lundi 17 septembre 2018

En lettres de sang (6)

Alido commence par engueuler Karl-Franz car il n'a pas eu l'idée de suivre le garde de Jan, et bien sûr, celui-ci n'est plus visible dans le campement. Elsa reste elle aussi toujours invisible.

Ils s'entretiennent alors avec Helmut pour lui expliquer la conversation que Karl-Heinz vient de surprendre et qui jette la suspicion, sinon sur Jan, au moins sur l'un de ses hommes.
Helmut leur donne carte blanche pour poursuivre l'enquête et s'adresse à un sergent des hommes d'Eisenbach pour qu'il leur fournisse un blason - la ceinture bleue de Brighalter n'ayant plus de légitimité (le reste de l'uniforme étant le même : celui du Reikland). Avec cela, ils devraient pouvoir interroger les suspects.

L'enceinte de Karl étant maintenant montée, peut-être pour un petit bout de temps puisque le "siège" d'Altdorf commence, Alido et Karl-Franz décident d'abord de surveiller les entrées et les sorties dans l'espoir d'intercepter le garde.
Ce dernier finit par arriver, un paquet sous le bras.
Karl-Franz va à sa rencontre, l'air de rien et, en le croisant, lui subtilise son colis et s'enfuit en courant sous les insultes du garde qui abandonne la poursuite après quelques pas.
Il revient vers ses collègues, maudissant l'abruti qui lui a piqué leur dîner. Abruti qu'il dit avoir déjà vu dans l'enceinte.

Karl-Franz, à l'abri dans les sous-bois, ouvre fébrilement le pacson en prenant bien soin de ne pas retirer ses gants : il s'agit simplement de bidoche, deux gigot de dinde.
Il a beau regarder partout, rien de suspect, la viande semble relativement fraiche, pas de message caché.
De rage, il balance le tout contre un arbre, lave ses gants, et retourne au campement se faire à nouveau engueuler par Alido qui lui demande ce qu'il comptait vraiment trouver là-dedans. Le message, dit-elle, c'est le garde qui l'a transmis à Groff. Lorsqu'elle lui apprend que le garde l'a reconnu, il retourne dans les bois.
Il rassemble les cuisses et les essuie tant bien que mal, mais plus mal que bien, et les rempaquète.

Derrière le dais de l'enceinte, il jette le paquet espérant qu'il atterrisse près des gardes.
Alido, restée en poste à l'entrée de l'enceinte, voit la scène : le paquet atterrit non loin du feu, mais les gardes de Jan n'ont rien vu.

Karl-Heinz décide alors, lui qui a passé une nuit blanche, d'essayer d'entrer dans l'enceinte discrètement pour enfin dormir. Las, l'entreprise est un échec. Il est repéré, se dissimule sous un chariot, mais il finit par être pris en tenaille par deux des gardes qui commencent à le tabasser. Mais il fait profil bas, oublie tout honneur et demande pitié, avouant qu'il a volé la viande car il avait faim mais que, pris de remords, il leur avait renvoyé le colis.
Les deux gardes, accompagnés par un troisième, le conduisent manu-militari autour de leur foyer. Karl-Heinz finit par retrouver le paquet aux pieds de la tente.
Les trois gardes font cuire leur viande, invitant leur voleur à la manger d'abord. Malgré sa réticence, il n'a pas trop le choix et mange son ragoût accompagné d'une bière servie par ses gentils hôtes, dont le dénommé Jörg, le contact de Groff.

Troisième jour: fin d'après-midi

Une fois le dîner achevé avec ses nouveaux "amis", qui le laissent filer, il espère pouvoir dormir. Mais c'est encore raté : les trompettes résonnent à la sortir du camp et Alido l'emmène voir avec elle.

Une heure avant la fermeture des portes d'Altdorf, Helmut et Jan dirigent un grand rassemblement, s'adressant aux croisés et aux centaines d'habitants d'Altdorf qui sont venus voir à quoi rimait tout ce raffut.
Le rassemblement à pour cadre une sorte de grande kermesse, la Croisade fournissant la nourriture, la soupe et les boissons, ainsi que les jongleries, les acrobaties, la musique et les mystères mettant en scène Karl et Sigmar.
A nouveau, le son tonitruant des trompettes appelle les curieux et les dévots vers la scène. Helmut dit à la foule rassemblée qu'on a interdit à Karl d'entrer dans Altdorf. Les fidèles poussent un rugissement courroucé. Helmut les incite à la patience.
Viendra un temps où ils n'auront plus d'autre choix que de nous laisser entrer. En attendant, montrons à nos invités que nous sommes des hôtes prévenants. Montrons-leur la lumière qui éclaire nos vies.
Sur ce, Karl fait son apparition et fait son discours, transcendant immédiatement la foule en admiration, conquise et convertie.
Jan met fin au rassemblement, invitant les nouveaux convertis à ne pas se joindre tout de suite à la Croisade mais à retourner chez eux, parler à leurs épouses, à leurs voisins, à leurs marchands, à leurs prêtres afin de propager la Parole de Karl.
Alido craint que toutes ses personnes ne répandent surtout la peste que mentionnait Groff. Mais ils ne voient pas quoi faire, sauf rester non loin de Karl au cas où ses gardes failliraient.

Sur la route du retour vers l'enceinte, Alido et Karl-Franz captent une conversation entre Jan et le Père Helmut : ils vont se réunir ce soir dans la tente d'Helmut, à l'initiative de Jan.

Ils essaient alors de s'incruster parmi les gardes, mais sont priés - tout comme les autres gardes - de sortir de la tente pendant que le Concile se réunit : Karl, Helmut, Johannes Seibolt, Jan et Wilhelm Eisenbach.
Alido et Karl-Heinz restent au plus près de la tente pour essayer de capter la teneur de la réunion.
Jan suggère à Helmut qu'ils ne peuvent pas se permettre d'attendre que l'Empereur Heinrich les laisse entrer. Le campement sera bientôt à cours de nourriture, de boisson et d'espoir. Il propose de faire entrer subrepticement Karl en ville tandis que Helmut organise un autre rassemblement dans le camp pour détourner l'attention. Jan emmènera Karl au temple de Sigmar et l'exposera aux prêtres et à la foule. Ensuite, plus rien ne pourra l'arrêter. Helmut est rien moins qu'enthousiaste à cause des risques que représente ce plan, mais il en voit tout l'intérêt. Karl et Eisenbach sont d'accord avec Jan. Helmut accepte donc à contrecœur.

A la fin de la réunion, alors que Karl-Heinz réussit enfin à trouver sa couche, Alido parvient à s'entretenir avec le père Helmut. Ce dernier est déçu qu'Alido n'ait pu avancer dans l'enquête sur les Caliviari. Une maladresse d'Alido fait comprendre à Helmut qu'elle a espionné leur réunion, ce qu'elle avoue ouvertement lorsqu'il le lui fait remarquer : elle lui propose d'aller accompagner l'expédition du lendemain. Il accepte en effet car lui-même ne veut pas que les hommes de Jan soient en supériorité par rapport aux siens, au cas où Jan ait dans l'idée de tenter quelque chose, même s'il ne sait pas quoi exactement...

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