Les disciples d'Ahmat investissent le navire de Baqir, mais la batelier ne s'en laisse pas compter.
Zaaid essaie de le forcer de lâcher le combat et ses hommes n'attaquent pas pour tuer. Ionor montre son vrai visage de sahir : quelques mots dans un langage inconnu et quelques gestes théâtraux et une magie opère. Elle dégage une chaleur insoutenable ou elle fait souffrir atrocement les hommes.
Baqir, pendant ce temps, hurle à la garde, sans succès.
Mais les choses tournent au vinaigre lorsque Ahmed décide de quitter le navire. Deux tireurs embusqués se montrent. L'un deux tire un trait d'arbalète sur Ahmed qui est heureusement arrêté par le casque de l'érudit.
Sur le bateau, Zaaid et ses hommes ont le dessous et finissent par se rendre. Zaaid est ligoté et, en essayant de discuter avec lui, ils comprennent qu'il était là pour libérer Ahmat, vu par lui comme un saint.
Prenant Ahmat avec eux, ils reprennent le bateau pour s'éloigner des autres agresseurs, mais un navire de la garde fluvial leur demande d'appareiller au prochain ponton.
Ils s'amarrent donc, et le bateau de la garde s'amarre à eux. Les gardes ont des foulards sur la bouche et le nez. Il demandent aux passagers de quitter le navire.
Quid de leur prisonnier ?
" Faites-en ce que vous voulez ! " répondent les gardes
Ils comprennent que le quartier du port est sous quarantaine car touché par la peste ! Ils ne doivent pas quitter le port.
Ils prennent le temps de discuter de l'avenir d'Ahmat. Ils le libèrent finalement au fond d'une ruelle, acceptant le risque de se faire trucider plus tard plutôt que de tuer un homme...
Qu'y a-t-il en ville ? Ahmed a entendu des bruits de nombreuses personnes.
La foule est massée à plusieurs endroits. Les gardes ont barricadé les rues qui sortent du quartier. Des grilles sont même montées.
Plus personne ne quitte le quartier !
Interrogés, les citoyens sont désespérés.
Ils vont les enfermer là jusqu'à ce qu'ils crèvent de faim ou de la peste. Et contrairement à ce pourrait insinuer Ahmed, Fatandira ne va pas venir faire de beaux discours pour les rassurer. A quoi bon de toute façon.
Les habitants pensent que la peste vient des rats. Ils sortent en masse des égouts. Quelque chose a dû les déranger pour qu'ils se retrouvent à la surface et non dans leur milieu naturel.
En plus, plus aucun égoutier ne peut régler le problème : ils sont soit malades, soit trop apeurés.
D'ailleurs les autorités récompenseraient ceux qui pourraient régler le problème. Mais elles n'ont aucun volontaire. Personne ne croit les paroles des prêtres guérisseurs qui assurent que leurs bénédictions protégeront les volontaires de la peste !
C'est qu'elle est violente : elle surgit vite et personne ne survit. Les gens pourrissent de l'intérieur, certains ont des malformations qui poussent en eux.
Ces dernières paroles inquiètent Ionor : elle y voit des signes de Chaos, de mutations !
Mais il est tard, Ahmed, Ionor, Baqir, Aisha et Rachid cherchent une auberge. Les gens qui ne sont pas dans la foule sont cloitrés chez eux. L'aubergiste refuse de leur ouvrir avant qu'ils ne montrent leur visage - et leur bourse - à la lumière pour prouver qu'ils ne sont pas malades. Ils sont blessés - Baqir saigne abondamment de l'arcade - mais ont l'air autrement en forme.
L'aubergiste veut bien les accueillir à condition qu'ils ne quittent pas les lieux pour rapporter ensuite leurs miasmes chez lui.
Ils se barricadent, colmatant les dessous de porte pour éviter que des rats entrent.
Mais la nuit est inquiétantes : en effet, des meutes de rats parcourent librement les rues avant de retourner dans une bouche d'égout.
Que se passe-t-il à Fatanbad ?



