mardi 28 mai 2019

Les Cultistes de la Maladie Éternelle

Sur leurs gardes à cause de la silhouette que Alido a aperçu, les deux filles finissent par quitter la maison pour essayer de rencontrer celui ou celle qui rôde.
Leurs recherches et leurs appels ne mènent à rien et elles se résolvent à retourner sur leur pas pour terminer, aux aguets, leur nuit.
Le petit jeu du chat et de la souris se poursuit une bonne partie de la nuit : la fenêtre est attaquée à coup de pierre, une ou deux flèches sont décochées sur la porte. Bref, la nuit est loin d'être de tout repos et seule une silhouette fuyante a pu être aperçue dans la nuit sans lunes.

Marktag 30 kaldezeit 2523

Au matin, il est temps de chercher la maison d'Ansel Vorman.
Ça tombe bien, la seule maison possédant un étage est toute proche.
La chaumière a miraculeusement survécu à la guerre. D'apparence modeste, c'était certainement un lieu tout à fait idyllique à l'époque où la ville était prospère. A présent, le toit et une bonne partie du premier étage ont disparu, les portes et les fenêtres ont été condamnées, les murs sont décrépis et le jardin n'est plus qu'un parterre désordonné de mauvaises herbes.
Les planches qui condamnaient la porte principale de la maison ont été arrachées et jetées à terre dans le désordre le plus complet. La porte est encore grande ouverte.
Alido, suivie de ses trois compagnons, y pénètre après avoir fait une reconnaissance de l'extérieur. L'intérieur de la maison est parfaitement vide. Tout ce qu'elle abritait a depuis longtemps été emporté par les propriétaires ou volé par des pillards. Le sol est recouvert d'éclats de bois brisé et de pierres acérées suite à l'écroulement d'une partie du premier étage, auquel un escalier permet d'accéder. Les lieux sont tapissés d'une épaisse couche de suie et de poussière et une odeur infâme imprègne toute la maison. Elle est assez forte pour obliger Elsa à sortir pour régurgiter son déjeuner avant de pouvoir poursuivre, un tissu devant le nez.
Une fois une torche allumée, direction la cave dans l'espoir de retrouver le collier. A l'entrée, on devine que la source de l'odeur pestilentielle est la cave. Le spectacle est plus horrible encore : les murs et le sol sont couverts de sang ; des esquilles d'os et de petits quartiers de chairs étrangement conservés sont répandus au sol comme une éclaboussure.
L'odeur et la vision sont insupportables, forçant toute le monde sauf Karl-Heinz a rebrousser rapidement chemin pour respirer de l'air frais.
Karl-Heinz se retrouve seul dans le noir et, imperturbable, tente de sortir une torche de son sac pour l'allumer.
Mais il est vite alerté par les bruits au rez-de-chaussée : Alido, Elsa et Devin sont pris dans une embuscade. Quatre hommes leur barrent la sortie : deux frappent Devin qui était le premier à passer le seuil, deux autres tirent à l'arc.
Le combat est acharné : Devin tente de forcer la sortie, Elsa esquive d'un cheveu un gourdin qui manque de lui écraser le crâne, Alido sent un autre coup de gourdin lui briser l'une ou l'autre côte.
Le renfort d'un Karl-Heinz avec ses béquilles n'empêche finalement pas Devin de tomber sous les coups des assaillants mais ils finissent tout de même par avoir le dessus, parvenant à faire un prisonnier dont la jambe a été brisée. Cependant, l'un des hommes, Mannfred, a pu s'enfuir.
Ce sont à nouveau des mutants. Dieter, le prisonnier, regarde ses bourreaux avec sa peau parsemée d'une bonne centaine d'yeux horrifiés.
Face à un Karl-Heinz n'hésitant pas à torturer sa jambe cassée, il ne met pas longtemps à parler : ils sont là sous les ordres du Grand Prêtre du Temple de la Peste. Ils avaient pour ordre de surveiller la maison et d'éliminer ceux qui y fouinaient.
Karl-Heinz insiste pour savoir où est le Grand Prêtre : au Temple de la Peste, bien sûr. Le temple serait établi à la villa Hahn, au nord-ouest vers Wolfenburg, non loin du château Lenkster.
Pensant que les explications de Dieter sont suffisantes et énervé parce que ce dernier lui promet que Karl-Heinz sera bientôt des leurs, il le n'interroge pas d'avantage et met fin à ses souffrances !

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