lundi 22 juillet 2024

Réunion


Il est temps de se reposer et de reprendre des forces dans une pièce épargnée, de prime abord, par les pièges. Une surprise de taille les attend : la porte s'ouvre derrière eux. C'est Saïda qui les rejoint, pâle, mais l'air furieuse.

C'est la stupeur. N'est-elle pas morte ?
Baqir crie à la sorcellerie. Les autres sont plus dans la retenue mais restent circonspects devant cette apparition.

En tout cas, Saïda semble être bien là et râle de la façon dont elle a été traitée, abandonnée dans un couloir et pillée de ses effets alors qu'elle n'était même pas morte !
Elle récupère ses affaires et fait mine de s'étonner que ce soit Ahmed qui ait pris son or.

Les autres déclarent qu'elle était morte, ils en sont sûrs. Elle leur rappelle qu'aucun d'eux n'est médecin. Elle a perdu connaissance et s'est réveillée, seule, dans un couloir obscur avec un mal de nuque affreux. Heureusement qu'elle les a retrouvés. Elle ne s'attendait pas à cet accueil mais à un minimum de contrition. Elle fera avec.

Ils reprennent l'exploration, avec elle. Baqir faisant tout pour rester éloigné de Saïda... tandis que cette dernière semble jouer sur sa peur et au contraire ne jamais être très loin de lui...
Ils descendent donc un grand escalier peint à la feuille d'or en suivant André qui mène toujours la marche. Il déclenche un nouveau piège et est aspergé d'une poussière qui irrite son visage et plus particulièrement ses yeux. Il prend soin de bien nettoyer son heaume avant de repartir de l'avant.

L'escalier mène à ce qui s'apparente à une salle du trône.
La température y est suffocante. Au centre du plafond, un soleil luit d'une lumière éblouissante et chauffe la salle d'une façon presque insupportable, et ça doit être pire au centre...
La décoration de la salle est poussée à son paroxysme. La salle du trône de Fatandira fait à côté très pâle figure. Tout est ornementé. Le trône lui-même est fait d'or et de pierres précieuses ; il y a sans doute plus de pierres précieuses que d'or...
Mais ce qui retient aussi leur attention, ce sont les gardes en armes et armures, immobile, un devant chacune des colonne qui forme une haie d'honneur vers le trône.

Ils décident de progresser derrière les colonnes et font le tour de la salle, prenant garde à ne pas passer devant le trône. Il y a quatre portes.

La première est verrouillée.


La seconde porte s'ouvre sur une grande pièce qui ressemble presque à un entrepôt car elle est remplie d'objets, dont une statue d'éléphant. La plupart des murs sont couverts d'objets suspendus, et d'autres sont empilés sur le sol, certains même suspendus au plafond. Mais certains de ces objets ne semblent pas très pratiques, en fait, ils ont presque un aspect cérémoniel. Et beaucoup sont des objets uniques, bien que d'autres apparaissent en quantité.
À côté de chacun d'eux se trouve une petite plaque.
Une autre porte est présente dans la pièce.

Ils entrent pour fouiller. L'endroit semble propice à accueillir une amulette. André en rapporte une qui pourrait être prometteuse, mais l'enlever de son accroche déclenche un souffle gazeux. Tout le monde sort très vite et la porte est refermée.

Ils n'ont pas pu explorer ce qu'il y avait au-delà mais sortent indemnes de la pièce, avec une amulette et sa plaque. La plaque indique qu'il s'agirait d'un don d'un chef de guerre, peut-être d'un ancien royaume des Principautés Frontalières, à Karitamen, le Scarabée de la Mort - serait-ce le titre de l'occupant du tombeau ?
En tout cas, l'amulette n'est pas nommée comme appartenant à Shesh.

Après toutes les attaques au gaz qu'ils ont subis, ils se portent - pour l'instant - plutôt bien...

Les deux autres portes accessibles depuis la salle du trône mènent pour l'une à une pièce remplie d'une foule de néhékharéens, mais semblant vide autrement. Ils sont immobiles, mais André n'attend pas un éventuel réveil et referme vite la porte.

