mercredi 27 mars 2024

Faites un voeu !

Dans l'obscurité, on entend des bruits métalliques : des objets tombent au sol. André fait virevolter son épée dans le vide et la lumière revient d'un coup.
Elle émane... d'un homme, musclé, fait de feu et de lumière, dont les jambes se perdent dans la fumée. Il flotte dans les airs.
Un éfrit !

Il regarde autour de lui d'un air satisfait et, voyant des gens, bouches béantes, mais avec leurs armes au clair, il leur intime l'ordre de se calmer. Personne n'ose l'attaquer.

Boohus, lui, arbore un grand sourire satisfait. Il s'adresse à l'éfrit en le félicitant de son retour à la vie et présente le wali Farleen.

Comme certains semblent douter de son identité. Il est demandé à Saïda de lui poser une question à laquelle seule le vrai Farleen saurait répondre. L'éfrit commence à rougeoyer sous l'effet d'une colère montante, mais il accepte comprenant que ça accélérera les choses.
Les questions trouvent des réponses qui conviennent à Saïda. C'est bien Farleen qui est revenu d'entre les morts, en tant qu'éfrit.

La question réglée, l'éfrit se tourne vers Boohus et lui rappelle ce qu'il lui avait promis : celui qui l'assistera à son réveil aura le droit au vœu qu'il pourra accorder. Boohus opine du chef dans un sourire encore plus grand.
Farleen explique qu'il voit là, à son réveil, plusieurs personnes. Il va donc accorder son vœu au plus jeune, en désignant Germain !
Boohus se décompose, essaie de négocier mais Farleen l'arrête vite :

J'ai déjà exhaussé ton vœu. Tu voulais me servir. Tu vas pouvoir le faire jusqu'à la fin de ta longue vie et tu n'auras pas à le regretter.

En attendant, il donne une minute à Germain pour formuler son vœu.

Le jeune écuyer a du mal à le formuler selon les règles que lui enseigne l'éfrit, mais il finit par demander :

Farleen, très estimé Farleen, je souhaite que tu ne fasses aucun mal à mes compagnons et à moi.

Farleen se frotte la barbe d'un air pensif et part dans un grand rire :

Vœu accordé !
Vous êtes libre.
Maintenant que c'est réglé, j'ai du travail. La ville attend mon retour et je tiendrai toutes mes promesses. Pour Qalat-e-Shirazi, pour Fatanbad !

Il quitte la chambre mortuaire suivi de près par Boohus, qui jette un regard noir à Germain en quittant la pièce.

André demande alors à Saïda s'ils peuvent quitter la ville. Elle sourit : elle n'a aucun pouvoir pour les en empêcher. Puis elle philosophe :

Et bien voilà un problème de réglé. Je vais pouvoir m'occuper de votre problème dès que j'aurai récupéré ma récompense.
Quant à toi Germain, ton vœu est vraiment pourri ! Qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête ?

Ils quittent aussi les lieux et surveillent ce qu'il se passe à l'extérieur.
Le wali se présente à la foule ébahie, sous une apparence humaine. Seul un teint beaucoup plus hâlé et un corps plus musculeux marquent un changement.
Le peuple l'accueille avec des cris de joie et maints youyous.
Farleen se présente à l'estrade sur laquelle il s'était consumé la veille et explique à la foule qu'un miracle a permis la guérison de ses blessures et que, pour célébrer ce jour béni, les festivités continueront encore ce jour.

Saïda part expliquer la situation au capitaine de la garde - elle ne compte pas révéler la nature de Farleen. Ils se rendent à la chambre mortuaire puis elle revient, satisfaite de la conclusion de son affaire.

Ils passeront le lendemain à préparer l'expédition pour partir le surlendemain.
Les quatre chevaux sont placés à l'écurie pour six semaines et une mule est préparée.
Il va falloir remonter la passe, profitant des talents d'observation d'Ahmed pour essayer de trouver une piste secondaire que pourrait prendre les soldats néhékharéens non morts.

Après quatre jours, Ahmed trouve un morceau de cuir ouvragé. Pour lui, il ne fait aucun doute qu'il s'agit de cuir antique. Ils sont sur la bonne piste.
Ils passent un petit plateau, sans trouver de nouvelles traces et rejoignent la passe principale.
Là, le sol est un peu sablonneux. On y voit les traces de passage d'une caravane.
Ils remontent à nouveau la passe pendant 2 nouvelles journées.
Au bivouac, au milieu de la nuit, Ahmed entend le bruit de la chute d'un objet. Ce n'est pas une pierre ou un bruit habituel. Mais avec la nuit noire - ils ne font pas de feu - il ne peut que rester aux aguets sans rien voir. Mais il n'y a plus de bruit.

