Alors que la porte se referme derrière eux, André s'avance vers la porte située à l'autre extrémité.
Leurs appuis sont instables, ils se sentent tous un peu mal et on la tête qui tourne. L'air serait-il vicié en plus ?
Germain se presse mais les squelettes de faction à la sortie opposée ne le laissent pas l'atteindre. Ils s'animent et portent des coups de leur épée si particulière : une khopesh. L'arme est lente, mais frappe avec lourdeur lorsqu'un coup porte !
Dans la mêlée qui s'en suit, quelques autres squelettes, proches des autres portes, s'animent aussi, mais pas tous les huit.
Saïda est la première a être sérieusement touchée et se retire du combat, voyant que le chevalier et son écuyer semblent maîtriser la situation. Mais cela ne dure pas. Un coup traverse l'armure de Germain au niveau du ventre, le laissant blême. Il tombe, assis, une tâche de sang imbibant son tabard grossit de manière inquiétante.
De l'autre côté, c'est aussi la stupeur. En effet, Ahmed et Baqir voient la porte se fermer et aussitôt elle commence à... s'élever pour disparaître dans le plafond.
Après un moment d'incompréhension, Ahmed comprend ce qu'il se passe. Un gigantesque vérin soulève la pièce. Il en voit vite le mécanisme lorsque le tout se lève.
Baqir, crie à la sorcellerie et tente, à l'aide de son pied-de-biche, de forcer la porte avant qu'elle ne disparaisse. En vain.
Ils voient le structure effectuer un demi-tour puis s'abaisser à nouveau. Une porte devient à nouveau accessible !
En l'ouvrant, ils arrivent au moment où seul un squelette combat encore.
Baqir va protéger Germain de son corps pendant qu'Ahmed le tire en arrière pour tenter d'arrêter le flot de sang.
Mais le combat continue et, hélas, une fraction de secondes avant qu'André ne parvienne à détruire le dernier garde néhékharéen, le squelette, de son épée courbe, passe sa lame à l'arrière de la nuque de Saïda et tire son épée vers lui d'un coup brusque, faisant résonner un craquement sinistre.
La jeune femme s'écroule, sans vie !
C'est l'abattement.
Ils reviennent en arrière, avec blessés et mort, dans le couloir séparant le hall d'entrée de la pièce funeste.
La vie de Germain ne semble heureusement pas trop menacée car l'hémorragie est stoppée. Très affaibli, il pourra se relever si on le soutient.
Mais que faire du corps de la pauvre Saïda ? Ils ne pensent pas pouvoir l'enterrer dans le sable dehors et se rendent compte qu'ils sont pris au piège s'ils ne sont pas à leur pic de forme. Toute sortie restant périlleuse ; toute exploration le sera sans doute bien plus...
André décide qu'ils doivent aller de l'avant.
Ahmed récupère le collier d'argent de Saïda, pour pouvoir le présenter à la reine - et également sa bourse dont elle n'aura plus besoin. André récupère son bouclier, le sien ayant été dévasté par son combat.
Elle a aussi une petite fiole avec une étiquette indiquant qu'il ne faut pas l'administrer si la blessure est trop grave. André en fait boire une partie à Germain.
Ils entrent à nouveau dans la pièce et la traverse pour passer la porte à l'autre extrémité, ne laissant pas le temps au mécanisme de s'activer - il s'active toutefois derrière eux, les laissant acculés.
Le grand hall
Ils débouchent ainsi dans une vaste pièce, toujours très décorée. De hautes colonnes bordent les murs et les voûtes du plafond. Il est décoré d'une image de ciel nocturne parsemé par de grandes comètes dorées et des lunes argentées scintillantes.
Des bancs sont disposés tout autour, de petites tables basses à côté, encombrées d'une vaisselle de valeur. Au centre, un grand brasier est creusé dans le sol. Des squelettes desséchés sont assis sur certains bancs, posant dans une obscène imitation de vie, tandis que d'autres se tiennent debout, comme s'ils conversaient. Un large escalier doré descend dans l'obscurité à l'autre extrémité de la salle.
Mais, aussitôt qu'André pénètre dans la pièce, la scène qui était figée s'anime. Les squelettes, lentement mais résolument, se tournent s'avancent vers les intrus.
André se replie et il décident de garder une position défensive. Seul un ou deux squelettes pourront les attaquer de front.
La tactique s'avère payante : les squelettes se massent et se font éparpiller un par un par le chevalier et le batelier. Ahmed participe de l'arrière en vidant son carquois.
Cette fois, ils ont été plus forts que la mort et personne n'est blessé...

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