lundi 23 octobre 2023

Peste en ville


Les disciples d'Ahmat investissent le navire de Baqir, mais la batelier ne s'en laisse pas compter.

Zaaid essaie de le forcer de lâcher le combat et ses hommes n'attaquent pas pour tuer. Ionor montre son vrai visage de sahir : quelques mots dans un langage inconnu et quelques gestes théâtraux et une magie opère. Elle dégage une chaleur insoutenable ou elle fait souffrir atrocement les hommes.
Baqir, pendant ce temps, hurle à la garde, sans succès.

Mais les choses tournent au vinaigre lorsque Ahmed décide de quitter le navire. Deux tireurs embusqués se montrent. L'un deux tire un trait d'arbalète sur Ahmed qui est heureusement arrêté par le casque de l'érudit.

Sur le bateau, Zaaid et ses hommes ont le dessous et finissent par se rendre. Zaaid est ligoté et, en essayant de discuter avec lui, ils comprennent qu'il était là pour libérer Ahmat, vu par lui comme un saint.

Prenant Ahmat avec eux, ils reprennent le bateau pour s'éloigner des autres agresseurs, mais un navire de la garde fluvial leur demande d'appareiller au prochain ponton.

Ils s'amarrent donc, et le bateau de la garde s'amarre à eux. Les gardes ont des foulards sur la bouche et le nez. Il demandent aux passagers de quitter le navire.
Quid de leur prisonnier ? 

" Faites-en ce que vous voulez ! " répondent les gardes

Ils comprennent que le quartier du port est sous quarantaine car touché par la peste ! Ils ne doivent pas quitter le port.

Ils prennent le temps de discuter de l'avenir d'Ahmat. Ils le libèrent finalement au fond d'une ruelle, acceptant le risque de se faire trucider plus tard plutôt que de tuer un homme...
Qu'y a-t-il en ville ? Ahmed a entendu des bruits de nombreuses personnes.
La foule est massée à plusieurs endroits. Les gardes ont barricadé les rues qui sortent du quartier. Des grilles sont même montées.
Plus personne ne quitte le quartier !

Interrogés, les citoyens sont désespérés.
Ils vont les enfermer là jusqu'à ce qu'ils crèvent de faim ou de la peste. Et contrairement à ce pourrait insinuer Ahmed, Fatandira ne va pas venir faire de beaux discours pour les rassurer. A quoi bon de toute façon.
Les habitants pensent que la peste vient des rats. Ils sortent en masse des égouts. Quelque chose a dû les déranger pour qu'ils se retrouvent à la surface et non dans leur milieu naturel.
En plus, plus aucun égoutier ne peut régler le problème : ils sont soit malades, soit trop apeurés.
D'ailleurs les autorités récompenseraient ceux qui pourraient régler le problème. Mais elles n'ont aucun volontaire. Personne ne croit les paroles des prêtres guérisseurs qui assurent que leurs bénédictions protégeront les volontaires de la peste !
C'est qu'elle est violente : elle surgit vite et personne ne survit. Les gens pourrissent de l'intérieur, certains ont des malformations qui poussent en eux.

Ces dernières paroles inquiètent Ionor : elle y voit des signes de Chaos, de mutations !

Mais il est tard, Ahmed, Ionor, Baqir, Aisha et Rachid cherchent une auberge. Les gens qui ne sont pas dans la foule sont cloitrés chez eux. L'aubergiste refuse de leur ouvrir avant qu'ils ne montrent leur visage - et leur bourse - à la lumière pour prouver qu'ils ne sont pas malades. Ils sont blessés - Baqir saigne abondamment de l'arcade - mais ont l'air autrement en forme.
L'aubergiste veut bien les accueillir à condition qu'ils ne quittent pas les lieux pour rapporter ensuite leurs miasmes chez lui.
Ils se barricadent, colmatant les dessous de porte pour éviter que des rats entrent.
Mais la nuit est inquiétantes : en effet, des meutes de rats parcourent librement les rues avant de retourner dans une bouche d'égout.

