On croit un instant Piwi tué par un nouveau coup reçu à la tête par la femme-gargouille, mais Dame Esther a pu rassurer tout le monde, il n'a été qu'assommé.
Que faire maintenant ?
Banek prend le seau des mouches pour tenter de se faire guider vers une des sorties de la clairière mais Piwi, qui finit par recouvrer ses esprits grâce aux soins de la prêtresse, leur instille le doute. Il pense être là au centre du labyrinthe, donc potentiellement à l'entrée du temple.
Entre Banek et Piwi, tout autant pour la force brute que pour le sens de l'orientation, il est aisément possible de discerner lequel des deux est le meilleur. Sachant que le nain est resté perdu 5 jours entre quelques haies, la remarque fait donc réfléchir.
Sans doute voulaient-ils ne pas l'admettre, mais une seule entrée est évidente : celle par où sont apparus les cultistes, excrétés soudainement de l'espèce d'anus géant auquel ils font face !
Faut-il réellement passer par là, et comment ? Le seau des mouches ne semble pas provoquer par sa simple présence l'ouverture de cet orifice.
Le temple
Banek se met au sale - très sale, puant, et répugnant travail. De sa hache, il "tue" la chose, entaillant tout le pourtour. Une fois les dernières convulsions passées, rien ne s'ouvre comme par magie, mais le sphincter semble relâché.Naturellement, tout le monde refuse de passer.
Après un long moment, Alido finit par craquer et se porte volontaire. Elle passe une jambe, puis la seconde et s'enfonce dans la chair molle, puante et suintante, comme dans des sables mouvants. Finalement, prise de panique, elle se ravise et ressort - non sans que Banek ait essayé de l'en empêcher.
Nouveau conciliabule pour savoir qui va y aller. Dame Esther qui en a vu d'autres se porte volontaire. Il n'y a pas de corde pour la maintenir. Tant pis, Banek finit par se proposer. Lui ne recule pas. Il se laisse engloutir, la hache levée vers le ciel.
La hache finit par ne plus descendre et rester la seule partie visible. Elle semble immobile un long moment, puis elle s'agite. Alido l'attrape pour la tirer et sortir Banek mais elle est tirée violemment vers le bas, manquant d'emporter Alido.
Le signal n'est pas clair : y a-t-il danger, ou faut-il suivre ?
Tous finalement se décident à passer et se retrouvent de l'autre côté de la chair morte, sur un palier d'escalier sombre qui descend. Les murs ne sont pas faits de chair, mais d'une roche veinée de bleu qui pourrait la rappeler.
A l'odeur de merde se mélange celle très forte de la sueur et de l'urine. Cela ne fait qu'empirer en descendant.
Antichambre
Au bas de l'escalier, des petits replis cachent des paillasses remplies d'asticots, mais autrement vides.Au delà, une grande pièce, une sorte de salle commune assez vaste pour abriter de nombreux cultistes. Ça et là des reliefs de repas moisis restent sur les tables. Une pièce contient une cellule privée, tout aussi vide, mais avec quelques vêtements de type paysan. Une autre pièce abrite une petite bibliothèque, bien sûr axée sur Nurgle. Le livre le plus ouvragé est nommé, d'après la tranche, le Liber Pestilencia. Personne n'y touche !
Salle d'attente
Un nouvel escalier mène plus bas. On y perçoit des marmonnements lointains, sans doute des chants étouffés.Au bas de l'escalier, après un coude, une lumière indirecte. Alido cache sa lumière et Banek s'avance doucement dans l'obscurité lorsqu'un bras décharné se tend, manquant de l'attraper.
Le nain est entré dans une pièce remplie de cages où végètent divers prisonniers - sans doute la plupart à l'état de cadavres, décomposés pour certains.
Le dément
Mais la première abrite un homme bien vivant, couvert de sang. Les yeux exorbités, il s'agite et crie :Libérez-moi !Les injonctions de silence et de calme que profèrent Banek n'y font rien. L'homme est soit déjà dément, soit en panique totale et il continue de crier la même rengaine.
La présence horrifiée de Dame Esther n'y change rien : Banek, par deux fois, abat sa hache sur l'homme pour le faire taire !
Le résultat est convaincant : l'homme, dorénavant mort, se tait !
Mais Dame Esther et les autres n'ont pas le loisir de discuter de l'acte car les chants continuent mais maintenant une lumière vacille et des bruits de pas approchent. Tout le monde se met en embuscade...
(pour votre santé mentale, et la mienne, j'ai évité toute image d'illustration sur ce post, je laisse votre imagination travailler...)
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