Au matin, rien d'anormal.
Ahmed pense que le bruit provenait du flanc de la paroi. Il repère une anfractuosité à une quarantaine de mètres plus haut. Que faire ? Ils décident d'y aller, même si c'est dangereux. Ce serait stupide de passer à côté d'une piste, si improbable soit-elle. Saïda s'y colle et parvient en haut.
Il y a là plus qu'une anfractuosité, c'est un chemin !
Ahmed grimpe pour la rejoindre. Ils décident d'explorer vers l'ouest pour voir s'il y a moyen de grimper plus facilement ou s'il y a d'autres traces.
Ahmed trouve de suite ce qu'il croit être la source du bruit : une main squelettique !

Les deux remontent la piste le plus loin possible pour pouvoir être de retour avant la nuit. La piste est difficile mais, au moment où elle s'éloigne de la passe, ils découvrent à nouveau une zone avec de la terre meuble. Là, Ahmed décèle la trace de six paires de bottes bien enfoncées dans le sol. Ceux qui étaient là sont restés un certain temps sans bouger. Il va falloir suivre cette piste !

Ils reviennent sur leur pas et retrouvent Baqir et les bretonniens.
La mule est abandonnée et les vivres et ce qu'elle portait remontés. Germain n'est pas le plus doué pour l'escalade mais tous parviennent sans encombre en haut pour poser le camp...

mercredi 6 mars 2024

Enquête à Qalat-e-Shirazi

 


Vorgeheim 2525

Profitant des délicieux baklavas aux pistaches de Susula, ils entendent le discours de clôture du wali Farleen, car la jeune femme semble captivée aussi par les mots du wali.

Vers la fin, le discours interpelle Ahmed :

Alors je vous le dis, mes amis, ne voulez-vous pas la paix ? Ne voulez-vous pas une belle vie, une vie riche, pour vous et tous vos descendants ? Nous n'avons pas la chance de pouvoir rester en ce monde pendant de nombreuses années.
Laissez-moi vous aider pendant notre court moment ensemble. Laissez-moi vous aider dans votre voyage tout au long de votre vie. Je peux faire pour vous des choses dont vous n’osez même pas rêver !

Farleen s'arrête alors de parler et regarde frénétiquement autour de lui, un air étrange sur le visage alors qu'il semble chercher dans la foule quelqu'un de familier.

Puis, subitement, il s'enflamme. Littéralement. Il devient une torche humaine !

La panique s'installe : certains s'évanouissent devant la scène, d'autres s'enfuient. D'autres crient que c'est bien fait pour lui.
Germain repère un fuyard qui lui semble étrange. Il en parle rapidement à Ahmed et ils jouent des bras pour essayer de suivre la silhouette.
Mais Ahmed bouscule la mauvaise personne : celui avec qui Germain s'était battu juste avant !
Ni une, ni deux, l'homme essaie d'asséner un coup de poing à Ahmed.
Mais les deux ne s'attardent pas, surtout qu'une bagarre ranger semble éclater.

Depuis leur chambre, attirés par les bruits de la foule, Baqir et André voient la fin de la scène avec un peu de hauteur.
Le temps qu'André s'équipe rapidement et sorte, il n'y a plus trace de son écuyer.
Par contre, sur la place, la bagarre fait rage. Un clan majoritairement vêtu de vert semble s'en prendre à ceux qui conspuaient le wali.
Un cordon de sécurité est dressé par les gardes de la ville pour empêcher l'accès au corps, mais ils ne font rien par rapport aux échauffourées.

Baqir et André ne s'attardent pas et prennent la direction qu'avait prise Ahmed et Germain. Ils les retrouvent rapidement. Ces derniers ayant perdu la trace de l'homme qu'ils poursuivaient.
Le temps de faire le point sur la situation, ils décident de retourner dans leur chambre et de ne pas se mêler aux événements, ayant déjà eu assez de problèmes.

Mais une jeune femme en noir, qui était à l'intérieur du cordon de sécurité, hèle Baqir resté dehors.
Elle semble le reconnaitre comme le compagnons des bretonniens. Elle lui dit qu'elle veut leur parler. Elle enquête sur ce qu'il s'est passé. Devant les tergiversations de Baqir sur la qualité d'enquêtrice de la jeune femme, les gardes non loin lui intiment fortement l'ordre de l'écouter.

Ils se rendent dans la chambre des bretonniens. La jeune femme, qui s'est présentée sous le nom de Saïda, sort André du lit et le questionne sur la raison de la présence de bretonniens. Elle n'en tire bien sûr pas grand-chose par rapport aux événements, mais l'informe qu'il ne pourra pas quitter la ville tant qu'elle n'aura pas trouvé le coupable, sous-entendant que leur simple présence ici fait d'eux des suspects...

Puis, ils ont une illumination. Serait-ce la Saïda qu'ils cherchent, la guide promise par la reine ?

Elle s'appelle effectivement Saïda Al-Rashid. Mais elle n'affirme ne pas être guide. Ils lui montrent la lettre. Manifestement, elle ne sait pas lire, mais semble pouvoir croire en leur histoire. Elle se détend mais garde cependant la missive de la reine pour faire les vérifications. Elle leur dit qu'elle poursuit son enquête et reviendra le lendemain matin.