Que se passe-t-il à Fatanbad ?

lundi 9 octobre 2023

Le dernier voyage


Ionor sort la lettre de Karim et ils la relisent avec Ahmed. Ils se persuadent que le sage est bien venu dans la mine et aurait laissé un indice. Une nouvelle fouille de l'antre d'Ahmat ne révèle hélas rien.

Ils finissent par interroger un des enfants aveugles, Abdul. Ahmed tourne un peu autour du pot en posant des questions compliquées, mais ils finissent par avoir l'information qu'ils cherchent lorsque Salah reformule une question.
Un étranger est venu, il sentait l'encre.
Salah est sous le choc, lui qui affirmait cinq minutes plus tôt que personne n'avait visité les mines ces dernières semaines.
Abdul hésite à en dire plus devant Salah qui le rassure : il ne sera pas puni. Lui va trouver où la sécurité a fait défaut, ce n'est pas de la faute des enfants.
L'enfant indique qu'il cherchait quelque chose et a promis de les libérer s'ils trouvait. Tout les enfants ont aidé. L'étranger n'était pas fiable : ils ont trouvé, mais il n'est pas revenu.

C'est une bouteille qui était dans le petit lac souterrain.

Ahmed et Baqir cherchent dans le lac. L'eau est claire et peu profonde. Ils espèrent trouver autre chose qui aurait été apporté là par le courant. Mais ils font chou blanc.
Un mineur interrogé confirme les dires des enfants, tout le monde est au courant ici de sa venue. Il a trouvé ce qu'il cherchait, un cylindre contenant des parchemin ; puis il est reparti.

Salah quitte la mine pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé.

Les autres la quittent pour retourner à Isfahan-Kohzad et rencontrer Didrit.

Ils ont auparavant une discussion : Ahmed ne sait pas et ne saura pas si Aisha est responsable de l'incendie. Il pense que c'est possible, mais il se peut aussi que ce soit Ahmat.
Il demande alors à Baqir s'il est prêt à se marier. Ce dernier est incrédule. Ahmed pense négocier avec Didrit une peine légère pour Aisha car on ne peut pas déterminer la vérité : son bannissement. Il faudra alors subvenir à ses besoins.
Baqir ne veut pas se marier, mais promet qu'il fera en sorte que tout se passe bien pour Aisha.
Lui a une autre demande : il a respecté son contrat, il demande à Ahmed s'il respectera le sien, l'emmener avec eux. Hautain, Ahmed semble surpris de la question et indiqua n'avoir jamais pensé le contraire.
Rassuré, Baqir veut alors parler en premier à Didrit, avant sa sentence : il veut essayer de lui vendre son bateau. Il espère pouvoir en retirer plus de cent couronnes !

Une fois d'accord, ils rencontrent l'ancien.
Baqir négocie la vente de son bateau, mais Didrit refuse : pas tout de suite, il a une mission pour Baqir. Il devra ramener Ahmat devant la reine pour qu'il exécute sa sentence.

Mais, avant d'en dire plus, Didrit prend Baqir à part. Il faudra prendre garde. L'arrestation d'Ahmat est une mauvaise nouvelle pour le reine, mais son attitude n'était pas honorable. La reine est honorable. Par contre, le village peut en souffrir plus que financièrement : il ne faut pas que l'abbé ait l'occasion de salir Isfahan-Kohzad devant la reine. Didrit fait confiance à Baqir pour s'assurer que cela n'arrive pas. Le batelier acquiesce.
Il réclame alors une récompense pour cette mission. Puisque Didrit ne peut pas acheter son navire, il peut peut-être lui fournir une armure. Hélas, Didrit n'a pas d'armure d'acier, mais il a un cimeterre dont la lame est bien affutée et solide. Il le présente à Baqir qui l'accepte en paiement.

