jeudi 28 février 2019

La piste du cultiste (1)

13

Comme prévu, la matinée est bien occupée :
  • Elsa part avec un laquais reconnaître les lieux visités la veille. Le bâtiment des répurgateurs est bien leur chapitre principal. Quant à l'hôtel particulier, c'est celui de la baronne Theodora Margrave, une mécène finançant surtout des musiciens et des chanteurs. Elsa apprendra de Sire Frederick qu'elle est originaire de Nuln, riche, jeune, belle et portée sur les arts. L'hôtel semble tourner au ralenti, ce qui est sans doute le signe de l'absence de la baronne.
  • Karl-Heinz accompagne Sire Frederick à la bibliothèque rechercher des informations sur Ruhrhoff. Ce dernier ne trouve le hameau sur aucune carte. Quelques écrits mentionnent l'existence d'un village de ce nom dans le Hochland, sur l'un des affluents principaux de la Louve, la rivière qui borde Hergig, la capitale. Les trois affluents principaux sont, du nord au sud,  les rivières Eiskalt (plutôt réclamée par le Nordland), Lachtbeck et Kiefer.
  • Alido part de son côté faire quelques achats.
Après, un point rapide sur la suite à donner est fait : Sire Frederick va enquêter sur les agissements de la baronne. Contrairement à ce que suggèrent Elsa et Karl-Heinz, il ne croit pas un instant que ce soit elle en personne qui ait volé le livre. Elle a une armée de domestiques à son service et certaines personnes sont sans doute plus capables qu'elle. Quant à savoir si elle en est le commanditaire, il va essayer d'en savoir plus.
Il donne alors une bourse de 30 couronnes à chacun afin qu'ils partent au plus vite sur la trace de Tobias pour retrouver l'Enfant et le sauver s'il n'est pas trop tard. Et sinon... faire le nécessaire...

En promenade vers les docks, Alido montre une certaine animosité envers Elsa, et Karl-Heinz dans une moindre mesure. Il semblerait que les insinuations d'Elsa sur le métier supposé d'Alido passent mal.
Le bâtiment le plus rapide pour Talabheim est normalement l'Empereur Luitpold, mais ils est actuellement à l'autre bout de l'Empire. Les prochains à partir, d'après la capitainerie, sont La Sirène, une kogge de transport de bois et L'Insubmersible 3, un scute beaucoup plus petit mais surtout en moins bon état - il aurait déjà coulé deux fois.
Elsa décide qu'il est plus sage de tenter le coup avec La Sirène qui doit partir le premier. Et même si les marins n'ont pas l'air de durs à cuire (pas plus que ceux de L'Insubmersible 3), ils ont au moins l'avantage d'être avenant.
Alido se charge de négocier le transport avec le capitaine Grunt - qui a plus l'air d'un bucheron que d'un marin : 12 pistoles par jour s'ils assurent en plus la sécurité, une semaine payée d'avance (soit 4 couronnes et 16 pistoles). Pour ce tarif, ils sont nourris. Elsa paie directement 12 couronnes.

Préparatifs pour le voyage

Ils retournent alors finir leurs derniers achats pour être fin prêts et rentrent chez Sire Frederick pour l'informer et passer leur dernière nuit à Altdorf.
Le départ est prévu pour le lendemain à l'aube.

Aubentag 14

La kogge est muni d'un pont, d'une voile carrée et de quelques rames pour les manœuvres.
Le confort est sommaire (mais tout de même supérieur à ce qu'ils auraient trouvé sur L'Insubmersible).
Altdorf s'éloigne très lentement à mesure que La Sirène remonte le courant.

Le voyage devait être reposant - plus qu'à pieds, mais certaines déchantent. Les filles qui n'ont jamais mis le pied sur un bateau ne semblent pas supporter les turbulences de la Talabec et elles sont malades comme des chiens.
Alido s'en remettra quelque peu après des débuts difficiles, mais Elsa ne parviendra pas à s'y faire.
Côté bobos, c'est pour Karl-Heinz que le voyage tourne au cauchemar. Au bout de quelques jours, il faut bien qu'il se rende à l'évidence : sa blessure mal soignée s'est infectée et les choses empirent. Il finit par en parler au capitaine qui arrête La Sirène au premier village où il connaît un guérisseur. Mais cela prend quatre jours et les sangsues ne suffisent pas, il faut tailler au scalpel dans la chair nécrosée ! Le second guérisseur, le jour d'après, semble enfin en terminer avec l'infection et laisse à Karl-Heinz le nécessaire pour prendre soin de sa blessure.

