mercredi 14 septembre 2016

Néhékhara

L’histoire de l’empire de Nehekhara est en grande partie voilée de mystère, car elle a sombré dans les abîmes du temps. Les historiens et les érudits qui s’intéressent à la choses ne peuvent hélas que faire des conjectures en se basant sur les traductions approximatives de hiéroglyphes inscrits sur les divers objets que rapportent de leurs expéditions les archéologues, les chasseurs de reliques et les pilleurs de tombes, mais ces chroniques sont très certainement altérées et exagérées par des représentations propagandistes et les points de vue discutables des scribes de l’époque. Après tout, qui voudrait voir ses défaites être inscrites à la postérité sur les murs de son tombeau ? À cela, il faut rajouter que les rares Néhékhariens encore capables de parler n’ont certainement pas le désir de partager leur histoire - où quoi que ce soit d’autres, d’ailleurs - avec ceux venu troubler leur repos.

Il faut évidement toujours garder à l’esprit que les nains et les elfes dominaient le monde à cette période, au moins jusqu’en -1500 C.I., date de la fin de la Guerre de la Barbe et le début des Guerres Gobelines pour les Nains. Cela relativise singulièrement des affirmations comme : "Au sommet de sa puissance, Néhékhara englobait au nord les terres qu’on nomme aujourd’hui l’Empire, les jungles des Terres du Sud et même une partie des Terres Sombres à l'est. Ses armées écrasaient toute opposition et ses flottes de guerre régnaient sur le Grand Océan.", ou "Ses flottes de guerre portaient le fer à des nations au-delà des mers et suscitaient dans leur cœur la peur du Prêtre-Roi de Khemri."

Toujours est-il que le tombeau de Karitamen, le Scarabée de la Mort est situé sans doute à l'extrême limite septentrionale de l'empire néhékharéen à son apogée, c’est-a-dire environ deux mille cinq cents ans avant la naissance du héros barbare Sigmar Heldenhammer. C’était une civilisation dont la puissance et les connaissances n’avaient jamais été égalées jusqu’alors, et même les grandes nations humaines d’aujourd’hui que sont l’Empire et la Bretonnie font pâle figure comparées à ce que fut le puissant royaume de Néhékhara. On ne sait pas comment ni pourquoi des tribus s’installèrent en ces contrées arides, mais des études d’antiques hiéroglyphes suggèrent quelles y furent guidées par des serviteurs des Dieux affranchis de leurs devoirs et ayant choisi de vivre leur liberté dans ce pays aride et sec, loin des regards de leurs anciens maîtres.

Au bout de plusieurs siècles d’évolution, Néhékhara, que son peuple nommait simplement la Grande Terre, était devenue une civilisation raffinée aux villes de granit blanc et de marbre poli. Ses ouvriers avaient construit des flottes marchandes et un vaste réseau de routes afin que les cités puissent commercer. Des Rois omnipotents régnaient sur leur peuple. Des armées de soldats disciplinés étaient recrutées et entraînées pour servir leur souverain et massacrer ceux qui avaient l’impudence de s’attaquer à ses domaines. La plus grande de ces cités était Khemri - la Cité des Rois - et par tradition, celui qui la gouvernait était considéré comme le plus puissant seigneur de Nehekhara. Les autres villes étaient dirigées par leur propre monarque, mais toutes devaient prêter allégeance et payer un tribut à Khemri. Ensemble, ces souverains soumirent les tribus environnantes, repoussèrent les hordes de Peaux-Vertes qui infestaient les terres et établirent une confédération qui s’étendait des Déserts d’Arabie à l’ouest jusqu’à la Mer de l’Effroi à l’est. Au sommet de sa puissance, Nehekhara englobait au nord les terres qu’un nomme aujourd’hui l’Empire, les jungles des Terres du Sud et même une partie des Terres Sombres à l'est. Ses armées écrasaient toute opposition et ses flottes de guerre régnaient sur le Grand Océan. D’anciens hiéroglyphes précisent que les Rois d’alors commerçaient avec de nombreuses autres civilisations, y compris celles des Elfes et d’étranges créatures semblables à des lézards.

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