Vorgeheim 2525
Profitant des délicieux baklavas aux pistaches de Susula, ils entendent le discours de clôture du wali Farleen, car la jeune femme semble captivée aussi par les mots du wali.
Vers la fin, le discours interpelle Ahmed :
Alors je vous le dis, mes amis, ne voulez-vous pas la paix ? Ne voulez-vous pas une belle vie, une vie riche, pour vous et tous vos descendants ? Nous n'avons pas la chance de pouvoir rester en ce monde pendant de nombreuses années.
Laissez-moi vous aider pendant notre court moment ensemble. Laissez-moi vous aider dans votre voyage tout au long de votre vie. Je peux faire pour vous des choses dont vous n’osez même pas rêver !
Farleen s'arrête alors de parler et regarde frénétiquement autour de lui, un air étrange sur le visage alors qu'il semble chercher dans la foule quelqu'un de familier.
Puis, subitement, il s'enflamme. Littéralement. Il devient une torche humaine !
La
panique s'installe : certains s'évanouissent devant la scène, d'autres
s'enfuient. D'autres crient que c'est bien fait pour lui.
Germain
repère un fuyard qui lui semble étrange. Il en parle rapidement à Ahmed
et ils jouent des bras pour essayer de suivre la silhouette.
Mais Ahmed bouscule la mauvaise personne : celui avec qui Germain s'était battu juste avant !
Ni une, ni deux, l'homme essaie d'asséner un coup de poing à Ahmed.
Mais les deux ne s'attardent pas, surtout qu'une bagarre ranger semble éclater.
Depuis leur chambre, attirés par les bruits de la foule, Baqir et André voient la fin de la scène avec un peu de hauteur.
Le temps qu'André s'équipe rapidement et sorte, il n'y a plus trace de son écuyer.
Par
contre, sur la place, la bagarre fait rage. Un clan majoritairement
vêtu de vert semble s'en prendre à ceux qui conspuaient le wali.
Un
cordon de sécurité est dressé par les gardes de la ville pour empêcher
l'accès au corps, mais ils ne font rien par rapport aux échauffourées.
Baqir
et André ne s'attardent pas et prennent la direction qu'avait prise
Ahmed et Germain. Ils les retrouvent rapidement. Ces derniers ayant
perdu la trace de l'homme qu'ils poursuivaient.
Le temps de faire le
point sur la situation, ils décident de retourner dans leur chambre et
de ne pas se mêler aux événements, ayant déjà eu assez de problèmes.
Elle semble le reconnaitre comme le compagnons des bretonniens. Elle lui dit qu'elle veut leur parler. Elle enquête sur ce qu'il s'est passé. Devant les tergiversations de Baqir sur la qualité d'enquêtrice de la jeune femme, les gardes non loin lui intiment fortement l'ordre de l'écouter.
Ils se rendent dans la chambre des bretonniens. La jeune femme, qui s'est présentée sous le nom de Saïda, sort André du lit et le questionne sur la raison de la présence de bretonniens. Elle n'en tire bien sûr pas grand-chose par rapport aux événements, mais l'informe qu'il ne pourra pas quitter la ville tant qu'elle n'aura pas trouvé le coupable, sous-entendant que leur simple présence ici fait d'eux des suspects...
Puis, ils ont une illumination. Serait-ce la Saïda qu'ils cherchent, la guide promise par la reine ?
Elle s'appelle effectivement Saïda Al-Rashid. Mais elle n'affirme ne pas être guide. Ils lui montrent la lettre. Manifestement, elle ne sait pas lire, mais semble pouvoir croire en leur histoire. Elle se détend mais garde cependant la missive de la reine pour faire les vérifications. Elle leur dit qu'elle poursuit son enquête et reviendra le lendemain matin.
Aubentag 4 vorgeheim
Elle leur explique qu'elle pense que le mieux serait de filer un groupe de morts-vivants lorsqu'ils retournent dans leurs montagnes pour trouver la zone du tombeau. Comme ils sont vêtus d'armure néhékharéennes, ils ont sans doute un rapport avec le tombeau qu'ils cherchent.
