sont partis.
Ils se présentent comme des templiers de l'Enfant qui enquêtent sur un mort dans la Croisade et ils lui indiquent qu'ils savent qu'il a acheté de l'herbe suffocante, arme du crime.
Frère Marcus émet des dénégations quant au fait qu'il ait pu acheter du poison ou même s'en servir, mais outre le choc les accusations presque ouvertes (Alido lui explique qu'ils ne l'accusent pas, qu'ils font une simple enquête), il semble nerveux. Il laisse là les enquêteurs de l'Enfant, n'ayant rien à leur révéler, même lorsque Alido menace de déranger le père Helmut pour cela.
Heffengen le voit en partant marmonner des basses paroles dans sa barbe : l'homme est tourmenté.

Ils vont ensuite déjeuner afin de réviser le texte de Heffengen, qui ne semble pas trop concentré. Puis Heffengen, suivi par Alido, se rend sur les lieux de la représentation.

Poser des questions

Ni Wilhelm Schumacher ni son assistante ne sont visibles, mais Heffengen reconnait l'homme qui était avec Wilhelm lorsqu'il a été engagé. Il l'entreprend afin de se renseigner pour les costumes et les répétitions. Rory, c'est le nom de l'homme, ne se rappelait pas immédiatement de Heffengen, c'est la présence de l'ourse qui l'a mis sur la piste. Il l'attend pour une répétition le lendemain aux premières heures.
Ils en profitent pour l'interroger sur Dieter van Dorf.
" Dieter, oui, un brave homme. Avec ses compagnons il habite un grand pavillon vert à l'abri des regards indiscrets au milieu des décombres de la muraille, plus au nord ", dit-il en montrant l'endroit du doigt.
" Il a bien aidé pour pouvoir monter la pièce d'ailleurs. Sinon, c'est l'un de ces harangueurs qui prêche par là à propos des dangers du manque d'hygiène. "

Le pavillon vert

Ils se rendent près de la muraille et observent de loin la tour en ruines où, selon l'angle, on entr'aperçoit, bien cachée, une bannière verte flottant au sommet de la tour.
Ils entrent dans Wolfenburg et repèrent l'entrée ouverte. Elle n'est pas gardée.
Voulant se mettre en planque près de l'entrée pour surveiller les allées et venues, ils entrent discrètement dans une baraque en ruines mais Neige pousse de gros grognements. Une colonie de rats bruns délogée par son apparition fuit entre leurs jambes.
Leur planque ne révèle rien de l'après-midi : pas une entrée, pas une sortie. Seule une silhouette, sans doute masculine, est aperçue fugacement par Alido au sommet.
Alido fait alors, par miracle, apparaître une lumière sur son bouclier et commence à grimper l'escalier en colimaçon. Il est en mauvais état et est même écroulé après quelques mètres, bloquant tout passage : ce n'est pas par là que Dieter parvient au sommet. Dépitée, Alido rebrousse chemin et glisse sur une marche usée. Elle dégringole en roulant jusqu'à la base de la tour, manquant d'entraîner Heffengen dans sa chute qui l'évite habilement. Sentant toutefois qu'elle pourrait se faire très mal, il dévale à sa suite l'escalier, dans le noir, et... chute lui aussi pour retomber aux côté d'Alido. Perclus de contusions et furieux de leur mésaventure, ils décident d'arrêter là leur journée.

Ils se rendent au camp de Karl et demandent une entrevue avec le père Helmut pour lui raconter leur enquête. Ce dernier reste poli mais on sent qu'il n'est pas impressionné par l'affaire : il y a, hélas, tous les jours des morts dans la Croisade et il ne voit pas le rapport avec la sécurité de Karl. Mais il les enjoint de continuer et de revenir s'ils ont des éléments tangibles quant à un risque pour la sécurité de l'Enfant.
Espérant obtenir un lieu pour dormir dans le camp, ils repartent demander l'asile à Nils.

Angestag 24 Ulriczeit 2523

Leur nuit est affreuse, outre les douleurs de la chute, leurs intestins font des leurs : fièvres et diarrhées sont au rendez-vous au réveil, sans doute une bonne vieille courante galopante. Il faut espérer qu'elle ne dure pas plus d'une semaine.

Heffengen, se rend, tordu en deux, pour des répétitions qui s'avèreront sans doute éprouvantes avant la représentation du lendemain.
Alido se rend elle à l'orphelinat pour prendre des nouvelles des malades auprès de la nonne Reinert : selon elle, Banek se remet, ce qui n'est pas franchement le cas pour Esther. Alido lui demande si elle a besoin de certaines herbes qu'elle pourrait lui fournir : elle lui parle de laurier pour les grippes et de genévrier pour les parasites. Elle parle de genévrier et de laurier.

Alido se rend donc chez Boris pour lui acheter quelques feuilles de laurier (il n'a pas de genévrier) et surtout, à prix d'or, une préparation pour traiter la courante. Boris lui en promet pour le soir, 36 doses (le temps de tenir 6 jours).

Elle rapporte le laurier à l'orphelinat puis va se reposer.
Au soir, elle retourne chercher sa préparation, l'avale puis se rend sur les remparts, essayant d'y grimper par les échafaudages pour avoir une vue sur la tour. Malheureusement les ouvriers ont retiré les échelles pour accéder aux échafaudages et dans son état, elle n'a pas la force de tenter une escalade. Elle retourne donc chez Nils pour y passer la nuit.

Festag 25 Ulriczeit 2523

Alido se réveille et va un peu mieux grâce au traitement.
Pendant que Heffengen va passer sa journée à se préparer, dans la douleur, à répéter pour la représentation du soir, Alido se rend sur les murailles côté Est pour surveiller de plus loin la tente verte présumée de van Dorf.
En fait, ce qu'elle remarque, c'est Banek et Dame Esther dans les rues désertes de Wolfenburg qui se dirigent vers la sortie.
Elle les interpelle étonnée de les voir ici. Banek indique joyeusement que Shallya l'aurait guéri ! Mais si Banek a l'air en effet en pleine forme, Esther à l'air encore faible.
Esther tente, assez vainement, de rassurer Alido en lui affirmant qu'elle est elle aussi sur la voie de la guérison et qu'elle n'est plus contagieuse. Alido refuse même qu'Esther impose les mains sur ses contusions.
Alido doit tout de même se résoudre à leur présence et leur explique alors les derniers jours et l'intuition de Heffengen, à laquelle elle croit. L'Enfant serait enlevé ou assassiné cette nuit lors d'une représentation théâtrale en son honneur à laquelle il doit participer. Alido pense que van Dorf pourrait en être l'instigateur et être lié au vampire croisé à Altdorf et au Temple de la Peste.
Mais tout cela n'est que pure supposition.

Ils se rendent sur les lieux où doit se jouer la pièce. Ils bourdonnent d'activité et le fait que les coulisses soient tournées côté camp n'arrange rien quant à la présence gênante de badauds.
Banek profite du joyeux bazar pour prendre deux caisses et les installer en vue du soir à une bonne place derrière le public. Il s'empare aussi, malgré la réprobation, d'étoffes colorées dans le but de communiquer, lors de la pièce, avec Alido.
Alido charge Heffengen de se renseigner sur van Dorf. On le connaît, mais il n'est pas actuellement sur les lieux.
Ils passent le reste de la journée à répéter, se reposer ou rester en surveillance avant de se mettre en place une heure avant la tombée de la nuit.