jeudi 11 juin 2020

Infiltration

Aubentag 28 ulriczeit 2523

Heffengen se rend donc au matin, ouvertement, au camp des Hérauts d'une Aube Nouvelle.
Utilisant ses talents de comédien, il feint de venir effrayé, indiquant qu'il a fui ses compagnons car ils sont en train de pactiser avec des goules.
Lorsqu'il arrive, il tombe nez à nez avec les gardes : l'un d'eux est celui qui s'est enfui la veille lorsqu'il espionnait.
Il n'est naturellement pas enclin à écouter l'histoire de Heffengen et lui fait attacher son ourse pendant qu'il le conduit, à la pointe de l'épée vers le campement, devant un certain Dieter van Dorf.
Ils passent par une série de trois roulottes, une barque est posée contre l'une d'entre elles, puis par un enclos pour animaux. La plupart sont toutefois en liberté : cochons, poules et même une vache se promènent librement dans le camp.
Au camp lui-même, les hérauts ne sont pas si nombreux qu'ils auraient pu le craindre, Heffengen n'en compte que 14.
L'un d'eux répète, devant trois grands miroirs, un texte sur une grande scène.
D'autres sont réunis autour d'un feu.

Heffengen est interrogé au vu et au su de tous, principalement par Dieter van Dorf, qui est habillé tel un bourgeois austère du Reikland, avec un visage tout aussi austère, des yeux noirs et un nez de rapace.
Heffengen déroule son histoire : il s'est enfui parce que ses compères, poussés par Smoot, veulent s'associer avec des goules pour décimer les hérauts. Des goules ! Il ne peut pas cautionner cela.
Lui s'est retrouvé là car il a sauvé Karl, presque par hasard, et les deux prêtresses semblaient être son garde du corps et il s'est retrouvé ainsi avec elles. Elles, elles cherchent le vampire qui a attaqué l'Enfant.
Lui n'est qu'un acteur et souhaitait juste retrouver une troupe pour faire son métier.

Quant aux deux elfes, ils ignorent ce qu'ils veulent et d'où ils viennent. Ce sont eux qui ont contacté Alido pour les guider sur la trace des Hérauts.

Lorsqu'ils lui demandent plus de détails, notamment au sujet de ce qu'il s'est passé avec les goules, la discussion devient un peu plus serrée. Un autre personnage s'en mêle, Otto Flick, un petit homme tout en rondeurs, les cheveux sales et un nez en patate. Il lui demande s'ils on parlé avec le chef des goules, car tout le monde sait bien qu'une goule normale serait incapable de nouer un arrangement.
Heffengen acquiesçant, Otto lui demande alors à quoi ressemblait le chef des goules. Devant les banalités sorties par Heffengen, Otto lui demande de leur décrire sa caractéristique physique, elle ne peut pas être manquée.
Il commence à paniquer en disant qu'il ne souhaite que les rejoindre eux, que ce n'est pas lui qui a discuté avec les goules et qu'il était loin. Donc il n'en sait rien !
Son numéro d'acteur semble au point : s'il ne panique pas vraiment, il le joue bien !
Il leur explique qu'ils vont être attaqués cette nuit par les goules mais qu'il sait où ils se cachent, qu'il faut agir maintenant. Les hérauts ne semblaient pas être dans cet état d'esprit et l'insistance soudaine de Heffengen les trouble, d'autant que certains hommes semblent effrayés par l'idée de faire face à un elfe qui tire ses flèches plus rapidement que son ombre.

Ils l'isolent du côté de la scène pendant qu'ils discutent.
Heffengen s'entretient alors avec Edo Kloppenhuffer, qui se vante d'avoir monté une grande pièce à Altdorf, devant qui il essaie aussi de plaider sa cause. Edo semble assez imbu de lui-même. Il dit qu'ils ne prennent pas comme acteur des gens qui utilisent des animaux. Ses pièces touchent l'âme des gens, les font réfléchir. Il est fier, pour cela, d'avoir été interdit à Altdorf car ses pièces incitaient à la réflexion. Les acteurs avec des animaux ne font que des tours. Heffengen réplique qu'à la dernière pièce, il était sans doute meilleur que les autres.

Dieter revient vers lui et lui explique qu'il va mener un groupe pour voir ce que fomentent Smoot, les prêtresses et les elfes. Heffengen est soigneusement ligoté et les mènera.
Le temps de se changer, Dieter revient avec un équipement plus ajusté, qui montre plus aisément qu'il semble en parfaite forme physique.
Avant de partir, Dieter donne pour ordre de tuer Heffengen avant tout autre action s'il s'avère qu'il les guide dans un piège.
Quant à son ourse, elle est solidement attachée au camp - c'est ce que croient les Hérauts, Heffengen sait bien que Neige pourra briser facilement ses liens si elle s'énerve...
Un homme portant des petites lunettes, des traces d'encre sur les doigts, sort d'une des carrioles près de l'entrée du camp pour observer la petite troupe sur le départ.

Heffengen n'est pas fier en approchant de ce qui pourraient être ses dernières minutes de vie. Seule une dague cachée dans sa botte permet de le rassurer un peu.

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