jeudi 14 juin 2018

En lettres de sang (3)

Deuxième jour : après-midi

A l'heure de la relève, Karl-Heinz glisse quelques mots à Elsa pour lui expliquer ce qu'il a trouvé le matin avant le départ. Elle lui demande la description des souffleurs de verre. Elle souhaite comprendre pourquoi ils l'ont prévenu lui.

Les souffleurs de verre, Lanfrank et son apprenti, Oswald, sont assez faciles à trouver. Elsa monte dans leur chariot et leur demande de raconter à nouveau l'histoire. Elle n'en tire rien de nouveau, sinon qu'ils ne semblent pas avoir vu le gant, car ils ne le mentionnent pas.
Cependant, en les quittant, elle croit surprendre une bribe de leur conversation : Oswald se demandent s'ils auraient dû parler aux gardes de la récompense qu'ils ont eu. Lanfrank le rassure en lui disant que ça n'aurait rien apporté aux gardes de Karl, alors que ça n'aurait pu leur donner que des ennuis.

Karl-Heinz et Elsa décident de parler de leurs trouvailles à Helmut. Ils se rendent en tête de colonne mais sont hélés par Ahmed. Le strigany veut remettre une superbe rapière à Karl-Heinz pour le remercier de ce qu'il a fait pour eux la veille. Malheureusement, celui qui semble être le vrai propriétaire de la rapière apparaît en courant, menaçant le strigany et le traitant de voleur. Ahmed laisse tomber l'épée et prend ses jambes à son cou.
Richement habillé, l'homme reconnaît Elsa et arrête sa course. Il s'agit d'un certain Balthasar, maquignon de Carroburg. Il récupère sa rapière, remerciant Karl-Heinz et n'omettant pas la bordée d'insultes d'usage envers les strigany.

Après cette rencontre impromptue, il parviennent finalement à rencontrer le père Helmut.
Ce dernier semble très surpris que les indices semblent mener au final vers le capitaine Brighalter : il a quitté la tente en pleine nuit, les traces d'un rituel maléfique ont été trouvées (mené sans doute par quelqu'un chaussé de lourdes bottes) et un gant militaire a été trouvé sur place alors que le capitaine ne porte pas les siens aujourd'hui !
Les cachotteries des souffleurs de verre laissent bien sûr planer un doute sur la réalité des indices accusant le capitaine, mais Helmut ne veut courir aucun risque. Il préfère faire arrêter préventivement le capitaine pour éviter qu'il ne s'en prenne à Karl maintenant que la Croisade touche Altdorf. Il sera toujours temps, si les accusations sont fausses, de le réhabiliter.
Karl-Heinz et Elsa insistent pour qu'il attende le lendemain, le temps de voir ce que le capitaine va faire le soir même. Mais le père Helmut refuse que l'Enfant joue le rôle de la chèvre.
Il demande à Karl-Heinz et à Elsa d'accompagner son assistant, le père Johannes Seibolt, sur les lieux du noir rituel. Le père Seibolt étant interrogateur de l'ordre de la Flamme Purificatrice, son rapport aura toute légitimité.
Elsa guide d'abord des hommes d'Eisenbach pour arrêter les souffleurs de verre pour être interrogés puis quittent le convoi à cheval pour revenir sur leurs pas. Ils sont cependant bien ralentis par le père Seibolt qui maîtrise mieux le voyage en diligence qu'à dos de cheval. Pendant ce court voyage, les relations entre le père Seibolt et Elsa sont inexistantes. Il ne daigne s'adresser qu'à Karl-Heinz.

Deuxième jour : nuit

Il fait bien nuit lorsqu'ils arrivent sur place. Rien n'a bougé. Le père Seibolt confirme qu'il s'agit d'un rituel lié aux sombres puissances, sans doute le Seigneur de la Pestilence. Il demande à Karl de ramasser le gant puis de brûler le reste. L'ancien bagnard doit avoir une ascendance chez les répurgateurs car la mise en œuvre et la réalisation du bûcher sont menées de main de maître.
La nuit est bien avancée et personne ne souhaite monter de camp. Il remontent donc vers la Croisade, de nuit et à pieds, en guidant leur chevaux par la bride, éclairés de la lanterne d'Elsa.

