mardi 26 avril 2022

Blütylda en ligne de mire

Erengrad

Erengrad est un grand port dans l'estuaire de la Lynsk, donnant sur la redoutée Mer des Griffes. Une partie de la cité est construite sur pontons et pilotis, une autre est faite que de tentes et les réfugiés hors les murs sont légion. Certaines parties du quartier pauvres sont inondées par une crue de la Lynsk.
Peu de rues ne sont pas envahies d'échafaudages. Les travaux après la guerre sont nombreux et l'activité intense. Contrairement à d'autres, la ville n'a pas été détruite lors de la Tempête du Chaos. L'assiégeant n'est resté que peu de temps avant de mettre le cap sur l'Empire.
Guidés par Sergor, ils prennent directement la direction du petit temple d'Ulric au nord de la cité.
Leur guide, une fois payé, leur donne alors congé.

Au temple, ils tombent directement sur celui qui se présente comme étant, depuis peu, le responsable : Théodéric, un homme aux longs cheveux noirs, d'une trentaine d'années, assez frêle pour un prêtre ulricain. Il parle reikspiel sans accent et n'a pas du tout le type kislévite, il s'agit sans doute d'un impérial.
Tarja laisse Vigor faire les présentations puis va directement au but : elle souhaite, avec l'accord de Hadran Nyl Valas, dont elle a pu rencontrer l'esprit - elle explique son parcours - récupérer Blütylda pour la rapporter à Sudfast où elle servirait de symbole : l'épée de la compagne d'Ulric au sein d'un temple composé de femme. En contrepartie, elle rapporte les restes, non de Nyl Valas, mais de ses proches, pour qu'ils reposent au temple.
Elle espérait que le fantôme d'Hadran puisse se manifester pour appuyer sa requête.
Étonnamment, Théodéric ne réagit pas négativement à cette idée féministe, contraire à la doctrine ulricaine en cours qui voit Sudfast comme une anomalie.
Mais Théodoric et le temple n'ont plus l'épée. Il pense toutefois savoir où elle est. Et il a reçu un signe : il a entendu la nuit passée hurler un loup, ici, aux portes de la cité.
Pourtant, pas question de céder Blütylda comme cela, c'est aussi un symbole fort du Temple de d'Erengrad.
Théodéric explique que l'ancien Grand Prêtre a été sauvagement assassiné dans un village montagnard, dans les Dents de Shargun, lorsqu'il y était en mission de prosélytisme. C'est lui qui portait Blütylda.
Il a obtenu de la tsarine les autorisations pour rendre justice pour ce meurtre, à la manière impériale.
Il a tous les papiers et a monté une expédition avec des guides ungols pour aller y rendre justice. Tarja et Vigor sont invités à le rejoindre.
Quant à Blütylda, si elle est retrouvée, Théodéric laissera à Ulric le soin de choisir à qui elle devra revenir : lui et Tarja devront se battre en duel pour la remporter.
Tarja accepte l'offre et pousse même à partir le plus tôt possible, dès demain.

Ressortez votre bonne vieille kibitka

Théodéric explique qu'il n'est pas possible de partir comme cela, bien que lui et ses guides soient prêts.
Il s'apprête à partir dans la montagne, plus au nord. Même en été, ils rencontreront de la neige. Il faut qu'ils s'équipent.
Demain, le temple leur fournira des ressources ainsi qu'un des guides pour acheter le nécessaire.

Angestag 28 sommerzeit

Vigor et Tarja passent une partie de la journée à s'équiper et à préparer l'expédition.
Finalement, ils seront donc 7 avec deux mules pour l'équipement, dont 4 petites kibitkas pouvant chacune accueillir 2 personnes ; des vêtements chauds locaux, une pelle et une pioche ; de la bouse de yak séchée pour le feu ; du kvas, du koumiss et environs 14 semaines de rations variées.
Tout est prêt pour partir le lendemain.

