Aubentag 19 Ulriczeit 2523
Bien que la villa incarne l'infâme influence de Nurgle, elle reste néanmoins calme et il est possible de s'y reposer la nuit sans y être dérangé.Au matin, Banek est à nouveau opérationnel, il peut à nouveau marcher et parler.
La question est de savoir s'ils vont essayer de voir le grand-père de Geneviève où aller directement dans le labyrinthe de haies pour trouver le temple.
Ils ont perdu du temps par rapport à Manfred et à Gregor : les cultistes sont donc déjà prévenus de leur présence, mais ils ne sont pas venus. Quant à Karl, s'il est trop tard, ce n'est pas le fait qu'ils rendent visite ou non à Lucius qui va les retarder. Tous décident donc de se rendre chez Lucius, seule Alido est réticente.
Piwi fait promettre à Geneviève ne de pas dire à son grand-père qu'il a tué Erich, le fils préféré, et sa femme. Le but reste tout de même, indirectement, d'aider la famille Hahn en nettoyant le temple. Geneviève négocie alors le fait de ne pas être amenée au temple, ni ligotée seule dans la maison.
Dans la cave à vin
Elle les conduit donc à la cave. Celle-ci est dans l'obscurité complète. Elle pue l'urine, le vin rance et l'humidité. Un tapis de scarabées s'éloigne avec célérité à chaque pas que Piwi et Geneviève, en première ligne, font.Une voix cassée et hésitante leur intime l'ordre de ne pas approcher. Celle de Lucius. L'homme reste prudemment caché derrière une étagère de bouteilles.
Piwi lui demande ce qu'il sait des cultistes, car il est là avec ses amis pour rechercher un enfant enlevé par eux, et aussi si possible, pour les détruire. Il lui demande comment faire - tout en essayant de s'approcher, mû par une curiosité malsaine pour apercevoir le monstre que Geneviève leur a à peine décrit.
Évidemment, Lucius n'a aucune idée sur comment détruire la secte. Ne l'aurait-il pas fait lui-même autrement ?
Il sait juste que le temple est protégé par la magie noire et que le nombre de cultistes est plus limité en ce moment, depuis la chute d'Archaon.
Il se lamente de la situation, expliquant que c'était de sa faute. Ruprecht n'aurait jamais pu accéder à tant de pouvoir si lui, son père, n'avait fait le commerce d'objets "rares" dans ses entrepôts. Il aimerait bien aider, mais ne sait comment.
Son comportement reste étrange, il alterne les imprécations pour demander à Piwi de s'éloigner puis lui demande, d'une drôle de voix, de s'approcher.
Peu à peu, il s'approche, pour essayer de voir l'homme, ou ce qu'il en reste.
Une fois assez près, la conversation s'arrête. Le monstre lui bondit dessus en hurlant :
Libérez-moi !Presque nu, décharné, il ne ressemble plus qu'à une marionnette manipulée par un énorme insecte qui recouvre tout son dos. Les pattes de la bête sont enfoncées dans le corps de l'homme, semblant manipuler ses membres. Une langue ou un tentacule a l'air de se nourrir de la sueur et du pus que Lucius excrète par ses blessures.
Sur ses gardes, Piwi recule prestement. Dame Esther aide Geneviève à remonter au rez-de-chaussée. Lucius renonce à les suivre.
Piwi tient alors sa promesse. Ils indiquent qu'il se rendent au labyrinthe, laissant Geneviève libre dans la maison. Mais Piwi la suit discrètement afin de s'assurer de ses actes : elle remonte pleurer sur le corps de ses parents, marmonnant des paroles incompréhensibles.
Le verger
Le chemin vers le labyrinthe passe par un verger délabré.Une seule pomme, rouge, parfaite, reste accrochée à un arbre, au milieu de l'hiver. Sans réfléchir, par réflexe, Dame Esther tend la main pour la cueillir. Elle attrape la pomme qui aussitôt se désagrège, relâchant un suc pourri et acide sur sa main. Malgré les soins, elle ne peut plus la bouger !
Mais il faut continuer, l'entrée du labyrinthe végétal est juste là, à quelques mètres.
Le labyrinthe végétal
Se fiant au seau des mouches, mis en évidence par Piwi, bras levé, le hobbit avance au milieu des haies hostiles. Banek ayant expliqué qu'il ne fallait pas toucher les fleurs, qui dégagent un pollen aveuglant. De même, les haies sont pleines de ronces agressives. N'étant pas entretenue, il est difficile de circuler au milieu de la végétation sans la toucher.Au milieu du chemin, un corps. Face contre terre.
Il s'agit de celui de Manfred !
A part quelques égratignures, il n'a qu'une blessure évidente, à la jugulaire. Son corps est blanc comme un drap, il s'est vidé de son sang. Pourtant, il n'y en a que peu sur le sol gelé. Pour Alido qui se remémore ce qui l'a amenée à quitter Pfeifeldorf, il lui semble évident que celui-ci a été tué par un vampire !
Voilà une nouvelle peu rassurante...
Trônant au centre du labyrinthe, un petit monticule d'un pied de haut semble fait d'une chair huileuse et bleuâtre. Des vrilles ou des racines noires qui en émanent s'enfoncent dans la terre alentour. Le monticule tressaute régulièrement, comme s'il était vivant et des fluides jaune verdâtre semblent circuler à travers la surface translucide de la peau.
Lorsque Piwi s'approche, le monticule s'ouvre compulsivement depuis son centre, la chair se contractant vers l'extérieur, laissant échapper un bruit répugnant et humide et une affreuse odeur.
Puis, sont éjectés, avec un nouveau bruit ignoble, trois mutants. Ceux-ci sont semblent tout aussi surpris que Piwi et ses compagnons.
Le seau des mouches ne les arrêtent pas : une fois remis de leur surprise, ils se mettent à l'attaque, motivés ou effrayés par la présence d'une prêtresse de Shallya.
Une créature à la peau bleue, mi-femme, mi-gargouille, allonge sa langue sur plusieurs mètres vers Piwi. Le manque de peu.
Mais ce n'est pas le cas d'un homme grotesquement obèse qui, "protégée" par un être malingre à tête, littéralement, de rat, décoche une flèche qui éclate le cuir chevelu du hobbit, laissant s'écouler un sang rouge et abondant devant ses yeux...




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