Du côté du camp de la Croisade, les souffleurs de verre sont mis en détention dans une tente avant d'être interrogés tandis qu'une réunion impromptue du Concile, sans le capitaine Brighalter, s'organise.
Alido intercepte le père Helmut avant qu'il ne s'y rende, demandant à y participer.
Le père Helmut lui explique qu'elle n'en a pas la légitimité, surtout en tant que soldat de Brighalter d'une part, et d'autre part car elle doit travailler pour lui discrètement.
Elle essaie tout de même de le convaincre de ne pas mettre le capitaine aux arrêts tout de suite. Il est sensible à ses arguments et promet qu'il les mettra sur la table devant les autres membres du Concile, bien que pour sa part, il refuse de laisser plus longtemps Karl sous la protection d'un potentiel traître.

Sans surprise, à la fin de la réunion, Jan Vanderpeer, encadré par des lanciers d'Eisenbach, s'en va arrêter le capitaine Brighalter. Dans la tente, le ton monte mais le capitaine est mis en résidence surveillé.
Pis que ça, ses hommes aussi sont arrêtés et rassemblés dans la tente des lanciers. Alido essaie de se faire discrète, mais les lanciers la repèrent. Elle tente une fuite mais est arrêtée par l'enclos de lin. Immobilisée et désarmée, elle rejoint donc les autres hommes.
Elle essaie de les faire parler sur ce qu'ils ont pu faire pour se retrouver là. Ils ressentent un grand sentiment d'injustice et semblent tous ignorer pourquoi ils sont là.

Bezahltag 9

Résignés, ils essaient de trouver le sommeil lorsque, au plus profond de la nuit, des cris réveillent Alido.
Dans l'obscurité de la tente, c'est le chaos. Les hommes semblent paniqués et forcent le passage vers l'extérieur.
Alido de son côté casse un lit de camp pour récupérer un gourdin improvisé, tente vainement de passer sous la tente et finit par se diriger prudemment vers la sortie.
Les hommes de Brighalter tentent de fuir mais Alido croit comprendre que certains, sinon tous, ont été victimes de mutations soudaines. Essayant de fuir, ils ne semblent pas en mesure de se battre et sont taillés en pièces par les lanciers. Ces derniers sont toutefois submergés et certains hommes parviennent à fuir. C'est le cas aussi d'Alido.
Elle se fait discrète mais ne quitte pas le camp, elle s'approche de la tente du père Helmut et aperçoit Nils. Elle attire son attention pour lui parler discrètement mais ce dernier, effrayé, prévient un portemarteau. Elle est donc à nouveau arrêtée et amenée dans la tente où les hommes survivants de Brighalter sont rassemblés, nus, tout comme les deux souffleurs de verre. Ils sont interrogés par Jan.

La mort de Krieger

Alido apprend surtout que la capitaine Brighalter est mort, victime lui aussi d'une mutation : un ignoble kyste, mouvant, s'est développé sur son épaule. Lorsqu'il a été tué il a même explosé, donnant naissance à une créature infâme qui a dû être massacrée !

Helmut se met à part avec Alido et la met également à nu afin de vérifier si elle n'a pas elle aussi subi de mutation. N'étant pas touchée, Alido est libérée. Pour justifier la libération, le père Helmut avoue à Jan qu'elle travaillait pour elle, ainsi qu'Elsa. Jan indique que les grands esprits se rencontrent : Karl-Heinz travaille pour lui dans le même but : confondre la secte du Chaos tentant l'infiltration de la Croisade.
Jan indique que les souffleurs de verre n'ont rien révélé de neuf.
La culpabilité de Brighalter et de certains de ses hommes a été établie par les mutations, preuve qu'il s'agissait d'adeptes du mal dont la malédiction de leur dieu s'est abattue sur eux ! Cependant, le père Helmut prend Alido à part pour lui expliquer que la mort du capitaine ne règle pas tout : ce que pense avoir entendu Elsa chez les souffleurs de verre doit être mis au clair. Devant leur silence, ils seront interrogés par un spécialiste, le père Seibolt, dès son retour. Mais il compte sur elle et Elsa pour aller au fond des choses...

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