Kaldezeit 2523

Wellentag 4

Une fois la chose bien traitée, il arrive enfin guéri à Talagaad, le port de Talabheim, après 23 jours de voyage. Le capitaine Grunt leur réclame donc 14 couronnes chacun.
Dommage de ne pas s'être reposés pendant le voyage, d'autant que le fleuve était tranquille et sans danger... ce qui risque de moins être le cas dans les parties plus reculées de l'Empire qui restent à venir !
Alido met pied à terre pour se rendre à la Dent Noircie, chez l'arracheur de dents local Helmut Heftung qui lui prend 2 pistoles pour lui confirmer qu'elle peut retirer son atèle et que son pouce est guéri.
Elle tente ensuite d'interroger vainement quelques marchands afin d'en savoir plus sur la localisation de Ruhrhoff. Personne ne sait et, lasse, elle finit par prendre une chambre à L'Anguille, l'auberge bon marché du port.

Engager un guide

Quant à Elsa et Karl-Heinz, ils partent chacun de leur côté pour interroger les locaux et finissent par se retrouver chez Skully sur la piste d'un guide - Devin Schausmann - qui serait en ce moment dans le coin et fréquenterait la maison de jeux.
L'endroit est pour le moment désert au niveau des clients. Il n'y a que le tenancier, un halfling (Skully) qui semble s'intéresser de près à Elsa, quelques gros bras et une douzaine de filles qui s'ennuient au bar.
Ils attendent le début de la soirée pour voir arriver les clients pendant que Karl-Heinz dépense son argent à boire, poussé sans trop de résistance par une des filles de joie de l'établissement. Mais elle ne parviendra pas à en tirer plus.
Lorsque Devin fait son apparition - car il arrive effectivement, Karl Heinz est fin saoul. Elsa qui est restée plus sobre discute de Ruhrhoff. Devin est prêt à les y mener pour 3 couronnes la semaine. Il estime le voyage à 2 semaines. Karl-Heinz accepte sans négocier. Elsa précise juste qu'ils préféreraient aller jusqu'à Hergig en bateau : visiblement, elle veut tester jusqu'où peut aller sa résistance !
Devin accepte et se charge de trouver un bateau puis les laisse en plan avec un rendez-vous le lendemain devant L'Anguille.
Elsa doit presque transporter un Karl-Heinz au bord du coma éthylique jusqu'à une chambre à l'Anguille justement - là même où dort Devin.

lundi 11 février 2019

En lettres de sang (13)

Le journal est volé

Une cinquantaine de pigeons se jettent et volètent autour de Sire Frederick et de Karl-Heinz, causant un moment de surprise et de désorganisation.
Les premiers cris de Sire Frederick ne sont pas pris au sérieux par Karl-Heinz, pensant qu'il s'escrimait contre les pigeons, avant qu'il ne comprenne qu'un individu encapuchonné profite du chaos pour lui arracher le livre des mains.
"Que faites-vous Karl-Heinz ? Mais reprenez-lui le livre ! L'Empereur doit le voir !"
Karl-Heinz finit par voir l'homme prendre ses jambes à son cou, accompagné d'un complice. Ils bifurquent dans une rue adjacente, très fréquentée.
Karl-Heinz les prend en chasse.
Elsa, qui a réagi assez tôt, a crié, mais elle est trop loin. Elle court elle aussi vers les voleurs et prend un chemin de traverse dans l'espoir de les intercepter.
Alido se rend auprès de Sire Frederick pour lui porter assistance.
Le sprint de Karl-Heinz est fulgurant et il rattrape le second individu qui fait couverture, lui rentre dedans pour le faire tomber puis fait un croc-en-jambe à celui qui tient le livre. Karl-Heinz lui tombe dessus et tente de l'embrocher avec sa rapière, mais vainement. Le voleur porte une armure métallique sous ses vêtements, la lame légère de la rapière glisse sans le blesser. Mais la chute lui fait tout de même lâcher le livre et Karl-Heinz s'en empare avant le voleur. C'est maintenant lui qui est poursuivi par les deux hommes.
En ayant assez de bousculer les nombreux passants irrités ou effrayés, Karl-Heinz passe alors dans une rue plus tranquille devant Elsa qui les manque de peu. Son avance se réduit peu à peu et il s'essouffle, alors qu'Elsa, tout derrière est plus lente à suivre la cadence.

