Banek est le premier sur place, sur le bord d'un petit étang. Il voit un homme penché sur un autre homme à terre, comme recouvert de vase. Derrière, un ours blanc portant des fers mais non attaché se balance de droite à gauche. Il semble lui aussi partiellement recouvert de vase malsaine.
Mais surtout, derrière, Karl est là. Affaibli, mais vivant.
Alido, qui suivait Banek, se jette dans les bras du petit, en pleurs.
Derrière eux, Tobias est allongé au seul. Banek y va directement et vérifie : le sorcier de Nurgle est bien mort.
L'homme se présente, Heffengen. C'est un bateleur. L'homme sur lequel il était penché est Ulmann, le montreur d'ours avec qui il travaillait.
Il explique que c'est l'ourse, Neige, qui a tué le sorcier. Mais le sorcier a tué le Ulmann.
Karl confirme ses dires. L'ours a terrassé Tobias alors qu'il appelait à l'aide, le campement de ses sauveurs étant non loin.
Banek et l'ourse se baignent dans l'étang puis il est décidé de brûler le corps souillé d'Ulmann pendant que Banek creuse le sol gelé pour enterrer Zora, une hobbit, compagnonne de route tombée lorsqu'ils cherchaient Karl, l'enfant enlevé par Tobias.
Heffengen revenant de la Croisade, il leur explique qu'elle s'est arrêtée à Wolfenburg.
Karl ne semble pas vouloir rejoindre la Croisade. Mais, d'un air résigné, dit qu'il va y aller. C'est son devoir. Mais son destin doit le conduire dans le Kislev. Il leur demande s'ils voudraient bien l'accompagner. Tous, comme hypnotisés devant l'Enfant, acceptent bien volontiers.
Karl se réjouit par contre lorsque Alido lui apprend que la Croisade se dirige justement vers le Kislev.
Ils campent dans la forêt pour prendre au plus vite le route de Wolfenburg.
Marktag 20 Ulriczeit 2523
Vers Wolfenburg
Le lendemain, Banek et Esther, qui n'étaient déjà pas trop en forme la veille sont maintenant clairement fiévreux. Ils souhaitent d'abord rejoindre le village qu'ils savent abandonné de Ristedt non loin, le temps de se reposer et de permettre à Esther de trouver, si possible, un remède si le mal venait à s'aggraver.Ristedt est fouillé. Le village a sans doute été abandonné lors de la dernière guerre. Il est clair qu'il a été, depuis, pillé, re-pillé et re-re-pillé.
Heffengen, grâce à Neige, parvient tout de même à exhumer un pot de miel dont Dame Esther avait besoin pour ses cataplasmes.
Backertag 21 Ulriczeit 2523
Ils passent la nuit au sec mais l'état de santé des malades s'aggrave, au point que Banek refuse dans un premier temps de partir. Il faut le convaincre qu'il y aura plus de chances de trouver un remède à Wolfenburg.Les deux jours de voyage suivants sont un calvaire. Banek est maintenant très faible et irritable.
Esther croit savoir de quelle maladie ils souffrent en voyant les premiers bubons douloureux apparaître sur eux : la pourriture de Neiglish.
Il ne faut pas qu'ils entrent dans la Croisade, le risque de contagion est trop grand.
Dame Esther demande même à que leurs compagnons ne les touchent pas pour ne pas contracter la maladie et aussi qu'ils les tuent dans leur sommeil si Shallya n'a pas répondu à ses prières dans les 5 jours, avant que leur corps ne commence à muter. Heffengen donne sa parole.
Esther presse le nain pour qu'il se repente, qu'il abandonne le voie de mort et de destruction qui le suit. C'est pourquoi Shallya leur refuse ses bénédictions et refuse de les guérir.
Banek est au contraire en train de réfléchir à l'opportunité de se ruer dans la croisade pour tuer tout le monde et mourir la hache à la main !
Après quelques jours à voyager au grand air, l'arrivée à Wolfenburg est déprimante.
Au détour d'un virage, la forêt s'écarte et le chemin arrive au sommet d'un promontoire qui permet une vue d'ensemble.
Devant les murailles de la ville s'étend une jungle de tentes au milieu de laquelle grouille une masse humaine. C'est aussi une mer de bannières qui flottent au vent. Au-dessus, tournent en rond les corbeaux charognards.
Derrière, les murs de Wolfenburg sont en ruines. La ville semble largement inhabitée à la vue du petit nombre réduit de foyers actifs.
De là, on peut même entendre le murmure de cette ville de tente, les cris des malades mélangés aux litanies religieuse.
Et un coup de vent apporte une idée de la puanteur des lieux, un mélange de crasse, de maladie, d’égouts à ciel ouvert et de mort.
La bannière de l’enfant flotte sur un mât près de la plus grande tente, aux pieds des murailles.
