Pendant leur discussion sur la marche à suivre, un homme, un certain Gregor, à l'accent étranger, prend une place à leur table. Impossible de trop savoir pourquoi, il a peut-être des vues sur Alido. Son apparence n'est pas celle d'un gueux. Il a une odeur corporelle plus forte que la moyenne du camp, ce qui est une petite performance et les intrigue.
Devant la froideur de l'accueil, Gregor finit par retourner au bar.
Ils décident qu'Alido quittera la taverne itinérante en premier en espérant que Gregor la suive pour le suivre à leur tour et voir ce qu'il manigance ; car ils sont convaincus que sa visite n'est pas sans arrières-pensées.
Des strigany loin de chez eux
Mais leurs conversations sont à nouveau interrompues par Ahmed, le strigany ayant déjà abordé Alido la veille. Il essaie de leur vendre cette fois des tourtes de viande de chien, ou un ressemelage de bottes.Mais de l'agitation remue le camp ce qui provoque l'inquiétude de Ahmed. Laissant ses tourtes sur place - Elsa en profite pour en prendre une - il se rend précipitamment sur les lieux.
Une foule de croisés en colère s'en prend aux strigany. Ils les accusent d'héberger le vampire qui a attaqué Karl hier. Ils veulent fouiller de fond en comble les roulottes, certains de trouver sinon le cercueil du vampire, au moins de la "terre de cimetière" qui l'accompagne. Ali, un vieux strigany, qui pourrait être le père d'Ahmed, refuse de céder.
Karl-Heinz arrive au milieu de la foule de croisés et brandit sa hache Olga, profitant de son uniforme pour réclamer le calme. Ce qu'il obtient avec une certaine surprise et une certaine satisfaction. Il réclame alors auprès d'Ali le droit de fouiller les roulottes, lui glissant qu'il ne pourra pas retenir les Croisés bien longtemps sinon.
Ali marmonne, glisse quelques mots à sa femme, Suri, qui acquiesce, et il finit par céder. Karl-Heinz fouille donc, très en surface, la petite dizaine de roulottes, sans rien trouver.
La dernière est celle de la doyenne du clan, Madame Mira, une vieillarde pleine de grigris.
Karl-Heinz annonce qu'il n'y a rien. La foule crie que ça ne prouve rien, qu'il s'est sans doute caché ailleurs. Mais elle finit par se disperser, menaçant Ali, lui disant qu'il garderont l’œil sur lui et ses traîne-misère.
Dans un sourire édenté et un clin d’œil presque obscène, Madame Mira prend Karl-Heinz par l'épaule et lui propose de lui lire les lignes de la main. Après un instant d'hésitation, il accepte, mais reste très tendu, sur ses gardes. Ils s'enferment dans sa roulotte.
La voyante, prenant ses mains d'une manière presque sensuelle, dit qu'elle voit un lac noir, une dame dans un lac noir. Il faut s'en méfier car Karl-Heinz aura une vie brève, brutale, mais glorieuse.
Premier jour : nuit
Karl-Heinz rejoint ensuite Alido et Elsa, restées parmi les badauds et ils se rendent un peu à l'écart. Gregor ne les suit pas. Suspicieuse, Elsa inspecte sa tourte avant de finir par l'avaler.Ils décident de se disperser pour cette nuit :
- Karl-Heinz va essayer de surveiller la tente du capitaine Brighalter ;
- Alido va tenter de retrouver le père Fochtenberger de son village ;
- Elsa va surveiller du côté de l'auberge.
Après la discussion, elle est la première à retrouver sa paillasse.
Pour une ancienne garde, qui a l'habitude de planquer en se montrant justement pour faire régner l'ordre, se planquer avec un air détaché, Elsa ne parvient pas à s'y faire. Cela la stresse et elle se sent comme un phare au milieu de la nuit. Du coup, elle abandonne vite son poste pour se coucher elle aussi.
Enfin, du côté de l'enceinte de Karl, Karl-Heinz se planque sous un chariot à l'arrière de la tente du capitaine, près de la tente des gardes de Jan. Il y a quelques allées et venues durant la nuit : des patrouilles de garde de Krieger et de lanciers d'Eisenbach partent et reviennent. Krieger lui-même semble avoir quitté sa tente, sans être vu par Karl-Heinz, et revient vers une heure du matin. Pour vite se coucher et émettre des ronflements sonores. Trois gardes du corps de Jan sortent alors du camp en riant et en emportant une bouteille. Du côté du corral, une jument est en train de mettre bas, sous le regard exultant d'Eisenbach. Sur ces entrefaites, la nuit est bien avancée. Karl-Heinz décide qu'il n'apprendra plus rien et qu'il a lui aussi besoin de sommeil.
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Deuxième jour : matin
Observations concernant le concile
Pendant le démontage, Karl-Heinz surprend la conversation entre deux gardes de Jan. L'un d'eux se demande ce que le capitaine Brighalter mijotait la nuit dernière, il l'a vu se promener à l'écart près des bois. Son compère lui dit de laisser le capitaine tranquille, il a beaucoup à penser et ne trouvait sans doute pas le sommeil.Enquête dans les bois
Ayant peu dormi, Karl-Heinz cherche à voyager sans marcher. Il va sur l'arrière de la colonne et négocie une charrette pour finir sa nuit. Seulement, deux hommes finissent par le réveiller, sous prétexte qu'il est un homme de la garde personnelle et qu'ils ont trouvé un truc affolant dans les bois. Karl-Heinz essaie vainement de repousser les deux Croisés mais fini par les suivre dans les bois.Les deux hommes ont l'air effrayé et laissent Karl-Heinz seul devant la scène qu'ils voulaient lui montrer.
Au centre d'une petite clairière se trouve un cercle composé de runes. Les runes sont noires et semblent onduler. En les inspectant de près, des dizaines de milliers de mouches en plein repas s'envolent en une immense nuée bourdonnante, révélant que les runes ont été tracées à l'aide d'excréments et d'une substance visqueuse.
Au milieu du cercle se trouve le cadavre d'un agneau. Il ne porte pas de blessure visible et semble être mort d'une horrible maladie. Il émet une atroce puanteur et sa tête est recouverte de furoncles rouges. En guise de sabots, il a de minuscules mains de bébé flétries.
Un gant est abandonné sur le sol près de l'agneau, souillé d'excréments et d'une matière gluante.
Imperturbable, Karl-Heinz l'inspecte du bout d'un bâton et laisse le tout sur place avant de retourner en marmonnant se coucher dans sa charrette, attendant la relève de la garde...
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