S'équipant d'un grappin et d'une corde, Alido, maintenue par Banek, va rechercher le corps gisant de Heffengen. Il a subi un gros coup sur la tête mais n'est heureusement qu'inconscient. Il est ensuite évacué avec une brouette trouvée non loin.
Les gardes arrivent à l'auberge tout près. Il faut quitter rapidement et discrètement la ville, mais elle est fortifiée. Ils passent par l'eau glacée de la rivière et font un campement à une demi-lieue de Hermsdorf et doivent faire un feu pour lutter contre le froid.
Ils interrogent rapidement Ahmed qui se remet peu à peu du choc, tout comme Heffengen qui finit par reprendre connaissance.
Ahmed explique que sa mère, Suri, élevée dans le clan Rumanyik, et mariée à Ali, du clan Lodring, l'a confiée à un prêtre de Morr pour le mettre à l'abri. Il ignore de quoi.
Toujours est-il qu'il a été enlevé à Talabheim par Farouk, un mauvais homme du clan Rumanyik. Il l'a cependant suivi sans histoire car celui-ci lui expliquait qu'il allait le conduire en sécurité à Helfurt, chez Mama Raluca.
Mama Raluca est une petra du clan Lodring qui a été mariée au chef du clan Rumanyik en Stirland. Elle a été échangée par petra Mariana - qui se fait appeler Madame Mira et que Karl-Heinz a rencontré à Wolfenburg.
Les affaires de Farouk contenaient entre autres un symbole de Nagash, représentant une main griffue et desséchée.
Lorsque Alido demande si tous les Rumanyik vénèrent Nagash, elle sent une hésitation chez Ahmed.
Il finit par répondre que les mauvaises personnes le vénèrent, alors que les autres peuvent le prier parfois plus par crainte que par vénération.
Konigstag 15 vorhexen
La nuit, Alido surprend Ahmed à fouiller dans son sac. Il dit qu'il cherchait de la nourriture. Elle le rassure en lui expliquant qu'il sera nourri.
Ils décident de repartir à pied vers Talabheim, contournant Hermsdorf.
Ils jettent d'abord un œil sur les affaires récupérées à Farouk. Ils trouvent deux fioles, sans doute de poison (elles sont fermées par un cachet de cire à l'effigie d'une gueule de serpent grande ouverte).
Il y a aussi un papier à moitié brûlé. Il semble révéler qu'une certaine Lydia demandait à ce qu'on amène Ahmed à Mama Raluca à Helfurt. Et si on pouvait amener un autre garçon lié à Sigmar (Karl sans doute) également, cher au culte des Crânes, ce serait un plus.
Ils ont un vague souvenir d'une des factions de la Croisade qui se faisait appeler les Flagellants du Crâne, un groupe sigmarite assez violent et vindicatif, souvent considéré comme hérétique, même au sein de la croisade ou beaucoup de courant limites cohabitent.
Le dernier article d'importance est bien protégé dans un étui : il s'agit d'une peinture très ancienne, certainement de grande valeur, représentant un homme, peut-être Sigmar, portant un marteau, devant l'Arbre de l'Espoir. Le tout est parsemé de chiffres en classique faisant penser aux documents de numérologie trouvés sur Sire de Trois.
Les Bretonniens Chevaleresques
Ils lèvent le camp et marchent moins d'une heure avant de voir un chevalier en armure avançant d'un pas lourd vers eux, en balançant son épée à deux mains dans les airs. Non loin derrière lui se trouve le plus vieux destrier jamais vu, suivi par un petit gars de type lettré conduisant deux mules. Le chevalier en train de charger trébuche sur une pierre et tombe par terre dans un grand fracas métallique
« Ne la laissez pas partir ! » crie le chevalier inerte à travers sa visière métallique.Le petit gars conduisant les mules s’arrête pour aider le chevalier, s’excusant au nom de son seigneur. Le chevalier à terre se redresse brusquement, et ouvre sa visière avec perplexité.
Ils finissent par se présenter : Sire Lambert, chevalier bretonnien en quête. Il capture les Sombres Fées qui finiront par le mener au Graal. Il demande s'ils sont bien sur la route de Wurtbad. Ils doivent s'y rendre pour aller chasser les Sombres Fées, plus loin vers la Sylvanie, dans les Bois de la Famine.
Heffengen, se montrant intéressé, Sire Lambert demande à Cyrille, son écuyer, de les lui présenter.
Cyrille sort précautionneusement des fontes d'une des mules une bouteille bouchonnée, en verre transparent. À l'intérieur, toutes les Sombres Fées capturées par Sire Lambert. Heffengen regarde attentivement : il y a dedans plusieurs insectes volants, blancs et translucides.
Leur avis est fait : le chevalier est fou.
Ils le quittent pour reprendre leur route.
Angestag 16 vorhexen
Les cris de Heffengen réveillent tout le monde. Il est en plein cauchemar et appelle sa mère.
Alido le réveille avec peu de douceur.
Son rêve est très clair dans sa mémoire, il le raconte.
Il était debout sur une vaste plaine blanche où convergeait un millier d'escaliers. Au-dessus de lui, des centaines de marches noires s'élevaient à l'infini dans l'espace blanc. Au-dessous, des centaines d'escaliers blancs descendaient dans un vide noir. Sur l'escalier noir, une silhouette s'est approchée, sa mère. Même s'il ne l'a pas connue, il sentait que c'était elle, si ce n'est qu'elle était entièrement en jade. Elle s'est arrêtée pendant un moment à la grande convergence lorsque Heffengen l'a appelée puis s'est approché. D'un air triste et résigné, elle s'est retournée en disant :
« Je m'en vais, maintenant. »Elle descendit alors l'un des escaliers blancs.
