Ahmed commence à discuter avec la voix à la surface. Il se présente et commence à vouloir expliquer sa présence au fond du trou.
L'homme, parlant arabien avec un fort accent bretonnien, interrompt l'érudit et commence à s'attaquer à la plaque d'égout. Mais elle semble scellée. Il s'adresse à quelqu'un à côté de lui et indique qu'il va revenir. Le silence, baigné d'espoir, se fait à nouveau durant quelques secondes.
Jusqu'à ce qu'une voix aiguë se fasse entendre du fond du collecteur :
Choses-hommes pas bouger, pas bouger.
Choses-hommes se taire et lâcher leur armes.
Baqir parvient à allumer sa torche et retourne à la bouche de la grosse conduite dans laquelle ils se terraient.
Dans l'eau, deux des créatures affrontées auparavant, à face de rat, sont visibles. Mais ils ne parlent pas. Celui qui leur parle reste caché derrière un pilier de soutènement.
Dans un arabien déformé et approximatif, il leur demande en substance de se rendre. Ils ne survivront pas à leur attaque, ni à leur retour à la surface, leur reine aura tôt fait de se débarrasser de héros potentiellement malades. Leur seule chance de survivre est de se rendre.
Baqir laisse la décision à Ahmed, qui pose ses armes. Baqir s'exécute également. Les deux hommes-rats sont équipés d'un long bâton se terminant par une sorte de grosse pince. Ces outils servent à mettre Baqir et Ahmed en laisse.
La chose qui leur parlait sort alors de derrière sa cachette. C'est sans doute aussi un homme-rat, mais celui-ci semble affaibli, vêtu de loques. Il est sans doute malade car couvert de furoncles sur les rares parties de son corps qui sont visible. Mais c'est aussi leur chef.
Il prend leurs armes et tous sont entrainés non loin.
Dans les égouts, un des murs maçonnés a été récemment ouvert. Derrière, pas de terre, mais un passage creusé qui mène à quelques petites cavernes.
Ils sont amenés dans le nid des hommes-rats dans lequel un espace est réservé à une dizaine de cages.
Dans chacune d'elle est enfermé un rat. Certains semblent malades.
Les prisonniers sont fouillés et leur état physique examiné, comme on le ferait lorsque l'on regarde des esclaves à vendre.
Pendant ce temps, le chef introduit dans une seringue un liquide sorti d'une des jarres présentes sur une paillasse. Il injecte le produit à certains rats sélectionnés.
Puis il donne une cage à l'un de ses sbires qui part avec elle.
Interrogé par Ahmed et Baqir, Sasquash - tel semble être son nom - leur assure que s'ils restent coopératifs, ils ne seront pas tués, mais on leur donnera au contraire un travail. Ils comprennent vite que ce travail ne sera pas libre et rémunéré et qu'ils sont en effet prisonniers et serviront d'esclaves à ces bêtes !
Sasquash sort ensuite de sous sa tunique une petite pierre verte, brillant d'un très léger éclat. Il l'introduit dans une boîte munie de quelques boutons. La boîte commence étrangement à émettre un son inconnu, des sortes de craquements désagréables. Le chef manipule les boutons puis, dans son langage couinant, parle à la boîte et après quelques secondes... elle lui répond dans ce même langage ! La conversation dure quelques minutes puis Sasquash les fait amener dans une autre pièce où ils sont attachés.
Le temps de s'habituer à l'obscurité qui n'est pas totale grâce à la présence de champignon légèrement luminescents, il peuvent évaluer la situation.
La pièce est visiblement une caverne naturelle qui sert de point d'arrivée à un tunnel creusé à la verticale qui s'enfonce dans les entrailles de la terre. Ils sont enchaînés à une machine dont ils pensent comprendre la fonction : c'est avec elle que les hommes-rats ont creusé ce tunnel.
Ceux qui étaient vu comme rien de plus que des bêtes à l'aspect dévoyé apparaissent sous un autre angle : ils semblent former un groupe possédant une technologie plus avancée que celle de l'Empire, voire des nains eux-mêmes !
Du côté de la surface, les deux hommes ayant repéré l'appel à l'aide d'Ahmed et Baqir parviennent à desceller la plaque d'égouts. L'un d'eux descend à la corde que tient l'autre et voit qu'il n'y a plus personne. Il avance dans la conduite, manque de tomber sur des cailloux ronds présents en nombre dans la conduite. Il progresse seul, son compagnon, sans moyen de descendre, reste en haut. L'homme croit repérer des traces de sang à l'une des entrées du collecteur. Il s'en approche lorsque, surgit de sous l'eau, deux hommes-rats armés de pince jaillissent et tentent de l'immobiliser.
Ils sont à deux doigts d'y parvenir mais l'homme ne se laisse pas faire.
Il appelle cependant son compagnon à l'aide.
Le combat à deux contre un fait rage jusqu'à ce que le compagnon, ayant inconsciemment sauté dans la conduite, arrive pour équilibrer les forces en présence...

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