lundi 11 février 2019

En lettres de sang (13)

Le journal est volé

Une cinquantaine de pigeons se jettent et volètent autour de Sire Frederick et de Karl-Heinz, causant un moment de surprise et de désorganisation.
Les premiers cris de Sire Frederick ne sont pas pris au sérieux par Karl-Heinz, pensant qu'il s'escrimait contre les pigeons, avant qu'il ne comprenne qu'un individu encapuchonné profite du chaos pour lui arracher le livre des mains.
"Que faites-vous Karl-Heinz ? Mais reprenez-lui le livre ! L'Empereur doit le voir !"
Karl-Heinz finit par voir l'homme prendre ses jambes à son cou, accompagné d'un complice. Ils bifurquent dans une rue adjacente, très fréquentée.
Karl-Heinz les prend en chasse.
Elsa, qui a réagi assez tôt, a crié, mais elle est trop loin. Elle court elle aussi vers les voleurs et prend un chemin de traverse dans l'espoir de les intercepter.
Alido se rend auprès de Sire Frederick pour lui porter assistance.
Le sprint de Karl-Heinz est fulgurant et il rattrape le second individu qui fait couverture, lui rentre dedans pour le faire tomber puis fait un croc-en-jambe à celui qui tient le livre. Karl-Heinz lui tombe dessus et tente de l'embrocher avec sa rapière, mais vainement. Le voleur porte une armure métallique sous ses vêtements, la lame légère de la rapière glisse sans le blesser. Mais la chute lui fait tout de même lâcher le livre et Karl-Heinz s'en empare avant le voleur. C'est maintenant lui qui est poursuivi par les deux hommes.
En ayant assez de bousculer les nombreux passants irrités ou effrayés, Karl-Heinz passe alors dans une rue plus tranquille devant Elsa qui les manque de peu. Son avance se réduit peu à peu et il s'essouffle, alors qu'Elsa, tout derrière est plus lente à suivre la cadence.

Mais une ombre plane au-dessus des toits. Une forme féminine, frêle, toute de noir vêtue, apparaît juste devant Karl-Heinz. Elle a sauté du toit voisin jusque dans la rue, se réceptionnant avec une roulade maîtrisée. Avec un sourire narquois, elle demande à Karl-Heinz, éberlué par l'apparition, de lui donner le livre. Elle tend la main et plonge ses yeux noirs comme la nuit dans ceux de Karl-Heinz.
Il veut lui assener un coup de sa rapière mais son bras refuse de lui obéir !
La fille lui prend le livre des mains. Il se laisse faire, incapable de résister.
Elle rebrousse chemin avant qu'Elsa ne puisse arriver, les deux voleurs couvrant sa fuite.
Karl-Heinz met un genou à terre sitôt que l'apparition a tourné les talons, à deux doigts de défaillir par le manque de souffle mais surtout par l'emprise qu'a eu la jeune femme sur son esprit.

Elsa poursuit sa course et arrive au contact des deux voleurs.

Pendant ce temps, le fille, d'un bond inhumain, saute au second étage d'un hôtel particulier, sur un balcon, et y disparaît par la fenêtre ouverte.

Elsa n'est armé que d'un couteau et son coup est détourné par l'un des voleurs.
"Laisse tomber et rentrez chez vous"
lâche-t-il avec un accent qu'Elsa pense provenir de Kislev.

Il recule avec un sourire sûr de lui. Voyant qu'elle ne pourra pas lutter, elle les laisse partir à contrecœur et va s'occuper d'un Karl-Heinz hagard.
Elle lui dit qu'elle va voir l'hôtel particulier pendant qu'il devrait aller retrouver Sire Frederick.

Le coche noir

En se dirigeant à l'avant de l'hôtel particulier, Elsa voit les grosses double-portes se fermer devant elle. Un superbe coche laqué noir, tiré par 6 magnifiques étalons noirs, s'en éloigne rapidement, mais est freiné par la circulation. Elsa s'en approche pour l'évaluer. Deux laquais sont debout à l'extérieur, à l'arrière. Deux cochers sont à l'avant. Tous sont vêtus de beaux atours noir de jais. Les rideaux, noirs, sont tirés, impossible de voir qui il transporte.
Elsa suit discrètement le coche jusqu'à ce que l'un des laquais le quitte. Il se dirige vers le chapitre des répurgateur près de la cathédrale et y glisse un mot sous la porte avant de retourner rejoindre le carrosse.
Elsa revient alors sur ses pas, met un peu de temps à retrouver Karl-Heinz.

Ce dernier s'est un peu remis, mais n'a pas trouvé la trace de Sire Frederick.
Ils font quelques auberges dans le quartier, en vain.
Il n'est pas non plus rentré ce qui inquiète Nestor.
Ils repartent le chercher en vain dans le quartier de la cathédrale et finissent par se résoudre à rentrer bredouilles et inquiets.
Mais il est rentré ! Il explique s'être rendu au palais afin de mettre le chambellan de l'Empereur au courant.
Elsa explique ce qu'il s'est passé de leur côté, étayant une thèse selon laquelle les répurgateurs seraient dans le coup.
"Un autre joueur dans la partie ! On dirait que les choses ne cessent d'empirer. Écoutez, l'Empereur et le Grand Théogoniste vont être mis au courant de tout ceci, mais je connais la politique à Altdorf : il faudra des semaines pour qu'une expédition reçoive la permission de partir. Ces nouvelles ne peuvent attendre. Tenez, prenez cette bourse et montez l'expédition pour la maison d'Ansel aussi vite que vous pourrez. Sauvez le garçon et arrêtez Tobias si vous le pouvez. Si le sorcier a réussi son rituel, la meilleure chose à faire dans l'intérêt de ce pauvre enfant est de le tuer. Faites-le et revenez me voir. Vous recevrez alors dix fois cette somme."
Il ajoute qu'il va envoyer le lendemain deux laquais avec Elsa pour reconnaître l'hôtel particulier ainsi que pour vérifier s'il s'agit bien d'un chapitre des répurgateurs qui a été visité par le valet du coche noir. Pendant ce temps-là, lui ira avec Karl-Heinz à la bibliothèque pour se renseigner sur la localisation de Ruhrhoff. Ils devront ensuite partir au plus tôt.
Pour le journal volé, ça reste fâcheux, mais non bloquant pour la suite. Il va gérer cela de son côté une fois l'identité du commanditaire présumé du vol connu.

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