mardi 27 mai 2025

Le dessous des choses


Hall des dieux

Ils décident donc de passer par cette salle. Les murs sont d'un blanc immaculé et le sol est en blocs de grès. Les voûtes du plafond, tout en hauteur, sont elles aussi d'un blanc immaculé, seulement interrompues par des lignes dorées formant un motif tourbillonnant.
D'impressionnantes cariatides sculptées bordent la salle, chacune représentant une imposante figure humaine ou quasi humaine. Leurs têtes effleurent le plafond. Derrière chaque statue se cache un symbole doré. Des torches fournissent une lumière abondante, presque aveuglante.
Ahmed étudie chacune des douze statues, des hiéroglyphes décrivent chacune d'elle et c'est une richesse archéologique primordiale car la statuaire réunit tout le panthéon de Nehekhara.

La porte opposée s'ouvre sur un couloir qui tourne sur la droite après une série d'escaliers qui remontent.
Baqir qui passe en premier sent qu'il marche sur une dalle qui s'enfonce légèrement. Il s'immobilise, rien ne se passe, ni après qu'il quitte la dalle. Le piège serait-il en panne ?

Le quartier des prêtres

Dans le hall, une autre porte mène sur une pièce simple bordée de lits alignés de chaque côté, chacun avec un panier tressé à son pied et une petite table à sa tête. Des cruches en terre cuite et de simples bols en bois sont posés sur chaque table. Des crochets muraux maintiennent les robes à côté de chaque lit. La pièce abrite plusieurs corps momifiés, qui se retournent tous à l'ouverture de la porte. Ils sont vêtus de simple toges blanches à liserés d'or. André referme rapidement la porte et tous attendent en position défensive. Mais rien ne sort finalement...


Ils repartent donc vers le couloir. Au second palier, une poignée doit permettre de soulever une dalle au sol, mais impossible de la faire bouger d'un pouce. Jusqu'à ce que Saïda se place sur la dalle. Mais elle est trop lourde pour Baqir et André.

Au troisième palier, le couloir s'arrête sur une porte devant laquelle Baqir s'arrête. Ils appellent Saïda qui quitte sa dalle et tout à coup le sol se dérobe sous les pieds de Baqir. Heureusement il parvient à mettre son épée en travers des bords de la fosse et à éviter une chute sans doute mortelle d'au moins trois brassées avec un fond agrémenté de pieux !

Le temps que Baqir se remette de ses émotions, André prend les devant et ouvre la porte. Elle mène à la salle du trône. Elle était cachée derrière le trône.

Ils n'ont plus d'options évidente.

Ils décident donc d'essayer d'ouvrir la trappe avec l'aide supplémentaire d'Ahmed. Elle s'ouvre sur une gaine technique. Saïda, la plus fine, va l'explorer. Il s'agit de tout le mécanisme de jonction entre la fosse à pieux et la dalle. C'est un des rares endroit non décoré du temple, et il n'a pas d'issue.

Que faire ? Ils décident d'explorer, de force s'il le faut, le quartier des prêtres.
André ouvre la porte et pénètre dans la pièce. Tout le monde est derrière lui, armes aux poings. Lorsque les corps momifiés s'approchent de trop près d'André, il porte le premier coup.

Cet acte de violence a une conséquence inattendue. L'immense cariatide près de Baqir se met à bouger dans un crissement de pierres. Ses yeux brillent d'une lumière dorée et elle lève son arme de pierre !

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