mercredi 13 décembre 2023

Au fond du trou


L'exploration des égouts montre rapidement la présence de forces hostiles. Ionor, au détour d'une conduite, se fait surprendre. Une paire de mains griffues lui passe un garrot autour de la gorge. C'est une embuscade.

Ils ne tardent pas à voir les forces qui leur font face : quatre créatures qui prouvent qu'un humain peut s'hybrider avec un rat. Faire face n'est pas vraiment le mot puisque l'un étrangle Ionor par derrière et les autres restent à distance pour porter de leurs coups de loin grâce à leur habilité à la fronde.

Pris en tenailles, leur situation est rapidement critique.
Ionor parvient à se défaire de son agresseur, mais Ahmed venu l'aider est pris par la douleur d'une bille de fronde qui lui a fait l'effet d'un éclair dans son poignet. Il est arrêté dans sa course.
Cela produit une ouverture pour que l'agresseur d'Ionor jaillisse de la conduite dans laquelle il était dissimulé. De ses poings ornés de lames, il met une estafilade dans la visage de l'elfe qui recule. Mais pire que cela, il profite de la confusion pour lui lacérer profondément le bras de sa lame, faisant jaillir un flot de sang et choir la sorcière dans l'eau.

Baqir, sentant le vent mauvais, avec Ahmed dégoulinant le sang, Ionor vraisemblablement plus morte que vive et le chien étripé au passage, tourne les talons. Il tente de passer le barrage de l'homme-rat qui les a pris à revers après que celui qui a arrêté Ionor ait été tué. Ahmed le suit et ils parviennent finalement à s'en défaire. Les autres hommes-rats repartent de leur côté. Baqir prend le corps de la créature par la queue, afin qu'elle serve de preuve, pendant qu'Ahmed attrape Ionor.

Elle est morte !

Il l'emporte avec eux et finissent par arriver dans un collecteur général qu'ils avaient passés un peu plus tôt.

Tout à coup, dans un déluge d'eau, Baqir et Ahmed sont emportés par une sorte de tourbillon. De l'eau jaillit à torrents des trois principale conduites.
Handicapés par leurs armures, Baqir et surtout Ahmed ne parviennent qu'à boire la tasse pendant que l'eau monte inexorablement.
Un bruit fracassant se fait entendre et l'eau baisse rapidement, heureusement pour les deux survivants qui crachent leur poumons dans l'obscurité.

Impossible de rallumer une flamme pour faire de la lumière, ils se réfugient dans une conduite qui mène à la surface. Mais elle monte verticalement sur cinq mètres et débouche sur une lourde plaque d'égout.
Sérieusement affaiblis, sans lumière, ils sont au fond du trou...

L'escalade n'arrange pas les choses : Ahmed manque de se briser la colonne vertébrale en faisant une mauvaise chute.
Baqir est plus agile et parvient à monter jusqu'à la plaque d'égout. Mais impossible de la soulever sans appui stable. Il coince le manche de sa hache en la faisant dépasser à l'extérieur, dans l'espoir d'attirer l'attention.

La lumière jaillit du bout du tunnel : quelqu'un appelle d'en haut d'une voix surprise.

Il y a quelqu'un ?

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