Seuls Alido et Heffengen, avec son ourse, accompagnent Karl vers la Croisade. Ils promettent de revenir au soir pour Banek et Esther, peut-être avec une prêtresse de Shallya. Selon Dame Esther, la pourriture de Neiglish conduit à une mort horrible et il n'existe aucun remède. Seules les sœurs peuvent parfois accomplir un miracle. Mais Dame Esther perd sa foi, elle ne croit pas à leur guérison et se reproche de n'avoir pu changer Banek.
Réunion avec la croisade
Le but est de ne pas se faire remarquer. Karl met sa capuche et est sensé regarder ses pieds tout du long, jusqu'au Concile. Ils craignent de ne plus pouvoir avancer si Karl est découvert.Dans le camp, l'odeur est bien sûr terrible. Des bagarres entre les croisées de différentes factions éclatent ça et là.
Alido ne reconnaît plus personne, la Croisade semble avoir changé de visage et de composition en profondeur.
Karl
Karl semble lui aussi perdu et ne parvient pas à garder tête baissée :" Tous ces visages… Et je n’en reconnais aucun… Dites-moi… Qui sont ces gens ? " lance-t-il à AlidoPar contre, dans la Croisade, ces gens semblent justement le reconnaître lui.
Le murmure de son retour se propage comme une traînée de poudre.
À la vue de l’enfant, les bagarres cessent, les disputes aussi, le silence se fait et rapidement tous tombent à genoux.
Helmut arrive bientôt avec quelques membre du Concile et une douzaine de chevaliers. Comme les autres, il tombe aussi au sol, murmurant des prières.
Puis il se relève en larmes, embrasse la main de Karl et le place sur son visage.
Après un long moment, il s’adresse à la foule.
“ Sigmar a eu pitié de nous et est de retour. Réjouissez-vous mes amis, notre destinée est entre nos mains ! ”Les gens se relèvent et la joie éclate dans la foule, laissant rapidement place à tous les bateleurs improvisés qui se lancent dans les sarabandes.
Les chevaliers extraient alors l’Enfant vers le camp, Helmut remerciant brièvement mais sincèrement les sauveurs, leur demandant de venir d’ici une heure pour un rapport.
Alido parvient tout de même à se glisser dans la masse des chevaliers et à pénétrer dans l'enceinte de Karl, mais Heffengen ne parvient pas à suivre, handicapé par la présence de Neige.
Il parvient tout de même à apercevoir Alido qui s'est mise sur un promontoire dans l'enceinte et semble le chercher du regard.
Nils
Un jeune homme en robes brunes brodées du marteau de Sigmar, paraissant fatigué, vieilli prématurément, pâle et les yeux hantés s'approche de Heffengen.Il lui explique qu'il l'a vu ramener Karl en compagnie de quelqu'un qu'il connaît : Alido. Il voudrait lui parler de manière urgente.
Heffengen parvient à se faire voir d'Alido et lui fait comprendre qu'il faudrait qu'elle vienne à lui.
En voyant Nils, elle semble très distante.
Ce dernier lui fait tout de même un sourire qui rouvre les gerçures à ses lèvres.
“ Alido. Sigmar a entendu nos prières et vous êtes vivante. Qu’est devenu Karl-Heinz ? ”, puis, en chuchotant, “ Je ne peux pas parler ici. Les ennemis nous entourent. Venez, j’ai à vous parler. ”Alido reste circonspecte, mais finit par accompagner, avec Heffengen, Nils dans sa tente, enfumée d'encens.
Il tient là un discours confus mais inquiétant. C'est juste une sorte de mise en garde, sans aucun élément précis à avancer.
“ Je n’ai jamais compris l’engouement autour du garçon, bien que je ne nie pas qu’il puisse être la réincarnation de Sigmar. Ma foi ne doit pas être assez forte… peu importe. Même si je ne le vois pas comme tel, j’accepte le jugement de mes pairs et j’œuvrerai pour l’écarter du mal qui gravite autour de lui.
Les ennemis sont partout. Karl a attiré les dévots et les fous, mais aussi ceux qui veulent l’utiliser ou le détruire. On en a vu les effets à Altdorf.
Et depuis, ils se sont répandus comme la gangrène. Les croisés autrefois unis se sont séparés, chaque faction s’est construite sur sa propre interprétation de la divinité de Karl. Ces divisions facilitent la tâche de ses ennemis. On en ressent les signes partout.
Le Concile, ces fous, refuse de les voir, refuse d’écouter la voix de la raison, et si eux n’agissent pas, il sera trop tard. C’est d’autant plus pressant avec son retour. Je crains qu’on essaie de le tuer.
Je n’ai hélas aucun élément tangible, juste ma propre conviction. Je le ressens sur le visage des gens, sur les haillons souillés des pestiférés, dans la crasse dans laquelle nous nous vautrons.
Vous n’étiez pas parmi nous ces dernières semaines et vous avez ramené l’Enfant sain et sauf. Votre travail n’est pas fini. Si vous croyez en lui, restez vigilants, écoutez les signes et laissez votre foi vous guider. Vous apercevrez le mal dans toute son horreur ! ”

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