La Croisade
Rapidement, la place du village commence à se vider et la Croisade remballe son matériel de manière efficace due à la force de l'habitude. Des disputes de famille éclatent ça et là entre des villageois voulant rejoindre la croisade face à ceux, médusés devant le changement de leurs proches.Lothar s'approche d'un des garde pour expliquer qu'il veut postuler à être garde. Entre peur et incrédulité, le garde dit qu'il en parlera à son supérieur.
De son côté, Alido essaie de repérer le père Johannes. Elle le voit et l'épie de loin. Il envoie son disciple chercher son marteau qu'il compte offrir à Karl. Le jeune homme est surpris mais ne dit rien. Mais le père Johannes ne peut soulever le marteau et il arrête vite ses efforts inutiles lorsqu'il remarque la présence de Lothar. Il le réprimande d'abord de l'avoir abandonné mais semble aussi surpris que les elfes lui aient laissé la vie sauve. L'échange est tendu et stérile devant un prêtre hargneux et un ogre courtois mais se bornant à n'en dire que le minimum. Le père Johannes, qui semblait prêt à vouloir demander un service à Lothar, repart furieux en laissant planer des menaces à peine voilées sur l'ogre.
Kaciel invite Alido et Lothar à revenir vers la forêt rejoindre les elfes. Ils discutent d'abord tous trois à l'abri des croisés pour échanger leurs impressions puis rejoignent les autres elfes.
Coriael s'entretient à l'écart avec Kaciel.
En substance, il a senti une énorme force de conviction et d'adoration en la personne de l'Enfant. Il pense que Alido et Lothar sont tombés dans le panneau. Pour lui, l'enfant est comme une arme, très puissante mais innocente, ce n'est qu'un instrument. Le problème, c'est qu'elle finira tôt ou tard par tomber entre de mauvaises mains et pour cela, il est persuadé qu'il faut au plus vite la détruire et donc... il faut que l'Enfant meure ; et si possible avant d'arriver à Altdorf car sinon cela risque d'être trop tard.
Il souhaite que Kaciel, qui peut passer inaperçue chez les humains, se rende au camp et, avec l'aide de Lothar et Alido, puisse déterminer où loge l'enfant, comment il est protégé et comment il peut être atteint. Avec les renseignements obtenus, il compte profiter de la nuit, si possible celle qui vient, pour aller avec ses guerriers mettre un terme à la menace de l'Enfant.
Pour Alido et Lothar, il leur servira l'excuse de vouloir lui parler en tant qu'ambassadeur d'Athel Loren. Sachant que des elfes ne pourront pas entrer directement dans le campement sans se faire lyncher par les humains, il faut qu'il le rencontre discrètement et Coriael a donc besoin de savoir comment entrer directement en contact avec lui. Il estime que Lothar et Alido auront assez confiance en lui pour le croire. Il ne compte pas leur dire la vérité car, d'une part, il est sûr qu'ils sont sous l'influence de l'Enfant et, d'autre part, même s'ils ne l'étaient pas, ils ne comprendraient pas. Il pense leur confier cette mission car leur position et leur disposition vis à vis des elfes en feront sans doute de bons espions.
Pendant que Kaciel se grime, Lothar et Alido semblent avaler le discours de Coriael et tout ce beau monde part rejoindre la Croisade. Rendez-vous est donné le soir en forêt pour le compte-rendu.
Le Campement
Ahmed
Le premier "obstacle" pour entrer dans le campement est juste à la périphérie. Une grande famille de strigany, avec ses tentes bariolées, accompagne la Croisade et Alido, très sociable, se fait aborder par Ahmed, insistant pour lui rendre toutes sortes de menus services (affûtage, raccommodage, bonne aventure...). Elle finit par s'en dépêtrer lorsqu'elle lui confie la mission de retrouver pour elle le père Fochtenberger.En tout cas, Ahmed lui permet de trouver la principale auberge mobile du camp : La Paye de Karl (anciennement La Paye du Moissonneur, abandonnée par ses patrons juste après Pfeifeldorf).
Sur le chemin, un groupe de croisés éméchés, menant poules, vaches - réquisitionnés aux fermes alentours - s'adressent à elle. L'alcool d'un côté, une fille souriante et plantureuse de l'autre ; elle finit par être à deux doigts de se faire violer ! Le sourire disparaît vite de ses lèvres lorsque, acculée, elle s'esquive en passant habilement sous une vache pour s'enfuir.
La Paye de Karl
Alido finit par trouver la Paye de Karl : deux imposants charriots chargés au maximum de divers fûts d'alcool, un petit auvent blanc avec son enseigne abrite quelques tabourets et tréteaux pour former une taverne à ciel ouvert.Une fois que l'aubergiste en a fini avec un imposant personnage, Groff (le meilleur boucher du camp selon les renseignements qu'elle glane), Alido finit par pouvoir parler à l'aubergiste. Elle dit qu'elle vient de Pfeifeldorf, non loin de son ancienne auberge, et qu'elle cherche le père Fochtenberger. Rudi, l'aubergiste, ne l'a jamais vu ici. Il semble content de son petit commerce actuel et ne demande même pas à Alido des nouvelles de son auberge.
Elle s'installe pour dîner, en compagnie de soldats tiléens à l'hygiène corporelle douteuse et fait quelques parties de dés, laissant traîner ses oreilles.