La seconde est un entrepôt. Des boisseaux, des caisses, des paniers et des palettes remplissent le sol, contenant les restes de ce qui devait être de beaux produits, de riches céréales et d'autres aliments de qualité. Tout cela a disparu depuis longtemps, bien sûr, s'étant transformé en poussière ou s'étant ratatiné en petites sphères grises ressemblant à de la pierre.

Une fouille ne révèle que la présence d'un chat momifié qui saute au cou d'Ahmed. Il lui faut l'aide de pas mal de monde pour s'en défaire et il subit quelques douloureuses griffures.

Il n'y a plus rien à ce niveau, ils remontent donc à la salle au-dessus de celle du trône. Il y avait quatre issues non explorées.

La première s'ouvre sur une pièce rassemblant une collection de créatures empaillées et autres momies. Certaines des créatures - comme un géant à deux têtes - ont été touchées par le Chaos. Elles semblent immobiles mais on sait très bien qu'ici les non-morts peuvent parfois bouger pour défendre la tombe. André entre mais n'y reste pas, apercevant quelques petits mouvements du coin de l’œil, comme si les créatures attendaient qu'il relâche sa garde.

La première chose que l’on voit en ouvrant la seconde porte est un char massif. Il repose au centre de la pièce, sur un monticule d’éclats d’os jaunis. Des chevaux majestueux sont toujours attelés à leur char, leurs os disposés comme s’ils s’étaient en plein galop. Un deuxième char, plus petit, se trouve dans le coin le plus éloigné, et en face de lui se trouve une grande et lourde chaise à porteurs. De petites silhouettes enveloppées sont attelées aux poteaux de la chaise à porteurs. Ils n'entrent pas dans la pièce, elle n'a pas d'issue visible et sans doute pas d'amulette.

La troisième porte s'ouvre sur une série de huit tombeaux. Ahmed explique, après lecture, que ce sont ceux de fidèles généraux. A la tête de chaque tombeau, les armes de chaque général.

Il y a discussion pour savoir s'il faudrait rapporter le marteau de Seshafi, dont le nom évoque Sesh, comme preuve des trésors à Fatandira. Ça ne sera pas pour l'instant.

La dernière pièce est longue et étroite. Un mur est entièrement recouvert d'une étrange tenture cousue. Des lignes et des figures y ont été dessinées avec plusieurs encres de couleurs différentes. Une chaise en bois simple est adossée au mur opposé. Une petite porte est encastrée dans le mur du fond.

Après étude, Ahmed déduit que la tenture est faite de peaux humaines, sans doute des adversaires défaits du roi. C'est une sorte de carte de ses victoires militaires.

Ils empruntent l'escalier qui mènent en-dessous, dans une pièce contigüe à la salle du trône. C'est aussi une salle longue, étroite et légèrement humide.
Une carte impressionnante couvre un mur entier et des sièges ont été placés le long du mur opposé sous une série de plaques. Une porte divise le mur à l'extrémité, sans aucun doute celle qui mène à la salle du trône.

A part la porte restante dans la salle où il ont trouvé une amulette, il reste à explorer les autres portes qui étaient dans la salle pivotante.

Cette fois, le piège est redoutable : André, comme presque toujours, est celui qui mène l'exploration. La porte qu'il ouvre déclenche une glissière sous ses pieds, menant droit vers une profonde fosses emplie de pieux d'acier !

Heureusement, Baqir qui était juste à côté le rattrape par le bras et le sauve d'une mort quasi assurée !

Mais ils n'ont pas le temps de se remettre de leurs émotions que les 3 derniers gardes restés auparavant immobiles décident de passer à l'attaque.
Le combat est indécis, Ahmed sort une botte improbable après que Saïda ait été la première à réagir avec son arbalète...

lundi 8 juillet 2024

Scission


Alors que la porte se referme derrière eux, André s'avance vers la porte située à l'autre extrémité.

Leurs appuis sont instables, ils se sentent tous un peu mal et on la tête qui tourne. L'air serait-il vicié en plus ?

Germain se presse mais les squelettes de faction à la sortie opposée ne le laissent pas l'atteindre. Ils s'animent et portent des coups de leur épée si particulière : une khopesh. L'arme est lente, mais frappe avec lourdeur lorsqu'un coup porte !

