lundi 20 février 2023

Renaissance de la Sorcière Noire

La salle n'est pas vide. Lorinoc aperçoit du coin de l'œil une silhouette qui les observait et se retire dans un autre passage. L'elfe avance, aux aguets. Il inspecte les piliers. Ils sont lisses, sans motif, dans une matière crayeuse. Il en fait le tour lorsque des petites flammes apparaissent et tournent asse rapidement entre les piliers.

Une voix se fait alors entendre et la silhouette aperçue il y a quelques instants se montre. La vision est étrange et repoussante : un vieillard, entièrement nu, qui doit au moins avoir cent ans, les yeux rendus blancs par la cataracte. Encore plus étrange, il est nu, mais porte tout de même une petite besace en bandoulière et, malgré son âge, son infirmité et son aspect, il se déplace agilement.

Hélant Lorinoc, il lui conseille de ne pas quitter la zone au milieu des piliers, il risquerait d'en être affecté dans sa chair. Lorinoc teste la "barrière" de feu en jetant une dague au-delà. Cela ne produit aucun effet.

L'homme se présente sous le nom de Xyzyx. Il leur demande s'ils ont trouvé des clés dans cet endroit et Vigor répond par l'affirmative. Xyzyx leur demande alors leurs clés en échange de la libération de Lorinoc. Négociation refusée : un elfe et Vigor décochent leurs flèches.
Xyzyx fuit à toutes jambes, rapide comme un cheval.

Après quelques minutes, alors que Théodéric s'est mis dans l'idée de casser un pilier à coups de marteau, Xyzyx revient et leur demandent ce qu'ils proposeraient.

Tarja lui demande de les guider vers la sortie, elle lui montrera la clé qu'ils ont trouvée.
Négociation acceptée.

Xyzyx les guide alors jusqu'à l'entrée et Vigor lui montre la clé, et lui permet même de la toucher (il est presque aveugle).
Xyzyx ricane et s'éloigne : c'est une fausse, dit-il !

Peu importe : Tarja voulait partir, Lorinoc mettre son compagnon à l'abri.
Ce sont les elfes qui quittent les lieux les premiers.
Tarja discute avec Vigor qui ne semble pas que l'idée de quitter les lieux soit la meilleure qui soit. Mais il indique qu'il la suivra.
Théodéric lui rappelle alors son serment que Tarja feint d'ignorer.
Il demande alors à ce qu'elle lui rende Blütylda.
Elle s'exécute et quitte les lieux avec Vigor, tandis que Théodéric, suivi de Ludmilla reparte à la recherche de la Sorcière Noire.


À l'extérieur, moins d'une paire d'heure plus tard, alors que, reposés, ils allaient quitter les lieux, Tarja remarque un spectacle étrange : le lac se vide !
L'eau s'évacue par la membrane qu'ils ont franchi pour sortir, noyant sans doute l'intérieur.
Mais non, car des choses finissent par sortir : un mutant, trois mutants, des dizaines de mutants, accompagnés d'êtres apparentés à des araignées. La matrice de la Sorcière Noire accouche !

C'est la fuite vers Zhidovsk.
Là-bas, il ne reste rien. Le village n'est plus que braises. Les traces laissent à penser qu'il a été attaqué par des hommes à cheval, bien équipé.
Il n'y a que des cadavres, mais aucune trace de perte chez les agresseurs.

C'est la fuite, encore une fois.
Vite, dire rapidement adieu à Lorinoc et ses compagnons qui partent de leur côté tandis que Tarja et Vigor tentent de rejoindre l'Empire au plus vite.

Quant à Théodéric et Ludmilla, ils sont sans doute déjà morts.
Il en va probablement de même pour Karl.
Les vampires ? Aucune raison qu'ils ne soient pas détruits.

Le voyage de retour est long et périlleux.

La Sorcière Noire a émergé de son tombeau humide à la tête d'une armée de mutants et d'abominations arachnéennes et commence à ravager le Kislev.

Certains disent qu'elle cherche à se venger de l'Empire et qu'elle ne va pas tarder à y diriger ses armées grandissantes.

vendredi 3 février 2023

La Fureur... d'Ulric ?


Tarja retient Théodéric en lui interdisant de rejoindre la baronne Margrave. Il maugrée un peu et accepte de rester avec eux. Il part même pour reprendre la tête de l'expédition, mais pendant qu'il tergiverse sur le manque d'éclairage, Lorinoc reprend la tête en laissant Aeslorarha et Ludmilla porter Malennoc.

Saul le Triste

Lorinoc croise alors une étrange créature : une sorte de limace rose géante dotée de nombreuses ailes de colombe. La créature... sanglote et même, marmonne des " oh non ! " plaintifs. L'elfe la contourne, mais, lorsqu'il voit qu'elle commence à se mouvoir, il change d'avis, décoche deux flèches qu'il rate.

La limace, s'étoffant à moitié dans sa bave maronnâtre, se jette alors que l'elfe, mais elle finit par être terrassée par les flèches de Vigor.

Hélas, de ses blessures émanent des nuages de spores. Lorinoc s'étouffe, irrité. Il lui faut quelques minutes pour pouvoir reprendre son souffle. Seul le fait de vomir parvient à le libérer et lui permet de retrouver son souffle.

La limace, elle, a disparu, explosant dans un gros nuage de spores au moment de mourir.

L'endroit menant à un cul-de-sac, ils doivent rebrousser chemin et traversent précautionneusement une portion ou le "sol" est plus instable, Aeslorarha manquant même de perdre sa botte en la posant sur une sorte de sphincter invisible lorsqu'il est fermé.

Ils suivent un lointain bruit évoquant aux fidèles d'Ulric leurs entrainements martiaux à base d'épées de bois. Lorinoc s'avance sans un bruit pour découvrir la source : deux minotaures tournent, ne se quittant pas des yeux et se donnant ponctuellement l'assaut. De leurs naseaux s'échappe une buée rose pour l'un, bleue pour l'autre. Leurs fronts sont ornés d'un tatouage et ils se battent devant une assemblée invisible : Lorinoc ne parvient qu'à entendre des rires gras.

Ils rebroussent chemin.

Fontaine de sang

Ils rebroussent chemin pour suivre le son provenant d'un ruisseau qui coule.

Ce n'est pas un ruisseau, mais une fontaine de sang bouillonnant !
À la surface du bassin flotte une clé en os.

La baronne aurait dit vrai ?

Théodéric tente de la sortir à l'aide d'une flèche, mais finit par y mettre la main pour la ramasser, provoquant des remarques moqueuses derrière lui.

Il met alors la clé à sa ceinture puis s'approche de Vigor avec un regard noir et tente de le marteler. Il semble hors de contrôle et il faut un coup du pommeau de Blütylda sur sa tempe pour lui faire perdre connaissance.

Avant qu'il ne se réveille, Vigor prend la clé, et jette le gant souillé de sang de Théodéric.

Une fois avoir repris conscience, Théodéric est calmé, mais exprime une colère froide. Lorsqu'on lui demande de s'expliquer, il se contente de dire qu'il en a assez des remarques narquoises de droite et de gauche, et surtout celles du nain.

C'est dans cette ambiance lourde que Lorinoc voit le chemin s'élargir et donner sur une salle sertie de piliers blancs immaculés...