Leur éclaireur, une certaine Kaciel, rejoint bientôt les autres elfes. Il est temps de repartir. Les hommes-bêtes rôdent et surveillent les routes.
Pendant qu'Alido soigne maladroitement Evgueni, sans doute en vain, Coriael et Kaciel évaluent plus avant la situation, ignorant Lothar qui souhaitait leur parler, sans doute de nourriture. Les elfes sont troublés par les bouleversements que semble créer cette foule. Le capitaine espère pouvoir utiliser les humains et l'ogre pour s'intégrer dans la croisade avec Kaciel. Cette dernière a l'habitude de noyauter les milieux humains et parvient assez facilement à se faire passer pour l'un d'eux. Ils décident donc de rejoindre, par voie de forêt, Carroburg pour atteindre la croisade.
Coriael annonce à Lothar, Evgueni et Alido sa décision et leur destination en vue d'évaluer les objectifs et la composition de la croisade.
Rattraper Karl
Ils passent une dizaine de jours dans la Drakwald, les elfes évitant soigneusement toute mauvaise rencontre, avant d'arriver aux pieds des monts du Midden, un paysage vallonné et parsemé de lacs à l'eau pure et de quelques marais dans les parties de landes plus basses. Les elfes sont un peu nerveux d'aller à découvert. Un camp est monté dans la Drakwald avant d'entreprendre cette seconde partie du voyage pour laisser un peu de repos à un Lothar épuisé et à Evgueni. Le Kislévite serre les dents mais sa blessure est maintenant gravement infectée et finira sans doute par avoir sa peau.À la seconde journée dans le Midden, le groupe s'arrête soudain. Les elfes sont figés par une apparition à quelques pas de Kaciel : un majestueux cerf blanc s'immobilise quelques secondes devant eux, avant de reprendre le cours de sa gracieuse course.
Pour les elfes, il s'agit du mythique Cerf Blanc. Son apparition est annonciateur de grands changements à venir dans le monde !
Mais le moment de grâce est bref. Le cerf est poursuivi par un troupeau de squigs. Ces créatures carnivores sont assez improbables : de sortes de grosses boules munies de deux pattes puissantes et d'une énorme mâchoire qui ne cherche qu'à manger. Ce ne sont que des estomacs à dents sur pattes, dépourvus de cervelles.
Les elfes se ruent à la poursuite des squigs qui cherchent à se nourrir du cerf, laissant seuls Evgueni, Lothar, Alido. Mais Kaciel, parmi les elfes, reste aussi sur place. Deux squigs traînards voient le groupe et, dans des mouvements improbables et désordonnés, se ruent vers lui, gueule béante. Ils vont et viennent, changeant de victime. D'abord Kaciel, puis Alido, blessant les deux, renversant même la seconde pour la dévorer vive. Heureusement les traits de Lothar et de Kaciel les affaiblissent vite. Kaciel vient à bout de l'un d'eux pendant que Alido, dans un sursaut de survie, coupe littéralement le second en deux, comme une pastèque bien mûre.
Kaciel se jette ensuite à l'aide de ses semblables pour finir d'éliminer le troupeau. Le cerf s'est évanoui dans la nature. Aucun squig n'a pu l'approcher.
Nouveau conciliabule des elfes lorsqu'ils se rassemblent pour évoquer l'apparition. Kaciel se veut positive alors que Coriael pense que le fait que le Cerf s'arrête devant elle et qu'elle a été désignée pour s'infiltrer dans la Croisade montre que le pouvoir de l'enfant n'est sans doute pas anodin, et est à même de changer la face du monde.
Lothar, lui, s'intéresse aux squigs. Il apprend qu'ils sont réputés comestibles et commence alors un travail de boucher pour récupérer des provisions. D'ailleurs, au campement du soir, il est divinement surpris de la qualité du met : la meilleure viande qu'il ait dégustée jusque là, surtout le croupion !
Encore cinq jours et le groupe arrive finalement, fatigué, à Carroburg. Mais ils ont pris trop de retard et la croisade est déjà passée, laissant la ville hagarde. Les elfes établissent un campement à l'extérieur de la ville, laissent juste Kaciel entrer en ville avec Lothar, Evgueni et Alido.
