lundi 25 novembre 2019

Geneviève

Tout le monde sort de l'infâme pièce, la fillette de force, le nain trainé par Alido.

Il est alors l'heure de s'expliquer avec l'inconnu. La discussion avec l'homme est tendue.
Il dit s'appeler Gregor Schlossberger.
Il est arrivé ici en suivant les hobbits et la prêtresse de Shallya qui passaient sur la route alors qu'il quittait Wolfenburg.
Il se demandait ce que faisait ce groupe hétéroclite dans le coin et est resté discrètement derrière lorsqu'ils sont entrés dans cette villa abandonnée. Lorsqu'ils sont ressortis avec un nain et le corps d'un des hobbits, il est cette fois entré dans la villa à leur suite lors du second passage. Lorsqu'ils sont entrés par l'arrière, il les a suivi et est passé discrètement au premier, lumières éteintes, pour voir s'il y avait des choses intéressantes à récupérer. Après la guerre, les temps sont durs, et la villa, bien qu'en mauvais état, recèle sans doute d'objets de valeur. Mais en haut de l'escalier, il a entendu des pleurs. Il est entré dans la chambre, a vu la fillette près du cadavre et s'est approché. Et là, le monstre tapi a surgi et lui a bloqué la sortie. Heureusement que juste après un moment de stupeur qui lui a paru une éternité, le nain a ouvert la porte et attaqué la chose.
Alido ne le croit pas, Piwi a aussi du mal, mais ils le laissent partir. Piwi surveille qu'il quitte bien la maison, pas très tranquille de se retrouver blessé et seul avec un Grégor limite menaçant au rez-de-chaussée.

Ils se rendent ensuite dans la pièce d'en face de la pièce de l'horreur pour faire le point. C'est une chambre, depuis longtemps abandonnée et inoccupée, elle est sale, mais moins touchée par les bénédictions de Nurgle.
Des soins sont prodigués et Dame Esther essaie d'enrayer l'empoisonnement de Banek. Il est vivant, semble conscient avec ses yeux grands ouverts, mais incapable de bouger. En tout cas, une mobilité revient très lentement au bout des doigts, mais il ne peut pas parler.
C'est l'heure d'interroger la fillette. C'est principalement Piwi qui s'en charge.
Après les soins de Dame Esther, il a été constaté qu'elle ne semble pas souffrir de mutation évidente.
Elle est sale, maigrichonne, avec une peau parsemée de bleus et d'éraflures, mais rien qu'un peu de repos, de soins, d'alimentation équilibrée ne pourraient régler.
Bien qu'elle se débatte, elle ne refuse pas de parler. Elle ne pleure pas mais n'oublie pas de rappeler à la moindre occasion à quels assassins elle a affaires : celui qu'ils traitent de monstre n'était que son père et sa mère réunis. Ils étaient vivants, seulement un peu malades et elle s'occupait d'eux. Les nourrissait. On comprend alors qu'elle insinue que Grégor n'était qu'une proie qu'elle a amené vers elle par ses pleurs !
Alido n'y croit pas vraiment, elle est sure que Grégor fait partie des cultistes et est reparti dans le labyrinthe prévenir les autres de leur présence, des fois que Manfred ne l'ait pas déjà fait.
Elle s'appelle Geneviève Hahn et a toujours vécu dans cette maison, sans trop sortir. Elle croit que son grand-père Lucius est encore dans la maison. Mais il est lui aussi malade, avec une sorte de gros insecte sur le dos, et se terre le plus souvent à la cave. Il ne veut pas qu'elle s'approche de lui. Sa grand-mère Irmella est là aussi, mais elle a perdu la tête, elle ne fait que répéter "Tuez le tueur" !
Tout ce qui s'est passé ici, c'est à cause de son oncle, Ruprecht, qui vient encore de temps en temps.
C'est lui qui a rendu tout le monde malade et a ensuite amené ses amis, des brigands crasseux. Ils ont fait des travaux à l'extérieur, du côté du labyrinthe végétal et la tienne prisonnière ici.
De temps en temps, certains viennent la voir, prendre des nouvelles et semblent curieux et respectueux à son égard. Ils lui apportent un peu de nourriture, mais pas assez pour la nourrir elle et ses parents. Ce sont eux qui lui ont donné le collier qu'elle a autour du cou, le même que celui que portait Manfred - qui s'est enfuit avec.

La chambre de Ruprecht Hahn

Elle les amène ensuite dans la chambre de son oncle Ruprecht. Elle n'est plus utilisée depuis un moment et a été vidée. Il reste cependant des boites vides et un certains nombre de déchets.
Parmi ceux-là, des fragment d'un journal intime qui permettent de reconstituer une partie de l'histoire de Ruprecht :


Il faut aller le plus vite possible au labyrinthe. Karl y est et il risque d'être trop tard et le collier d'Irmella est sans doute un sceau des mouches, qui leur permettra d'entrer dans le temple. Mais sans Banek, c'est un suicide. Dame Esther ne sais pas s'il survivra et récupérera l'usage de ses membres, mais le pense, mais ne sait pas quand. Certains mouvements reviennent, mais lentement.
Ils décident de passer la nuit dans la chambre.
Quant à Irmella, elle devra les accompagner.
Cette dernière ne veut absolument pas aller dans le temple, ni rester sur place ligotée et mourir là parce qu'ils ne reviendront pas.
La décision est remise au lendemain.