Enceinte de Karl
De son côté, Lothar va directement en partie centrale du camp, là où flotte haut une bannière bleue. Il s'agit bien du quartier général. Sur un cercle d'une cinquantaine de mètres de diamètre, une sorte de clôture faite de tentures blanches encercle quelques tentes d'apparence plus riche que les autres. La clôture est sensée cacher la vue à la populace à l'extérieur, mais Lothar, avec sa taille, peut tranquillement regarder par-dessus et détailler la disposition du campement de commandement. Il se présente ensuite à la garde à l'entrée, indiquant qu'il souhaite postuler afin d'aider à protéger Karl.Après une période de flottement, l'un des garde va se renseigner à l'intérieur du camp dans une tente ; il en ressort et se rend devant une seconde. Le garde à qui il s'adresse entre dans la tente et ressort avec, semble-t-il, un officier, avec d'autres armes que le garde de l'entrée principale. L'officier va à la rencontre de Lothar et ils font un tour ensemble pour discuter. Il sonde les motivations de Lothar et finit par lui expliquer qu'il pourrait rapidement être enrôlé, mais il faut qu'il commence par faire ses preuves dans l'une des factions du camp. Ses actions seront rapidement remarquées.
Il repart déçu et rencontre Kaciel qui, de son côté, évaluait également les défenses autour de l'enceinte de Karl.
Elle a rencontré par hasard Balthasar, une connaissance avec qui elle a travaillé à Carroburg, un marchand de bétail pas toujours très honnête. Il lui explique qu'il sort d'un entretien avec Jan Vanderpeer, le gestionnaire de Karl. C'est un riche négociant de Marienbourg qui a décidé d'utiliser sa fortune pour aider l'enfant, sachant qu'en plus il aurait le bras long à Altdorf. Beaucoup lui doivent une faveur et il peut s'en servir pour le compte du gamin.
Lothar se renseigne ensuite sur les différentes factions dans le but de s'engager pour l'une d'elles. Il se rend d'abord chez les Chanteurs de la Sainte Parole, un groupe de croisés en robes - autrefois - blanches qui pensent que le meilleur moyen d'honorer Karl est de chanter ses louanges. Et donc ils chantent également tout ce qu'ils ont à dire. Lothar ne se sent pas de devenir baryton !
Il se résout à contrecœur à aller voir le Poing qui tient le Marteau dont il a entendu parler, une bande de truands qui se font passer pour une milice. Il a vite fait d'être présenté au chef, Rodolf - il ne sait pas trop si c'est dans un bordel ambulant ou dans son quartier. Rodolf voit tout de suite l'avantage d'avoir un monstre dans son groupe. Il lui remet donc un brassard rouge et un énorme maillet de bois destiné, en temps normal, à enfoncer les piquets de tente et il le met aussitôt à l'épreuve, lui demandant de récupérer l'argent qu'un maquignon lui doit pour ses services de protection de son enclos à chevaux.
Le maquignon s'attendait à la visite du Poing, mais pas à l'apparition d'un ogre poilu ! Il avait engagé pour cela deux fiers-à-bras à qui il ordonne de régler le problème. Mais la main d’œuvre bon marché a ses limites et les gardes se débinent. Seul face à Lothar, le maquignon n'a d'autre choix que de régler sa dette. Lothar est donc tout naturellement engagé par Rodolf. Il explique qu'il doit régler ses affaire et sera là demain.
Alido, en discutant à droite à gauche, finit par trouver l'emplacement du père Fochtenberger et le quartier des anciens de Pfeifeldorf. Elle s'y rend pour retrouver ses anciennes connaissance et ne tarde pas à trouver un accueil chaleureux dans une tente.
Conclusions
En soirée, les trois compagnons se retrouvent donc à nouveau à faire le point devant l'auberge du village puis retrouvent les elfes dans la forêt et leur expliquent ce qu'ils ont appris. Les elfes décident d'agir cette nuit.Pendant que Lothar choisit de passer sa nuit en sécurité dans la forêt avec les elfes, Alido revient au camp, rejoignant ses quartiers.
Las pour Lothar, les elfes lèvent le camp en milieu de nuit sans le réveiller et s'en vont à l'orée du bois toute proche.
Mais ils ne sont pas seuls. Ils repèrent des mouvements dans la nuit et se font discrets. C'est un mélange de surprise et d'horreur qui les tenaille lorsqu'ils aperçoivent une armée de morts surgir des bois et se dirigeant vers la croisade.
Les ronflements sonores de Lothar attirent à lui quelques non-mort. Kaciel ne peut se résoudre à le laisser se faire dévorer sans rien faire alors que les autres elfes restent discrets. Elle crie pour le réveiller avant qu'il ne se fasse dévorer, révélant ainsi aux morts-vivants la position des elfes.
Lothar se réveille et semble hésiter un instant devant l'apparition qui vient de lui sauter dessus. Saisissant la maillet, il choisit de battre rapidement en retraite et s'enfuit dans les bois se moquant des branchages qui lui fouettent jambes et visage.
Lothar finit par quitter le bois infesté de morts-vivants et court à toutes jambes vers Gootten.
Les elfes se battent quelques instants avant que des croisés de garde finissent par arriver.
Kaciel brise discrètement les lignes et entre dans le campement. De nombreux non-morts sèment déjà une immense panique. Elle rejoint au plus vite le centre du campement. Les gardes sont en train d'abattre l'enceinte de tissus pour pouvoir avoir une meilleure visibilité et se mettre en position de défense.
Alido est de son côté réveillée par les premiers cris résultant de l'attaque sur la croisade. Dehors, elle constate la panique. Elle remet son armure avant d'essayer de rejoindre l'enceinte de Karl.
Kaciel la repère...


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