lundi 21 décembre 2020

Le Corpus Aeternum

Avant d'abattre sa hache, un doute étreint Banek et il demande si, finalement, il ne faudrait pas plutôt toquer avant d'entrer... Alido secoue la tête. Il abat sa hache, détruit la porte, et entre.

Heffengen tourne brièvement la tête et voit Alido, des larmes plein les yeux. Elle entre à la suite du nain. Elle ignore pourquoi elle ressent un profond désespoir.

À l'intérieur, trois lits occupés. Sur l'un d'eux, un homme, la peau pâle et burinée par la vie en extérieur. Il se lève brusquement à l'arrivée du nain qui lui porte un coup de hache et lui demande de se rendre.

Alido, elle, abat son marteau sur l'un des hommes couchés et Heffengen tire à l'arbalète sur l'autre. Les deux coups ne font que des blessures superficielles, les hommes endormis s'étant réveillés brusquement et ayant été rapidement opérationnels.

L'homme barbu visé par Heffengen fait une roulade vers le pied de son lit, prend son sac et trouve le temps, avec un cri de défi, sans doute en arabien, d'envoyer une minuscule fléchette dans le bras de Banek. La fléchette semble dévastatrice vu sa petite taille.

Heffengen lâche son arbalète et se rue sur le barbu pour essayer de le pousser par la fenêtre devant laquelle il se tient. Mais l'homme est solide sur ses appuis et abat son cimeterre sur Banek alors que ce dernier se concentre sur l'autre adversaire qui a sorti deux dagues recourbées. Mais il a surtout aidé à se relever un enfant qui était allongé entre les deux lits, l'a pris par le bras et semble vouloir le diriger vers l'autre fenêtre.

L'homme est tué par le nain, arrosant de sang l'enfant.

Le barbu tente un salto pour s'approcher de l'enfant, mais il est poussé par Heffengen et retombe mal. Banek abat sa hache et protège l'enfant de son corps.

De l'autre côté de la pièce, l'individu attaqué par Alido sort du lit en tentant de projeter ses pieds vers le torse d'Alido. C'est vain, mais cela lui a permis de se relever et de sortir une lame. Le marteau d'Alido s'illumine d'un halo argenté mais l'homme ne l'attaque pas. Voyant qu'il est surpassé par Alido qui a profité de l'effet de surprise, il préfère, à la surprise de tous, se trancher la gorge !

Ils ont affaire à des fanatiques !

Le barbu se relève et tente, alors qu'il n'a plus qu'un bras de valide et saigne abondamment, d'entraîner lui aussi le nain et l'enfant dans sa chute et les attrapant de ses bras ouverts vers l'autre fenêtre. Banek doit se retenir au chambranle de la fenêtre pour ne pas tomber avant de lui assener le coup fatal.

L'enfant est prostré et, ce n'est pas l'Enfant. Ce n'est pas Karl.

Alido semble le connaître et l'appelle Ahmed.

Que faire ?

Banek fouille le sac du barbu. Heffengen fait un tour dans les couloirs : tout est calme. Alido décide de fuir l'auberge par la fenêtre.

Ils sont à l'étage et une petite rivière rapide passe sous les fenêtres.

Heffengen attache une corde au pied d'un lit et laisse Alido descendre la première. Banek, ne faisant pas confiance au bricolage, refait correctement les nœuds et descend facilement à son tour.

Au tour d’Ahmed. Heffengen s'apprête à le prendre dans ses bras pour... le lancer plus bas dans ceux de Banek et d'Alido. Ahmed, apeuré, sort de sa paralysie et prend lui-même la corde pour descendre.

Heffengen attend qu'il arrive à bon port et empoigne la corde à son tour. À peine passe-t-il ses jambes à l'extérieur que ses mains glissent de la corde gluante de sang. Sa mâchoire percute le rebord de fenêtre, il lâche la corde, tombe lourdement sur la berge, puis dans l'eau.

Banek n'a pas le temps de le rattraper et il est entraîné par le courant.

La petite rivière est vive, le courant rapide, les pierres affleurent la surface. Il ne fait que quelques dizaines de pas avant que son crâne ne heurte un gros rocher sur lequel son corps, maintenant inerte, reste coincé, à une toise de la berge.

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