Le vallon est bien l'endroit pressenti. En descendant au fond, un autre angle permet d'apercevoir, à l'autre bout, deux portes monumentales entrouvertes.
Le vent qui produit continuellement des nuages de sable est pénible. Il s'infiltre partout, surtout dans la bouche et les yeux. Il faut se couvrir d'un foulard pour pouvoir avancer les quelques dizaines de mètres vers la porte.
Baqir trouve déjà des fontes abandonnées dans le sable, dont l'une contient un pied-de-biche. Ces fontes sont récentes. Quelqu'un est passé par ici. Est-ce lui qui a laissé les portes du tombeau entre-ouvertes.
Ahmed se souvient qu'une fois un roi néhékharéen est placé à l'intérieur de son tombeau et la cérémonie funéraire terminée, les portes sont scellées à jamais. Le tombeau, si c'est lui, est donc profané.
Ils avancent jusqu'aux marches en longeant la montagne et évitent le centre du vallon, ignorant la présence de quelques restes de pierres taillées. Mais une fois près des marches, l'une des pierres attire plus particulièrement l'intérêt Ahmed. Elle semble taillée en pointe et est surtout d'une couleur noire qui détonne.
Mais, lorsqu'il s'en approche, il aperçoit du mouvement dans le sable à côté de la pierre. Du sable semble s'écouler et révéler une statue. Effrayé, il repart en arrière, ce qui arrête peu à peu l'écoulement du sable.
Pendant ce temps, André monte les marches de l'escalier menant à la porte entrouverte mais une des marches cède et il évite juste de laisser tomber sa jambe dans le piège un peu usé et de voir son pied transpercé par une pointe autrefois acérée.
Un autre piège est aussi dévoilé sur l'escalier.
Le tombeau ne se laissera pas piller facilement par des voleurs de tombes.
André pénètre dans le tombeau.
Du sable est dispersé sur le sol d'un hall d'entrée frais. Les portes du tombeau remplissent entièrement le mur ouest. À l’est, un petit escalier mène à l’obscurité. Le sol ici est une mosaïque circulaire, avec un grand scarabée d'onyx noir placé en son centre. Le plafond est décoré pour montrer une miniature du ciel nocturne.
Des statues se dressent contre les murs nord et sud, des gardes massifs sculptés dans le granit et vêtus de l'armure de la garde d'honneur du roi. Les armures sont réelles et de grande qualité. Chaque statue tient une grande torche dans ses mains au lieu d'une arme, bien que des épées incurvées, tout aussi réelles, pendent à leurs côtés.
André inaugure à nouveau les pièges de cette salle, le scarabée crache de petites fléchettes, mais en vain. Par contre, ce n'est pas le cas pour Germain et Ahmed qui passent après et subissent ces mêmes fléchettes... Le piège n'était pas vide ! Certaines fléchettes les éraflent un peu et, très rapidement, leur peau commence à brûler et des cloques commencent à pousser.
Ahmed est un peu pris de panique lorsque les cloques commencent à exploser dans des petits jets de sang et qu'il s'aperçoit qu'absolument personne n'a la moindre connaissance médicale. Il pleure déjà sur la mort qui approche mais, heureusement, la situation n'empire pas. Pour le moment.
Il faut avancer. Il est clair que le tombeau va contenir des multitudes de pièges. Saïda propose que chacun son tour explore une pièce et elle se porte volontaire pour la suivante.
Sur les conseils d'André, elle descend l'escalier en sondant une à une les marches avec son bouclier.
L'une d'elle déclenche un piège : du plafond, une poudre brune tombe et recouvre Saïda, sans provoquer d'effet visible, mais tachant la peau et les vêtements de l'aventurière...
Au pied de l'escalier, le passage s'arrête sur une double-porte dorée. Saïda l'ouvre.
Elle s'ouvre sur une petite pièce carrée avec une porte sur chaque mur. La pièce est éclairée par un lustre doré suspendu au plafond. Chaque ensemble de portes est gardé par une deux squelettes en armure, immobiles.
Elle entre bientôt suivie d'André et de Germain.
C'est à se moment que les portes dorées, dans un claquement, se ferment et se verrouillent, laissant Baqir et Ahmed de l'autre côté !

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