C'est l'heure de la sentence.
Ahmat est présenté devant Didrit, qui ne l'interroge pas. Il rend directement son verdict. Il rappelle que son attitude n'a pas été digne et qu'il a sali la réputation de la reine en mutilant puis en tuant deux enfants du village. Il sera banni et, en plus, il devra répondre de ses actes devant Fatandira !
Ahmat ne dit rien, laissant uniquement planer un sourire narquois devant l'ancien.

Didrit annonce ensuite à Aisha, qui ne comprend pas tout à fait, qu'elle sera aussi bannie du village. Pour sa sécurité et celle du village. Elle sera exécutée si on l'y revoit et doit partir sur le champ - le navire doit appareiller dans l'heure.
Rachid, son frère, l'assure de son soutien. Il ira avec elle à Fatanbad. Lui non plus n'est de toute façon plus le bienvenu ici.

Le temps de se préparer Baqir largue les amarres avant la nuit, pour respecter la bannissement d'Aisha et Ahmat.
A bord de son embarcation : quatre hommes dont un prisonnier, une femme, une elfe, trois chevaux...

La nuit étant tombée, ils s'arrêtent à quelques encâblures du village. Le temps était clément, personne n'était à l'horizon, cette nuit était partie pour être calme. Mais Ionor est réveillée par un bruit. Elle bondit de sa couche pour interpeller Baqir. Ce qui réveille le reste des dormeurs.
Il semble avoir un problème avec Ahmat.
Baqir tente de rassurer l'elfe et lui demande d'aller se recoucher, mais elle a tout vu : son nouveau cimeterre ensanglanté et la position bizarre d'Ahmat.
L'abbé de Notre Dame de la Veine a eu la gorge tranchée par l'arme de Baqir !

Ce dernier ne peut pas nier l'acte. Il se défend en traitant l'abbé de sorcier. Il lui susurrait des paroles de miel pour qu'il le libère. Il sentait sa volonté flancher et a préféré tuer Ahmat avant qu'il ne lui tourne la tête.

L'elfe, voyant Ahmed aussi réveillé et informé, reste détachée et retourne se coucher.
Ahmed rassure Rachid et Aisha pendant qu'il revêt son armure, Baqir lui semble incontrôlable.
Il a une discussion avec lui et n'envenime pas la situation. Il lui fait juste comprendre que l'abbé est mort et ne pourra maintenant plus livrer ses secrets. Secrets qui pourraient être liés à ce que recherchait son maître. Il les emportera dans la rivière, comme celle-ci a amené à son maître les écrits qu'il cherchait...

Baqir finit son sale travail, coupe la tête de l'abbé et jette son corps à l'eau avant de nettoyer le bateau. Le nuit est courte pour le batelier et l'érudit en armure.

Backertag 24 sigmarzeit

La journée, aussi, est longue à nouveau longue. La fatigue se fait sentir

Ce n'est qu'à la nuit tombée qu'ils atteignent le petit port de Fatanbad. Un port étrangement calme. Ionor repère des tonneaux, près du ponton, dont le couvercle se soulève. Des hommes sont dissimulés !
Calmement, elle prévient Baqir qui décide de repartir au plus vite et coupe les amarres.
Un homme adossé à la porte d'une auberge, le seul à peupler le port, court alors vers eux et leur crie de s'arrêter.


Baqir le reconnait, c'est Zaaid Abu Dun, l'un des hommes de Salah. Il est déjà ici !

Zaaid demande à ce qu'on lui donne Ahmat.
Ahmed pointe son arc en direction de l'homme.
Est-ce pour le tuer, répond Baqir ? Zaaid acquiesce.
Dans ce cas, c'est déjà fait lui répond Baqir.
L'homme fait alors un signe à ses sbires cachés dans des tonneaux et se met à l'abri. La réponse ne semble pas lui convenir et il n'est pas disposer à laisser repartir le bâtiment sur la rivière sans agir...