Brauzeit 2523
Angestag 3
De nombreux habitants ont quitté la ville, notamment le Temple de Shallya. Le point de vue du Temple de Sigmar local est lui plutôt à la désapprobation et à proclamation d'une hérésie.L'étape permet enfin de se reposer décemment dans une auberge conseillée par Kaciel, qui connaît bien la ville, mais surtout de trouver un médecin à Evgueni. Ce dernier ayant besoin de plusieurs semaines de repos, s'il survit, dit adieu à Lothar et lui confie son arbalète.
Avant de se reposer pour la nuit, Kaciel, auprès de ses contacts, et Alido, à la taverne, tentent de glaner quelques rumeurs sur l'Enfant et la Croisade. Karl et sa suite vont de places en places, l'enfant fait un petit discours qui envoûte la foule et les enjoint à suivre le fils de Sigmar, ou sa réincarnation, pour le présenter à l'Empereur et guider le bon peuple de l'Empire vers une vie meilleure. La seule information nouvelle est sur la nature du discours de l'enfant : il semble différemment perçu selon les auditeurs.
Au matin, Lothar pense repartir seul avec Alido car il ne veut plus passer par la forêt, mais les elfes indiquent qu'ils passeront aussi par la route, bien moins dangereuse entre Carroburg et Altdorf, mais en faisant profil bas.
En forçant l'allure, ils devraient atteindre Altdorf en 4 ou 5 jours, en espérant rejoindre la croisade avant. Elle n'a normalement pas assez d'avance pour arriver avant eux à Altdorf.
Lors de la seconde journée, ils rencontrent un groupe d'une trentaine de réfugiés encadrés par quatre hommes à l'apparence de mercenaires. Ils ont évacué le village Schattenlas, sauvagement attaqué par des hommes-bêtes, ne devant leur salut qu'en traversant le Reik. N'ayant plus rien, ils y ont vu un signe pour rejoindre la croisade dont ils ont entendu parler. Il semblerait que ce ne soit pas le seul village attaqué par les hommes-bêtes : plus à l'ouest, Weidmarkt aurait aussi été pillé. Les hommes-bêtes sont dans le sillage de la croisade. Pourquoi ?
Aubentag 6
Cette bonne vieille religion
Finalement, le lendemain, Lothar et Alido ont leur premier contact direct avec la Croisade de l'Enfant : un campement, évalué par Alido d'entre 3000 et 10000 personnes, s'est installé à l'autre bout du petit village agricole de Gootten, dans des champs entourés par la lisière de la forêt. C'est une mer tentaculaire de tentes, de chariots et de chevaux.Toutefois, une bonne partie des croisés semble être en ville. Environ un millier de personnes, qu'il s'agisse de fanatiques ou de villageois, sont regroupés sur la place centrale. Les habitants du crus se dirigent par petits groupes pour voir à quoi rime tout ce chambardement. Le père Johannes, lui aussi, est parvenu jusque là.
Une estrade de bois et une tente ronde et bleue ont été érigées sur la place. Quatre croisés portant des robes et des ceintures bleues sont agenouillés, supportant un grand bouclier. Un autre homme, sans doute un prêtre de Sigmar, fait sortir une petite silhouette de la tente et l'aide à monter sur le bouclier. Les quatre croisés se lèvent et montent sur l'estrade afin que tous puissent voir la silhouette. Il s'agit bien sûr de Karl. À sa simple vue, une vague d'émerveillement parcourt a foule.
Lothar, Alido et Kaciel ont juste le temps de s'approcher pour écouter le discours de Karl.
Kaciel ressent une aura d'une puissance qu'elle n'a encore jamais ressentie. Elle regarde ses compagnons elfes restés plus à l'arrière. Ils lui font signe de revenir vers eux, ce qu'elle fait. Ils ont aussi senti l'aura de Karl et pensent qu'il y a là un grand danger.
Quand Karl lève le bras et parle, la foule devient tout à fait silencieuse, s'efforçant d'entendre ses moindres paroles, puis l'acclamant avec vigueur quand il en a terminé, instantanément convertie. Le Père Johannes étant le premier d'entre eux...




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