Dans la mêlée qui s'en suit, quelques autres squelettes, proches des autres portes, s'animent aussi, mais pas tous les huit.

Saïda est la première a être sérieusement touchée et se retire du combat, voyant que le chevalier et son écuyer semblent maîtriser la situation. Mais cela ne dure pas. Un coup traverse l'armure de Germain au niveau du ventre, le laissant blême. Il tombe, assis, une tâche de sang imbibant son tabard grossit de manière inquiétante.


De l'autre côté, c'est aussi la stupeur. En effet, Ahmed et Baqir voient la porte se fermer et aussitôt elle commence à... s'élever pour disparaître dans le plafond.
Après un moment d'incompréhension, Ahmed comprend ce qu'il se passe. Un gigantesque vérin soulève la pièce. Il en voit vite le mécanisme lorsque le tout se lève.
Baqir, crie à la sorcellerie et tente, à l'aide de son pied-de-biche, de forcer la porte avant qu'elle ne disparaisse. En vain.

Ils voient le structure effectuer un demi-tour puis s'abaisser à nouveau. Une porte devient à nouveau accessible !

En l'ouvrant, ils arrivent au moment où seul un squelette combat encore.
Baqir va protéger Germain de son corps pendant qu'Ahmed le tire en arrière pour tenter d'arrêter le flot de sang.

Mais le combat continue et, hélas, une fraction de secondes avant qu'André ne parvienne à détruire le dernier garde néhékharéen, le squelette, de son épée courbe, passe sa lame à l'arrière de la nuque de Saïda et tire son épée vers lui d'un coup brusque, faisant résonner un craquement sinistre.
La jeune femme s'écroule, sans vie !

C'est l'abattement.
Ils reviennent en arrière, avec blessés et mort, dans le couloir séparant le hall d'entrée de la pièce funeste.
La vie de Germain ne semble heureusement pas trop menacée car l'hémorragie est stoppée. Très affaibli, il pourra se relever si on le soutient.
Mais que faire du corps de la pauvre Saïda ? Ils ne pensent pas pouvoir l'enterrer dans le sable dehors et se rendent compte qu'ils sont pris au piège s'ils ne sont pas à leur pic de forme. Toute sortie restant périlleuse ; toute exploration le sera sans doute bien plus...

André décide qu'ils doivent aller de l'avant.
Ahmed récupère le collier d'argent de Saïda, pour pouvoir le présenter à la reine - et également sa bourse dont elle n'aura plus besoin. André récupère son bouclier, le sien ayant été dévasté par son combat.
Elle a aussi une petite fiole avec une étiquette indiquant qu'il ne faut pas l'administrer si la blessure est trop grave. André en fait boire une partie à Germain.

Ils entrent à nouveau dans la pièce et la traverse pour passer la porte à l'autre extrémité, ne laissant pas le temps au mécanisme de s'activer - il s'active toutefois derrière eux, les laissant acculés.

Le grand hall

Ils débouchent ainsi dans une vaste pièce, toujours très décorée. De hautes colonnes bordent les murs et les voûtes du plafond. Il est décoré d'une image de ciel nocturne parsemé par de grandes comètes dorées et des lunes argentées scintillantes.
Des bancs sont disposés tout autour, de petites tables basses à côté, encombrées d'une vaisselle de valeur. Au centre, un grand brasier est creusé dans le sol. Des squelettes desséchés sont assis sur certains bancs, posant dans une obscène imitation de vie, tandis que d'autres se tiennent debout, comme s'ils conversaient. Un large escalier doré descend dans l'obscurité à l'autre extrémité de la salle.

Mais, aussitôt qu'André pénètre dans la pièce, la scène qui était figée s'anime. Les squelettes, lentement mais résolument, se tournent s'avancent vers les intrus.

André se replie et il décident de garder une position défensive. Seul un ou deux squelettes pourront les attaquer de front.

La tactique s'avère payante : les squelettes se massent et se font éparpiller un par un par le chevalier et le batelier. Ahmed participe de l'arrière en vidant son carquois.

Cette fois, ils ont été plus forts que la mort et personne n'est blessé...