Ils peuvent maintenant s'occuper, au cours d'une cérémonie menée par Théodoric, de mettre en terre les restes de l'épouse et de la fille de Nyl Valas, ainsi que ceux de son compagnon elfe Aethillianis.

Wellentag 30 sommerzeit

Nouer de saines relations

Sur la route des Dents de Shargun, le climat est inhospitalier : d'un côté, le soleil est brûlant, de l'autre un vent glacial souffle sans arrêt du nord. Il faut marcher en subissant d'incessants écarts thermiques causant un inconfort certains pour les non natifs.
Théodéric semblait indiquer que certain des guides seraient des streltsis formés à Erengrad, chose assez rare chez les ungols.
Ils ne parlent pas un mot de reikspiel et sont présentés dans cet ordre par Théodéric :
  • Fyodor Ptoryn : c'est le plus âgé du lot, le peu de cheveux lui restant sont grisonnants, tout comme sa longue barbe, il parle trop vite pour être bien compris par Théodéric
  • Yarogni Ivanyn : on dirait un loup en surpoids, toujours affamé, et s'exprimant avec une voix de gorge, comme un loup
  • Chagin Valantynyn : c'est le plus jeune, un peu turbulent et bavard ; il porte la moustache
  • Mitri Mitrisyn : grand et maigre, il est très effacé et semble bégayer les rares fois où l'on entend sa voix étrangement douce
Lors du campement, au second soir, Fyodor s'approche de Vigor, hache en main, faisant mine de la lui lancer.
Après une période d'incompréhension, Vigor comprend qu'il souhaite simplement le défier au jet de hache. Tarja s'inquiète pour la garde lorsqu'elle remarque que les trois autres prennent des paris à base de verres de kvas. Fyodor gagne pendant que les trois autres finissent assez éméchés.
Heureusement, la nuit est calme.

Aubentag 31 sommerzeit

Une ferme

À la fin de la journée, ils parviennent jusqu'à une grande ferme isolée.
Une dizaine de personnes travaillent dans les champs, mais se retirent dans la grange lorsque la petite troupe approche. Pas de signe de panique, mais leur mouvement est étrange, car il paraît lié à leur arrivée.
La perspective d'avoir un toit sur la tête pour la nuit les pousse tout de même à s'approcher pour demander l'hospitalité.
Les champs ainsi que le potager et les bâtiments sont remarquablement tenus, la ferme paraît florissante.
Un homme sort du logis pour les accueillir. Il est souriant et prévenant et se présente : Kara.
Une fois la raison de leur visite expliquée, Kara les invite à faire étape chez lui et leur réchauffe une marmite de soupe à base de betterave : du bortsch.
Leur hôte est charmant et souriant et le repas bienvenu.
Questionné sur ses hommes, Kara explique qu'ils dorment dans la grange. Ce sont des manouvriers. Ils sont rentrés des champs, car ils avaient terminé leur journée de travail. Sa ferme est très prospère parce qu'il a ici de la très bonne terre et de bons ouvriers et il vend bien ses produits à Erengrad et Krakjunov. Lui vit hélas seul dans sa grande maison depuis le décès de sa femme.
Il se demande si les prêtres d'Ulric suivent les pas de la croisade impériale.
Elle est passée non loin, mais heureusement pour lui pas par là, sinon il aurait dû défendre sa ferme. Kara a entendu dire que les croisés, une centaine tout au plus, ne sont que des voyous et des pilleurs.
À l'issue de la soirée, les ungols sont ensuite conduits à la grange pour la nuit, tandis que Tarja, Théodoric et Vigor ont chacun une chambre dans le logis.

Théodoric est cependant réveillé durant la nuit. Des bruits issus de la grange. De sa fenêtre, il a vu sur la grange et est sûr qu'il s'y passe quelque chose d'anormal. Il va réveiller Tarja et Vigor puis descend et attend du renfort. Vigor ne tarde pas alors que Tarja prend son temps pour enfiler son armure.
Vigor et Théodoric pénètrent dans la grange. Trois des ungols sont au sol pendant que Fyodor se bat contre des manouvriers pour sauver sa vie...

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