Aubentag 4 vorgeheim

Saïda est là lorsqu'ils brisent leur jeun. Elle explique qu'elle croit à leur histoire mais il faut qu'ils leurs racontent ce qu'ils attendent d'elle et pourquoi. André brosse les grandes lignes des raisons de leur présence ici.
Elle leur explique qu'elle pense que le mieux serait de filer un groupe de morts-vivants lorsqu'ils retournent dans leurs montagnes pour trouver la zone du tombeau. Comme ils sont vêtus d'armure néhékharéennes, ils ont sans doute un rapport avec le tombeau qu'ils cherchent.
Par contre, elle doit d'abord finir l'enquête pour laquelle elle est payée.
 
Saïda leur explique pourquoi ils ont été pris pour cible. Un des groupes du qalat forme une société appelée les garpaniens. Ils sont généralement vêtus de vert. Ce sont des fondamentalistes fiers de leurs origines arabiennes, ayant leur propre vision de l'histoire. La mémoire des croisades qui ont permis de chasser le sultan Jaffar d'Estalie il y a un millénaire est encore une cicatrice pour eux. Ils détestent tout ce qui peut ressembler à un chevalier, plus particulièrement bretonnien.
C'est sans doute pour cela qu'ils ont été pris pour cible.

Pour en revenir à son enquête, elle a pu déterminer la veille que l'adjoint du wali, Boohus, achetait aux divers commerçants des choses improbables : des sortes de lanières de métal, des abats de vache, et même des sabots. Elle demande à Ahmed si cela pourrait aller de pair avec une combustion spontanée - ou de la sorcellerie capable de réaliser cela comme le clame Baqir.

Ahmed ne peut rien affirmer, mais c'est une piste à creuser.
Sauf que Boohus est introuvable depuis la veille.

Ils rendent une visite aux usuriers qui ont eu affaires hier aux garpaniens lors des bagarres. Ce sont les frères Hatterfeld. Ils ressemblent plus à des brutes qu'à des hommes d'argent.
Ils n'apprennent pas grand chose mis à part que le wali leur devait une forte somme d'argent, plus de 200 couronnes. C'est grâce à eux qu'il était arrivé à ce poste, un membre de leur famille d'ailleurs. Mais depuis, il refusait de régler ses dettes. Ils n'avaient donc aucune raison de le tuer s'ils voulaient revoir la couleur de leur or. Mais c'est tout de même ce qu'il méritait.

Pendant que Saïda va enquêter du côté des garpaniens, ils furètent en ville dans l'espoir de trouver un quelconque indice.
Les dieux sont cléments. Ahmed, passant devant un grand bâtiment public gardé surprend une conversation des gardes. Mais bien sûr... Boohus est là, dans le bâtiment administratif de la ville. Il veille le corps de Farleen !

Ils cherchent rapidement Saïda et tous quatre entrent dans le bâtiment.


Boohus est bien là, dans la morgue au sous-sol, où les corps sont préparés avant d'être rapidement enterrés.
Il est devant un corps enveloppé d'un drap, celui de Farleen.

Après quelques mots, Saïda ne tarde pas à accuser Boohus.

Imbéciles ! Vous auriez dû laisser tomber cette enquête et arrêter de mettre votre nez dans les affaires qui ne vous regardent pas. Mais puisque vous êtes là, permettez-moi de vous montrer ceci.

Il enlève les draps qui couvrent le corps du wali. Il n'y a là plus qu'un morceau de charbon ayant vaguement silhouette humaine. Son corps est tenu par les lanières de métal semble-t-il faites uniquement dans ce but.
Le corps empeste la graisse et les poils brûlés. La vision est insoutenable. Saïda doit détourner son regard. Seul Germain parvient à soutenir ce qu'il voit.

Tranquillement, Boohus sort d'un tiroir un sac qu'il ouvre et dont il renverse le contenu sur le corps carbonisé. Il y étale à pleines mains toutes sortes d'abats et de boyaux - sans doute de vache.

Je n’ai pas assassiné Farleen, je lui ai rendu service. Sachez que je suis plus que ce que je parais. Les Arts Noirs m'ont bien servi. Je me suis entraîné, voyez-vous...
Mais assassiner Farleen ? Assassiner ?

Il rit à gorge déployée.

Il ouvre ensuite une bouteille contenant une poudre qu'il asperge sur le corps couverts de boyaux.
Ahmed dégaine son épée, tout comme Baqir.
Mais ils restent sur la défensive, sans agir.

Je l'ai tué, oui – j'ai préparé les potions qui ont permis sa combustion spontanée. J’ai fait tout ça et je l’ai tué mais je ne l’ai PAS assassiné.
C'est LUI qui m'a demandé de faire cela !
Regardez.

Il écarte ses bras sanguinolents et enchaîne sur une litanie, devant les yeux médusés de son auditoire captivé.

Sombre est la nuit,
Et sombre sera le jour.
J'en appelle au Chaos.
Aiguisée soit la lame de mon couteau,
Le Chaos décrète que cet homme verra une nouvelle vie !

Un voile d'obscurité s'abat dans la pièce !