Heffengen a dû courir pour suivre sa mère, bien qu'elle ne fît que marcher. Il finit par arriver à un bassin et sa mère n'était plus là. Deux reflets apparaissaient dans l'eau. L'un était Karl. Le second était le sien, mais plus jeune, de l'âge de Karl. Les deux enfants lui tendaient la main, la paume effleurant la surface.
Heffengen a touché la main de Karl.
Il a été alors réveillé brusquement par Alido.
Elle explique qu'elle a fait le même rêve il y a quelques jours, sauf que sa mère était faite d'eau et qu'elle ne l'a pas suivie lorsqu'elle a pris l'escalier blanc.
La nuit est finie pour Alido et Heffengen...
Leur seule distraction sur la route consiste à croiser trois mendiants aveugles, qui disent faire le pèlerinage pour le temple de Myrmidia à Wurtbad. Ils demandent l'aumône ou à manger pour qu'on les aide à terminer leur voyage. Ils manquent d'ailleurs s'écharper lorsque l'un d'eux, désorienté, demande l'aumône à l'un de ses compagnons qui l'envoie paitre !
Alido et Heffengen se séparent de quelques piécettes.
Ils continuent leur chemin, arrivant au péage où trône le vieux troll. Il est cette fois en plein milieu du passage et semble plus vif que la fois d'avant. Banek l'attire pour laisser la voie libre aux autres et manque de se prendre un coup de massue. Il esquive les coups du troll qui le suit et passe dans des endroits accidentés pour le semer. De rage, le vieux monstre lui balance sa massue qui étonnamment ne passe pas loin. Elle est confisquée par Banek qui la laisse, un peu plus loin, non sans s'être soulagé dessus, comme cadeau fait au troll... s'il venait à la retrouver...
Festag 17 vorhexen
Ahmed a disparu !
Le sac d'Alido a été fouillé et il manque les vivres. Le gamin s'est échappé.
Alido, toujours aussi froide, conclue que c'est tant pis pour lui, que c'est son choix, et qu'elle ne le recherchera pas.
Les blessures de Banek et de Heffengen ne guérissent pas. Au contraire, elles tendent à s'infecter. Ils poursuivent leur chemin espérant trouver une ville pour rencontrer un médecin.
Peu avant Lieske, surgie d'un taillis pour héler les voyageurs, une femme a tout de l'apparence d'une rebouteuse : elle porte de nombreux charmes, différentes herbes pendent à sa ceinture. Voyant qu'ils sont mal en point, elle leur propose de soins dans sa hutte.
Banek, devant l'étrange et inattendue apparition, craint une embuscade. Il accepte mais la menace sur les conséquences d'un éventuel guet-apens. Heffengen l'accompagne pendant que Alido reste sur la route.
La rebouteuse s'occupe de nettoyer et panser leurs plaies pour quelques pistoles, vendant aussi quelques cataplasmes à Banek.
D'embuscade, il n'y a point.
Ils arrivent ensuite à Lieske.
Heffengen reste en ville, espérant gagner quelques pièces en tant que conteur, pendant que les autres rejoignent le Sifflement du Jars, en manque de clients.
Les histoires d'Heffengen sont appréciés et il gagne le gîte, le couvert et même quelque argent.
Wellentag 18 vorhexen
Le gîte, Heffengen n'en profite guère, perturbé qu'il est par de nouveaux rêves saisissants.
Il est debout au pied d'une montagne. D'un côté un chemin rugueux mène au sommet ; de l'autre, un escalier est taillé dans la roche. Karl se tient au sommet de l'escalier, baissant les yeux sur lui.
Heffengen emprunte l'escalier et lorsqu'il se rapproche de son sommet, il remarque une grotte qui s'ouvre derrière Karl. Ce dernier se retourne et entre à l'intérieur. Il le suit dans l'obscurité la plus totale et glaçante.
Il se réveille, emplit de sueurs froides.
Tôt le matin, Heffengen se rend alors au Sifflement du Jars retrouver ses compagnons et leur raconter son rêve.
Alido explique qu'elle aussi a fait un rêve étrange qu'elle raconte, car il est différent.
Elle était debout sur une plaine ouverte de pierre noire. Le ciel était d'un blanc immaculé. Elle faisait face à elle-même, dans sa version enfant, à la fois à plusieurs lieues de distance et à portée de bras. Un énorme corbeau aux mains humaines et griffues descendit du ciel et emporta l'enfant dans ses "serres". Sur l'horizon, elle voyait un jardin de pierres, au centre duquel se dressait un arbre décrépit.
Devant tous ces signes, ils font volte-face dans leurs intentions et font demi-tour pour aller au temple de Myrmidia de Wurtbad, voir si la représentation de Myrmidia devant l'arbre de l'espoir ne leur apprendrait pas quelque chose.
Heffengen remarque que ses rêves semblent correspondre aux prédictions de Madame Yaga faites pour Alido, et inversement. Quelle conclusion en tirer ?
Ils repartent donc en faisant un détour par l'herboriste. Leurs infections semblant calmées. Banek tente de lui vendre ses fioles, mais ils ne parviennent pas à s'entendre sur le prix.




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