Le jeune homme termine sa course, les quatre fers en l'air, dans l'eau. Il a juste le temps de se relever dans l'espoir de se joindre à la mêlée que son compagnon parvient à venir à bout de l'homme-rat qui tentait de fuir par une conduite.
Plus loin, ils entendent de l'agitation et ne perdent pas de temps et s'engouffrent dans la conduite. Un peu plus loin sur leur gauche, le mur latéral est tombé, révélant la présence d'un couloir creusé dans la roche calcaire, d'où proviennent des bruits, des appels à l'aide. D'autres hommes-rats sont là aussi et détalent devant les deux hommes lourdement armés.
C'est Baqir qui appelle à l'aide et qui profite de l'agitation des hommes-rats. L'un d'eux essaie de l'attraper par le cou avec la pince avec laquelle il les avait fait prisonniers dix minutes plus tôt. Mais d'un coup sec, Baqir propulse ses jambes dans le poitrail de la créature des ténèbres et la pousse au fond du trou au bord duquel elle se tenait. C'est une petite victoire. Mais les rats se regroupent avant que Sasquash ne se fasse rattraper par l'un des deux hommes venus leur prêter main forte.
Sasquash, qui est encombré par quelques cages et fioles qu'il tente de sauver, ne peut éviter que son sang ne coule d'un coup du bout de l'épée de leurs sauveurs. Sasquash leur parle alors rapidement. Bien que ses compagnons montrent des signes de peur, comme des rats qui tournent en rond pour trouver un chemin de fuite, lui essaie de prendre le dessus par la parole.
Il lui explique qu'il va libérer les prisonniers, mais à deux conditions :
- qu'ils laissent les hommes-rats partir par le trou qu'ils ont creusé ;
- que personne ne remonte à la surface tant que tous les prisonniers ne sont pas libres ; ils en libéreront tous les jours.
Outre les deux prisonniers visibles, il y en aurait donc d'autres ?
Le guerrier qui tient Sasquash au bout de son épée accepte le marché.
Les hommes-rats libèrent alors Baqir et Ahmed puis reprennent avec eux l'appareil leur permettant de creuser des tunnels et le font descendre par le trou, puis ils s'évanouissent avec lui.
Les deux hommes, qui parlent arabien avec un fort accent, se présentent rapidement : il s'agit d'André de Mayenne, chevalier de Bretonnie, accompagné de Germain d'Armignac, son écuyer.
Ahmed leur explique qu'il ne faut pas faire confiance aux hommes-rats. Ils vont revenir en masse, il faut partir vite.
Ils ne tergiversent que peu. Le temps de récupérer leurs affaires, de brûler les rats et les fioles restants, ils regagnent la surface.
Cela signe sans doute l'arrêt de mort des autres prisonniers, si les hommes-rats tiennent parole !
Une fois rendus à la mosquée, ils peuvent expliquer le résultat de leurs investigations et affirment donc que la peste est répandue par les hommes-rats qui contaminent des rats avant de les lâcher dans la ville.
Il faut donc leur barrer l'accès pour arrêter tout cela.
Moins de douze heures plus tard, le trou est sécurisé par une douzaine de soldats.
Leurs dires sont confirmés par ce qu'ils ont pu trouver sur place : quelques cadavres d'hommes-rats, les restes du laboratoire de fortune et le trou insondable.
En fait, ce trou n'est pas si insondable. Les soldats sont même allés jusqu'à l'explorer, il est profond de moins d'une dizaine de mètres et mène sur une galerie creusée sur une centaine de mètres avant d'arriver à un réseau de cavernes naturelles qu'ils n'ont pas voulu explorer.
Mais aucune trace d'hommes-rats.
Ni de prisonniers.
D'ailleurs, personne n'a relevé en ville de disparition.
Il est décidé d'évacuer les habitations à la verticale du trou et de reboucher ce dernier en provoquant l'éboulement de la zone à sa verticale.
Par contre, les 4 hommes doivent observer une quarantaine ; ce qui leur permet d'apprendre à se connaître.
L'arrêt de l'épidémie est bien confirmée après quelques jours et on les informe qu'ils seront reçus à l'issue de leur quarantaine par la reine Fatandira.
Pendant leur quarantaine, les deux groupes se découvrent un point commun : André a rencontré le maître d'Ahmed. Il se dirigeait vers l'Empire pour les informer de l'existence d'un artefact qui pourrait aider à lutter contre l'attaque de la Sorcière Noire.
Ayant appris cela (Karim ibd Abdallah espérait le convaincre de lui servir d'escorte) André est là pour récupérer cette amulette et permettre son utilisation par qui de droit, afin d'en tirer gloire et réputation.
Ahmed semble dans l'idée, suivi par Baqir, d'aider à la retrouver avant de retrouver son maître avec elle en mains !
Mais d'abord il se réjouit à l'idée de pouvoir rencontrer sa reine.

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