Mais une ombre plane au-dessus des toits. Une forme féminine, frêle, toute de noir vêtue, apparaît juste devant Karl-Heinz. Elle a sauté du toit voisin jusque dans la rue, se réceptionnant avec une roulade maîtrisée. Avec un sourire narquois, elle demande à Karl-Heinz, éberlué par l'apparition, de lui donner le livre. Elle tend la main et plonge ses yeux noirs comme la nuit dans ceux de Karl-Heinz.
Il veut lui assener un coup de sa rapière mais son bras refuse de lui obéir !
La fille lui prend le livre des mains. Il se laisse faire, incapable de résister.
Elle rebrousse chemin avant qu'Elsa ne puisse arriver, les deux voleurs couvrant sa fuite.
Karl-Heinz met un genou à terre sitôt que l'apparition a tourné les talons, à deux doigts de défaillir par le manque de souffle mais surtout par l'emprise qu'a eu la jeune femme sur son esprit.

Elsa poursuit sa course et arrive au contact des deux voleurs.

Pendant ce temps, le fille, d'un bond inhumain, saute au second étage d'un hôtel particulier, sur un balcon, et y disparaît par la fenêtre ouverte.

Elsa n'est armé que d'un couteau et son coup est détourné par l'un des voleurs.
"Laisse tomber et rentrez chez vous"
lâche-t-il avec un accent qu'Elsa pense provenir de Kislev.

Il recule avec un sourire sûr de lui. Voyant qu'elle ne pourra pas lutter, elle les laisse partir à contrecœur et va s'occuper d'un Karl-Heinz hagard.
Elle lui dit qu'elle va voir l'hôtel particulier pendant qu'il devrait aller retrouver Sire Frederick.

Le coche noir

En se dirigeant à l'avant de l'hôtel particulier, Elsa voit les grosses double-portes se fermer devant elle. Un superbe coche laqué noir, tiré par 6 magnifiques étalons noirs, s'en éloigne rapidement, mais est freiné par la circulation. Elsa s'en approche pour l'évaluer. Deux laquais sont debout à l'extérieur, à l'arrière. Deux cochers sont à l'avant. Tous sont vêtus de beaux atours noir de jais. Les rideaux, noirs, sont tirés, impossible de voir qui il transporte.
Elsa suit discrètement le coche jusqu'à ce que l'un des laquais le quitte. Il se dirige vers le chapitre des répurgateur près de la cathédrale et y glisse un mot sous la porte avant de retourner rejoindre le carrosse.
Elsa revient alors sur ses pas, met un peu de temps à retrouver Karl-Heinz.

Ce dernier s'est un peu remis, mais n'a pas trouvé la trace de Sire Frederick.
Ils font quelques auberges dans le quartier, en vain.
Il n'est pas non plus rentré ce qui inquiète Nestor.
Ils repartent le chercher en vain dans le quartier de la cathédrale et finissent par se résoudre à rentrer bredouilles et inquiets.
Mais il est rentré ! Il explique s'être rendu au palais afin de mettre le chambellan de l'Empereur au courant.
Elsa explique ce qu'il s'est passé de leur côté, étayant une thèse selon laquelle les répurgateurs seraient dans le coup.
"Un autre joueur dans la partie ! On dirait que les choses ne cessent d'empirer. Écoutez, l'Empereur et le Grand Théogoniste vont être mis au courant de tout ceci, mais je connais la politique à Altdorf : il faudra des semaines pour qu'une expédition reçoive la permission de partir. Ces nouvelles ne peuvent attendre. Tenez, prenez cette bourse et montez l'expédition pour la maison d'Ansel aussi vite que vous pourrez. Sauvez le garçon et arrêtez Tobias si vous le pouvez. Si le sorcier a réussi son rituel, la meilleure chose à faire dans l'intérêt de ce pauvre enfant est de le tuer. Faites-le et revenez me voir. Vous recevrez alors dix fois cette somme."
Il ajoute qu'il va envoyer le lendemain deux laquais avec Elsa pour reconnaître l'hôtel particulier ainsi que pour vérifier s'il s'agit bien d'un chapitre des répurgateurs qui a été visité par le valet du coche noir. Pendant ce temps-là, lui ira avec Karl-Heinz à la bibliothèque pour se renseigner sur la localisation de Ruhrhoff. Ils devront ensuite partir au plus tôt.
Pour le journal volé, ça reste fâcheux, mais non bloquant pour la suite. Il va gérer cela de son côté une fois l'identité du commanditaire présumé du vol connu.