C'est sans doute pour cela qu'ils ont été pris pour cible.
Pour en revenir à son enquête, elle a pu déterminer la veille que l'adjoint du wali, Boohus, achetait aux divers commerçants des choses improbables : des sortes de lanières de métal, des abats de vache, et même des sabots. Elle demande à Ahmed si cela pourrait aller de pair avec une combustion spontanée - ou de la sorcellerie capable de réaliser cela comme le clame Baqir.
Ahmed ne peut rien affirmer, mais c'est une piste à creuser.
Sauf que Boohus est introuvable depuis la veille.
Ils
rendent une visite aux usuriers qui ont eu affaires hier aux garpaniens
lors des bagarres. Ce sont les frères Hatterfeld. Ils ressemblent plus à
des brutes qu'à des hommes d'argent.
Ils n'apprennent pas grand
chose mis à part que le wali leur devait une forte somme d'argent, plus
de 200 couronnes. C'est grâce à eux qu'il était arrivé à ce poste, un
membre de leur famille d'ailleurs. Mais depuis, il refusait de régler
ses dettes. Ils n'avaient donc aucune raison de le tuer s'ils voulaient
revoir la couleur de leur or. Mais c'est tout de même ce qu'il méritait.
Pendant que Saïda va enquêter du côté des garpaniens, ils furètent en ville dans l'espoir de trouver un quelconque indice.
Les
dieux sont cléments. Ahmed, passant devant un grand bâtiment public
gardé surprend une conversation des gardes. Mais bien sûr... Boohus est
là, dans le bâtiment administratif de la ville. Il veille le corps de
Farleen !
Ils cherchent rapidement Saïda et tous quatre entrent dans le bâtiment.
Boohus est bien là, dans la morgue au sous-sol, où les corps sont préparés avant d'être rapidement enterrés.
Il est devant un corps enveloppé d'un drap, celui de Farleen.
Après quelques mots, Saïda ne tarde pas à accuser Boohus.
Imbéciles ! Vous auriez dû laisser tomber cette enquête et arrêter de mettre votre nez dans les affaires qui ne vous regardent pas. Mais puisque vous êtes là, permettez-moi de vous montrer ceci.
Il
enlève les draps qui couvrent le corps du wali. Il n'y a là plus qu'un
morceau de charbon ayant vaguement silhouette humaine. Son corps est
tenu par les lanières de métal semble-t-il faites uniquement dans ce
but.
Le corps empeste la graisse et les poils brûlés. La vision est
insoutenable. Saïda doit détourner son regard. Seul Germain parvient à
soutenir ce qu'il voit.
Tranquillement, Boohus sort d'un tiroir un sac qu'il ouvre et dont il renverse le contenu sur le corps carbonisé. Il y étale à pleines mains toutes sortes d'abats et de boyaux - sans doute de vache.
Je n’ai pas assassiné Farleen, je lui ai rendu service. Sachez que je suis plus que ce que je parais. Les Arts Noirs m'ont bien servi. Je me suis entraîné, voyez-vous...
Mais assassiner Farleen ? Assassiner ?
Il rit à gorge déployée.
Il ouvre ensuite une bouteille contenant une poudre qu'il asperge sur le corps couverts de boyaux.
Ahmed dégaine son épée, tout comme Baqir.
Mais ils restent sur la défensive, sans agir.
Je l'ai tué, oui – j'ai préparé les potions qui ont permis sa combustion spontanée. J’ai fait tout ça et je l’ai tué mais je ne l’ai PAS assassiné.
C'est LUI qui m'a demandé de faire cela !
Regardez.
Il écarte ses bras sanguinolents et enchaîne sur une litanie, devant les yeux médusés de son auditoire captivé.
Sombre est la nuit,
Et sombre sera le jour.
J'en appelle au Chaos.
Aiguisée soit la lame de mon couteau,
Le Chaos décrète que cet homme verra une nouvelle vie !
Un voile d'obscurité s'abat dans la pièce !



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire