Les Voies de la Damnation
Erntezeit 2522
Meado de 2516 à 2522
Elle ne se sent pas coupable outre mesure d'avoir remis, accidentellement, les Pierres de Destin à Archaon.
Arrivée à la civilisation, elle délaisse les autres et courtise un jeune noble, Gustav Von Bechen. Ce dernier lui permet de poursuivre ses études en médecine. Les années passent, mais elle ne reste que sa maîtresse, sans rien de plus concret, jusqu'au jour où elle tombe enceinte.
Elle l'apprend à Gustav qui semble gêné et froid. Quelques jours plus tard, elle est kidnappée et avortée, son appartement mis à sac. L'avertissement des sbires de Gustav (rien ne prouve que Gustav est réellement derrière cela) est clair : elle quitte la ville, ou les désagréments seront pires. Elle essaie en vain de contacter Gustav pour lui parler, mais les barrages sont trop nombreux.
C'est alors que Bran la contacte pour partir vers Middenheim, là où va se passer la grande bataille, elle le suit plus pour fuir que pour rejoindre les champs de bataille.
Bran Neukirch de 2516 à 2522
Il passe ces 6 années dans l'armée Impériale. Il survit à quelques batailles, récolte quelques médailles et le grade de Caporal.
Blessé dans les premières heures de la Tempête du Chaos, il est démobilisé mais il se renseigne sur l'histoire d'Archaon, perclus de culpabilité. Il pense (à raison ?) être un peu à l'origine de cette guerre en ayant permis à Archaon de récupérer les Pierres du Destin. Il doit se racheter.
Il persuade Meado de le suivre, lance un appel à Luther et envoie un messager à Tetsuo et part sur la route de Middenheim.
Luther de 2516 à 2522
Il reste pour sa part dans les Principautés Frontalières, propices à une vie d'aventures. Il vit, avec un groupe peu recommandable, d'arnaques faciles, affichant une fausse compagnie de mercenaires et vivant des avances, de la revente d'équipement et de fausses informations.
La vie est facile et il finit par se relâcher, parle trop de ses exploits à moins qu'il ne soit trahi par l'un des siens. En tout cas, sa tête est mise à prix par l'un des nobles influent du Nord des Principautés. Il fuit vers l'Empire pour retrouver le message de Bran. Il remonte vers Middenheim et le rejoint à Untergard.
Il vit avec Bran et Meado le siège d'Untergard.
En passant par la Drakwald
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C'est la fin du siège d'Untergard. Le capitaine Schiller annonce l'arrivée de pain et de vin de la part du Grand Prince Leopold Von Bilthofen en remerciement de la valeureuse résistance de la ville lorsqu'un groupe de mutant surgit depuis les décombres du côté oriental de la ville.
Il est facilement anéanti par nos héros lorsque arrive Hans Baumer, le bûcheron de la ville par l'occident, à la tête d'un groupe de réfugiés des villages alentours. Il a aperçu les traces d'un important groupe d'hommes-bêtes se dirigeant vers le village et pense qu'il faut évacuer. Luther s'y oppose sauf à détruire le pont mais le capitaine Schiller tranche en faveur des dires du bûcheron, un ancien du village : un convoi partira demain pour Middenheim et aucune aide ne sera fournie à Luther pour qu'il détruise le pont : le climat est tendu entre Luther et Schiller qui voit son autorité remise en cause par un inconnu.
31
C'est le départ, Luther reste avec Bran pour abattre des arbres en amont, espérant boucher puis détruire le pont, puis ils repartent au soir rejoindre les réfugiés, sans connaitre le résultat de leur action.
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Au milieu de la journée, le convoi passe au loin de Grimminhagen, sans s'y arrêter. Le village a l'air encore plus touché que Untergard.
En début de nuit, les pleurs des enfants réveillent le convoi. Granny, qui s'occupe des orphelins, a disparu. Hans Baumer remonte ses traces en compagnie de Luther et Bran pour parvenir à la retrouver au milieu de la forêt dans une mauvaise posture, en joue de gardiens tribaux elfes qui l'accuse d'être une sorcière. Les elfes sont calmés et à moitié convaincus par les dires de Hans et de Granny qui prétend ne chercher que des herbes pour aider les réfugiés. Ils laissent repartir Granny vers le convoi.
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Dans la matinée, les ruines de Fanhdorf sont aperçues. Granny, très émue, indique qu'il s'agit de son village de naissance. Interrogée là-dessus, elle confie qu'elle l'a quitté après que son père eut été tué par le Graf Sternhauer, de Grimminhagen, pour faire un exemple car il avait voulu soustraire de la nourriture aux impôts injustes qu'imposait le Graf pendant que ses paysans mourraient de faim. Des corbeaux de mauvais augure commencent à suivre le convoi.
Peu après, l'intersection permettant d'arriver à Fanhdorf est la scène d'un massacre. Une diligence de Delberz semble avoir été attaquée par des gobelins et bloque la route, il faut la dégager pendant que le prêtre de Sigmar s'occupe avec Bran de dégager les corps pour leur donner une sépulture. Malheureusement, le prêtre tombe sous les yeux de Bran dans un piège qui n'avait pas encore été déclenché et agonise, transpercé par des pieux. Il a le temps de remettre un pendentif à Bran, lui faisant jurer de le porter jusqu'au temple de Sigmar à Middenheim : c'est une relique de Sigmar qu'il aurait trouvée dans les décombres du temple à Untergard.
Tard dans la nuit, dans le campement près des ruines d'Immelscheld, la disparition de Granny est à nouveau constaté, sans laisser de traces cette fois. L'un des enfants est vu avec un morceau de papier signé de Granny et indiquant son départ pour régler une dette avec la famille Sternauer. Sa réaction de ce matin, l'interrogation des enfants indique qu'elle veut sans doute se venger des Sternhauer. Luther prend son cheval vers Fanhdorf.
A Immelscheld, les survivants du village se sont regroupés dans l'auberge fortifiée du village, le « Coq Hautain ». Les réfugiés sont eux séparés des rescapés du village, pour éviter les problèmes. Lors de la visite du capitaine Schiller à l'auberge, en compagnie de nos héros, un prisonnier réclame à corps et à cris de l'aide car il est innocent, il a été pris par un autre et ne s'appelle pas Heinz Gerber, le célèbre hors-la-loi, mais Emmerich Handler, natif de Grimminhagen où se trouvent sa femme et sa fille qui pourraient témoigner si quelqu'un les cherche avant l'arrivée des patrouilleurs dès Brauzeit.
Luther négocie son aide contre cinq ans à son service pour lui, sa femme et sa fille. Emmerich n'a d'autre choix qu'accepter.
Emmerich Handler
Natif de Grimminhagen, il est apprécié de son village pour ses talents de forgerons. Il ne tarde pas à se marier à ???, laquelle lui donne une fille, Gretchen, âgée maintenant de 5 ans.
Sa vie était toute tracée, jusqu'au moment de la Tempête du Chaos. Le Graf Sternhaeur lui passe une commande d'armes qu'il n'honore pas. Après une altercation avec les hommes de son intendant, Gunter, il finit par tuer l'un d'entre eux.
Contraint de fuir, il monte vers le Nord pour trouver un travail qui lui rapporterait assez pour permettre à sa femme et à sa fille de quitter aussi Grimminhagen. Hélas, avant d'arriver à Imerscheld, il est capturé par Lars, un chasseur de primes, qui voit soi-disant en lui le célèbre bandit Heintz Gerber. Il est mis aux oubliettes de l'auberge fortifiée d'Immerscheld en attendant les patrouilleurs qui doivent statuer sur son sort pour sans doute le condamner à mort, sauf s'il parvient à prouver son identité.
Mittherbst – Équinoxe d'automne
Après s'être défait de loups qui lui barrait le passage, Luther retrouve Granny, nue, devant un feu multicolore, terminant un rituel. Luther ne parvient pas à le stopper et un démon est invoqué et s'envole au loin. Interrogée suite au rituel (ayant manqué de s'envoler sous forme de Corbeau), Granny convainc Luther qu'elle va mourir, mais lui indique où se trouve le grimoire du rituel en échange de son silence qui permettra aux enfants de vivre en paix.
De retour au campement, Luther raconte qu'il la retrouvée morte et s'est occupé de ses funérailles. Il met la main sur le grimoire. Il y retrouve Tetsuo qui était sur la route de Middenheim pour rejoindre les siens.
Ludwig conclut un accord secret avec le capitaine Schiller : en contrepartie de son silence sur la présence d'une sorcière à Untergard, il lui accorde la propriété d'un ancien moulin ainsi qu'un ordre de mission officiel pour la compagnie des Untergardner Muhlner.
Tetsuo de 2516 à 2522
N'ayant pas les moyens de retourner au Nippon, il doit se contenter d'un petit travail de garde de nuit à Nuln. Cela lui permet de ne pas trop faire remarquer à la populace son faux air de hobgobelin, la nuit, tous les chats sont gris.
Obligé pour survivre d'apprendre des bribes de Reiklandais, il n'est que trop content d'apprendre par un messager que Bran lui demande de le rejoindre sur la route de Middenheim.
Il rend son uniforme et fini par retrouver Bran, Luther et Meado à Immerscheld.
Les jolies choses
Luther prend quelques heures de repos puis il repart vers Grimminhagen, conseillant au convoi un arrêt repos d'une journée pendant qu'ils sont en sécurité.
Sur place, son intuition semble se confirmer, le village ne semble plus dirigé car le château des Sternhauer a été attaqué. Emmerich semble, lui, apprécié dans le village et sa femme et sa fille suivent Luther.
Ce dernier fait un détour par Fanhdorf, mais ne retrouve pas le corps de Granny : est-elle vivante, s'est-elle enfui ?
Elle est effectivement en vie et pourrait tenter de s'assurer à distance du bien-être d'Untergard (en éliminant Luther pour qu'il ne parle pas ?).
Ils arrivent à l'auberge du Coq Hautain de Immelscheld juste après l'arrivée des patrouilleurs et de Lars le chasseur de primes ayant capturé Emmerich.
La confrontation devant le capitaine des patrouilleur Leonhard Kurtz tourne facilement à l'avantage d'Emmerich. Lars est sèchement averti, d'une claque humiliante du capitaine, que c'est la dernière fois que cela se produit, ou c'est lui qui se retrouvera au bout d'une corde. Lars s'éloigne, le regard plein de haine et Emmerich retrouve sa femme et sa fille, mais doit maintenant repartir en direction de Middenheim, enrôlé par Luther.
Brauzeit 2522
1
Le convoi repart vers Middenheim, Ludwig est en éclaireur. Il rencontre huit pèlerins de Sigmar (dont quatre blessés) qui refusent son aide. Ils indiquent juste qu'ils ont été attaqués par des brigands plus haut et qu'ils restent donc méfiants.
Plus tard, il tombe sur une nouvelle scène de massacre. Un charriot est renversé au milieu de la route. Il y a cinq corps de pèlerins et cinq autres, qui semblent être des paysans bien bâtis. L'un des corps est encore en vie : une femme supplie Luther, avant de mourir, de retrouver sa fille adoptive, la vraie fille de sept ans du baron Von Radische à qui ils la ramenait lorsqu'ils ont été attaqué par des brigands. La paysanne a un médaillon prouvant l'identité de Bianka, la fille du baron. Luther est alléché lorsqu'elle lui avoue que l'intendant du baron, Herr Wilhelm Leibnitz, à Middenheim, paiera sans doute une bonne récompense si la fille est saine et sauve.
Luther repart en arrière vers le convoi qui a effectivement croisé, il y a peu, le groupe de faux pèlerins. Il continue la poursuite avec Bran. Les deux tombent sur un nouveau charnier (trois en trois jours, les routes sont vraiment dangereuses après la guerre). Cette fois-ci, il n'y a que des corps de gobelins et de loups, mais aussi le charriot des pèlerins, ainsi que certains de leurs membres : ils sont sans doute morts ou capturés par les gobelins. Bran repart chercher de l'aide pendant que Luther reste sur place en quête d'indices.
Il trouve une lettre abandonnée, qu'il ne peut lire, pas mal de provisions ainsi que la trace des gobelins qu'il remonte jusqu'à localiser leur camp.
2
Il passe la nuit à veiller, en attendant les renforts qui ne viennent pas (surpris par la nuit, Tetsuo, Meado et Emmerich ont fait un campement). Il parvient à voir les cadavres des pèlerins et du cheval en train de rôtir, sans que la fillette ne soit parmi eux, mais il est repéré par un loup. Il est rattrapé par le loup et quatre gobelins mais parvient à les occire. Les autres ne semblent pas vouloir quitter la sécurité de leur campement.
Au matin, les renforts arrivent enfin (Luther avait laissé des marques dans la forêt pour qu'ils puissent trouver le camp des gobelins) alors que quatre gobelins armés jusqu'aux dents ont quitté le campement.
Luther s'accorde du repos pendant que les autres surveillent le camp pour voir quel serait le meilleur moyen d'attaquer.
Le repos est bref. Une heure après, les quatre gobelins reviennent en compagnie de trois orques visiblement pas très contents !
Un plan d'action est monté, mais vole en éclat devant le cataclysmique manque de discrétion de Tetsuo qui tombe violemment au moment où il s'approchait avec discrétion de la caverne. Un violent combat s'en suit. Tous les gobelins et les orcs sortent en vitesse dès que les premières flèches ont fait effet sur Tetsuo. Emmerich et Tetsuo sont quelques instant seuls avant que Meado et Luther puissent leur venir en aide.
Le combat est violent. Personne ne s'en sort indemne. Au final, le chef orc Gnascrak ainsi qu'un gobelin parviennent à s'enfuir. Luther et Meado ne sont que superficiellement blessés mais Emmerich et surtout Tetsuo sont inconscients, sans que Meado n'ait sa valise de médecin pour pouvoir les opérer.
Bianka est vivante et semble en bonne santé physique, mais est en état de choc.
Le charriot des faux pèlerins est remis en marche pour transporter la fillette et les blessés. Le voyage se fait en partie de nuit.
3
L'arrivée à Immelsheld de nuit se fait dans la discrétion. Les cinq dorment à l'auberge et repartent avant midi.
Au soir, ils parviennent au Marteau de Sigmar juste lors de la fermeture des portes. L'auberge qui donne le nom au village est tenu par un halfling bavard qui parvient à « vendre » à Luther trois nuits d'auberge alors qu'ils ne comptaient y passer qu'une nuit.
Ils retrouvent ici Bran, qui a laissé le convoi seul pour Middenheim pour attendre ses compagnons pensant que les dernières heures de trajets sont plus sures. Pendant que Meado dine avec Bianka, qui réclame son papa, et les blessés dans la chambre, Luther, Bran et Meado (qui a laissé Bianka à Heidi, plus maternelle) descendent diner dans la salle commune...
L'auberge est animée, un nain, Grod Poingtonnerre les aborde rapidement pour leur proposer une expédition à Zhufbar. Luther essaie vainement d'en profiter pour l'ajouter à sa troupe de mercenaires.
Puis, une fois Ludwig Von Nulner (le nom que se donne Luther depuis son retour dans l'Empire) remonté, un certain Louis Lacroix s'invite à côté de Meado et lui fait ouvertement la cour. Son apparence et son côté avenant font penser à Meado qu'il s'agit d'un voleur et pour s'en débarrasser, elle l'invite au déjeuner de lendemain en compagnie de toute la bande puis monte aux côtés de Bran.
4
La nuit est agitée, quelqu'un toque à la porte de la chambre, demander de l'aide. Il s'agit d'un individu, visiblement assez pauvre qui est blessé à un bras et qui semble inventer une histoire invraisemblable : il se serait blessé seul en dormant et en se retournant sur son poignard. Karl Brassepot, l'aubergiste, lui aurait dit que Meado était médecin et qu'elle pouvait soigner les nécessiteux, il est donc monté trouver du secours. Evidemment, personne ne le croit mais Meado procure les premiers soins. L'intéressé, un certain Moritz, semble s'intéresser de près aux deux gamines. Finalement, Ludwig veut le ligoter, sans doute pour le forcer à parler, le ton monte, Moritz essaie de gagner la porte. Il n'y parviendra pas, il est tué à coups de hache par Ludwig. Ses hurlements réveillent l'auberge. Les gardes de la ville sont appelés. Ludwig avoue avoir tué quelqu'un qui s'était introduit dans leur chambre. Le ton monte très haut entre Ludwig et les gardes, mais ceux-ci restent stoïques. Finalement, le capitaine de la garde est réveillé, il parvient à convaincre Ludwig de se désarmer et l'amène en cellule pour le reste de la nuit pendant qu'il va mener son enquête.
Durant la nuit, tout le monde est consigné dans sa chambre pendant les interrogatoires.
L'un des compagnons du défunt indique qu'il se rendait dans la chambre de Meado pour se faire soigner suite à une blessure au bras. Meado avait indiqué à l'aubergiste qu'elle pouvait soigner les gens dans le besoin.
Tetsuo et Emmerich ne sont pas interrogés, ils sont dans un état proche du coma. Bran, qui dormait dans la pièce commune n'indique rien d'intéressant, sinon qu'il a été réveillé, comme tout le monde, par des cris. Meado et Ludwig indiquent qu'ils ont été réveillés par quelqu'un dans la chambre, armé d'un couteau et Ludwig l'a tué pour sa défense. En outre, Ludwig indique au capitaine qu'il a vu la porte de Louis Lacroix s'ouvrir et se refermer. Il l'informe, en demandant la discrétion, qu'ils transportent la fille d'un Graf récemment enlevée et l'escortent jusqu'à Middenheim, raison pour laquelle ils étaient nerveux.
Heidi Handler a un cas de conscience, elle sait ce qui s'est réellement passé, mais a peur des représailles. Elle en parle à Bran, qui lui conseille de révéler la vérité. Il est prêt à la protéger par la suite. Elle hésite, et finalement raconte la même histoire que Ludwig et Meado.
Pendant les interrogatoires, Meado a trouvé un mot glissé dans sa ceinture. Un corbeau indique qu'il sait tout et qu'il est prêt à témoigner de se qu'il s'est réellement passé sauf si son silence est acheté à sa juste valeur par un don en or dans une cachette indiquée avant le lever du jour. Meado montre le mot à Bran avant de le brûler. Tout deux soupçonnent Louis Lacroix.
Le corbeau est bien Louis Lacroix, qui espère récupérer une bonne somme par chantage. Il a bien entendu Moritz toquer à la porte et se disant blessé et il sait qu'il n'a pas forcé l'entrée, il a entendu le ton monter après quelques minutes, juste avant les cris de demande d'aide de Moritz. Il indique le contraire à la garde mais se prépare à se rétracter si la rançon n'est pas payée pour indiquer qu'il avait peur de dire la vérité devant la dangerosité du groupe de mercenaires.
Au matin, les pensionnaires de l'auberge sont libérés, moyennant une caution pour être sûr qu'ils ne quittent pas le village avant la fin de l'enquête.
Lors de petit-déjeuner, Louis Lacroix va s'enquérir de la situation et assurer à Meado et ses compagnons son soutien dans cette épreuve. Meado et Bran le repousse impoliment.
Une fois dans leur chambre, Meado reçoit un nouvel ultimatum, indiquant que s'ils ne sont pas en prison actuellement, ces grâce à la bouche cousue de leur corbeau, et que devant l'horreur de leur acte, il lui coûte de ne rien dire. Bref, l'ultimatum pour le versement de la rançon est fixé à la tombée de la nuit.
Les soupçons de la garde :
Rien n'explique comment Moritz Hausier est entré dans une chambre a priori barrée, alors qu'en plus Ludwig décrivait son comportement comme maladroit.
Moritz Hausier est connu dans le village, même s'il est itinérant, Ludwig n'est qu'un mercenaire. Bien qu'il soit secret, il n'avait rien d'un brigand.
Le chirurgien qui a vu le mort indique que le bandage au bras du mort a été fait par quelqu'un qui s'y connaissait, accréditant les dires du compagnon de Moritz.
La thèse de la garde s'approche dans ce cas des dires du compagnon de Hausier. Mais la question non résolue est celle du motif.
D'un autre côté, la version des occupants de la chambre se tient, et la version de Louis Lacroix, le seul autre occupant à l'étage, va dans le sens d'un cambriolage qui a mal tourné : il aurait entendu du bruit à la porte voisine mais serait resté cloîtré pour éviter les ennuis.
D'autre part, un noble influent de la ville demandant un compte-rendu a « conseillé » au capitaine de relâcher Ludwig. Il s'agit de Bertram Bediensteter, qui désire en fait obtenir l'aide de mercenaires pour des affaires personnelles.
Devant le manque de preuve, la garde conclut à la légitime défense. Ludwig est libéré à midi au moment où un nouvel incident se produit dans l'auberge, vers la fin du repas.
Un jeune paysan, trempé, dans un sale état, fait irruption dans l'auberge, armé d'un couteau et se rue sur l'un des convives, qui n'était pas présent la veille : un guerrier costaud et taciturne du nom de Bela Dustermann.
Ce dernier se lève calmement et attend l'arrivée du jeune homme, l'esquive et lui place un coupe d'épée en travers de la poitrine. Loin d'être calmé, il attaque de plus belle, mais est désarmé par Bran venu à la rescousse. Sur ce, Karl Brassepot arrive pour calmer tout le monde. Le jeune homme, Wil, tombe, moitié pleurant, moitié mortellement blessé. Karl envoie alors sa femme Anja chercher le chirurgien.
Pendant ce temps-là, Bela se présente à Ludwig, lui demandant si son incarcération n'avait pas été trop pénible, insinuant qu'il lui devait sa libération. Allant droit au but, il lui demande si sa compagnie de mercenaires était prête à accepter un travail pour le compte de son maître, Bertram Bediensteter.
Ludwig et Meado demandent à monter se préparer dans leur chambre. Là, Bran lui apprend qu'il est révolté par son comportement et celui de Meado et qu'il va quitter la compagnie. Il regrette que Heidi n'ait pas osé dire la vérité. Heidi en profite pour négocier sa libération en échange de la loyauté qu'elle a montré. Ils arrivent au compromis suivant : Heidi, Gretchen et Emmerich pourront accompagner demain Bran et Bianka vers Middenheim pour la ramener à son père. Les Handler pourront alors essayer d'entrer en contrepartie au service du père de Bianka, tout en revenant à son service lorsqu'il aura besoin d'eux. S'ils parviennent à remonter une affaire en leur nom, ils pourront alors devenir le fournisseur à bon prix de la compagnie de Ludwig.
Une fois Ludwig et Meado prêt, ils sont accueillis en la demeure de Herr Bediensteter qui leur propose 20CO pour enquêter sur la disparition de sa fille, Julianne, et 100CO pour la lui ramener vivante. Elle aurait disparue le soir où son père lui aurait interdit de poursuivre son aventure, qu'il pensait de jeunesse, avec le chef d'un groupe de bandit qui écume les alentours du village depuis deux ans, Rudiger Kaltblut.
Herr Bediensteter exige la discrétion et la rapidité, un pressentiment lui donne un sentiment d'urgence. Les mercenaires ne devront plus venir en sa demeure mais contacter directement son serviteur, Bela, qui sera régulièrement à l'auberge du Marteau de Sigmar.
Meado va d'abord se rendre chez l'apothicaire, la seule amie de Julianne que lui connaît son père. Elle ne recueille rien d'intérêt.
Ludwig se rend ensuite, avec Meado, au cabinet du chirurgien de la ville pour interroger Wil, qui devant le présence d'un second médecin croît sa blessure mortelle. Le doute dissipé, il ne peut que signaler n'avoir pas vu ses agresseurs. Ils ont tué ses camarades par des volées de flèches, alors qu'il a pu s'enfuir, ne devant sa blessure à la tête qu'à sa fuite effrénée. Wil, à leurs demandes, indique qu'il a eu d'autres visites avant lui : Ned le forgeron, venu prendre de ses nouvelles et savoir ce qu'il s'était passé, puis ses parents.
Meado et Ludwig repassent à l'auberge, embauchent Grod Poingtonnerre en tant que sergent, puis partent vers les bois, dans la direction indiquée par Wil, pour essayer de retrouver les lieux de l'embuscade.
Ils font un campement non loin d'un endroit rêvé pour une embuscade, espérant y débusquer les bandits.
Grod Poingtonnerre
Le but de Grod est de recruter quiconque est prêt à riquer sa peau pour quelques couronnes dans le but de l'accompagner jusqu'à la cité naine assiégée de Zhufbar. Il compte faire cela sur la lancée de la victoire après le siège de Middenheim, auquel il a participé.
5
Le matin, le reste du groupe – Bran, Tetsuo, Emmerich, Heidi, Gretchen et Bianka – prennent la route de Middenheim et sont arrêtés par Ludwig. Il s'en suit une nouvelle dispute parce que Bran a pensé qu'il était mieux de laisser son cheval à l'auberge au lieu de le rapporter. Meado repart sur la mule qui tirait le chariot vers le Marteau de Sigmar. Elle revient avec le cheval.
Une fois tout le monde ensemble, Grod se cache dans le chariot pendant que Meado et Ludwig suivent de loin, espérant que l'appât sera alléchant pour les bandits. Rien n'y fait, ils voyagent sans soucis jusqu'à la nuit, ayant sans doute dépassé la position des bandits.
Au campement, le Faushlag est maintenant visible. Middenheim devrait être atteint demain dans le courant de la journée.
En voyant Ludwig quitter la ville, Louis est allé raconter à Solrek Winter qu'il a entendu Moritz Hausier toquer à la porte de Ludwig, disant qu'il était blessé et qu'il voulait un médecin. La porte lui a été ouverte. Il dit qu'il a eu peur de raconter la vérité à cause des représailles.
Le capitaine Winter en parle à Herr Bediensteter. Ce dernier lui demande d'attendre qu'il ait fini son travail avant de l'arrêter, bien qu'il soupçonne maintenant qu'il se soit enfui. Il réfléchit à une solution de repli.
6
La nuit, durant la garde d'Emmerich et de Meado, ils subisssent une attaque de rôdeurs hommes-bêtes, sans doutes des troupes éparpillées d'Archaon. Ils sont huit, quatre parviennent à fuir, mais les pertes sont lourdes : Tetsuo et Bianka sont tués, Emmerich et Gretchen gravement blessés.
Bela et Bertram tentent de retrouver Julianne. Ils forcent Will à les guider et trouvent les corps des bandits dans la soirée et montent le camp à proximité.
Tetsuo est rapidement inhumé et le camp est levé au milieu de la nuit. Le chariot est guidé par Bran, à la lumière d'une lanterne. Le voyage est dur pour Ludwig, touché par un mal étrange. Ils arrivent au pied du Faushlag peut avant le jour, et peuvent rapidement en admirer la splendeur, même malgré la guerre. Ils doivent contourner la chaussée Est en reconstruction pour passer par le Sud.
En haut, sachant qu'ils conduisaient un moment le convoi d'Untergard, ils sont rapidement interrogés par le capitaine du guet Ulrich Schutzmann avant de rejoindre le camp de réfugiés au Sud de Grünpark occupé en partie par les habitants d'Untergard.
Meado se rend à Morrspark pour proposer son aide et expliquer sa dévotion à Morr, expliquant à un initié, Ortlich Schaffer, qu'elle désire rejoindre le culte, raconte la période qu'elle vient de vivre avec la perte récente de son enfant. Il essaie de la faire réfléchir, lui parle de Shallya, mais fini par lui promettre une rencontre avec le prêtre Albrecht Zimmermann d'ici quelques jours.
Albrecht Zimmermann a connu Harley, il est depuis réservé sur les élèves ayant été trop marqués par des expériences spirituelles passées lourdes. Son ancien tuteur était Eberhardt-Franz Kurz qui voulait en faire un répurgateur de l'Ordre du Corbeau Couvant. Le père Zimmermann avait racheté, à la demande de Harley, Khaled, condamné à l'esclavage. Il a été finalement poussé à excommunier Harley qui refusait l'autorité de Morr qu'il représentait.
Bran, lui, va se confier au Temple de Sigmar, accompagné de la famille Handler qui l'attend dans l'église. Il indique à un novice, Spielvogen, qu'il a trouvé une icône. Ils la remettent au père Morten qui passe l'après-midi à l'étudier et invite Bran et ses amis à discuter le soir autour d'un repas frugal.
Bran se confesse à Spielvogen qui est dépassé devant ses révélation. Il raconte comment il pense avoir participer involontairement à l'avènement d'Archaon. Il ne peut rien lui dire mis à part qu'il en parlera au Grand Capitulaire Werner Stolz.
A la sortie de l'église, leur guide, le jeune Philippe, a été remplacé par un adulte, Ernst. Il explique qu'il est de la famille et qu'il pourra les guider. Bran accepte ses services mais se méfie, il laisse Heidi et Gretchen dans l'église. Le frère Spielvogen leur propose une cellule, sur les ordres du père Morten.
Ernst parvient toutefois à trouver un emploi à Emmerich, chez un jeune forgeron, Gerhardht Trumff (30 ans, rasé et borgne) qui a perdu tous ses apprentis lors du siège. Emmerich est à l'essai une semaine, nourri et logé. Après sa journée de travail, il parvient même à placer sa femme et sa fille.
Le soir, Bran amène la famille Handler et Meado, très en colère après lui lorsqu'il lui indique qu'il a raconté leur passé commun, au dîner avec le frère Spielvogen et le père Morten. Ce dernier se refuse à évoquer le passé de Bran, ce n'est pas son rôle mais sera celui du Grand Capitulaire. En tout cas, il a rendu un immense service à l'Église de Sigmar en rapportant ce qui peut être considéré comme une relique : le petit tableau semble dater de l'époque de Sigmar, et être peut-être même un portrait divin !
Le frère Spielvogen se retire avant la fin du repas, mais donne d'abord une bourse à Bran (que ce dernier donne à Emmerich) ainsi qu'un symbole en argent représentant une comète bifide.
Après le repas, Meado ne voulait pas profiter d'une cellule au temple, mais finalement recule devant le couvre feu.
Meado, Heidi et Gretchen sont dans une cellule pendant que Bran et Emmerich dorment dans une autre, épuisés de fatigue.
Mais ils sont vite réveillés par un grand bruit. Tout le monde se retrouve dans le couloir, le père Morten ne répond pas et sa cellule est close. Meado et Bran tentent vainement de défoncer la porte sous la suggestion du frère Spielvogen, mais c'est ce dernier qui parvient à casser la serrure avec un grand coup de marteau.
Dans la cellule, la fenêtre est ouverte, le père Morten gît sur son bureau, mort. Bran saute en vain dans la rue, il ne repère personne. Meado retire une fine aiguille du coup du père Morten, sans doute empoisonnée.
La garde est appelée et arrive, tout le monde est renvoyé au lit et l'entrée de la cellule du père Morten est scellée. Tout le monde est convoqué aux premières heures à la Capitainerie et les armes sont retirées aux dernières personnes à avoir vu le père Morten vivant : Bran, Meado et le famille Handler.
7
Bran et Meado se rendent à la Capitainerie du Guet. Le capitaine Schutzmann est étonné de ne pas voir la famille Handler et la fait chercher. Pendant ce temps, Meado et Bran sont interrogés séparément ; ils disent la vérité. Emmerich, amené par deux gardes, est lui beaucoup moins convainquant, il est hésitant et prétexte qu'il a trop bu, alors qu'il ne s'agissait que d'un repas frugal. De plus, le capitaine ne parvient pas à cerner Schutzmann, mais il se doute qu'ils sont innocents car ils y a eu trois meurtres selon la même méthode – une fléchette empoisonnée – avant qu'ils ne soient sur Middenheim. Devant l'importance de la dernière victime, il se doit de trouver un coupable et tout le monde étant à la guerre, il manque de personnel.
Il monte donc une fausse accusation : s'étant rendu compte de la vraie valeur de l'icône, Bran aurait décidé de la reprendre pour l'écouler ailleurs. Il aurait convaincu Emmerich de faire le sale boulot, grâce au poison fourni par Meado – qui a avoué s'y connaître. Bran arrive ensuite sur les lieux avec le frère Spielvogen pour témoigner de l'innocence de Bran, seulement Bran aurait vu que l'icône n'aurait pas été prise par Emmerich, il la prend donc rapidement et saute par la fenêtre pour la cacher et faire croire qu'il poursuivait un éventuel assassin.
Malgré les dénégations de Meado et d'Emmerich, le capitaine ne veut rien savoir. Il est cependant étonné que Bran ne soit pas plus combatif et accepte l'arrestation presque de bonne grâce. Il les remet cependant en cellule, en leur signalant que le bûcher les attend, à moins qu'ils ne prouvent leur innocence.
Après les avoir fait moisir une heure en cellule, le capitaine fait chercher Meado pour lui proposer un accord. Elle avoue devant un tribunal s'être fait voler du poison, sinon, le reste de l'histoire reste la même. Résultat, le capitaine a son coupable et Meado s'en tire à bon compte. Il la remet en cellule pour la laisser réfléchir, tout en prenant soin d'écouter secrètement ce qu'ils se disent. Meado parle à Bran de ce qui s'est dit, Bran semble comprendre que le capitaine les teste.
Il n'est donc pas surpris que Meado refuse le marché, mais il est satisfait : il a un groupe à peu près cérébré pour faire l'enquête. Il leur propose donc de se disculper en menant l'enquête sur les... quatre meurtres ! Il leur indique qu'il croit à leur innocence, puisque les autres meurtres ont eu lieu avant leur arrivée, mais que les trois autres meurtres ne seront pas reliés à leur affaire lors du procès, s'ils ne trouvent pas le coupable.
Il se retrouve donc avec quatre nouveaux gardes à bon compte pour enquêter sur les meurtre, et ils commencent tout de suite.
Ils partent donc pour le Temple de Sigmar, en passant par la forge : Heidi propose – impose – à Ernst de prendre sa place pendant qu'elle retourne à la forge conserver son boulot et celui de son mari, ainsi que de s'occuper de leur fille. Elle lui donnera bien entendu son salaire de garde. Ernst accepte.
Au Temple, ils ne trouvent rien de particulier de neuf sur les lieux du crime. Ernst reste à l'extérieur.
Bran se rend ensuite avec Emmerich au Collegium Theologica, pendant que Meado va aux Jardins de Morr. Au Collegium Theologica, Bran apprend que le père Morten est bien venu faire des recherches la veille, mais tout le monde aurait pu connaître sa découverte, car il était trop excité pour la cacher efficacement. Quant au garde, la première victime, le personnel n'a pas jugé utile de faire un inventaire, puisque tout s'est passé à l'extérieur et que rien n'a été forcé.
Meado, de son côté, apprend que la troisième victime, l'inconnu, avait été déposé la nuit devant les jardins. La garde est venue constater le décès. Le culte s'apprêtait à le placer dans la fosse commune le lendemain lorsqu'un groupe, qui ne s'est pas nommé, à l'air martial, s'est présenté pour apporter une, belle, sépulture au défunt, identifié comme Gerardh Kroen. Ils ont indiqué aussi le lieux de sa mort, dans le Vieux Quartier. Son tombeau est aux armes de Sigmar, mais les deux queues de la comète sont frappées des lettres O et F. Le père Schaffer ignore ce qu'elle représentent. Sur un autre plan, Meado obtient un entretien avec le Père Supérieur Zimmerman, pour le 11 de Brauzeit.
Tous se retrouvent à nouveau au Temple de Sigmar, faire le point et fouiller une nouvelle fois la pièce, sous la surveillance du frère Raphaël Torp. Ils trouvent un papier ayant peut-être servi de support aux derniers mots du père Morten, mais la plume ne l'a pas assez marqué et il est difficilement déchiffrable. Ils recherchent aussi vainement la signification des lettres O et F.
De son côté, Ludwig s'est remis de son infection. Il laisse un peu dormir Grod, qui a veillé une partie de la nuit, et estime le campement. Il indique au placier, Karsh, qu'il est à la recherche de mercenaires, moyennant une petite commission. Il fait ensuite un tour de la ville puis se rend au guet pour essayer de parler au capitaine. Il parvient à avoir un entretien. Ce dernier est étonné que Ludwig ne semble pas au fait de ce qui s'est passé avec ses hommes. Ludwig essaie de placer sa compagnie, mais les ressources financières et humaines du guet son insuffisante pour assumer qu'il soit embauché. Le capitaine Schutzmann lui indique cependant qu'il pourra avoir le gîte et le couvert s'il aide à résoudre l'affaire sur laquelle sont ses hommes.
Ludwig indique qu'il a trouvé un grimoire sur une sorcière, mais n'a pas osé le brûler car les tours de la sorcières étaient liés au feu... Il ne sait pas quoi en faire.
La guilde des sorciers est prévenue et elle envoie l'un de ses représentants au guet, pour évaluer la situation. C'est Graephi Torni, un jeune sorcier assez fantasque, avec un fort sentiment de supériorité sur les gens du commun, qui ne maîtrisent par les Arts. Il explique à Ludwig qu'il est infiniment plus risquer de transporter un tome de magie sombre, plutôt que le brûler directement. Il a fait le mauvais choix, mais comme le livre est là, il va être étudié, puis sans doute brûlé, par le guilde. Le capitaine, soulagé, donne un sauf-conduit au sorcier, et un garde : Ludwig plus un homme du guet.
Lors du voyage, Ludwig essaie aussi de placer sa compagnie à la guilde, mais Graephi Torni semble peut intéressé par ces basses contingences matérielles.
Le livre en sûreté à la Guilde, Ludwig passe au Temple de Sigmar, peu avant la nuit, où il retrouve Meado, Bran, Emmerich et Ernst, littéralement en train d'occuper une cellule...
Grod, de son côté, en garde des affaires de Ludwig, récupère dans un dortoir du guet, de sa nuit blanche.
Enfin, le frère Spielvogen, harassé de sa journée à filer Bran, rentre au Temple (une fois son déguisement de ratier enlevé...).
Heidi, qui voulait apporter à manger à son mari, a remarqué le manège du frère Spielvogen, et profite de la sortie du temple, peu après, de Emmerich, Bran et Ludwig, pour les en informer. Emmerich est laissé de faction à l'entrée du temple, pour la durée du couvre-feu. Les autres retournent interroger le frère Spielvogen dans sa cellule, qui ne reconnaît pas les faits. Il est étonné que Bran puisse être chargé par la milice de l'enquête...
Par contre, ils apprennent que le sigle trouvé sur la stèle de Gerardh Kroen pourrait être celui de l'Ordo Fidelis, mais que ce n'est qu'une légende d'un groupe sigmarite extrémiste en charge de l'éradication du Chaos, sensé travailler de façon détachée du clergé.
Meado cherche d'autres information dans la cellule du père Morten, en vain, et finit par obtenir une cellule pour la nuit. Le frère Torp lui faisant remarquer qu'elle devrait prendre d'autres dispositions pour les jours suivants.
Ernst est chargé, avec deux sous, de retrouver une trace de l'inconnu ayant payé pour les obsèques de Gerardh Kroen, ainsi que la famille de ce dernier.
Emmerich monte la garde, Heidi retourne se coucher à la forge, Bran et Ludwig vont dans leur dortoir, au guet. Durant leur voyage de retour, Bran et Ludwig passent par le Collegium Theologica et voient qu'il n'y a pas de guet. Ils frappent : pas de réponse.
8
A l'aube, Meado se rend au jardin de Morr pour aider les initiés, et laisse un message à un Emmerich endormi, signifiant qu'elle serait de retour vers neuf heures.
Au matin, Bran et Ludwig vont faire leur rapport au commandant, qui les presse d'aller plus vite et leur donne les pistes à explorer.
Il récapitule l'ordre des meurtres :
nuit du 3 au 4 : portier nain de la Guilde des Ingénieurs Nains
4 au matin : Gerardh Kroen déposé au jardin de Morr
nuit du 5 au 6 : homme du guet, près du Collegium Theologica
nuit du 6 au 7 : père Morten, au temple de Sigmar
Bran et Ludwig se rendent au temple de Sigmar, fouiller en vain la cellule de Spielvogen, qui, encore une fois, n'est pas là.
Ils laissent des instructions pour que le temple soit aussi fouillé, discrètement, afin d'y trouver éventuellement une cache d'hommes en armes.
Durant la matinée, le frère Spielvogen se rend à la milice pour s'assurer que Bran dirige bien l'enquête. Il est rassuré d'entendre que c'est bien la cas car il parvient à soutirer du capitaine la vérité sur les autres meurtres. Il retourne donc au Temple par la suite, et même s'il prend mal la fouille de sa chambre, il la comprend.
Le temple, lui, est rapidement fouillé, en vain.
Puis ils se rendent au Collegium Theologica où ils apprennent que leur passage d'hier a été remarqué par la garde postée à l'intérieure. Ils demandent à la personne qui les accueille si elle peut leur trouver des informations sur l'Ordo Fidelis.
Ces informations ne sont pas trouvables facilement, mais à leur retour, on peut leur proposer une recherche payante plus approfondie (à un prix que le Capitaine Schutzmann refusera de payer).
De retour à la milice pour se changer avant de traîner dans les bas quartiers, ils retrouvent Ernst et Meado venus les chercher.
Ernst n'a rien appris sur l'inconnu. Par contre, il a des informations sur un Gerardh Kroen qui serait... vivant. Il n'est pas allé voir plus loin.
Ce Gerardh Kroen n'est qu'un homonyme.
A la Guilde des Ingénieurs Nains, ils n'apprennent rien de neuf : tout est sensé être confidentiel. Ils restent sur le pas de la porte (un homme du guet les a prévenu qu'ils ne seraient pas les bienvenus). Par contre les nains semblent intéressés par des informations.
Après un passage au foyer des travailleurs où Ludwig tente de recruter mais se fait casser la baraque par Meado, ils se rendent dans la famille du garde assassiné : une femme sans enfant, trentenaire et éplorée.
Ils trouvent une lettre dans les affaires sales du garde, qui semble être un rendez-vous au Collegium Theologica avec le « fils du Cornu », pour l'échange d'un ouvrage. De plus, il a l'empreinte d'une main rouge tatouée sur le coeur : le garde est tout de suite louche, mais la veuve ne l'est pas aux yeux de Bran et Ludwig. Elle leur indique que son mari avait parfois des conversations sur l'inutilité de Sigmar et d'Ulric devant les fléaux et la pauvreté, de la richesse des prêtres alors que le petit peuple crève de faim... D'après la veuve, il n'avait que peu d'amis, l'un d'eux, le sergent Züger était rejoint de temps en temps à la « Comète Erratique », un repaire de garde et de miliciens selon Ernst.
Les informations de Ernst ne sont plus de première jeunesse. C'était un repère de milicien avant le démantèlement il y a une petite dizaine d'année, du Marteau de Middenheim, une unité du guet dont les officiers appartenaient à une secte chaotique.
Ils quittent la modeste demeure, Bran semble percevoir qu'ils sont filés. Ils arrivent à la Comète Erratique. La patron, peu prêt à discuter avec la milice, leur avoue tout de même qu'il connaît un certain Züger, mais sa place est vide : il n'est pas là.
En quittant la taverne, ils sont toujours suivis. Ils entraînent alors l'inconnu dans des petites ruelles et parviennent à mettre la main dessus et à la faire taire, mais pas à arrêter ses hurlements : Ludwig, avec sa violence habituelle, même sans arme, lui a cassé la jambe !
L'inconnu s'appelle Jonas Klug, il fait parti de la secte de la Main Pourpre et enquêtait sur le meurtre de son compère.
Ludwig exerce sur Jonas une pression psychologique puis physique pour qu'il parle, mais ils doivent faire vite, Meado pense qu'il risque de mourir vite, malgré les soins. Ils parviennent à soutirer de Jonas qu'il les suivait car son ami avait été assassiné, mais il ne savait pas par qui. Il fait partie d'un groupe, la « Main Pourpre » dont l'activité principale, bien que ne faisant pas partie de la pègre, tourne autour du trafic de drogue, l'assassinat du garde est pour lui le résultat d'une trahison. Ils obtiennent aussi son adresse et celle du repaire de la « Main Pourpre », la quincaillerie Zuck, dans l'Altquartier. D'après Jonas, ils sont une cinquantaine de membres.
Jonas Klug a réussi à préserver le secret du culte de Tzeentch, et il a gonflé les effectifs de la « Main Pourpre » pour effrayer les aventuriers, ce qui semble avoir fonctionné...
Il ne tarde pas à mourir et est abandonné dans une petite ruelle.
Une visite de son appartement, dont il a donné l'adresse, ne révèle rien.
Le soir, Ernst va voir son receleur, Harbrand Durrbein, pour échanger des informations (le receleur parvient tout de même à lui soutirer 1co) : d'après lui, la « Main Pourpre » donnerait plus dans la politique – elle fournirait des personnages haut placés pour les faire ensuite chanter. Il pensait l'organisation détruite depuis une dizaine d'années sans nouvelle. Elle serait structuré en cellule.
Le receleur apprend donc que la « Main Pourpre » est toujours active, ainsi que son repère, la quincaillerie Zuck.
Pour 15co, il a encore ujne information à révéler : il s'agirait d'un culte de Tzeentch !
9
Un repérage du lieu où l'inconnu, Gerardh Kroen, a été assassiné, en limite du cratère fait par un canon de l'apocalypse lors du siège de Middenheim, amène les joueurs à penser que l'ancien système d'ascenseur pourrait cacher une entrée secrète dans Middenheim. L'entrée du complexe est forcée et visitée, sans que rien de probant ne soit trouvé : une dalle de plusieurs tonnes, soulevable par une machinerie, obture l'entrée, les nacelles sont rangées à l'intérieur.
En ressortant, il sont arrêtés par une équipe du guet, menée par le sergent Gartner, attirée par le bruit qu'ils ont fait au moment de forcer l'entrée. Ils sont libérés, mais le sergent prévient qu'il va faire un rapport à son capitaine : s'ils voulaient enquêter là-dedans, il n'était nul besoin de forcer. Deux gardes, effrayés par la proximité du cratère, sont laissés de faction le temps de faire les réparations sur la porte.
Le sergent Gartner fait son rapport au capitaine Schutzmann.
De jour, ils retournent ensuite surveiller le domicile de Jonas Klug. Ludwig se fait faire une paire de chaussures de bonne qualité (la moitié, 15pa, a été réglée d'avance) chez le bottier au rez-de-chaussée de l'immeuble de Klug.
De retour au guet pour parler au capitaine, qui est absent, ils discutent avec Bran qui n'étaient pas avec eux. Bran, grâce à Emmerich, ne tarde pas à savoir qu'ils ont torturé quelqu'un. Ludwig lui en veut.
Quoi qu'il en soit, ils réfléchissent à ce qu'ils pourraient faire. Ils décident de retourner voir les lieux du meurtre une nouvelle fois, mais cette fois pas les alentours, mais l'endroit même du meurtre.
Ludwig interroge un habitant du quartier. Contre quelques pièces, il parvient à obtenir les informations suivantes : il y avait effectivement un cadavre, que personne n'a osé dépouiller car il semblait important et la cause de sa mort était mystérieuse (pas de blessure visible) : il avait une belle armure ciselée et était camouflé par une vieille cape.
Ses compagnons, dont l'un pourrait être un chevalier, sont venus le chercher plus tard. Leur description correspond à celle que Meado avait obtenue au temple de Morr.
Près du corps, ils trouvent ensuite des traces d'une substance huileuse noire, sur laquelle on aurait glissé : du poison, de l'huile en cas de poursuite ? Ils l'ignorent, mais parviennent à remonter la trace sur quelques dizaines de mètres avant de la perdre, dans les environ de la quincaillerie Zuck !
Leur hypothèse sur ce meurtre est que Gerardh était avec ses compagnons lorsque l'assassin a sévi. Qu'il a été remarqué et poursuivi et qu'il a laissé sous lui, en toute hâte, du poison en espérant que ses poursuivants glisseront.
Une fois la trace perdue, Meado, à son tour, regarde la substance de plus prêt. Elle pense y reconnaître l'odeur caractéristique du naphte, une substance très inflammable, parfois surnommée « eau de roche ».
Un balayage du quartier pour essayer de trouver d'autres traces permet à Ludwig de repérer un bâtiment en ruine, d'où une faible odeur de naphte s'échappe. Il s'agit sans doute d'un ancien atelier. L'une des fenêtres à vantaux est brisé, mais l'espace laissé est trop étroit pour laisser passer autre chose qu'une frêle jeune fille. L'espace est bruyamment agrandi pour laisser tout le monde entrer, après maintes précautions.
Le bâtiment est vide, mais le sol en grande partie couvert d'une couche de naphte assez épaisse. On y voit des traces de meubles ou d'établis, déménagés depuis. Un escalier en bois mène à la cave, vide elle aussi. Par contre, une trappe est reliée aux égouts par un boyau assez large pour laisser un homme passer, il y a d'ailleurs quelques échelons.
Meado est laissée en garde dans le bâtiment abandonné, tandis que les autres tentent, malgré l'odeur fétide, de pénétrer dans le boyau, où il est nécessaire d'être presque jusqu'à la taille dans les eaux saumâtres et d'avancer tout en étant courbé. Emmerich, ne parvenant pas à maîtriser son dégoût reste bloqué sur un des échelons, incapable de descendre plus bas. Ernst, déjà en bas, l'attrape par les jambes pour lui infliger un bain forcé. Après avoir ajouté le contenu de son estomac aux eaux dans lesquels maintenant tous, sauf Meado, pataugent, Emmerich se fait soigner par Ludwig.
C'est ce moment que choisit une silhouette courbée pour faire tournoyer sa fronde. Bran, attentif, s'approche rapidement.
Un combat éclate : il y a là une demi-douzaine de rats géants, juchés sur deux pattes et armés. Sont-ce les fameux skavens dont des rumeurs font état ? Quoi qu'il en soit, ils attaquent pour la plupart depuis une promenade d'un autre conduit, plus large, qui leur donne un certain avantage. Malgré tout, ils ne sont pas aussi solides que des hommes vigoureux : trois sont tués et deux parviennent à s'enfuir, chacun dans une direction opposée. Emmerich semble sérieusement touché à l'issue du combat, mais tous décident de rapidement prendre la direction de l'aval, vers le nord-est, pour ne pas rester sur place et se faire surprendre. Meado reste de garde dans le bâtiment.
Le canal principal de l'égout est parsemé de quelques ouvertures latérales, toutes murées. Sur l'une d'elles, la majorité du mortier de jointoiement est manquant. En poursuivant leur progression, le passage est barré par une lourde grille, qui bloque les substances les plus grosses comme... des cadavres. Un cadavre est effectivement en travers de la grille, en train d'être dévoré par une dizaine de rats énormes, de la taille de gros chats ! Bran leur décoche quelques flèches qui les font fuir en remontant le courant et donc en fonçant vers le groupe qui se défoule sur les rats. Trois parviennent à fuir.
Le cadavre est dans un sale état : putréfié, gonflé par les eaux et à moitié dévoré, impossible à reconnaître. Bran parvient à le retourner pour voir si son coeur n'est pas marqué d'une main pourpre, ce qui n'est pas le cas. Puis Ludwig se met à dépecer méthodiquement les rats morts, ce qui ajoute à l'horreur et à la puanteur ambiante. D'ailleurs, Bran ne supporte pas cette boucherie et commence à se sentir mal et perd même connaissance. Il reste dans un état proche du coma et est impossible à réveiller. Il est transporté prêt du passage muré non scellé pendant que Emmerich et Ernst dégagent une ouverture. Il y a derrière un boyau creusé dans la roche. Puis tous passent de l'autre côté de l'ouverture (Bran y est aussi déposé). Ernst et Emmerich se chargent de reconstruire le mur pendant que Ludwig s'occupe de la surveillance du boyau.
Ils partent ensuite en exploration, mais au bout d'une demi-douzaine de mètres, il faut se rendre à l'évidence, le passage n'est effectivement pas abandonné, il est même piégé : Bran déclenche un fil et se prend un carreau d'arbalète qui effleure son bras.
Parti en avant-poste, jusqu'au bout du couloir, Bran vérifie l'arbalète cachée dans les éboulis, alors que le couloir se poursuit sur la droite. Remarquant alors une légère lueur dans la pénombre, il se rue vers elle et trébuche... sur un skaven, suivi par d'autres qui bloquent l'entrée et mettent Bran en position inconfortable. Le combat est rude, surtout lorsque l'éboulis s'écroule, écrasant la lanterne posée au sol et plongeant les lieux dans le noir. De l'autre côté du couloir, Emmerich, seul, avec la dernière source lumineuse, s'écroule rapidement, violemment poussé contre le mur. Le noir est total. Personne ne peut aller du côté d'Emmerich, mais on entend un nouvel éboulement.
Lorsque la lumière réapparaît, c'est accompagnée d'un cri de Ludwig : il tient une flamme bleue surnaturelle à la main, et du sang s'échappe de ses oreilles et de son nez.
Bran et Ludwig parviennent finalement au bout de six skavens, aidés par Ernst. Emmerich est inconscient, un coup porté à la tête, il ne se rappelle qu'avoir vu surgir un skaven lorsque l'éboulis s'est écroulé, il s'est sans doute enfui ensuite, puisque le mur est à nouveau ouvert.
Après examen des lieux, il semble que ce soit le repaire de skavens, dans une ancienne grotte naturelle, qui présente une étrange stalagmite ressemblant de façon troublante à un guerrier nain. Outre des peintures et des glyphes skavens, la caverne est couverte d'une peinture de crâne humain (faite avec du sang ?). Mais le plus intéressant est sans conteste l'icône de Sigmar... ou du moins son cadre, la peinture elle-même n'est pas là.
En repartant, Emmerich retrouve la trace de ce qui semble avoir causé la petite piqûre à son bras juste avant l'écroulement de l'éboulis : une fléchette qui est de la même facture que celle trouvée lors des quatre premiers meurtres. L'assassin était sans doute à deux doigts d'Emmerich.
De retour, tard dans la nuit, à la milice, pendant que Ernst partait de son côté, l'odeur est persistante malgré de nombreux sceaux d'eau, et la nuit est courte.
10
Ludwig et Bran, malades, s'entretiennent au matin avec le capitaine Schutzmann : pour lui, l'affaire peut être close. L'assassin est un skaven, si il est trouvé, il sera de toute façon éliminé. Pour le capitaine, Bran, Emmerich, sa femme et Meado sont libres et libérés de leur service à la milice, une récompense leur sera même versée bientôt. Il devront libérer les chambres dès qu'ils iront mieux.
L'hypothèse formulée sur les meurtres est que les skavens auraient dérobé des plans aux ingénieurs nains, ayant tué le portier. Ils auraient ensuite tenté un échange d'un ouvrage volé par la Main Rouge au Collège, ouvrage sans doute destiné à faire fonctionner mieux, ou différemment, ou plus efficacement l'invention naine. L'échange se serait mal passé, d'où la mort du garde. Quant au membre de l'Ordo Fidelis, il a sans doute remarqué la présence du skaven.
Le cas du père Morten est plus énigmatique : l'icône serait une sorte de catalyseur.
Ludwig insiste sur le fait que Spielvogen est suspect. Son déguisement de ratier montre peut-être que les ratiers sont aussi impliqués. Ils sont sans doute de la Main Pourpre. Pour Schutzmann, Spielvogen ne peut être arrêté : il appartient au clergé de Sigmar et il n'y a aucune charge sérieuse contre lui.
Le capitaine Schutzmann propose de réunir les nains et les ratiers pour retourner sur les lieux, chacun surveillant les autres, on évite les éventuelles trahisons : les ratiers se chargeront de l'entretien des égouts, et les nains de vérifier les lieux, notamment la statue. Ludwig souhaite assister à l'entretien.
Puis, ils se rendent au temple de Sigmar, remettre l'icône, en compagnie d'un garde du guet.
L'entretien avec le Père Hoch se passe relativement mal. Il semble content que l'enquête progresse mais à partir du moment où Ludwig réclame avec insistance une récompense que le temple ne semble pas prêt à verser, le tension entre les deux hommes est palpable. Ludwig et Emmerich quittent la salle en compagnie du garde, laissant le père Hoch seul avec Bran.
Le père Hoch les fait ensuite quitter les lieux – il garde le cadre – mais indique que Bran reste au temple, et il n'est pas possible de lui parler.
De retour vers la milice, Ludwig essaie de lier connaissance avec le garde du guet qui les accompagne : il pense que Ludwig s'est en quelque sorte fait jeter à cause de son manque de respect, et aussi parce que le prêtre devait penser qu'il travaillait pour le guet, et que c'est au guet de remettre une récompense.
De son côté, Bran est rapidement questionné par le père Hoch, qui décide que son sort devra être scellé par le Grand Capitulaire lui-même. En attendant, il est placé en cellule pour instruire son cas avant un éventuel procès.
En cellule, ses affaires sont vérifiées afin de voir s'il n'y a pas d'objet impie. Le cas de son anneau, impossible à enlever, n'est pas encore « tranché ». Il est interrogé longuement sur le sujet particulier de sa rencontre avec Archaon et des évènements qui y ont mené. Il ne semble rien cacher. Il est laissé au repos afin qu'il puisse ensuite être frais pour un interrogatoire plus prolongé, car quelques zones d'ombres importantes subsistent (il ne sait par exemple pas décrire précisément la pierre).
Ses dires doivent être vérifiés et il sera interrogé plus tard afin d'aider l'Empire à mieux connaître Archaon.
Ludwig se rend à la Guilde des Sorciers et des Apothicaires afin de voir Graephi Torni. Il n'est pas là, mais il lui fait envoyer un message par le biais d'Otto Kranz qui l'accueille. Il se rend ensuite au Temple de Shallya pour voir s'il pourrait trouver un remède au mal de quelqu'un : il est invité par la soeur Greta à amener le malade.
Meado et Grod font quelques emplettes et recherchent un remède pour accélérer le traitement des malades. Ludwig fait de même de son côté. Il semblerait que des bouillies soient le remède aux problèmes intestinaux et l'onction d'un mélange d'huiles celui pour les démangeaisons.
Tous sont de retour au guet pour la réunion tripartite. Sont présents le capitaine Schutzmann, Ludwig, Grod, quatre représentants des ratiers et des égoutiers, dont le porte-parole est Ehrhart Lankdorf et deux nains, dont le chef est Furgun Belaraginason.
Le plan d'action est défini ainsi : les égoutiers s'occuperont du colmatage du passage en surface, les nains se chargeront de l'exploration et de la sécurisation du repaire où les skavens ont été débusqués. Le rendez-vous est donné le lendemain à l'aube. Le capitaine Schutzmann doit élever le ton avec Ludwig qui réclame paiement pour conduire la troupe et pour la recherche de nouveaux indices. Pour le capitaine, il n'est demandé à Ludwig et à ses hommes, qui sont aussi employés du guet, que de conduire les nains et les ratiers, ils ne sont pas chargés de faire une enquête plus approfondie. Il remet cependant à Ludwig une récompense de 40co pour le résolution des meurtres et de 20co de la part de la Guilde des Sorciers. Le partage est dirigé par Ludwig.
11
Meado rencontre le père Zimmermann pour lui faire part de son désir de rejoindre son église. Échaudé par des problèmes passés avec des initiés ayant auparavant beaucoup voyagé, il lui demande d'être ferme dans sa foi, de savoir jusqu'à où elle est prêtre à se sacrifier pour elle, sachant qu'elle devra abandonner son ancienne vie pour elle, et que sa nouvelle vie pourra lui paraître beaucoup plus ennuyeuse. Il lui donne rendez-vous le lendemain avec le père Eberhardt-Franz, qui sera son guide pour les prochaines année. En attendant, elle peut réfléchir à son engagement et régler ses affaires terrestres.
Ludwig emmène Emmerich au Temple de Shallya : il est ausculté. Son mal semble inconnu, le même type d'onctions que celui proposé par Meado lui est conseillé. S'il est causé par le contact avec les rats, la seule manière de s'en prémunir semble trivialement d'éviter tout contact. Puisque le mal n'est pas connu, on ne peut guère en dire plus.
Ludwig et Emmerich rejoignent ensuite Grod, les nains, les ratiers et les égoutiers pour l'exploration et la sécurisation des égouts. Les nains sont peu diserts sur leur partie : Ludwig et Grod supposent qu'il s'agirait d'un ancien lieu de culte nain...
Meado, arrivée par la trappe sous la maison abandonnée, manque de se prendre un carreau d'arbalète lorsqu'elle passe la tête par le conduit où les égoutiers commençaient leur exploration.
Sinon, à part quelques traces récentes de sang dans un conduit principal, où l'un des skavens a fuit, il n'y a aucun élément nouveau. Chaque groupe prépare ses futurs travaux de réhabilitation des lieux.
De retour au guet, pendant que les malades se reposent, Grod parcourt en vain les tavernes pour recruter. Il revient bredouille, allégé d'une couronne et légèrement ivre.
12
Ludwig est convoqué par le capitaine Schutzmann en début d'après-midi : le temple (d'Ulric) aurait eu vent de leur enquête et souhaiterait peut-être louer leurs services. Ils sont invités à se rendre dès que possible au temple, s'ils sont guéris, afin de rencontrer le père Ranulf.
Ludwig et Grod rejoignent ensuite l'armurerie où travaille Heidi afin de lui donner des nouvelles, pas très rassurantes, de son mari. Ludwig, pour 120co, demande la confection de manches de mailles pour Grod, ainsi que d'un heaume à bassinet surmonté de bois de cerf, qu'il fournira. Une avance de 20co est versée.
Quant à Ernst, il est convoqué par Diebold Fuchs, son chef, qui lui fait comprendre qu'il sait que Ernst travaille pour quelqu'un d'autre. Ernst avoue tout de suite pour qui il travaille et ce qu'il fait. Diebold est trop stupéfait pour le crucifier sur le champ... Il fait cependant une mise au point : Ernst ne travaille que pour une personne, Diebold. Si son erreur se reproduisait, la menace de mort était à peine voilée. Il lui commande, pour s'amender, un travail gratuit : récupérer un arriéré de 3co à la quincaillerie Zuck, puisqu'il la connaît. Il se fait légèrement tabasser avant de repartir.
Ernst se rend ensuite prévenir Heidi que l'affaire pour laquelle il l'a embauché est résolue. Heidi venait d'être prévenue.
Ernst passe ensuite à la quincaillerie pour accomplir sa mission, mais elle est fermée. Il attend une partie de la nuit pour voir s'il y a du mouvement, en vain.
Meado, elle, se rend au guet pour inviter Ludwig et compagnie à dîner pour faire ses adieux : elle compte faire son initiation au temple de Morr.
13
Ernst retrouve son contact pour lui indiquer qu'il ne trouve pas Zuck, la quincaillerie étant fermée. Il a pour ordre de la forcer.
Ludwig, toujours malade, travaille sur le dessin de son blason.
Meado commence son initiation.
14
A minuit, Ernst visite la quincaillerie Zuck : la porte n'est pas verrouillée. Elle est vide d'occupants... vivants. Il n'y a effectivement que des cadavres : le patron, Zuck, est étendu, touché par une fléchette. Trois autres corps sont lacérés de coups d'épée et un dernier n'a pas de blessure grave apparente, mais il est bien mort : du sang et de la bave coulent de la commissure de ses lèvres. Les corps sont déjà rigidifiés et d'après l'état des lieux, les meurtres semblent dus à une tentative de cambriolage.
A midi, Ernst se rend à nouveau chez Heidi pour essayer de récupérer sa récompense. Heidi lui répond qu'elle n'a pas encore été payée. Ernst n'insiste pas et dit qu'il repassera.
Emmerich semble se remettre de ses problèmes intestinaux.
Quant à Grod, il part commander une dizaine de surcots aux couleurs de la compagnie de Ludwig: bleu et blanc, pour 15co, 7co sont payées d'avance. Puis, il se rend honorer sont rôle de sergent recruteur. Une personne, une femme, sans doute une elfe, semble intéressée, pour 1co hebdomadaire. Il lui propose, à contre coeur, un rendez-vous avec son chef le lendemain.
Edoras était originaire d’une communauté elfique qui avait fait le choix de ne pas prendre part au dernier voyage et de rester sur les terres de l’Empire. Cette petite enclave se trouvait au sud de l’Empire, proche des grandes montagnes qui abritaient les dernières forteresses naines. L’endroit était sauvage et perdu dans la nature, mais de tous temps les elfes savaient mieux que quiconque se cacher pour vivre à l’abri des dangers du vieux monde.
Les parents d’Edoras étaient des dignitaires de la communauté. Très jeune elle avait suivi les pas de son grand frère, Jhannis, préférant la voie de l’acier et la maîtrise des arcs à celui des sciences occultes. Elle fut donc élevé dans la tradition martial des gardiens elfiques. Elle en était d’ailleurs très heureuse car ceci était l’unique moyen de sortir de l’enclave elfique et de patrouiller dans les vastes forêts avoisinantes. La vie était plutôt paisible et malgré les rares occasions de voir passer des peaux vertes ou quelques hommes bêtes en maraude, la jeune elfe désespérait de ne pouvoir rencontrer de nouvelles personnes, apprendre au contact de nouvelles cultures. Puis ce jour marqua un tournant dans sa courte vie…
En effet, elle se rappellera à jamais de ce fameux jour où la communauté accueillie des voyageurs ! Des humains et un nain ! Elle avait pu entendre parler les aînés et apprendre que ces voyageurs étaient en quête de quelque chose d’important, mais après tout ce n’est pas ce qui l’importait. C’était plutôt le mystère de cette rencontre, l’inopportun cadeau que le destin offrait à sa curiosité.
Cependant, le temps était compté pour ces étrangers et leur séjour s’écourta rapidement. Mais c’est précisément à leur départ que la vie d’Edoras changea. Les aînés avaient demandé à un jeune guerrier de la communauté d’apporter son soutien, et par sa personne celui de la race elfique, à la quête que menait le groupe d’étrangers. Cet elfe n’était autre que Jhannis, le frère tant aimé d’Edoras.
Son départ fut un déchirement pour la jeune elfe et pendant de longs mois elle se languit de l’absence de son frère. Celui là même qui lui avait tout apprit, son mentor… presque un amant !
Puis un jour Edoras n’arriva plus à supporter ce manque et informa ses parents de son souhait de quitter la communauté pour partir à la recherche de son grand frère. Savoir ce qui était advenu de Jhannis. Ses parents étaient bien évidemment contre le projet insensé de leur fille, mais son père savait pertinemment qu’il était déjà trop tard et qu’elle ne renoncerait en rien. La règle était connue de tous ; partir de l’enclave de son plein grès était un choix définitif sans retour possible.
C’est ainsi qu’en ce lendemain d’équinoxe de printemps, Edoras rassembla ses affaires et prit la route de l’Empire, armée de son courage et de la détermination de retrouver son frère.
Les premières semaines furent difficiles et le voyage jusqu’aux frontières de l’Empire dangereux. Mais la jeune elfe parvint à traverser forêts et montagnes. Elle rallia Pfeildorf, le premier grand foyer de civilisation, épuisée mais heureuse.
Sa maigre fortune lui permit de vivre un petit moment dans la région. Edoras savait que cela n’allait pas durer et que pour retrouver Jhannis, il lui faudrait certainement voyager beaucoup plus. Elle était confrontée à deux problèmes ; l’argent qui lui ferai vite défaut et le danger de prendre les routes toute seule. C’est ainsi qu’elle décida de proposer ses services à un groupe de patrouilleurs ruraux. Les premiers contacts ne furent pas franchement une réussite, mais elle prouva ses talents de pisteur et de combattante, et promis de travailler gratuitement dans un premier temps. Les temps étaient difficiles pour tout le monde et le capitaine de la patrouille accepta son offre.
C’est donc de cette manière qu’Edoras voyagea pendant quelques années à travers l’Empire, officiant comme éclaireur pour les patrouilleurs impériaux et enquêtant sur son frère au passage des centres de population plus importants.
Elle n’avait que peu de liens avec les humains de sa troupe, ce qu’il fallait pour être agréable mais surtout très professionnel. Il y avait pourtant une exception, et celle ci était plutôt amusante. En effet, le petit corps de patrouilleurs comptait un nain en son sein : Ketil Bluthammer. Edoras se prit d’amitié pour le nain. Il était tout à la fois bourru mais étrangement drôle. Elle fut dans un premier temps fascinée par le personnage qui était du reste un vaillant combattant, puis cette fascination se transforma en amitié quand Ketil accepta à son tour les conversations plus fréquentes avec la jeune elfe. Les deux compagnons s’échangèrent de nombreuses histoires, autant sur les forêts elfiques que sur les forteresses naines. Le temps s’écoula à patrouiller sur les routes et à partager des souvenirs...
Puis vint la Guerre ! Les derniers temps furent assez sombres. Plus de peaux vertes aux abords des villages, des hommes bêtes en maraudent dans les forêts, il se préparait quelque chose au Nord de l’Empire. Sans prévenir, les troupes du seigneur Archaon venaient de faire une incursion dans l’Empire et une nouvelle guerre contre le Chaos était en train de se propager.
Tous les hommes valides furent mobilisés pour lutter contre les armées du Chaos. Le corps de patrouilleur d’Edoras rallia Middenheim pour se préparer à la grande bataille d’Ulricsberg !
Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits les assauts se suivirent et les combats firent rage contre la cité du loup blanc. La jeune elfe lutta aux côtés de Ketil Bluthammer et des troupes impériales pour repousser les hordes chaotiques. Pourtant en ce jour cruel, un funeste destin se répéta à nouveau. Ketil Bluthammer allait périr sous les coups de créatures maléfiques. On enlevait pour la seconde fois un être cher à la jeune Edoras.
Elle-même ne survécu à la bataille que miraculeusement, mais elle eu le temps de recueillir les dernières paroles de son ami Ketil. Ce dernier lui demanda une ultime faveur … il souhaitait être enterré dans une forteresse construite par ses ancêtres, une cité naine pareille à celle qui l’avait vu grandir. Edoras promis à son ami de faire de son mieux pour répondre à son souhait.
Cela faisait maintenant quelques semaines que la guerre était terminée. Les hommes qui composaient le corps de patrouilleurs d’Edoras avaient pour la majeure partie disparu lors des différents affrontements. La jeune elfe tentait de survivre comme tous les habitants et les nombreux réfugiés qui s’entassaient dans l’enceinte de Middenheim.
Elle avait réussi à faire bénir le corps de Ketil par un prêtre d’Ulric, à défaut de trouver un prêtre d’une divinité naine. Puis avait réduit la dépouille en cendre et rassemblé les restes de son ami dans une petite bourse de cuir elle-même bénie au préalable. Il fallait à présent trouver une forteresse naine.
Tous ces évènements l’avaient détourné de son but premier et elle commençait à douter de la possibilité de retrouver quelqu’un dans l’Empire après la tempête que venait de semer le Chaos. Et puis il lui fallait honorer sa parole et respecter la dernière volonté de son défunt compagnon.
Elle s’était installée dans le camp de réfugiés de Grünpark en attendant de décider de son prochain périple. Puis la chance lui sourit à nouveau. En effet, elle entendit parler d’un nain, un certain Grod Poingtonnerre. Celui ci avait laissé entendre qu’il regroupait des braves pour une expédition vers l’Est de l’Empire, pour libérer une citadelle naine. Une ancienne forteresse naine, voilà ce dont Edoras avait besoin… Il était temps de retrouver ce fameux Grod avant qu’il ne s’en aille vers Zhufbar !
15
La vérole des ordures qu'a contracté Bran arrive à maturation, sans séquelles visibles.
Ernst, de son côté, laisse le message énigmatique suivant à Diebold Fuchs : « L'affaire dont on a discuté est terminée. »
Pour Diebold, ce message incongru signifie que Ernst le nargue et qu'il compte quitter la ville. Il met donc quelques tueurs à ses trousses pour l'éliminer avant qu'il ne quitte Middenheim ou que, surtout, il ne parle trop.
Meado, sur les conseils médicaux de Kurz Eberhardt-Franz, part opérer Emmerich qui souffre sans doute de la vérole des ordures : il faut inciser proprement toutes les pustules et brûler les linges, ce qui est fait dans l'après-midi, après plusieurs heures de soins.
Le soir, Grod et Ludwig rencontrent Edoras Helmelven et Ludwig semble d'accord pour l'embaucher. Elle repart d'ailleurs avec eux dans leur dortoir au guet, sous quelques regards désapprobateurs. Elle dort au guet et il semble bien à tous que ce soit une elfe.
16
Ludwig se remet lui aussi de ses problèmes de santé alors que Emmerich ne se ressent plus de son opération.
Ses vêtements calcinés et habillé d'un change fourni par Ludwig, il se voit obligé de refaire sa garde-robe.
Pendant ce temps, Grod éprouve les capacités martiales d'Edoras, visiblement surtout portées sur la défensive.
Dans l'après-midi, Ludwig, Emmerich, Grod et Edoras se rendent au temple. Ils ne trouvent personne à qui parler lorsqu'ils évoquent que le temple cherchait à les voir. Il faut dire que le temple est grand et grouille de monde, malgré la guerre. Ils reviennent dépités et tombent sur le capitaine Schutzmann qui voulait s'entretenir avec Ludwig sur cette elfe dans son guet. Ludwig en profite pour obtenir de lui le nom du contact au temple, un certain Père Ranulf, dont ils avaient oublié le nom.
Ils retournent alors au temple voir le père Ranulf. Celui-ci est auprès d'un autre prêtre, aveugle, le père Odo. Le père Odo est obsédé par un rêve récurrent : l'obscurité qui est son éternel fardeau se lève le temps de son songe. Il est au cœur d'une sombre forêt et arrive devant une énorme pierre levée, haute comme cinq hommes. La pierre se met alors à suinter de sang, écarlate, puis de plus en plus brillant. La lumière devient aveuglante puis la pierre s'ouvre en deux, dévoilant la présence d'un sombre guerrier du Chaos dont l'armure noire arbore le symbole de Khorne, le Dieu du Sang. Il porte en pendentif un crâne humain, doté de cornes, semblant fait d'airain. Une lueur démoniaque semble habiter l'intérieur du crâne et ses mâchoires s'animent. D'une voix d'outre-tombe, il s'adresse au père Odo : « Je serai libre ! ».
D'après le père Ranulf, le premier rêve du père Odo était éveillé, il a été retrouvé inconscient. Pour le père Odo, il s'agit d'un appel, il se sent guidé par une force.
Le père Ranulf explique qu'il n'a pas les moyens actuellement de lever quelques Chevaliers du Loup Blanc pour partir à la recherche de ce crâne, savoir de quoi il en retourne. Le représentant d'Ar-Ulric en son absence, le père Claus Leibnitz, a entendu parler de la compagnie de mercenaires des Untergardner Muhlner que dirige Ludwig et qui a aidé à retrouver le... cadre d'une icône sigmarite. Il a insisté pour que la compagnie soit chargée de cette mission.
Ludwig tombe d'accord avec le père Ranulf pour un tarif de 20co la semaine pour escorter le père Odo et rapporter le crâne. Un coffre sera fourni, ainsi qu'une mule et de la nourriture. Une cotte de maille sera prêtée à Emmerich Handler.
Le marché conclu, le père Odo peut expliquer quelques détails supplémentaires. Les recherches effectuées ces derniers jours indiquent que le crâne serait un artefact du Chaos, et que s'il n'était pas récupéré, il pourrait provoquer la libération d'une entité majeure. L'appel qu'a reçu le père Odo n'est bien sûr qu'un piège, mais c'est un piège dont il ne faut se déjouer qu'au dernier moment : il faut mettre la main sur le crâne avant que les séides du Chaos ne le fasse. Une fois en sécurité au temple, il pourra être détruit si les prêtres trouvent d'ici là le rituel idoine.
Le départ est prévu pour le lendemain matin. Trois groupes de faux pèlerins devront se rendre vers les sorties de Middenheim, au cas où quelqu'un suivrait le père Odo. Le groupe avec le père Odo rejoindra les membres de la compagnie au guet, Porte Sud.
En fin d'après-midi, l'heure est aux préparatifs du voyage, avec préparation de la carriole afin de la faire couvrir.
Au soir, Emmerich va passer une dernière nuit, avant de partir, à la forge de Trumpff, avec sa femme.
17
Pour Bran, la nuit est plus reposante que les précédente, il commence à se remettre de ses blessures, malgré les conditions difficiles.
Du côté du père Odo, le départ se fait sous la pluie, par la Porte Sud pour reprendre ensuite par la Vieille Route de la Forêt. Il faut forcer la marche pour parvenir après la nuit devant les portes, fermées, du Marteau de Sigmar. Les gardes de l'auberge fortifiées refusent d'ouvrir les portes, bien qu'ils reconnaissent Ludwig.
18
Bran, en meilleure forme, est soumis à la question, devant le même parterre de prêtres et de gardes. Le supplice de la roue lui est brièvement appliqué, mais ses bourreaux ne semble pas insister, sans doute parce qu'il est venu de lui-même et est coopératif.
Il est aussi interrogé sur les 7 dernières années, mais surtout sur le fait qu'il soit à nouveau en compagnie de Meado et Ludwig. Le temple veut savoir si l'un des deux, ou les deux, auraient été corrompus d'une façon ou d'une autre. D'après le témoignage de Bran, il semble que les prêtres soient persuadé qu'il se soit tourné vers la sorcellerie, et qu'il doit être lui aussi interrogé plus avant.
Au Marteau de l'Empereur, il pleut toujours. Le départ se fait en passant le péage en reconstruction du Marteau de l'Empereur. Après trois heures de route, les occupants de la carriole sont hélés par deux hommes du guet du Marteau de l'Empereur, réclamant, par ordre du capitaine, qu'ils les suivent. Ils refusent, prétextant une mission urgente. Les deux hommes n'ont pas les moyens de les soumettre par la force et repartent vers leur base.
Reconnaissant la présence de Ludwig, recherché par le capitaine du guet, Solrek Winter, pour le meurtre de Morits Hausier, il a lancé des hommes à ses trousses, mais ils sont revenus bredouilles. L'ordre est passé pour une arrestation à vue, et sa tête est mise à prix dans l'auberge fortifiée.
De plus, Lars, le chasseur de primes, présent au Marteau de Sigmar et reconnaissant Ludwig, se renseigne aussi sur la présence de Handler. Sa présence signalée, il est doublement motivé pour le ramener. Il part donc sur leur traces.
Un campement est établi en pleine forêt, pour la nuit.
19
Le père Odo guide le quatuor à Fanhdorf. Là-bas, Ludwig demande au père Odo, sur les restes du feu ayant servi au rituel de Granny, s'il ne ressent pas de perturbation dans les vents de la magie. La réponse est négative : le père Odo se sent toujours guidé, au large de Fanhdorf : le village ne semble pas être le centre de convergence des rêves envoyés par le crâne d'airain.
Après Fanhdorf, la piste n'est plus praticable : la carriole, le cheval et une mule sont laissés dans les ruines de Fanhdorf.
20
Le père Odo, hurlant, réveille tout le monde. Il commence à se déplacer tel un somnambule, avant de se faire stopper par Grod.
Une fois réveillé, il rapporte son nouveau rêve : il était cette fois guidé par un loup blanc.
Le campement est alors déplacé un peu plus loin.
La matin, après quelques heures, Edoras stoppe le convoi : il a repéré la pierre levée dans une trouée de la forêt. Un énorme boeuf, sur deux jambes, vaguement humanoïde, semble errer autour de cette pierre dressée, haute comme cinq ou six hommes, aux pieds de laquelle sont empilés de nombreux crânes. La bête, le minotaure, semble en outre n'être qu'une sentinelle, elle porte un cor en bandoulière.
Un plan d'attaque est monté, mais la vue du corps change la donne et finalement, Grod, trop impatient, fini par se montrer presque à découvert. Le minotaure sonne du cor, puis racle le sol, commence à grogner : une charge prochaine ne semble pas faire le moindre doute ! Cette vision troublante semble arrêter Grod dans son élan. Ludwig arrive à la rescousse au moment de la charge du minotaure. Les échanges sont violents mais Grod parvient à mettre la bête à terre, en plantant sa hache dans sa trachée.
L'alerte est cependant donnée. Pendant que Grod, Ludwig et Emmerich déplacent les nombreux crânes qui cachent la base de la pierre levée, Edoras monte la garde.
Un linteau, puis une massive porte de pierre, décorée d'une représentation de Khorne, trônant sur une montagne de crânes, sont découverts à la base de la pierre. Les trois, ainsi que le père Odo et Edoras parviennent à l'ouvrir et à se faufiler à l'intérieur avant que les renforts n'arrivent. Ces hommes-bêtes ne semblent pas faire mine de s'approcher trop prêt de la pierre levée.
A l'intérieur, un couloir obscur, décoré de bas-reliefs semblant décrire l'ascension d'un Guerrier de Khorne, faite de nombreux massacres, donne un sentiment d'oppression.
Le couloir d'entrée se sépare en T, chaque branche menant à un cul-de-sac. Une recherche minutieuse d'Edoras permet de repérer un piège, puis d'ouvrir deux passages secrets, à chaque extrémité des passages.
De l'autre côté, une faible lumière éclaire un nouveau passage, de lointains sons plaintifs et une odeur de sang rance augmentent l'atmosphère oppressive du lieu, la sensation d'entrer dans la gueule du loup alors que dehors une petite armée d'hommes-bêtes semblent se rassembler.
A l'extrémité de deux couloirs, la lumière est fournie par la torche, allumée, de deux squelettes, plantés au mur par une lance.
Les couloirs semblent en fait mener à une grande pièce triangulaire, vide, sauf pour les nombreux bas-reliefs, avec une représentation encore plus soignée de Khorne dans le fond de celle-ci. Edoras remarque une similitude entre le symbolisme représenté sur certaines fresque et celui du plan des lieux.
Grod y pénètre mais rebrousse vite chemin lorsque, depuis les trois extrémités du triangle, trois crânes déversent du sang qui goutte par leurs mâchoires et tombe... au plafond ! Il goutte cependant légèrement sur Grod, semblant le brûler.
Une fois Grod sorti, le sang commence à tomber rapidement en pluie puis l'averse cesse. Cependant, pendant qu'Edoras et Ludwig explore le couloir latéral qui abrite l'un des squelettes, Emmerich aperçoit du coin de l'oeil les flaques de sang se rassembler, puis prendre de l'épaisseur et s'animer franchement : deux brumes de sang aux contours humanoïdes se forment distinctement, puis chargent dans un rictus de haine, fouettant leurs adversaires de leur membres de sang. Le combat affaibli un peu le groupe, mais le dessus est finalement pris, en concentrant les frappes vers le coeur des créatures.
Pensant le piège désamorcé, Grod retourne dans la pièce pour essayer de déclencher l'ouverture d'une hypothétique porte dérobée, selon le mode opératoire ayant permis l'ouverture des deux portes précédentes. Mal lui en prend, les crânes commencent à nouveau à suinter du sang.
Grod lance un projectile contre l'un des crânes mais le manque. Edoras, lui, fait mouche avec son arc, cassant une partie de la mâchoire. Peu après quatre nouvelles créatures apparaissent. Les créatures finissent par être vaincues, mais malgré les prières du père Odo, le combat est plus difficile et laisse de profonds dommages : Edoras, en manquant d'esquiver un fouet de sang, est gravement touchée au poignet droit et est inconsciente ; Grod reste, lui, conscient, mais s'est fait sectionner l'oreille gauche.
Les soins prodigués par Ludwig ne permettent pas de remettre Edoras sur pieds pour le moment, mais il n'y a plus d'issue de visible : l'elfe aura tout le temps de se remettre, si l'eau ne vient pas à manquer...
Si ces créatures se mettent à apparaître à chaque pas fait dans cette pièce, il sera nécessaire de trouver un autre moyen de passer, sinon la totalité du sang de cinq personnes s'ajoutera à celui déjà présent dans ce tombeau.
Une fouille, vaine, des lieux à la recherche d'indices ou de passages secrets ne confirme qu'un seul indice : le plan du lieu semble ressembler fortement à un symbole souvent présent dans tous les bas-reliefs et si un passage secret doit exister, il devrait se trouver au fond de la pièce où apparaissent les esprits de sang.
La fouille prend du temps, car Ludwig attaque à la pioche le parement des murs pendant qu'Emmerich rapproche les gravats de la salle des esprits de sang. Une sorte de dallage est préparé sur les premiers pas pour pouvoir avancer sans poser le pied dans cette pièce.
Lors de cette fouille, un autre problème se pose : une fois les squelettes déplacés, leur torche se consume et la réserve de feu n'est que d'environ une demi-journée.
21
Bran reçoit une visite dans sa cellule : un certain Mathias Hoffer, qui se dit répurgateur au service de Sigmar.
Selon ce dernier semble bien connaître le passé de Bran, du moins celui qu'il a conté. Il explique que ses « amis » semblent avoir été missionné par le temple d'Ulric qui a voulu brouiller les pistes. Ils ont récupéré la bonne piste, celle du Sud.
Mathias semble vouloir mettre la main sur Ludwig. Le soupçonnerait-il d'hérésie ? Il semble aussi vouloir connaître les motivations du temple d'Ulric. Quel est le rapport entre Ulric et le Chaos ? Cet intérêt n'est-il pas seulement relatif à la rivalité ancestrale entre Sigmar et Ulric ?
Bref, les intérêts de Mathias semblent obscurs mais il est bien déterminé à traîner Bran à la recherche de Ludwig et des siens.
Bran est libéré, on lui rend son équipement, on lui confie un cheval et il part vers le Sud en compagnie de Mathias et ses deux compagnons : Jakob Bauer et Ulrich Fischer.
Les quatre cavaliers arrivent au Marteau de Sigmar dans le courant de l'après-midi. Ils sont retenus un certain temps : le petit hameau fortifié a connu bien des mésaventures ces dernières semaines, lors du passage de Ludwig. Ce dernier, qui est repassé il y a trois jours, est accusé de meurtre par Solrek Winter, le capitaine du guet. Il a fuit lorsqu'une tentative d'arrestation pour le juger a été réalisée. Il est aussi soupçonné d'avoir incendié la demeure de Herr Bertram Bediensteter.
Quoi qu'il en soit, les répurgateurs ont la confirmation que Ludwig et Emmerich, accompagnés d'un nain, d'une femme et d'un aveugle, sont repartis sur la route, en direction du Sud.
De plus, leur trace est déjà suivi par un chasseur de prime, qui a obtenu l'engagement d'une récompense pour leur capture, en plus de la possession de leurs biens.
Mathias explique à Bran qu'il compte dans un premier temps s'occuper de découvrir ce que trame le Temple d'Ulric, puis de s'occuper du cas de Ludwig, et éventuellement celui de Meado. Il compte sur la fidélité de Bran envers Sigmar pour l'aider et faire un choix entre sa foi et ses anciens compagnons.
Au soir, le campement est monté sur la route au sud, la trace semble temporairement perdue, aucun campement récent n'ayant été repéré. Bran suggère de vérifier la route de Fanhdorf croisée plus haut, on ne sait jamais. Ludwig l'a déjà empruntée il y a quelques semaines.
La plupart du village est coupable d'avoir incendié la propriété de Herr Bertram Bediensteter en découvrant ses rapports avec le Chaos. Comme ils ont réglé le problème eux-mêmes, ils ne veulent pas avoir affaires avec un répurgateur et tant qu'à devoir justifier l'incendie (et la mort de Bertram Bediensteter), autant la mettre sur le dos d'un fuyard.
Au dehors, le campement des mutants et hommes-bêtes est toujours en place. Le Père Odo fait remarquer que la génération de sang par les crânes pourrait peut-être être stoppée par la destruction des crânes, qui n'avait pas été menée à terme.
Emmerich dépense tous ses carreaux en direction des crânes, en vain, blessant même légèrement Ludwig qui lui servait de trépied. De son côté, Ludwig fait un bref essai infructueux avec l'arc de l'elfe : c'est tout juste s'il arrive à le charger.
Finalement, Ludwig opte pour la manière forte : il va détruire les crânes au plus vite, à coups de pioche, ce qu'il parvient à faire en moins de 30 secondes, empêchant la création d''une nouvelle créature de sang. Ludwig essuie le peu de sang tombé avec son manteau et il cherche ensuite une façon d'ouvrir le passage secret. Il n'est que sommairement dissimulé et ouvert assez rapidement par Ludwig.
Un par un, les autres le rejoignent en faisant bien attention à ne pas marcher dans les traces de sang.
Derrière, le trône de Khorne, dominant une pile d'ossements.
A l'entrée de Ludwig, la pile s'agite, des squelettes se relève, la confrontation est inévitable. La vision de ces ossements en mouvement glace le sang d'Emmerich, mais les prières du père Odo, resté à l'arrière, lui redonne contenance. Le combat se déroule sans trop de problème, jusqu'à ce que le Père Odo se fasse attaquer par derrière par un esprit de sang. Il se défend, entrant dans une rage digne d'Ulric, mais il est trop maladroit et finit par s'étourdir en se cognat la tête contre un mur. Ludwig prend le relais et dissipe la créature de sang, ce qui cause l'ouverture de deux portes de part et d'autre du trône.
L'une des deux issues abrite ce qui semble être la salle du trésor et la seconde abrite le sarcophage de pierre noire, qui confirme que ce lieu semble bien être un tombeau.
Ludwig n'ose entrer dans la salle au trésor, d'autant que tout ce qui subsiste ne semble être que de l'équipement, parfois de qualité, mais toujours hors d'usage. En attrapant à l'aide d'une corde certains objet, Ludwig récupère notamment ce qui pourrait être une bannière des Chevaliers du Loup Blanc et la remet au père Odo.
De l'autre côté, le sarcophage repose au milieu d'un bassin rempli de sang.
Grod s'acharne alors à détruire la statue de Khorne afin d'utiliser les gravats pour faire une digue qui permettrait d'atteindre le sarcophage sans entrer dans le sang.
Une fois l'empilement réalisé, Grod, avec m'aide de Ludwig, tente de passer, mais il doit sauter sur le sarcophage lorsque la digue commende à s'écrouler sur elle-même.
Grod attaque alors méticuleusement une extrémité du sarcophage à la pioche, révélant le bas d'une armure de plaque : il attache les jambes, enlève les protections de plaques et le bottes pour découvrir des pieds momifiés. Grod massacre alors les pieds à coups de hache et les disperse dans la salle. Il fait ensuite de même avec la tête de la momie, qui porte autour du coup la crâne d'airain qui habitait les cauchemars du père Odo. Le guerrier démembré par Grod qui reposait dans ce sarcophage est ensuite pillé : il était vêtu d'une armure de plaques complète rouge et noire, ornée de symboles du Chaos ainsi que d'un grand bouclier dont le contour dessine la rune de Khorne et d'une grande épée à deux mains, finement travaillée. Les gemmes de sa garde sont descellées et empochées.
Le crâne est lourd, empli d'un liquide et les orbites profonde semblent luire faiblement d'une lumière rouge malsaine. Il est empaqueté et confié au père Odo.
La nuit est tombée lorsqu'un campement est établi près de la sortie. Une fine couche de neige recouvre le paysage. La pierre levée est surveillée au loin, depuis un campement établi par une harde d'homme-bêtes et un groupe de mutants.
22
Bran a vu juste. A Fanhdorf, la trace de Ludwig et de ses hommes est évidente. Il y a de nombreuses possessions éparpillées et détruites, partiellement calcinées, dont un chariot et une mule. Deux chevaux semblent avoir quitté le village récemment, vers la route principale. Mathias soupçonne le chasseur de prime de s'être partiellement payé avec le cheval de Ludwig. Jakob repère, lui, des traces qui s'éloignent dans la forêt.
A partir de là, la progression est plus aisée car les traces sont plus nombreuses, mais aussi plus lente car il n'y a plus ne serait-ce que le vestige d'un chemin dans cette zone, qui semble même désertée par la faune.
Un nouveau campement est établi en pleine forêt, sur les traces des cinq hommes.
A l'aube, profitant de la brume. Ludwig pense pouvoir s'éclipser en sortant à découvert, déguisé en Champion du Chaos qui mènerait ou poursuivrait un groupe. Le plan est mené à exécution mais à peine le groupe arrivé au milieu de la clairière en train de prendre la tangente par rapport au campement des osts chaotiques, les choses se compliquent. Le crâne d'airain commence à émettre une plaine à la limite de l'audible, mais qui ne tarde pas à éveiller l'intérêt alentour : des pas de course et de sabots se font entendre. Emmerich, chargé du père Odo et d'Edoras parviennent à quelques mètres des premiers arbres, suivi plus loin par Ludwig qui attend Grod.
Une poursuite acharnée débute dans la forêt. Au bout de quelques minutes, il faut se rendre à l'évidence : les poursuivants sont plus rapides. Ludwig parvient à tuer un mutant puis un second, en avance sur les autres, mais le combat est vite inévitable avec trois hommes-bêtes qui étaient restés légèrement en retrait. Ces derniers sont cependant assez rapidement éliminés, mais d'autres semblent être sur leurs traces. Il faut vite quitter l'endroit, Edoras se chargeant de surveiller que le groupe laisse le moins de traces possible.
La nuit arrivant, un campement est établi, sans doute plus trop loin de Fanhdorf.
23
C'est autour de Grod de monter la garde lorsque le crâne d'airain émet à nouveau un très faible son plaintif. Grod réveille les autres puis, d'un air absent, se dirige vers le père Odo.
Ludwig et le père Odo poussent Emmerich et Edoras à l'arrêter. Ils semblent d'accord : Grod est possédé et veut récupérer le crâne. Il est assez rapidement maîtrisé, mais le crâne semble avoir rappelé des renforts. Les premiers arrivent alors que le crâne est à peine récupéré par Edoras. La fuite est brève avant qu'ils ne se fassent à nouveau rattraper par un groupe d'une demi-douzaine de mutants et d'hommes-bêtes, dont un centigor.
Edoras ne peut résister, elle est mise à terre par un homme-bête pendant que Grod le soulage du sac qui contient le crâne. Il profite de la pagaille pour s'enfuir. Le père Odo est mis à terre par une ruade du centigor. Emmerich est lui aussi mis à terre par une ruade, mais il parvient à se relever et à rester debout mais seul Ludwig parvient à causer des dommages dans les rangs chaotiques.
Jakob réveille précipitamment tout le monde : il a entendu une troupe de bêtes courir et grogner dans les bois. Pour lui, pas de doute : des hommes-bêtes les ont repérés. Une fois un minimum en place, il semble qu'un combat est lieu plus loin. Des mots en reikspiel sont échangés pas trop loin : il faut y aller !
La situation commence à être critique quand un explosion se fait entendre un peu plus loin : le centigor rue de douleur. Des flèches l'atteigne aussi, ainsi qu'un autre homme-bête. Il semblerait que des renforts soient là : trois hommes et... Bran !
Mais ces renforts doivent d'abord s'occuper d'une seconde vague de cinq mutants et homme-bête. Tout est cependant terminé en quelques minutes, mais le père Odo et Edoras sont à terre et Grod (ou celui qui le possède si Ludwig et Odo ont vu juste) s'est enfui avec le crâne.
Il est cependant vite rattrapé par Ludwig qui le met à terre pendant que Bran et Jakob s'occupent de le maîtriser. Comme il se débat, Ludwig finit par lui casser le bras gauche pour le calmer, Jakob lui passe des menottes.
Pendant ce temps-là, Ulrich administre des soins au père Odo, puis à Edoras, leurs états ne suscitant en fait plus de peur que de mal.
Les trois hommes se présentent comme Mathias Hoffer, visiblement leur meneur, Jakob Bauer et, leur médecin, Ulrich Fischer. Après une discussion houleuse avec Ludwig (il semblerait que les trois hommes et Bran posent trop de question sans donner de réponse), ils repartent en emportant Grod, peut-être possédé, ce que ce dernier, qui a retrouvé ses esprits, nie.
Le camp est levé des deux côtés.
Du côté de Bran, Mathias essaie de faire parler un peu plus avant Grod. Ils apprennent que la compagnie de mercenaires dirigées par Ludwig, les Untergarten Muhlner, travaille pour le Temple d'Ulric de Middenheim dans le but de récupérer une relique de Khorne, un crâne. La relique a été récupérée et est ramenée vers Middenheim. Grod indique que le père Odo savait où était cette relique, mais il dit ignorer comment, ni savoir si le Temple d'Uric a des motivations autres que la simple récupération d'une relique impie pour destruction.
Le bras de Grod est attelé et il est mis sur un cheval, menotté, puis Jakob mène la troupe sur les traces des Untergarten Muhlner.
Ludwig se rend compte qu'il est suivi par des cavaliers et décide d'embusquer ses poursuivants. Edoras, camouflée dans les arbres pendant que Ludwig, Emmerich et le père Odo restent hors de vue, est repéré par Ulrich. Prestement, les cavaliers mettent pied à terre, se servent de leur chevaux comme bouclier, et mettent en joue Edoras, qui entre-temps s'est mise hors de portée. La situation est tendue et les cavaliers finissent par passer leur chemin.
Une fois les cavaliers hors de portée, Ludwig explique au père Odo qu'il les soupçonne de faire partie de l'Ordo Fidelis, des sigmarites fanatiques non reconnus par leur église. Il soupçonne des personnes au sein du Temple de Sigmar (le frère Spielvogen) ou de l'Ordo Fidelis, d'être des agents infiltrés. Il lui explique la disparition de la relique de Sigmar pour laquelle il a mené l'enquête, missionné par le guet. C'est suite à cette enquête que le Temple d'Ulric leur aurait confié la mission de récupération de la relique de Khorne. Tout cela permet de choisir entre deux options : rallier l'Ordo Fidelis pour être escortés jusqu'à Middenheim, ce qui permet un voyage plus sûr mais aurait des implications politiques sans doute défavorables à Middenheim, ou risquer de se faire à nouveau attaquer en passant par la forêt, ce qui permet d'éviter les manigances du Temple de Sigmar. Le père Odo semble prêt à suivre les sigmarites, mais finalement Ludwig en décide autrement. Ils vont essayer de les semer.
Mathias décide de laisser Jakob faire une fausse piste pendant qu'ils se mettent à revers afin de reprendre leur poursuite des mercenaires. Si une nouvelle confrontation devait arriver, il donne ses ordres : discuter pour récupérer la relique et la conduire en lieu sûr, à défaut les neutraliser, en gardant vivants la père Odo et Emmerich et en concentrant les attaques sur leur chef, Ludwig, redoutable guerrier selon Bran. Ils se retrouvent donc à nouveau derrière le porteur du Crâne d'Airain lorsque, au détour d'un ruisseau, Jakob remarque qu'ils se sont séparés, en essayant de camoufler cela. Ils décident de suivre la rivière vers Middenheim : s'ils se sont séparés, le groupe porteur du crâne doit être celui qui se camoufle et suit probablement le ruisseau.
Ludwig et Edoras laissent Emmerich et le père Odo remonter un ruisseau pendant qu'il fabriquent une fausse piste.
Ludwig, à un moment, explique à Edoras qu'il va faire un tour de magie pour ne plus laisser de traces, ce qui ne la choque pas outre mesure. Il lui demande de garder ce petit secret pour elle. C'est peu après qu'ils entendent à nouveau des chevaux : l'Ordo Fidelis a mis la main sur Emmerich, ligoté, et le père Emmerich, à cheval mais tenu par la bride. Ils décident de ne pas se faire remarquer et essayer d'atteindre au plus vite Middenheim pour les discréditer.
En effet, du côté d'Emmerich, le crâne se fait à nouveau entendre. Avant qu'il n'ait le temps de hurler trop longtemps, le père Odo le plonge dans l'eau, ce qui semble suffisant pour stopper les appels à l'aide du crâne. Dans l'eau, ils ouvrent le coffre, l'enroulent de linge humide et referment le tout, espérant pouvoir continuer ainsi. Le calme est effectivement rétabli, mais seulement pour quelques minutes.
Le crâne possède cette fois Emmerich, qui tente de s'en emparer
L'Ordo Fidelis, attiré par les bruits non loin, remontent jusqu'au point où Emmerich tente de s'emparer du sac du père Odo. Emmerich est rapidement maîtrisé par un uppercut de Jakob et le père Odo n'a d'autre choix que de se mettre en selle, guidé par Jakob.
Emmerich se réveille, menotté sur le même cheval que Grod. Le crâne étant avec eux, Mathias décide de laisser Ludwig et Edoras à leur sort et de remonter vers Middenheim.
Ils dorment au Marteau de l'Empereur et Mathias parvient à négocier l'échange de deux chevaux contre une bonne partie de l'équipement de Grod et aussi d'Emmerich.
Ludwig et Edoras ne parviennent pas à retrouver la route, ils dorment au milieu de ronces.
24
Mathias et sa troupe arrivent à Middenheim. Il charge Bran de conduire Grod, Emmerich et le père Odo au Temple d'Ulric, et d'éviter de mentionner leur aide.
Le père Ranulf est ravi de voir le Crâne d'Airain en sécurité, un coffre spécial a été préparé pour le recevoir. Bran explique qu'il faisait partie de la compagnie de Ludwig et qu'il a pris un peu d'avance. Il indique craindre être contaminé, possédé, par le crâne, ainsi que Grod et Emmerich, et peut-être même le père Odo. Le père Ranulf convoque un exorciste pour examiner les quatre homme. Il en conclut que personne n'est contaminé.
Ludwig et Edoras arrivent à leur tour au temple.
L'Ordo Fidelis reste en position afin de surveiller les allées et venues au Temple d'Ulric.
La discussion qui s'en suit se borne principalement à l'explication assez fidèle de l'expédition. Au moment de lever un verre à l'attention du succès de la mission et d'évoquer la récompense de la troupe de Ludwig, le père Odo et Emmerich, les deux seuls a avoir consommé de l'eau, sont pris de spasmes violents. Très vite, il faut se rendre à l'évidence : ils sont atteints de multiples et subites mutations, le père Odo se transforme en monstre couvert d'écailles, de dents et de griffes alors que la bouffée de chaleur subie par Emmerich se transforme en nuage de brume des plus épais et que sa peau se desquame. Ce qui était le père Odo semble alors se ruer sur Ludwig qui lui portait secours alors que la brume entourant Emmerich s'éloigne vers la fenêtre. Le père Ranulf, armé d'une chaise, se charge d'essayer d'éliminer Emmerich, Grod et Ludwig, désarmés, se chargent du père Odo alors que Bran et Edoras, tout aussi désarmés, quittent la pièce et essaient de récupérer les armes.
Dans la confusion la plus totale, Emmerich est mis hors d'état de nuire par le père Ranulf. Ce dernier arrive également sur la bête qu'était devenu le père Odo au moment où Grod et Ludwig mettent fin à ses souffrances.
La dernière vision de la créature qui s'appelait Emmerich, à l'agonie, est celle d'une lourde botte de fer qui lui écrase le crâne...
Du côté d'Edoras et de Bran, ils remarquent vite la pagaille dans le Temple : d'autres mutants errent dans les lieux. Certains semblent vouloir s'enfuir, d'autres combattre. Edoras met la main sur une partie des armes de la compagnie alors que Bran décide d'achever les mutants.
Partout, dans le temple, on se bat pour éviter de laisser des mutants vivants ou fuir et le calme revient finalement.
Il semble que tous aient bu l'eau du puits.
La compagnie de Ludwig ainsi que le père Ranulf sont alors convoqués d'urgence par le responsable du temple en l'absence de l'Ar-Ulric : le grand prêtre adjoint Claus Leibnitz. Le père Ranulf est chargé de faire obstruer l'accès au puits du temple et de l'enquête à l'intérieur du temple. La compagnie de Ludwig doit se charger de retrouver au plus vite les saboteurs à l'extérieur du temple, en toute discrétion : il ne faut pas semer la panique au sein d'une population éprouvée et il ne faut pas prévenir le guet dont la discrétion équivaudrait à prévenir la population.
Visiblement, la méthode d'enrôlement de Leibnitz ne plaît guère à Ludwig qui prétexte que sa compagnie a subit de lourdes pertes pour ne pas agir et rester dans la nef tu temple. Seul Bran quitte les lieux pour, peut-être, donner le change.
A la sortie du temple, Bran est rejoint par Mathias et Ulrich. Il leur explique ce qui s'est passé. Mathias, lui, explique qu'ils ont vu un mutant qui a essayé, vainement, de cacher un tentacule sous sa cape. Jakob l'a suivi pour essayer d'en savoir plus. En attendant, Mathias interroge Bran pour vérifier que des pistes n'ont pas été oubliées lors de l'enquête sur les skavens, puisque au moins l'un d'entre eux s'est enfui. Le plan est d'envoyer Ulrich faire parler la femme du garde trouvé mort devant le Collegium Theologica. Mathias va enquêter du côté de la quincaillerie Zuck. Bran va enquêter à nouveau à la Comète Erratique, à la recherche du sergent Züger. Tous doivent se retrouver aux dix coups de l'horloge à la taverne devant le Temple de Sigmar pour mettre au point l'éventuel surveillance des puits pour la nuit, si les enquêtes préalables n'ont rien données.
Bran se rend donc à l'auberge et finit par repérer et suivre le sergent Züger, qui fait signe à un jeune homme avant de quitter la taverne. Il suit le sergent qui finit par le repérer, le capture et finit par le faire parler : ce dernier avoue surveiller l'entrée de l'entrepôt de grains en face de l'auberge, il avoue penser qu'il va se passer quelque chose, une livraison, de façon imminente. Bran tient ensuite promesse et le libère en échange de sa confession, ce qui ennuie fortement Mathias. Ulrich n'a rien trouvé de son côté. Mathias lui a confirmé que la quincaillerie était un repère de cultistes, tous tatoués d'une main pourpre sur la poitrine, mais il n'a trouvé que des cadavres : trois tués à coups d'épées, un longuement torturé et un dernier par une fléchette empoisonnée, qui signe le meurtre. Sur ce dernier, le message suivant a en outre été découvert : « Veuillez trouver ci-joint la poudre demandée, faites-en l'usage que Tzeentch attend de vous. ». Le mot est signé du magister Infectivus.
La conclusion de Mathias est que l'assassin skaven et ses sbires ont attaqué une cellule chaotique dédiée à Tzeentch dans le but de récupérer de la malepierre, ce qui n'éclaircit la situation que dans un sens : c'est peut-être cette poudre à base de malepierre qui a servi à empoisonner le temple d'Ulric, mais dans les mains de qui ?
Pendant que Bran va essayer de recruter les Untergardner Muhlner, Mathias et Ulrich vont essayer de retrouver Jakob pour investir le dépôt de grains Keller, surveillé par les membres de la Main Pourpre.
Dans le Temple d'Ulric, Edoras, puis Grod et Ludwig doivent être désarmé puis auscultés pour vérifier qu'aucune qu'ils ne soient sujets à aucune mutation ou possession. Ils son jugés sains et envoyés en cellule monacale, toujours sans arme, ce que refuse Ludwig à cause du danger présent dans le temple. Il indique que lui et ses « hommes » vont quitter les lieux. Ils ne le peuvent hélas pas : ils sont escortés par des gardes Teutogen et prestement mis en cellule, sous prétexte qu'ils ne semblent pas collaborer à l'enquête et risquent de semer la panique en ville.
Lorsque Bran arrive au temple, le père Ranulf lui indique que Ludwig, Edoras et Grod ont quitté le temple, sans laisser d'adresse suite à un différent avec le clergé. Bran apprend au père Ranulf qu'il a trouvé une piste, grâce à Mathias Hoffer : un groupe caché au sein des entrepôts de grains Keller préparerait une opération, sans doute criminelle, imminente.
Il est bientôt minuit. Mathias et Ulrich partent pour la milice, voir s'ils n'ont pas de nouvelles de Jakob. Ils font un détour par l'auberge hébergeant un convoi en partance pour Altdorf : l'un des muletiers, un novice de l'Ordo Fidelis, a contacté Mathias il y a quelques jours, son coup de main serait le bienvenu. Il ne peut pas, son convoi devant partir à l'aube. Au guet, Mathias apprend que Jakob a été arrêté et va être jugé pour hérésie car il a été arrêté en possession d'artefacts interdits. Il faudra s'occuper de son cas au plus vite, mais une autre affaire presse : Mathias et Ulrich repartent en direction de l'entrepôt Keller, mais non loin du guet, une patrouille de gardes Teutogen tentent de les arrêter. Mathias est capturé, Ulrich parvient à fuir. Le tout se déroule sous la fenêtre du muletier, un certain Choldric Schaffer. Ce dernier décide d'abandonner son convoi pour aller prêter main forte à l'Ordo Fidelis en essayant de retrouver Ulrich au point de rendez-vous. Il ne tombe que sur Bran, dont la méfiance est rapidement levée, lorsque Choldric lui raconte l'arrestation de Mathias.
Les deux hommes finissent par retrouver Ulrich qui attendait à l'autre bout de la rue. Ils ne sont que trois pour infiltrer ce qui est peut-être un repaire de cultistes. Le garde de l'auberge est ignoré, le passage se fait par derrière, via les toits. Bran, du haut du toit en chaume, élimine à coup de flèche un garde posté derrière des tonneau et qui semble seul dans l'entrepôt. Mais il garde l'entrée d'un escalier en pierre menant à un tunnel souterrain. Ulrich récupère l'arc de Bran, Choldric dépouille le garde mort et s'empare notamment de son arbalète, et Bran descend épée au clair. En bas de l'escalier éclairé, ils sont attendu par une nouvelle barricade faite de caisses, derrière lesquelles deux traits d'arbalètes jaillissent...
Bran charge, mais il est blessé par trois carreaux avant de pouvoir détruire la barricade et faire face à ses assaillants. Les deux gardes encapuchonnés ne tarde d'ailleurs pas à appeler du renfort. Très vite, Bran doit faire face à cinq hommes et même à un sorcier qui fait maintes prières à Tzeentch. Le combat est acharné : Bran, d'abord seul à cause de l'exiguïté du couloir est vite affaibli mais tient debout. Lorsque le sorcier apparaît au milieu du combat et commence à cracher un sang acide sur Ulrich, la situation devient désespérée. Ulrich tente de percer la mêlée pour atteindre le sorcier, mais il ne peut s'approcher avant de voir son bras droit réduit en pulpe par un nouveau jet d'acide. Hurlant de douleur, il est rué de coups, l'un des hommes atteint même profondément sa jambe avec son épée, sans cependant briser le fémur.
La situation se retourne finalement peu à peu. Ulrich résiste aux coups avant de parvenir à battre retraite, le sorcier se déconcentre et n'arrive plus à manipuler sa sorcellerie. Au final, le sorcier, dernier debout, est abattu par Bran et Choldric
Ulrich devrait finalement survivre à ses blessures, même s'il y perd sa main gauche.
Il est procédé à une fouille systématique de la caverne. Les cultistes de la Main Pourpre, puisque c'est de cela dont il semble s'agir, vivent dans le dénuement le plus total, mais ils semblent posséder deux trésors, selon Ulrich : une copie d'un célèbre ouvrage impie, le « Liber Mutandis » et aussi un tonnelet contenant une poudre sans doute à base de malepierre. Bran, ayant manipulé le tonneau sans précaution, se débarrasse alors de ses gants pour éviter une éventuelle contagion. Ulrich procède alors à une décontamination du tonneau afin de pouvoir le transporter.
La question est maintenant de savoir comment quitter les lieux avec ses artefacts alors que le couvre-feu est de vigueur, que des purges semblent se faire au niveau du Temple d'Ulric et du guet, que tous, mais surtout Ulrich, sont gravement blessés.
Le plan est de laisser Bran, qui connaît la capitaine du guet, essayer de quitter discrètement les lieux pendant que Choldric et Ulrich remontent dans l'entrepôt pour prendre le garde.
25
Mais Bran ne va pas loin, il est arrêté par des gardes Teutogen qui, visiblement, l'attendaient. Blessé, il ne résiste pas et espère pouvoir mettre la malepierrre et le livre impie en sécurité au Temple d'Ulric. Las, pendant les négociations avec Ulrich, qui fait croire qu'il est seul, Choldric s'enfuit par le toit avec le livre.
Ulrich lui donne pour mission, de se rendre au temple de Sigmar pour raconter les mésaventures de l'Ordo Fidelis :
Jakob, arrêté par le guet en sortant, blessé et porteur d'objets impie de l'Epée et le Fléau, repaire où le mutant qui a fui le Temple d'Ulric s'est réfugié ;
Mathias, arrêté par des gardes Teutogen après s'être rendu au guet pour prendre des nouvelles de Jakob pendant qu'Ulrich parvenait à s'enfuir ;
Ulrich, finalement arrêté par les gardes Teutogen alors qu'il a investi lui aussi un autre repaire de cultistes à l'entrepôt de grains F. Keller.
Les gardes le remarquent un peu tard la fuite de Choldric : une poursuite sur les toits s'engage.
Bran et Ulrich sont amenés en cellule, au temple d'Ulric. Là, il retrouvent Ludwig, Grod et Edoras dans une cellule, et Mathias, sortant visiblement des mains des bourreaux, dans une autre !
Pendant que des gardes restent sur les lieux pour tenter d'appréhender l'homme de faction à la Comète Erratique et poursuivent Choldric
Choldric parvient à s'enfuir lorsqu'en passant d'un toit à l'autre, le garde Teutogen qui le poursuivait est trahi par le poids de son armure : la charpente sur laquelle il a bondi n'a pas supporté le choc et il se retrouve deux étages plus bas.
Middenheim semble être la proie d'émeutes. Choldric évite soigneusement une foule vociférant sur les lieux, semble-t-il, d'un incendie. A un pâté de maisons de là, il n'évite cependant pas une gamine effrayée, d'une dizaine d'année, poursuivi par toute une patrouille du guet. La fillette semble paniquée, elle est sans doute pourchassée en tant que mutant car l'ébauche d'une main surnuméraire est présente sur son poignet droit. Choldric la laisse courir mais les gardes ont tôt fait de la rattraper et de lui trancher la tête. Choldric est arrêté par la même occasion et interrogé sur ses blessures et son équipement lourd pour quelqu'un qui ne serait sorti que pour voir ce qu'il se passe. Mais l'émergence d'un autre mutant amène les gardes à se désintéresser de lui. Il parvient à son auberge et trouve porte close. Après quelques négociations, il parvient à entrer. Il se repose un peu puis profite des préparatifs de départ de sa caravane, peu avant l'aube, pour s'éclipser en direction du Temple de Sigmar.
Du côté des geôles, Mathias, Grod et Bran sont successivement torturés. Personne n'a signé d'aveu pour entente avec les Puissances de la Ruine. Pourtant, Mathias revient en cellule avec quelques dents arrachées et les doigts brisés. Grod subit le même tarif : trois dents arrachés, et son bras cassé à nouveau brisé en plusieurs endroits.
Malgré cela, Mathias parvient à subtiliser un gros clou pendant sa séance, mais il ne parvient pas à l'utiliser efficacement et le fait passer à Ulrich, qui le transmet à Bran. Ce dernier ne parvient qu'à ne se blesser encore plus la main en essayant vainement de tordre le clou pour lui donner vaguement la forme d'une clé. Il ne parvient pas non plus à ouvrir le serrure avec son clou.
En désespoir de cause, le clou est lancé vers la cellule accueillant Ludwig, Grod et Edoras. Là, le clou peut être tordue, mais personne n'est assez habile pour crocheter rapidement la serrure : il faut plusieurs heure de patience avant que de ne comprendre le mécanisme.
Bran est finalement emmené, lui aussi, en salle de torture. Pendant ce temps, tour à tour, les cellules sont cependant ouvertes. Mathias en appelle à Sigmar pour procurer des soins à tous, puis commence à prier Sigmar à très haute voix en plein temple d'Ulric, espérant attirer le garde dans un guet-apens. Il met le temps mais fini par venir. Il se prend alors par surprise quelques coups mais tient debout jusqu'à ce qu'une comète bifide surgie de la main de Mathias vienne littéralement le calciner.
Le bruit ne semble attirer personne. Les captifs décident d'attendre que Bran soit ramené, sans doute plutôt rapporté, de son entretien avec le bourreau. Cela permettra de prendre les deux garde Teutogen par surprise, de se saisir de leur équipement et de quitter le Temple sans trop se faire remarquer.
Le plan se déroule sans bavure. L'un des garde est tué, le second interrogé sur le meilleur moyen de quitter le temple puis est bâillonné et mis en cellule. Quant à Bran, il lui manque également trois dents, et on lui a arraché les ongles de la main gauche. Les miracles de Sigmar que canalisent Mathias parviennent à le remettre debout.
Mathias et Ludwig ont la carrure pour se vêtir de façon assez convaincante des armures des gardes, les autres faisant figure de prisonniers. Seuls manquent à l'équipement des garde leur casques, ce qui pourrait faire péricliter le plan. Finalement, ils parviennent à sortir, mais doivent faire vite une fois dehors : une fois passés, deux des gardes Teutogen, munis de hache au lieu du traditionnel marteau, semblent s'interroger sur l'absence de heaume pour quitter le temple...
La petite troupe parvient finalement au temple de Sigmar, mais il est assiégé par deux ou trois cent manifestant, qui réclament la mort des hérétiques. Mathias parvient à faire entrer tout le monde par une porte de service.
Les évadés des geôles du temple d'Ulric, Mathias, Ulrich, Bran, Ludwig, Grod et Edoras, ainsi qu'un homme de Mathias qui avait prévenu le Temple de Sigmar de l'arrestation de Mathias, un certain Choldric, sont amenés immédiatement devant le Grand Capitulaire Werner Stolz, Grand Prêtre de Sigmar à Middenheim. Il entre tout de suite dans le vif du sujet :
« Le procès d'un répurgateur sigmarite accusé d'intelligence avec le Chaos est une occasion en or pour le culte d'Ulric pour embarrasser le culte de Sigmar. Connaissant Liebnitz, je ne doute pas qu'il saura en tirer profit, surtout dans le climat actuel avec la panique qui a suivi les apparitions de mutants.
Les gens cherchent un bouc émissaire – quelqu'un sur qui ils peuvent mettre la main, pas sur une ténébreuse rumeur d'empoisonneurs nocturnes.
Bauer sera brûlé sans hésiter si rien n'est fait pour le sauver. Et d'après lui ce n'est pas la seule vie en jeu. S'il est coupable, ils ne s'arrêteront pas à Bauer, tout l'Ordo Fidelis sera coupable, puis par enchaînement, tous ceux qui l'ont aidé. La foule dehors sera alors bientôt rejointe par le guet qui réclamera d'abord que Hoffer et Fischer soient livrés.
Et si le Temple continue à donner l'asile à l'Ordo Fidelis à l'encontre du mandat de Schutzmann, Liebnitz ne serait que trop ravi de jeter ses derniers teutogens dans la mêlée, sous couvert de respect de la loi. Ils feraient s'écrouler le temple autour de nous et n'auraient plus qu'à nous pendre ou nous brûler.
Ce ne serait que le commencement. Dans tout le Middenland et jusqu'au Nord, la chute de ce temple serait le signal pour les ulricains de l'attaque contre leurs voisins sigmarites, pour les marquer du sceau du Chaos. Le Grand Théogoniste et sans doute l'Empereur lui-même n'auraient plus d'autre choix que de répondre, et la guerre civile exploserait. Avec les forces dispersées d'Archaon rôdant sur le territoire, ce serait une dangereuse folie. Ils prendraient assurément avantage de la situation et il suffirait de peu que l'Empire ne tombe.
C'est pour éviter cela que le procès doit aller à sa conclusion et Bauer doit être acquitté. S'il ne l'est pas, alors, je devrais, à regret, Mathias, vous livrer, vous et Fischer, afin d'éviter de plus graves évènements. Et vous, Bran, Choldric, Ludwig, Grod et Edoras, vous suivrez sans doute rapidement le même chemin, le temple d'Ulric a déjà essayer de vous réduire au silence. Le Grand Théogoniste fera face au choix suivant : soit déclarer l'Ordo Fidelis hérétique et s'associer à sa destruction, soit choisir son camp et risquer la guerre civile, ou pire.
La situation est donc sérieuse.
Quant au possible noyautage du culte d'Ulric par le Chaos, on ne peut rien dire ni conclure sur ce point pour le moment. La situation ne pourra être qu'éclaircie qu'à l'issue du procès.
Pour acquitter Bauer, il faut qu'au début du procès, demain matin, je puisse prouver qu'il a eu le livre interdit de cultistes qu'il a tué et qu'il s'apprêtait à le remettre entre les mains des autorités. Puisque Bauer affirme qu'il la obtenu d'une base de cultiste hébergée dans le Fléau et l'Epée, près de la porte nord, c'est sans doute là-bas que des preuves le disculpant peuvent être trouvées. Mathias, si vous pensez faire quelque chose d'héroïque pour sauver Jakob avant le procès, vous pouvez oublier cette idée dès maintenant. Vous êtes recherchés dans toute la ville. Le Temple de Sigmar ne peut pas non plus se compromettre plus en cas d'échec. Seuls des personnes extérieures au temple et à l'Ordo Fidelis, vous cinq, pouvez faire quelque chose pour sauver la situation du Temple, de l'Empire, et la vôtre.
Mais vous êtes aussi recherchés, il faudra être prudent. »
A priori, tous sont d'accord s'ils sont correctement équipés. Le Grand Capitulaire promet aussi une récompense en cas de succès au procès.
Ludwig revient sur ses soupçons envers le frère Spielvogen, spécialiste de la dissimulation et du déguisement en ratier. Le Grand Capituaire va demander au père Ingwald Hoch d'éclaircir cette zone d'ombre.
Une fois l'accord trouvé, le Grand Capitulaire lui-même se charge de canaliser la puissance de Sigmar pour soigner au mieux les blessés qui peuvent se laver, se nourrir et se reposer pendant que les équipements demandés sont rassemblés, avant une nuit délicate...
Le Grand Capitulaire leur présente également un nouveau compagnon, Helifas, un coursier, fidèle sigmarite, arrivé dans l'après-midi au Temple et prêt à donner un coup de main pour la cause.
Grod, par contre, reste sur place, ne pouvant pas utiliser son bras gauche.
Hélifas est né il y a trente ans à Segeldorf, un petit village du Wissenland non loin de Nuln. Son père décédé un jour d'automne pluvieux, écrasé par sa charrue après une glissade dans la boue, l'exploitation est gérée par sa mère Thérèse et sa soeur aînée Roz. La terre est fertile, mais l'exploitation n'est pas immense et Hélifas n'a pas encore la force d'un homme mûr pour redresser la situation.
Lorsque l'épouse du bourgmestre Konigsamen accoucha alors que ce dernier était à Nuln, Hélifas fut envoyé d'urgence pour le quérir. A Nuln, son message fut accueilli dans la joie, et il fut grassement rémunéré, plus d'argent qu'il n'en avait jamais vu pour deux petites journée d'un labeur plutôt plaisant. « Le messager est celui qui permet de maintenir le lien et l'unité de l'Empire de Sigmat » avait dit Konigsamen, « et il mérite un bon salaire ».
Voilà ce que Hélifas pourra faire pour aider sa famille. Il ne revint même pas à Segeldorf, laissa son message d'au revoir pour sa famille au bourgmestre et se rendit directement dans une antenne des Coches de Chateauroc à Nuln.
Voilà cinq ans qu'Hélifas a fini son apprentissage et qu'il a prêté serment : « Vous jurez devant Sigmar, que vous servirez bien et loyalement les Coches de Chateauroc en cet office de messager. Que vous ferez bonne diligence de porter les lettres qui vous seront confiées et le plus promptement que vous pourrez et que vous en rapporterez réponse le plus tôt que faire se pourra, sans prendre autre charge ou commission que celle qui vous sera demandée. Que vous ne prendrez aucune somme d'argent ou autres dons en dehors de ce qui vous revient et que vous ne prendrez aucun délai autre que celui qui sera convenu en votre commission sous peine de privation de votre office. ».
Il est maintenant messager à part entière, sans éprouver pour le moment le besoin de prendre une place de cocher, un métier payé plus régulièrement et surtout plus sur. Il a maintenant son réseau de clients attitrés, principalement le clergé de Sigmar et l'administration impériale à Altdorf, principalement pour des transports de sacs de procédures urgentes (les autres sont transférés par calèche) - ce qui lui a donné pas mal d'occupation durant la Tempête du Chaos.
Les tarifs des Coches pour le port d'un pli sont de 5 sous par kilomètre, le prix est quadruplé pour un pli urgent, et encore doublés en zone de guerre. Le tout est payé par l'expéditeur. Le messager doit reverser le dixième de ses gains à aux coches, en échange du monopole sur ses clients et sa région ainsi que de tarifs préférentiels dans les relais de coches appartenant aux Coches de Chateauroc, ainsi que la gratuité de l'échange des montures.
Hélifas a réussi à établir une relation de confiance entre le Temple de Sigmar d'Altdorf depuis quelques mois et s'est acquitté sans défaut de la navette entre Altdorf et Middenheim pendant la guerre. Son dernier message pour le temple à Middenheim était oral pour éviter qu'il ne soit intercepté, à l'origine d'un prêtre assez haut placé et à destination du Grand Capitulaire Werner Stolz, mais qui n'a pas donné son nom : « Essmer réfléchit sérieusement à déclarer Volkmar hérétique », autrement dit, le Grand Théogoniste lui-même veut faire déclarer son prédécesseur hérétique, au risque de provoquer une scission au sein même du Culte de Sigmar.
26
Arrivés sur les lieux, ils grimpent grâce à leur échelle au premier étage et force l'entrée d'une fenêtre non éclairée qui mène dans une pièce servant de débarras pour un gros tas de meubles détruits. Dans la pièce voisine, trois gardes passablement éméchés qui semblent mater quelque chose dans une pièce voisine sont surpris de la sortie de Bran vers le couloir.
Une bagarre s'en suit dans laquelle les gardes sont vite submergés. L'un deux, ayant pris un sérieux coup de pied de Bran dans les parties commence à hurler plus que de raison, il est exécuté par Ludwig qui lui écrase le thorax.
Les gardes, y compris celui qui est mort, sont ligotés et entreposés dans le débarras pendant la fouille de l'étage. Les gardes ne regardaient pas un peep-show, mais un étrange spectacle : un autre garde, encore plus éméchés que les premier, a été placé dans une pièce maquillée afin de faire croire que tout est inversé : un chandelier est au sol et monte vers le plafond, une armoire et un lit sont suspendus au plafond... Le pauvre garde, debout sur le plafond, tente désespérément de retrouver le sol et tentant en vain de ramper sur les murs. Une autre pièce est une chambre, sans doute celle du patron. La seule chose digne d'intérêt est un coffre, encastré dans le mur. Bien naturellement, il est verrouillé.
L'escalier permettant de descendre au bar descend aussi au sous-sol, mais il semble sous la surveillance du patron.
Il faut attendre que la taverne se vide pour être plus tranquille.
Le patron tombe dans un guet-apens, mais il semble expérimenté au combat et ne se laisse pas surprendre. Il est cependant submergé par le nombre et fini par se rendre. Il est lui aussi ligoté et interrogé mais ne révèle rien d'intéressant, mis à part la cache des clés de son coffre. Hélifas l'ouvre, fais tomber pas mal d'or pendant qu'il fouille, sous la surveillance lointaine de Ludwig, mais il n'y a rien d'autre. Ludwig ne semble pas le croire.
Le patron, semblant comprendre qu'on n'en veut pas qu'à son or, menace ses assaillants de représailles.
Il faut terminer la fouille des lieux par la cave. Sous les tonneaux vides, se cache un puits creusé dans l'Ulricsberg. Ludwig descends les barreaux d'une échelle métallique scellée dans la roche mais aperçoit un peu plus bas deux paires d'yeux refléter la lueur de la lanterne portée par Hélifas. Ni une , ni deux, il saute pour surprendre ce qui semble être des assaillants, aussitôt suivi par Bran. Ils se reçoivent mal dans un espace exigu et sont accueillis par deux mutants qu'ils parviennent à mettre rapidement hors d'état de nuire.
La caverne abrite autel fait de crânes humains, un lutrin renversé auquel pend une chaîne brisée et surtout une cellule qui contient un prisonnier. Johann Opfer est un manouvrier qui a été capturé il y a plusieurs jours à son retour de travail. Il n'a pas vu ses agresseurs et s'est réveillé dans cette cave, gardé par ces deux mutants. Il y a quelques jours, un grand homme, en armure, à la chevelure pâle s'est introduit dans la cave et s'est battu sauvagement mais il a été gravement blessé par l'homme aux griffes sans avoir eu le temps le voir Opfer. Avant de fuir, il a juste eu le temps de dérober leur livre sacré. Du coup, l'homme à la griffe lui a signifié qu'il allait être sacrifié au nom de Khorne pour sacraliser le Temple.
Ludwig, méfiant, indique cependant à Johann qu'il va le ligoter le temps de le ramener en sécurité au temple de Sigmar.
C'est l'aube lorsqu'ils quittent la taverne du Fléau et l'Épée, le tavernier transporté sur l'échelle mais c'est l'embuscade : Choldric est touché par deux carreaux d'arbalète, Ludwig est aussi atteint. Ces tirs venus des toits alentours sont le signal pour un lâcher d'engins incendiaires : tout le monde est englouti dans un déluge de feu, Ludwig semble vouloir hurler quelque chose avant de s'écrouler, lâchant l'échelle...
Les tirs se poursuivent depuis les toits et c'est la débandade. Tout le monde est plus ou moins gravement blessé alors que l'aubergiste est en train de se consumer et que Ludwig n'a parvenu qu'à ramper que sur quelques mères, aidé par Edoras, qui finit toutefois par le lâcher pour être la dernière à fuir l'attaque.
Bran, Choldric et Johann se retrouvent devant la porte close du Temple Sigmar. Le procès a déjà commencé sur la place d'Honneur. Hélifas surgit d'un coin de rue au moment où ces derniers se dirigent vers le lieu du procès.
Ils sont donc quatre à se retrouver dans le quartier, bouclé, de la place d'Honneur. Tout Middenheim semble s'être donné rendez-vous pour le procès, malgré l'heure matinale.
Bran parvient à négocier son passage vers la place ainsi que celui de Johann. Choldric, dont la moitié du visage est entièrement brûlée et dont l'oreille ne ressemble plus qu'à un bout de choir rabougri, et Hélifas, un carreau profondément planté dans l'épaule, en sont réduits à attendre sur le coin d'un perron.
Bran parvient à se faufiler vers le auvent abritant les deux parties en présence : l'accusation, menée par le Grand Prêtre Adjoint Claus Leibnitz, et la défense conduite par le Grand Capitulaire Werner Stolz., au moment où un héraut clame les chefs d'accusation dont Jakob Bauer doit se défendre : hérésie, intelligence avec les forces du Chaos et trahison à l'encontre du haut seigneur, le graf Leopold Von Bilthofen. Les débats doivent être menés par le capitaine du guet, Ulrich Schutzmann. Les juges, outre le capitaine, sont composés des trois Seigneurs de la Loi de Middenheim ainsi que de la Grande Prêtresse du temple de Véréna à Middenheim, Evina Klug.
Derrière l'accusé, un bûcher est dressé, pour exécution rapide de la sentence.
Bran à qui on interdit de trop s'approcher, parvient finalement, après de vaines gesticulations, à attirer l'attention du Grand Capitulaire en lui lançant sa bourse à ses pieds. Ce dernier dépêche alors un initié pour prendre des nouvelles, puis finalement le conduire auprès de lui. Bran explique qu'il a un témoin de l'attaque de la cave l'Épée et le Fléau par Jakob Bauer, et de la prise du livre à des cultistes et mutants qui le maintenaient prisonnier.
Bran indique aussi que deux de ses compagnons ne peuvent assister au procès car les gardes repoussent les nouveaux arrivant vers la place, qui est comble. Le Grand Capitulaire dépêche deux gardes pour ramener les blessés, qui pourront peut-être être interrogés durant le procès. Il compte réserver le témoignage de Jakob Opfer comme clou final.
Le procès s'ouvre avec le plaidoyer du Grand Prêtre Adjoint qui pose les faits, en habile orateur. Le calme est difficilement maintenu, la foule est encore plus remontée par ses accusation et attend impatiemment qu'on brûle l'accusé.
Puis suit le discours du Grand Capitulaire qui tente d'expliquer que Jakob Bauer n'était en possession d'un livre interdit que dans le cadre de sa profession de répurgateur. La foule semble majoritairement hostile au Grand Capitulaire et à l'Église de Sigmar.
Suivent les interrogatoires menés par le Grand Prêtre Adjoint. Kaldruk, le sergent de la garde responsable de l'arrestation confirme que Jakob a été facilement arrêté alors qu'il fuyait la garde et, se sentant rattrapé, en ayant fait semblant de s'évanouir. Il a été trouvé sur lui le livre interdit. Un expert du Collegium Theologica, maître Aldebert Leigh, confirme qu'il s'agit là d'un ouvrage interdit ayant trait au Chaos.
Le Grand Capitulaire fait, lui, intervenir, plus de témoins. Il interroge successivement le maître Aldebert Leigh, le sergent Kaldruk, l'accusé, le contact habituel de Jakob au sein de l'Eglise de Sigmar, Johann Opfer, Bran Neukirch et Mathias Hoffer.
Il tente d'abord de montrer que les livres traitant du Chaos ne sont pas si inhabituels. Mais même s'il est indéniable qu'il en existe un certain nombre en circulation, le maître Leigh affirme que seul très peu de personnes ont le droit de jeter ne serait-ce qu'un oeil sur la tranche d'un tel ouvrage, et que Jakob Bauer n'était à sa connaissance pas l'une d'entre elles.
Ensuite, il tente de démontrer que le travail de la milice a été bâclé car elle n'a pas enquêté dans les locaux de l'Épée et le Fléau où Jakob affirmait avoir trouvé ce livre, et d'où il l'a sorti pour prouver ses dires. La raison pour laquelle l'enquête n'a pas été poussée plus loin est que l'accusé est tout simplement coupable de possession d'un livre interdit, comme l'a démontré son attitude lors de l'arrestation. Il tentait de sauver sa peau en inventant une histoire de mutant au milieu d'une taverne bien connue du guet. La plupart des gardes interrogés savent que l'Épée et le Fléau n'abritent aucun repaire de cultiste.
Jakob Bauer explique qu'il a suivi un mutant lors de l'épidémie d'il y a deux jours, qu'il est entré dans l'auberge après que quelqu'un lui a ouvert. Il a alors investit l'auberge, est tombé dans le sous-sol sur un temple du dieu du sang, rempli de cultistes et de mutants. Étant en sous-nombre, il a dû se retirer non sans avoir auparavant pris l'ouvrage incriminé pour en priver le culte et prouver ses accusations. En sortant, il saignait abondamment et il s'est évanoui à cause de la perte de sang au moment où une patrouille du guet arrivait.
Le père Ulher se lance ensuite dans une vaine diatribe aux yeux de la foule. Il explique que la place de Jakob n'est pas dans ce tribunal et qu'il n'a fait que le travail de tout répurgateur digne de ce nom.
Enfin, Johann Opfer apporte son témoignage, un peu confus mais qui semble jeter toutefois un doute au milieu de l'assistance. La foule se fait moins véhémente et se calme l'espace de quelques minutes.
Bran est ensuite interrogé. Il explique lui aussi qu'il revient tout juste de l'Épée et le Fléau où il peut confirmer les dires de Jakob et bien sûr de Johann.
Finalement, Mathias Hoffer se lance avec véhémence dans la défense de son compagnon et va jusqu'à accuser le temple d'Ulric : selon lui, le mutant qu'avait suivi Jakob était issu du temple d'Ulric. La foule hurle sa rage et la garde à du mal à la tenir à l'écart.
Les contre-interrogatoires commencent. Le Grand Prêtre Adjoint Leibnitz est non seulement un grand orateur, mais aussi un interrogateur retors. Il tente d'insinuer le doute dans les déclarations de la défense. Il montre, par un interrogatoire serré, que Jakob prétend travailler pour lutter contre le Chaos mais, lorsqu'il aperçoit le guet alors qu'il est gravement blessé, il essaie de le fuir au lieu de se faire aider. C'est une attitude typique d'un coupable. De même, il essaie de prouver, en faisant décrire clairement la scène à Johann, que Jakob aurait fuit avec des mutants à ses trousses, une épée à la main, un livre encombrant dans l'autre. Comment aurait-il pu en plus gravir une échelle.
Les contre-interrogatoires du Grand Capitulaire se révèlent, eux, moins habiles. Il interroge le sergent Kaldruk qui réussi à nouveau à faire dépeindre un Jakob comme un fuyard ayant toutes les caractéristiques d'un coupable lorsqu'il se retrouve devant la milice.
Les débats s'arrêtent là. C'est au tour du réquisitoire du Grand Prêtre Adjoint Leibnitz. C'est un réquisitoire construit et implacable, on sent que la foule attend impatiemment une mise au bûcher. C'est alors que le Grand Prêtre Adjoint cause la surprise parmi la foule : on lui a remis une icône de Sigmar disparue dernièrement : Bran confirme qu'il s'agit bien de l'icône disparue, sauf qu'il manque son cadre. Et là, la surprise fait place à la stupeur lorsque le Grand Prêtre Adjoint montre aux juges son verso : il est marqué du symbole du dieu du sang. Le Grand Prêtre Adjoint n'a pas le temps d'accuser plus avant l'Église de Sigmar d'être infestée par le Chaos à cause de la confusion qui s'en suit et du soulèvement de la foule en colère qui s'attaque aux membres du guet et qui veut lyncher tous les dignitaires sigmarites.
Le procès est levé et les protagonistes se retirent en sécurité dans l'une des demeures à l'intérieur du secteur du palais du graf.
Là, l'icône est mise sous bonne garde et on demande à ceux qui l'ont vu de confirmer son authenticité. Elle semble être authentique.
Evina Klug explique que cette révélation rique d'ébranler l'Empire et reproche à Leibnitz d'avoir rendu cela public. Le Grand Prêtre Adjoint feint l'indignation en expliquant qu'il doute que Véréna prône que l'on taise la vérité. Werner Stolz explose, niant que cette marque ait un rapport avec la vérité dont parle le Grand Prêtre Adjoint. Il compte bien trouver l'hérétique qui a peint cette abomination en voulant jeter la calomnie sur Sigmar et détruire l'Empire.
Leibnitz ne semble pas craindre pour l'avenir de l'Empire, il assure que les fils du Loup Blanc le protégeront, mais qu'il faudra bien sûr extirper la corruption de l'Église de Sigmar, que le Grand Théogoniste (ou les Grands Théogonistes) se retire pour avoir laissé une telle hérésie fleurir sous son autorité et qu'il soit remplacer par quelqu'un de sang teutogen pur.
Werner l'accuse alors de n'avoir provoqué ce désordre que par pur ambition et pour salir Sigmar.
La voix de Leibnitz se fait alors sifflante lorsqu'il indique que le chef d'un groupe d'hérétique devrait accuser avec prudence. Mais il promet la clémence des inquisiteurs pour Werner, ainsi qu'un emploi au temple, peut-être dans l'écurie. Il ne peut terminer son discours ironique, il est pris à la gorge par le Grand Capitulaire et les gardes doivent séparer tout le monde.
Le capitaine Schutzmann assigne à résidence les deux groupes dans des bâtiments et des suites différentes pendant qu'il va se réunir avec les juges pour voir ce qui doit être fait pour le suite du procès. Il fait aussi intervenir le Collegium Theologica afin qu'il authentifie l'icône et la marque infamante.
Choldric, Bran et Hélifas se retrouvent dans une chambre de bonne pour se reposer. La carreau d'Hélifas est extrait de son épaule par un initié de Sigmar qui nettoie également la brûlure au visage de Choldric, qui y a perdu son oreille.
Du côté d'Edoras, elle se traîne jusqu'au temple de Shallya où on ne parvient pas à retirer un carreau qui est coincé dans sa mâchoire. L'initée de Sigmar préfère attendre que Edoras reprenne d'abord des forces avant de pratiquer une extraction. Elle est placé sur une paillasse dans le couloir de l'hospice surchargé et doit être opérée le lendemain.
Meado poursuit pour sa part son initiation. En charge du tri des morts que d'autres initiés ramassent dans les rues, quelle n'est pas le choc qu'elle éprouva en se rendant compte que la dernière brouette de la journée contenait le cadavre de Ludwig !
Anxieuse, elle vérifie le corps, partiellement brûlé et entièrement dépouillé, de Ludwig : il reste une étincelle de vie ! Heureusement qu'elle avait des compétences médicales et qu'elle était là, sinon il aurait été directement lancé du haut du Fauschlag après une brève cérémonie...
Ses blessures doivent être internes car elles semblent mineures de prime abord. Ses brûlures à la bouche indique qu'il a peut-être inhalé du feu. Il n'y a plus qu'à prendre soin de lui et à espérer qu'il s'en sorte.
27
Au début de la nuit, alors que Bran se repent d'avoir à nouveau joué un rôle dans l'ascension des Puissances de la Ruine, on toque à leur porte. Un homme encapuchonné portant un lourd colis enveloppé d'un drap indique qu'il doit leur parler d'un affaire importante. Une fois entré, il se dévoile : il s'agit du père Ranulf !
Sous le drap, il y a le coffre contenant le Crâne d'Airain... Le Père Ranulf indique qu'il a subtilisé le coffre au Grand Prêtre Adjoint car il le trouve bizarre ces derniers jours comme le prouve ce qui s'est passé lors du procès. Le Grand Prêtre Adjoint fait partie de la confrérie de la Hache, un groupe d'extrémistes ulricains, mais là, il est allé trop loin. Le Père Ranulf le pense même peut-être contrôlé par le Crâne, surtout qu'il ne quitte pas son coffre. Il demande à Bran de s'éclipser discrètement pour faire examiner le Crâne au professeur Albrecht Zweinstein, au Collegium Theologica, le plus rapidement possible car il a surpris ce soir une conversation du Grand Prêtre Adjoint avec l'un de ses gardes teutogen proche indiquant qu'il devait se passer quelque chose demain matin. Le Père Ranulf craint le pire et sait Bran concerné et efficace pour ce genre d'opération, car il ne faut pas oublier que le palais est bouclé.
Bran refuse de prendre ce genre de risque, d'abord parce que cela sent le piège à plein nez de la part du temple d'Ulric et d'autre part à cause du risque encouru par l'Église de Sigmar dans cette affaire. Il veut que le capitaine Schutzmann ou Evina Klug soient garants de cette opération. Selon le Père Ranulf, cela amènera obligatoirement à l'indiquer au Grand Prêtre Adjoint et ruinera l'opération.
Un compromis est finalement trouvé : Bran et Choldric tenteront de voir le capitaine Schutzmann pour lui demander l'autorisation d'enquêter plus avant cette nuit, tandis que Ranulf restera à attendre avec Hélifas. Le but est d'essayer d'en dire le moins possible au capitaine et de ne pas révéler ses sources pour ne pas mettre inutilement le temple d'Ulric dans l'embarras.
Bran parvient à faire réveiller le capitaine par le sergent de garde, sous menaces de représailles si la requête est injustifiée. Il lui explique tout, sans que le capitaine n'ait à trop insister. Schutzmannb se rend alors immédiatement dans la chambre occupée par Hélifas pour voir le coffre et parler à Ranulf, qui jette un regard noir à Bran qui l'a dénoncé. Ranulf est poussé dans ses retranchements et se voit obliger d'avouer qu'il suspecte le Grand Prêtre Adjoint d'être possédé par le crâne, ce qui explique pourquoi il garde le coffre avec lui. Le capitaine veut tirer l'affaire au clair et convoquer le Grand Prêtre Adjoint Claus Leibnitz sur la présence d'une relique impie au sein même du Palais. Bran parvient à tempérer les ardeur de Schutzmann et le convainc de ne pas faire réveiller le Grand Prêtre Adjoint pour rien. Il envoie 6 hommes avec le coffre au Collegium Theologica pour expertise par le professeur Zweinstein.
En attendant leur retour, tout le monde va essayer de prendre un peu de sommeil.
Moins d'une heure après, une réunion est convoquée en salle de crise : le coffre ne contenait pas le Crâne d'Airain, mais la tête décapitée du principal témoin, Johann Opfer ! En plus, le Grand Prêtre Adjoint n'a pas répondu à la convocation de Schutzmann pour la réunion de crise : il s'est éclipsé avec sa garde rapprochée, 7 gardes teutogens appartenant à la Confrérie de la Hache. Une enquête rapide indique que les gardes n'ont pas osé l'interdire de sortir, il arguait qu'une tentative d'assassinat a été lancé contre lui par des sigmarites et qu'il allait se réfugier au Temple pour prier.
Après avoir perdu un temps précieux en palabres pour se préparer et être sûr de la légalité de ses actes, Schutzmann, en civil, ainsi qu'une dizaine de gardes volontaires, également en civil, décident de se rendre au Temple accompagné par Ranulf qui aura le pouvoir légal de les faire entrer. Bran, Choldric et Hélifas complètent l'équipe qui doit se rendre au Temple pour arrêter le Grand Prêtre Adjoint qui doit sans doute préparer quelque chose de pas très ulricain, voire de carrément blasphématoire !
Le chemin vers le temple est ponctué d'un arrêt par une patrouille du guet, sur les dents, qui dégaine avant de parler. Heureusement que l'autorité du capitaine Schutzmann permet d'éviter les blessés : le guet a rencontré le Grand Prêtre Adjoint qui cherche à couvrir sa fuite en mettant les gardes en alerte contre des saboteurs sigmarites disséminés à travers la ville, préparant des émeutes.
Une fois au Temple, le père Ranulf indique qu'il est possible d'y entrer en passant par une brèche encore non comblée, datant du siège, mais il faut pour cela escalader sur 4 ou 5 mètres. Bran ouvre la voie, suivi du capitaine et de deux gardes. La capitaine fait ensuite le tour pour essayer d'ouvrir la grande porte, devant l'incapacité de la plupart à pouvoir grimper rapidement à la corde. Plus de cinq minutes sont perdues alors qu'au sommet de la brèche, on entend des incantations et des lumières rouge écarlates inquiétantes...
La porte est finalement ouverte. Au bout de la Grande Galerie, deux gardes teutogens armés de haches à deux mains barrent le passage vers le Grand Hall : ils font vaillamment face aux 14 guerriers qui chargent sur eux. Derrière, dans le Grand Hall, la scène qui s'y déroule augure d'une catastrophe imminente : le Grand Prêtre Adjoint est au milieu d'un pentacle, le Crâne d'Airain autour du cou., luisant d'une puissante lumière rouge sang. A chaque extrémité se trouve un garde teutogen, trois sont étendus dans une mare de sang. Le Grand Prêtre s'approche d'un quatrième, une dague ensanglantée à la main et l'égorge pendant que le capitaine et ses hommes tentent de se frayer un passage. Il se presse un peu plus et parvient près du dernier garde au moment où le capitaine pénètre dans le Grand Hall. Ce dernier charge mais... ne parvient pas à empêcher le Grand Prêtre Adjoint à égorger le dernier garde !
La lumière qui se déverse des yeux du crâne commence à fusionner et à prendre une forme hideuse ; celle d'un sanguinaire, un démon du Dieu du Sang. Alors qu'il commence à se matérialiser, du sang commence à s'écouler des yeux et de la bouche d'un Leibnitz trempé de sang, qui semble presque apprécier la douleur et le sang et qui retrouve de la vigueur en s'emparant de la hache à ses côtés, celle que possédait Ludwig, celle d'un ancien roi nain. Le démon passe un court moment à laper Leibnitz de sa longue langue barbelée, devient entièrement tangible au moment d'accueillir Hélifas, plus rapide que le capitaine Schutzmann à charger. Hélifas résiste héroïquement avant que la cavalerie n'arrive et parvienne finalement à vaincre le démon puis Leibnitz, submergés par le nombre. Ce dernier, se sachant condamné, hurle à la gloire du Dieu du Sang dans ses derniers instants, criant que rien n'était fini, au contraire.
Au moment ou Leibnitz s'écroule, le Crâne d'Airain noircit et éclate en morceaux.
A ce moment-là, le grand feu d'Ulric, le dieu tutélaire de Middenheim, purifie son temple de la souillure du Chaos. Les corps gisant au sol sont entièrement consumés, sans laisser de trace, pas même un morceau de cendre ou une trace de sang.
La hache d'un ancien roi nain fait elle aussi les frais du feu purificateur.
Un froid mordant effleure brièvement la main droite des survivants, laissant une marque aussi blanche qu'une cicatrice et aussi nettement dessinée qu'un tatouage sur le dos de leur main. Elle représente un loup tenant un grand marteau dans ses pattes antérieures. Pour le père Ranulf, c'est le signe que les disciples d'Ulric et de Sigmar doivent s'unir contre leur ennemi commun.
Le père Ranulf s'agenouille, rapidement suivi par les autres, et commence une courte prière suivi d'un long recueillement devant le miracle qui vient de se produire.
Mais il est maintenant temps de discuter de la suite des évènements afin de calmer au mieux la population, toujours au bord de l'émeute. Un conseil se tient sous le présidence de Schutzmann et de Ranulf et aboutit aux conclusions suivantes : un artefact des Puissances de la Ruine a été introduit à Middenheim et est la cause de l'épidémie de mutations. L'artefact a tenté d'être introduit dans le Très Saint Temple d'Ulric pour le corrompre et un démon a été invoqué, le Grand Prêtre Adjoint Leibnitz l'a combattu héroïquement, aidé par le capitaine Schutzmann, le père Ranulf et quelques braves volontaires. Le démon a été vaincu, mais le Grand Prêtre Adjoint n'a pas survécu. Ulric lui-même a salué les héros d'un éclat de sa flamme qui a été vu dans une grande partie de Middenheim, et en marquants les héros du symbole de l'unité. Le père Ranulf devient de facto le Grand Prêtre Adjoint.
La cérémonie du lendemain se déroule comme prévu, devant la foule qui ne semble finalement pas trop déçu de ne pas assister à une exécution et ravi de pouvoir admirer la Toute Puissance d'Ulric à travers les héros présents. Jakob Bauer est relâché, plus aucune charge ne pèse contre lui.
Le Père Ranulf et le Grand Capitulaire remercient chaleureusement Bran, Hélifas et Choldric. Ils leur accordent des soins, un toit et une petite somme d'argent (20 couronnes chacun) pour leur laisser le temps de se reposer, ainsi qu'un renouvellement d'équipement. Hélifas fait part au Grand Capitulaire de son désir de rejoindre les ordres. Ce dernier sera ravi, mais lui demande de réfléchir à son engagement, de ne pas se laisser porter par l'euphorie du moment et de revenir dans quelques semaines, lorsqu'il sera sûr de son choix.
Plus loin, au temple de Shallya, Edoras se repose dans un couloir du dispensaire surchargé après que les guérisseuses aient vainement tenté de retirer le carreau de sa mâchoire, et alors qu'elle est clouée par la douleur, incapable de parler, un autre patient s'approche d'elle. Il a la trentaine et est assez bien bâti, il se promène torse nu car il semble qu'on vient de lui faire quelques bandages pour quelques côtes de cassées. Il a aussi plusieurs ecchymoses, mais rien de vraiment sérieux.
« Dites, je ne rêve pas, vous êtes bien une elfe ? », fait-il, « Vous êtes dans un sacré état ! Les gens n'aiment pas les elfes par ici... pas la peine de me répondre, j'ai l'impression que ça vous est difficile. Vous allez devoir vous contenter de bouillon ces prochains jours. Rosanne, l'une des guérisseuses qui m'aime bien, m'a assuré que vous alliez vous en sortir. Je m'appelle Wilhelm Ermunterer, et ne vous inquiétez pas pour votre sécurité ici - je vous surveillerai, je dois encore être là quelques jours. Vous n'avez pas l'air très costaud, mais vous êtes agiles et savez sans doute courir vite, pas vrai ? Comme tous les elfes... »
Il se met alors à chuchoter : « Si vous avez des ennemis, prévenez moi, j'ai une tripotée des potes qui pourrait décourager vos poursuivants, Les Démolisseurs qu'ils s'appellent. En fait, je suis l'entraîneur de l'équipe de Rotzball. Il paraît que les elfes touchent à tout, je suis sûr que vous feriez fureur si vous essayiez - pour une fille vous avez l'air de bien tenir la douleur ! Prévenez-moi si ça vous intéresse, je vous mettrai à l'essai, et ça permettra de vous entourer d'une équipe de solide gaillards le temps que celui qui vous a fait cela vous oublie un peu... ».
Dans une autre partie de Middenheim, Ludwig se réveille, la gorge douloureuse, la respiration difficile, au fond d'une couche sommaire dans une petite maison du secteur Nord du quartier de la Porte Ouest : il y a une vue directe sur Morrspark.
Meado est tout prêt. Elle explique qu'elle a trouvé Ludwig la veille, dans une des charrettes où l'on entasse les morts trouvés dans les rues avant de les inhumer. L'ayant par chance reconnu, elle a voulu vérifier de quoi il était mort. Brûlé sur une bonne partie du corps, inconscient, les séculiers du cimetière ont été trop zélés et l'ont cru mort.
La plupart des plaies sont superficielles, Meado s'inquiète plutôt de sa respiration rauque, mais il y a un bon espoir de survie grâce à ses soins et du repos.
Elle demande naturellement ce qui s'est passé, pourquoi l'a-t-elle retrouvé dans cette brouette, dépouillé et plus mort que vif, mais l'élocution de Ludwig est pour le moment douloureuse : les mots sortent, mais lentement...
28
Meado décide d'aller parler à Bran, pour essayer d'en savoir plus. Mais Bran n'est pas au Temple de Sigmar pour le moment. Elle indique qu'elle attendra à la taverne proche du temple de Sigmar.
Bran, toujours blessé, est averti par un garde du Temple qu'une certaine Meado l'attend dans la taverne à l'extérieur.
Bran rejoint Meado, surveillé de loin par Choldric. Elle donne l'impression de vouloir renouer le contact. Ils boivent un verre et il l'emmène chez lui, accompagné par Choldric, peu discret dans sa surveillance : autant le présenter à Meado !
Bran raconte brièvement les évènements de ces derniers jours qui semble l'avoir rendus pour le moins méfiant : il parait que le Temple d'Ulric a connu quelques problèmes de démon qui aurait été ramené par le Crâne d'Airain, le répurgateur accusé d'hérésie a été blanchi la nuit de son procès, lorsque le démon invoqué par le crâne a tué le Grand Prêtre Adjoint Claus Leibnitz avant d'être détruit par le capitaine Schutzmann et ses hommes, qui, pour leur bravoure, ont été marqué par la flamme sacrée. Ludwig a été immolé par des brigands à la sortie d'une taverne lors d'un guet-apens alors qu'ils cherchaient à décapiter une secte chaotique lors de leur enquête pour laver l'accusé de tout soupçon. Bran indique qu'il n'est pas mécontent que Ludwig soit mort, qu'il a été trop bon avec lui car, après tout, il est sûr que c'était un sorcier.
Meado ne dément pas la mort du Ludwig.
Bran présente aussi à Meado ses colocataires, Choldric et Hélifas.
Le soir, Meado raconte a Ludwig qu'elle a vu Bran et qu'il lui semblait assez atteint par les évènements récents. Ludwig émet l'idée de changer d'identité, pour celle de Bran Neukirch...
29
Ludwig tanne Meado sur son idée de changement d'identité, il veut qu'elle repère les noms des morts. Meado lui dit qu'il n'a qu'a inventer, mais elle lui ramène le nom d'Oswin Junghardt, un manouvrier.
Elle lui rapporte aussi un change et lui donne sa dague.
32
Ludwig est sur pied, mais garde un souffle court, sifflant, et est rapidement essoufflé : le feu lui a brulé la gorge.
Il se rend au temple de Sigmar, faisant profil bas et essayant de ne pas se faire reconnaitre, et essaie de savoir ou loge Bran. Devant le refus de la garde du temple, il essaie de l'autre côté avec une autre tactique : il dit qu'il a été payé 2 clinquantes pour laissé un vocal de vive voix à Bran et à lui seul, et qu'il ne pouvait pas dire qui lui demandait. L'initié s'adresse à un templier qui prend l'affaire en main : il donne 4 pistoles à Ludwig pour qu'il l'amène a son commanditaire. La sécurité de Bran étant menacée, il veut enquêter.
Piégé, Ludwig les amène au Morrspark.
Meado voit débarquer deux templiers qui entourent Ludwig et qui commencent à l'interroger à propos d'un messager pour Bran. Ludwig est mis à l'écart et la discussion se poursuit.
Meado couvre Ludwig qui visiblement a essayé d'avoir l'adresse de Bran en se faisant passer pour un messager. Les gardes ne semblent pas remettre en question la parole d'une employée de Morrspark.
Les templiers s'en vont. Meado explique à Ludwig qu'elle commence à être fatiguée d'avoir à couvrir ses intrigues.
33
Edoras, toujours gravement blessée, est enfin opérée avec succès : on parvient à lui extraire le carreau planté dans sa mâchoire, mais les infirmières ne savent pas encore si elle pourra reparler...
Ludwig se rend à la garde pour s'entretenir avec le capitaine Schutzmann. Il demande à ce que la garde fasse récupérer ses affaires détenue par le temple d'Ulric. Schutzmann promet de faire passer le message au temple et lui demande de revenir d'ici quelques jours.
Il essaie de fabriquer des médaillons à partir de cliquets à l'effigie de l'ancien graf de Middenheim, qu'il grave d'un « L », pour Leibnitz. Il compte les vendre et faire de Leibnitz une icône, mais la populace ne semble pas mordre à un travail d'une médiocre qualité.
Meado se voit remettre des mains d'Albrecht Zimmermann, responsable des jardins de Morr, un médaillon d'argent à l'effigie d'un corbeau : elle est désormais acceptée en tant qu'initiée.
Kaldezeit 2522
1
Ludwig retourne à la garde pour prendre des nouvelles de son équipement : d'après Schutzmann, visiblement agacé, le temple a indiqué qu'il fera porter les affaires d'ici quelques jours.
Meado essaie de convaincre Ludwig d'un rendez-vous avec Bran, afin qu'ils parlent pour aplanir leurs différents. Ludwig accepte le principe, en terrain neutre. Ils repèrent deux tavernes l'une en face de l'autre en conviennent d'un code pour indiquer à Ludwig, lorsque Bran arrivera, s'il n'y a pas un coup fourré.
Le soir Meado rencontre Bran chez lui, lui explique qu'elle a arrangé une entrevue en terrain neutre avec Ludwig. Bran accepte et, accompagné de Choldric et Hélifas suit Meado vers une taverne bien tenue du sud de la ville : leur arrivée met mal à l'aise la clientèle qui ne voit en ces hommes blessés et lourdement armés que des fauteurs de trouble. Ludwig n'est pas là, même après une heure. Meado propose de sortir pour essayer de le retrouver.
A l'heure du, rendez-vous, Ludwig reste en surveillance des deux tavernes : il voit entrer Meado dans celle qui indique qu'il y a un problème. Il ne bouge pas et reste en surveillance. Meado finit par ressortir une heure plus tard pour se rendre dans la taverne d'en face, d'où elle ressort assez vite. Ludwig l'interpelle alors : elle indique qu'il n'y a pas de problème. Ils entrent alors rejoindre Bran, mais il n'est plus là.
Bran, redoutant peut-être un coup fourré, a quitté la taverne avec ses acolytes par une porte de service : le rendez-vous est manqué.
2
Ortlich Schaffer, l'instructeur de Meado, lui demande de ne pas utiliser sa cellule pour héberger un homme, qui n'est de plus plus dans le besoin : ce n'est pas son rôle, ce n'est pas le rôle du Temple et cela la distrait de son travail.
Le soir, Meado apprend à Ludwig qu'il doit déménager, mais il passe encore la nuit sur place.
3
Ludwig se rend encore une fois au guet pour récupérer son équipement qui n'est toujours pas arrivé. Après une nouvelle discussion, le capitaine Schutzmann, de guerre lasse, fait envoyer un de ses hommes avec Ludwig pour récupérer ses affaires. Ludwig essaie de se faire embaucher au guet, en demandant à être directement gradé. Le capitaine lui explique que pour le moment, avec ce qui vient de se passer au temple d'Ulric et avec l'héroïsme de nombre de ses hommes, il manque plus d'hommes du rang que de gradés, il n'a donc pas besoin de lui.
Au Temple, Ludwig se fait passer pour un porteur, juste là pour aider le garde. Il récupère ses affaires. Tout y est, sauf la hache du roi nain.
Dans l'après-midi, il se rend non loin du Collegium Theologica, à la Guilde des Magiciens et Alchimistes, un bâtiment de trois étages à l'allure originale, avec des tours et des flèches s'élevant des toits et des murs selon des angles improbables. Il demande à parler a Graephi Torni, un compagnon de l'Ordre Flamboyant, mais ce dernier est absent. Il essaie de vendre des renseignements selon lui importants aux yeux de la Guilde. Son interlocuteur, Voltz Ehrhard, semble à deux doigts de le faire arrêter pour dissimulation de renseignements ayant trait à la magie, lorsqu'il explique qu'il ne souhaite que s'exprimer sur des domaines dont les autorités et les temples son déjà instruits, mais pour lesquels ils ne sont peut-être pas donné la peine d'informer la Guilde.
Il demande à être payé selon l'importance de ses informations aux yeux de la Guilde, voire à être engagé pour des missions spéciales et pour des gardes entre deux opérations. Voltz fini par accepter de l'écouter. Ludwig lâche alors les informations qu'il possède sur la relique de Sigmar, sur le Crâne d'Airain et sur sa rencontre avec Archaon.
Mazhoul
5
Le professeur Albrecht Zweinstein passe chez Bran et compagnie, sur les conseils du capitaine Schutzmann. Il a découvert le texte suivant sur un vieux vélin :
« L'écorcheur Rouge : aussi fier que plein de cruauté
Contre son père ce fils de Khorne osa se révolter
Alors le Dieu du Sang le vida de toute substance
Mais l'Ecorcheur Rouge survit dans son essence
Il vit encore ; dans le Crâne d'Airain
Il vit encore ; dans le Poignard de Yul K'Chaum
Il vit encore ; dans le Coeur de Mazhoul
Il vit encore ; dans la Calice de Fureur Ardente
Il est captif, entravé et il a soif de sang
L'Ecorcheur Rouge renaîtra parmi les vivants. »
Selon le professeur, le texte, s'il contient une trace de vérité, est une mauvaise nouvelle. En effet, bien qu'on ne lui a rien dit officiellement, il a déduit des évènements des jours précédents et des rapports rendus publics que le Crâne d'Airain a été détruit et un démon invoqué. Si, comme il le suppose, le démon est apparu suite à une invocation faite à l'aide du Crâne d'Airain, une partie – un quart ? – de l'essence de l'Ecorcheur Rouge, a été libéré : l'apparition d'un démon mineur n'étant qu'un effet de bord pour amuser la galerie.
Les recherches de Zweinstein sur l'Ecorcheur Rouge indique qu'il s'agit du doux surnom de Xathrodox, un Prince Démon : un mortel parvenant à gagner la vie éternelle grâce aux Puissances de la Ruine. Le texte semble indiquer que Khorne l'aurait banni, emprisonnant son essence dans divers artéfacts. On peut raisonnablement supposer qu'il cherche à se libérer. On peut raisonnablement supposer que la partie de lui qui vient d'être libérée lui donne plus de pouvoir et de liberté de mouvement. Enfin, on peut raisonnablement supposer que cela peut accélérer le processus de libération.
Pour le professeur, cela signifie qu'il faut agir pour empêcher Xathrodox de se libérer, un évènement qui serait à n'en pas douter préjudiciable pour beaucoup, mais sans doute aussi pour l'Empire. Il faut mettre la main sur les artéfacts manquant et les détruire de la meilleure façon possible, mais cela serait plutôt du ressort des sorciers.
Le capitaine Schutzmann a d'autres chats à fouetter que de s'occuper d'un danger lointain et mal identifié, c'est pour cela qu'il a demandé au professeur d'aller voir Bran avec ce problème, d'autant que les artéfacts manquants ont selon lui peu de chances d'être à l'intérieur de Middenheim, sa juridiction.
Pour les trois artéfacts manquants, la seule piste de Zweinstein est sa mémoire : il croit avoir entendu le nom de Yul K'Chaum lors d'un procès d'un initié d'Ulric, il y a quelques années. D'après ses souvenirs, il aurait été banni de la ville.
Bran est bien sûr d'accord pour essayer de faire quelque chose... en se référant bien sûr d'abord à l'Ordo Fidelis.
Préférant se reposer, il envoie Choldric chez le père Ingwald Hoch pour qu'il les aide à contacter Mathias Hoffer.
Choldric se rend au temple : il est reçu par le père Hoch qui commence à l'interroger, et même à se fâcher, malgré l'aura de héros qui émane encore de Choldric. Ce dernier, qui essaie de noyer le poisson à propos de ce qui l'amène à demander à voir Hoffer, lui avoue ouvertement se méfier de lui ! Il fait alors convoquer ensemble Bran, Mathias et Choldric pour entendre ce que Bran a à dire à Mathias.
Bran est convoqué par deux gardes au Temple de Sigmar.
Une fois tout le monde réuni, le père Hoch met les choses au clair concernant l'autorité tutélaire à laquelle tout fidèle de Sigmar doit se référer : le Temple, dont le père Hoch est l'un des plus importants représentant, surtout en ce qui concerne ce qui relève de l'investigation... ou plutôt de la confession ! Le père Hoch rappelle également que le premier devoir d'un fidèle de Sigmar est d'obéir aux ordres.
Bran s'excuse du comportement de Choldric. Il relate alors la visite du professeur Zweinstein. Le père Hoch donne alors pour directive à Mathias de régler ce problème et clôt l'entretien, après avoir digressé sur les problème plus immédiats de l'Eglise : le retour de l'ancien Grand Théogoniste Volkmar le Sévère. Disparu l'année précédente sur un champ de bataille au nord de Kislev, laissé pour mort, il réapparait enchainé vivant à la bannière de Be'lakor, un Prince Démon condamné par Tzeentch à ne jamais être Elu, à ne pas être couronné par la Couronne de la Domination, mais voué à couronner les Elus. Le Grand Théogoniste avait une volonté de fer, et il combattit l’influence corruptrice du Chaos avec la moindre fibre de son corps. Enfin, lors du siège de Middenheim, il parvint à se libérer de l’emprise des chaines démoniaques, et s’en servit pour abattre les monstres qui l’entouraient. Il fut secouru par le Roi de Bretonnie Louen Coeur-de-Lion, qui a rapporté Volkmar au Temple de Shallya à Middenheim.
La bataille de Middenheim a duré cinq jour. Elle a pris fin avec l'arrivée des armées du comte vampire de Sylvanie, Mannfred Von Carstein. Les invocations du comte lui permirent de relever les nombreux morts au milieu du champ de bataille et Archaon dut prendre la fuite, sans doute vers les Monts du Milieu ou le Fort d'Airain.
Mannfred, suivi de son ost, s'approcha à quelques pas de l'Empereur. La voix du vampire couvrait la tempête qu'il avait lui-même créée : « Mon Maitre avait fait une proposition à votre ancêtre. Je vous fais la même : abandonnez-moi la ville et vous aurez la vie sauve. Résistez et j'offrirai une éternité de servitude à votre dépouille mortelle. ». C'est à ce moment que Volkmar alerté de la situation et à peine remis apparait et se montre face à Mannfred, les bras croisés dans un geste de défi : « Il y a presque cinq cents ans de cela, mon illustre prédécesseur a occi un monstre tel que vous. Ce haut fait d'armes peut être renouvelé ! ». Mannfred voyait la résolution dans le visage buriné du chef du culte de Sigmar et songea sans doute à celle qui avait poussé le Grand Théogoniste Wilhelm à se jeter du haut des remparts d'Altdorf en entrainant Vlad Von Carstein dans sa chute, pour s'empaler sur les pieux disposés en contrebas. Il songea peut-être aussi à ses terres et aux escarmouches l'opposant aux forces de Vardek Crom qui continuait de lancer des raids depuis les montagnes de l'est. Avec un grognement de rage, il fit demi-tour et son armée de trépassés le suivit d'une démarche trainante.
La résolution farouche de Volkmar avait sauvé Middenheim qui n'aurait sans doute pas supporté un nouveau siège, encore moins face à des visages de morts familiers ! C'est pourquoi le temple de Sigmar à Middenheim soutient la réhabilitation de Volkmar au poste de Grand Théogoniste : un héros face à la très mauvaise presse de Johann Esmer, le Grand Théogoniste actuel.
Après cette conversation, Bran et Choldric rentrent chez eux en compagnie de Mathias Hoffer. Mathias leur confie l'opération de récupération et destruction des artefacts comme épreuve du feu permettant à Bran, et éventuellement à Choldric et Hélifas, s'ils sont intéressés, de rejoindre les rangs de l'Ordo Fidelis.
Bran apprend à Mathias que Ludwig est vivant, et en relation avec Meado, une initiée de Morr : cette piste pourra permettre de le retrouver. Il est quasiment sûr que c'est un sorcier, sans doute mineur, bien sûr, depuis qu'il se doute qu'il a récupéré le grimoire d'une sorcière lorsqu'ils ont accompagné les réfugiés d'Untergard. Mais il est évident qu'il faut le brûler... à moins qu'il ne soit possible de l'intégrer au Collège de Magie. Mathias indique qu'il s'occupera du cas de Ludwig. Il ira voir du côté de la Guilde des Sorciers, mais sa précédente enquête lui a appris que Ludwig a remis un grimoire à la Guilde, il faudra voir s'il a permis de lui apprendre certains « tours ».
Mathias en profite pour faire une première leçons aux apprentis répurgateurs sur les moyens de repérer un sorcier de village, sur les tours les plus souvent utilisés. Il indique que d'après les théories des sorciers collégiaux, qui sont à sont avis en plus minimisés, la magie doit se manipuler de manière stricte. Si on la façonne n'importe comment, on obtient des bouillies infâmes et ce sont ces bouillies qui permettent aux Puissances de la Ruine de s'insinuer dans le monde réel : et c'est ce que font les sorciers de village, la plupart du temps sans s'en rendre compte.
Après 25 ans, les sorciers considèrent qu'un sorcier de village est irrécupérable et trop teinté de Chaos : Ludwig serait trop vieux pour intégrer un Collège de Magie...
Il rappelle cependant que tout sorcier a droit à un procès équitable lui permettant de prouver son innocence, et que Bran n'étant pas répurgateur, n'a aucun pouvoir. Parfois, il peut cependant être nécessaire de passer outre...
Avec ces informations, Bran et Choldric se rendent au temple de Verena pour voir s'il est possible de retrouver les minutes du procès que Zweinstein évoquait. Le prêtre sur place semble conciliant et leur demande de lui laisser le temps de faire les recherches et de repasser le lendemain.
6
Au temple de Verena, en début d'après-midi, les minutes du procès datant d'environ cinq ans d'un certain Ivor, initié d'Ulric, sont données à Bran et Choldric. Ivor est natif du Hochland et est accusé d'être un agitateur et un blasphémateur qui prétendait collectionner des textes prémonitoires qu'il lisait à qui voulait l'entendre. Il a été condamné à l'exil au Hochland, et il n'a pas perdu la propriété de ses textes. Il n'y a que peu d'autres détails, mais Bran se rend dans la salle des cultes et demande audience au prêtre de Verena qui supervisait le procès à l'époque. Ils ont rendez-vous en début de soirée aux Begierbaden avec Hermann Forscher.
Ils se rendent auparavant au Collegium Theologica après les cours pour en parler au professeur Zweinstein. Il ignore si le temple d'Ulric possèdent plus de données, ou même les textes, dont au moins l'un d'eux doit évoquer Yul K'Chaum. Par contre, selon lui, si Ivor était ces dernières semaines dans le Hochland, il est vraisemblablement mort, car la population là-bas a été décimée selon les premiers rapports.
A l'heure dite, Bran et Choldric rejoignent les Begierbaden et le bassin d'Ulric, un bassin d'eau chaude réputé chauffer par la Flamme Eternelle. Un vieillard se trouve au centre, près du pilier d'où l'eau jaillit.
Bran et Choldric pénètrent dans le bassin d'eau chaude des Begierbaden et commencent à s'entretenir avec le père Forscher au sujet du procès d'Ivor, l'initié d'Ulric banni de Middenheim et qu'ils comptent retrouver. A cette heure, il ne reste que peu de monde, un hobbit qui ait mine de s'endormir tout en se rapprochant doucement d'une séduisante jeune femme. Hermann Forscher raconte qu'il se souvient bien du cas d'Ivor, qui est ce que les médecins appelle un dément. Selon lui, chaque dément parait agir de manière irréfléchie, mais il semblerait que chacun d'eux ait un schéma mentale duquel il ne semble pas pouvoir dévier, il suffit de découvrir lequel – mais ce n'est pas en sachant cela que les médecins parviennent à une guérison. Quoi qu'il en soit, Ivor lui paraissait inoffensif et sincère dans sa croyance folle.
Pendant la conversation, Bran semble s'inquiéter de l'absence de personnel et voit juste : trente secondes plus tard, cinq hommes surgissent en hurlant. Ils sont vêtus de tuniques noires, ceints d'une étoffe rouge, basanés et arborent des scarifications rituelles au-dessus des sourcils et sur leurs pommettes. Armés d'une ceinture de dagues de lancé en bandoulière et d'épées recourbées, des cimeterres, leur intention guerrière ne fait aucun doute. Ils concentrent leurs attaques sur le pauvre père Forscher. Les seules personnes présentes, Bran, Choldric et la jeune femme se mettent à le défendre plus ou moins adroitement, mais la maladresse des assassins les aide beaucoup. Le combat fait rage dans l'eau, les dagues pleuvent, Hermann manque de se faire noyer, mais il est finalement sauvé. Choldric, sauvagement, achève deux blessés ce qui désespère Bran et horrifie la jeune femme qui vient de décapiter l'un des agresseurs en combat. Il ne reste que deux blessés qui... ne parleront sans doute plus : l'attaque est bien l'oeuvre de fanatiques, car voyant la cause perdue, ils n'hésitent pas à se trancher la gorge !
Les bains sont rouges de sang, et les lieux sont vides : le rare personnel qui s'occupait de la fermeture n'est plus, assassiné, sans doute par les mêmes qui ont attaqué le père Forscher...
La milice et un médecin arrivent quelques temps après sur les lieux. Le père Forscher ne semble pas vouloir que la milice s'éternise, semblant connaitre ses agresseurs et pensant qu'elle n'y pourra plus rien faire. Il couvre également Choldric, qu'il a pourtant tancé avant pour son attitude barbare : devant la milice, il explique que ces hommes étaient des démonistes, qu'ils avaient vendu leur âme aux Puissances de la Ruine, et qu'ils ont été égorgés tout comme un poulet doit l'être.
Malgré ses blessures, son âge et sa légère bedaine, Hermann Forscher semble encore en forme et plein de ressources cachées : il invite ses sauveurs à diner au temple le soir même.
Illyana Voroutchka GOSOWKAIA est née le 11 de Nachhexen de l’an de grâce 2505, à KUJAVIA, province d’ERENGRAD, KISLEV, du noble boyard GOSOWKI Bologub et de la druzhina GOSOWKAIA, morte en couches, fille cadette et quatrième enfant.
Jeune femme enthousiaste.
Blonde. Yeux gris-bleus. 1 m 62 pour environ 49 kg. Droitière.
GASOWKI Bogolub est un riche marchand devenu Boyard par son argent, des fêtes outrancières en l’honneur de la grande noblesse et des compagnies d’archers armées au service du Tzar.
Il a fait de son fils aîné Sacha un chevalier de KISLEV, de sa fille aînée Silitcha l’épouse d’un marchand influent d’ERENGRAD et de son cadet Léto un novice de DAZH.
Illyana la cadette, est destinée à sceller l’union de la Maison GASOWKI avec la Maison AUE, de très vieille noblesse impériale. Elle est promise au chevalier AUE Gottfried.
Enthousiaste, Illyana abandonne sa foi en DAZH et se convertit à SIGMAR. Elle s’initie au Reikspiel avant même de quitter ERENGRAD. Les usages des impériaux lui apparaissent ternes et ennuyeux, rien qui ne puisse cependant éteindre les excès de son âme gospodar.
A l’automne, elle part enfin, escortée par ses frères, vers ALTDORF et sa nouvelle vie. La guerre les bloque à MIDDENHEIM. Lorsqu’ARCHAON fuit vers les montagnes, Sacha et Léto se joignent à l’armée qui le poursuit. Ils ordonnent à leur sœur de trouver une diligence pour ALTDORF, dès que la route du sud sera de nouveau ouverte. « Pour y retrouver quel mari, proteste-t-elle ? Quel lâche s’il se trouve à ALTDORF et non à combattre les démons ! »
Las, ces arguments ne portent pas… Ni ses connaissances de l’escrime ou de la joute, Sacha lui-même l’a initiée, ni le besoin de braves « aujourd’hui plus que jamais », ni la légende de cette dame gospodar qui a ramassé l’épée de son époux tombé au combat pour défendre sa maison…
Elle reste seule à MIDDENHEIM.
Seule mais libre de faire selon son idée et son honneur.
Portrait ungol
Si j’étais un animal : une hermine
Si j’étais une qualité : le panache
Si j’étais une couleur : blanc
Si j’étais un chiffre : le 11, même si ce n’est pas un chiffre
Si j’étais un mot : « noblesse oblige »
Si j’étais un objet : un étendard
Si j’étais une personne célèbre : la grande Tzarine Katarina, Reine de Glace
Si j’étais un endroit du corps : le front
Si j’étais une invention : la cour
Si j’étais un des quatre éléments : le feu, sous la neige
Si j’étais une odeur : celle du kvas
Si j’étais un sentiment : l’enthousiasme
Si j’étais un péché capital : l’orgueil
La jeune femme blonde escorte Hermann au temple de Véréna avant d'aller se changer chez elle.
Bran et Choldric retournent chez eux. Bran explique à Hélifas qu'ils ont rencontré un prêtre de Véréna aux bains et qu'ils l'ont sauvé d'une attaque d'arabiens portant des scarifications rituelles. Comme remerciement et pour discuter de ce qu'il s'est passé, ils sont invités à diner chez lui. Bran explique que Choldric est bien blessés et est sur les nerfs, qu'il doit se reposer : il propose à Hélifas de prendre sa place pour un bon repas – après tout, le nombre de convives est le même ! Les deux compères s'arment et se rendent chez le père Forscher, qui semble surpris de leur accoutrement.
La jeune femme blonde arrive peu après que la table ne soit dressée. Les présentations faites, elle se nomme Druzhina Illyana Gassowskaïa.
Hermann se vante de faire lui-même très bien la cuisine, et il ne ment pas : le repas est délicieux. Au moment de passer au dessert, il consent à expliquer qui sont ses agresseurs.
L'histoire débute dans dans les contrées du Sud bien avant que l'Empire n'existe. A l'époque, l'un des frères des quatre puissances majeures du Chaos a décidé d'explorer une voie nouvelle pour prendre l'ascendant sur les Puissance existantes : il a exposé de la matière, sa matière, aux coups et aux blessures. S'incarner dans le monde était risqué mais porteur d'une grande puissance. Ce fut payant, il ne tarda pas à dominer les Terres du Sud. Lorsqu'il commença à s'étendre en Arabie, Khorne, voyant sa propre influence faiblir, prit peur : la période fut connue sous le nom du « Pacte Infernal » : Khorne aida les derniers peuples libres, notamment d'Arabie, et son frère fut finalement vaincu et son corps détruit. Seul resta son coeur que les arabiens ne surent pas détruire, Khorne les ayant quitté dès la victoire pour s'occuper tout de suite de l'âme démoniaque de son frère.
Son coeur était sa porte de sortie : relier son âme à son coeur pourrait le faire revenir dans le monde.
Hermann explique qu'il a appris cette histoire alors qu'il était moine copiste dans Montagnes Grises. Il a obtenu de la part d'aventuriers ayant pillé la tombe d'un ancien nécromant un ouvrage en arabien ancien et s'est installé à Middenheim pour le traduire et l'étudier.
Le tome racontait cette histoire, mais aussi la suite. Ne sachant détruire le coeur, les arabiens montèrent une expédition de grands héros pour l'amener lui plus loin possible d'Arabie. Le livre a été écrit pour que les générations futures n'oublient pas le danger, mais le livre comprenait aussi un code subtil, que Hermann a réussi à décrypter après de nombreuses années d'études. Le livre indiquait la cache du Coeur : dans les Monts du Milieu !
D'ailleurs, le père Forscher passe dans son bureau pour montrer le livre et ses notes à Bran et consorts pour découvrir un immense désordre : la pièce a été fouillée. Le livre ainsi que la plupart des notes ont été volés. Hermann découvre la scène de façon brutale : « Au sein même du Temple... » sont ses uniques mots avant de perdre connaissance.
Lorsqu'il se réveille, ses premières pensées sont de partir immédiatement pour les Monts du Milieu, retrouver le coeur avant que les démonistes, une secte vouée à permettre la réincarnation du démon, ne mettent la main dessus et ne permettent le retour d'une menace plus grande encore que celle d'Archaon. Et par malheur les notes étaient explicites sur l'emplacement du temple abandonné.
Devant la détermination de Hermann Forscher à partir dès le lendemain, Bran propose son aide : il pense pouvoir réunir trois à six hommes pour demain midi. Illyana propose également son aide.
Rendez-vous est pris pour le lendemain, le père Forscher verra avec le Temple de Verena pour obtenir un équipement complet, et aussi pour jouer de son influence afin de faire soigner les blessés rapidement par le Temple de Shallya.
7
Bran informe Choldric de sa soirée d'hier au Temple de Verena : le temple a été cambriolé par les démonistes qui ont mis la main sur les recherches du père Forscher, permettant la localisation de ce qu'il pense être le Coeur de Mazhoul. Il faut partir pour les Monts du Milieu ce matin même pour retrouver le coeur avant les démonistes.
Hélas, impossible de prévenir rapidement l'Ordo Fidelis, il faudra faire sans eux.
Les trois compères – Bran, Hélifas et Choldric – se retrouvent en compagnie du père Forscher au Temple de Shallya, pour essayer de se faire soigner. Les négociations semblent âpres, mais une prêtresse finit par bénir, et soigner considérablement les blessés. Au Temple, ils rencontrent aussi Edoras, une elfe renfrognée, toujours gravement atteinte.
Bran, sous l'insistance du père Forscher, essaie de la recruter en tant qu'éclaireuse pour partir dans le Hochland, le jour-même. Elle refuse d'abord, mais, une fois soignée, finit par accepter contre un équipement correct. Le père Forscher promet qu'elle aura l'équipement qu'il parviendra à rassembler avant midi.
Les emplettes sont faites et le départ est rapidement donné. Chacun à son cheval et il y a même un cheval attelé à une charrette rapide qui transporte tentes, provisions et matériel de montagne.
La première étape se fait à l'auberge fortifiée du marteau de l'Empereur, où il indique au capitaine du guet, suite à ses interrogations, que Ludwig serait mort.
8
Premier jour de neige ! Immelscheld est dépassée et un campement est fait en pleine nature. La nuit est calme.
9
Au début de la journée, ils tombent sur une petite troupe de quatre personnes, dont une jolie jeune femme et un nain qui ne leur inspire pas confiance. Ils disent se diriger aussi vers le Hochland et demandent à voyager ensemble pour plus de sureté. Bran refuse, mais ils suivent de loin, bien qu'ils ne soient qu'à pieds... et avec un nain !
Ils semblent en plus suivis de loin : deux oiseaux de proie sont dans les cieux depuis leur départ. Ils sont persuadés d'être surveillés.
Passage de Holzbeck vers la fin de journée, ravagée par la guerre. Ils continuent tout de même, espérant que le groupe qui les suit préfèrera se reposer dans un village, ce qui semble effectivement le cas. Ils campent à nouveau sous la neige après le village.
10
Selmigerhof, tout aussi ravagée que les précédent village, est cependant occupée par une troupe de manouches. Après questionnements, ils expliquent que, effectivement un groupe d'une dizaine d'arabiens est passée il y a deux jours, à pieds et légèrement équipés. Ils ont évité le village.
11
Le Hochland semble désert : Krudenwald, une petite cité, n'est qu'un champ de ruines. Seule une tour de garde éventrée laisse s'échapper la fumée d'un feu de bois. La ville est traversée en vitesse, sans prendre la peine de s'y arrêter...
Le neige des derniers jours fond durant la journée et il faut quitter en plus l'Ancienne Route de la Forêt pour bifurquer vers Hovelhof, sur un petit chemin boueux. La progression est ralentie et, après avoir passé une fontaine sacrée dédiée à Taal, un nouveau village désolé est atteint, aux pieds des Monts du Milieu : Hovelhof. Il n'y a plus âme qui vive, mais il permet un campement dans de meilleures conditions.
12
Le chariot ainsi que les bagages non essentiels sont cachés sur place, car le père Forscher indique qu'il ne reste plus que quelques kilomètres de piste praticable avant de bifurquer vers le Nord.
Quelques kilomètres après Hovelhof, une tour de garde mobile gît sur le bas-côté du chemin, au sommet d'un vallon. Une bataille a fait rage, il y a encore de nombreux corps presque totalement décomposés, des hommes et d'autres créatures moins humaines...
Une fouille rapide ne donne pas grand'chose. Illyana récupère un reste d'étendard, un soleil or sur fond azur.
Tous reprennent le chemin assez rapidement, pour ne pas se laisser distancer encore plus par les démonistes et un bras de la rivière Drakwasser est atteint une heure plus tard. Encore une fois, une tour de pierre, faisant sans doute office de péage sur le gué est partiellement détruite. Une bataille de plus grande ampleur a fait rage sur ce gué.
De la tour, il ne reste que les murs de pierre, la structure intérieure a été brulée. Edoras se met à escalader l'édifice grand comme cinq homme et parvient au sommet. Elle a une vue plus large sur les environs. La tour permettait de voir arriver de loin d'éventuelles troupes venant de l'Est, mais pouvait sans doute communiquer avec la tour mobile dont Edoras devine les restes à l'Ouest. Cette dernière communiquait vraisemblablement avec Hovelhof...
Mais le temps presse, il faut repartir. Edoras se presse de redescendre mais, à l'intérieur de l'édifice, la pierre est encore humide avec le dégel. Elle glisse et retombe durement sur le dos, une pierre saillante lui coupe la respiration un moment. Elle sera bonne pour un très gros hématome, mais rien ne semble heureusement cassé...
C'est ici qu'il faut quitter le chemin et longer la Drakwasser vers l'une de ses sources. Les collines cèdent rapidement la place à un terrain plus rocailleux et il faut rapidement laisser les chevaux à paître pour pouvoir grimper à pieds les petites cascades de la rivière.
Heureusement, malgré la saison, Ulric est clément et le temps est étrangement chaud.
13
Après quelques heures de grimpette, la rivière traverse une piste abandonnée, une ancienne route vers une mine naine, selon le père Forscher. C'est ici qu'il convient de bifurquer pour prendre la route qui serpente vers un col peu élevé. Il y a cependant très vite une trace de passage récent : une demi-douzaine de cadavres frais jonchent le bord du chemin. Ce ne sont pas les démonistes, mais des hommes de l'Empire – peut-être des brigands – qui semblent avoir subi une embuscade. C'est étrange, car ils ne semblent pas avoir été détroussés, ce qui permet au groupe de refaire quelques provisions.
Les terrains propices à l'embuscade sont légion, certaines pierres aux sommets des à-pics sont étrangement placées, mais c'est au moment ou la garde se relâche, au crépuscule, que les démonistes apparaissent au sommet d'un défilé haut comme vingt hommes. Ils sont deux de chaque côté de l'étroit défilé, qui ne fait plus par endroit qu'une largeur qui devait être minimale pour laisser la place à un chariot, et arrosent le groupe de leurs traits d'arbalète.
Le combat est rude car même en infériorité numérique, ils ont l'avantage de la position. Heureusement Edoras poursuit plus loin et découvre une voie pour grimper sur la crête et parvenir au contact.
Tout le monde est plus ou moins gravement atteint, mais la menace finit par être écartée, notamment grâce à Bran qui restait stoïquement sous les flèches ennemies alors qu'il décochait les siennes avec une précision époustouflante, à Edoras qui a montré la voie pour parvenir au contact, à Illyana qui sautait courageusement au-dessus du précipice pour atteindre l'autre bord et au père Forscher dont les étranges prières semblaient paralyser de peur ou de douleur l'un de leurs assaillants.
Le campement est réalisé, sans garde, sur la crête. Les corps des assaillants sont jetés sur la route.
14
La nuit, des prédateurs se font entendre, ou des charognards : il semble que les cadavres des démonistes ne soient pas perdus pour tout le monde...
La route est suivie depuis la crête, mais les deux voies se rejoignent au bout de quelques centaines de mètres, sur le plateau au sommet du col.
La route attaque rapidement un autre col, sans vraiment redescendre entretemps. C'est là que le père Forscher indique une direction via une paroi rocheuse : il faut vraiment passer par de l'escalade avec pitons et cordée... Heureusement que Bran et Edoras semble avoir pratiqué l'alpinisme, ce qui leur permet d'être en tête et en queue de cordée. L'ascension est longue, près de cinq heure, et exténuante, ponctuée par une grosse frayeur lorsque le centre de la cordée commence à tomber, mais finalement, tout le monde arrive en haut de la paroi. Hélifas, exténué, s'écroule sur place. Il n'est plus en état de repartir pour le moment. Mais le père Forscher indique qu'il a pris une route plus difficile que celle qu'auront sans doute pris les démonistes, qui ont du faire un détour de quelques jours : elle ne figurait pas dans ses notes car il ne comptait initialement pas la prendre, il a fait cette petite cachoterie devant l'urgence de la situation...
Le campement est donc fait un peu en retrait.
15
Après quelques heures de marche dans un étroite et haute faille, sans trace des démonistes, le but est atteint : la faille se termine par une effrayante grotte troglodyte, sise à une quinzaine de mètre de hauteur : la caverne à l'apparence d'une énorme gueule béante, pleine de crocs, avec son pourtour décoré de gargouilles démoniaques. Aucun accès n'est visible et, à cet endroit, la faille est complètement lisse. Un examen des lieu semble confirmer que le seul accès n'est effectivement que la gueule béante.
Un lasso est lancé vers les crocs afin de pouvoir escalader grâce à une corde : aussitôt les crocs touchés, ils se referment dans un bruit métallique et avec une puissance sans nul doute suffisante pour couper un homme en deux ! Il va falloir passer dans la gueule sans toucher les crocs, et impossible d'accrocher la corde à l'une des gargouilles.
Bran se dévoue pour escalader pour pénétrer dans la gueule et tendre une corde, mais son escalade est perturbée par deux aigles qui piquent vers lui. Il parvient adroitement à entrer dans la gueule juste avant la seconde attaque, mais les autres ne sont pas aussi vernis et subissent des attaques continuelles, jusqu'à ce que tous soient en haut. Les dommages dû à cette escalade sont encore une fois conséquents : seul un aigle a été abattu alors que le père Forscher a été grièvement blessé par les oiseaux de proie, et Choldric a eu la jambe transpercée par les crocs métalliques qu'il n'a pu franchir assez adroitement – une artère a été sectionnée mais le flot de sang a pu être étanché, avec l'aide de Sigmar, il pourra peut-être survivre.
L'intérieur ressemble aussi à une gueule démoniaque : des statues de démons en position d'attaque représente les molaires, et la gorge est symbolisée par un couloir qui est rapidement plongé dans une obscurité complète.
Illyana, suivie d'Edoras, s'enfoncent précautionneusement dans cette gorge, dégageant les toiles d'araignées pour avoir une meilleure vision de la structure, mais ce n'est pas suffisant : la gorge se ferme brusquement brusquement lorsque trois énormes balanciers de pierre tombent du plafond. Illyana réagit immédiatement en sautant au-dessus de l'un des marteaux et en allant au contact du mur d'obscurité... qu'elle traverse.
Edoras n'a pas cette chance, affaiblie, elle n'a pas la force de réagir à temps au piège et l'un des marteaux la propulse presque à l'extérieur de la gueule ! Le père Forscher s'approche immédiatement de son corps... il gît sans vie, la cage thoracique broyée par le choc ! Une triste fin pour une elfe loin des siens.
Illyana semble vivante, sa voie traverse l'obscurité. Bran n'attend pas le diagnostic d'Edoras et profite du mouvement de balancier pour tenter de se faufiler entre les marteaux avant qu'ils ne s'immobilisent et bloque l'accès. Il parvient à s'engouffrer également dans le mur d'obscurité.
L'obscurité est impénétrable, même avec la lanterne allumée, le noir reste absolu !
Un vent fétide, acide, semble émaner par moment, régulièrement, du vide plus bas.
A tâtons, Illyana et Bran font le tour des lieux : ils semblent être sur une langue de pierre, entouré de vide. La langue se rétrécit peu à peu, puis s'arrête dans le vide. Heureusement qu'il fait noir, la vision du trou alors que l'on est au bout d'une corniche d'une dizaine de centimètre de large pourrait donner le vertige...
Illyana découvre cependant que ce n'est pas un cul-de-sac : à moins d'un mètre au-delà du bout de la corniche, une autre corniche semble présente, mais elle est aussi étroite, le passage est périlleux...
Ils retournent à la limite du voile d'obscurité pour voir s'il y aurait un autre passage lorsque, peu à peu, les marteaux se relèvent, ouvrant à nouveau le passage, sans doute le piège n'a fait que se recharger et le danger reste présent.
Le père Forscher peut leur apprendre la mort d'Edoras, mais il n'est pas encore l'heure de se lamenter et pleurer sur l'âme de l'elfe, il faut vite trouver le coeur avant d'être assiégé par les démonistes...
Le père bénit alors Choldric et Hélifas pour les aider à passer le piège des marteaux avec célérité, ce qui est réussi. Seul Hélifas est égratigné par le retour d'une marteau avant qu'il ne parvienne au mur d'obscurité.
Le passage du gouffre est assuré par les talents d'alpinistes de Bran qui sécurise le passage à l'aide d'une corde, momentanément retirée par Hélifas qui préfère ne pas s'encombrer : résultat, il manque de tomber mais Bran est là pour le rattraper au dernier moment. Au-delà, la corniche s'élargit rapidement et fait place à nouveau à un court couloir, dans lequel la lanterne semble miraculeusement émettre à nouveau une lueur.
Elle illumine une vaste caverne ronde effrayante, sans doute le saint du saint : sur un autel de pierre sculptée, aux extrémités duquel deux statues monumentales d'ogre projettent une ombre menaçante, repose un étrange objet semblant fait d'or mais... qui palpite ! Serait-ce le coeur du démon ? C'est en tout cas ce qu'affirme le père Forscher. Le reste de la salle est constitué de nombreuses statues, plus petites, de démons et gargouilles, tout aussi menaçantes. Les murs sont peints, ils dépeignent des scènes...
Le père Forscher suit de près Bran, qui s'approche prudemment de l'autel, lui enjoignant de ne pas s'emparer de la relique, pendant que Hélifas détruit quelques statues et qu'Illyana observe la pièce à la recherche d'un détail négligé.
Il faut cependant passer à la vitesse supérieure : les démonistes semblent avoir réussi à trouver le temple et a y pénétrer. Le piège des marteaux les a retardé, mais ils passeront sans doute dès qu'ils se seront relevés.
Le groupe est en position pour les recevoir lorsque, soudain, des dagues surgissent du rideau de ténèbres, effleurant Choldric et Hélifas aux avant-postes. Leurs yeux perceraient-ils cette étrange obscurité ?
C'est le moment que choisit le père Forscher pour s'emparer du coeur, ce qui semble insuffler la vie aux deux statues d'ogres qui, bien que faites de pierre, s'animent et frappent de leur gourdin de granit le père Forscher, qui semble étrangement solide lorsqu'il encaisse un coup et habile pour en éviter d'autres.
Les démonistes n'y tiennent plus. Deux d'entre eux se ruent dans la pièce vers le père Forscher, d'autres continuent de lancer des dagues.
La suite est confuse. Le père Forscher semble ignorer la demande d'Illyana qui s'approche pour obtenir le coeur, il se défend face aux ogres et aux démonistes en invoquant des boules de feu vertes et hurlantes. Bran le traite de vil sorcier et tente vainement d'abattre son bras sur le père Forscher, mais il semble pris d'un malaise.
Le père Forscher lance à Bran un regard de feu : c'est sur, le démon habite Hermann, Bran le sens à travers son regard maléfique, mais il se sent soudain si faible, plus faible qu'un enfant, qu'il ne peut que reculer avec peine.
Le coeur en sa possession, les ogres et les démonistes sur lui, une mêlée désorganisée où l'on pourrait dénombrer quatre camps... Hermann... s'envole vers la sortie, poursuivi par les démonistes – dont l'un a été tué par un ogre et un second gît dans son sang, le pied tranché – pendant que les autres continuent de se faire massacrer par les statues.
Illyana est tombée la première, inconsciente, suite à un coup de massue porté, de façon lointaine, dans sa hanche. Puis ce fut au tour de Choldric de subir un énorme coup de masse. A moitié étourdi, il parvient grâce à une esquive extraordinaire, a esquiver le coup de grâce de l'ogre. Il ne fait alors ni une ni deux, il prend ses jambes à son cou et s'enfuit à travers le rideau de ténèbres.
Il ne reste plus que Bran, diminué, qui fait face aux deux statues, essayant de les retenir pendant que Hélifas traîne Illyana vers l'obscurité. Juste avant d'y parvenir, Bran subit le coup de grâce : un énorme coup de massue le projette vers l'obscurité !
Hélifas se retrouve seul avec Illyana sur les bras, mais heureusement, il semble que les statues en se préoccupent plus de son sort et ne le suivent pas sur la corniche. Il est cependant incapable de se décider à traverser le gouffre dans l'obscurité.
Le désespoir s'installe lorsqu'il entend une voix : Bran est vivant ! Il a été projeté de l'autre côté du gouffre, à plus de dix mètres, a été stoppé par la paroi qui l'a assommé, mais il est toujours là ! Ses blessures sont sérieuses mais, miraculeusement pas mortelles. Il parvient à aider à passer Illyana, qui a repris connaissance, puis Hélifas qui montre plus de motivation à sortir de là qu'il en avait montré à y entrer.
Choldric est là, lui aussi. Il s'était réfugié à une extrémité de la corniche en attendant que la situation se calme.
Il reste à repasser le piège des marteaux en courant en en l'enjambant pour le marteau du milieu et en courant très vite avec les marteaux aux extrémités afin d'être passé et hors de portée lorsqu'il s'abattra. Le piège est plus facile à passer de ce côté, mais les multiples contusions et blessures n'arrangent rien. Choldric passe sans encombre. Illyana est effleurée en bout de course par un marteau, ajoutant quelques contusions. Bran est sérieusement touché au poignet droitLe cas de Hélifas est plus problématique : ayant choisi l'option plus difficile du milieu, il était trop éprouvé pour sauter correctement au-dessus du marteau et sa jambe droite est heurtée de plein fouet. Il parvient cependant à s'accrocher au marteau et à sauter vers la sortie avant que la courbe du marteau n'atteigne son sommet, le plafond.
Il ne reste plus que quatre personnes vivante dans la gueule du temple : Bran, Illyana, Hélifas et Chlodric, ainsi que quatre corps : deux démonistes calcinés, sans doute lors de la fuite de Hermann Forscher, un démoniste écrasé par un marteau, et Edoras, bénie par un prêtre corrompu ou possédé, dont il n'y a plus aucune trace !
Hélifas, tout heureux d'être encore en vie se sent presque d'attaque pour monter une garde, toute le nuit s'il le faut, mais finalement, tout le monde s'endort plus ou moins, dans les moments où les douleurs ne sont pas trop vives.
L'heure est au repos. Le campement est établi pour la nuit dans la gueule. Tout le monde est hors de force, plus ou moins gravement atteint, et sans personne capable de prendre soin des blessures les plus graves.
16
La nuit n'a pas donné lieu à de mauvaise surprise. Il est temps de faire un état des lieux des blessures. Outre les multiples contusions et égratignures, l'état des troupes est le suivant : Bran a sa main droite qui a doublé de volume, la mobiliser lui procure une douleur intense ; Illyana peut à peine s'appuyer sur sa jambe tant sa hanche est endolorie et a pris une couleur malsaine ; Hélifas a sa cheville droite qui forme un angle anormal avec son pied, inutile de dire qu'il ne peut pas poser son pied par terre ; quant à Choldric, enfin, son épaule est bleue et enflée et son bras pend mollement le long de son corps.
Voyant l'état de son pied au réveil, Hélifas décide d'attendre la mort sur place. Que faire d'autre ? A la limite, se laisser écraser par les marteaux provoquerait une mort rapide et éviterait la souffrance, provenant de son pied et irradiant dans tout son corps...
L'heure n'est cependant pas au relâchement. Tous décident que leur seule issue est de lever le camp et d'essayer de retrouver un minimum de civilisation : les blessures s'aggraveront lors du voyage, mais il serait hypothétique de rester sur place à espérer qu'elles guérissent naturellement.
La descente de la gueule du temple est délicate, malgré une statue positionnée en travers des dents en forme de pieux. Hélifas aggrave son état en voyant son biceps presque lacéré, ce qui manque de le faire tomber d'une hauteur sans aucun doute fatale. Choldric ne parvient pas non plus à passer sans déclencher le piège : sa première tentative se solde par une esquive chanceuse à l'intérieur de la grotte, mais il ne parvient pas à esquiver les dents lors de son second essai, elle se plantent profondément dans son épaule déjà meurtrie, arrachant quelques lambeaux de chair. Il parvient cependant à quitter ce piège en dernier.
Le rythme est peu soutenu, il faudra sans doute plus d'une semaine pour quitter le terrain rocailleux. Le premier campement est fait lorsque deux homme s'approchent, ouvertement.
L'un d'eux semble connaître Illyana : c'est un de ses gardes du corps, Stevan Drogo. Le second, un certain Sebastian Boehm, un homme du Nordland mal dégrossi, semble être, d'après leurs dires, un garde du corps du comte Gottfried Aue, parti à la recherche d'Illyana.
Mon nom est Stevan Drogo, je fais partie de la suite d'Illyana Gassowskaïa.
Celle-ci s'est rendue récemment dans l'Empire, avant la Tempête du Chaos mais après l'invasion de Kislev où elle s'est réfugiée (avant le siège d'Erengrad d'où elle est originaire). Stevan faisait partie des bagages. Le but de ce voyage dans l'Empire était de se rendre à son mariage, avec un impérial d'Altdorf. Il s'agissait bien sûr d'un mariage arrangé qui arrangait sans doute les deux parties.
Cependant, malgré cela, Illyana semblait assez enthousiaste : elle s'est mis à apprendre le reikspiel et même à vénérer Sigmar !
Nous nous sommes retrouvés à Middenheim car son mari, le Freiherr Gottfried Aue est un officier de l'armée impériale, mais nous n'avons pas pu le retrouver, il est parti dans les Montagnes Centrales pourchasser les troupes d'Archaon.
C'est alors qu'Illyana a faussé compagnie à toute sa suite, à moins qu'elle n'ait été enlevée...
Peu habiles pour les enquêtes, et un peu perdus par la culture locale, nous n'avons pas réussi à faire grand'chose pour retrouver sa trace jusqu'au jour où une troupe assez importante est rentrée à Middenheim. Monsieur le Baron le futur mari d'Illyana commandait le régiment qui rentrait.
Après un bref débat interne, nous nous sommes décidés à aller le voir : il était furieux !
Faisant jouer ses relations, il a rapidement remonté la piste d'Illyana : elle aurait accompagné un prêtre de Verena, Hermann Forscher, pour une expédition dans le Hochland.
Hors de ses gonds et nous tenant pour responsables, le mari putatif d'Illyana nous a enrôlé avec quelques uns de ses hommes et ses pisteurs pour essayer de retrouver la piste, avec le peu de données qu'avait le Temple de Verena. Sans même se reposer, il est aussi parti avec nous.
Avec le peu de passages sur les routes du Hochland et les quelques témoignages à Holzbeck, des vagabonds, puis à Selmigerhof, des manouches, vous avez retrouvé la piste, même lorsqu'ils se sont dirigés en haute montagne.
Stevan explique qu'il recherchait Illyana avec l'aide des hommes du Freiherr Aue. Ils sentaient la piste se réchauffer lorsque, alors que Sebastian et lui étaient partis chasser, ils ont entendu des déflagrations. Revenant précipitamment, ils n'ont pu qu'assister avec horreur à la fin de la scène.
Toute leur petite troupe a été anéantie par un vil sorcier commandant une petite horde de démons ! Seul le baron restait debout, son épée couverte de sang, mais les démons sont parvenu à le maîtriser, sans le tuer. Le vieillard s'est alors approché du baron et... a commencé à l'embrasser goulument... Les démons se sont alors évaporés et le baron a transpercé le vieillard de son épée, avec un regard triomphant.
Ils s'apprêtaient à se montrer lorsque le baron s'est retourné pour voir le massacre. Sebastian a arrêté Stevan, il sentait que quelque chose n'allait pas dans l'attitude du baron, dans ses gestes, dans son regard, il était... souriant ! Il a rapidement fouillé le corps du vieillard puis a marmonné des paroles étranges et s'est mis à sauter dans le précipice et à marcher dans les airs. Il a commencé à descendre dans les airs comme on descend un escalier !
Sebastian a voulu attendre quelques minutes pour se rendre sur le champ de bataille. Une fois là-bas, le vieillard, encore vivant poussait ses derniers râles. Stevan s'apprêtait à l'achever avant que Sebastian ne l'arrête : il semblait vouloir dire quelque chose.
Dans un râle, du sang s'écoulant de sa bouche, il murmura : « Que Verena ait pitié de nous, par ma faute, Mazhoul est li... ». Comprenant qu'il s'agissait peut-être de Forscher, Stevan l'a brusquement attrapé par le col en hurlant : « Où est Demoiselle Gassowskaïa, démon ? Parle, j'abrégerai tes souffrances ! ».
« Surement... morte. Ils sont.. au temple... au bout de... la faille... »
Voyant qu'il était conscient, Sebastian s'est emparé à son tour du vieillard pour le secouer : « Qu'as-tu fais de mon maître ? ». « Maaazhoul... Dites à Bran que Ivor est sans doute à Wahnsinningen, il n'est peut-être pas... » furent les dernières paroles de Forscher.
Illyana semble stoïque en apprenant ce qui est arrivé au Freiherr Aue, et semble vouloir le délivrer. La piste d'Ivor étant la seule, vous décidez donc de vous partir tous dès le lendemain à Wahnsinningen, ce n'est qu'un petit détour sur la route de Middenheim.
Seule corde dissonante, Sebastian Boehm qui a vu son gagne-pain le baron s'envoler essaie de se faire recruter par Illyana qui ne semble que modérément apprécier ses approches directes.
22
Après six jours de voyage à descendre la montagne de manière à éviter au maximum l'escalade, les chevaux sont retrouvés. Illyana propose que le cheval utilisé par Edoras et prêté par le temple de Verena soit une avance pour le paiement de Sebastian, ce qui ne semble pas lui convenir, mais qui ne l'empêche pas de s'en emparer.
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La hanche d'Illyana la fait trop souffrir pour supporter le cheval, elle reste donc condamnée à voyager à pied jusqu'à la carriole laissée dans les ruine de Hovelhof.
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Clopin-clopan, Hovelhof est atteint et, nouveau miracle, toutes leurs affaires et la carriole sont là. Illyana peut s'y installer en la rembourrant au maximum.
La malédiction de Wahnsinningen
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N'ayant pas reçu de proposition à sa convenance, Sebastian se sépare du groupe et continue vers Middenheim pendant que les autres bifurquent vers Wahnsinningen alors que Ulric, qui les a épargné dans les montagnes, commence à se faire menaçant.
Alors que les lueurs du village approchent, ce qui semble prouver qu'il n'est pas déserté, l'éclat de Morrslieb attire l'oeil sur le centre d'un cercle de terre labourée, d'un diamètre d'environ 4 toises. Hélifas s'y rend, descend de cheval et ramasse l'objet brillant. Il s'agit d'un fragment d'un objet plus gros mais de nature indéterminé, et surtout le matériau, minéral ou métallique, est lui aussi indéterminé, dur mais tiède au touché.
Les premières grosses gouttes de l'orage qui se prépare commencent à tomber et les éclairs zèbrent le ciel lorsque le petit village, mal protégé mais intact, est atteint.
Il compte moins d'une dizaine de maisons. Il n'y a pas d'auberge à proprement parler, mais un foyer rural fréquenté par cinq hommes et une femme : Rosie et Rudolf, les propriétaire, Albert Heimlaut le scribe, Ghilbert Oesfeld le burgomeister, trois autres hommes ensemble et un dernier tout seul, caché derrière un chapeau et occupé à tailler un pieu.
L'accueil oscille entre méfiance et franche hospitalité et les conversations sont rares et se résument à essayer de savoir ce que font des étrangers à Wahnsinningen.
Rosie cependant accepte de loger les nouveaux-venus au grenier, elle n'a plus de place ailleurs de toutes façons, les deux chambres à l'étage étant prises par des familles de réfugiés Hochlandais.
Au plus fort de l'orage, un homme tordu, vêtu de haillons trempés et au regard fou ouvre la porte d'entrée et crie : « Je le sais, nous sommes maudits ! Ne me croyez pas si vous voulez. C'est cette clairière chaotique... Je vais la détruire ! Personne ne m'en empêchera ! ». Il fait alors demi-tour et repart comme il est venu, sous l'indifférence affectée des autres occupant du foyer, dont Rudolf qui ferme la porte laissée ouverte.
Ils l'ont deviné et l'information leur est confirmée : il s'agit d'Ivor. Bran l'appelle en vain et Hélifas choisit de monter son cheval encore sellé pour le suivre, alors que les autres restent au sec.
Hélifas rattrape Ivor, qui s'est muni d'une pelle en partant, assez rapidement. Il se rend à l'extérieur du village, à moins d'un quart de lieue, dans une petite clairière pavée, entourée de quelques pierres levées, et il commence à essayer de déterrer les pierres. Hélifas démonte et de rapproche du forcené, l'appelant par son nom pour attirer son attention. Il ne fait pas qu'attirer l'attention d'Ivor mais aussi celle de deux armoires à glace, pas vraiment humaines : la plus grande des deux dépassant allègrement la toise à la peau d'une couleur noire olive malsaine et la mâchoire prognathe, la plus petite est d'une couleur olive plus marquée. S'agirait-il d'orcs ? Hélifas n'a pas le temps de réagir et se retrouve acculé pendant qu'Ivor enfourne son cheval et s'enfuit. A deux contre un, Hélifas ne fait pas le poids et se fait rapidement éventrer par l'une des machettes géante portée par ses créature. Il sombre rapidement dans l'inconscience.
Ivor arrive catastrophé au foyer rural, sur le cheval d'Hélifas : « Je vous l'avais dit, la clairière est maudite ! Votre ami est attaqué... » crie-t-il.
Bran à pieds, Illyana et Stevan sur le même cheval se rendent aussitôt sur les lieux, guidés par la lointaine lueur d'une lanterne. Un homme aux cheveux et à la barbe longue, se bat contre une demi-douzaine de créatures à la peau verdâtres, des orcs sans doute, qui semblent emprisonnés par la végétation alentour.
Une fois sur place Illyana, à cheval, et Stevan, à terre, et Bran arrivant sur le tard parviennent à bout des immondes peaux-vertes, trop gênées par la végétation qui les emprisonne pour être vraiment dangereux, bien que l'un d'eux parvienne à mettre à bas le cheval d'Hélifas.
L'homme qui se battait contre les orcs avec un simple bâton n'est pas Hélifas : ce dernier gît au sol, gémissant faiblement, essayant de retenir ses boyaux. Mais l'inconnu est également sévèrement touché, un kikoup coincé dans ses côtes...
Les deux blessés sont ramenés au foyer rural pour voir s'ils peuvent être sauvés. Le seul médecin du village semble être justement l'homme qui a été ramené inconscient. Stevan se propose alors de tenter de les soigner : il parvient a extraire le kikoup des côtes de celui que les villageois appellent Théophilus, prêtre de Taal et Rhya ; le ventre de Hélifas est lui aussi recousu sans que le patient ne soit perdu durant l'opération. Pendant l'opération, Bran et Illyana se rendent chez Ivor.
Ivor ne semble pas vouloir discuter mais cède devant l'insistance d'Illyana. Ce dernier, une fois lancé, indique, avec un regard enfiévré, qu'il est le réceptacle de nombreuses prophéties, qu'il a vu l'avènement d'Archaon, et que personne ne veut jamais la croire. Il finit par dévoiler l'ouvrage de sa vie, un gros volume entre deux couvertures de bois, un recueil de textes déchirés et incomplets, de sources diverses, sur des sujets diverses.
Illyana se rend au chevet des blessés qui sont toujours inconscients mais se reposent. Elle invite Stevan et Choldric chez Ivor, à tour de rôle, pour passer la nuit à déchiffrer l'ouvrage d'Ivor, la collection de textes, pour voir si quelque chose d'intérêt pourrait être trouvé à propos de l'artefact recherché. Ils y passent la nuit à tour de rôles.
Le seul passage d'intérêt reste celui trouvé initialement par Bran. Il dit ceci :
« Mes contacts de la capitale me rapportent qu'une relique non identifiée a été ramenée à Altdorf par l'un de nos rivaux. D'après la brève description qu'ils me donnent, on dirait qu'il s'agit du poignard de Yul K'chaum. Comme cet artefact, cet objet est décrit comme un poignard de fer gravé de sombres runes de pouvoir. Il semblerait que sa garde ait la forme d'un crâne pourvu de trois yeux. Je pars pour Altdorf immédiatement. S'il s'agit bien du poignard de Yul K'chaum, il faut l'empêcher à tout prix de tomber entre les mains de gens malintentionnés. »
Ivor reste toute la nuit debout, sans perdre des yeux son précieux trésor. Bran lui montre aussi le fragment trouvé par Hélifas : il semble ignorer ce dont il s'agit, mais Ivor insiste une nouvelle fois pour retourner la clairière sacrée dont prend soin Theophilus. Elle est maudite. Illyana lui promet qu'ils s'y rendront le lendemain.
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Peu avant le midi, le livre est terminé sans révéler de nouveaux secrets. Illyana et sa « suite » à peu près valide se prépare à partir pour la clairière sacrée lorsque une troupe, armée et mobile, d'une vingtaine de personnes apparaît à l'entrée du village. Leur chef demande à voir le responsable du village. Son discours est simple : il réclame 300 couronnes d'ici trois jours sous peine d'attaquer le village et le réduire en cendres, puis repart avec ses hommes, sûr de son effet.
Les esprits s'échauffent : les étrangers sont rapidement accusés d'être la cause de tous ces malheurs : l'attaque des orcs, l'arrivée des bandits, et même la perte d'une brebis du père Bartel durant la nuit, sauvagement mutilée. Ghilbert calme ses ouailles et convoque un conseil, composé de Ghilbert, le burgomeister, Albert, le scribe, Rudolf, le propriétaire du foyer rural et Bartel, le vieux pâtre.
Pendant ce temps-là, à la clairière, les cadavres des orcs sont délestés de leurs armes, et le chef de son armure, toutefois un peu serrée pour Stevan. Les corps sont transportés sur la route, à l'entrée du village, là où sont apparus les bandits. Par contre, aucun indice nouvel n'est trouvé dans la clairière.
Au retour, pendant que Illyana et Stevan vont réveiller Ivor, Bran et Hélifas sont accusés d'être les complices des bandits. Bran refuse d'être insulté et commence les préparatifs pour quitter les lieux. La tension monte : Georges, le vétéran de la milice, semble déterminé à ne pas les laisser partir mais personne ne semble vouloir en venir aux armes. Finalement, Albert le scribe essaie de proposer la solution suivante : Illayana et sa suite quitte le village le lendemain par la route du sud, ainsi ils ne pourront pas rejoindre à temps les brigands pour l'attaque.
Illyana ignore l'ultimatum mais tout le monde décide de se reposer au grenier du foyer rural.
Au soir, Theophilus reprend conscience et recouvre peu à peu ses esprits alors qu'il est seul avec ses sauveurs, et personne de son village. Prenant connaissance des évènements, il semble abattu : Hélifas, en déterrant le morceau de métal, a déclenché une malédiction sur le village, ce qui semble confirmé par les faits récents.
Il y a deux siècles, lors de la précédente incursion du Chaos matée par Magnus le Pieux, le village n'existait pas encore. Le site fut le théâtre d'une bataille entre des orcs et une troupe du Chaos largement supérieure en nombre. Les orcs, beaucoup moins nombreux, perdirent la bataille d'un cheveu, après une âpre résistance. Leur solidité fut le fait d'un puissant artefact, habité par un puissant esprit orc, dont les émanations semblaient craintes par les troupes du Chaos. Les troupes de Magnus le Pieux arrivèrent là-dessus, finirent de décimer l'ost chaotique, récupérèrent l'artefact et le détruisirent : il explosa dans une gerbe de feu et fut cassé en onze fragments, tout autour du lieu de la bataille.
Wahnsinningen fut construit sur ce lieu et fut depuis sa fondation, et même au plus fort de la Tempête du Chaos, à l'abri de toute maraude. L'effet des fragments était protecteur pour le village, mais les anciennes légendes affirme qu'il cessera si les fragments devaient être déplacés, et en plus, s'ils devaient être rassemblés, le puissant esprit orc sera réveillé. Theophilus devaient transmettre cela de générations en générations pour que ce savoir ne se perde pas, et il sait également où sont situées les autres clairières infertiles abritant des fragments. Son rôle s'est donc arrêté le jour où Hélifas a déplacé le fragment.
Illyana finit par prévenir Georges du réveil de Théophilus. Ces derniers discutent seul à seul puis le conseil du village est encore une fois convoqué et Theophilus explique ce qui s'est passé. Devant la perte de protection du village confirmée par Theophilus, le conseil décide de se défendre face aux pillards, ce qui énerve passablement Albert qui s'en va en claquant la porte. Illyana le suit et le ramène vigoureusement dans le foyer rural, exhibant l'étrange apparence d'Albert que seule elle a semble-t-il remarquée : pour un scribe, il est plein de sueur et de terre, c'est même le plus crasseux des villageois présents, alors qu'il ne l'était pas la veille. Que mijote-t-il ?
Devant les accusations, il indique creuser un trou dans le sol de sa maison pour cacher ses maigres possessions avant l'arrivée des bandits mais, face à ses contradictions et face à la perquisition de sa maison, il faut se rendre à l'évidence : il creusait un tunnel entre sa maison à l'extérieur du village et le foyer rural où tout le monde se serait réfugié en cas d'attaque. De plus, des papiers l'accusent, ils prouvent qu'il est de mèche avec les brigands et devait toucher cinq pour cent de la rançon demandée.
Nul besoin de le torturer, il avoue tout : les bandits l'ont menacé. Il devait creuser un tunnel pour leur permettre d'attaquer par surprise et de l'intérieur si jamais le village ne payait pas la rançon. Les bandits comptaient se rendre dans le tunnel la veille au soir de l'ultimatum. Pour prouver sa bonne foi et obtenir la clémence du village, il avoue aussi que le ferrailleur, Vintz, n'est autre que son contact et qu'il serait bon de le rattraper avant qu'il n'évente toute l'affaire.
Georges et deux de ses hommes empruntent les chevaux pour rattraper Vintz, qui venait effectivement de rassembler ses affaires et de se faire la malle lorsqu'il a vu Albert être découvert. Mais il a été rattrapé avant d'être bien loin. Lui aussi avoue tout, et semble sur de lui – ou peut-être sur d'être libéré par ses compagnons ?
Albert est attaché par les pieds et remis au travail afin qu'il finisse son tunnel, ses affaires – richesses, vivres et vêtements – sont apportées au foyer rural pour éviter qu'il n'ait l'idée de s'enfuir.
Illyana et sa suite étant lavées de tout soupçon, il est maintenant temps de penser à organiser la défense du village, en profitant de l'avantage tactique procuré par la connaissance des plans des brigands.
Le conseil du village est convoqué. La défense choisie sera assez simple : le village sera retranché dans l'auberge qui sera barricadée, avec renforcement des volets en laissant juste la place pour les armes de tir ; d'autre part, une vingtaine de pièges à loup seront répartis à des endroits bien précis ; de l'eau sera mise à bouillir pour accueillir les bandits qui feront irruption de la cave ; enfin, les possessions de valeur seront aussi regroupées dans l'auberge.
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Le village fait ses préparatifs pendant que les blessés se reposent.
Au moment de rassembler les moutons pour les laisser dans la bergerie, le père Berthel retrouve une nouvelle carcasse de mouton à moitié dévorée. D'après Theophilus, on dirait des morsures de loup, mais il y a aussi des traces de griffes inhabituelles chez un loup et aussi un loup n'aurait pas laissé la moitié d'une carcasse, surtout en plein hiver.
Illyana décide de repousser la chasse à la bête après que les brigands ont été repoussés.
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Les rôles et les armes sont distribués en vue de l'attaque prévue ce soir : un groupe sera présent à l'entrée du tunnel, un autre dans la cuisine et un dernier dans la salle principale.
D'autre part, la sortie du tunnel sera ouverte sur la cave du foyer rural afin de forcer les bandits à agir au plus tôt.
Les guetteurs parviennent à voir, à la nuit tombée, une dizaine de personnes s'engouffrer dans la grange d'Albert qui les accueille, comme convenu. Il semble donc en manquer une quinzaine. Par contre, le trouver dans la cave ne semble pas précipiter l'attaque, au contraire, rien ne vient.
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C'est presque l'aube, tout le monde a veillé et est fatigué lorsque les brigands passent à l'attaque. Tout d'abord, le moulin est mis à feu et, tout de suite après, la porte du bourgmestre est forcée par cinq hommes. Quatre autres hommes tentent de profiter, en vain, de la diversion pour s'approcher de l'auberge, mais les mères de famille, armées d'arcs et d'arbalètes font preuve de vigilance et de précision : l'un d'eux meurt et deux autre sont touchés avant de parvenir à la porte. Ils commencent toutefois à la défoncer, ce qui semble être le signal pour ceux cachés dans le tunnel. Le groupe devant la porte du bourgmestre se rend vers le foyer rural mais est en partie arrêté par Ghilbert et Georges. Stevan, Illyana et d'autres quittent leur refuge avec d'autres pour investir la grange d'Albert. Ils bloquent la retraite des bandits et essaient de les enfumer. Une fois le processus lancé, Illyana, Stevan et un chasseur quittent la grange vers l'auberge.
Les pertes des bandits sont lourdes, mais la situation risque maintenant de se retourner : la porte de l'auberge est enfin défoncée, tout comme la trappe de la cave. Les brèches sont ouvertes des deux côtés de l'auberge !
Mais du côté des cuisine, la situation est à nouveau rapidement maîtrisée et la table est repositionnée pour clore à nouveau efficacement l'accès, les brigands semblent d'ailleurs assez vite arrêter leur offensive.
Du côté de l'entrée de l'auberge, aucune brèche ne parvient à s'ouvrir dans la défense, d'autant que du renfort arrive de l'extérieur. Le village subit d'ailleurs sont premier blessé sérieux : Illyana s'écroule dans un flot de sang, son bras gauche semblant sévèrement entaillé par un vilain coup d'épée. Un flottement s'installe, l'un des villageois, pourtant chasseur, panique devant ce coup. Mais ce n'est que de courte durée : le surnombre fait rapidement des dégâts et les brigands sont tous passés au fil de l'épée.
Stevan arrive peu de temps après pour éviter la mort d'Illyana, les premiers soins tentés par deux villageoise se révélant limités. Illyana, sévèrement entaillée au bras, est déplacée avec les autres blessés graves, comme Hélifas.
Sur un autre front, un autre bandit a été tué près de moulin et l'incendie là-bas a pu être maîtrisé.
Il reste un soucis : les bandits retranchés dans la cave. Bran et Stevan essaient de convaincre Ghilbert, qui voudrait négocier, de tout faire pour se débarrasser des fripouilles. Le conseil du village se réunit et décide, à l'unanimité, sauf Ghilbert, de continuer de se battre pour se débarrasser de la menace. Les deux issues restant bien gardées, le plan est de forcer les brigands à quitter les sous-sols en les désorganisant. Suivant l'idée de Bran, deux jeunes partent à la recherche d'un nid de guêpe pour le lancer dans la cave. L'opération est un succès : le nid est récupéré sans mal par ces températures Ulricaines, les guêpes sont réveillées près du feu puis il est lancé dans la cave sans que trop de guêpes ne s'échappent.
La réaction ne se fait pas attendre : les bandits, qui avaient réussi à bricoler une hache, détruisent la table qui bloque la sortie et sortent, avec leurs guêpes, en hurlant. Ils tentent en vain de rejeter le nid dans la cuisine avant de tenter une sortie. Aucun d'eux ne franchira le seuil de la cuisine, rouge de sang...
Par contre, il n'y a aucune trace du chef, d'autres pillard doivent encore se trouver dans la forêt.
Les blessés sont laissés aux soins, les femmes entament un grand nettoyage et les hommes valides se chargent de sécuriser le village pour une partie et de creuser plus loin une fosse pour y enterrer les cadavres des brigands. Choldric récupère quatre têtes pour les planter au bout d'un pique : deux à chaque entrée du village.
Stevan tente en interrogeant Vintz d'en savoir plus sur les forces restantes des bandits. Vintz reconnaît en Stevan un homme de courage et d'honneur, lui explique qu'il lui doit la vie et qu'il serait fier de travailler pour lui. Stevan refuse l'offre grossière d'un homme qui serait prêt à tout avilissement pour sauver sa peau.
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L'impression de soulagement est cependant brève, Theophilus fait son apparition, aidé de béquilles. Il vient gâcher l'ambiance en rappelant que la malédiction est toujours à l'oeuvre et qu'il faut s'attendre, au moins, à des attaques d'orcs, face à qui la force des pillards n'est que pisse de chat.
Tant que les fragments, maintenant dérangés, reste à proximité du village, celui-ci est en danger.
La réponse d'Illyana se souffre pas de discussion : elle ne partira pas avec les fragments avant trois jours, soit le premier d'Ulriczeit. Le conseil se réunit à nouveau : le village comprend le besoin de repos qui anime les plus blessés d'entre eux (Hélifas, lllyana, Bran, Choldric et Stevan – le seul autochtone sérieusement touché étant Theophilus) et décide de risquer l'attente plutôt que de laisser faire la milice out de suite pour un départ précipité de cette dernière qui laisserait le village sans défense.
Theophilus avertit toutefois qu'il vaut mieux rassembler les fragments, qui sont dispersés dans six clairières, au dernier moment, pour ne pas donner plus de force au pouvoir maudit que la météorite renferme. Bran indique qu'il aidera à la récupération des fragments, qui devrait bien prendre une journée, à la veille du départ.
Le conseil décide que, devant la désorganisation de la région, il est illusoire d'attendre l'arrivée d'un juge itinérant pour juger Vintz. Ils s'arrogent le droit de le condamner à mort. La sentence est exécutée immédiatement : pendue à un arbre, l'agonie de se dernier est longue.
Le reste de la journée est consacrée à un repos bien mérité.
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La journée n'est gâchée que par une perte d'une nouvelle tête du troupeau de Berthel : la bête laisse le village dans un sentiment d'insécurité.
Berthel avait préféré faire regagner les pâturages à ses bêtes plutôt que de les laisser à la bergerie qui ne pourra pas les sustenter jusqu'au printemps alors que l'herbe est encore verte au dehors.
33
C'est la veille du départ annoncé.
Illyana se fait faire par un des garçons du village un paillage douillette dans son chariot pendant que Theophilus quitte le village par le Sud, accompagné de Bran, Choldric, Georges le capitaine et Gregor, l'un des milicien, pour leur expliquer comment retrouver les clairières : il en reste cinq à fouiller, chacune contenant un fragment sauf l'une, la principale, en contenant six, pour un total de onze fragments.
Theophilus confie à la petite expédition qu'ils pourront trouver les clairières en suivant une chouette, là-bas dans les arbres. C'est elle qui leur servira de guide.
Seulement, un oiseau se déplace... à vol d'oiseau. Il faut passer par les bois, par des chemins difficiles, pour trouver la première clairières qui se trouve... sur le bord de la route de Hergig, au sud ! C'est un peu la même clairière que celle où Hélifas avait déniché le premier fragment : au sommet d'une des Collines Chauves, nommées ainsi parce que ce sont des îlots constitués principalement de rocailles dans un océan de forêt dense, sur une petite surface de terrain meuble qui semble comme récemment retourné.
Les quatre hommes décident de se répartir la surface en faisant une fouille par sondage à l'aide de leurs épées. Par chance, Choldric met tout de suite la main sur un fragment de la même matière étrange, à peine plus gros que celui ramassé précédemment. Il affleurait presque à la surface, tout près du bord de la clairière.
L'expédition est partie pour n'être qu'une partie de campagne. La seconde clairière se trouve aussi sur la rive Sud de la Drakwasser, sur l'une des autres Colline Chauves. Le même principe est retenu, mais, là, les ennuis commencent : la terre semble rapidement bouger, remuer. Des mains décharnées jaillissent ensuite sous les pieds des imprudents, tentant de les agripper. Elles sont innombrables, agrippent fermement Gregor, l'entraînant rapidement sous la terre, jusqu'aux genoux, puis au torse. Choldric, voulant prêter main forte à Georges est lui aussi rapidement submergé par le nombre et commence à être entraîné sous terre. Bran ne parvient pas à rejoindre Gregor avant qu'il ne disparaisse sous terre, dans un ultime hurlement et jetant un regard plein d'effroi à Bran, arrivé à moins de trois toises de lui.
Dans un réflexe désespéré, Georges, qui a réussi a gagner le bord de la clairière, parvient à lancer une corde autour du cou de Choldric, la seule partie de son corps qui dépasse encore de la terre. Il manque le pendre, mais il parvient à le sortir in extremis de sa tombe !
Les trois survivants essaient alors de creuser au bord du cratère, pariant sur la présence d'un fragment proche du bord. Bien leur en prend : non seulement ils ne sont plus agressés, mais en plus, après une paire d'heure il parviennent à récupérer un fragment.
Après un temps de repos, ils décident de continuer leur recherche et suivent la chouette qui part plein nord, leur demandant de traverser la Drakwasser. L'eau n'est pas encore gelée et il n'y a pas de gué. Le capitaine, Georges, décide de tenter de faire passer les chevaux : Georges passe, tirant aussi le cheval de Gregor, suivi de Bran. Le cheval de Choldric refuse de plonger dans l'eau glacial. Ils perdent donc près de deux heures à l'attendre, en réchauffant leurs chevaux, que Choldric fasse le tour en passant par le pont. Ils passent ensuite par le nord, longeant les pâturages de Berthel et replongeant dans la forêt où ils trouvent une clairière délimitée par des arbres morts. Elle est plus grande et la terre, toujours retournée, est par endroit presque tiède. Deux fragments sont rapidement mis à jour, en recherchant dans les zones chaudes, puis un troisième, mais ce dernier est proprement brûlant. Il est mis de côtés pendant la suite de la recherche, jusqu'au crépuscule. Un seul autre est trouvé : si c'est la clairière principale que décrivait Théophilus, il en manque donc encore deux.
Il manque quatre fragments. Par contre, ce qui pourrait être le coeur ne refroidit pas, il faut le transporter dans un sac entouré de terre. Il est l'heure de rentrer annoncer au village la mort de Gregor !
Ulriczeit 2522
1
Il manque quatre fragments ; l'idée est de ne pas repasser par le village. Illyana, Hélifas et un milicien, Jans, se rendront avec le chariot, vers le midi, au lieu-dit du Chêne vert, à moins d'une lieue de le route du nord. Ils garderont le coeur de l'artefact pendant que Georges, Bran, Choldric et Stevan rechercheront les fragments manquant.
La chouette, que Théophilus appelle Mériel, les guide vers le nord-est, à partir du pont. Ils traversent sur toute leur longueur les vastes pâturage puis la partie nord d'une des collines chauves pour retourner dans la forêt et trouver une nouvelle clairière ? Mériel ne les a plus guidés vers le coeur, les deux sites restants contiendraient-ils plusieurs fragments ? Quoi qu'il en soit, ils déterrent rapidement un nouveau fragment et repartent vers le sud de la colline qu'ils viennent de traverser pour se trouver devant la dernière des clairières.
Le fragment est là visible, affleurant le sol, à peu près au centre de la clairière. Comme auparavant, malgré l'attitude téméraire ou inconsciente de Bran, ils procèdent avec un minimum de risques, encordant ce dernier.
Bran pénètre dans la clairière et, subitement, le Vieux Monde devient fou : le temps passe d'un clin d'oeil du jour à la nuit, les étoiles bougent dans le ciel et alternent avec le soleil sans aucune logique. Aurait-il atteint le coeur des mythiques désolations du Chaos ? Faisant finalement fi de ce qui l'entoure, Bran décide de reprendre sa progression vers le fragment... qui se volatilise sous ses yeux ! Il a beau chercher, elle n'est plus là... il ressort de la clairière eu de temps après et il fait nuit, il n'y a plus trace de ses compagnons. Légèrement désorienté, il essaie de retrouver les pâturages en bordure desquels se trouve la cabane d'Ivor. Ce dernier est là, refuse de le laisser entrer s'il ne se désarme pas. Selon Ivor, tout le monde le cherche depuis deux jours car il s'était volatilisé. Ivor est sur d'avoir affaires avec un mort qui marche !
Bran se dirige alors vers Wahnsinningen et retrouve ses compagnons, dans la maison d'Albert. Selon eux, deux jours se sont écoulés.
Aux yeux de Georges, Choldric et Stevan, Bran s'est volatilisé en pénétrant dans la clairière. Aussitôt, Stevan le suit avant que Choldric ou Georges ne réagisse.
Stevan est aussitôt entouré d'une lumière changeant et étrange, mais il court vers son but, sans s'arrêter, il ramasse le fragment et ressort de l'autre côté de la clairière... pour voir que ses compagnons ont disparu, sans laisser la moindre trace. Il décide de refaire le chemin inverse, regarde ce qui l'entoure une fois dans la clairière et sa raison manque de vacille : le temps passe d'un clin d'oeil du jour à la nuit, les étoiles bougent dans le ciel et alternent avec le soleil sans aucune logique. Il se rend au bord de la clairière et décide d'en sortir au moment exact où il était entré, en se basant sur le soleil.
Il ressort : toujours personne. Il redescend la colline avec le fragment pour se rendre vers le village.
Stevan ayant également disparu, il ne reste que Choldric et Georges. Ils n'ont pas de moyen de récupérer la pierre, toujours bien visible et décident de repartir demander conseil à Théophilus, en passant par le Chêne Vert pour prévenir Illyana et compagnie que le départ est à nouveau reporté.
Illyana, prévenue de la disparition de Bran et Choldric dans une clairière où un fragment est visible, décident de s'y rendre, pour tenter de récupérer le fragment en utilisant la marmite qui abrite le coeur.
Mais Stevan tombe sur Illyana, Georges et Choldric au milieu des pâturages. Stevan leur explique qu'il a le fragment, mais que Bran n'est pas ressorti : à l'intérieur de la clairière, le temps semblait distendu. Aussi incroyable que cela paraisse, il faudrait qu'il se base sur le soleil pour ressortir au même moment que son entrée. C'est fou, mais Stevan assure avoir fait ainsi pour les retrouver. Ils se rendent alors près de la clairière, laissent à Bran un message écrit avec des cailloux et attendent jusqu'à la tombée de la nuit : personne ne vient. Il est tant de rentrer au village pour faire le point.
2
Illyana convainc Georges de faire rechercher par quelques hommes et marquer les deux derniers fragments qui doivent se trouver dans la clairière principale qui est sans danger. Elle observe la colline chauve depuis un fauteuil dans le foyer rural.
Stevan, de son côté, retourne à la surveillance du lieu ou Bran a disparu. Il lance même le fragment au milieu de la clairière, attachée avec un mot : sans résultat.
Les deux fragments manquants ont, selon Georges, été bien trouvés et marqués.
3
Nouvelle journée de veille : rien de neuf sauf Bran qui surgit en début de nuit... l'air de rien.
Bran réapparaît à Wahnsinningen, expliquant que le fragment a disparu avant qu'il n'ait eu le temps de le prendre. Les autres lui explique de Stevan a réussi à prendre le fragment en courant pendant que lui observait l'étrange paysage.
Maintenant que tous les fragments sont réunis ou localisés, le départ est prévu pour le lendemain.
4
Avant le départ, Choldric est obligé d'achever le cheval de Hélifas qui ne se remettait toujours pas de l'attaque initiale des orcs.
Les fragments sont répartis dans les différentes fontes, le coeur brûlant est lui dans une marmite remplie de sable, dans le chariot.
Un arrêt est fait au Chêne Vert pour permettre à Bran et Stevan de récupérer les deux fragments repérés sur le cratère principal.
Après deux heures d'attente, Hélifas, sur un cheval fait un geste inexplicable : il lève son épée sur Choldric... et l'abaisse sans sommation ! Tandis que Choldric se défend, Illyana tente de le faire tomber de sa monture. Le combat se poursuit, et pas à fleuret mouchetés. Hélifas finit par être mis à terre, sa blessure au ventre ré-ouverte et son bras droit tétanisé par la douleur, une partie du muscle déchiré par un coup d'épée de Choldric.
Illyana envoie alors Choldric à la rencontre de Stevan et Bran.
Bran et Stevan récupèrent les deux fragments manquants et, alors qu'ils sont assez proche du Chêne Vert, Choldric va à leur rencontre. Choldric a l'épée au clair, elle est maculée de sang et... il l'abaisse sur Stevan. Stevan et Bran ont tôt fait de mettre Choldric hors d'état de nuire et de la ramener au Chêne Vert.
A peine Illyana, Bran et Stevan se mettent d'accord sur l'origine du problème : une possession due au rassemblement des fragments. Et tout à coup, c'est Stevan qui frappe Illyana d'un coup de lance au bras gauche : elle s'écroule de sa monture. Bran se retrouve seul face à lui et parvient à lui lacérer le torse, cassant quelques côtes, après un long duel... Il ne sait que faire !
Bran finit par prévenir le village de ce qui s'est passé, demandant de l'aide pour les blessés, en expliquant qu'il va s'éloigner seul avec les fragments pour Middenheim.
Il repart effectivement avec les fragments mais finit lui aussi par être submergé par la haine et le besoin de meurtre. Il égorge les deux montures qui lui servaient à porter les fragments avant de retourner vers le village, plein de haine, laissant les fragments derrière lui. Mais, peu avant de retrouver le Chêne Vert, il parvient à se calmer.
Bran rentre alors au village, au chevet des blessés : miraculeusement, personne n'est mort dans le carnage, les blessures sont parfois graves mais Théophilus semble confiant pour leur pronostic vital.
Il reste que les fragments sont abandonnés pour le moment au milieu du chemin pendant qu'agresseurs et agressés sont soignés dans la même pièce !
5
Théophilus, sous la proposition d'Illyana, veut bien essayer de mettre un chien, Esmer, à contribution pour ramener un sac. Les hommes ne pouvant pas s'approcher des fragments sans succomber à la haine, les animaux sont peut-être immunisés. Mais il faut faire vite : le chien pourra reconnaître l'odeur de Bran sur le sac que pendant peu de temps. Le brave Esmer parvient à rapporter une paire de fontes, soit deux fragments, à Bran et Théophilus. Le plan semble fonctionner. Un second chien, Turk, est mis à contribution et un second sac est rapporté.
Bran se décide à tenter maintenant de s'approcher du coeur : il n'est plus atteint par la soif de sang. Il peut donc séparer les fragments en six endroits séparés de plusieurs kilomètres, mais proche de la route.
Il faudra maintenant partir, une fois tout le monde sur pied, avec seulement quelques fragments sans tenter de les prendre tous à la fois...
La maison d'Albert est occupée par les nouveaux villageois... en attendant qu'ils soient guéris.
24
Ulric à fait depuis plusieurs jours son apparition, en force, dans le paysage Hochlandais : une couche de neige glacée recouvre tous les alentours et il gèle à pierre fendre, même la Drakwasser est pétrifiée. L'hiver semble ralentir le temps dans tout le pays.
Les blessés semblent enfin en pleine possession de leurs moyens, mais il n'est pour le moment pas raisonnable de tenter une expédition.
Illyana songe pourtant à rejoindre Bergsburg pour rencontrer la baronne Tussen-Hochen, lui montrer le coeur qui souille ses terres...
Stevan, aidé de Hélifas, tente de construire un traîneau. Aucun des deux n'ayant d'expérience de charpentier, l'aventure risque de ne pas donner un résultat exceptionnel, mais l'essentiel est de parvenir à quelque chose de fonctionnel.
31
Le traîneau n'est toujours pas en voie d'être terminé, Stevan étant peut-être plus doué à manier la lance plutôt que la scie. Cependant, le jour tarde à se lever, la campagne est prise dans un épais brouillard qui adoucit le fond de l'air à une température plus supportable.
Rien n'étant prêt pour le départ, il faut que Bran récupère au moins l'un des fragments, le coeur, mais il est assez loin et tout le paysage est uniformisé, pris sous un assez épais manteau de neige. Il met un peu de temps à retrouver la marmite contenant le coeur.
Pendant ce temps, Illyana prépare soigneusement ses petites affaires en se servant allègrement dans la modeste garde-robe de feu Albert Heimlaut.
Bran revient au village au milieu de l'après-midi, trop tard pour lever le camp. Il faut espérer que le temps reste clément.
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Le temps est au beau fixe, s'est rafraîchi, mais la température reste supportable : le départ est donné, vers le Sud et Bergsburg.
Cinq personnes à raquettes et un cheval sur un chemin verglacé : la progression n'est pas très rapide.
En fin d'après-midi, un grognement sourd est perçu puis cesse subitement. Tout le monde est sur se gardes. Illyana quitte le chemin afin de gravir sur une proéminence, essayant d'avoir une meilleure vue... et une forme surgit et lui saute au cou.
C'est un loup, ou du moins ça lui ressemble, Illyana ne peut que se défendre et est sérieusement atteinte avant que Stevan et Hélifas puissent lui venir en aide et terrasser la bête, sans doute un loup mutant. Bran faisant pour sa part preuve de dextérité en restant à l'arrière à tirer à l'arc et à blesser.. Stevan à l'épaule.
Choldric, qui restait à monter la garde, est le premier à entendre des bruits de déplacement, pas si loin dans la forêt.
Après quelques tergiversations, se rendant compte qu'ils ne pourront pas s'échapper, ils avancent sur le chemin les armes au clair. Les mouvements entendus sont lointains, mais un homme-bête, monté sur un énorme sanglier plein de défenses et d'excroissances osseuses, surgit, chargent en plein milieu du groupe, ainsi qu'un autre homme-bête, plus lourdement armé, à pied. Le fantassin est vite terrassé alors que le sanglier n'a fait que traverser la route sans blesser personne. Mais très vite, cinq autres hommes-bêtes, dont trois sont lourdement armés, apparaissent au détour du chemin, du côté ou Choldric était toujours en garde.
Le rapport de force est peu à peu à l'avantage des hommes-bêtes. Stevan est le premier à tomber, frappé à la tête. Choldric suit peu après, le ventre transpercé par une lance. Bran est ensuite gravement atteint, une lame également profondément plongée dans l'abdomen, mais reste debout quelques secondes avant de s'écrouler de douleur. Hélifas, la main gauche transpercée par un coup de lance commence à fuir.
Les hommes-bêtes, à peine blessés et sûrs de leur fait, voient Illyana tenter d'attraper la marmite contenant le coeur pour l'éloigner, à cheval. Ils se ruent, glissant dans la neige, pour essayer de l'en empêcher. Le cheval se cabre, Illyana est rattrapée. Elle renverse la marmite dont s'était saisie un homme-bête, révélant le coeur brûlant. L'homme-bête ramasse la pierre et la relâche aussitôt, hurlant de douleur, mais il est poussé sur elle par Illyana. Une gerbe de feu lui brûle la jambe et il préfère se replier... d'autres compère son là.
Stevan, qui retrouve ses esprits, se relève pour prêter main forte à Illyana, suivi peu après par un Bran chancelant, mais ils n'ont pas le temps d'empêcher les hommes-bête de se replier en emportant la pierre, replacée dans la marmite. Ils semblaient plus préoccupés par elle que par la perspective d'un massacre facile !
Les blessures des uns et des autres sont graves, mais tout le monde est vivant. Illyana a de multiples lacérations, mais aucune n'est trop profonde. Le coup reçu à la tête par Stevan est assez profond mais n'a pas traversé le crâne, il semble somme toute superficiel. La main d'Hélifas est très douloureuse, mais elle est mobile, ce qui est bon signe. Les états de Bran et surtout Choldric sont cependant préoccupants : Bran pisse le sang au niveau de la tête et surtout du ventre, Choldric a les intestins à l'air et le sanglier n'a rien arrangé et fouissant quelques instants sa blessure ! Par contre, le cheval d'Illyana n'a pas résisté à l'appétit du sanglier du Chaos qui, lui, ne s'est pas retiré.
Seuls deux hommes-bêtes, le loup ayant porté l'attaque initiale et l'homme-chèvre qui était le fantassin aux côtés de l'être montant le sanglier, sont restés sur le carreau...
Un camp de base est fait non loin de la route, et les plus blessés, Bran et Choldric, y sont transportés. Après les soins, Bran, bandé, ainsi que Illyana et Stevan mettent alors le sanglier en joue. Bran lui transperce la gorge mais ouvre à nouveau sa blessure à peine pansée.
Hélifas, une paire d'heures plus tard, refait son apparition dans le camp. Il contribue à l'apprêter pour plusieurs jours, pour survivra au mieux au climat rigoureux.
Vorhexen 2522
1
Le climat n'est pas propice pour reprendre la route, mais pas non plus pour favoriser la guérison.
Le soir, une lueur est perceptible au loin, dans les bois. Pour Hélifas, il s'agit de Wahnsinningen. Mais vu l'ampleur du feu, il ne s'agit pas, selon lui, du village qui brûle, mais au moins d'un bûcher de plusieurs mètres !
Si Hélifas ne se trompe pas, il semble que Wahnsinningen soit perdu !
8
Stevan le répète, il n'est pas médecin : les blessures ne s'arrangent que peu. Le temps reste froid mais s'améliore un peu, Hélifas a mis au point la veille un double brancard pour transporter Bran et Choldric. Le signal du départ vers Bergsburg est donné, mais la progression est extrêmement faible.
10
Le voyage semble faire du bien à Choldric : il accepte de quitter le brancard pour faire le second jour à la marche. Le rythme est plus soutenu.
11
Cette fois, c'est Bran qui parvient à se mettre sur ses jambes, car Hélifas fait miroiter une arrivée possible dans la soirée à Bergsburg, mais à condition de presser un peu plus le pas.
Effectivement, Bergsburg apparait en milieu d'après-midi sur une avancées rocheuse. Le château domine la ville, au sommet d'un petit à-pic rocheux, entouré par la Drakwasser.
Hélifas, Choldric et Bran s'arrêtent à la première auberge, le Sanglier Doré, tandis que Stevan et Illyana tente d'obtenir une entrevue auprès de la Comtesse.
L'accès rapide au château a un cout exorbitant : 2 couronnes par personne, pour monter via une machinerie hydraulique, que les locaux nomme ascenseur, une énorme plate-forme métallique qui est soulevée par un treuil jusqu'en haut de l'à-pic, au niveau du château. La machinerie est si imposante qu'elle pourrait transporter une diligence avec ses chevaux !
Le château est sur une ile sur la Drakwasser et la visite d'Illyana est vaine. D'après la garde, avant le pont-levis, la comtesse est ravie d'ouvrir les portes des meilleures auberges de sa ville pour recevoir d'illustres kislévites.
Stevan et Illyana partent donc se laver, se restaurer, s'amuser et se reposer à l'auberge du Seigneur Dansant, dans laquelle une scène permet à des poètes et des bardes de se produire gratuitement devant les clients.
12
Hélifas, prévenu par un messager la veille au soir, se rend en compagnie de Choldric à l'auberge du Seigneur Dansant, faire un point sur la situation.
Il repart ensuite avec Choldric, indiquant qu'il va s'installer dans son auberge habituelle, sans préciser plus.
Hélifas se rend au temple de Sigmar, obtient, grâce au Symbole de l'Unité qu'il arbore fièrement, une entrevue avec Sa Grâce le Capitulaire Martin Mueller pour lui faire un compte-rendu confus de ces derniers mois.
Sa Grâce le Capitulaire Martin Mueller demande à voir Dame Illyana, afin qu'elle explique mieux les tenants et les aboutissants de la recherche des reliques du Chaos entreprise, et de la perte probable de Wahnsinningen. Il lui explique que le temple auquel il appartient est petit, 4 prêtres, 3 initiés et une demi-douzaine de laïcs y sont attachés, il ne peut guère aider pour une affaire certes grave, mais hélas, en cette période troublée, non prioritaire. Par contre, il sait que le baron Gerhardt von Pirkheimer, l'époux de la baronne Hildegarde Tussen-Hochen, est souvent intéressé par les affaires liées à la sorcellerie, peut-être pourra-t-il aider ? Pour aider à obtenir une entrevue, il remet à Illyana une lettre de recommandation, puis il écoute tout le monde, sauf Choldric, en confession.
Choldric et Hélifas se séparent de Stevan et Illyana. Ces derniers retrouvent leur auberge.
Bran rejoint alors Choldric et Hélifas pour se rendre Au Repos du Colporteur, tenu par Dieter Mundelnn, au Nord de Verenenstadt, le quartier institutionnel de la ville, juste à côté de Löwentor, la porte Ouest. Il s'agit d'une auberge simple mais confortable, où la clientèle est composée de voyageurs et des travailleurs du quartier.
15
Marie Anstein demande à Stevan d'insister auprès de sa maîtresse pour obtenir le paiement des frais d'auberge pour lesquelles elle est en retard.
Stevan explique à Illyana que l'auberge demande à être payée. Elle élude la question et passe une nouvelle nuit au Seigneur Dansant
16
Bran parvient à se faire admettre à l'infirmerie du Temple du Divin Miracle des Chutes de Shallya, d'autant plus qu'il y laisse une coquette somme en donation. Il partage cependant son lit avec un autre malade. Sa journée se partage entre le repos, les repas et les offices à Shallya.
17
Illyana et Stevan doivent, faute de pouvoir payer, quitter le Seigneur Dansant, laissant une ardoise de deux nuitées.
Illyana se rend au temple de Sigmar et Saint Franz pour obtenir une nouvelle entrevue avec le capitulaire. Elle lui explique qu'elle cherche de l'aide pour sa lutte contre la Chaos. Elle lui rappelle les derniers évènements qui l'ont ramenée à Bergsburg.
Sa Grâce ne peut lui fournir d'aide, le temple de Sigmar et Saint Franz ayant des ressources limitées. Il lui transmet cependant une lettre d'introduction pour le baron.
Illyana fait envoyer la lettre au baron. Elle obtient également un logement... Au Repos du Colporteur. Le temple de Sigmar paiera les dépense de Dame Illyana et son garde du corps.
22
Désespérant d'obtenir des nouvelles de la part du baron, Illyana se rend une nouvelle fois au château. Elle y apprend qu'elle peut être reçue dès le lendemain.
Elle fait informer Sa Grâce et l'invite à venir pour donner plus de poids à sa requête.
23
A l'issue de la cérémonie religieuse au Temple de Sigmar, le capitulaire informe Illyana qu'il ne pourra assister à l'entrevue du jour.
Illyana se rend accompagnée par son garde du corps chez le baron. Celui-ci, grand et maigre, est accompagné de six gardes lourdement armés et d'un scribe. Illyana lui explique que trois des quatre reliques composant l'essence d'un démon majeur de Khorne ont été perdues, la première dans le temple d'Ulric à Middenheim, où les choses ne se sont pas passées exactement comme le peuple le croit.
Illyana affirme avoir une piste pour un autre artefact, un poignard, à Altdorf, qu'il faut trouver pour le détruire. L'essence du démon, par le biais de ceux qu'il contrôle sans doute, est sans doute à sa recherche. Elle a comme preuve ses compagnons, et notamment Bran, qui étaient au temple d'Ulric et portent le symbole de l'Unité dans leurs chairs. Elle a également un écrit.
Monsieur le Baron lui demande de faire amener ce Bran le lendemain, ainsi que l'écrit.
Le baron, alerté par les soupçons du capitulaire envers Illyana et sa suite (cherchent-ils des reliques chaotiques ?), reçoit Illyana correctement pour en savoir plus. Bien que son histoire se tienne, il préfère ne pas l'arrêter au cas où elle dirait la vérité, mais il va la faire surveiller par un sorcier qui a gagné sa confiance, Wolfgang Scheunacht !
Il veut éviter le maximum d'ennui et ne pas avoir à gérer une arrestation et un procès coûteux et délicats. Il attend de Wolfgang qu'il les confonde et les vende aux répurgateurs à Altdorf.
C'est une aubaine pour Wolfgang qui voit là l'occasion de trouver une relique chaotique lui permettant de réaliser son rituel. Ne voulant pas se découvrir, s'il pense ne pas avoir de chance de récupérer une relique, il n'hésitera pas, s'il a des preuves sérieuse, à les vendre à la loi.
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Illyana se rend en compagnie de Bran (guéri et qui peut quitter l'infirmerie), Stevan et Choldric auprès du Baron pour lui expliquer une nouvelle fois la recherche que mène son groupe pour détruire les artefacts contenant l'essence d'un démon majeur, preuve à l'appui : le symbole de l'Unité marquant la main de Bran et un morceau de texte recopié.
Le Baron explique que, vu la situation, il n'est pas compétent, mais qu'il serait peut-être judicieux de mettre cette affaire entre les mains des sorciers de l'Empire, ou tout du moins leur demander assistance. Heureusement le baron est lié d'amitié avec un Sorcier Céleste d'Altdorf, Dieter Klemperer. Il remet à Illyana une lettre de recommandation auprès de ce dernier. Il leur paie également une place dans la première caravane qui partira au dégel pour Altdorf.
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Bran paie un repas à Herr Stolt, rencontré au temple par le biais du capitulaire à qui il avait demandé un précepteur pour apprendre les trucs et astuces de la survie dans la nature. Il se rend compte qu'il n'a pas besoin de services puisque Hélifas a les compétences nécessaires. Hélifas et Stolt discutent de la meilleure route à suivre pour rallier Altdorf.
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Un messager de l'intendance du château annonce qu'avec le léger dégel depuis deux jours, une caravane va partir le lendemain.
Les tours d'Altdorf
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C'est le départ vers Altdorf ! Hélifas n'ayant pas été présent lors de l'entrevue chez le baron, aucune place n'est présente pour lui, alors que justement, il retrouvait le moral à l'idée de partir. Bran se fait passer pour le voyageur n'ayant pas de droit de passage. Il propose de payer son voyage en gardant la caravane : il est soldat.
Les deux patrouilleurs, Siegfried et Ulrike, indiquent que tout le monde devra faire sa partie de boulot, devant le danger qui menace durant le voyage. Mais comme il reste de la place dans les deux charriots composant la caravane, ils acceptent, ne dédaignant pas l'aide d'un soldat expérimenté.
Les deux patrouilleurs expliquent aux voyageurs qu'ils seront les représentants de la loi durant ce voyage, et que tout le monde devra participer aux corvées. Ils donnent la conduite du premier charriot à Choldric avec Bran à ses côtés et la conduite du second à Aldebert Mos, un charron.
Outre les valeureux aventuriers, la caravane est composée des deux patrouilleurs, d'un érudit herboriste à ses heures, Wolfgang Scheunacht et de deux familles nombreuses, les Mos et les Brusch.
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Après une première nuit peu reposante passée dans les charriots, le convoi arrive pour camper dans les ruine du hameau de Garssen.
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Ulrike, devant quelques difficultés de conduite sur la glace de Choldric, prend les rênes pour la journée, afin d'essayer d'aller plus vite. Illyana se porte volontaire pour pallier à l'absence d'Ulrike aux côté de Siegfried. Le bilan n'est cependant pas globalement meilleur.
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Bran fait part de son désir de prendre la place d'Illyana pour apprendre les ficelles du boulot d'éclaireur, ce qui permettra aux patrouilleurs de conduire.
Choldric reprend les commandes du premier charriot, le second est mené par Siegfried qui relaie Aldebert qui est légèrement éprouvé, mais peu après le départ, Siegfried tombe dans un énorme nid de poule. Les conséquences sont catastrophiques : l'essieu arrière est brisé net, le charriot est violemment renversé, tuant net Ranald, le grand-père Mos, et blessant très grièvement son épouse, Rosalinde. Le bébé, Tankred, est également sérieusement touché.
Comme il n'y a pas de médecin, Stevan fait de son mieux pour diagnostiquer les blessures. Il doit annoncer à Aldebert, le seul qui ait réussi à s'en sortir indemne, que son père est mort, que sa mère ne passera peut-être pas la nuit et que son fils pourra peut-être, avec de la chance, s'en sortir. Sur ses nouvelles, Aldebert, étant le charron, doit en plus essayer de réparer le charriot au plus vite pour éviter de rester sur place être une proie facile pour les éventuels rôdeurs...
Bran semble trouver l'attitude de Wolfgang suspecte : il ne participe pas aux conversations, ni aide le groupe, porte des gants et sa capuche la plupart du temps. Un notable visiblement fortuné n'est pas à sa place dans un dangereux déplacement hivernal.
Le campement s'organise. Hélifas part à la chasse d'un côté et revient avec un maigre lapin, Bran part du sien et revient avec des racines, Stevan aide à la réparation du charriot, Illyana s'enquiert de l'absence de Siegfried... Au retour de Bran, Stevan essaie d'abord de savoir si Wolfgang, qu'ils trouvent louche, est bien l'herboriste dilettante qu'il prétend être en lui faisant identifier les plantes. Selon lui, elles ne sont pas comestibles. Bran, têtu, est finalement le seul à en consommer.
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Le charriot est réparé, mais reste fragile et beaucoup moins confortable. La famille Mos est transférée dans le charriot de tête, les autres repassent dans celui de queue. Quant aux racines, elles n'étaient effectivement pas comestibles.
Hexentag 2523
Le soir, au campement, Stevan essaie de fêter la nouvelle année, mais le cœur n'y est pas, malgré l'alcool distribué.
Nachexen 2523
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Le temps est plus clément depuis deux jours et la dépouille de Ranald Mos commence à être encombrante et dangereuse à transporter. Illyana parvient à convaincre Aldebert de placer son père sous un cairn, ce dernier, encouragé par Illyana, grave une stèle de bois afin que son nom ne soit pas oublié trop rapidement. Une courte cérémonie est improvisée et un campement fait sur place.
3
Le réveil matinal est douloureux. Gretchen Mos réveille le campement, mi-hurlante, mi-pleurante. Tankred, son bébé, après une brève amélioration de son état a décliné lentement est est mort durant la nuit. Au moins, il peut être placé près de son grand-père.
4
La semaine de temps plus chaud et pluvieux a fait complètement fondre la neige. Le trajet n'est pas plus facile pour autant, au contraire : une piste glissante et traitresse laisse la place à un marécage où la charriot s'embourbe plus d'une fois.
Bran, lors de son tour de garde, tente de fouiller le coffre de Wolfgang, il est fermé à clé, la clé est sans doue celle ouvragée que Wolfgang arbore autour de son cou.
6
Heedenhof, pillé et déserté, est atteint dans le journée.
Wolfgang prend Bran à part, lui demandant ce qu'il lui cherche. Bran ne cache pas le fait qu'il le surveille, même s'il ne sait pas de quoi au juste !
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Le convoi arrive jusqu'à Gerzen, village réduit lui aussi en cendres. Le spectacle de désolation devient affreusement habituel.
A Middenheim, Meado termine son cursus de théologie.
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Flashfurt est dans le même état que Heedenhof ou Gerzen ; peut-être un peu moins calcinée si on voulait être optimiste.
Les fouilles rapides qui y sont effectuées permettent à Illyana de découvrir au sein des ruines d'un temple de Sigmar, un marteau brandi par un moignon squelettique. Non loin, gît le cadavre d'un homme-bête, la cge thoracique défoncée.
Hélifas et Stevan découvrent une scène troublante dans une cave : des menottes accrochées au mur, une dague de belle facture et une robe qui était blanche, déchirée et tachée de sang au niveau du cœur avec inscrits, en lettre de sang, le chiffre 666.
Siegfried, alerté par la découverte, n'a aucune idée de ce que cela peut signifier, ni ceux qui sont informés – dont Wolfgang dont on semblait attendre beaucoup sur ce point.
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Bran passe l'après-midi à tenter de dormir. De plus en plus suspicieux à l'égard d'un Wolfgang qui « ne commet aucune faute » veiller la nuit entière pour le surveiller du coin de l'œil. Il est fatigué et mécontent d'avoir fait chou blanc.
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Nouvelle nuit de veille, infructueuse, pour Bran, et partielle : il ne tient pas le coup.
En milieu de journée, Fort Denkh est atteint : le premier ilôt de civilisation depuis bien longtemps. Le fort, qui garde la Drakwasser, a tenu lors du siège, bien que les pertes furent très lourdes. Les troupe d'Archaon ont été retardées et contraintes de passer plus loin.
Une agréable nuit dans un vrai lit se dessine. Bran achète deux bouteilles du tord-boyaux local. Stevan en mobilise une presque à lui tout seul et doit être porté dans son lit.
Pendant ce temps, Bran et Illyana rendent visite au commandant du temple, un certain Karsher. Ils essaient de le convaincre de la culpabilité, on ne sait toujours pas de quoi, de Wolfgang Scheunacht.
Puis ils se rendent, en trainant Stevan, à l'aumônerie militaire, sur les conseils du commandant. Le médecin profite de l'état d'ébriété avancé de Stevan pour exercer ses talents de couturier sur son crâne.
A leur retour, deux soldats gardent l'entrée de l'auberge. Étant clients, ils peuvent y entrer. Ils tombent en pleine inspection : les affaires de tous les clients sont examinées. Hélifas avait gardé la robe tâchée de sang. Le témoignage du patrouilleur, Siegfried, est nécessaire pour le disculper de toute pratique hérétique. La robe est prestement jetée au feu.
Illyana se rend rapidement près de la chambre privée qu'avait pris Wolfgang et laisse trainer l'oreille lors de la fouille des soldats. Elle apprend qu'il serait sorcier licencié !
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Untergard est atteint dans la soirée : le village n'est lui qu'à moitié détruit, mais la moitié intacte reste cependant abandonnée. Le pont marquant la frontière entre la partie détruite et la partie intacte est toujours là.
Bran, qui avait participé à l'évacuation du village se souvient avoir vu un mutant faire feu avec un long fusil d'Hochland, une arme valant une véritable fortune ! Il fouille les ruines avec Hélifas en espérant mettre la main dessus et... Hélifas parvient à le retrouver. Bran l'inspecte : il est en très mauvais état, mais peut-être pourra-t-il toujours en tirer un prix substantiel, surtout que ses finances sont au plus bas...
Les patrouilleurs doivent faire un minimum respecter l'ordre devant le sans-gêne de Stevan qui commence à ouvrir de force les maisons closes et par miracle non pillées.
L'auberge est par contre ouverte, semblant accueillir les éventuels voyageurs. Bien qu'il n'y reste bien sur plus aucune vivre, il sera possible de dormir dans un lit à peu près propre.
Illyana, accompagnée de son garde du corps, se rend dans la chambre de Wolfgang pour une nouvelle discussion. Illyana lui apprend qu'elle sait qu'il est sorcier et commence à l'interroger. Il répond de mauvaise grâce, expliquant qu'il est rare qu'un sorcier fasse étalage de son art, surtout dans ces contrées reculées, des énergumènes comme Bran auraient vite fait d'essayer de le mettre dans un bucher, qu'il soit sanctionné par un collège ou non. Il appartiendrait au Collège Flamboyant, pas au Collège Céleste qui n'est fait selon lui que de doux rêveurs qui essaient de lire le futur, moins utile que son ordre à l'Empire. Il n'est pas au courant de ce qui s'est passé à Wahnsinningen et, d'après la description faite, se ne serait rien de plus qu'un gros bucher, et non pas d'un quelconque cœur de pierre ardent qu'aurait trouvé Illyana et sa suite, avant de se le faire voler par des hommes-bêtes,. Il n'a jamais entendu parler d'un tel artéfact chaotique, mais ces objets impies sont si nombreux, surtout après la Tempête du Chaos ! Il propose à Illyana de faire une rapide recherche une fois à Altdorf, si ça l'intéresse.
Quant à la tunique maculée de sang trouvée par Hélifas, il la considère sans la moindre importance : un cule impie s'est sans doute tenue sur place, quelqu'un a été sacrifié... et voilà. Pour lui, c'est du passé et il n'y a plus rien à y faire.
Il demande à Illyana de tenir son homme, Bran, lui faisant comprendre qu'il pourrait le réduire en cendre s'il tentait de lui porter préjudice.
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Bran a l'air de relâcher un peu plus la surveillance de Wolfgang.
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La ville de garnison Middenstagest atteinte à la mi-journée. Tout comme à Fort Denkh, on sent que les lieux sonnent un peu vides.
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A la nuit, les charriots atteignent le premier relais fonctionnel depuis le début du périple, bien qu'il n'y ait pas de client.
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Delberz doit être atteint dans la soirée. Dans les toutes dernières heures, le convoi croise également les premières personnes sur les routes. On sent un retour à la civilisation et, en effet, Delberz est une cité assez importante, gonflée en plus par un certain nombre de réfugiés.
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Avant de quitter Delberz, Bran parvient à échanger son fusil contre une belle épée et un peu d'or.
Le soir, le convoi arrive tranquillement à Mittelweg, mais l'étape du lendemain sera éprouvante pour les hommes et les montures pour atteindre le prochain relais à mi-chemin de Bröckel.
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La journée fut effectivement éprouvante, surtout pour les chevaux. Le relais a été atteint la nuit tombée mais a aisément ouvert ses portes aux patrouilleurs, même hochlandais !
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Le départ est aujourd'hui encore donné tôt pour pouvoir atteindre Bröckel en soirée sans avoir à marcher de nuit, mais, à la mi-journée, les chevaux sont attaqués par deux hommes-bêtes qui surgissent des fourrés. Il n'y a pas traces des patrouilleurs partis en éclaireur.
Les chevaux de tête se cabrent, le convoi est stoppé. L'un des hommes-bêtes fracasse la tête d'un des chevaux de la première carriole, il semble ou mort ou sonné. Illyana et Stevan quittent leur cabine et se jettent sur les hommes-bêtes. Bran blesse grièvement l'autre cheval avec une flèche pernicieuse ou mal ajustée, il finit par prêter main forte aux deux kislévites, bientôt rejoints par Hélifas et Aldebert. L'un des hommes-bête tente en vain de s'enfuir. Les deux créatures sont terrassées, mais les chevaux sont dans un sale état !
Le temps d'atteler les chevaux afin de ménager les blessés – ceux des patrouilleurs sont attelés et les patrouilleurs restent à pieds avec le groupe, Wolfgang tient à remercier l'action d'Illyana en lui confiant un livre imprimé intitulé « La vie de Sigmar ».
Mais, après deux heures de voyage, ils subissent une nouvelle attaque de trois hommes-bêtes qui surprennent tout le monde par des tirs à l'arc avant de charger. Il ne s'agit visiblement que d'une escarmouche, ils essaient rapidement, sans succès, de s'enfuir, mais tout cela retarde le trajet.
En fin d'après-midi, c'est une nouvelle attaque des hommes-bête ! Un coche est renversé en travers de la route et une demi-douzaine d'hommes-bête arrose de flèches la caravane. Une majorité de la caravane les charge. Il n'y a que trois hommes-bête qui tires, les trois autres n'étaient que des cadavres maintenus en place pour donner l'illusion du nombre. Et pendant ce temps, un quatrième homme-bête en profite pour détruire la roue du dernier charriot à coups de marteau. Heureusement qu'une roue de secours avait été emportée, mais il faut tout de même une bonne heure au charron pour réparer. Il devient évident qu'ils n'arriveront pas à Bröckel avant la nuit et tout le monde s'attend à une nouvelle attaque, sans doute plus massives, alors que les blessures commencent à se faire douloureuses pour certains.
Illyana semble penser que les hommes-bête recherche un objet que l'un d'entre eux transporte.
Elle interroge à part Wolfgang afin de savoir s'il peut repérer un tel objet. Il n'en est pas sur, mais si elle pense à quelque objet mythique, pourquoi pas, il connait l'histoire de certains. Pour ne pas dévoiler le statut de Wolfgang, elle convainc alors Siegfried de faire en sorte que tout le monde étale ce qu'il a ramassé sur le chemin.
Elle demande alors à tout le monde de montrer ce qu'ils ont récolté depuis leur départ de Bergsburg, afin que Siegfried et Ulrike puissent voir si un objet louche pourrait attirer l'attention des hommes-bête. Wolfgang, en tant qu'érudit, ne trouve rien d'anormal. La dague de belle facture trouvée par Hélifas dans une cité pillée est peut-être le seul élément étrange. Illyana décide de laisser la dague à Bran , cachée sous s cotte de maille et à la place de laisser visible à la ceinture d'Hélifas, mais sous une étoffe, un morceau de bois de la taille d'une dague.
Les craintes d'une nouvelle attaque n'étaient pas infondées : une fois la nuit installée, alors que l'avancée se fait péniblement à la lueur de deux lanternes, le convoi se fait arroser de nombreuses salves de flèches. Il y a sans doute une vingtaine d'archers. Rapidement, l'un des patrouilleurs, Siegfried, puis Aldebert, le charron, tombent sous les flèches. Illyana, tente de se réfugier sous une diligence, une flèche l'atteint et elle ne bouge plus. Le convoi s'est dispersé dans la forêt, mais la nuit est noire. A part entendre des mouvements il leur est impossible de mettre la main sur le moindre archer. Ulrike essaie alors, malgré les protestations de Stevan, d'éteindre les lanternes pour éviter de rester une cible illuminée. Il éteint la première et Hélifas la seconde quelques instants plus tard.
La réaction ne tarde pas : une première vague d'hommes-bête, puisque c'en sont, chargent au contact. Ils ne semblent guère gênés par l'obscurité, contrairement aux hommes du convoi, mais au moins l'adversaire est repéré.
Wolfgang sort alors de la diligence dans laquelle il était resté retranché, auréolé d'une majestueuse couronne de flammes, éclairant la scène. Aucune des bêtes ne semble assez courageuse pour l'attaquer et il commence alors à produire divers effets pyrotechniques. Pas de doute, c'est un sorcier. Les hommes-bête sont arrosés d'une pluie de feu et ne tardent pas à se replier dans le désordre. Finalement, les hommes-bête ne subissent qu'une seule perte.
Wolfgang se rend ensuite près d'Aldebert qui est aux portes de la mort, son sang coulant abondamment d'une blessure aux bras. Il parvient à arrêter le flot de sang par une simple imposition des mains. Il n'est pas pour autant sauver, mais le saignement au moins est interrompu.
Quant à Illyana, la flèche qui l'a atteinte au moment où elle se réfugiait sous la carriole n'a causé qu'une blessure superficielle. Il semble qu'elle ait perdu connaissance à cause du brusque mouvement de recul engendré lorsque la flèche l'a effleurée : l'arrière de sa tête est ensanglanté.
Stevan prend soin des blessés, le corps de Siegfried est chargé, puis convoi repart pour essayer d'atteindre Bröckel au plus vite. Le village est enfin atteint une grosse heure plus tard. Ulrike parvient à faire ouvrir les portes fortifiées et celles de l'auberge. Tout le monde a droit à une chambre individuelle pour pouvoir se remettre au mieux.
Avant de se coucher, Bran reste aux aguets, il entend que l'on toque à une chambre voisine. Il ouvre sa porte discrètement mais n'a que le temps de voir la porte de Choldric se refermer. L'écoute à la porte ne révèle rien, mais il pense voir Wolfgang dans la chambre de Choldic.
Avant que Choldric ne soit couché, on toque à sa porte. Il ouvre, il s'agit de Wolfgang. Il le fait entrer. Ce dernier lui explique qu'il est prêt à l'engager lui, et Hélifas, en tant que garde du corps une fois à Altdorf. Il lui semble qu'il ne fait pas directement partie de la suite d'Illyana et qu'ils sont peut-être libres de tout contrat. Et leur voyage était un test d'embauche grandeur nature concluant... Hélifas l'informe qu'il va réfléchir à la proposition de Wolfgang le temps d'arriver à Altdorf.
Bran ouvre brusquement la porte de la chambre de Choldric, interrompant une conversation entre ce dernier et Wolfgang. Le sorcier semble à peine surpris de l'intrusion de Bran. Sa conversation avec Choldric était de toute façon terminée et il se retire, laissant Bran et Choldric ensemble. Choldric explique à Bran que Wolfgang désirait l'embaucher en tant que garde du corps.
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Ulrike prend soin de réveiller tout le monde à l'aube, sachant qu'ils doivent encore dormir mais que la route sera longue, d'autant que le temps est à la pluie et que la route risque d'être boueuse et glissante.
L'auberge-relais est atteinte le soir en temps et en heure.
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Une nouvelle journée de voyage sous la pluie, l'auberge-relais est atteinte à nouveau sans encombre, les cochers, Choldric et Peter, le maréchal-ferrant.
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Ça fait trois jours qu'il pleut presque sans discontinuer, et le coche de Peter ne parvient pas cette fois à éviter l'embourbement, retardant le convoi d'une paire d'heures, mais le village de Kutenholz est atteint juste avant la nuit.
Stevan et Illyana se achètent une bouteille de « bon » vin pour soudoyer le médecin du village, bougon à cette heure tardive.
Le docteur Eckenscher les soigne cependant dans la bonne humeur, et leur vend quelques cataplasmes. Stevan lui demande ensuite de se déplacer pour soigner un grave blessé, Aldebert. Le Dr Eckenscher insiste pour qu'on ramène le blessé à son cabinet, bien mieux équipé, s'il voyageait en carriole, il peut tout à fait faire cent mètres de plus...
Stevan et Illyana, accompagnés de Choldric et Bran, ramènent Aldebert chez le médecin. Il l'opère mais indique ne pouvoir le sauver qu'il s'il reste là quelques jours afin qu'il le surveille. Gretchen, sa femme, ne peut pas se permettre de payer en médecin. Stevan et Bran se chargent de régler les frais.
Pendant ce temps-là, Wolfgang prend Hélifas à part, lui offrant une place de garde du corps une fois à Altdorf. Il lui explique qu'il a également proposé un poste à Choldric et qu'il peut réfléchir tranquillement à sa réponse jusqu'à Altdorf.
La famille Mos, reconnaissante, reste à Kutenholz en attendant que Aldebert se fasse soigner. Un seul coche finira le voyage jusqu'à Altdorf.
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Après les trois dernières journées de voyage passées tranquillement, les impressionnantes murailles de la capitale impériale se découvrent sous leurs yeux. Les voilà au bout du voyage.
Altdorf est énorme, engorgée de monde et d'odeurs, dans la plupart des rues on y voit à peine le ciel tellement les rues sont étroites et les immeubles serrés avec les étages supérieurs construits en surplomb au-dessus de la rue.
Avant de se séparer d'eux, Siegfried indique l'auberge de la Table Fumante aux nouveaux arrivants. Wolfgang laisse alors son adresse à Choldric et Hélifas qui n'ont pas décidé pour le moment de le suivre, leur indiquant qu'il serait heureux de les revoir avant qu'ils ne repartent vers d'autres cieux.
L'arrivée à l'auberge est encore assez longue à cause du monde et de Christopher, leur guide-porteur, qui semblait vouloir les amener dans une toute autre auberge. Une fois à la Table Fumante, ils peuvent effectivement s'en sortir avec 4 clinquantes par jour, en comptant une chambre seule , fermée et au dernier étage pour Illyana et une pièce commune de 4 lits au-dessus de la cuisine pour Bran, Stevan, Choldric et Hélifas.
27
Au matin, Bran réserve les chambres pour le nuit suivante puis part avec Illyana, Stevan et Choldric vers le Grand Temple de Sigmar pendant que Hélifas est chargé de trouver de quoi écrire à Illyana.
La cathédrale est presque à l'autre bout de la ville. Avec l'encombrement des rues qui semble incessant, il faut presque deux heures pour y arriver, d'autant qu'ils sont retardé par un combat de rues : Stevan, ne faisant pas attention à qui il bousculait pour essayer d'avancer a violemment écarté un nain passablement éméché de son passage. Le dénommé Snorri, tatoué et coiffé d'une iroquoise orange, sans doute un terrible tueur de trolls, ne semble pas apprécier et dégaine sa hache à deux mains, invectivant Stevan. Aussitôt, un cercle se forme, le guide commence à prendre des paris et les deux lascars commencent à se battre. Stevan, ayant un bras bandé, ne se bat qu'au bouclier et Snorri met quelques temps à le remarquer. Il rengaine alors sa hache et ne se bat plus qu'avec une main derrière le dos. Au total, on assiste à un combat assez pitoyable entre un manchot et un ivrogne. Les spectateurs sifflent lorsque Illyana finit par arrêter les frais et entraîner Stevan hors du cercle. Elle en est pour ses frais, elle qui avait misé quelques pièces sur Stevan !
Ils arrivent tout de même à la cathédrale en plein office, une immense bâtisse en forme de marteau. Plus de deux mille fidèles sont rassemblés à l'intérieur, et la nef semble pouvoir en contenir encore autant !
Après l'office, la petite troupe se rend près d'un prêtre, sans doute assez important si on en juge par ses habits sacerdotaux, un certain Chaldebert.
Étrangement, il semble prendre mal le fait que Bran veuille lui parler de Chaos tout en semblant ne pas lui faire confiance et en lui clamant clairement qu'il ne désire pas lui révéler quelques détails en sa possession à propos de sombres artefacts.
Le Père Chaldebert voit rouge et exige qu'ils quittent le lieu saint.
Illyana prend les choses en mains et quitte la cathédrale. Elle se renseigne auprès d'un novice pour lui demander qui est en charge de la sécurité du temple. Ce dernier les dirige vers la forteresse impériale. Ce haut lieu de l'administration a vite fait d'énerver tout le monde. Blindé de monde faisant la queue, sans savoir vers quel guichet se diriger, Bran et Illyana finissent par laisser tomber, leur déposition reste bloquée dans les piles administratives.
Ils essaient alors de trouver la résidence du chevalier Gottfried Aue, le futur promis d'Illyana. Ils paient un guide pour retrouver sa demeure, ce qu'il fait assez efficacement.
L'hôtel particulier se situe dans le quartier de l'université. Il ne semble occupé que par un vieux majordome et son maître, le baron Aue, le père de Gottfried, un vieillard alité. La demeure assez inquiétante, froide et sombre ne garde que le reflet d'une splendeur passée depuis sans doute des lustres. Le vieillard invite cependant Illyana à passer la nuit chez lui, en attendant le retour de son fils, absent pour le moment...
Illyana libère Stevan pour quelque jours, elle va tenter de se faire accepter par le baron et de le caresser dans le sens du poil pendant quelques jours.
Hélifas de son côté, se rend chez Maître Scheunacht pour accepter sa proposition de garde du corps, pour 10 pistoles la semaine, nourri, logé et blanchi. Wolfgang accepte mais met les choses au clair à cause de la relation entre Bran et Hélifas : il est haut dans la hiérarchie du Collège Flamboyant et il ne tolérera pas de trahison. Hélifas ne doit pas se considérer comme érudit et capable de distinguer la sorcellerie du pacte avec le Chaos. Hélifas devra commencer son service demain soir, sauf contre ordre, ses matinées seront libres, Wolfgang ne bouge que rarement à ses heures. Les voyages seront aussi rares, il reste principalement à Altdorf. Il lui propose de passer son salaire à 11 pistoles s'il parvient à faire engager Choldric pour 9. Hélifas dit qu'il en parlera à Choldric.
Bran, Stevan et Choldric retournent à la Table Fumante où Hélifas les attend face à sa bière. En montant, ils se rendent compte que leurs chambres ont été mis sans dessus dessous, y compris celle d'Illyana dont la serrure a été forcée. Rien ne semble avoir été volé, mis à part le fouet de Choldric, qui en est fort marri. Pour s'excuser, l'aubergiste leur offre trois nuitées gratuites. D'après lui, il pense que cela s'est passé pendant qu'un nain au crâne rasé sur lequel était tatouée une hache, accompagné d'un gros homme, ont causés une bagarre générale dans l'auberge. Ils ont été mis dehors et sont désormais persona non grata dans l'auberge.
28
Visite au – petit – temple d'Ulric. Bran, Stevan et Choldric rencontrent l'un des prêtres du Temple après l'office. Mettant en avant leur Marque, ils expliquent qu'ils ont une dague maudite à détruire et qu'ils cherchent le poignard de Yul K'Chaum qui serait peut-être à Altdorf, pour lui aussi le détruire. Ils sollicitent son aide.
Le prêtre semble les croire. Il pense qu'il faudra détruire la dague dans une forge, accompagné d'un exorciste. Il explique aussi qu'il va envoyer un messager à Middenheim pour savoir s'ils peuvent, au sein du culte, trouver des informations sur la localisation et le moyen de détruire le poignard de Yul K'Chaum.
Ils lui laissent le poignard trouvé ai,si que le nom de leur auberge. Bran, habituellement suspicieux, ne tarit pas d'éloge sur l'efficacité du culte à Altdorf.
Ils passent ensuite au temple de Shallya afin que le bandage de Stevan soit refait.
Hélifas achète un bouclier, une dague et le nécessaire pour entretenir correctement ses armes et armures. Il veut bien présenter pour son service ce soir.
Au retour de Stevan, Bran et Choldric à leur auberge, ils voient Hélifas en train de lustrer son armure et d'aiguiser ses armes. Il leur explique qu'il s'est engagé chez Wolfgang Scheunacht comme garde du corps et qu'il va prendre son premier service ce soir, et d'ailleurs... il se prépare et y va.
Gaspard Siegfried, le valet de Maître Scheunacht, lui montre sa chambre dans l'hôtel particulier de Wolfgang. L'hôtel est assez cossu.
29
Hélifas accompagne Wolfgang au Collège Flamboyant, sis au milieu d'un quartier qui semble récemment réduit en cendres, au sud-est d'Altdorf.
Bran et Choldric se rendent à l'auberge de l'Ogre Décharné pour essayer de trouver la trace du nain au tatouage de hache. Ils n'y trouvent que Gorthuar, un ogre (!?) riche et niais qui se fait plumer dans une salle de jeu sans doute clandestine.
30
Hélifas revient à l'auberge de la Table Fumante pour déjeuner avec ses compagnons. Un jeune coursier apporte un pli cacheté d'un symbole représentant une couronne d'or.
Bran décachette le pli, une flamme verte se répand aussitôt, gonfle, et se solidifie pour former un démon d'aspect ridicule, court sur deux minuscules tentacules qui lui servent de pattes, mais au griffes acérées. Il ne faut qu'une poignée de secondes à Stevan pour surmonter sa surprise, ou sa peur, et trancher la monstruosité en deux.
Les clients qui n'étaient pas pétrifiés par la peur s'étaient cachés à l'abri de leur table semblent alors se rasseoir comme si rien ne s'était passé, prenant presque un air affecté. Le tenancier par contre félicite chaudement Stevan et lui achète sa cape à prix d'or, comme trophée, qu'il expose immédiatement, ainsi que la table sur laquelle a eu lieu le bref combat. Il offre également à tout le groupe trois nouvelles nuitées.
La lettre ne s'est cependant pas consumée, l'intérieur ne comprend que le dessin d'un crâne, sans doute exécuté avec une encre mêlée de sang.
Bran et Choldric décident alors d'essayer de trouver un emploi en regardant les fiches qui garnissaient le mur de la Forteresse Impériale. Il n'y a principalement que des avis de recherches de différents criminels. Ils trouvent d'ailleurs là-bas celui de celui qui pourrait être « leur » nain : il est nommé Nargond, est recherché pour diverses agressions, sa capture rapporte 2 clinquantes (ou 1 clinquante pour toute information permettant de l'appréhender).
A leur retour, ils sont arrêtés par la garde qui tient déjà Stevan, à cause de l'épisode du démon dans l'auberge. Interrogés séparément, leur histoire semble se tenir car ils sont relâchés rapidement. Cela semble mettre Bran en colère : il expliquait vainement qu'il cherchait à abattre une secte liée à Khorne. Le sergent l'a dirigé vers le Grand Temple...
Les trois compères se rendent alors au temple d'Ulric pour découvrir, d'après sa femme, que le prêtre avec qui ils s'étaient entretenu l'avant-veille est parti pour Middenheim. Ils fulminent, se sentant trahis et piégés.
Hélifas accompagne Wolfgang dans le quartier des temples. Ce dernier a l'air soucieux et d'humeur renfrognée. Il laisse Hélifas à l'attendre une partie de la journée dans une taverne mais ils rentrent avant la nuit. Wolfgang lui laisse le reste de la journée.
Hélifas se rend alors à la Table Fumante pour dîner avec Bran, Stevan et Choldric. Ces derniers expliquent qu'ils se sont fait avoir, qu'ils ont donné la dague à un prêtre d'Ulric et qu'il est parti avec à Middenheim, ou ailleurs. Le ton monte, Hélifas accusant Bran de lui avoir pris la dague contre son gré.
31
Hélifas aide les domestique de Wolfgang et se repose dans l'après-midi. Aujourd'hui, le maître reçoit.
Bran, Stevan et Choldric se rendent à la demeure du baron Aue pour expliquer à Illyana les derniers évènements : un cambriolage à l'auberge par un nain tatoué d'une hache sur son crâne rasé, seul le fouet de Choldric ayant été dérobé ; Hélifas qui s'est engagé chez Wolfgang ; une lettre renfermant un démon mineur a été adressée à Bran ; la dague trouvée par Hélifas a été remise pour destruction, ainsi que la description du poignard de Yul K'Chaum, à un prêtre du temple d'Ulric qui s'est empressé de s'enfuir vers Middenheim... Ils ne savent plus quoi faire et sont abattus !
Illyana leur secoue les puces. Elle n'a pas le temps de s'occuper d'eux pour le moment, Dietfried, le jeune frère de Gottfried a disparu.
Illyana leur suggère de retrouver le nain ou le messager qui leur a livré le pli, ou de se rendre chez Maximilien Saer, un grand bourgeois qui finance les Aue, mais aussi un mécène des jeunes sorciers et des artistes. Ils ont aussi la piste du Collège Céleste avec l'introduction donnée par le baron Gerhardt von Pirkheimer. Ils peuvent aussi d'essayer de retrouver la trace du prêtre d'Ulric parti vers Middenheim : ils ont au moins cinq pistes à explorer plutôt que de rester les bras ballants !
Elle, va s'occuper de retrouver Dietfried Aue.
32
Stevan, toujours pas remis, se fait péniblement admettre au temple de Shallya, prétextant s'être fait sa blessure au bras à cause d'un homme-bête qui l'avait attaqué alors qu'il secourait une jeune fille écrasée par un charriot. Il explique qu'il a lui-même été sauvé par Bran qui a tué l'homme-bête.
Les lits étant cependant tous occupés, il passe la nuit sur un banc dans un couloir glacial de l'hospice.
33
Dans l'après-midi, Stevan récupère un lit qu'il doit partager avec un pauvre hère, couvert de boutons rouges, ayant une respiration alarmante. Il essaie de rester au plus loin du malade, malgré la chaleur que ce dernier peut émaner dans la grande salle glaciale de l'hospice.
Hélifas met Wolfgang Scheunacht au parfum de ses aventures et demande conseil pour retrouver le poignard maudit. Wolfgang lui dit qu'il pourra peut-être faire quelques recherches pour eux si Hélifas lui fournit la prophétie qu'ils ont récupéré à Middenheim.
Hélifas se rend à la Table Fumante pour boire sa bière du soir. Il explique à Bran qu'il a tout raconté à Wolfgang, que le sorcier a un comportement tout à fait normal et qu'il travaille au Collège Flamboyant et exerce donc en toute légalité. D'après lui, il pourrait les aider s'il avait connaissance de la prophétie. Bran marmonne mais pense demander la copie à Illyana, au cas où ce pourrait être une piste.
Wolfgang va aider dans la mesure du possible à retrouver le poignard. Il ne veut pas amener de suite le fait qu'il pourrait le détruire pour ne pas leur mettre la puce à l'oreille. Il compte leur dire par la suite, expliquant qu'il voulait encore les jauger avant de leur révéler le secret.
Il pense cependant qu'il est toujours possible que Bran possède un artefact chaotique sans vouloir le dire et il va poursuivre ses manoeuvres dans le dos de Hélifas pour tenter de le récupérer.
Jahrdrung 2523
1
Bran rencontre Illyana et lui explique que Wolfgang Scheunacht est au courant, par Hélifas, du fait qu'ils recherchent un artefact du Chaos pour le détruire. Elle lui remet l'écrit mais aussi une lettre de recommandation de la part du baron Aue pour Maître Maximilien Saer.
Du côté des Aue, Dietfried a été enlevé : une rançon de 400 couronnes a été réclamée, somme que ne peut bien sûr pas récupérer la baron Aue. Illyana veut d'abord régler ce problème avant de se remettre avec les autres à la recherche du poignard.
Bran se rend ensuite au temple de Shallya où Stevan, qui enfin n'a plus son bras en écharpe réclame de rester pour se faire soigner. Les prêtresse lui dise qu'il n'a plus qu'à se reposer et qu'il doit libérer le lit. Bran laisse une donation et ramène Stevan à la Table Fumante.
2
Le bras gauche de Stevan le gratte furieusement, il est rouge. Il se force à ne pas se gratter et met son armure de cuir pour l'éviter.
Choldric se rend à la guilde des messagers pour essayer d'obtenir des renseignements sur les gamins du quartier susceptible de délivrer des messages. Il récupère à son second passage l'adresse de trois jeunes guides dans le quartier.
Bran se rend chez Maximilian Saer.
La maison est tenue par de ravissantes jeunes domestiques. Il obtient une invitation au club Le Bocage pour ce soir, il passe sa journée dans les rues du quartier, dîne frugalement dans une auberge relativement luxueuse, espérant se rattraper au Bocage.
Une fois introduit au Bocage, Maître Saer l'invite à prendre un verre pour discuter de ce qui l'amène, ainsi que de la santé du baron Aue. Maximilian semble à mille lieues des préoccupations de Bran et se soucie plus de jeunes filles, d'art et de philosophie que d'action. Il ne parvient qu'à obtenir l'adresse d'une certaine Theodora Pferig avec qui Bran pourrait s'entendre, c'est une répurgatrice à la retraite de ses connaissances, elle doit savoir quoi faire dans ces situations.
Bran quitte Maître Saer au tournant de la nuit, et il se perd dans l'immensité d'Altdorf. Il parvient à retrouver les murailles et l'une des portes, gardée et avec la présence d'un guide qui finit par le ramener à son auberge. Mais, aux portes de son auberge, Bran à le temps d'entendre « Le voilà ! » avant que trois individus embusqués se jettent sur eux ! Le combat est bref, le guide est tué avant d'avoir le temps de réagir, Bran est sévèrement touché mais parvient à éliminer un adversaire avant que les deux autres ne fuient.
Bran se retrouve devant les portes closes de l'auberge. Il ne parvient pas à signaler sa présence par des cailloux sur les fenêtres de la chambre ou doivent dormir Choldric et Stevan. Il se résout à escalader les murs pour rentrer dans sa chambre en réveillant tout le monde. Il explique qu'il vient de se faire attaquer par des brigands qui visiblement l'attendaient. Quant à sa rencontre avec Maximilian Saer, il ne s'est pas grillé et il a pu obtenir l'adresse d'une répurgatrice mais rien de plus pour le moment.
3
Bran se fait soigner par Stevan : la blessure promet d'être longue à guérir !
Bran, Stevan et Choldric sont dans l'expectative. Que faire maintenant ?
Illyana se décide à parler de Gottfied Aue à son futur beau-père le Baron Ingwald Aue. Elle lui explique qu'un de ses hommes a vu un démon prendre possession de son corps lorsqu'il était parti à sa recherche. Le baron ne semble pas prendre l'affaire au sérieux. Son fils, un démon, ce serait ridicule. D'ailleurs, il est revenu et on ne peut pas dire qu'il ait changé, mis à part certaines colères de dépit sans doute suite à la guerre et à la perte se sa promise.
Illyana admet que son garde s'est peut-être trompé, ou que Gottfried a pu se libérer du démon grâce à sa force de caractère.
Elle espère cependant trouver quelque indice en fouillant discrètement la chambre de Gottfried. Il n'y a rien de compromettant. Les seules choses d'intérêt sont les arbres généalogiques des Aue et, du côté de sa mère, des Von Liebwitz. Quant aux propriétés perdues, qui pourraient peut-être abriter un Gottfried clandestinement à Altdorf et pilotant l'enlèvement de son frère, il n'y a que quelques entrepôts à Altdorf et des terres au sud des Collines Hurlantes, hébergeant quelques pavillons de chasse.
A la demande du Baron, qui lui rappelle que sa dot a disparu, elle prépare un pli pour rassurer sa famille et pour demander l'envoi d'une nouvelle dot.
Elle fait aussi envoyer un pli à Meissen ou se trouve Gottfried qui participe au deuil dans la branche de la famille installée au Sud. Il a perdu un cousin lors d'un accident de chasse et, une fois sur place, l'un des frères est également décédé.
Enfin, elle envoie un messager à la Table Fumante pour que Stevan passe la voir.
Bran, Stevan et Choldric reçoivent un pli : ils sont extrêmement suspicieux et gardent le messager sous la main le temps de décacheter la lettre. C'est un message d'Illyana qui demande la présence de Stevan.
Bran et Stevan se rendent plutôt à l'adresse de la répurgatrice Theodora Pferig. Son domestique lui fait comprendre qu'elle n'est plus en activité, mais comme ils viennent de la part de Maximilian Saer, elle veut bien les recevoir le lendemain à l'heure du thé.
Hélifas, pour sa bière du soir, retrouve la petite troupe complète constituée dans les Monts du Milieu : Stevan, Illyana, Choldric et Bran. Il demande s'il peut avoir une copie de la prophétie pour Maître Scheunacht. Les autres la lui refuse, encore une fois le ton monte, cette fois avec Illyana qui trouve qu'il lui manque de respect. Il repart donc vers la demeure de son maître.
4
Au matin, une missive est retrouvée glissée sous la porte : l'heure et le lieu de la remise de la rançon pour la liberté de Dietfried Aue sont précisés. Les 400 couronnes sont à remettre le lendemain à l'aube, à l'angle du Cochon Pendu, au pieds d'une échauguette sur la partie Nord du Grand Pont.
Stevan n'étant toujours pas là, Illyana se rend elle-même à la Table Fumante.
Ce dernier se rend à la maison Aue. Il n'y trouve pas Illyana.
Illyana arrive à la Table Fumante, elle commence à discuter avec Bran, le temps de demander à son guide de rechercher Stevan à la maison Aue.
Le domestique, Otfried Vögel, fait patienter Stevan dans la cuisine, jusqu'à ce que le guide d'Illyana arrive, et indique qu'elle est déjà à la Table Fumante. Ils ont du se croiser. Stevan retourne donc à son auberge !
La discussion porte sur les évènements des derniers jours et les options qui s'offrent à eux. Ils pensent que le prêtre d'Ulric a volé le poignard de Yul K'Chaum et que Maimilian Saer est sans doute une personne trouble à l'origine de l'enlèvement du futur beau-frère d'Illyana ; il chercherait à avancer la rançon en échange du titre des Aue.
Illyana explique rapidement la généalogie de sa belle famille, ce qui met Bran en émoi : le mère de Gottfried Aue serait une tante de Emmanuelle Von Liebwitz, Grande Baronne du Wissenland (aux moeurs donnant parfois à jaser) et épouse de l'Empereur lui-même.
Foin de supputations, ils décident d'aller voir la répurgatrice, Theodora Pferig à trois : Bran et Stevan, accompagnés en plus d'Illyana, pendant que Choldric garde la chambre.
Cette dernière semble assez ouverte d'esprit par rapport à l'image que Bran se faisait des répurgateurs. Elle semble les croire mais se complaît surtout dans la narration de ses souvenirs, notamment du côté de la cité maudite de Mordheim. Ils apprennent cependant plusieurs choses : tout d'abord que sa porte reste ouverte s'ils en ont besoin, mais aussi que concernant les reliques et artefacts liés au Chaos, la plupart sont sous la responsabilité du Collège Lumineux. Elle leur dit que la plupart des objets chaotiques sont destructibles de façon tout à fait traditionnelle, par une forge assez chaude, mais que si cela n'est pas possible, elle pourrait avoir une piste pour eux. Elle ne veut pas leur en dire plus, puisque pour le moment ils n'ont rien à faire détruire !
Illyana rentre chez elle, sous la garde de Stevan ; Bran rentre directement se reposer.
Stevan repart ensuite à son auberge, non sans remarquer sur la route, de nuit, quelques auberges arborant des lanternes rouges. Sa curiosité et son moral actuel lui fait penser qu'il pourra oublier son état en passant quelques heures dans les bras d'une ou deux filles...
Au soir, Illyana donne à son guide, Oscar, mission de retrouver le lendemain la trace du prédicateur estalien.
Puis elle discute avec Monsieur le Baron, lui fait par des doutes possibles sur l'honnêteté de Maximilien Saer. Elle le convainc de le faire convoquer au plus tôt, pour lui demander conseil sur la posture à adopter vis à vis de la rançon, en lui faisant comprendre qu'ils pourraient avoir la somme par le biais de la famille d'Illyana, mais cela demandera du temps.
Maximilien arrive alors que la soirée est très avancée. Il semble surpris et peiné d'apprendre la nouvelle de l'enlèvement, mais ne se lasse pas de complimenter la beauté d'Illyana qui comblera sans doute Gottfried. Pour le problème de Dietfried, il explique qu'il pourrait avancer la somme si nécessaire, et ne demandera pas d'intérêt puisque Monsieur le Baron semble avoir retrouvé meilleur fortune. Selon lui, il serait risqué d'essayer de faire patienter ce qui lui semble être des crapules, vu la piètre qualité de l'écriture.
Monsieur le Baron met finalement un terme à l'entretien et remercie Maître Saer pour ses conseils. Il explique à Illyana qu'il ne va pas lui demander la somme mais dans un premier temps demander une preuve de vie de son fils, et qu'il soit rendu en même temps que la somme sera donnée, ce qui permettra de gagner du temps pour réfléchir et enquêter, tout en ne s'abaissant pas, tout de suite du moins, à quémander de l'aide auprès de Maître Saer.
Illyana explique qu'elle va demander à son garde du corps, qui à l'avantage de ne pas être trop en vue, de surveiller la remise de la lettre du côté du Cochon Pendu. Elle envoie un nouveau messager à l'auberge pour le faire revenir en urgence.
Un message frappe à nouveau à la porte de Bran et Choldric en début de nuit, il a un message pour Stevan, qui n'est toujours pas rentré : il est demandé immédiatement à la maison Aue. Bran s'y rend à la place de Stevan.
Illyana, voyant Bran arriver, comprend que Stevan a disparu, mais Bran est trop connu pour ce qu'elle veut faire. Elle se rend avec lui à son auberge.
Bran retourne donc dans sa chambre avec Illyana. Elle remet à Choldric, « l'Élu » un épieu puant afin qu'il s'entraîne à la lance que le prédicateur a dit qu'il devra porter pour vaincre le démon que le groupe pourchasse. En attendant ce moment glorieux, elle a besoin de lui pour qu'il espionne la remise d'un paquet à l'aube, que ça a rapport avec l'enlèvement de Dietfried Aue.
5
Choldric se rend donc au Grand Pont, en vue de l'angle du Cochon Pendu. Il se cache au milieu d'un tas d'ordures peu avant l'aube. Il observe Otfried Vögel, le domestique des Aue, remettre un paquet à l'angle de l'échauguette puis quitter les lieux. Moins d'un demi quart d'heure plus tard, il observe un homme sous une cape qui s'empare de l'objet puis disparaît du côté du pont. L'homme a la main gauche coupée, mais possède une prothèse : un crochet presque fermé. Ne voyant pas revenir le suspect du cul-de-sac dans lequel il s'était engagé, Choldric s'approche : le Cochon Pendu est à la verticale du premier pilier Nord du Grand Pont, qui ne donne pas dans l'eau mais sur la berge. Une corde pend jusque là, l'homme s'est enfui par là.
Choldric retourne au petit matin à la table fumante raconter son expédition.
Stevan n'est toujours pas rentré.
Illyana retourne finir sa nuit à la maison Aue. Elle est réveillée vers midi par la cloche qui n'arrête pas de sonner. C'est le baron qui appelle vainement Otfried, qui n'est toujours pas de retour du marché, semble-t-il. Illyana arme alors le baron avec ses deux pistolets, met une alarme à la porte d'entrée et surveille de sa chambre. Quelqu'un finit par rentrer : c'est Otfried avec un gros bandeau sur la tête.
Entre deux excuses, il parvient à raconter au baron, en présence d'Illyana, que, comme à son habitude, il est allé au retour du marché chez sa soeur. Il l'a surprise en pleine dispute avec son compagnon, un certain Odamar. De ce qu'il en a compris, c'est ce dernier qui aurait enlevé Monsieur Dietfried mais il s'est fait assommer avant d'en savoir plus. Il était en train de se réveiller doucement alors qu'ils préparaient des affaires pour partir pour l'entrepôt du vieux (ou deux, ou du milieu, il n'a pas bien compris). Otfried affirme que sa soeur n'est pas une mauvaise personne mais elle ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez et elle s'est sans doute laissé abusée par cet Odamar, une canaille déjà jugée par le passé, d'ailleurs on lui a coupé sa main gauche !
Il est temps pour Illyana de se rendre à l'un des anciens entrepôts du baron...
Après avoir écumé plusieurs entrepôts vides appartenant jadis à la famille Aue, Choldric semble entendre des bruits venir d'un entrepôt moderne, fait de briques, après que Illyana ait frappée plusieurs fois à la grande porte. Stevan remarque une ombre furtive à la fenêtre. Illyana commence à défoncer, à coups de marteau, la serrure de la porte de service pendant que leur guide se fait la malle et que les docker semble vouloir chercher la garde. Ils pénètrent dans l'entrepôt alors que Bran surveille l'extérieur et l'arrivée d'un éventuel détachement de gardes.
Stevan se fait surprendre par un coup d'épée qui se serait avéré mortelle s'il n'avait pas interposé son boulier entre la lame et sa tête dans un réflexe de survie.
L'homme qui tient l'épée est bien un manchot, sans doute Odamar. Face à quatre adversaires, il doit rapidement baisser pavillon et se rend pendant qu'une femme au fond de l'entrepôt demande à ce qu'il soit relâché contre la vie de leur otage, Dietfried Aue. Il est là, saucissonné mais bien vivant.
Une négociation tendue s'engage entre le groupe de secouristes et Odamar et Josie, la soeur d'Otfried Vögel, le fidèle serviteur du Freiherr Aue. Il semble que les deux kidnappeur pensait soutirer l'argent des riches nobles qui exploitent la population. Dietfried finit par être libéré en échange de la fuite de Odamar et Josie, avant que la garde n'intervienne.
Dietfried Aue semble fatigué mais en bonne santé. Il remercie celle qui se présente comme sa future belle-soeur puis il explique avec autorité aux gardes qu'il vient d'être enlevé et qu'il a besoin d'être escorté chez lui pendant qu'il leur narre ce qu'ils veulent savoir.
Une fois chez lui et les gardes renvoyés, il se rend au chevet de son père puis remercie plus chaleureusement Illyana, et rapidement sa suite.
Il est étonné de la voir vivante et elle lui explique rapidement les circonstances de son arrivée et de sa survie. Elle ajoute qu'elle pense que son promis a été hélas possédé par le démon durant son périple dans les Montagnes Centrales, d'après ce que dit avoir vu Stevan, son garde du corps depuis de nombreuses années.
Dietfried semble ne pas vouloir croire à cette histoire et interroge séparément Stevan puis Bran.
Il explique à Bran qu'il pense que Stevan, même si Illyana insiste que c'est un homme de confiance, a eu peur alors qu'il servait indirectement son frère lorsque le démon a attaqué sa troupe. Il a de plus tendance à forcer sur la boisson (il était à moitié ivre lorsqu'il l'a interrogé). L'histoire qu'il raconte n'est pour lui que balivernes nées de l'esprit d'un homme impressionné par le démon et honteux de s'être caché au lieu de défendre fièrement son frère.
Il fera cependant la lumière sur cette histoire de possession au retour de son grand frère, et profitera de ses connaissances théologiques et relations au sein du clergé de Sigmar.
Bran, Stevan et Choldric retournent à leur auberge se reposer alors que Illyana reste dans la maison des Aue.
Elle pense de plus que son futur beau-père est empoisonné par les remèdes qu'il prend longueur de journée. Elle a bien l'intention de lui subtiliser une de ses potions pour savoir de quoi elle est faite.
6
Illyana parvient à subtiliser une des potions du Freiherr.
Stevan se rend à la maison Aue, Otfried semble faire barrage à sa visite, mais il parvient à la convaincre et Otfried cède pour que Stevan rencontre, discrètement, Illyana dans la cuisine. Ce que Monsieur Dietfried lui a signifié que Dame Illyana n'attendait pas de visite, y compris de sa suite, dans les prochains jours.
Illyana remet la fiole à Stevan pour qu'il trouve un alchimiste ou un herboriste qui lui dirait si elle est empoisonné, et s'il pouvait faire préparer la même mixture, mais sans l'éventuel poison.
Stevan et Choldric se rendent chez une herboriste, conseillé par un des clients de la Table Fumante. La requête de Stevan et l'apparence de Stevan semblent mal accueillies, la mégère qui tient la boutique les renvoie, à peine ont-ils eu le loisir de formuler leur requête.
Ils retournent bredouilles à l'auberge avant de repartir pour la maison Aue annoncer leur échec. Mais à peine sont-ils entrés sur la place des Charrons, proche de l'auberge, que Stevan se fait tirer dessus comme un lapin, par un arbalétrier embusqué. Deux carreaux fusent près de sa tête avant que Choldric et lui, au milieu de la panique, aient le temps de se mettre à l'abri. Dégoûtés, ils retournent à l'auberge et expliquent l'incident à Bran.
7
Dietfried Aue présente à Illyana son nouveau garde du corps : Friedrich, un homme assez solidement bâti, proche de la quarantaine, le cheveux très court et rasé de près, sauf pour une fine moustache soigneusement taillée. Il semble très professionnel et explique rapidement à Illyana qu'il est à ses ordres et l'accompagnera partout, mais que lorsqu'il s'agit de sa sécurité, elle se devra de l'écouter.
A sa demande, il lui explique être sergent à la retraite, il a servi chez les Griffons.
Elle se rend en sa compagnie au Temple de Shallya, sous l'excuse de préparer son mariage. Là, elle cherche la soeur Élise qui avait soigné Stevan et, à l'écart de Friedrich, lui explique qu'elle pense que son futur beau-père, le Freiherr Aue, est lentement empoisonné par les remèdes que lui administre son médecin. Elle lui remet la fiole subtilisée, et demande si elle pourra obtenir quelques fiole du même remède sans poison.
L'aubergiste de la Table Fumante, Calvin, est missionné par Bran pour lui signaler s'il aperçoit un de leurs ancien guide, qui avait déjà été engagé par eux : Oscar.
Le guide Oscar est à leur table, le soir même. Après que Bran lui ait raconté ses derniers jours, il est d'accord pour essayer de retrouver la trace du prophète à la lance, ainsi que de ceux qui ont assassiné son confrère qui guidait Bran l'autre soir. Il est payé une partie d'avance.
8
Choldric se rend au Temple d'Ulric pour voir si, par hasard, le père Elmut, à qui la dague avait été confié, serait de retour de Middenheim. Il semble que sa maison soir vide et qu'un des prêtres lui ait expliqué qu'il était toujours en voyage.
Illyana se rend à nouveau au Temple de Shallya. Elle apprend que la potion serait effectivement à faible dose, mais sans certitude absolue, empoisonné au kisléviate. La soeur peut fournir le remède non empoisonné, mais elle veut en échange le nom du médecin. Elle explique que Stevan passera les prendre et lui fournira l'information.
Le soir Illyana se rend à la Table Fumante, accompagnée de son garde du corps, un ancien sergent des Griffons, qui reste à l'écart pour surveiller l'auberge. Elle glisse un mot discret à l'oreille de Stevan, passablement éméché.
Bran ne parvient pas à soutirer de Stevan ce que lui a dit Illyana, il est trop saoul ; une histoire d'empoisonnement de, ou par, une prêtresse de Shallya.
9
Illyana négocie avec le baron l'apprentissage du maniement des pistolets sous la tutelle de Friedrich. Ça ne semble pas être dans les attributions d'une dame de bonne famille.
Elle indique au domestique qu'elle aurait besoin du médecin de famille, car elle a fortement mal derrière la tête depuis quelques jours. Comment s'appelle-t-il déjà ? Ah, oui, il s'agit bien du Dr Goebbels !
Elle fait parvenir l'information au temple de Shallya par un coursier discrètement hélé par une fenêtre du rez-de-chaussée.
10
Illyana finit par avoir gain de cause pour apprendre à manier les armes à poudre noire auprès de Dietfried.
Bran et Stevan récupèrent des fioles de la panacée purgée du poison auprès de la soeur Élise et les remet discrètement à Illyana le soir, lorsqu'elle se rend à la Table Fumante.
Peu après, Oscar arrive, jovial. Illyana quitte l'auberge avant qu'il n'en dise trop à Friedrich.
Oscar explique alors à Stevan, Choldric et Bran que le manant que Bran a étalé l'autre soir se nommerait Sandy, qu'il avait l'habitude de fréquenter une taverne des bas-fonds, Les Trois Barbes, souvent en compagnie d'un certain Randalf et Karl. Par contre, il n'a aucune information sur le prophète. Bran semble toutefois heureux de la nouvelle et paie Oscar, ajoutant même un supplément.
11
Illyana procède au remplacement d'une fiole par une autre, non empoisonnée.
Stevan, Bran et Choldric se rendent au temple de Shallya pour s'assurer que la soeur Élise a bien l'information sur le nom du médecin empoisonneur de la famille Aue.
Le soir, Hélifas accompagne Wolfgang Scheunacht
dans un quartier extrêmement pauvre d'Altdorf, au milieu des
taudis.
Là, se dresse une bâtisse en meilleur état que ce
qu'il y a alentours. Elle porte une enseigne : un coq dressé
sur ses ergots. L'entrée de l'établissement est payante, Wolfgang
débourse 4 cliquets pour Hélifas et lui, il semble connaître les
lieux.
A l'intérieur, de nombreuse personnes crient et semblent
parier autour d'un point central. Il s'agit d'une taverne abritant
une arène de combat de coqs.
Wolfgang, sans un œil vers l'arène, se rend vers une extrémité de la salle qui est un peu surélevée et dont l'atmosphère semble beaucoup plus huppée. Les tables, là-bas, semblent occupées par la bourgeoisie, voire la noblesse du Reikland !
C'est à ce moment-là, juste après l'issue d'un
sanglant combat entre des coqs parés de lames attachées à leur
pattes, que Wolfgang est arrêté par un homme, assez musclé, sans
doute un simple manouvrier si l'on en juge par sa tenue : « Ah
! Maître Helsig, quelle surprise ! Y'a un souci avec vot' livraison
? C'est qu'c'était lourd vot' camelotte ! Mais j'vous jure, j'ai
rien cassé... »
Wolfgang hésite un instant :
« Euh... Fais place, s'il y avait eu un problème, tu en serais
déjà informé ! »
Puis il se rend sur l'estrade, paie 2 clinquantes pour entrer et laisse Hélifas en piquet dans la partie commune pendant qu'il s'assied seul à une table. Il ne semble pas s'intéresser aux combats mais guette la foule dans la taverne.
Une grande jeune femme, solidement bâtie, vêtue de noir et d'une large ceinture de toile rouge vif, s'assied ensuite à la table de Wolfang. Les deux discutent quelques minutes, Wolfgang jetant quelques coups d'œil à son garde du corps. La jeune femme possède une cicatrice d'aspect dérangeant sous l'œil, ayant la forme d'une cicatrice et l'apparence d'un gros grain de beauté. Elle finit par quitter Wolfgang et, peu après, ce dernier repart chez lui.
Les ténèbres du quartier l'oblige à user de ses pouvoirs pour faire briller son bâton telle une lanterne, pour s'éclairer et sans doute aussi pour effrayer d'éventuels malandrins sur le chemin du retour.
12
Après que tout le monde est couché et dort, une douleur sort Choldric et Stevan de leur sommeil : ils saignent au niveau du cou, perdant rapidement leur fluide vital. Le bruit qu'ils font en essayant d'atteindre une chandelle réveille Bran.
La lumière est enfin faite, Stevan regarde sa plaie dans la glace, pousse un cri de terreur et quitte la chambre, les jambes à son cou. Il quitte l'auberge, passant par l'entrée laissée non barrée et parvient à reprendre son calme une fois au loin, sentant que son sang n'est plus aspiré hors de son corps. Il retourne prudemment à l'auberge.
Le reflet, dans le miroir, ne reflète pas la réalité : on y voit un nuage de fines gouttelettes de sang, hérissé de visages hurlants, qui apparaissent et disparaissent, certains plongent leurs dents... dans le cou de Choldric et Stevan, suçant un sang bien réel, celui-là.
Choldric voyant Stevan s'enfuir et Bran chargeant dans sa direction prend lui aussi la poudre d'escampette, sans se retourner. Sa plaie semble ne plus laisser filer son sang par flots ininterrompus, il parvient à la juguler.
Bran, grâce à sa vision du miroir, parvient à dissiper cette apparition, donnant des coups dans le vide qui lui font lâcher prise, puis se disperser.
Bran regagne la salle commune, annonçant à Choldric, qui attendait là, qu'il a vaincu. Mais vaincu quoi ?
Stevan refait son apparition, pâle comme la mort. La chambre est tâchée de sang et rapidement lavée par Bran. Tous finissent leur nuit dans la salle commune, assis, apeurés et sans fermer l'oeil. Ils attendent le matin, prêt pour quitter définitivement la Table Fumante, pour partir au vert.
13
A l'aube, après une nuit sans sommeil, Bran, Choldric et Stevan tente de renouer le contact avec la répurgatrice Theodora Pferig, mais sa maison semble vide. Ils se rendent donc à la maison Aue.
Les trois compères tirent Illyana du lit pour lui expliquer qu'ils quittent la ville et son agitation, qu'ils ont encore été attaqué par un démon d'un autre dimension que le premier. Ils doivent se soigner, Bran avant de revenir pour mettre cela au clair, Stevan pour repartir peut-être vers sa terre natale, lui qui n'a plus de but ici depuis que Illyana a un nouveau garde du corps. Ils disent qu'ils vont rejoindre le premier village après Altdorf et qu'ils changeront de nom, se faisant appeler Hans Kröen et Dietmar Ulrich.
Ils quittent Altdorf, pas mécontents de sentir l'air frais, même si le temps est à la pluie.
Ils parviennent à Gluckshalt le soir, évitant soigneusement l'auberge locale pour se réfugier dans une étable louée à prix d'or à un fermier soupçonneux.
14
Choldric paie une partie de leur hébergement en travaillant dans les champs pendant que Bran et Stevan tentent de se remettre de leurs blessures.
23
Bran se sentant enfin mieux et des fourmis dans les jambes, prend le relais de Choldric aux champs.
Illyana s'ennuie à mourir. Elle parvient à convaincre la famille qu'une sortie au grand air, malgré le temps qui reste pluvieux depuis trop longtemps, lui fera le plus grand bien. Accompagnée de son garde du corps, elle loue des chevaux et quitte Altdorf. Estimant en cours de route qu'ils n'ont pas le temps d'atteindre le premier vrai village et revenir, ils se contentent d'une chevauchée prudente dans la boue.
Sa satisfaction est de constater que la santé de son beau-père semble s'améliorer.
Gottfried reçoit la missive d'Illyana.
24
Illyana, en pleine rue, se fait agresser par un passant, à coup de jambon ! Son visage reflète une haine absolue. Le passant est rapidement épaulé par d'autres badauds, même des gamins et une vieillarde, pendant que les autres s'écartent.
Friedrich fait barrage de son corps pendant qu'il met Illyana à l'abri sous un porche. Il doit se résoudre à tuer certains de ces gens pris de folie, pendant que d'autres, gravement blessés, semblent revenir à un état normal.
Illyana identifie la cause de cette agitation, un gamin encapuchonnée, lorsqu'il touche les passant, fait que ces derniers se retournent et chargent Illyana.
Ils parviennent à se défaire des excités et Friedrich finit par trancher la tête du gamin, dont le haut du crâne n'est qu'un immonde amas d'asticots.
De retour à la maison Aue, Illyana explique au baron que des choses étranges se trament, qu'elle a été attaquée par une force obscur. Elle rappelle qu'elle pense que Gottfried est possédé par le démon et elle avoue avoir changé le traitement du baron car son autre traitement était empoisonné.
Elle explique aussi au baron qu'elle va se rendre au temple de Shallya pour que la soeur Élise, qui a détecté le poison, lui explique et pour confondre son médecin, piloté, pense-t-elle, par Maître Saer.
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Soeur Élise se rend à la maison Aue pour rassurer le baron, et assurer qu'elle témoignera contre le Dr Goebbels.
Un garde de la ville est également appelé.
Un message a été passé au Dr Goebbels, demandant un nouveau traitement, il doit l'apporter le jour même et c'est effectivement lui, en personne, qui livre la drogue.
Il est arrêté, soeur Élise confirme que sa préparation est bien empoisonnée, mais le médecin continue de nier les faits. Ça ne semble pas émouvoir le garde qui explique, avant de partir avec son prisonnier, qu'il va bientôt avouer et être pendu.
Remis de ses émotions, le soir, le baron parvient à tenir assis sur un fauteuil.
Pressentant des troubles et indiquant qu'elle n'est pas rassurée, Illyana demande à dormir sur une banquette, dans la chambre du baron.
26
Illyana envoie Otfried remettre un pli à Dieter Klemperer, qui l'invite à la maison des Aue.
Mis en confiance, Otfried révèle, à son retour de chez Maître Klemperer, que, d'abord ce dernier a fait savoir qu'il viendra pour Backertag, le 30, mais aussi qu'il a retrouvé sa soeur et qu'elle a quitté Odamar.
Illyana lui conseille de discrètement de dire à sa soeur de faire ses bagages et quitter la région avant que la garde n'arrive.
Stevan est lui aussi mieux, ils repartent immédiatement pour Altdorf, chez Theodora Pferig. Une fois encore, ils trouvent porte close puis se perdent dans les docks à essayer de retrouver l'entrepôt des Aue où ils voulaient se mettre l'abri et finissent... par dormir sous un pont que même les mendiants ont abandonné à cause des rats trop nombreux et de l'odeur pestilentielle qui y règne !
27
Au matin, nos clochards se lèvent, font un brin de toilette pour se rendre un minimum présentable, achètent une bonne tourte et se présentent à nouveau chez Theodora Pferig... mais ils trouvent porte close. Ils vont alors prendre des nouvelles d'Illyana.
Illyana se réveille avec une soudaine idée fixe en tête : pourquoi on en voudrait à la famille Aue qui n'a plus rien, sauf sa demeure – elle doit cacher un trésor ou du moins quelque chose qui peut avoir beaucoup d'importance pour certains.
Ça tombe bien, elle peut en parler à Bran, Stevan et Choldric qui sont de retour en meilleure forme, mais sales et puants, du fond de leur campagne. Elle explique aussi que le médecin qui « soignait » son futur beau-père est aux arrêt et qu'ils attendent des aveux et des noms sur ses complices. Elle a aussi été agressée par une dizaine de citadins soudainement enragé par la présence d'un enfant à la chevelure couverte d'asticots. Le fait que « moustache » - le garde du corps d'Illyana, Friedrich Niederlitz – ait du subir les assauts des passants déchaînés semble ravir Stevan...
Illyana enrôle tout le monde pour fouiller la cave et, contre toute attente, une très ancienne porte dérobée est mise à jour, mais il a fallu du temps pour la trouver, la dégager et trouver le système d'ouverture. La porte n'a sans doute pas été ouverte depuis des siècles.
Au soir, Dietfried de retour du temple de Sigmar constate l'arrivée et les activités des compagnons d'Illyana. Il s'en suit une discussion à bâtons rompus entre le père, le fils et la future belle-fille, puis entre Dietfried et Illyana. Ingwald Aue a donné du temps aux compagnons d'Illyana pour qu'ils explorent ce qu'il y a derrière la porte demain, mais sans que Illyana ne soit mise d'une quelconque manière en danger. Diefried semble lui reprocher de vouloir en savoir trop, presque d'avoir un comportement indigne de ce qui est attendu d'un disciple de Sigmar. Puis Dietfried va voir son père seul à seul et le ton monte, alertant la maisonnée.
28
En pleine nuit, Illyana se lève, réveillant une bonne partie de la maisonnée (Ingwald, Otfried et Friedrich) en faisant basculer une table basse près d'un escalier. Que comptait-elle faire ? En tout cas, elle va jusqu'à jeter un œil soupçonneux dans la chambre de Dietfried : il semble dormir du sommeil du juste.
A l'aube, sans rien dire aux Aue et en trompant la vigilance de son garde du corps, Illyana décide de faire ouvrir la porte et explore au-delà avec Bran, Stevan et Choldric. Derrière, point de vielle pièce secrète mais, après un court passage maçonné, un étroit goulet naturel s'ouvre, descendant d'un côté dans les profondeurs, et à peu près à niveau de l'autre. La descente est difficile et il est presque nécessaire de s'attacher, mais elle se termine sur un mur maçonné. Ou mène-t-il ?
Ils n'ont pas le temps d'explorer l'autre côté. Friedrich, matinal, arrive sur les lieux et empêche out le monde d'aller plus loin. Il intime l'ordre de revenir et de refermer la porte. Le ton monte avec Bran, qui estime qu'ils pourraient y aller sans Illyana. Friedrich ne veut rien savoir.
Tous vont voir le baron et Bran est fâché qu'il ne leur donne pas raison. Dietfried insiste sur l'inutilité patente d'ouvrir une boîte de Pandore fermée depuis des siècle et qui va mettre la maison en danger pour une simple question de curiosité. Le baron a l'air très déçu et ne parvient pas à obtenir de meilleure promesse d'Illyana que de ne rien tenter d'autre avant midi, alors que le baron désire attendre que le Dr Goebbels parle et éclaire la situation. Bran, furieux, rassemble ses affaires pour quitter la maison.
Friedrich se poste à la cave pour surveiller.
Bran trouve une chambre à la « Bonne Pension », dans le quartier de Morrwies, moyennant la somme modique de 6 clinquantes par semaine en contrepartie d'aide à la tenue de la maison. Il loue sa chambre pour la semaine.
Le reste de la journée, Illyana fait des recherches dans les arbres généalogiques rassemblés par Gottfried, son futur époux.
29
Désœuvrée par la tournure des évènements, Illyana décide d'aller voir au temple de Shallya si sœur Élise a des nouvelles du Dr Goebbels. Mais vu le nombre de patients semblant atteints des même maux, Friedrich préfère faire rebrousser chemin à tout le monde de puer d'une épidémie. Il se propose d'y aller lui-même, mais Illyana l'en dispense.
30
Bran va enquêter du côté des Trois Barbes pour voir s'il peut reconnaître l'un de ses agresseurs. L'endroit est l'un des bouges les plus sordides qu'il ait vu, sans porte ni meubles autre que trois bars, avec des grands espaces permettant aux gens... de se battre. L'étage semble n'être qu'un hôtel de passe.
Devant l'agressivité ambiante, il finit par rebrousser chemin lorsque les videurs le voie sortir sont épée.
Ça ne l'empêche pas de se faire attaquer dans une ruelle un peu plus loin par quatre malfrats. Il en blesse un ou deux avant qu'ils ne se fassent la malle.
A la demeure des Aue, le passage est rebouché pour éviter toute tentation soudaine d'Illyana.
Au soir, Dieter Klemperer arrive chez le baron. C'est un vieillard à la longue barbe blanche, aux yeux délavés et vêtu d'une robe d'un velours bleu nuit constellé de symboles astronomiques cousus avec des fils d'or et d'argent. Son accoutrement est l'archétype, poussé à son extrême, de la vision populaire d'un grand sorcier !
Son esprit semble, malgré son âge, relativement clair et dirige la conversation pour aller droit au but.
Illyana lui mentionne ce qu'elle connait de l'histoire de Xathrodox et des reliques, tout en omettant de préciser que le fils du baron serait possédé. D'après les explications fournies et les dires des uns et des autres, Klemperer conclut que la dague remise au temple d'Ulric n'est sans doute pas le poignard de Yul K'Chaum, et que s'ils recherchent cet artefact, il ne voit que deux options : ou fouiner du côté des répurgateurs, un jeu qui peut rapidement être dangereux, ou essayer de voir à trouver un soutient du côté des Collèges de Magie, qui auront sans doute d'autres soucis.
En tout cas, lui n'est pas au courant de l'existence d'un tel objet, mais il donne rendez-vous à Illyana pour le lendemain soir au Bocage, où il lui présentera si possible à l'un des sorciers les plus puissants du Collège Lumineux, Monseigneur Messner. Bien entendu, s'il a un savoir sur l'objet, il ne le dira sans doute pas comme ça, à la première rencontre. Il faudra sans doute trouver du soutien ou des preuves de cette histoire et des intentions vis-à-vis de l'objet, le caresser dans le sens du poil et deviner en quoi il serait possible de lui rendre service, comme avec tout un chacun, en fait.
Il essaiera aussi de voir à lui faire rencontrer Lord Frederick, un jeune noble qui a de nombreuses relations et porte un intérêt tout particulier pour des objets ayant trait à des affrontements avec le Chaos, rien de corrompu bien sur, mais des armes ayant pu tuer l'un ou l'autre champion, ou une bannière d'une des troupes impériales victorieuses.
Klemperer indique qu'il donnera rendez-vous à Illyana pour un dîner avec Lord Frederick à son hôtel particulier un de ces soirs.
Il quitte ensuite la maison, un somptueux carrosse décoré lui aussi d'étoiles l'attend devant la porte.
31
Bran passe une partie de sa journée à tendre l'oreille devant les rumeurs que brassent la ville, la plus persistante semble faire état d'homme-bêtes, ou de quelque chose d'approchant, aperçus à plusieurs reprises au sein même de la ville.
Illyana se rend à la Forteresse Impériale accompagnée de ses gardes du corps pour essayer d'avoir des nouvelles plus récente de l'empoisonneur du baron Aue. Elle est reçue par le sergent Rein qui lui explique que pour le moment il n'a rien reconnu, protégé qu'il est par son avoué. Le procès doit se tenir le mois prochain. Le sergent Rein conseille également à la famille Aue de prendre un avoué pour faire valoir au mieux ses intérêts. Cependant, l'espoir pourrait venir d'une condamnation devant une cour religieuse. En effet, Illyana rapporte l'attaque qu'elle a subit face à un garçon à la tête rongée par les vers et usant de vil sorcellerie. Le sergent Rein va essayer de trouver trace de ces faits et voir s'il peut les rattacher à la tentative de meurtre sur le baron. Elle hésite aussi à rapporter l'histoire de Stevan selon laquelle Wolfgang Scheunacht aurait lui aussi fait invoquer des asticots lorsqu'il a fait usage de sa sorcellerie, mais elle préfère garder set épisode pour elle.
De retour à la maison Aue, Illyana demande à Choldric de chercher Bran pour qu'il vienne assiste à l'entretien avec Maître Messner.
Au Bocage, Illyana et Bran s'entretienne avec Dieter Klemperer, puis avec Konrad Messner, pendant que Stevan et Friedrich restent dans la cour avec les autres gardes.
Le Seigneur Messner écoute attentivement leur histoire, la même qu'ils avaient déjà conté à Dieter Klemperer. Après qu'il ait lu la description écrite du poignard de Yul K'Chaum récupérée chez Ivor dans le Hochland, il indique à Illyana et à Bran qu'il les croit et qu'il sera prêt à les aider. Il pense toutefois que la première chose, avant même de songer à retrouver l'objet, est de savoir pour quoi en faire, comment le détruire. En tout cas lui ne le sait pas. Il les dirige vers Theodora Pferig qui, en tant qu'ancienne répurgatrice, serait peut-être plus à même d'avoir des informations concernant un artefact chaotique.
Illyana semble penser que Messner et Pferig étaient d'anciens compagnons, ce que Konrad Messner ne confirme ni ne dément.
Illyana parle ensuite à Dieter Klemperer de ses doutes, vis-à-vis de la vermine apparue en présence de Wolfgang Scheunacht. Klemperer promet d'envoyer une missive au baron von Pirkheimer pour savoir s'il connait Scheunacht, et si c'est le cas, ce qu'il en pense.
32
Avant midi, Bran, Illyana et ses gardes du corps se rendent chez Theodora Pferig qui allait quitter sa maison. Elle les reçoit sans protocole, devant une bière, à la cuisine.
Devant les questions d'Illyana, Theodora confirme qu'elle et Konrad ont brièvement été compagnons dans leur jeunesse. Puisque Konrad affirme qu'on peut faire confiance à l'histoire d'Illyana et qu'il faudrait savoir quoi faire si un tel artefact était découvert, Theodora consent à leur fournir une maigre piste : elle aurait entendu des rumeurs au sujet d'un groupe d'aventuriers qui auraient trouvé un rituel capable de détruire les artefacts du Chaos. L'un d'entre eux, un sorcier, a conservé le rituel mais le groupe s'est séparé. Elle pense que l'un d'eux était un elfe qui est retourné vers Ulthuan.
Illyana bifurque ensuite sur... le passage secret dans la maison des Aue ; et elle invite Theodora à dîner pour le lendemain soir.
De retour à la maison, le baron demande combien seront présents à dîner demain. Il y aura le baron, qui tentera de se tenir à table pour la première fois depuis des semaines, Théodora, Illyana et Dieter.
Le soir, de nouvelles mondanités sont au programme : Illyana et Bran sont invités chez Klemperer pour rencontrer Lord Frederick. Ce dernier est un noble trentenaire empâté, jovial et ouvert. Encore une fois, Bran explique son histoire à Lord Frederick. Il explique qu'ils recherchent un groupe avec un elfe et un sorcier. Lord Frederick indique qu'il ne fréquente en général pas les aventuriers bien qu'il les respecte pour leur courage qu'il lui faut défaut à lui. Il fréquente plutôt la forteresse Impériale où il a l'habitude de se rendre pour financer médailles et récompenses des gardes méritants pour avoir œuvré contre le Chaos. Cependant, il leur recommande une visite chez Johan Schmidt, un autre noble de sa condition qui a vraiment envie de devenir aventurier et qui pourrait bien avoir le courage qu'il faut pour cela. Il faudrait lui proposer de les accompagner ; il en serait sans doute extrêmement reconnaissant. En tout cas, il passe beaucoup de temps avec les aventuriers et il pourrait connaître quelqu'un susceptible de les aider.
Enfin Illyana essaie d'obtenir son patronage, pour monter une compagnie de... trois personnes : l'Ordre du Manteau Blanc. Lord Frederick indique qu'il préfère récompenser plutôt que financer, mais il accepte néanmoins, sans que rien ne soit formalisé et sans qu'il soit leur chef, pour la mission de récupération et suppression du poignard de Yul K'Chaum. Il fournira un toit, des vivres et un minimum d'équipement dès que possible.
Il va également leur transmettre une lettre de recommandation pour Johan Schmidt.
33
La journée se déroule tranquillement au stand de tir lorsqu'il faut rentrer pour le repas du soir avec Theodora Pferig lorsque, dans la rue, une flèche fuse, écorchant Stevan au visage...
Illyana et ses gardes du corps se réfugient dans l'échoppe d'une poissonnière. Bran tente vainement l'escalade d'un mur pour avoir une meilleure visibilité, mais le tireur n'est pas localisé. Ils repartent chacun de leur côté mais se font à nouveau tirer comme des lapins quelques centaines de pas plus loin.
Tout le monde s'éparpille à nouveau, mais cherchent séparément à localiser l'archer. Bran, monté sur le toit d'une taverne, est le premier à le voir, après avoir suspecté la plupart des passants : il se tient au fond d'une place, sans être inquiété par les passants qui remarquent à peine ce qui se passe !
En descendant du toit, il rejoint Stevan et tous deux se lancent à la poursuite de la silhouette encapuchonnée.
Sans trop d'effort, la silhouette parvient à maintenir son écart d'avec ses poursuivant, essayant de perdre Bran et Stevan dans les rues. Elle se faufile facilement entre les passants alors que Stevan et Bran doivent jouer des coudes et du bouclier !
Ils repassent devant l'endroit où Illyana et Friedrich étaient eux aussi montés sur un toit. Avertis par Stevan, ils se joignent eux aussi à la poursuite.
Stevan croit enfin avoir piégé la silhouette qui était entré dans un entrepôt abandonné et semblait coincé au fond de celui-ci. Mais c'est une embuscade. Deux archers le prenne pour cible pendant qu'il entre et se rue sur la silhouette, une jeune femme aux traits quelconques.
Entre ensuite Bran, qui se charge d'affronter les archers, puis Friedrich une trentaine de seconde plus tard, qui affronte un troisième archer.
Illyana entre enfin et va prêter main forte à Stevan qui semble en difficulté. Elle comprend vite la vision qui le paralyse : deux créatures s'affrontent dans un recoin du hangar, chacun se tenait sans doute initialement dans une sorte de cercle occulte, tracé avec le sang issu d'un cœur sans doute humain, jeté négligemment à quelques pas.
La plus grande des créature est la personnification même du démon. Grand comme une fois et demi un homme, musculeux, obscènement nu, d'un teint rouge sombre, le visage proche de celui d'un bouc et armé de cornes énormes, mais aussi d'une épée non moins imposante, il inspire l'horreur. Face à lui, une créature plus chétive, tout aussi nue hormis une épée beaucoup moins imposante. Il aurait pu être humain si son corps n'était pas horriblement déformé par un fluide parcourant sans cesse son corps, sous sa peau molle et suintante. Les deux être s'affrontent, s'invectivant dans une langue sombre et barbare, lorsque le plus petit finit par s'enfuir.
Le démon ne se donne pas la peine de poursuivre et se jette sur Stevan, chantant une litanie incompréhensible. Le fuyard manque de se faire intercepter par Bran, venu à bout des deux archers, des femmes affreusement mutées, mais la vision du démon au fond du hangar la paralyse juste assez longtemps pour permettre à l'être de passer.
La bataille fait rage entre Stevan, Illyana, leur archer et le démon mais ce dernier, profitant d'une étrange absence de Stevan, lui tranche le bras de l'arme au niveau du coude !
La douleur et le sang coulant à flots sortent Stevan de sa torpeur. Condamné, il est animé d'une fureur vengeresse inouïe. Prenant sa lame de sa main valide, il transperce le crâne du démon qui s'évanouit aussitôt en fumée. Il se charge ensuite de celle qui les a guidé dans ce traquenard puis se rue sur l'adversaire que Friedrich n'est toujours pas parvenu à mettre hors d'état.
Illyana, elle, s'est approchée de l'être infâme pour lui mettre le canon de son pistolet dans la bouche et lui faire exploser la cervelle à son premier mouvement.
Elle part alors chercher un brancard, mais Friedrich ne peut stopper le flot de sang qui jaillit du bras de Stevan.
Il trépasse... conscient d'avoir pu accomplir son devoir jusqu'au bout !
Friedrich, Bran et Illyana rapportent le corps, aidé par un maraîcher et sa carriole, jusqu'à la Forteresse Impériale, où ils expliquent l'agression dont ils on été victime auprès du sergent Rein. La question de savoir si on peut accuser le Dr Goebbels d'avoir un lien avec ces nouveaux faits reste entière.
Ils retournent alors à la maison Aue. Illyana est naturellement affectée et attend d'être convoquée par le baron pour se faire à nouveau sermonnée par... Dietfried. Il lui reproche à demi-mots de s'être encore mise en danger, au lieu de laisser ses gardes du corps agir, et, accessoirement, d'avoir manqué le dîner qu'elle avait elle-même initié.
Pflugzeit 2523
1
Dieter se charge des formalités pour les funérailles de Stevan Drogo, qui auront lieu le 3, à l'extérieur de la ville. Dieter Aue représentera aussi la famille Aue à ces funérailles.
Illyana écrit une lettre à Kislev pour informer du décès de Stevan.
Bran se rend chez Thedora Pferig pour s'excuser de lui avoir fait faux bond la veille. Il ne peut s'empêcher de la mettre au courant, en plus, de l'implication, d'après Stevan, de Gottfried Aue dans le réveil de Xathrodrox.
Thedora lui rappelle qu'elle est à la retraite et ne compte plus s'occuper de cela, elle a déjà assez donné. Elle lui conseille, pour le problème de Gottfried Aue, d'aller voir de sa part la révérende Roban, très droite et impliquée, selon elle. Quant aux cultistes qui les harassent, elle lui conseille d'en parler à nouveau à Monseigneur Messner, il doit en savoir plus qu'il n'en dit : elle a collaboré avec lui il y a une vingtaine d'années, pour combattre un démon qui semble être Xathrodrox, et lui a participé au combat final !
La maison Aue reçoit un courrier de Lord Frederik : il donne rendez-vous à la Compagnie des Manteaux Blancs le lendemain, dans le quartier de Morrwies, pour prendre possession d'un local discret pour leur compagnie. Il transmet également l'adresse de Konrad Von Liebenfels, le jeune noble ayant des contacts avec quelques aventuriers. C'est la personne qu'il a malencontreusement confondue avec Johan Schmidt !
2
Illyana et Friedrich ont une discussion sur son rôle de garde du corps. Il confirme en substance qu'il est là pour l'empêcher au maximum d'agir, mais pour son bien, car elle a tendance à se mettre au devant du danger. Son employeur n'est pas Illyana mais le baron Aue. Bien qu'il comprenne qu'il se trame des choses pas très claires, et qu'il sera là pour l'aider loyalement, il indique qu'entre deux options, il choisira celle qui met Illyana le moins en danger.
Puis elle se rend à la Forteresse Impériale avec Friedrich et Choldric pour voir si le Dr Goebbels a donné ses commanditaires. Le sergent Rein indique que tel n'est pas le cas, mais qu'il demande la voir.
Elle est amenée dans l'un des couloirs des cellule et peut lui parler par le judas. Le Dr Goebbels, affaibli mais sans doute en trop bonne forme au goût d'Illyana. Le Dr Goebbels essaie de négocier un accord avec Illyana, dans le dos de son avoué : il lui révèle que les soins qu'il procurait au baron lui ont bien été commandités et il est prêt à révéler pourquoi il ne peut pas révéler pourquoi si elle abandonne son idée de relier son cas avec des activités hérétiques.
Il ne peut que se contenter de sa promesse et d'aucune garantie autre que sa parole et lui avoue qu'il a été tenu au secret parce que sa fille, Saltza, a, d'après les informations de son avoué, Edwin Liess, été enlevée. Il indiquera à Illyana qui est son commanditaire si elle sauve sa fille, même s'il avoue qu'il ne pourra pas étayer ses accusations.
Edwin Liess a été payé par Gottfried Aue. Edwin ne connait pas Gottfried. Sa mission était d'assister le Dr Goebbels s'il avait des problèmes avec la justice et de le faire libérer avant qu'il ne parle.
Edwin Liess a fait croire sciemment au médecin que sa fille était enlevée, pour assurer son silence, mais n'est pas allé jusqu'à le faire pour éviter de se mettre dans l'illégalité. Il ne pense pas que quelqu'un ira le vérifier et il est le seul contact autorisé avec le Dr Goebbels.
Pendant qu'Illyana rentre, Choldric est missionné pour vérifier incognito la maison du médecin et voir s'il peut savoir si Saltza est bien enlevée.
Illyana demande a Ottfried si sa sœur a bien quitté la ville, ce qui semble le cas d'après lui.
Bran se rend au Grand Temple pour rencontrer la Révérende Klara Roban. Il se sent surveillé à l'intérieur du temple. Il explique à la révérende l'histoire de l'Écorcheur, comment ils ont perdu trois des quatre reliques. Il lui raconte aussi les soupçons qu'il a vis-à-vis de Gottfried Aue, qu'il pense, d'après un témoignage digne de confiance, possédé par une partie de l'essence de l'Écorcheur. Elle semble prendre son histoire en considération et lui conseille de se mettre en relation avec des répurgateurs. Bran rétorque qu'il n'en connait pas. La révérende prend alors la nouvelle adresse de Bran et indique qu'elle y enverra un certain répurgateur du nom de Gottri Martelpoigne. Bran devra revenir la semaine prochaine s'il n'a pas de nouvelles.
Avoir révélé à la révérende la possession possible de Gottfried Aue met son frère, Dietfried, en position délicate au sein du temple et pour sa nomination à la prêtrise.
Pour l'instant, la révérende ne le connaît pas, mais plus tard... ?
Choldric met du temps à trouver le cabinet du médecin, mais on ne lui ouvre pas lorsqu'il indique être souffrant. Une jeune femme laisse la porte close et indique que le docteur est en voyage et que son assistant n'habite pas là et n'a pas le titre nécessaire pour prodiguer des soins.
Choldric rentre en début de soirée chez Illyana, qui commençait avec Bran, rentré du temple, à s'inquiéter de sa disparition. Il explique qu'il a trouvé porte close et qu'une femme a indiqué qu'il n'y avait personne, pas même l'assistant, chez le médecin. Bran, lui, explique qu'il a rencontré la révérende Roban qui va lui envoyer un répurgateur. Il avoue lui avoir indiqué les soupçons qui planaient sur Gottfried Aue.
Hélifas reconnaît un invité qui semble quitter, mécontent, la demeure de maitre Scheunacht : il s'agit du Capitulaire Mueller, de Bergsburg. D'ailleurs, Hélifas ne tarde pas à être convoqué dans le bureau de Wolfgang Scheunacht. Ce dernier l'informe qu'il ferait bien de se tenir tranquille et de faire profil bas au Temple de Sigmar, lui et ses anciens compagnons, le Capitulaire étant venu dans le but de mener une enquête en hérésie à l'encontre de leur petit groupe, suite à leur visite à Bergsburg et aux évènements à Wahnsinningen.
Le Capitulaire ne faisait pas confiance en Wolfgang et a décidé d'enquêter lui-même sur l'hérésie de Stevan, Choldric et, peut-être Hélifas et Illyana. Depuis qu'il a eu la confirmation de la destruction de Wahnsinningen, il a décidé de se bouger et d'enquêter lui-même (p.66). Il convoque ou rencontre Wolfgang pour faire un point sur la situation et il en sort mécontent : Wolfgang a indiqué avoir Hélifas sous surveillance et n'a rien remarqué d'anormal.
Le Capitulaire risque d'apprendre auprès du père Chaldebert le comportement récent de Bran, Choldric, Illyana et Stevan dans le Grand Temple (p.74). Ce qui risque d'être suffisant pour leur valoir de gros problèmes... Il n'a cependant pas leurs adresses et devra repasser par Wolfgang pour cela.
Wolfgang ne veut pas perdre sa perle, Hélifas, qui lui permettrait de mettre la main sur une relique, c'est pourquoi il l'avertit du danger que représente le Capitulaire.
3
Illyana, Bran, Friedrich et Choldric se rendent au petit matin au cabinet du Dr Goebbels. Ils voient une jeune femme qui refuse d'abord de leur ouvrir et qui s'avère, après discussion, être Saltza, la fille du Dr Goebbels. Ils parviennent à la convaincre de les suivre pour rencontre son père à la Forteresse Impériale, bien qu'elle semble ne pas leur faire confiance, même s'ils révèlent le prénom de sa mère décédée depuis des années, comme preuve du fait que c'est son père qui la demande.
Saltza est une jeune fille pulpeuse, malgré son jeune âge – une quinzaine d'années – et qui semble se vêtir luxueusement, à la dernière mode.
A la forteresse, elle se rend compte qu'elle peut effectivement rencontrer son père et se déleste, devant les gardes, d'une seringue remplie, expliquant qu'elle ne faisait pas confiance aux personnes qui l'on amenée ici. Illyana redoute qu'elle n'essaie de tuer son père et la surveille de près pendant qu'ils se parlent. Il est convenu qu'ils se chargeront de la garde de Saltza, chez Bran, jusqu'à la fin du procès et le Dr Goebbels, qui rappelle qu'il attend qu'on le lave de tout soupçon d'hérésie, est près à parler.
D'après lui, il ne savait pas ce qu'étaient les remèdes, mais il devait les prescrire au baron. Il se doutait, devant la somme remise – une centaine de couronnes – et la demande à être discret, qu'il s'agissait peut-être d'un poison, mais il ne pouvait que s'exécuter devant... le fils du baron, Gottfried.
Illyana s'arrange discrètement avec le docteur pour que son histoire, face à la justice, soit... différente : il a empoisonné le baron parce qu'un homme à la main métallique a menacé de tuer sa fille. Elle lui dit qu'elle indiquera au sergent que c'est un certain Odamar, qui a déjà enlevé le jeune Dietfried. C'est d'ailleurs ce qu'elle fait, en expliquant qu'elle pense que c'est strictement crapuleux et qu'il n'y a pas de rapport avec les attaques de mutants qu'elle a subi.
Hélifas se rend à la Table Fumante au matin, mais il n'y voit personne qu'il connait. D'après l'aubergiste, ils seraient partis il y a quelques temps comme des voleurs, laissant leur chambre dans un état épouvantable, pleine de sang. Il exige réparation.
Il faut maintenant, pour Illyana, se presser afin d'aller assister aux funérailles de Stevan Drogo. Pendant ce temps, Bran et Choldric se chargent de la protection de Saltza et prennent une auberge (ils doivent prendre possession de leur repaire fourni par lord Frederick le soir même).
Stevan est mis en terre, à l'écart d'Altdorf, en présence d'Illyana, de Dietfried et pour assurer la cérémonie, d'un prêtre et de quelques initiés de Morr. Friedrich assiste aussi à la cérémonie, mais reste un peu à l'écart.
Au soir, un messager arrive d'Erengrad. La famille d'Illyana est soulagée de savoir sa fille vivante, alors qu'elle la croyait morte. Elle se charge de faire parvenir rapidement une nouvelle dot ainsi que ses frères pour représenter la famille. Illyana montre la lettre au baron pour le rassurer sur la tenue des épousailles.
Elle lui raconte aussi que le médecin a avoué avoir reçu ses ordres de Gottfried, que cela confirme sa thèse indiquant qu'il est possédé. Elle semble pour la première fois convaincre son futur beau-père qui lui dit qu'il va en parler à Dietfried, qui saura s'il y a quelque chose à faire pour sauver son âme. Elle a enfin la bénédiction du baron pour enquêter sur les méthodes permettant la libération de son fils de l'emprise du démon du côté des sorcier. Elle peut même, si elle le juge utile, laisser Bran recommencer les recherches dans la cave de la maison.
Ne trouvant pas Bran, Hélifas se résout, à l'aide d'un écrivain public, à faire porter un message à Illyana le soir même.
Illyana reçoit en début de soirée un autre courrier, par un coursier. Le courrier est signé de Hélifas.
Le message de Hélifas pour Illyana est le suivant : « Dame Illyana, ne sachant pas comment contacter Messire Bran, je fais passer ce message par votre biais. Pouvez-vous transmettre à Messire Bran que je l'attends le 5 à l'Auberge de l'Arène aux dix coups du soir. Hélifas. »
Bran et Choldric, accompagnant Saltza, découvrent leur appartement, au quatrième dans le quartier de Morrwies, le quartier pauvre de l'est d'Altdorf. Ils ont trois pièces, meublé spartiatement : deux chambres – l'une prise par Saltza et l'autre par Choldric, et une pièce principale, où dormira Bran. Ils découvrent que leur bienfaiteur leur octroi, le temps de l'enquête, une rente de 15 couronnes d'or par semaine, en plus du local.
Le quartier est cependant dangereux : à peine la nuit entamée, Bran se rend à l'extérieur à la suite d'un cri. Il découvre un cadavre et fait fuir deux ou trois brigand qui le détroussait, jusqu'à ses braies...
4
Au matin, Bran remarque que le cadavre a déjà disparu : les trafiquants de cadavres, d'après Saltza, sont sans doute plus rapide qu'une éventuelle milice...
Illyana, toujours blessée au bras depuis l'embuscade, fait mander le nouveau médecin de la famille Aue pour lui procurer des soins.
Bran se rend à l'adresse, fournie par Lord Frederick en même temps que l'appartement, de Konrad von Liebenfels, pour essayer d'obtenir un rendez-vous.
Le domestique de la famille Liebenfels reçoit le dénommé Bran Neukirch, un homme armé et propre, mais habillé de vêtements recousus en plusieurs endroits. Il indique désirer rencontrer Konrad von Liebenfels à propos d'objets perdus qu'il rechercherait. Il désire aussi s'entretenir avec lui à propos d'une expédition comportant un magicien elfe susceptible de rendre un objet moins dangereux.
Bran Neukirch laisse son adresse au domestique, Konrad étant pour le moment occupé à préparer un déjeuner. Konrad von Liebenfels indique qu'il contactera prochainement monsieur Neukirch.
Saltza interroge Choldric sur ses activités actuelles. Elle semble s'interroger sur sa présence ici plutôt que de travailler, peut-être comme mercenaire, pour gagner sa vie.
Bran, Choldric et Saltza passent leur soirée en discussion sur la situation actuelle de chacun. Les sentiments de Saltza envers son père semblent ambigus, entre la condamnation de ses actes et son désir qu'il s'en sorte. De son côté, Saltza apprend le but de la visite de Bran chez les von Liebenfels.
5
Bran dépense une dizaine de radieuses pour acheter des étoffes pour des rideaux, de la toile colorée et même de la dentelle. Saltza semble préférer l'étoffe bleu nuit et laisse la dentelle pour les rideaux de la pièce principale, celle de Bran, mais ils n'ont rien pour les suspendre. Saltza commence néanmoins à les tailler et les coudre.
Pendant sa sortie en ville, Bran est hélé par Ulrich Fischer, ex-médecin de l'Ordo Fidelis, maintenant manchot. Ulrich est cependant de bonne humeur. Il est actuellement agent dormant à Middenheim et est reconnaissant à Bran : leur intervention et sa main ont permis à Ulrich de devenir un membre du Cercle Intérieur. Quel promotion ! Et maintenant il s'occupe de suivre l'évolution de Volkmar le Sévère, nouveau Grand Théogoniste depuis l'abdication et la fuite d'Esmer à Marienbourg. Il s'enquiert auprès de Bran pour savoir où en est leur expédition concernant la récupération des artefacts dont le Dr Zweinstein avait trouvé la référence, rappelant que cela devait être pour Bran, Hélifas et Choldric leur examen de passage.
Illyana se rend à la nouvelle adresse de Bran et Choldric pour leur donner le pli d'Hélifas, qui donne rendez-vous à Bran le soir même à l'Auberge de l'Arène. Sentant un piège, ils rédigent une réponse qu'ils feront porter la soir au lieu du rendez-vous. La réponse reporte le rendez-vous le lendemain midi au temple de Sigmar.
Hélifas attend à l'auberge de l'Arène, un peu en avance, quand un petit rouquin lui remet un pli, qu'il reconnaît puisque c'est celui qu'il avait transmis, mais il est aussi écrit au verso. Ne sachant pas le lire, il attend encore un moment, mais Bran ne se montre pas.
Le soir, Dietfried étant à la maison, Illyana et Ingwald lui expliquent la situation.
Dietfried Aue fait chercher Bran par Friedrich pour discuter de la situation de Gottfried à la demeure des Aue. Choldric reste à s'occuper de Saltza.
Dietfried s'étonne que si l'Écorcheur est lié à Khorne et possède l'âme possédée du prêtre de Verena, ce dernier soit en mesure d'user de sorcellerie : ce n'est de loin pas la nature de Khorne ; mais avec le Chaos, hélas, tout est possible...
Bran donne le nom et l'adresse du professeur Zweinstein, au Collegium Theologica.
Puis, au fil de la discussion, Bran avoue avoir indiqué à la Révérende Roban la situation dans laquelle il pense que Gottfried Aue. Dietfried est atterré. Outre un nouveau déshonneur pour la famille, il pense que cela va boucher son accès à la prêtrise. Il indique qu'il pense se rendre à Middenheim pour se mettre au vert et essayer d'être intronisé en terrain hostile, ce qui lui permettrait en plus d'enquêter sur les pistes laissées là-bas. Il complimente cependant Illyana pour sa discrétion vis-à-vis de la situation de Gottfried.
Vu l'heure tardive, Bran est invité à dormir chez les Aue. Il n'est cependant pas rassuré : pour lui, Dietfried est une énigme. Va-t-il tenter de l'égorger durant la nuit ?
6
Choldric a passé la nuit à attendre, vainement, le retour de Bran. Au petit matin, il n'est toujours pas là. Choldric décide de ne rien décider.
Bran fait son apparition chez Choldric en début de matinée, il a passé la nuit chez les Aue. Il part chercher des tringles pour Saltza et se faire soigner, lui aussi, tout comme Illyana, est toujours blessé. Se rendant compte qu'il a oublié son rendez-vous au Grand Temple, il revient, sans tringle et part en courant au Grand Temple.
Hélifas fait déchiffrer le message qu'il a
reçu : « Très cher Maître Scheunacht, Mon
cher Hélifas, je serai ravi de pouvoir discuter avec vous. Je ne
pourrai hélas me rendre dans la Taverne de l'Arène dans les
prochains temps mais je vous propose de vous donner rendez-vous le
lendemain, à midi, à l'ombre du Temple de Sigmar. Humbles
salutations. Bran Neukirch. »
Or demain... c'est aujourd'hui, et il est presque midi. Hélifas se rend à toute vitesse vers le temple et, sans se montrer, observe au loin...
A l'ombre du temple de Sigmar, Bran, dissimulé sous une arche tente de repérer Hélifas lorsqu'un jeune garçon rouquin l'aborde, lui demandant de le suivre. Il le conduit Aux 3 Sangliers et le quitte. Bran attend quelques minutes à l'intérieur, près de l'embrasure de la porte.
Hélifas, qui avait repéré Bran et envoyé le jeune coursier, les suit de près et, à sa grande satisfaction, ne remarque personne d'autre que lui qui suit Bran.
Hélifas entre Aux 3 Sangliers, surpris par la présence de Bran juste à l'entrée. Ils échangent quelques mots puis décident de poursuivre la conversation en terrain neutre, dans une autre taverne. Ils entrent dans l'Auberge du Lac Miroitant où ils ne trouvent une place qu'entre deux colporteurs à forte voix. Hélifas informe Bran qu'il est recherché par le Capitulaire de Bergsburg à propos de ce qu'il s'est passé à Wahnsinningen. Bran veut tirer cela au clair. Avant de quitter Hélifas, il l'informe que Stevan est mort, empalé par un démon khornite. Puis il le quitte, donnant au passage sa nouvelle adresse à Hélifas, dans Morwies – à l'autre bout de la ville par rapport où habite Maître Scheunacht qui a un hôtel particulier dans Obereik District.
Bran retourne à son repaire et se laisse convaincre par Saltza de sortir avec elle trouver des tringles. Elle parvient à lui faire dépenser 3 radieuses pour trois tringles dont l'une sculptée en forme de feuilles d'acanthe et recouverte d'une peinture dorée. Ils rentrent poser les tringles pendant que Bran demande à Choldric d'aller informer Dame Illyana que, suite à une entrevue avec Hélifas, il avait appris que le Capitulaire de Bergsburg voulait l'entretenir de Wahnsinningen. Il compte l'informer qu'il se rendra le lendemain au Temple.
Choldric se rend chez Illyana et lui explique que Bran va « se livrer » au Temple de Sigmar car le Capitulaire de Bergsburg le recherche. Illyana tique et demande à ce que Bran passe la voir avant.
Illyana parle au baron de son idée pour faire enlever l'avoué du Dr Goebbels. Ingwald Aue la dissuade de le faire avant le procès, pour l'intérêt familial.
Un nain couturé, les cheveux ras, l'air d'être constamment sus ses gardes, rend visite à Bran. Il se présente, Gottri Martelpoigne, et veut discuter seul à seul avec Bran. Ils font un tour à pieds dans le quartier.
Gottri vient de la part de la Révérende Roban pour écouter ce que Bran a à lui raconter. Bran lui apprend que le fils du baron Aue est à Nuln possède, et est possédé par, le Cœur de Mazhoul, un des quatre artéfacts permettant de reformer l'essence d'un démon majeur. Selon Bran, le poignard de Yul K'Chaum, un autre de ces artéfacts, serait à Altdorf et Bran ne sait que faire ; il a déjà contacté le Collège Lumineux – via Konrad Messner – à ce sujet. Gottri fait montre de ses suspicions à propos du Collège Lumineux et surtout de Konrad, la tête pensante. Si le Collège Lumineux s'occupe d'étudier les artefacts chaotiques, ce n'est pas pour le bien de tous, bien au contraire. Il semble réfléchir aux informations fournies par Bran puis le quitte avec un laconique « J'ai une idée ! ».
Bran rentre chez lui et explique son entrevue avec Gottri Martelpoigne, un répurgateur nain à qui il a appris l'histoire des reliques, celles qu'ils ont déjà trouvées, et perdues, et celles qu'ils cherchent et il conclue par un « Mais il est malade ce type ! ». Choldric, lui, lui explique qu'Illyana désire le rencontrer avant qu'il ne se rende au temple de Sigmar.
Gottri va essayer de monter quelque chose pour faire une pierre deux coups : vérifier les dires de Bran et mouiller Messner. Il compte aussi voir qui sont les Aue.
7
Bran rend visite à Illyana.
Il compte se rendre ensuite au Temple. Illyana le convainc de retarder son projet pour que Bran l'aide à faire des recherches dans les entrepôts de la famille Aue où, peut-être, Gottfried serait susceptible de se cacher. Bran est en plus bloqué par Dietfried qui lui demande des lettres de recommandation pour Middenheim : il prépare ses malles aujourd'hui pour quitter la ville dès le lendemain. Bran, dans ses lettres de recommandation, glisse intentionnellement une erreur dans le nom du professeur Zweinstein pour s'assurer que Dietfried doive bien passer par le temple auparavant, et n'aille pas directement au Collegium Theologica.
Pendant que Bran déjeune chez les Aue, Illyana est informée de la date du procès du Dr Goebbels : la semaine prochaine, le 15.
De retour, Bran explique qu'il ne s'est pas rendu au temple, mais a écrit des lettres de recommandation pour Dietfried Aue qui quitte la ville pour Middenheim.
C'est alors que Wolfgang Scheunacht fait son apparition : il explique clairement à Bran et Choldric qu'il a appris qu'ils recherchaient des artefacts chaotiques. Normalement, sachant cela, il se serait rendu directement chez les répurgateurs, mais compte tenu de ce qu'ils ont montré contre le Chaos lors du voyage de Bergsburg à Altdorf, il veut leur donner une chance de s'expliquer. Bran ne dit rien et Wolfgang part, leur faisant comprendre qu'ils ont tort de garder le silence à ce sujet, et qu'il en tirera les conclusions qui s'imposent.
8
Bran part se rendre au Temple de Sigmar.
Il s'arrange pour rencontrer la révérende Roban pour lui expliquer qu'il a entendu dire que la Capitulaire de Bergsburg le cherchait et qu'il se tient à sa disposition. La révérende le renvoie chez lui, le Capitulaire n'est pas là, mais elle le fera prévenir.
Dieter fait ses adieux à son père et à Illyana : il part pour Middenheim.
Illyana, accompagnée de Friedrich, passe alors au « repère secret des Manteaux Blancs ». Saltza lui explique que Maître Scheunacht a charmé hier Bran, lors d'une visite, elle ne lui fait pas confiance. C'est ainsi que Illyana apprend la visite de Wolfgang Scheunacht et rebaptise l'endroit. Afin de calmer la fièvre consommatrice de Saltza, elle lui demande une liste, ainsi que la clé, de ce qu'ils pourraient prendre chez son père pour l'installer plus confortablement. Saltza fournit une liste, tout en expliquant que ce qui manque aussi, ce sont de bons repas : elle se fatigue de manger des être humains sous forme de tourte, il y a encore eu un assassinat dans le quartier et le corps a disparu, sans doute enlevé par un hobbit.
Illyana, Friedrich, Bran et même Choldric repartent, laissant seule Saltza en lui faisant promettre de ne pas sortir et en espérant que les promesses faites suffiront à la laisser calme.
Sur leur route, au bord d'un pont sur le Reik, ils rencontrent un nain en train de se battre avec des hommes du guet. L'un des hommes finit par lui donner un coup à la tête qui fait valdinguer le nain dans le fleuve. Illyana, le reconnaissant, arrive juste à temps pour le sortir de l'eau à l'aide d'une perche. Le nain à tête rasé et tatoué d'une hache sur le crâne correspond à la description de Nargond, qui aurait participé à la diversion lors du cambriolage de leur auberge. Bran repère un complice qui profite de l'attroupement pour faire les poches des badauds.
Illyana s'arrange pour régler la caution du nain et discute un peu avec lui. Il confirme qu'il est possible qu'il soit pour quelque chose dans le cambriolage. Il avait été engagé pour faire diversion par une femme d'allure masculine, avec une étrange cicatrice noire sous l'œil, lors d'une soirée au Coq Hardi. Illyana essaie de réveiller son instinct nain en obtenant son aide pour combattre la Chaos : si ça ne paie pas bien, ça ne semble pas l'intéresser. Les 10 radieuse proposée pour une journée à son service, dont un combat, ne semble pas suffire. Il part et rejoint son complice, plus loin.
S'ensuit la visite de 8 des 12 entrepôts dans les docks, dont celui où Dietfried avait été retenu, mais aucun d'entre eux n'éveille leur attention.
Ils se rendent enfin chez le Dr Goebbels pour déménager, et fouiller en vain, les affaires dont Saltza avait besoin. A leur retour, cette dernière et très reconnaissante mais passe rapidement à l'embauche de Bran et Choldric pour le rangement.
9
Illyana passe une partie de la journée dans la petite bibliothèque familiale, tentant de glaner des informations intéressantes sur la famille et ses domaines, mais elle n'apprend rien qui lui mette la puce à l'oreille.
Le soir, elle reçoit un courrier de... Gottfried, accompagné d'un autre pour le baron.
« Illyana,
M'autorisez-vous à vous appeler ainsi ? Ou puis-je dès à présent vous appeler ma chère et tendre ?
Mon cœur pleurait de ne pas avoir pu vous retrouver. Je suis sur que Père vous a narré mes vaines recherches dans les Monts du Milieu. Je vous croyais morte et vous voilà ressuscitée !
Savoir que vous vous êtes mise à ma recherche, bravant la guerre et ses dangers m'a d'abord rempli d'effroi. Que n'aviez-vous d'autre à faire que de risquer votre précieuse vie dans des routes dévastées, dans des champs gorgés de sang ?
Puis, je dois avouer avoir été en colère contre vous, contre la fierté de votre peuple, contre l'Empire qui ne peut protéger ses frontières. J'ai sans doute même juré et insulté les dieux. Que Shallya me pardonne !
Enfin, savoir que vous avez décidé de braver ces dangers pour moi, sans même me connaître, m'a fait comprendre que vous serez une épouse forte et aimante. De la colère je suis passé au désir ardent, puis mon cœur s'est brisé, toue ma fureur ne pouvait le rempli lorsque je vous ai cru morte dans ces montagnes.
J'ai abandonné ma carrière de soldat, suis revenu à Altdorf, ai même annoncé votre disparition à votre famille – j'espère que vous les avez rassurés – et commencer à prendre le deuil.
Mais vous êtes de retour ! Il faudra tout me narrer, j'ai hâte de vous rencontrer, de vous connaître, de faire de vous mon épouse et de nous donner des héritiers, que nos deux familles unissent leur sang.
J'ai écrit cette lettre à la hâte. Il me reste quelques affaires à régler à Meissen avant que je ne puisse me libérer mais je serai auprès de vous dans très peu de temps...
Bien à vous.
Gottfried »
Ingwald est ravi d'avoir des nouvelles de son fils mais s'assombrit aussi à l'idée de faire face aux questionnements qui se posent depuis quelques jours. Ah, s'il avait vingt ans de moins !
10
Wolfgang a décidé qu'il n'arrivera à rien avec Bran, il est passé au temple le dénoncer au Capitulaire en le charger sans trop en rajouter (décrivant son caractère paranoïaque, obsédé par le Chaos : il pense qu'il espérait en Wolfgang un sorcier du Chaos mais a été déçu lorsqu'il a présenté sa licence). Sur sa lancée, il vire Hélifas. Il sait où loge le Capitulaire et lui parle avant que le révérende lui parle. Il expliquera qu'il n'a d'abord rien dit car il était sous la surveillance d'un des ses complices, Hélifas. Trop content, le capitulaire va le faire arrêter.
Hélifas est viré sans ménagement lorsqu'il rentre le midi : ses affaires sont emballées dans la cour et un domestique lui explique que Maître Scheunacht n'a plus besoin de lui. Il lui rend ses affaires et lui donne sa solde.
Illyana s'offre un manteau de zibeline puis se rend chez Bran et Choldric pour leur donner rendez-vous au Coq Hardi.
En attendant le soir, elle laisse Friedrich se charger de lui trouver des vêtements moins voyants pour affronter le quartier des taudis : un manteau usé et puant. Puis, laissant Choldric à veiller sur Saltza, ils se rendent à la taverne.
Le Coq Hardi est le seul bâtiment du coin à être encore en bon état. Il faut dire que l'établissement, dont l'entrée est payante, marche plutôt bien. Toutes les couches de la société sont présentes, se mélangeant presque – il y a tout de même un espace plus luxueux, et plus cher, réservé aux plus riches. L'établissement abrite des combats de coqs et les paris vont bon train. Seul Bran se fait repérer par le personnel avec son comportement suspect : il ne boit pas, il ne joue pas et se contente d'observer. Mais mais il n'y a pas trace de leur voleuse et ils rentrent chez eux bredouilles.
11
Illyana se sentant enfin pleine de forces ce matin, elle se rend pratiquer le tir avec Friedrich Niederlitz, son garde du corps.
Au champ, elle se fait aborder par un homme de son pays, visiblement saoul. Il s'agenouille devant elle et explique qu'il est désolé de n'avoir rien pu faire pour sauver la vie de son frère aîné, Sacha.
Lui demandant des explications claires sur son identité et son histoire, il lui explique être un streltsi débauché par la famille Gassowskaïa avec une dizaines d'autres pour escorter son frère aîné vers Altdorf, suite aux nouvelles qu'ils avaient reçues à Erengrad.
Le streltsi dit s'appeler Witold. L'escorte a du faire front à plusieurs attaques de maraudeurs dégénérés très présents dans les forêts de l'Empire. Quelques hommes ont été perdus en amont de Middenheim jusqu'à une dernière attaque, aux alentours de Schoninghagen, où la vie du prince fut prise. Plus proche d'Altdorf que d'Erengrad, il a décidé de poursuivre avec ses deux compagnons survivants, avoir donné une sépulture au Seigneur Gassowskaïa, afin d'informer Dame Gassowskaïa de l'affreuse nouvelle.
Ses deux derniers compagnons sont eux aussi tombés lors d'une dernière embuscade et ce n'est que grâce à Ulric qu'il est lui-même parvenu jusqu'à Altdorf.
Illyana le ramène à la maison Aue pour en informer le baron.
Elle lui explique qu'elle manque de preuves de la mort de son frère et compte retourner dès que possible sur les lieux du drame. Witold, le streltsi, n'a même pas eu la présence d'esprit de rapporter le sceau de son frère. Il semble cependant honnête, mais à l'esprit court.
Six templiers de Sigmar se présentent au logement de Bran : il se fait arrêter sous les yeux de Saltza et Choldric, ne partant qu'avec de minces vêtements. Bran réconforte Choldric en lui disant de ne pas s'inquiéter, qu'il n'en n'aura pas pour longtemps, juste le temps d'éclaircir le Capitulaire, sans doute...
Bran est amené dans une cellule sombre du temple. Peu de temps après, la révérende Roban, flanquée de quelques gardes vient pour l'interroger et lui demander ce qu'il est advenu de Choldric et Stevan. Bran affirme que Stevan a été tué par un démon il y a quelques jours – la milice pourra en attester – quant à Choldric, ses gardes l'ont manqué, il était avec lui lorsqu'il a été arrêté.
Surgit le Capitulaire de Bergsburg, lui aussi flanqué, et restant derrière, ses gardes, qui semble être embêté que Klara Roban ait parlé avec le prisonnier avant lui. Il accuse Choldric et Stevan, et donc Bran – puisque ce dernier avoue être leur chef – d'avoir récolté des reliques maudites et d'avoir semé le mort pour récupérer chacune d'elle : le prêtre adjoint d'Ulric à Middenheim pour la première, un prêtre de Verena pour la seconde, le village de Wahnsinningen pour la troisième. Ils sont à Altdorf pour la dernière semble-t-il. Il demande par conséquent à Bran où sont les reliques récupérées. Devant ces accusations, Bran n'avoue bien sur rien. Il demande à la révérende de se renseigner à Middenheim auprès du nouveau grand prêtre adjoint d'Ulric, le père Ranulf ainsi que du père Ingwald Hoch, chargé de la sécurité du temple de Sigmar de Middenheim, qui pourront sans doute témoigner pour lui.
Choldric, laissant Saltza seule, court prévenir Illyana de l'arrestation de Bran par six gardiens du temple de Sigmar, armés jusqu'aux dents.
Mais Saltza ne tarde pas : elle se présente peu de temps après, amenée par un guide, à la maison des Aue. Elle apporte un pli qui vient d'arriver pour Bran. Elle l'a ouvert et lu : il est question d'une invitation à dîner pour ce soir de Bran chez Konrad Von Liebenfels, elle savait qu'il attendait impatiemment cette lettre, et maintenant il n'est plus là !
Illyana rédige une lettre à destination de Lord Frederick.
« Mon cher M. Frederick,
M. Neukirch, votre invité a du, toutes affaires cessantes, rendre visite à ses amis de la sécurité du Temple de Sigmar.
L'affaire semble importante, ils ont été insistants.
M. Shaffer et Mlle Goebbels sont pour la nuit mes invités.
Très cordialement,
I.G.
PS : Ils ont reçu récemment la visite de Maître Scheunacht, haut sorcier du collège flamboyant. Ne sachant s'il était de vos connaissances, ils ne l'ont pas salué en votre nom. »
La révérende retourne voir Bran le soir. Elle lui explique que, de son côté, elle n'a pas de position arrêtée sur sa culpabilité, mais elle reconnait que l'histoire du capitulaire de Bergsburg se tient par rapport à ce qu'il lui a raconté. Mais, ses dernières actions à Altdorf - expliquer son histoire et ne pas tenter de fuir - plaident en sa faveur. Cependant, le capitulaire le dépeint comme très rusé. Il pense que la demande de Bran pour Middenheim n'a été faite qu'en vue de gagner du temps, peut-être même pour que ses complices puissent agir et trouver le quatrième - et dernier ? - artéfact.
La révérende affirme qu'elle sera prompte à aller dans le sens du capitulaire car elle ne supporte pas que des engeances telles qu'il les dépeint restent libres. Mais, elle affirme soutenir fermement tous ceux qui luttent contre le Chaos, et elle serait affligée de perdre inutilement des forces dans cette lutte.
Elle demande alors à Bran où on peut trouver un certain Hélifas, ainsi que cette jeune noble, que recherchent le capitulaire. En échange, elle pense pouvoir faire patienter le capitulaire le temps d'envoyer un coursier à Middenheim.
Bran explique à la Révérende qu'il respecte sa position, qui est aussi la sienne. Elle ne peut risquer de le laisser libre à cause de soupçons qui pèsent sur lui, mais lui aussi ne peut risquer de livrer ceux qui l'aident à combattre le Chaos, même si cela doit lui couter la vie. La révérende laisse la nui à Bran pour réfléchir.
Illyana décide de se rendre au rendez-vous, à la place de Bran, à... cinq : Saltza, qui en a très envie, Choldric, qui est au courant des derniers développement, Friedrich, son garde du corps, Witold, également à son service, et elle-même, gage de noblesse.
Konrad von Liebenfels est surpris de voir l'arrivée de deux convives féminines (et trois gardes) là où il n'attendait qu'un seul convive, Bran. Il accepte cependant de les recevoir. Ils expliquent que l'affaire est d'importance et que Bran est retenu par le Temple de Sigmar pour interrogatoire en rapport avec l'affaire qui les amène.
Saltza explique la situation qui la lie à Illyana, tout en restant dans le vague sur ce qui lie Illyana et l'empoisonnement de son futur beau-père et... la recherche de reliques des Puissances de la Déchéance. Choldric, une fois Saltza écartée dans la bibliothèque des Liebenfels, explique de façon confuse (il est peut-être intimidé par le luxe de l'endroit et le statut de son hôte) que Bran et lui sont en effet sur la trace d'objets maudits, afin de les détruire.
Il s'agit d'un groupe de quatre objets sensé contenir l'essence d'un démon majeur. Ils sont sur la trace de ces objets depuis Middenheim, où il a participé avec Bran à la destruction d'un crâne d'airain et a été béni d'Ulric, d'où sa cicatrice à la main. Grâce à cette marque qui l'a galvanisé, Bran s'est mis à la recherche des autres reliques. Choldric l'a suivi. D'aventures en aventures, ils ont réussi a retrouver puis perdre à nouveau deux des quatre objets restants. Ils ont appris qu'il faudrait sans doute détruire les objets avec l'essence qu'ils renferment pour éviter toute nouvelle catastrophe et guerre. Mais la destruction pourrait aussi libérer l'essence du démon, ils cherchent à le faire du mieux possible et ils ont appris que l'un des objets, un poignard, serait à Altdorf. C'est sur l'avis de Lord Frederick qu'ils sont venus chercher de l'aide chez lui.
Ils récapitulent les trois pistes qu'ils pensent être encore chaudes : Edwin Liess est l'avoué du Dr Goebbels, qui a voulu empoisonné le baron Aue (il n'est pas dit le lien entre cette tentative d'assassinat et les reliques) ; le Coq Hardi où se rendrait le commanditaire de la fouille de leur chambre à leur arrivée à Altdorf, une femme avec une étrange cicatrice noire, le cambriolage a sans doute un rapport avec le fait qu'ils cherchent une relique et enfin un passage secret dissimulé dans la maison des Aue depuis des siècles (là Konrad peine franchement à voir le rapport).
Cependant, par ennui, par curiosité ou par l'attrait du mystère, Konrad déclare qu'il veut bien les aider et va les accompagner ce soir au Coq Hardi.
Konrad invite Saltza a rester pour la nuit en sa demeure, afin de l'écarter de tout danger avant qu'elle ne puisse retrouver ses appartements de façon sûre.
Au Coq Hardi, Choldric flambe et Witold se fait des amis au bar, mais c'est tout de même ce dernier qui remarque la femme qu'ils cherchent et la suit dans les ruelles obscure. Illyana, Konrad et Friedrich quitte la salle peu après, mais Witold est déjà hors de vue, Choldric se perd dans les ruelles sombres. Witold ne tarde pas à se faire remarquer par la femme qui finit par le perdre. Tous se retrouvent et décident de suivre l'un des hommes à qui elle a parlé. Ce dernier n'indique pas de quoi retourne ses affaires avec elle, même devant les menaces de Friedrich. La seule chose qu'il lâche c'est que s'ils la cherchent, ils sont allés au bon endroit.
Konrad en a assez vu et rentre chez lui, les bas-fonds ont fini de l'amuser.
Les cinq autres repartent en planque devant le Coq Hardi. La nuit s'avance et Friedrich et Illyana, qui jouaient les amoureux, finissent par attirer l'attention d'un groupe de malandrins qui en veut sans doute à leur bourse. Illyana les met en fuite par un coup de feu et parvient à attraper l'un d'entre eux qui demande pitié. Elle lui donne rendez-vous le lendemain sur le parvis du temple de Sigmar pour des informations sur la fille qu'ils cherchent, contre une bonne somme.
Il est tard lorsqu'ils rentrent tous à la maison Aue pour dormir.
12
Konrad se lève à l'aube et fait réveiller Saltza afin de la conduire au plus vite chez les Aue, sans que sa mère ne puisse voir qu'une invité féminine a passé la nuit dans la demeure des Liebenfels : elle risquerait peut-être de le marier ?
Avant de partir pour la demeure des Aue, il fait rapidement envoyer la missive suivante à une de ses amies, Gabrielle Marssner :
« Chère Gabrielle,
Je viens aux nouvelles concernant la plus séduisante et mystérieuse sorcière aux yeux d'améthyste !
J'aimerais vous inviter à déjeuner pour vous entretenir au sujet d'une affaire qui risque d'occuper mes journées très prochainement.
Faites-moi part de vos disponibilités au plus vite.
Bien à vous, Konrad. »
Konrad, de bon matin, réveille la maison Aue pour indiquer qu'il a contacté une de ses connaissances qui pourrait les aider mais aussi pour ramener Saltza. Cette dernière, qui n'a pas une forte envie de rester dans la maison de celui que son père a empoisonné, obtient de se faire accompagner par Choldric et Witold chez Bran, non sans passer auparavant chez elle et faire quelques boutiques. Illyana indique qu'elle espère retrouver son indicateur ce midi sur le parvis du temple et donne à Choldric et Witold rendez-vous là-bas. Konrad s'invite à cette rencontre.
Elle dégotte une superbe robe pourpre et convainc Choldric de la payer pour la modique somme de 10 radieuses ! Choldric espère secrètement toucher bientôt la rente de Lord Frederick pour se refaire...
Witold qui refusait de porter la robe récemment acquise pour une Saltza qui le prend comme un domestique la laisse tomber dans la boue, à la grande fureur de cette dernière.
Devant l'heure avancée, ils n'ont plus le temps de passer au domicile du Dr Goebbels : Choldric part rejoindre les autres au temple de Sigmar pendant que Witold dépose Saltza chez elle.
Au temple, aucune trace de l'homme espéré. Illyana, Konrad, Choldric et Friedrich passent alors rencontrer le sergent Aue pour savoir si Bran Neukirch ne serait pas détenu à la Forteresse Impériale...
Le sergent Rein leur assure que tel n'est pas le cas. A leur sortie, Illyana confie à Choldric la charge de trouver le cabinet de Edwin Liess et de se faire passer pour le neveu d'un riche marchand de Bergsburg pour le compte duquel il cherche un avoué dans le but d'installer un bureau à Altdorf.
Choldric décide de commencer sa recherche en se renseignant à la Forteresse Impériale à côté de laquelle ils sont. Les autres rentrent de leur côté, vaquer à leurs occupations.
Après une longue attente à la queue à l'accueil, on lui explique qu'ici, on ne se préoccupe pas des avoués : qu'il aille donc à la Citadelle du Châtiment, là-bas, ça grouille d'avoués. Il s'y rend donc et est baladé de bureau en bureaux pour finalement, d'après ses renseignements, tomber sur le bon qui, à cette heure, est fermé.
Illyana décide d'explorer le passage sous la cave, Konrad propose son aide ; ils se séparent en se donnant rendez-vous pour le lendemain à la maison Aue.
Illyana fait un détour par le Temple dans l'espoir d'être éclairée par Sigmar. Elle fait acheter à Friedrich un seau de vertu – marqué « Poena », qu'elle fait poser sur son fourreau. Poena est un mot en classique signifiant peu ou prou « vengeance ». Elle convainc ensuite le baron de lui permettre d'explorer le passage secret dès le lendemain et charge Friedrich de la préparation de l'exploration.
Konrad passe dégourdir les jambes de son cheval au manège.
Une fois Saltza raccompagnée, Witold passe rendre hommage à Ulric en son temple.
Le soir, Choldric se présente à la maison Aue. Il explique qu'il a bien avancé et qu'il doit se rendre le lendemain à la Citadelle du Châtiment, là ou il y a les cours de justice. Ils ont des listes d'avoués, mais il est arrivé trop tard aujourd'hui, les bureaux étaient fermés. Il rentre pour s'occuper de Saltza après qu'Illyana lui ait dit de poursuivre dans cette voie demain pendant qu'eux, de leur côté, iraient explorer la passage secret de la cave.
Bran, de son côté, a passé la journée avec son bourreau qui s'est contenté de lui parler et de lui expliquer son métier, de montrer ce que Bran subira, de lui expliquer que même l'homme le plus pieu ne saurait ne pas parler, que Sigmar le pardonnera. Rien qu'à force de persuasion, il parvient à faire parler Bran tard le soir, malgré sa volonté. Mais Bran n'avoue pas et reste sur ses position et son histoire. Par contre, il révèle à nouveau le nom et la localisation présumée de ses complices : Choldric, à sa cache, Illyana dans la maison Aue, Hélifas chez Wolfgang Scheunacht et Stevan, enterré. Il explique aussi la possession présumée de Gottfried Aue qui doit rentrer prochainement à Altdorf.
Le tortionnaire, Paulo Kulzmann, est persuadé de la véracité des dires de Bran, c'est ce qu'il explique au Capitulaire et à la révérende. Cette dernière insiste à nouveau auprès de lui pour repousser le procès après avoir confirmation de Middenheim : si la cicatrice était vraiment une bénédiction divine ? Veut-il prendre un tel risque ? A contre-cœur, le capitulaire cède mais il tient à ce que la bande soit arrêtée le temps de faire ces vérifications, et que le cas de Gottfried soit traité avec la plus grande fermeté, si les dires de Bran s'avèrent exacts.
Mais comme Illyana et Gottfried sont nobles, et que la révérende pense les soupçons du Capitulaire non fondés, il va falloir agir sur du velours. Ils vont d'abord arrêter les subalternes et les faire parler pour voir s'il y a lieu de s'attaquer à la noblesse.
Un coursier est donc envoyé à Middenheim.
Backertag 13
Au milieu de la nuit, on frappe violemment à la
porte chez Choldric. Une forte voix tonne plusieurs fois "Par
Sigmar, ouvrez cette porte !"
Dans sa chambre, Saltza a
réagit la première et sort précipitamment du lit. Elle va dans la
chambre de Choldric pour le prévenir : elle a reconnu le style
des templiers qui ont déjà emmené Bran. Choldric s'habillait et
comptait mettre son armure, mais la porte est défoncée avant qu'il
ne soit entièrement vêtu. Une demi-douzaine de templiers sigmarite
procèdent à l'arrestation de Choldric, mais aussi de Saltza. Ils
sont rapatriés près du Grand Temple, malgré leur protestations,
seulement équipés de leurs vêtements.
Ils sont séparés. Peu d'heures après, la cellule de Choldric s'ouvre, laissant passer un haut dignitaire sigmarite – à la vue de ses habits sacerdotaux – ainsi que deux gardes. Il est suivi peu après d'une femme assez belle mais à l'air austère, qui reste dans un coin n'intervenant que rarement. Choldric comprend assez vite qu'il s'agit de Martin Muëller, le Capitulaire de Bergsburg, flanquée de celle qu'il nomme révérende. Le Capitulaire mène les débats et abreuve Choldric de questions, lui faisant bien comprendre que de vrais tortionnaires peuvent rapidement prendre sa place s'il ne coopérait pas.
Konrad von Liebenfels se présente à l'aube à la maison Aue.
Ils sont donc 4 à fouiller le passage : Friedrich, Witold, Konrad et Illyana. Friedrich, en simple tunique, fait l'essentiel des travaux de déblaiement.
Ils se retrouvent rapidement devant le mur maçonné, mais, avant de l'attaquer, Otfried est chargé de revenir avec du mortier.
Il n'en trouve pas mais revient après plus de deux heures avec... un maçon et son mortier.
Ils attaquent alors le mur à la pioche. Il est fait d'une double épaisseur de briques. Elles sont soigneusement enlevées afin de pouvoir plus facilement remonter le mur par la suite. De l'autre côté, l'odeur est pestilentiel : il s'agit sûrement des égouts. Witold pense y déceler une odeur musquée inquiétante. Une fois l'espace éclairée, un espace, clos par une porte en fer partiellement rouillée, semble accueillir un certain nombre de paillasses puantes.
Le trou est élargi afin de pénétrer dans la pièce et tout est fouillé de fond en combles : il s'agit d'une pièce reliée aux égouts – derrière la porte en fer qui ne ferme plus – peut-être utilisée par le passé pour du stockage, mais aujourd'hui désaffectée... mais pas abandonnée : les paillasses sont celles d'humains ou d'êtres plus inquiétants – des os rongés fraichement sont présents ça et là.
Que faire ? L'idée est de faire enlever la porte en fer et de murer la pièce. Ce qui aura le mérite de faire sans doute déguerpir les créatures qui imagineront, il faut l'espérer, qu'il s'agira du travail d'égoutiers. Il ne faut pas qu'ils puissent deviner qu'il pourrait y avoir un passage, ma maison ne serait plus sûre. L'histoire racontées aux maçons à engager, sécuriser les égouts, devrait aussi passer. Le maçon, voyant les conditions de travail, qui doit en plus être réalisé dans la nuit, propose un prix de 2 radieuse : marché conclu. Reste à nettoyer la pièce des immondices qui l'occupent, pour ne pas effrayer les ouvriers qui doivent venir le soir.
Mais le soir, avant les ouvriers, ce sont des hommes-bêtes qui attaquent, surgissant du conduit principal des égouts et surprenant Illyana qui montait distraitement la garde.
Ils sont au moins une demi-douzaine, nus mais lourdement armés, à se ruer vers la pièce. Leur antre ?
Une première créature tranche le bras de Friedrich, qui garde cependant assez de présence d'esprit pour fermer la porte une fois Illyana rentrée, et tenter de la bloquer pendant qu'il essaie d'arrêter le flot de sang et pendant que les autres continuent de se battre contre les deux créatures massives qui ont réussi à passer. La bataille est âpre et longue car la surprise et la peur prend beaucoup de monde de cours.
Friedrich finit par s'écrouler et, seule près de la porte, Illyana ne parvient pas à empêcher deux nouveaux gors d'entrer. Heureusement que les deux premiers sont affaiblis, mais le bras gauche de Witold est lui aussi profondément entaillé.
Ce dernier ne tarde pas à être sérieusement touché à la gorge, perdant beaucoup de sang et sa situation ne s'arrange guère lorsque sa hache s'enfonce profondément dans le mur de briques !
Peu à peu, les hommes-bête tombent également, mais Konrad se prend un revers de hache à l'arrière du crâne, ce qui le sonne sérieusement alors que Witold, ayant perdu trop de sang tourne aussi de l'œil.
Illyana se retrouve seule face au deux derniers gors, dont l'un est trop blessé pour être une menace immédiate. Subissant un coup au bras droit, elle doit lâcher son sabre et se recroqueville derrière son bouclier.
Le gor encore conscient, le bras ensanglanté, tente de fuir, mais Illyana, dans un sursaut, essaie de lui porter un coup à l'entrejambe. Son pied d'appui glisse sur les gravats du mur détruit. Elle tombe en arrière, sa tête heurtant une pierre. Elle ne bouge plus.
La situation devenant désespérée, Konrad, toujours à genoux, appuyé sur son bouclier, se relève grâce à un terrible effort. Il porte l'estocade avant que l'homme-bête ne parvienne à achever les blessés.
Mais les deux autres gors sont restés du côté des égouts, se battant en eux, se décident à aller voir ce qu'il se passe dans la pièce. Konrad bloque la porte avec son corps, les corps des cadavres, dont celui de Friedrich, mort, mais aussi avec des haches et épées...
Illyana est vivante, mais inanimée. Il n'est pas possible de la réveiller. Witold est d'une pâleur spectrale, mais toujours vivant. Il se réveille peu de temps après que Konrad ait étanché le flot de sang qui coulait de son cou.
Les gors insistent, mais ne parviennent pas à entrer. Ils finissent par abandonner. A moins qu'ils ne cherchent du renfort ?
Konrad, avec l'aide de Witold, très faible, remonte les blessés, ferme la porte secrète et fait quérir son chirurgien personnel, Mekel Eschlimann.
Mais pendant ce temps, l'accès à la maison Aue reste toujours accessible aux créatures peuplant les égouts...
Bran a été laissé tranquille toute la journée, la révérende s'est contenté de lui faire savoir qu'un coursier était parti pour Middenheim.
Du côté du repaire de Bran, les hommes de Gottri découvrent la porte forcée, l'appartement vide et dévalisé. Ils en reporteront le lendemain à Gottri.
Bezahltag 14
Konrad ne se repose que brièvement et se lève avant l'aube pour se rendre chez les égoutiers, suite à l'accord donné par le baron. Son parfum est adapté à sa mission : l'odeur des égouts et celle du baume que le médecin a appliqué à l'arrière de son crâne sont pestilentiels. Le quartier général n'est pas très proche et facile à trouver mais il parvient à s'entretenir avec un sergent du guet, Wigher Geshburger, qui lui explique qu'il ne pourra envoyer une patrouille que le 16 à l'aube. Il lui conseille de renforcer l'accès avec des sacs de sables en attendant. Le guet est sur les dents car le corps des égoutiers ne peut plus faire assez de patrouille car il doit doubler celles qui restent à cause de la recrudescence d'abominations issues de la guerre.
A son retour chez les Aue, il réveille Witold et lui demande s'il est en état d'aller voir si Saltza se porte bien. Witold ne compte pas aller protéger cette « pute » ce qui fâche Konrad, surtout quant au vocabulaire utilisé. Saltza est une pièce maitresse pour le procès du médecin du baron et elle est perturbée en ce moment.
Konrad fait alors envoyer un messager à la place de Witold puis ils passent une partie de la journée à barricader, au niveau de la cave, l'accès aux égouts, Witold n'utilisant que son seul bras valide.
Le messager revient en expliquant que les indications du repaire ne menaient qu'à un appartement vide, avec une porte d'entrée forcée.
Le soir, Konrad rentre chez lui.
Il fait un détour par le temple de Sigmar, faire une donation et prier pour le rétablissement d'Illyana, puis il rentre chez lui expliquant à sa mère, horrifiée par son allure et ses blessures, qu'il aide une vieille famille altdorfoise, celle du baron Aue, qui a subit une attaque par sa cave de créatures qui devraient rester dans les égouts. Il passe ensuite une longue nuit de repos.
Witold passe la nuit dans la cave, pour surveiller toute tentative d'intrusion. La nuit est calme.
Hélifas se fait arrêter et est mis dans les geôles du temple. Tous les subalternes sont maintenant arrêtés et interrogés.
Gottri rencontre Klara Roban pour lui expliquer qu'il a perdu la trace de Bran, mais qu'il semble, d'après son enquête, qu'il aurait été arrêté par des templiers. Klara confirme qu'il est aux arrêts suite à une dénonciation du Capitulaire de Bergsburg. Elle lui demande pour le moment de se concentrer sur Gottfried Aue, sans faire de vague tant qu'il n'a pas carte blanche. Il va détourner son plan vers Illyana.
Konigstag 15
Illyana émerge d'un long sommeil dans son lit. Otfried lui apprend qu'on est le 15 au matin. Il s'apprête à habiller M. le Baron pour l'emmener au procès, comme il n'a pas d'autre représentant pour l'accusation, mais il craint que physiquement il ne puisse tenir. D'après Witold, l'accès de la cave est encombré pour éviter toute intrusion. Il a passé la nuit dans la cave, il n'a détecté aucune trace d'activité du côté des égouts. Son bras, comme celui d'Illyana, est en écharpe. Konrad est allé dormir chez lui, il doit repasser dans la matinée.
Une courte lettre de Lord Frederick, arrivée la veille, attend aussi Illyana. Il indique juste qu'il est ravi que Bran puisse progresser dans ses activités. Elle y répond en le remerciant de son amitié et de lui avoir permis de rencontrer des amis si intéressants, elle, étrangère sur Altdorf. Des impériaux fantasques, prompts à toutes les découvertes et capables de disparaitre du jour au lendemain. Elle l'invite pour le lendemain.
Puis elle se prépare à accompagner le baron au procès, en début d'après-midi.
Witold et Otfried accompagnent la druzhina Gassowskaïa et le baron Aue à la cour de justice provinciale de la Citadelle du Châtiment. Konrad von Liebenfels les rejoint et assiste aux débats.
Le procès débute sous la juridiction de Verena et d'Adel Breitenbach, juge. Le procureur, Goran Lebengut formule l'accusation de tentative de meurtre par empoisonnement.
Edwin Liess, l'avoué du Dr Goebbels rappelle que son client est médecin, diplômé et né à Altdorf. Il sort alors, de manière théâtrale, un parchemin, copie d'une loi reiklandaise de 2237, datant de la période de vacance du pouvoir. Cette loi provinciale, non abrogée à ce jour, a été édictée pour lutter contre l'invasion de médecins tiléens : les médecins ont commencé à être poursuivis pour le décès de leurs patients fortunés, sauf les médecins altdorfois qui ne pouvaient être poursuivis pour ce motif, car ils étaient réputés, de par la loi, infaillible !
Le juge ajourne le procès le temps de vérifier la validité de la loi. La séance est reportée le lendemain à la même heure.
Énervée, Illyana suit l'avoué dans les couloirs de la citadelle. Il se rend à une salle de réunion où il discute avec d'autres avoué. Elle finit par rentrer accompagner le baron.
De son côté, Konrad se rend au Collège d'Améthyste, une cathédrale gothique flamboyant de pierre noire en bordure du cimetière hanté du vieil Altdorf. Il sonne la cloche à l'entrée, grande ouverte, du collège, une entrée rappelant celle des temples de Morr : un double pilier, l'un noir et l'autre blanc. Des faux sont sculptées en bas-relief à la base des piliers et au sommet du linteau, les armes du collège : un sablier flanqué d'ossements et enlacé d'une guirlande d'aubépine.
Peu de temps après avoir sonné, un spectre se matérialise dans le vestibule sombre et poussiéreux du temple. Il se solidifie progressivement jusqu'à avoir l'aspect tout à fait normal d'un intendant qui, en restant sur le seuil, demande à Konrad la raison de sa visite. Il demande à voir Gabrielle Marsner.
Gabrielle rejoint peu de temps après Konrad, alertée par l'intendant. Elle lui explique qu'elle allait justement lui rendre visite ce soir ! Konrad lui explique en détail que des amis cherchent une relique habitée par l'esprit d'un démon d'importance et, avant de la retrouver, ils cherchent un moyen de la détruire. D'après ses amis, un elfe venant de quitter Altdorf pour retourner à Ulthuan, était souvent vu avec des non-elfes, aurait connaissance d'un tel rituel.
Konrad, sachant que Gabrielle fréquentait un elfe qui est justement parti récemment, se demandait si justement il s'agit de l'elfe qu'elle connait.
Elle lui explique que c'est elle la sorcière, et que c'est elle qui est capable d'exécuter un rituel qui annihilerait un démon prisonnier dans un objet !
Elle lui demande le degré de confiance qu'elle porte en ses amis, puis lui explique qu'elle veut bien sur faire quelque chose si c'est en son pouvoir, mais ses amis ne doivent pas faire sa connaissance. Elle souhaite passer directement par Konrad, en qui elle sait qu'elle a confiance. Elle veut aussi, pour préparer au mieux le rituel, connaître le maximum de détails sur l'objet maudit. Enfin, elle demande qui est au courant de sa connaissance et répand ces rumeurs.
Konrad ne connait pas beaucoup de détails sur l'objet lui-même, mais va se renseigner au mieux. Il croit que la rumeur vient de Lord Frederick, ce qui étonne Gabrielle car elle n'en a jamais entendu parler.
Il la quitte ensuite, rentrer se reposer et faire appeler un médecin.
Angestag 16
Konrad fait parvenir un pli à Lord Frederick pour essayer de le rencontrer au plus vite, puis il se rend chez les Aue.
Konrad explique à Illyana qu'il connait une personne, envers laquelle il se porte garant, qui pourrait avoir un moyen de s'occuper de l'objet. Mais elle a besoin, pour cela, d'avoir le plus de détails possible sur l'objet : son apparence, son nom, son histoire, à quoi il est lié... Il imagine que c'est nécessaire pour le rituel, mais comme il ne connait rien à la magie, il ne sait pas exactement en quoi. Illyana demande à rencontrer la personne, mais Konrad semble vouloir servir d'intermédiaire.
Ils se rendent ensuite à la seconde journée du procès où Edwin Liess commence par argumenter et, en fait, menace le baron de le poursuivre pour persécution s'il ne renonce pas tout de suite aux poursuites ridicules envers son médecin.
La juge l'arrête tout de suite : la loi qui protégeait les médecins altdorfois a été abrogée en 2254 suite à un... empoisonnement caractérisé d'un noble d'Altdorf qui voulait profiter de cette loi.
Le Dr Goebbels prend à son tour la parole devant l'écroulement de sa défense. Il avoue avoir administré un médicament au baron sans savoir ce qu'il contenait, sous la menace de mort d'un manchot dont il a connu par hasard le nom lorsque l'un de ses complices lui a adressé la parole, un certain Odamar. Il ne sait pas pourquoi cet Odamar voulait administrer le médicament au baron, mais lui et ses gros bras étaient très menaçants et avaient des armes.
L'accusation, par la voix du procureur Lebengut, fait venir ses témoins à la barre. Il interroge d'abord le sergent qui était présent dans la maison Aue lorsque le médecin a été pris la main dans le sac à administrer le médicament empoisonné au baron.
Il fait venir ensuite à la barre Illyana, qui ne semble pas convaincre la juge, en exprimant ses a priori kislévites par rapport au fonctionnement laxiste de la justice impériale par rapport aux coupables ! Elle est également mise en difficulté lorsqu'elle affirme que la santé du baron s'est aggravée depuis la prise du « médicament », alors qu'elle ne connaissait pas le baron au début du « traitement ».
C'est au tour de la défense, elle interroge un certain Jokoff Hansohn qui sert en quelques sortes de témoin de moralité. C'est un vieux bourgeois qui explique qu'il a été gravement malade et que s'il est présent aujourd'hui à la cour, en si bonne forme, c'est grâce au bon Dr Goebbels.
Puis, un docteur reconnu de l'académie de médecine d'Altdorf est appelé à la barre et questionné sur les dernières avancées de la science. Il affirme qu'il est connu que la substance utilisée par le Dr Goebbels est considérée certes cille un poison mais qu'elle a à faible dose des vertus thérapeutiques tout à fait indiquées par rapport aux maux dont souffre le baron.
Devant tant de questions non résolues, le juge se retire pour délibérer. Rendez-vous le lendemain.
A la sortie de la cour, Konrad se sépare d'Illyana qui retourne, avec sa suite, chez la baron Aue.
Chez lui, une réponse de Lord Frederick l'attend. Il lui donne rendez-vous pour la représentation de Marktag au théâtre Zeigmuller.
Dans la soirée, Otfried est gêné en annonçant une visite pour Illyana, un homme très mal mis selon lui.
Elle le reçoit cependant, en plaçant Witold en embuscade dans une pièce voisine, au cas où.
Le visiteur se présente sous le nom de Adelhard Unterbaumer, un homme sale, au teint basané, qui ne semble avoir pour seule arme qu'un cigare à l'odeur affreuse. Il ne tarde pas à remarquer la présence de Witold lorsqu'il sort un parchemin de sous sa chemise pour expliquer la raison de sa présence.
Il explique qu'il sait qu'une des relations d'Illyana recherche un certain poignard, peut-être pour le compte d'Illyana. Il lui tend le parchemin : c'est un croquis d'un poignard dont le manche en os semble représenter un crâne de forme allongé, sans doute celui d'un gros rongeur. Le crâne a trois orbites oculaires. Son organisation désire se séparer de l'objet au mieux de ses intérêts, car il commence à devenir « chaud ». D'autres sont intéressés, il le propose en échange de 300 couronnes !
Illyana demande une meilleure preuve, ainsi aussi de savoir à qui elle a affaires. Adelhard n'a rien a ajouter de plus, mais il consent à fournir un moulage rapidement à la demande d'Illyana.
Il lui laisse jusqu'à Marktag pour réfléchir, après quoi il le fournira à d'autres.
Festag 17
Un nouvel après-midi au tribunal se prépare. La séance est cette fois très courte, il s'agit du jugement. Le juge, Adel Breitenbach, explique que les arguments de l'accusation comme ceux de la défense n'ont pas permis de l'éclairer sur la culpabilité du Dr Goebbels. Ainsi, elle a décidé de s'en remettre au jugement de Verena. Le Dr Goebbels va donc se soumettre sur-le-champ à l'épreuve des eaux glacés.
Ça ne semble pas être une bonne nouvelle pour le Dr Goebbels qui affirme ne pas savoir nager.
La cour se déplace au milieu du principal pont de la ville et le Dr Goebbels est jeté dans les flots. Il ne tarde pas à sombrer lorsqu'une barge apparaît sous le pont et passe à proximité du docteur ! L'équipage l'aperçoit et lui lance une corde. Devant ce retournement de situation, Illyana sort son pistolet et met en joue, mais elle est stoppée par un des gardes et subit le courroux de la juge.
Pendant ce temps, Verena s'est exprimée, le Dr Goebbels est innocent et est sauvé. Quant à la famille Aue, elle devra payer les frais de procédure !
Des gardes et la juge, ainsi qu'Illyana et Witold, l'accueillent sur la barge, là où s'est arrêtée la barge. Illyana menace de manière à peine voilée la fille du docteur, ce que ne manque pas de faire remarquer le docteur au juge.
Konrad, de son côté, suit l'avocat, qui retourne à la cour. Il se rend ensuite chez le baron Aue. Illyana n'y est pas, mais Gottfried Aue, son futur époux, si ! Il rentre tout juste de Meissen. Il trouve une excuse pour repartir très vite, mais est invité le soir même à dîner chez les Aue. Gottfried entend faire sa connaissance rapidement.
Description :
Apparence humaine, visage de Freddy Mercury jeune (22 ans) avec une fine moustache (visage ovale, cheveux coiffés en arrière, front et tempes dégagés), grand mais quelques kilos en trop, gros grain de beauté sur la droite du cou.
Caractère :
Il conserve encore des ambitions humaines, bien qu'il soit possédé par une partie de l'essence de Xathrodox (celle de Mazhoul).
Il a du mal a réprimer ses crises de colère (si WP manqué lorsqu'il est contredit, il tire les armes avec 3 degrés d'échec, il perd son aspect humain et attaque sans sommations avec 6 degrés)
Motivations :
hériter du fief des Von Liebwitz en supprimant peu à peu la foule d'héritiers entre le fief des Von Liebwitz et lui ;
régner avec violence sur le Wissenland puis sur l'Empire (la personnalité de Mazhoul amoindri le pouvoir de Khorne : la soif de sang est là, mais elle peut se faire attendre dans le but d'arriver à un plus grand nombre de victimes plus tard)
se marier avec Illyana parce que, c'est bête, mais il l'aime et veut en faire son épouse démoniaque : il compte partager avec elle son pouvoir (et son argent), il en veut bien sur aussi à sa puissance financière
s'emparer des autres parties de l'essence de Xathrodox
aider le groupe à retrouver les reliques pour s'en emparer et augmenter sa puissance
Il rentre juste de Meissen pour représenter sa branche de la famille au deuil d'un des ses cousins, Engelhart Von Liebwitz, qui s'est fracassé le crâne en tombant d'une falaise lors d'une partie de chasse (c'est un sbire payé par Gottfried qui a commis le méfait). Il profite de son voyage pour éliminer un second cousin, Friedrich, le frère d'Engelhart, qui sera retrouvé sauvagement dépecé par un homme-bête (en réalité Gottfried lui-même).
Pourquoi sa famille est-elle déchue :
Une guerre familiale perdue l'a ruinée : ils ont soutenu la Gravin Maria-Ulrike qui a tenté d'assassiner l'Impératrice, les représailles ont été terribles.
Konrad repart en essayant de retrouver Illyana dans les rues pour la prévenir, en vain. Il se rend chez lui s'habiller et chercher une bouteille de vin bretonnien avant de retourner dîner chez les Aue.
Illyana, passablement énervée, rentre chez le baron pour découvrir une nouvelle surprise de taille : Gottfried Aue est rentré, l'accueille avec énormément d'enthousiasme et la saoule de question à propos de leurs rencontres manquées. Gottfried était sur ses traces dans les Monts du Milieu, a été attaqué par une créature des enfers. Toute sa suite a été décimée mais il a vaincu la bête avant de remonter jusqu'au temple caché où il a trouvé de nombreux corps. Devant le puits sans fond, il en a déduit qu'Illyana était morte là-bas. Il est heureux de s'être trompé.
Illyana lui parle du cœur en or. Il indique ne pas l'avoir trouvé sur le démon, celui-ci s'étant désintégré pour repartir dans l'Aethyr.
Enfin, Gottfried annonce qu'il a invité Konrad von Liebenfels à dîner. Il est passé dans l'après-midi et semblait un ami d'Illyana. Il avait hâte de faire sa connaissance.
Konrad se présente pour dîner. La conversation est agréable lorsque, tout à coup, Gottfried semble aux aguets. « Vous ne sentez rien ? » dit-il. Il s'excuse à peine, passe dans sa chambre prendre sa main gauche, et se rend vers la cave, puis demande à Witold de lui ouvrir. C'est un peu la confusion, Konrad reste un moment en haut : il semble au bout d'un moment remarquer des bruits d'émeute lointains dans la ville.
Gottfried se rend dans les égouts, suivi peu après par Witold et Illyana, puis finalement par Konrad, suivant l'origine de bruits de combat. Ils arrivent dans un embranchement majeur ou des égoutiers semble tenter de repousser difficilement une harde d'hommes-bêtes.
Gottfried est déjà dans la mêlée lorsque Witold et Illyana arrivent. Les hommes-bêtes sont pris à revers...
Loin de la mêlée, Witold en tire qui s'approche, puis l'achève et va se joindre à la mêlée. Les hommes-bêtes sont aux prises avec les égoutiers qui tentent de fermer la grille. Un égoutier y parvient mais meure, une épée à travers le corps, non sans avoir jeté les clés dans l'égout au momen d'émettre un dernier râle. Gottfried est submergé par le nombre et sérieusement blessé mais Witold n'en voit pas plus avant de se faire fracasser le crâne par une masse.
Illyana remonte chercher de l'aide, ce qu'elle dit à Konrad lorsqu'elle le croise, ce dernier est attaqué par deux hommes-bêtes qui le laissent mourant dans l'égout puis repartent en arrière avec la meute. L'un deux a un poignard luisant, rouge palpitant.
Elle ferme la porte du passage vers la cave derrière elle.
En haut, la ville est attaquée. Illyana tente une sortie, personne ne répond à ses appels, les maisons restent barricadées jusqu'à ce qu'elle laisse une troupe d'une dizaine de villageois poursuivie par une trentaine d'hommes-bêtes entrer en « sureté » chez les Aue. Les hommes-bêtes n'insistent pas pour entrer de force et passent rapidement à autre chose.
Illyana équipe les plus courageux et descend avec cinq d'entre eux.
Konrad, à bout de forces, sort du canal pour se rendre sur les lieux du massacre. Witold, sérieusement touché à la tête est en train de se relever. Konrad lui dit que les homme-bêtes sont partis, l'un avec le poignard. Il n'y a pas de traces de Gottfried.
Ils essaient de remonter, mais le passage vers la maison Aue est fermé. Witold tente de trouver un autre passage vers la surface un peu plus loin. Il en trouve un, mais il est bloqué par une épaisse grille. Ses appels n'y changent rien. Il revient aux côtés de Konrad.
Illyana arrive à l'entrée des égouts avec les renforts : 3 villageois. L'un va avec elle sur les lieux du combat. Elle cherche le corps de Gottfried, en vain. Konrad, dans un râle, lui dit que les hommes-bête sont partis avec le poignard de Yul K'Chaum.
Les blessés sont remontés, les villageois, maintenant armés, tentent l'aventure jusqu'à chez eux, tout comme Konrad, malgré Witold qui essaie, physiquement, de l'en empêcher.
Illyana et Witold finisse par prendre du repos, les bruits des combats dans la ville se font plus rares au fur et à mesure que la nuit avance.
Konrad parvient jusque chez lui, devant sa mère horrifiée, qui missionne un domestique pour aller chercher le médecin. Et il le trouve ! Ce dernier s'occupe des nombreuses blessures de Konrad. Il a perdu un œil, mais le plus inquiétant pour le médecin, c'est sa blessure au ventre. Il indique à sa mère que sil passe la semaine, il devrait s'en sortir.
Wellentag 18
Au grand étonnement d'Ottfried, les maçons sont là ce matin, malgré les évènements de la nuit, avec des égoutiers. Il semble que les réparations soient urgentes !
Illyana se rend avec Witold chez les von Liebenfels. Le majordome ne consent d'abord pas à les laisser entrer, puis, lorsque Witold hurle dans la rue, il finit par céder. La mère de Konrad demande pourquoi son fils est dans cet état, ainsi que l'identité de Illyana, qui avoue que c'est de sa faute et qu'il la protégeait lorsque les hommes-bêtes ont attaqué depuis les égouts. Illyana lui explique que son fiancé a par contre disparu et est peut-être mort.
Madame von Liebenfels les laisse entrer deux minutes et prend soin de laisser la porte entrouverte. Konrad explique seulement qu'il n'a pas vu Gottfried mais qu'un homme-bête à tête de loup est parti avec en main le poignard recherché et les a laissé pour morts.
Illyana et Witold se rendent ensuite chez Theodora Pferig. Illyana lui explique de façon confuse les derniers éléments. Theodora semble comprendre de tout cela que le poignard est dans les mains des hommes-bêtes et que Gottfried a disparu (alors qu'il avait fait son apparition le jour même) et n'est pas manifestement corrompu. Elle est informée par Illyana de l'arrestation de Bran. Theodora pense que cette dernière a peut-être lancé les répurgateurs à sa suite, s'il n'a pas été assez convaincant. Elle demande ce qu'il en est de Messner : elle avait dit à Bran que le sorcier avait combattu le démon il y a une vingtaine d'années. Illyana l'apprend, Bran ne lui a rien dit.
Elle obtient de Theodora un mot pour pouvoir rencontrer Konrad Messner, car sinon il sera trop pris pour les recevoir. Comme il ne retrouveront pas le Collège Lumineux, elle leur conseille de se rendre dans le quartier et de rechercher un sorcier, il en trouveront sans doute un dans le coin car la plupart des combats hier étaient concentrés dans ce quartier.
Dont acte, il y a effectivement un groupe de trois sorciers – impossible de s'y méprendre, tous en toge blanche éclatante, on dirait presque un uniforme. Grâce à Theodora Pferig, ils parviennent à se faire conduire au collège. Après de nombreux détours il arrivent sur une gigantesque place – comment ne pas la trouver ? - au bout de laquelle resplendit une pyramide, baignée d'une lumière blanche aveuglante. Le lieu est infesté de sorciers.
Ils sont conduit devant un Konrad Messner soucieux. Illyana lui explique les derniers développements, et notamment qu'elle a vu le poignard et que Gottfried a disparu – pas de corps et il n'a pas été vu partir avec les hommes-bêtes. Konrad finit par expliquer que le Collège a été a attaqué hier par une force impressionnante d'hommes-bêtes : environ trois cents ont été éliminés et une cinquantaine de sorciers a péri. Ils sont repartis avec le poignard !
Illyana explique aussi qu'elle a été approchée pour acheter le poignard pour 300 couronnes. Monseigneur Messner pense que ce n'est pas sérieux, mais il faudra tout de même suivre la piste. Il va fournir les trois cent couronnes pour Marktag. Illyana devra accepter le marché et sera sous la supervision d'un sorcier qui mettra un plan magique au point. Pour Gottfried, il explique qu'il est possible qu'il n'y ait plus de corps, s'il était possédé, son corps a peut-être été consumé par l'essence démoniaque !
Il va cependant faire draguer le canal pour voir si on peut le retrouver.
S'il résume : seul le crâne serait détruit, la calice et le poignard sont en possession des hommes-bêtes, le cœur peut-être aussi ! « On est dans la merde ! ». Trois des quatre artéfacts peuvent peut-être suffire à ramener Xathrodrox dans le Vieux Monde. Il ne sera peut-être pas au faîte de sa puissance, mais ça pourrait déjà devenir un sacré gros problème au moment où l'Empire ne s'est pas encore relevé de la dernière guerre. Si on le peut, il faut remettre la main sur le poignard – ce dont il doute car les hommes-bêtes ont quitté massivement la ville, il y a de nombreuses escarmouches entre leurs forces et des chevaliers de l'Empire.
Le Dr Goebbels va se plaindre à la garde des menaces d'Illyana sur sa fille ainsi que de la disparition, justement, de sa fille. Il apprend qu'elle est en fait emprisonnée !
Il parvient alors à convaincre la garde que si elle était avec les sbires d'Illyana, c'est que c'est une preuve qu'elle avait en fait été déjà enlevée.
Illyana demande enfin à Monseigneur Messner s'il pouvait la recommander auprès de la Révérende Roban. Son attitude devient franchement froide. « Qu'est-ce qui vous ferait penser que je puisse vous recommander à la Révérende ? Et que comptez-vous lui raconter ? Elle ne vous aidera nullement à retrouver ce qui est perdu, elle ne cherchera que des coupables pour les châtier ! Vous devriez rester éloignés d'elle, elle prend les préceptes de Sigmar trop au pied de la lettre et ça aveugle chez elle tout jugement. »
Au retour chez les Aue, la surprise est totale : Gottfried est vivant ! Il est alité, sérieusement blessé, mais bien vivant. Il explique ne pas se souvenir comment il a survécu au combat, il a été retrouvé ce matin par des égoutiers – envoyés par le Collège Lumineux – dans le caniveau. Par contre, il se rappelle avoir vu l'un des hommes-bêtes en possession d'un couteau duquel émanait une monstrueuse puissance impie et, par Sigmar, il compte bien retrouver la trace de cette abomination dès qu'il pourra tenir sur ses jambes.
Illyana veille dans la chambre de Gottfried et s'arrange pour que le médecin s'occupe aussi d'elle et de Witold, lorsque Otfried annonce la visite du vilain bonhomme de la dernière fois - Adelhard. Il paraitrait qu'il a un colis pour Damoiselle Illyana, mais il veut lui remettre en mains « propres ». Une fois Witold et Otfried postés en soutien, Illyana le reçoit dans le petit salon.
Adelhard entre, cigare au bec. Il a l'air de s'y sentir comme chez lui ! Il commence par discuter des évènements de la veille. Il est ravi de vous voir sains et saufs, il a pour sa part perdu un de ses amis : « attaqué en pleine rue par ces monstres, vous rendez-vous compte ? ». Selon lui, cette histoire sent très mauvais, et ça ne l'étonnerait pas que ça ait un rapport avec ce foutu poignard.
Il serait ravi de le vendre à Illyana plutôt qu'à un autre – il a d'ailleurs la copie en cire, qu'il lui tend. Il sent que Illyana est une personne digne de confiance et avoue que ce n'est pas toujours le cas dans son milieu – mais, dit-il, lui a une qualité : jauger toujours exactement de la valeur des gens avec qui il a affaires, « C'est une question de survie !».
Illyana se retrouve donc avec une copie du poignard en mains. Elle l'ausculte, la moulure semble convaincante. Adelhard lui demande si elle est convaincue, et si l'affaire est dans ce cas conclue. Elle est d'accord, mais doit réunir la somme - un allié riche et influent qui pourvoira aux frais et qu'elle je doit convaincre. Il n'est pas de ces légistes dogmatiques qui considéreraient le commerce d'Adelhar comme rédhibitoire mais a une forte allergie au chaos. Il fait partie de ceux qui ont beaucoup lutté pour sauver la ville et a perdu plus d'un ami. Si c'est une escroquerie, les choses risquent de dégénérer et un homme avisé comme Adelhard sait ne pas aller trop loin... Elle lui propose un bonus pour lui seul s'il veut changer de vie en lui donnant des explications sur la dague. Il refuse poliment, indiquant ne pas compter un instant trahir ses employeurs. Il ajoute qu'il ne faut pas s'inquiéter, qu'il sera là le jour de l'échange pour superviser la transaction.
Il t'indique que l'échange, Illyana doit le comprendre aisément, doit se faire selon ses conditions, il a plus à y perdre qu'à y gagner... Il la livrera Marktag dans la journée dans un lieu neutre – il fera jour et ce sera public. Un courrier indiquera le lieu de l'échange. Il faudra s'y rendre sur-le-champ, avec l'or bien entendu, accompagné de deux gardes du corps au maximum. Le marché conclu, il prend congé.
Aubentag 19
Illyana entame un discussion cartes sur table avec Gottfried à propos du prêtre du Verena, du coeur de Mazhoul et du massacre dans la montagne. Ce dernier entend Illyana et reste étrangement calme et serein. Il explique qu'il comprend qu'elle puisse le croire possédé, et ne lui en veut pas de le croire, mais affirme bien sur qu'elle fait erreur.
Il explique sa version des faits, ainsi qu'il l'a déjà fait et est prêt à répondre en détail à toutes les questions.
Quant aux accusations de Stevan, après avoir insinué de façon voilé que la parole d'un garde du corps n'a pas la même valeur que celle d'une personne de son rang, il adoucit un peu sa défense en expliquant que, puisque Illyana semble faire confiance à Stevan, il est possible qu'il dise ce qu'il croit être la vérité : en effet, il est indéniable que, dans les Monts du Milieu, il a combattu une créature d'essence démoniaque. La magie et les écrans de fumée produits par le démon ont certainement aveuglé l'esprit de Stevan.
De plus, Gottfried rappelle que Stevan et ses frères, alors qu'Illyana avait disparu, ont été récupérés par lui en train d'écumer toutes les tavernes de Middenheim au lieu de la rechercher activement. Et c'est lui, Gottfried, qui a retrouvé sa trace, pas Stevan et ses frères, en remuant ciel et terre pour obtenir les renseignements sur la chemin qu'elle avait suivi. On ne pouvait pas bien sur compter sur des gardes du corps pour remonter les ficèles d'une telle disparition...
D'après l'histoire, il ressent même une certaine fierté : s'il a renvoyé le démon d'où il venait, avec son cœur, l'essence du démon qui l'habitait ne peut qu'avoir été affaiblie. Même avec le poignard de Yul K'Chaum et le calice, il ne pourra retrouver sa puissance d'antan. Mais il veut aider. Plus que cela, il veut être le fer de lance dans la bataille pour retrouver le poignard et le détruire, lui aussi.
« Tous les mots sont fins lorsque la moustache est fine », conclut Illyana. Elle lui avoue que ses arguments ont atteint son cœur, même si une part de son esprit y reste rebelle. Au point que même si les Puissances de la Ruine l'avaient effleuré, elle aurait du mal à l'abandonner et aurait défié les dieux mauvais pour le sauver. Mais nombreux n'auront pas de faiblesses, certains même le condamneraient, lui, son nom et sa famille, sur un simple doute. Or pour poursuivre maintenant, il va falloir approcher ces gens. Elle prie Sigmar pour que leur foi commune les ait protégés puis invite Gottfried à l'accompagner l'après-midi au Collège Lumineux.
Gottfried est ravi de la confiance d'Illyana, même si elle n'est pas aveugle et, lui-même, lui fait entièrement confiance pour se rendre seule au Collège Lumineux, il n'est pas encore en état de s'y rendre et, le serait-il, il ne le souhaiterait pas. Se serait se rendre dans la gueule du loup si, effectivement, les sorciers le croient souillé. Il lui farfouillerait l'esprit et il n'en resterait plus qu'une larve bavante. Il imagine que ce n'est pas ce que souhaite Illyana.
D'autre part, lui présent, il doute que les sorciers ne révèlent quoi que ce soit sur le poignard en sa présence.
Cependant, vu l'état, il serait bon qu'elle non plus ne s'y rende. Il essaie de l'en dissuader, de laisser passer quelques jours le temps d'être sur pied, ce n'est pas en allant de droite et de gauche lorsque l'on est mal en point que les choses s'arrangent, il vaut mieux attendre quelques jours pour être en meilleure forme et être efficace, sans que la fièvre ne brouille l'esprit. Witold abonde tout à fait dans le sens de Gottfried et tente de l'empêcher de sortir.
Mais Illyana n'en fait bien sur qu'à sa tête et part en quête du Collège Lumineux. Elle ne trouve pas de hiérophant dans le quartier, ni d'accès au Collège. Elle décide alors de se rendre, au soir, au Bocage.
En attendant, Illyana envoie une lettre à Dietfried lui apprenant le retour de Gottfried, en restant vague sur sa santé, l'attaque d'Altdorf et le vol de la dague.
En attendant le soir, Illyana rend visite à Konrad et le remercie pour son aide décisive et lui expose le but de sa visite :
« Le temps joue contre
nous.
Les hommes bêtes ont volé la dague au collège lumineux
la nuit des combats.
Il reste l'ombre d'une chance que ce ne fut
pas la bonne puisqu'on me la propose à la vente, mais c'est plus
qu'improbable. Nous le saurons très bientôt, le rendez-vous sera
fixé demain soir. Sans doute pour le soir ou le lendemain.
Plus
probablement, seul le cœur nous sépare désormais de la venue de
l'Écorcheur. Et encore, l'Écorcheur pourrait être invoqué avec
seulement 3 des 4 objets...
Mais gardons espoir !
Gottfried
est d'évidence touché par la corruption du cœur, même si sa
valeur fait qu'il n'y a pas encore cédé.
Il est encore temps
de le sauver. Attention, il est intéressé par la dague, qu'il a vu
ou sentie lui aussi lors du combat dans les égouts.
Il faut
donc nous hâter de trouver celui ou celle qui pourra contrer
l'enchantement !
Comment ? »
Vu son état, Konrad ne compte pas repartir courir l'homme-bête tout de suite, même s'il comprend l'urgence. Par contre il va faire demander sa connaissance pour voir si elle peut accélérer les choses de son côté pour l'histoire de l'elfe « qui peut détruire des artefacts du Chaos ».
Illyana insiste en vain : « Ne puis je la rencontrer dans votre état de faiblesse ? Il est probable que nous serons confrontés au problème demain ou après demain. Il n'est nul secret que je ne puisse garder et j'ose espérer pouvoir inspirer confiance. Le temps nous manque ! »
Konrad fait mander Gabrielle à son chevet, elle est heureusement présente le soir même. Ainsi qu'elle l'a spécifié, c'est elle qui connait le rituel et est capable de le mener à bien, mais il est inutile de le révéler à quiconque. L'elfe, lui, est reparti vers Ulhuan... si le voyage intéresse quelqu'un !
Pour le rituel, d'après ce qu'elle sait, elle pourrait l'exécuter rapidement - dans les 24 heures - à partir du moment où la dague lui est remise.
Inutile de faire la connaissance pour le moment d'Illyana, Konrad ne la connait que depuis peu et elle n'a aucun élément lui permettant d'établir la confiance qu'elle peut lui porter. La rencontre n'apporterait rien de neuf.
Le même soir, Illyana se rend donc au Bocage, mais, n'étant pas membre, elle ne peut entrer. Elle parvient toutefois à soutirer au portier que Monseigneur Messner n'est de toutes façons pas là ce soir, lorsqu'il vient, c'est souvent les backertag.
Lord Frederick apprend que la paie n'est pas arrivée chez Bran et Choldric, il va se renseigner sur leur disparition.
Marktag 20
Au petit matin, Otfried annonce une nouvelle visite pour Illyana, une très jeune femme dépenaillée et qui a l'air malade. Elle prétend être une apprentie senior au Collège Lumineux. Elle dit s'appeler Saltza Frohlich. « Reçoit-on une sorcière chez Monsieur le baron ?», demande Otfried.
Illyana reçoit une jeune femme d'une pâleur extrême, signe d'une santé sans doute fragile. Elle est vêtue d'une robe blanche mal coupée et pas tout à fait nette et s'appuie sur un vague bâton de chêne pour s'aider à marcher. Son nom est Saltza Frohlich, apprentie au Collège Lumineux.
Elle dit avoir eu vent du poignard et aurait voulu boucler la transaction. Elle compte bien sur voir cet horreur détruite, mais elle pense qu'il faut avant tout l'étudier. Il faut connaitre son ennemi avant de le combattre et elle espère pouvoir épater son maitre, Heidenrich Vanden, en faisant des découvertes sans doute inattendues. C'est pour elle une chance unique pour elle d'entamer son compagnonnage. Elle proposait toutes ses économies pour acquérir l'objet, mais comme il y avait des acheteurs plus riches, elle ne pouvait bien sur pas suivre.
Elle propose donc à Illyana d'apporter un apport pour l'aider à acheter la dague, en échange d'un accès, sous son contrôle, à celle-ci pour pouvoir l'étudier. Elle a 100 couronnes à mettre au pot commun.
Illyana est ravie de cette visite et invite Saltza à déjeuner et lui demande de la guider au Collège Lumineux. Comme Illyana semble insister sur l'urgence de la situation, elle est prête à se rendre dans le quartier du Collège avec elle, mais indique qu'elle devra être seule. Elle demandera à son maitre si Illyana peut entrer grâce a sa lettre d'introduction pour Monseigneur Messner. Elle insiste pour ne pas avoir à lui parler de la dague car elle est sûre de ne pas pouvoir l'approcher dans ce cas. Illyana indique qu'elle veut parler d'abord de l'attaque des hommes-bêtes.
Interrogée, Saltza indique qu'elle a eu vent de l'existence de ce poignard en traînant au temple de Sigmar – bien que fidèle de Shallya – comme tout bon citoyen. L'information y circule pas mal ces derniers temps. Elle était là lorsqu'un homme empestant la fumée de cigare, sans doute un estalien, cherchait une personne du nom de Bran Neukirch pour lui fournir des renseignements sur la dague. Elle est allé trouver l'homme au cigare. Après plusieurs rencontres, il a proposé un marché. Illyana indique justement être une amie de Bran Neukirch.
Tu comprends vite qu'elle espère que tu ne t'entretiennes pas du sujet de la dague avec les instances du Collège, sinon elle perd tout espoir de pouvoir l'étudier. Elle préfèrerait leur dévoiler le tout une fois la dague étudiée.
Elles partent avec Witold au Collège Lumineux... dans un autre quartier que précédemment ! Saltza explique que le collège est justement introuvable parce qu'il change de place. Dans un quartier défavorisé, Illyana laisse la lettre d'introduction pour Messner à Saltza et cette dernière part pour le collège... mais ne revient pas.
Illyana se rend alors précipitamment chez Dieter Klemperer, qui est là et semblait l'attendre. Elle lui demande son aide pour entrer rapidement en contact avec Monseigneur Messner, indiquant qu'il est peut-êre un danger, sa lettre d'introduction pour lui lui ayant été dérobée.
« Absolument, je comprends votre problème », fait-il, « mais Mgr Messner est maitre sorcier, et il ne craint pas grand chose dans l'enceinte du Collège Lumineux. Ne vous inquiétez pas pour lui. Je lui signalerai la lettre d'introduction erronée demain soir, je dois le voir.
Il est fâcheux qu'il n'est pas d'hôtel particulier, mais il s'est toujours plu au Collège, c'est un rat de bibliothèque et il n'a jamais eu l'envie d'avoir son chez lui. Ça lui viendra peut-être, il est encore jeune. Si j'avais son âge, je me contenterais peut-être d'un confort plus spartiate.
Où en étais-je ?
Ah oui... Contacter Messner. Comme je le disais, il n'a pas d'hôtel particulier, il loge au Collège. Or seuls les sorcier lumineux retrouvent ce collège à coup sur : il est sur un nœud arcanique, vous comprenez ? Non ? Peu importe, il faut un lien spécial avec les flux lumineux. Je pourrais bien sur le retrouver, mais cela demande des moyens magiques importants qu'il est dangereux d'utiliser à la légère.
Le mieux est d'attendre demain soir et de venir le rencontrer avec moi car, croyez-moi, s'il avait estimé que vous puissiez le joindre d'urgence, il vous en aurait donné les moyens. »
Illyana insistant cependant, consent à vérifier l'alignement des étoiles pour vérifier ce qu'elles ont à lui dire.
Il se rend devant un télescope, commence à baragouiner dans une langue sans doute ancienne pendant une ou deux minutes, tout en regardant dans son télescope.
Il revient vers Illyana et lui explique qu'elle peut rentrer tranquillement, il n'est pas nécessaire de retrouver Monseigneur Messner d'urgence. Si le besoin s'en fait toujours sentir demain soir, il propose de le retrouver au Bocage, il y sera avec Messner.
Illyana fait un croquis du moulage puis Dieter Klemperer modifie le moulage, ajoutant quelques runes, rabotant le crâne. Illyana prend le moulage modifié et laisse le croquis à Klemperer.
Dans la matinée, Konrad reçoit la visite de Lord Frederick ! Il explique qu'il a mis Konrad en relation avec un certain Bran qui recherchait certains objets impies qu'il souhaitait détruire. Il ne sait pas ce qu'il est advenu de cette histoire et vient vers Konrad pour savoir si tu as des nouvelles de ce Bran. Il s'interroge car il le rémunérait pour le soutenir dans ses efforts, or personne n'est venu chercher l'argent et leur planque a été forcée et vidée. Konrad lui indique qu'il pense que quelque répurgateur doit l'avoir arrêté, d'après les dires de Choldric qui a lui-même disparu peu après.
Illyana et Witold passent ensuite voir Konrad pour lui apprendre qu'une sorcière lumineuse, Saltza Frohlich, se propose de s'associer à l'achat du poignard. Konrad pense, lui, qu'il est plus plausible que ce soit Gottfried qui est en possession du poignard, et que ce qui est proposé n'est qu'un faux.
Devant les évènements qui s'emballent, et sans doute pour qu'elle ne soit plus trop dans ses pattes, Konrad convainc – difficilement – sa mère de se rendre à l'abri à Averheim. Il promet la rejoindre dès que possible.
A peine de retour chez son futur beau-père, Illyana reçoit une nouvelle visite : une nouvelle sorcière du Collège Lumineux ! Celle-ci se présente sous le nom de Theodora Mohr, une femme entre deux âges, aux yeux bleu, à la chevelure blonde retenue par une natte. Elle explique qu'elle a les 300 couronnes pour l'échange du soir, puis les montre. Comme elle n'a pas d'autre preuve qu'une lettre au porteur de la part du Collège, Illyana s'assure de son appartenance au Collège Lumineux en lui demandant de la mener là-bas sous prétexte de prévenir Monseigneur Messner qu'une personne qui est, ou se fait passer, une sorcière lumineuse, possède sa lettre d'introduction, ce qui est fait. Ils retournent alors à la Maison Aue.
Le soir, une lettre est déposée, donnant rendez-vous dans la demi-heure devant une auberge de la Königplatz, avec deux gardes du corps au maximum. Dont acte : Illyana emmène Witold et Theodora.
L'échange se prépare devant l'auberge, avec Adelhard et ses hommes. Il montre la dague, dont la pierre à l'extrémité de la poignée luit d'une lueur blanc-vert. Theodora indique qu'elle va procéder à un examen magique, Adelhard, inquiet, rétorque qu'il ne fait pas confiance sur ces sujets aux sorciers, ils croient tout savoir et ont leur avis lorsqu'il s'agit de cacher leur ignorance. Theodora tend une baguette sur la dague. Witold et Illyana voit furtivement, dans un éclair, un démon écorché prendre sa place, avant que tout ne redevienne normal ! Personne d'autre ne semble avoir remarqué le phénomène... Theodora – ou l'être qui la possède ? – indique que le poignard est un faux et qu'il est en conséquence hors de question que le Collège ne se sépare de son or. Illyana parlemente à l'écart avec Theodora, puis Adelhard. A Adelhard, elle indique que elle, elle pense que la dague est la bonne et est prête à faire l'échange le lendemain soir. A Theodora, elle indique qu'elle va tout de même faire croire à Adelhard que le poignard est le bon, ce qui permettrait peut-être de remonter une piste.
Plus tard le soir, à une heure indue, Illyana rend visite à Konrad. Elle lui explique qu'elle a vu la dague mais que l'échange ne s'est pas fait : la sorcière qui l'a examinée indique qu'elle était fausse, mais elle et Witold ont vu qu'elle a été possédée par cette dernière. Konrad ne semble pas y croire, lui-même ayant vu l'autre dague, qui luisait d'une lueur rouge, alors que celle qu'a vu Illyana et Witold luisait d'une lumière blanc-vert.
Backertag 21
A force de persévérance, le Dr Goebbels fait libérer Saltza, sa fille. Il s'en retourne chez lui avec sa fille et compte faire profil bas.
La maison Aue est réveillée à l'aube avec grand fracas. La garde, menée par le sergent Stammler, vient arrêter Illyana qui se laisse emmener. L'ordre d'arrestation émane du juge Schatz et est contresignée par le capitaine Viktor. Les vitupérations et les menaces de Gottfried Aue n'y font rien.
Illyana est emprisonnée dans la Citadelle du Châtiment, sans qu'on veuille lui signifier pourquoi. Elle est mise à l'isolement dans une cellule.
Gottfried interroge Witold sur la cause de cette arrestation. Witold ne fait qu'émettre des hypothèses. Ils vont rendre visite à Dieter Klemperer pour l'en informer et l'interroger au sujet de Theodora Mohr. Klemperer indique qu'il doit justement voir Monseigneur Messner du Collège Lumineux ce soir, il lui en parlera et l'avertira des soupçons de Witold.
Dans la journée, Saltza Frohlich refait son apparition. Elle demande de l'aide et la protection de la maison. Elle est poursuivie par le Collège Lumineux car ils pensent qu'elle est teintée par les Puissances Ténébreuses pour les études qu'elle compte faire – alors que bien sur, cela n'a selon elle rien à voir. Gottfried accepte de l'héberger en attendant d'y voir plus clair, elle a toujours les 100 couronnes à avancer.
Gottfried indique ensuite qu'il va se rendre chez Maître Saer pour qu'il avance la somme qui manque.
Le soir, un mot indique un nouveau lieu d'échange. Witold, Gottfried et Saltza s'y rendent. Saltza touche le poignard et confirme qu'elle ressent sa puissance : c'est le bon. L'échange se fait, Gottfried éloigne Witold pour qu'il suive de loin Adelhard pour remonter sa piste tandis qu'il rentre avec Saltza.
Witold attend de loin Adelhard qui entre dans l'auberge proche... mais n'en ressort pas. Il rentre donc bredouille.
Arrivée auprès de Gottfried, ce dernier lui apprend qu'ils ont été attaqués au retour. Il a réussi à garder la dague avant de faire fuir les bandits, mais Saltza n'a pas survécu à l'embuscade. Pour qu'il n'y ait pas de vagues, Gottfried s'est séparé du corps en le plongeant dans le Reik.
Quant à la dague, il semble toutefois déçu : il indique penser que c'est la fausse. Il ne ressent pas, lui, la puissance dont parlait Saltza.
Bezahltag 22
Gottfried passe la journée à la recherche d'avoués pour sortir Illyana de la situation dans laquelle elle se trouve.
Konrad fait ses adieux à sa mère, qui part pour Averheim sur l'Empereur Wilhelm. Elle indique avoir réservé une place sur le navire pour que Konrad le rejoigne la semaine prochaine. Gérard, le domestique, reste pour garder la demeure.
Witold rend visite à Konrad, d'abord avec Gotfried, puis seul, pour lui expliquer l'arrestation d'Illyana et l'échange de la dague. Gottfried a récupéré la dague, mais Witold le soupçonne de s'être débarrassé de la sorcière, Saltza Frohlich.
Konigstag 23
Konrad s'entretient avec Lord Frederick, et l'informe de l'affaire. Ce dernier semble commencer à douter de Illyana : comment expliquer qu'ils aient vu la dague si proche de chez elles et qu'ils tombent dessus par hasard. Selon lui, de telles coïncidences n'existent pas, Illyana devra fournir une explication, c'est peut-être pour cela qu'elle a été arrêtée.
Mais il a des relations au sein de la Citadelle. Il part avec Konrad et Witold se renseigner. Il semble bien connu là-bas et se retrouve rapidement devant le capitaine de la garde. Ce dernier confirme détenir Illyana, sur ordre du Temple, il est impossible de la voir, elle est astreinte à l'isolement. Il semblerait qu'ils attendent des éléments de la part du Temple avant de faire quoi que ce soit. Même Lord Frederick ne peut en savoir plus.
Konrad va ensuite voir Gabrielle Marsner. Elle l'informe que les nombreux hommes-bêtes qui rodaient dans la Drakwald ces derniers jours sont étrangement absents depuis hier d'après ce qu'elle a pu apprendre.
Konrad envoie ensuite une lettre à Ma Dame Baern pour intercession auprès du Temple au sujet d'une de ses amies pour laquelle il se porte garant : Illyana.
Angestag 24
Konrad et Witold se rendent chez la Révérende Roban pour essayer de savoir si, et pourquoi le Temple détient Illyana, et Bran. Elle confirme détenir ces deux personnes : un procès doit avoir lieu Aubentag prochain, dans trois jours.
Puis ils discutent ensemble des options pour gérer le cas de Gottfried et du poignard : le dénoncer au temple ou lui voler la dague ? Finalement, ils optent pour une solution médiane : tâter le terrain et voir ce qu'il compte faire de cette dernière et, si le sujet semble trop sensible, aviser.
Witold rentre donc chez les Aue. Gottfried passe sa journée avec un avoué lorsque la révérende Klara Roban se présente pour une entrevue avec Gottfried. « Elle tombe bien elle-là. Ils ont du toupet... Je l'attends de pied ferme, faites-la entrer ! » dit-il à Otfried, le majordome.
Witold reste près de la porte pendant que les deux discutent, mais ne parvient pas à percevoir la teneur de la conversation, juste quelques éclats de voix de la part de Gottfried. Lorsque l'entretien est terminé et que Gottfried ressort, il a l'air surpris de le voir près de la porte mais ne fait aucune remarque. La révérende ressort de la demeure en saluant Gottfried et en le remerciant et en lui indiquant qu'elle va voir ce qu'elle peut faire pour Illyana.
Il indique à Witold qu'elle est retenue par le temple de Sigmar pour une accusation sur des évènements qui sont antérieurs à son arrivée dans l'Empire.
Witold questionne discrètement Gottfried au sujet du procès d'Illyana. Ce dernier semble confiant, car il est étonné de la réaction de la révérende. Elle lui a dit qu'elle allait voir ce qu'elle pourrait faire pour Illyana lorsqu'il lui a remis le poignard, ce qui l'a étonnait puisque les deux histoires n'avaient pas de rapport, selon lui.
La Révérende a demandé à Gottfried s'il avait la dague proposée par Adelhard car, selon elle, c'est la vraie.
Elle indique être au courant de l'histoire (mais ne pas savoir si l'échange a eu lieu) par le biais de Illyana. En fait, elle la connait par Gottri qui a tout monté. Elle cherche à tester Gottfried.
Gottfried lui indique que ce n'est pas la vraie, c'est pourquoi il ne l'avait pas signalée au Temple. La vraie, il l'a vue dans les égouts, et il a ressenti une puissance qu'il n'a pas ressentie avec cette imitation, dit-il, et il lui remet, ce qui semble convaincre la Révérende de son innocence.
Les forges de Nuln
Festag 25
Gottfried et Witold sont convoqués au Temple. Une fois sur place, ils sont interrogés séparément.
On demande à Witold s'il est au service de Illyana. Il indique être engagé par son beau-père pour lui servir de garde du corps. On le lui en demande pas plus avant de le conduire dans une salle où se réunissent de nombreuses personnes.
Bran reçoit la visite de la Révérende Roban. Elle lui explique qu'il a des alliés haut placés qui se portent garant pour lui, que la marque divine sur son bras est un autre gage de confiance : elle a reçu les réponses de Middenheim et il est amené dans une salle où se réunissent de nombreuses personnes.
Illyana reçoit la visite de la Révérende Roban. Elle semble vouloir s'assurer de sa foi en Sigmar, qui lui paraît étrange de la part d'une gospodar. Elle est accusée par le capitulaire de Bergsburg d'avoir participé à la destruction de Wahnsinningen, sur foi de témoignages de survivants. Si Illyana ne la convainc pas quant à sa foi, ça y ressemble pourtant : la révérende lui dit qu'il existe des doutes sur sa culpabilité, et qu'elle va pouvoir prouver son innocence, puisqu'elle est prête à défendre l'Empire de Sigmar. Elle est ensuite amenée dans une salle où se réunissent de nombreuses personnes.
Choldric, après avoir été torturé pendant quelques jours, semble avoir fait le désespoir de ses bourreaux devant les incohérences de son histoire. Il est pratiquement remis ; seuls les doigts cassés de la main gauche le font encore souffrir. Puis, il est amené dans une salle où se réunissent de nombreuses personnes.
Sont présents : d'un côté la révérende Klara Roban et quelques templiers gardant les issues, de l'autre Gottfried Aue, Bran Neukirch et son homme d'armes Choldric Shaffer, Illyana Gossowskaï et son garde du corps Witold Piotrowsky.
La révérende indique qu'elle a reçu (du moins Bran, mais la lettre a été ouverte par le Temple) un indice sur la localisation du Calice de Fureur Ardente. Le professeur Zweinstein, de Middenheim, a retrouvé un ancien texte datant de l'époque de Magnus le Pieux, il y a environ deux cents ans. Ce texte, après recoupement avec d'autres, localise le calice. Voici les quelques extraits retrouvés.
... qui monte dans l'est. Nous venons tout juste d'apprendre que Praag est tombée et que son peuple a été passé au fil de l'épée ou s'est dispersé à tous les vents. Les hordes du Chaos poussent vers le sud et il semble que notre Empire désuni ne s'en soucie guère. Notre ruine est sur nous et pourtant nous continuons à nous vautrer dans les excès et la décadence. N'y a-t-il aucun espoir pour nous ? N'y a-t-il aucun moyen de sortir les Comtes de leur torpeur, de leur faire mettre leurs querelles de côté et prendre conscience du danger imminent ? Sigmar est le seul à pouvoir nous guider vers la vérité, mais les prêtres de Middenheim refusent de reconnaître la souveraineté de notre seigneur. Nous vivons une ère de ténèbres...
... Sigmar m'a montré la voie. Dans mon noir désespoir, j'allai sans but dans les forêts, préservé des horreurs qui se tapissent sous leurs frondaisons par la protection de mon divin maitre. Et dans mon errance, j'arrivai par hasard dans une grande clairière. Les cadavres pourrissants d'une d'une douzaine d'hommes-bêtes y étaient éparpillés, leurs cuirs impies couverts d'épais manteaux de mouches. Au centre de ce champ de bataille se trouvait un rocher plat, et sur ce rocher, illuminée par un rayon de sainte lumière descendu des cieux, se trouvait une coupe faite de l'argent le plus pur.
... m'avançai, les mains tremblantes devant la beauté de cet objet. Cela me parut être un signe de notre seigneur Sigmar lui-même, car les morts alentour semblaient s'être entretués sous le coup de la honte qu'ils avaient ressentie à la vue de leurs formes perverties. Je tendis la main vers sainte coupe et ne remarquai même pas qu'un barbillon acéré m'avait profondément entaillé le pouce. Je sentis la puissance contenue dans cette coupe. Avec ce calice...
Devant les références du texte, la révérende a fait des recherches et pense que la localisation dont il est fait référence est le monastère de Saint Abélard, isolé à une cinquantaine de kilomètres du nord d'Altdorf, non loin de Frederheim. Ce monastère a été construit sur un promontoire rocheux dans la Drakwald à l'époque de Magnus le Pieux. Il a sans doute été rasé durant la Tempête du Chaos, du moins on n'a plus de nouvelles du monastère.
Ce qui a été trouvé a Wahnsinningen ne serait donc pas le calice, ou si c'était le cas, le monastère pourra peut-être fournir des preuves sur la nature de ce qui a été trouvé dans le Hochland.
Attendu que le temple souhaite pour le bien de l'Empire retrouver ce calice en limitant le nombre de personne informé au strict de minimum ; attendu que les personnes ici réunies sont celles le mieux informés sur les diverses parties de l'histoire et attendues que celles-ci doivent toutes, à divers degrés, se racheter ou prouver leur innocence sur d'autres affaires. Les personnes ici présentes devront donc enquêter sur cette piste, qui bien que ténue doit être suivie. Le Temple de Sigmar n'endosse bien sur pas la responsabilité de cette affaire, mais il est évident qu'il est du devoir de tout citoyen impérial de lui remonter tout indice, voire tout objet chaotique tel que, par exemple, un calice emprisonnant une partie de l'essence d'un démon.
En résumé, le temple envoie de manière totalement officieuse un groupe externe à son organisation qu'il pourra, si nécessaire, sacrifier à loisirs ! Ils acceptent et quittent le temple, libres, par une sortie de service.
Une fois dehors, Bran et Gottfried s'expliquent. Bran indiquant ouvertement qu'ils vont faire équipe avec une personne possédée ! Gottfried parvient à rester calme, expliquant qu'il a été lavé de tout soupçon par le temple, qu'il leur a remis un poignard qu'ils croient être celui de Yul K'Chaum. Mais il est néanmoins prêt à défier un manant en duel, sans avoir affaires à un champion de justice pour le représenter. Illyana parvient cependant à calmer les esprits et une trêve attentiste commence.
Gottfried, toujours sérieusement blessé retourne se reposer avec Witold et Choldric pendant que Bran et Illyana se rendent chez Dieter Klemperer pour en savoir plus sur le monastère. Witold fait d'abord un détour par le temple d'Ulric.
Dieter Klemeperer promet de faire des recherches, bien que les ordres religieux ne soient pas sa spécialité. Illyana indique qu'elle a été contactée par deux sorcière différentes du Collège Lumineux, Dieter Klemperer lui indique que Monseigneur Messner lui a bien confirmé avoir envoyé une sorcière, Theodora Mohr. En fait, il semble plus intéressé par ce qu'il pense être un talent de seconde vue chez Illyana, puisqu'elle aurait vu, lors de la transaction pour l'échange de la dague, une de deux sorcière se transformer fugacement en démon, tout en étant la seule à le remarquer. Elle explique aussi avoir trouvé le passage vers les égouts par lesquels sont passés les hommes-bêtes ayant volé une autre dague (on ne sait finalement pas quelle est la vraie) par une sorte d'intuition. Dieter lui fait promettre de repasser chez lui avant l'âge de vingt cinq ans.
Ils se rendent ensuite chez Lord Frederick pour lui apprendre le retour de Neukirch. Il est absent et laissent donc l'information à son majordome.
La suite de la tournée des grands ducs continue avec la visite chez Theodora Pferig chez qui ils demandent si elle peut les aider en fournissant quelques chevaux. Elle n'en n'a pas et leur conseille que ceux qui en ont partent en éclaireur, ceux à pied suivront et arriveront sur les lieux plus tard.
Enfin, ils se rendent à nouveau au Temple de Sigmar, mais chez un initié pour le questionner sur le monastère. Il les dirige vers le père Kraft qui les monopolise le reste de la journée pour leur parler de la vie des saints, dont celle de Saint Abélard. Il est le fondateur du monastère. Son ordre est très peu répandu car il est lié uniquement au monastère. Son histoire confirme les notes trouvées par le professeur Zweinstein – sauf que, bien sur, rien n'indique que Abélard aurait trouvé un calice, seul le lieu était sacré. Aujourd'hui, le monastère est connu pour donner à l'Empire des religieux, surtout des prêtres guerriers, parmi les plus excentriques. Le monastère vivait, avant la Tempête du Chaos, de la production de vins liquoreux blancs.
Wellentag 26
Toute une troupe – Illyana, Gottfried, Bran, Witold et Choldric – rend visite à Konrad et lui explique que ceux qui étaient emprisonnés ont été lavé de tout soupçon. Ils sont officieusement missionnés par le Temple de Sigmar pour enquêter au monastère de Saint Abélard, dans la Drakwald au nord d'Altdorf. Le Calice de Fureur Ardente serait passé par là, il aurait même été à l'origine de la fondation du monastère à l'époque de Magnus le Pieux.
Konrad trouve et ouvre une bouteille du monastère de Saint-Abélard de 2507. Une étiquette représente un dessin de ce qui pourrait être le monastère, qui ressemble à une petite forteresse sur une petite colline entourée de vignes. Il est sceptique sur l'information, mais est prêt à les accompagné si lors de leur départ il est suffisamment remis de ses blessures.
Konrad passe le reste de la journée à s'occuper de sa correspondance : un pli pou Lord Frederick pour lui expliqué que Bran a été libéré par le Temple et semble innocenté. Bran est officieusement envoyé sur une autre piste et Konrad indique penser l'accompagner.
Un autre pli est envoyé à Gabrielle Marsner pour l'informer qu'une dague est en possession du Temple, bien que Konrad pense que c'est une fausse. Il la remercie cependant de son aide, mais il n'y a plus urgence pour le moment.
Enfin, un dernier pli est adressé à sa mère, pour lui indiquer qu'il ne viendra pas la rejoindre pour le moment car la Dame du Lac l'appelle pour aider à un combat contre les Puissances de la Ruine. Il lui demande de rester en sécurité en Averland jusqu'à ce qu'il la rejoigne plus tard.
Ils se rendent ensuite chez Lord Frederick pour lui apprendre le retour de Neukirch. Lord Frederick indique donc que leur collaboration prend donc fin avec la disparition de la dague, mais il serait ravi d'acheter à Bran, dans le besoin, des objets en rapport avec leur quête passée, ou leur quête future pour le calice dont ils parlent. Le domestique remet à Bran, à la sortie, une bourse d'une trentaine de radieuses.
Chez Dieter Klemperer, il n'a pu trouver aucune information nouvelle concernant le monastère.
Witold et Bran, chacun de leur côté, passent leur journée à s'équiper en vue du départ qu'Illyana espère dans quelques jours, après l'opération de Witold. En effet, ce dernier dont le bras est cicatrisé, n'a pas retrouvé toutes ses forces. Le médecin des von Liebenfels lui avait expliqué que le muscle était atteint et qu'il était possible de l'opérer, mais que cela impliquait un risque vital. Witold décide de jouer sa vie sur 10 radieuse et passera se faire opérer le lendemain.
Aubentag 27
L'opération de Witold, d'après le médecin, est un succès. Il a survécu mais est inconscient pour le moment.
Illyana va prier pour lui aux temples de Sigmar puis d'Ulric.
Marktag 28
Witold se réveille et pourra retourner chez les Aue dès le lendemain, son bras doit être gardé en écharpe pendant une semaine avant de pouvoir être lentement rééduqué.
Au retour de la visite chez le médecin, Bran et Illyana sont témoins d'un miracle d'un sorcier – sans doute – flamboyant qui poursuit plusieurs personnes avec son épée ardente, devant une relative indifférence des altdorfers présents. Illyana tente vainement de poursuivre le groupe de fuyard, puis de retrouver le sorcier, accompagné de Bran. Ils rentrent sans réponse sur ce qui s'est passé sur le marché.
Backertag 29
Witold rentre chez les Aue.
Konigstag 31
La lettre d'Illyana datée du 3 Pfulgzeit arrive à Erengrad. La lettre de retour sera perdue, mais une nouvelle dot est en préparation et envoyée.
Sigmarzeit 2523
Aubentag 2
On retire l'atèle de Witold.
Entretemps, tous les autres partants sont guéris.
Marktag 3
Dieter Klemperer reçoit une réponse du baron von Pirkheimer qui lui apprend que Wolfgang Scheunacht est un homme de confiance, envoyé spécifiquement par lui sur les traces de Bran et Illyana, pour enquêter sur eux. Mais la réponse du baron ne suffit pas à le convaincre de la culpabilité d'Illyana et de Bran. Il ignore donc l'information.
Backertag 4
Meado termine l'apprentissage de la compétence « Connaissances académiques (histoire) »
Wellentag 9
Witold, après quelques jours de rééducation, indique être prêt à repartir, il semble que son bras ait retrouvé une bonne partie de sa force et ne ressent plus trop de douleur.
Illyana, qui a passé son temps à s'entrainer aux armes à feu, lance à tous le signal du départ pour le lendemain.
Aubentag 10
C'est le jour du départ pour le monastère de Saint Abélard. Konrad et Gottfried prenant leur chevaux, escortant les autres à pieds, mais Gottfried laisse la plupart du temps monter Illyana, sauf lorsqu'il part en éclaireur à certains moments.
Faute de relais, il faut bivouaquer la nuit sur la route Altdorf-Middenheim, en bordure de Drakwald.
Marktag 11
La nuit fut calme, la petite troupe quitte rapidement la route principale pour prendre un embranchement vers l'est, vers Grossbad.
A partir de là, il faut trouver un chemin vers le nord, qui doit mener directement au monastère.
Witold pense l'avoir trouvé, mais Choldric, qui est routier, le contredit : le chemin n'est pas assez large pour laisser passer un charriot. Si les moines produisent du vin, ils doivent pouvoir le livrer et donc un chemin assez large est nécessaire. La groupe continue donc pendant une paire d'heures, mais il n'y a toujours pas de chemin en vue. Ils en trouvent enfin un assez large, au moment où ils allaient abandonner. Ils s'engouffrent donc dans le chemin forestier au cœur de la Drakwald.
Le monastère n'est pas très loin. De loin, il est clair qu'il a été attaqués : trois des quatre tours sont plus ou moins détruites, le mur d'enceinte est tombé en plusieurs endroits.
Quittant le chemin, ils décident de camper au pied du vignoble, au flanc de la colline sur laquelle est construit le monastère, il y a quelques cabanons ça et là. La vigne est nettement à l'état sauvage, indiquant que les moines sont vraisemblablement partis.
A découvert, il rebroussent rapidement chemin car deux hommes-bêtes surgissent du cabanon et foncent sur eux à travers les vignes. Après une période d'hésitation, Gottfried sonne la charge et va à leur rencontre. Il embroche le premier de sa rapière pendant que Konrad, Witold et Bran s'occupent du second, mais ne parviennent pas à en venir à bout. Gottfried arrive alors, courant agilement dans les vignes, et d'un coup d'un seul transperce le second. Les hommes-bêtes empestent le vin, ils étaient manifestement ivres et n'ont, semble-t-il, pas donné l'alerte si d'autres sont alentour. Seul Witold est légèrement atteint lors de cette escarmouche.
Le groupe décide de se replier et de camper dans la forêt, espérant que si une relève a lieu, ce n'es pas pendant la nuit mais à l'aube. Ils comptent investir le monastère peu avant l'aube.
Backertag 12
Une légère pluie nocturne empêche un sommeil parfaitement réparateur et la troupe repart, avant l'aube, encore fatiguée, vers le monastère.
Tout semble encore calme. Ils décident d'une incursion discrète par une partie ébréchée du mur d'enceinte, par petits groupes mobiles, tandis que Choldric reste dans la forêt pour garder les chevaux de Konrad et Gottfried. Konrad, le premier, repère un homme-bête près de l'entrée de l'abbaye, le bâtiment principal du monastère. Ils restent dissimulés et passent par l'autre flanc de l'abbaye. Bran passe par le chemin de ronde, suivi en seconde partie par Illyana, les autres longent la bâtisse. Deux hommes-bêtes sont à nouveau visibles, ils portent du bois près de l'entrée de la seule tour d'enceinte encore intacte. Au moment de retourner vers l'abbaye, l'un d'eux semble voir quelque chose de suspect et s'approche, méfiant, de l'endroit où se cachent le groupe de Konrad. Il est reçu et vite éliminé, mais sans éviter que le second ne s'aperçoive du problème et alerte ses congénères. Il défend l'entrée de l'abbaye en attendant que leur chef, un énorme homme-bête de près d'une brassée et demi, avec une fourrure blanche, ne surgisse de l'abbaye. Mais il est vaincu par le surnombre. Un autre, entr'aperçu pendant le combat, parvient presque à s'enfuir, mais il est mis à terre par les flèches de Bran. Seul Witold a été légèrement blessé dans l'escarmouche.
Un rapide tour du monastère lève un certain nombre d'interrogations.
D'après les dommages sur les structures, le monastère semble avoir été attaqué par de l'artillerie lourde, sans doute un ou deux canons. L'intérieur est jonché de cadavres à l'état de squelette ou en décomposition très avancée.
La tour intacte est protégée par une porte en acier fermée, que les hommes-bêtes ont semble-t-il tenté d'ouvrir en la brûlant.
Enfin, l'abbaye : elle est sigmarite, mais l'inspiration des vitraux et des sculptures semble être faite pour effrayer le croyant plus qu'habituellement. Les références démoniaques sont nombreuses, la lumière qui diffuse est rougeâtre – et doit être franchement rouge en tant normal car beaucoup de suie recouvre les vitraux.
L'intérieur est désacralisé par de nombreux excréments et graffitis d'hommes-bêtes, principalement sur la statue de Sigmar et l'autel. Une partie du dallage est retournée, dont deux gisants, semblant signifier que quelqu'un – les hommes-bêtes ? - cherchait quelque chose.
Konrad va aller chercher Choldric et les chevaux, pour qu'ils tente d'ouvrir la porte de la tour, ce qu'ils parviennent à faire, en blessant légèrement Bran resté dans la passage lorsque la porte saute de ses gonds.
L'intérieur révèle le puits et la cuisine ainsi que le garde-manger, encore plein. Le premier étage est une salle forte de garde. Une sinistre scène montre six moines pendus à la charpente. Ils sont détachés et leurs restes sont rangés dans des sacs, après que leurs vêtements aient été fouillés, révélant quatre clés. La pièce est aussi fouillée et la moisson est intéressante : un coffre renferme le journal d'un jeune moine.
Illyana passe le reste de la journée à faire la lecture pendant que les autres sécurisent la tour pour y camper durant la nuit.
Le journal est celui d'un jeune moine qui a le mal du pays. La plupart du texte est consacré à des gémissements à propos de la vie ici, au milieu de nulle part, en compagnie d'un groupe de vieillards excentriques. Le journal n'est pas daté, mais d'après les indices, la dernière page semble correspondre aux derniers jours de la Tempête du Chaos, c'est la plus intéressante.
« … Je n’ai que peu de temps pour griffonner ces quelques mots avant de descendre participer aux invocations vespérales à Sigmar notre saint patron. Aujourd’hui, j’ai fait une découverte terrible… terrible. Comme d’habitude, je devais nettoyer l’autel, polir les statues, huiler les boiseries et autres tâches fastidieuses qui me sont ordinairement dévolues. Mais jamais une telle chose ne m’était arrivée. J’en fais le serment! Je suppose que dans mon épuisement j’ai dû toucher à quelque chose sans m’en rendre compte, mais seul Sigmar pourrait dire ce que c’était. Quoi qu’il en soit, alors que je nettoyais l’autel, j’ai entendu un bruit sourd à l’intérieur. Je me suis demandé comment une telle chose pouvait être possible, car il est taillé dans un bloc de pierre plein. Pourtant, ma curiosité m’a incité à regarder sous le voile d’autel. À ma grande surprise, j’y ai découvert une cavité suffisamment grande pour un homme. Je me suis aussitôt relevé pour m’assurer que j’étais seul (et c’était malheureusement le cas, je l’ai assez regretté ensuite) et j’ai passé la tête dans le renfoncement.
Il donnait sur un puits fortement incliné et assez étroit. Je me suis glissé à l’intérieur de l’autel et j’ai étouffé un cri en me sentant glisser vers ce qui m’a paru être les entrailles de la terre. Je suis arrivé dans un endroit sombre, mais pas aussi sombre qu’il aurait normalement dû l’être. Il y avait une lueur. Une fois mes yeux accoutumés, j’ai vu palpiter une terrible luminescence qui m’a rempli de terreur. Vraiment. J’en étais presque aveuglé. J’ai tendu les bras devant moi pour détecter les obstacles qui pouvaient se dissimuler dans les ténèbres et j’ai avancé jusqu’à ce que la lumière de cette aura impie soit suffisante pour que je puisse voir devant moi.
J’ai tourné le coin du couloir et je me suis retrouvé dans une longue salle. De chaque côté se dressaient des statues menaçantes, couvertes de voiles noirs. Au pied de chacune d’elles, dans des niches, étaient placés des reliquaires qui devaient chacun contenir un os ou une mèche de cheveux de notre saint père. À l’extrémité de cette crypte se trouvait une autre statue, dont le voile était tombé à terre d’une façon ou d’une autre et dont la tête coupée gisait dans la poussière, son visage de pierre figé dans une expression de douleur. À la différence des autres niches de cet endroit, celle de cette statue contenait un calice d’argent hideux à regarder.
Naturellement, je connais les histoires qui courent au sujet de notre monastère, celles qui racontent comment Sigmar lui-même a offert un signe divin à Abélard sous la forme d’un calice, mais il existe une multitude de légendes semblables au sujet des communautés telles que la nôtre. Il ne s’agissait pas là d’un objet sacré remis à notre fondateur, mais plutôt d’un instrument démoniaque et infâme. Il était façonné dans un argent d’aspect vulgaire, gravé de runes étranges qui luisaient à sa surface et il empestait la malveillance. Le pied avait été façonné à l’image d’un démon grimaçant dont la queue s’enroulait autour de ses jambes.
Dans mon effarement, j’ai tendu la main vers le calice et celui-ci m’a semblé bondir dans ma direction. Je me suis cruellement coupé la main sur la barbelure aiguisée de la queue. La blessure était petite mais elle m’a brûlé comme un brandon et mon esprit a été envahi de terribles images de tuerie dans lesquelles je me voyais massacrant mes frères. J’ai reculé hors de la crypte, mais la lumière s’est amplifiée. Je me suis enfui à l’aveuglette dans le noir, poursuivi par la luminescence rouge derrière moi jusqu’à ce que je parvienne au puits par lequel j’étais arrivé là. J’ai eu du mal à remonter car ma main saignait abondamment, mais je ne sais comment, grâce à l’aide de Sigmar, j’ai réussi à regagner le sommet… Mais que se passe-t-il? Oh! Par… »
Bezahltag 13
Illyana, aidée par Witold, décide de nettoyer consciencieusement l'autel de l'abbaye, pour essayer de trouver le passage dont le texte fait allusion. En vain. Ce n'est que lorsque Bran prend le relais que ce dernier – ou Witold – parvient à déclencher un mécanisme ouvrant une trappe sur le côté de l'autel. Le passage est extrêmement étroit. Bran s'y glisse le premier, suivi de Konrad et Gottfried qui éclaire le tout. Il mène bien à la crypte décrite par le journal... mais il n'y a pas trace du calice.
Les reliques ont été détruites, les voilages des statues arrachés et, là où devait se trouver le calice, la place est vide, seule une belle épée est laissée là, à terre.
L'un des voiles est déchiré à un endroit, révélant quelques traces de sang. L'homme à l'épée se serait-il emparé du calice, blessé, soigné avec le voile puis aurait quitté l'endroit en oubliant son épée ? A-t-il du, pour pénétrer, détruire les reliques ?
Bran réuni les reliques des saints à terre, en essayant de bien les récupérer et les étiqueter : il y a celles de Saint Gerber – un homme taillant une vigne – de Saint Weiss – sans doute un érudit, sa statue le représente sur une pile de livres – de Saint Sander – une vierge à l'enfant – de Saint Winkler – un guerrier terrassant la bête avec une lance – et Saints Grimmel et Leben.
Après une fouille minutieuse de la crypte, la conclusion est qu'il n'y a rien d'autre à dénicher dans le monastère. Ayant été détruit par des coups de canon, ils décident d'emprunter le lendemain le chemin qui se dirige vers le Nord pour se rendre à Frederheim et se renseigner s'ils ont vu des troupes passer.
Une seconde nuit est passée dans la tour.
Konigstag 14
La route du Nord ne mène pas à Frederheim, mais au cimetière du monastère. Il accueille une cinquantaine de tombe de moines et une petite chapelle dédiée à Morr qui, étrangement, à une porte – mais celle-ci reste entrouverte.
De l'intérieur de la chapelle s'échappe une forte odeur, un mélange de putréfaction et de pourriture. La vision est cauchemardesque : une multitude – 15,20, 30 ? – de cadavres, tous entièrement démembrés et décapités finesse de pourrir, éparpillés dans la chapelle. La plupart, voire tous, semblent être des soldats de Nuln, d'après Bran qui repère les uniformes, mais qui ne sont pas de missiliers.
Ravalant son dégout devant l'horreur de la situation, Bran décide qu'il faut faire une fosse commune pour enterrer les restes des corps et leur laisser une sépulture. Ils s'attèlent tous à leur travail de fossoyeur.
Essayant ensuite d'assembler le puzzle des évènements survenus au monastère, ils y retournent pour détailler plus avant les corps. L'intérieur du monastère révèle que des corps d'hommes-bêtes, sauf deux corps de soldats de Nuln. A l'extérieur, aux pieds des murailles, ce sont tous des corps de moines.
L'hypothèse faite sur les évènements est mouvante, mais un consensus semble se réunir autour de la théorie selon laquelle le monastère aurait été attaqué par des hommes-bêtes qui aurait été envoyés pour trouver « quelque chose », sans doute un objet puissant sans qu'ils ne sachent où chercher.
Durant l'attaque, quelques moines se seraient réfugiés dans la tour pendant que le gros de la troupe des hommes-bêtes auraient investi le monastère en faisant tomber la porte.
Puis, une troupe de soldat de Nuln détachée de l'armée serait venue porter secours aux moines, supportée par un ou deux canons. Le monastère est vite repris, le gros de la troupe – et les canons – repart et un petit contingent reste sur place pour aider. Le jeune moine confie son histoire à l'officier resté sur place. Ce dernier trouve le calice, se blesse puis, possédé, élimine sa troupe.
Plus tard, devant l'échec des premiers hommes-bêtes, leur chef envoie une seconde troupe pour trouver ce qu'il cherchait initialement, troupe qu'ont croisés Gottfried, Konrad et consorts.
Il faut donc retrouver l'officier de Nuln qui aurait laissé son épée dans la crypte en se renseignant sur les mouvements de troupes à Altdorf, mais d'abord à Frederheim qui est plus proche.
En attendant, la journée étant avancée, il est temps de passer une nouvelle nuit dans la tour du monastère.
Angestag 15
Les conditions d'hygiène semblent avoir permis l'infection de la jambe de Bran qui lui fait mal et est rouge, mais plus sérieusement du auriculaire gauche de Witold, extrêmement douloureux et qui a pratiquement doublé de volume.
Ils partent malgré tout vers Frederheim, qu'ils atteignent dans la soirée. La seule auberge de ce pauvre petit village est tenue par Burgolt, un tavernier qui ne s'occupe qu'à moitié de ses seuls clients et qui explique être un ancien pensionnaire du couvent proche, le Grand Hospice de Shallya, qui s'occupe de traiter les maux de l'esprit.
Festag 16
Bran, Illyana et Witold se rendent au couvent par une journée pluvieuse. Ils s'entretiennent avec sœur Krystyn, lui faisant comprendre qu'ils aimeraient savoir si un certain moine du monastère de Saint Abélard était en soin chez eux. Ils sont envoyés par le temple de Sigmar pour tenter de le retrouver depuis la destruction du monastère.
Krystyn leur explique que l'accent d'Illyana et de Witold, le médaillon d'Ulric de Witold ainsi que leur allure générale lui fait penser qu'ils ne sont pas envoyés par le clergé sigmarite. Elle sera ravie de fournir des informations sur ses éventuels patients devant des émissaires officiels du culte, ou devant des écrits dont la provenance serait dûment prouvée.
Sœur Marietta les raccompagne à l'extérieur des hauts murs du couvent, duquel ils sortent pas plus avancés qu'auparavant.
Ils passent donc le reste de la journée à ruminer dans l'auberge en compagnie de Burgolt qui n'a pas pu aller aux champs en raison du temps. Illyana nettoie les blessures de Witold et Bran.
Le lettre de Konrad à sa mère, datée du 26 Pflugzeit, lui arrive. Elle prépare se réponse.
Wellentag 17
C'est l'heure du retour vers Altdorf : une bonne journée de marche.
Konrad retrouve son hôtel particulier tandis que les autres tentent encore de se rendre chez la Révérende Roban pour lui raconter leur voyage.
Ils parviennent à la rencontrer le soir même et lui transmettent ce qu'ils ont appris. Elle indique que comme la piste du calice n'est pas totalement refroidie, ils vont devoir poursuivre leur enquête sur cette épée et si cela signifie qu'il faut aller à Nuln, il faudra y aller !
Quant à elle, elle se charge de se renseigner sur les patients internés au Grand Hospice de Shallya.
Aubentag 18
Illyana écrit une lettre à Lord Frederick lui indiquant qu'elle aurait besoin de ses lumières pour remonter une piste concernant un officier de Nuln.
Elle se rend ensuite, accompagnée de Bran et Witold qui doivent passer chez le médecin, à la Forteresse Impériale pour enquêter sur les armées de Nuln.
Là, Witold reconnaît sur les peintures murales les uniformes vus sur les cadavres du monastère. Il semble qu'ils appartiennent effectivement à l'armée de Nuln et plus particulièrement au train d'artillerie Adolphus et à une compagnie de reîtres : soit celle de Fils de l'Empire, soit celle des Feux de l'Empire – leurs uniformes étant très proches l'un de l'autre.
En ressortant, Illyana fait du charme à un garde qui lui explique qu'il n'y a pas de règle absolu pour définir un uniforme de soldat. Chaque compagnie porte en général les couleurs de son régiment selon des formes différentes – les couleurs de Nuln étant le jaune et le noir. Mais il n'y a pas de règle stricte sur l'utilisation de ces couleurs, on voit souvent une grande variété de styles entre les compagnies issues du même régiment. Certains peuvent avoir des manteaux noirs, d'autres des vestes rayées en noir alors que d'autres n'auront qu'un capuchon orné de plumes ou de rubans noirs. Dans la bataille, les soldats reconnaissent leur troupe grâce à leur porte-étendard, chaque bannière ayant un motif distinct, souvent lui aussi une variation du motif du régiment provincial.
Illyana repart contrariée du manque de professionnalisme de Bran qui n'a pu distinguer entre la compagnie des Fils de l'Empire et celle des Feux de l'Empire. En fait, la différence entre l'uniforme des deux compagnies est mince : les deux portent une armure noire avec des bandes blanches, les premiers ajoutent des gants en cuir naturel, les seconds des gants en cuir noircis.
Elle laisse Bran et Witold chez le médecin pour essayer de soigner leur infection, pendant qu'elle se rend chez la révérende Roban.
Étonnamment, malgré le jour – l'Ascension de Sigmar – la révérende est disponible. Illyana explique à la révérende qu'elle est gênée financièrement, et elle est surtout embêtée de devoir gérer cela vu sa position. Klara Roban semble être surprise eu égard au statut de son futur époux : même s'ils n'ont pas de liquidité, ils devraient pouvoir en obtenir aisément auprès d'un banquier.
Illyana se rend ensuite chez Theodora Pferig. Il est assez tard, mais elle semble absente.
De retour à la maison, Gottfried, après avoir pris des nouvelles des déplacements d'Illyana, lui explique ses nouveau projets : il a réussi à se procurer assez d'argent pour se rendre à Nuln avec elle à bord de l'Empereur Wilhelm. C'est une croisière qui leur permettra de faire plus ample connaissance, tous les deux. Ils pourront amener deux domestiques : comme il a des doutes sur l'efficacité de Choldric qui serait soit-disant élu de Sigmar comme en atteste sa cicatrice, il le met en balance avec Witold qui lui semble plus efficace, le second serait bien sûr Bran. Illyana lui rappelle sèchement que Witold est le seul à s'être précipité à son aide dans les égouts il y a quelques semaines et y a été gravement blessé. Ça le convainc de choisir Witold et Bran. Si Konrad von Liebenfels souhaite venir, il pourra sans doute trouver lui aussi une place.
Illyana tente ensuite de le convaincre qu'elle doit être son égal et qu'elle songe à s'engager dans l'armée pour y devenir officier. Gottfried semble tomber des nues devant cette demande et explique qu'il n'y a pas lieu qu'il existe une compétition entre eux deux, chacun sera complémentaire, et ce n'est pas à l'armée qu'elle pourra lui donner une descendance.
Gottfried rend visite à Bran pour l'installer dans une chambre en tant qu'invité de la maison Aue. Il discute avec lui en partageant un verre pour essayer d'aplanir leurs différents quant à la possession supposée de Gottfried, démentie par l'Église de Sigmar. Bran convient que ses doutes ne sont pas rationnels. Gottfried lui demande s'il y a quelque chose qu'il pourrait faire pour lui rendre service. Bran est trop à ses remords pour être constructif. Gottfried lui explique qu'Illyana lui a parlé de s'engager dans l'armée, il voulait savoir si c'était une lubie ou si elle a déjà eu ce projet. En tout cas il tombe sur Bran pour l'en dissuader ; Bran semble sur la même ligne que Gottfried.
Bran rapporte à Illyana sa conversation avec Gottfried, il craint avoir été empoisonné. Il lui explique qu'ils n'ont parlé de rien en particulier, plutôt d'histoires militaires, en tant que deux anciens militaires, une vie qui n'en vaut pas la peine selon Bran. Il explique avoir fait profil bas devant Gottfried et lui avoir dit que ses doutes sur sa possession n'étaient pas fondés. Il ne pense bien sur pas un mot de ce qu'il a dit à Gottfried !
Marktag 19
Witold boit plus que d'habitude pour faire passer la douleur et soigner son doigt. Son auriculaire le fait toujours beaucoup souffrir.
Illyana cherche l'armurier le plus réputé d'Altdorf. A l'atelier, elle montre l'épée trouve au monastère pour savoir qui l'a fabriquée. L'armurier lui dit que ça ne sort pas de chez lui et qu'elle n'a d'ailleurs pas de poinçon. C'est étonnant, ce n'est pas un mauvais travail selon lui. Il donne une série d'adresses de bons armuriers sur Nuln et Aldorf pour que Illyana puisse aller les voir, ce qu'elle se met en tête de faire.
Au second armurier, elle trouve des réponses à ses question. L'artisan trouve le poinçon du fabriquant, un fin chevron. Il était dissimulé sous la garde, selon lui sans doute car la garde terminant la lame n'était pas celle prévue initialement et la garde mise à la place serait plus imposante que la garde prévue.
Backertag 20
Illyana fait à nouveau intervenir le médecin pour Witold, qui extrait une quantité non négligeable de pus.
Puis elle se rend chez Theodora Pferig pour lui demander comment elle financer ses expéditions, surtout dans les moments cruciaux où elle était à cours d'argent. Cette dernière expliquait qu'il n'était pas honteux de piller certains adversaires tombés, bien que les richesses des serviteurs de la Ruine puissent être sujettes à caution, il convient généralement de se méfier de celles des cadres des organisations impies, celles en possession du tout venant ne sont généralement pas trop souillées.
Illyana reste ensuite chez les Aue pour rédiger deux lettres. La première est destinée à Dieter Klemperer pour lui annoncer qu'elle passera le lendemain. La seconde est pour Konrad Messner – qu'elle joint à celle de Klemperer pour qu'il lui transmette – qui lui annonce qu'elle souhaite le voir.
Bezahltag 21
Le matin, Witold est à l'agonie, il est fiévreux et délire. Illyana quitte la maison, sise dans le quartier Oberhausen, près des quartiers Reikmarkt et Domplatz Distrikt, pour rechercher le médecin.
Elle en profite pour passer chez Dieter Klemperer, qui est absent.
Pendant que le médecin s'occupe de Witold, Gottfried fait une proposition à Illyana. Comme elle veut être sur un pied d'égalité avec lui, il lui propose, au lieu de s'engager dans l'armée, de s'engager dans un autre combat, moins brutal mais tout aussi dangereux : celui de la cour.
Au lieu de travailler pour l'Empire, elle travaillerait pour quelque chose d'encore plus important : la famille – en tant que kislévite, elle doit comprendre ces ordres de priorité.
Comme ils vont se rendre à Nuln – le départ est prévu le 25 – c'est l'occasion d'essayer de fréquenter la cour de l'Impératrice dans le but de redorer le blason de cette branche de la famille, désavouée car elle était proche de Maria-Ulrike Von Ambosstein, la nièce de l'Impératrice, avant qu'elle ne soit complice de l'assassinat de l'un des invités d'une des fêtes dépravées de cette dernière – qui n'était que comtesse à l'époque.
Illyana parvient à en soutirer plus de Gottfried, concernant l'histoire familiale.
Maria-Ulrike a été jugée pour complicité dans le meurtre de cet invité, le Baron Otto von Dammenblatz de Wissenburg, et pour comportement immoral. Elle a réussi a prouver son innocence, malgré le manque de soutien, pour ne pas dire plus de la comtesse.
La comtesse étant susceptible, elle n'a jamais pardonné à la branche Aue son soutien indéfectible à Maria-Ulrike. Elle l'a bien sur encore plus mal vécu à l'acquittement de cette dernière, tout comme les Von Dammenblatz qui ont tenté plusieurs complots et machinations pour salir Maria-Ulrike, par exemple lors du mariage avorté de son frère, Karl-Heinz avec l'héritière des Saponatheim, au château Grauenberg : elle a été retrouvée saoule – en fait droguée – dans sa chambre avec une dague ensanglantée à la main, le corps d'un jeune invité dénudé sur son lit, et des pamphlets illustrant et décrivant des rites slaaneshi éparpillés dans la chambre.
Le débat est interrompu par le médecin de Witold qui demande à Illyana si ce dernier souhaiterait un prêtre de Morr, ses fluides ont un aspect et une odeur inquiétant !
Illyana se rend dans la chambre de Witold, très fiévreux, s'enquérir de son état. Il va mal. Elle essaie de connaître l'endroit ou est enterré le corps de son jeune frère. Il serait enterré près de Schoninghagen, non loin de Middenheim.
Elle lui demande alors s'il a une lettre à transmettre à sa famille, au cas où il lui arriverait malheur. Elle écoute et note attentivement les griefs de Witold enversd l'Empire et les impériaux. Dans son délire, il n'a pas un mot pour sa famille.
Illyana le laisse ensuite dans les mains des médecins.
Elle quitte ensuite à nouveau la maison avec Bran pour rechercher un fourreur kislévite. Elle en trouve un à Werksviertel, Ivan Maselov, et lui demande s'il serait capable de l'habiller pour un bal à la cour de l'Empereur. Elle attend de lui quelques propositions, ainsi que des croquis de livrées. Il les lui promet pour le lendemain.
Bran suspectant un homme corpulent vêtu de lourdes robes noires de les suivre, Illyana demande au fourreur de la renseigner le lendemain si un tel homme passe dans son échoppe.
De retour à la maison, avant de se coucher, elle prépare une nouvelle lettre à Dietfried à Middenheim, lui demandant de s'occuper de la dépouille de son frère.
Konigstag 22
Witold survit à sa nuit, la fièvre a baissé et il n'est plus délirant. Il est sans doute sauvé.
Profitant de la bonne nouvelle, Illyana explique à Gottfried que Witold sera sa touche exotique, un garde du corps stylé.
Par contre, pour sa camériste, elle confie à Gottfried le soin d'en chercher, elle devra être discrète, effrontée ni effacée, jeune, souriante, menue mais dure à la tâche.
Illyana, accompagnée de Gottfried, Bran et Otfried, se rend chez le fourreur pour voir ses propositions. Gottfried semble convaincu et commande des tenues pour... le 25. Ce sera cher, mais Ivan accepte.
Otfried est ensuite chargé de trouver une camériste selon les critères d'Illyana, mais il revient bredouille au soir. Gottfried se rend alors compte que, avec Witold et Bran, il n'a plus de place pour un autre serviteur sur le bateau. Il faudra voir cela à Nuln. En attendant, il abandonne l'idée de la camériste, et renvoie par la même occasion Choldric.
Angestag 23
Il faut se préparer pour un voyage dans un bâtiment de luxe. Otfried s'emploie, sur les conseils d'Illyana, à tailler la barbe de ses hommes : Witold, qui va beaucoup mieux, et Bran.
Il prend la liberté de raser de près Bran, ce qui n'est pas forcément la meilleure idée, vu la gueule cassée de ce dernier et ses dents manquantes !
Lord Frederick choisit la matinée pour rendre visite aux Aue. Illyana lui montre l'épée trouvée au monastère. Bran lui raconte l'histoire du calice sans que Lord Frederick n'ait trop à insister. Comme ils sont dans le besoin, il leur propose de rachetée l'épée s'il n'en n'ont plus l'usage.
Il négocie le prix avec Illyana et tombent d'accord sur 50 couronnes pour l'épée. Il ajoutera 30 couronnes s'ils parviennent dans leur pérégrinations à en savoir plus que ce qu'ils n'ont déjà dit sur son histoire.
Il les quitte en leur promettant de se renseigner, si possible, sur les unités de Nuln passées par Altdorf lors du retour de la guerre.
Gottfried et Illyana s'entretiennent alors sur les plans pour s'introduire à la cour de Nuln. Ils arrivent à la conclusion qu'il faut agr sur deux fronts : ne pas laisser passer toute opportunité d'obtenir des invitations pour le bal de fin de clôture et essayer de trouver un cousin de la branche des Meissen, Wolfhart von Liebwitz car, selon les dernières nouvelles qu'a eu Gottfried lorsqu'il était au deuil à Meissen, il pourrait être à Nuln. Selon Gottfried, c'est un fat, mais il pourra peut-être servir.
Illyana et Bran se rendent ensuite chez Dieter Klemperer pour demander à rencontrer Monseigneur Messner. Ce dernier leur explique qu'il ne pourra les faire le rencontrer avant leur départ. Illyana charge Klemperer du message. Elle compte lu faire savoir qu'il sont à la recherche d'une autre partie de l'essence du démon, hébergée ou emprisonnée dans un calice qui était caché dans un monastère.
Dieter Klemperer, rarement surpris, ne comprend pas pourquoi les sigmarites auraient révéler cette perte, en tout cas le Collège lumineux fera bon usage de cette information pour éviter les attaques probables de l'Église devant les évènements au Collège Lumineux et la perte du poignard.
Enfin, à la demande d'Illyana, il leur laisse le nom d'un contact à Nuln, un certain Knud, dont la dernière adresse connue était Au Retour du Flibustier. C'est un ancien de ses apprentis, de loin pas le meilleur, actuellement. Il est redevable financièrement au Collège et sera donc motivé à aider son ancien maître.
De retour dans la demeure familiale, Illyana écrit une lettre à sa famille, leur apprenant la disparition de son frère sur les routes impériales.
Bran se rend chez les von Liebenfels pour informer Konrad de leur départ le surlendemain. Konrad décline l'invitation pour se rendre à Nuln avec eux mais leur souhaite bonne chance et indique qu'il sera prêt à leur donner un coup de main lorsqu'ils reviendront à Altdorf.
Festag 24
C'est le jour des préparatifs, Otfried boucle les malles, Witold devrait être d'attaque.
Lord Frederick passe à l'hôtel particulier des Aue pour conclure la transaction : 50 couronnes pour l'épée trouvée au monastère. Il leur remet aussi la liste des compagnies de reîtres et d'artillerie passées par Altdorf à la fin de la guerre :
Le Train d'Adolphus, une compagnie d'artillerie commandée par Johann von Metzenburg ;
Les Feux de l'empire, une compagnie de reîtres commandée par Gerlach Baer ;
les Fils de l'Empire, une autre compagnie de reîtres commandée par Rolf Vogt.
Les deux dernières compagnies sont issues d'une scission récente.
Wellentag 25
C'est le départ. C'est un peu la cohue pour monter devant l'un des fleurons navals de l'Empire, l'Empereur Wilhelm, avec ses trois ponts. La bousculade est surtout ressentie du côté des serviteurs qui se chargent des malles, comme Bran et Witold. Quant aux cabines, même en seconde classe, elles sont luxueuses.
Les invités sont reçu un à un par le commandant de bord, Gerhart Riese, scrupuleusement bien habillé, mais d'apparence ingrate : les membres maigrelets, un ventre rebondi, des bajoues tombantes, des yeux porcins et chauve.
Les domestiques sont chargés de récupérer armes et armures pour les remettre au commissaire de bord, à part une épée par personne, elles sont interdites à bord.
Les passagers sont alors réunis au salon pour un discours du capitaine Fleugweiner Bischof, un homme assez âgé mais encore solide, à l'air fatigué mais arborant fièrement des rangées de médailles. Il explique les règles de vie sur le navire.
C'est alors qu'arrive Ivan le tailleur, qui veut faire essayer les costumes à Illyana, et surtout être payé, mais il ne peut pas monter à bord, il n'est pas sur la liste des passagers.
Bran va expliquer la situation à Gottfried qui se fâche tout rouge et explique qu'il veut profiter de son voyage et ne pas être embêté toutes les cinq minutes par des contingences matérielles de second ordre. Il renvoie Bran avec une pistole pour soudoyer l'équipage. Bran repart fâché, prévient Witold et va bouder dans sa cabine, qu'il doit partager avec Witold mais aussi Stephke, le domestique d'un noble de la cabine voisine. La cloche d'appel a beau sonner, il ne bouge pas.
Gottfried finit par faire rentrer le tailleur. Illyana fait ses essais. Il est emballé par le travail d'Ivan et accepte les tenues, ainsi que les livrées pour Witold, qui sont effectivement de fort belle facture.
La première journée se passe sans problème, l'avance du navire est lente mais inéluctable. Gottfried et Illyana dînent à la table d'un certain Mathias Alptraum, un jeune homme au charme sombre et ombrageux.
Du côté des domestiques, Stephke, toujours importuné, semble jaloux du sort de Witold et Bran qui semblent se la couler douce. Il est même appelé dans la nuit puis tôt le matin, la cloche se chargeant de réveiller toute la cabine.
Aubentag 26
Le bateau s'arrête quelques moment devant le château Gardereik pour permettre à tous de l'admirer, puis repart. Le temps est difficilement supportable, une forte chaleur humide stagne sur le Reik, même les quelques gouttes de pluie ne parviennent pas à rafraîchir l'atmosphère.
La journée se passe tranquillement jusqu'au service du soir. Le dîner à peine commencé, les passagers se rendent vite compte que le navire est attaqué : des flèches volent sur le pont mais, pire que cela, des bruits de combat se font entendre sur le navire lui-même. C'est la panique chez la plupart des passagers. Certains essaient de bloquer les baies vitrées du salon avec les tables. Gottfried est le seul à quitter le salon pour aller sur le pont prêter main forte à l'équipage. Illyana ne tarde pas à sortir pour essayer de retrouver sa trace. Du côté des cabines, Bran et Witold mettent un peu plus de temps à réagir.
Il est temps de se dévoiler.
Le bateau est attaqué et tu ne peux pas rester sans réagir.
Bran s'est sacrément enlaidi depuis que tu l'as vu la dernière fois. Il a la gueule cassée, des dents qui manquent devant ; il ferait mieux de porter la barbe pour cacher tout cela.
Tu as encore un peu de rancœur à son égard, même si ces quelques mois t'ont appris l'importance toute relative de toute cette vie qui grouille et s'agite.
La vie n'est que le soubresaut de ce qui amène l'âme dans le Royaume de Morr. La manière dont elle est vécue n'est que de peu d'importance : quelles que soient les difficultés de l'accouchement, tant que le bébé vit et pleure, il ne retiendra rien de ce moment. Telle est la vérité pour les âme qui se présentent à Morr.
Tu as parlé de ton rêve au Père Ortlich Schaffer. Tu sais qu'il faut toujours être attentif aux songes. Celui-ci s'est imprimé tellement puissamment dans ta mémoire qu'il ne doit pas être anodin.
Le Père n'a pas toutes les clés de ton rêve, ou ne souhaite pas te les transmettre. Interpréter ce rêve, c'est sans doute le passage initiatique avant l'ordination. On dit que, au sein de l'Eglise, les Faiseurs de Miracles sont ceux qui parviennent à comprendre la Parole.
Tu sais pertinemment que tu n'es pas une initiée typique, sans doute pas la mieux vue et que tu penses encore trop souvent aux vivants. Mais ce rêve, ce message, est un signe.
Tu as franchi une étape.
Pour comprendre ce rêve, il faut partir. Le Père a approuvé lorsque tu lui en as parlé, il t'a même donné les premières clés : l'Empereur Wilhelm, la Semaine de la Poudre Noire, c'est très bientôt.
Tu t'es rendue en hâte à Altdorf. Le Temple a même financé une place pour toi en seconde classe, mais ce n'est pas une croisière oisive qui t'attend...
Dans ton songe, tout avait bien commencé. Tu prenais du bon temps dans l'air chaud de l'été, protégée du soleil, une légère brise te rafraichissait. Tu as une impression de flottement et tu commences à avoir soif.
Tu n'as même pas besoin de formuler ta demande, un majordome t'apporte un rafraîchissement dans une fine coupe d'argent. La majordome te tend la coupe, avec un sourire très professionnel. Tu le reconnais, c'est Gustav Von Bechen, celui qui t'a chassée comme une malpropre il n'y a pas si longtemps. Tu sens qu'il est maintenant servile, à tes ordres et à ta merci et tu ressens une sensation inavouée de jouissance devant sa nouvelle condition.
La boisson est exquise, même si tu as ressenti un picotement presque douloureux au moment de porter le breuvage à tes lèvres. La texture est épaisse, le goût puissant.
Ta curiosité te pousse à demander la recette du cocktail. « C'est d'une simplicité folle » te dit-on en t'amenant près du buffet, « voyez... » Tu te rends compte pour la première fois, en te levant, du paysage alentours : la mer verte formée par les forêts au sein desquelles coule le Reik ne sont pas menaçantes, elles sont magnifiques et dansent dans le vent en suivant un rythme presque organique. Tu es sur un bateau, luxueux, tous sont là pour te servir.
C'est à ce moment que la vision devient plus onirique, plus étrange. Tu voies que la proue du bateau fait corps avec un géant, qui nage, inéluctablement. Le géant porte un cimier représentant un aigle tenant un marteau.
Tu arrives finalement au buffet. Tu mets un peu de temps à le reconnaître, tu es trop abasourdie, mais c'est bien lui, c'est Bran !
Il est nu comme un ver, une pomme dans la bouche, du persil sortant des oreilles, allongé sur une table parée d'une nappe blanche immaculée. Il ne semble pas entravé mais seuls ses yeux bougent, son regard est épouvanté. Les gens autour de toi, qu'ils soient valets ou invités de marque n'ont pas l'air choqués, ni même intéressés en quoi que ce soit par la situation.
Le majordome s'approche alors de Bran avec une coupe. Il en tire un liquide épais et rougeâtre de son flanc percé d'un robinet en argent très finement ciselé. Ce dernier détail a raison de ton sang-froid. C'en est trop. Tu t'enfuies en hurlant.
Tu descends dans un escalier, tu cours dans des coursives. Ça n'en finit pas.
La lumière se raréfie.
Tu suffoques légèrement car, de plus en plus, une fine poussière noire se fait omniprésente. Ton cœur bat tellement fort dans tes tempes qu'il t'assourdit presque, chaque battement est un coup de canon. Le bruit devient insupportable.
Tu descends encore, parvenant tu ne sais comment à fuir ce bruit, ton cœur reprend un rythme plus normal mais le bruit cède peu à peu la place à l'odeur, plus écœurante à mesure que le silence se fait.
Tu erres, tu es perdue au milieu de couloirs de pierre mais c'est à peine si tu entends tes pas résonner.
Tu commences sérieusement à paniquer mais l'espoir renait lorsque tu crois percevoir des voix. Tu te diriges vers elles, anxieuse.
De dos, un vieil homme, maigre, puant la putréfaction, vêtu de simples robes noires maculées de tâches. Il lève les bras en signes incantatoires. Devant lui, un jeune garçon de dix ans tout au plus le regarde, attentif. Malgré son jeune âge, tu le reconnais, c'est Bran !
Tu avances vers lui et te retournes pour dévisager le vieillard. C'est en fait un marionnettiste. Il est pâle, émacié, son visage est couvert d'abcès suppurants. Il anime deux marionnettes... des squelettes. L'une porte les armes et vêtements que tu connais à Bran, la seconde porte des robes noires.
Tu ne peux t'empêcher de regarder ce spectacle dérangeant. La marionnette aux robes noires tend un sceptre qu'il abat sur la coupe tendue par l'autre marionnette. La coupe se fend puis un hurlement suraigu retentit, accompagné d'un nuage de cendres noires qui tourbillonne autour de la coupe brisée avant de se dissiper.
Le jeune Bran semble alors se dédoubler. L'enfant reste assis, ravi, à applaudir tandis que Bran adulte émerge de son corps, les yeux injectés de sang. Il se rue sur les marionnettes squelettiques et les brise. Le marionnettiste semble décontenancé mais ressort deux nouvelles marionnettes de son sac. Bran les détruit aussitôt et finit par se ruer sur le marionnettiste.
Tu te réveilles en sueur !
Le bateau est assailli par des hommes-bêtes qui ont accosté en barque et grimpé sur le pont à l'aide de grappins, tandis que leurs complices, sur la rive, arrosait le navire de flèches.
Le pilote parvient assez rapidement à mettre la bateau hors de portée des flèches, et la bataille contre les quelques ennemis ayant parvenu à grimper sur le pont est assez vite gagnée. Les pertes sont minimes au total : il n'y a qu'un blessé léger mais quatre morts dont... Witold ! Ce dernier, abrité dans un escalier à visé et tiré sur un homme-bête esseulé avant de commencer à recharger son pistolet. C'était une erreur fatale. L'homme-bête n'a pas semblé gouter être la cible d'un tir au pigeon et s'est ruer sur Witold, qui était, là est l'erreur, resté à portée. Paniquant en voyant qu'il ne rechargerait pas à temps, il est presque sans défense lorsque l'homme-bête abat son épée à la hauteur de son épaule, tranchant le pauvre Witold très profondément. Il met bien une trentaine de secondes avant que son regard ne devienne vide et qu'il pousse un dernier râle.
Une surprise attend cependant Bran lorsqu'il va pour constater l'état du streltsi : quelqu'un s'est déjà penché sur son corps et lui confirme sa mort. Cette personne, il la connait : c'est Meado ! Que fait-elle là ?
Pas le temps d'en parler pour le moment, l'heure est au rassemblement au salon sous les ordres du capitaine, qui a passé au fil de l'épée le dernier homme-bête. Devant un apéritif improvisé offert par l'équipage, le capitaine remercie les invités qui ont aidé à sauver le navire et explique que trois marins sont morts, ainsi que l'un des serviteurs d'un des voyageurs, Witold Piotrowsky. Il s'excuse des désagréments qu'il affirme rarissimes. Pour appuyer ses dires, il promet une remise à tous les voyageurs sur le tarif du voyage, dont une plus importante pour ceux qui ont activement aidés. Meado se présentant comme initiée de Morr sera chargée de la cérémonie un peu plus tard, après le repas qui sera un peu retardé.
Les passagers discutent un peu entre eux, pour chasser leurs angoisses durant le cocktail. Après les remerciements du capitaine, Mathias Alptraum va aussi féliciter Gottfried et Illyana. Bran, fâché de la façon dont il est traité, comme un sous-fifre, retourner bouder dans sa cabine.
Illyana, à part, lui fait porter une tasse de thé en l'invitant à se joindre à elle au repas du soir. Elle invite également cette Meado que Bran semble connaître. Une ancienne amie intime, glisse-t-elle...
Meado, après quelques politesses, va le rejoindre pour le soigner. Elle lui explique pourquoi elle est là, et qu'elle lui en veut beaucoup moins avec le temps. Elle lui raconte qu'elle est là à cause d'un songe que Morr lui a envoyé sans en dire plus pour le moment, ils sont interrompus par l'heure du repas.
Bran et Meado se joignent à la table de Gottfried, Illyana et Mathias, sous le regard surpris et inquisiteur de Gottfried. Sentant le froid entre les convives, c'est surtout Mathias qui accapare la discussion, expliquant qu'il fait partie de la famille Alptraum, qui régnait sur l'Averland avant un coup d'état de Marius Leitdorf une dizaine d'années auparavant. Après la bataille du Feu Noir en 2520 et la disparition de Marius, la situation est floue. Les deux familles revendiquent la province et Mathias cherche à nouer des contacts hors du comté. Il s'intéresse donc beaucoup à la famille Aue.
Dans la discussion, Bran insulte Mathias en expliquant qu'il pense que naturellement le comté devrait revenir aux Leitdorf : en ces périodes de crise, il faut que la province soit gouvernée, de préférence par ceux qui la connaisse le mieux puisqu'elle la gouvernait avant la guerre.
Mathias quitte la table. Gottfried invite Bran à faire de même, ce que refuse ce dernier. Gottfried quitte alors la table et rattrape Mathias, sans doute pour s'excuser. Bran se fait alors tancer par Illyana qui estime qu'il est allé trop loin, qu'il savait qu'il créerait un incident et n'a pas pu s'empêcher de le faire. Elle l'invite à s'excuser auprès de Mathias, ce qu'il consent à admettre vouloir faire à la prochaine occasion.
Le dîner se poursuit cependant entre Illyana, Bran et Meado. Cette dernière explique à Illyana dans quelles circonstances ils se sont rencontrés. Elle l'a sauvé de guerriers du Chaos, non loin de son village perdu dans les Principautés Frontalières. Illyana semble apprécier qu'une femme soit capable de tels exploit et regrette, presque à voix haute, que Gottfried ne soit pas là pour entendre cela.
Après le dîner, le capitaine Bischof fait un office pour les marins morts et Witold, office clôt par Meado et la remise des dépouille au Reik, devant une grande partie de l'équipage et des voyageurs.
Le soir, Illyana et Gottfried discutent des évènements de la journée. Illyana parvient à le maintenir calme et pas trop revendicatif devant l'effronterie de Bran en arguant que Bran est nécessaire, qu'après tout son tatouage prouve qu'il est un Élu sigmarite et ulricain. Elu ou pas, Gottfried fait comprendre qu'il ne laissera plus passer de tels actes impunément.
Dans la cabine de l'équipage, Meado va rencontrer Bran. Elle lui narre le rêve qu'elle a eu. Elle a vu Bran assister à un spectacle de marionnettes, lorsqu'il avait une dizaine d'années. Le spectacle représentait Bran adulte et un homme en robes noires, peut-être un prêtre de Morr. L'homme en noir tenait un sceptre qu'il a abattu sur une coupe que tenait le personnage de Bran. La coupe s'est brisée dans un hurlement et une fumée noire. Puis le spectateur Bran s'est dédoublé, son côté adulte a surgi du corps de l'enfant et s'est rué sur les marionnettes pour les détruire, puis sur le marionnettiste. Meado conclut par le fait qu'un choix va s'offrir à Bran. Ce dernier semble affecté par ce que raconte Meado et se lamente sur l'instrument du Chaos qu'il pense être, sur « le vaisseau dans lequel s'incarnerait cette chose ». Il raconte qu'il a perdu trois des quatre reliques emprisonnant l'essence d'un des principaux lieutenants de Khorne, trop ambitieux et puni par son maitre. Ils sont à la recherche du quatrième, une coupe, et il n'ose penser à la catastrophe qui se produirait s'il la perdait aussi.
Marktag 27
Meado est réveillée, comme beaucoup, par un coup de feu.
Il y a vite pas mal d'agitation dans les coursives. Le coup de feu provient de la chambre de Bran.
Stephke, pâle comme un mort, explique qu'il n'a pas vu ce qui s'était passé, il dormait. Mais Bran est dans son lit, dans une mare de sang, un pistolet près de sa main.
Meado, en tant qu'initiée de Morr, est autorisée à se rendre près du corps. Il est vivant ! Il y a beaucoup de sang, mais la blessure reste relativement superficielle eu égard au fait que le tir, car il y a bien eu tir, a été fait à bout touchant.
Elle le soigne rapidement pour éviter qu'il ne perde plus de sang et accorde un peu d'attention aux alentours. Elle trouve une lettre, qu'elle lit et garde par devers elle.
« Je suis désolé d'avoir mis tant de temps à identifier l'ennemi de l'intérieur. Il eut fallu que Morr m'éclaire sur la corruption qui m'a atteint passé ma prime jeunesse.
Combien mes fautes méritent plus de douleurs et de châtiment que l'urgence de la situation ne me force à faire.
Ma vie n'aura su être utile qu'au Chaos, puisse ma mort libérer l'Empire du risque que j'ai fait courir à tous.
Sigmar puisse-t-il me châtier comme je le mérite. »
Elle explique au capitaine qu'il s'agit d'une tentative de suicide mais que Bran s'en sortira. Le capitaine demande à pouvoir lui parler dès qu'il sera réveillé et va ensuite rassurer à nouveau les voyageurs. Meado assure qu'elle va le surveiller et le veiller le reste de la nuit.
Au matin, Gottfried réveille Illyana. Il lui explique qu'un drame s'est passé dans la nuit : Bran a tenté de se suicider mais, hélas, dit-il, ce raté a même manqué son suicide ! Il explique qu'il n'a pas réveillé Illyana dans la nuit, elle dormait paisiblement et il n'y avait rien qu'elle ne puisse faire.
Pendant que Gottfried part déjeuner, Illyana va voir Bran, veillé par Meado. Ce dernier est réveillé et explique à Illyana son geste. Il ne veut pas être une marionnette. Il pense que Gottfried a prévu de l'utiliser et c'est pourquoi il ne l'a pas éliminé lorsqu'il aurait pu.
Lors du repas de midi, devant la plupart des passagers, Mathias se dispute violemment avec un homme d'âge mur. Il finit même par en venir aux mains et doit être séparé de sa victime par le capitaine. Il semble qu'il s'en soit pris à un certain Reinolt Leitdorf, accusant sa famille d'être composée de traitres et d'usurpateurs qui paralysent l'Averland sous l'avarice et la corruption. Reinolt rétorque qu'il n'a rien a voir avec les instances dirigeantes de sa famille et qu'il vit à Altdorf. Mathias est envoyé se calmer dehors et l'altercation ne manque pas de défrayer la chronique lors du repas qui s'en suit.
L'après-midi, Illyana se mêle à une table de jeu pour s'occuper et essayer de dégoter les derniers ragots sur Reinolt Leitdorf. Auprès de Krystyn, une jeune femme bête comme une oie, qui cache ses relents de sueur sous un parfum capiteux, puis auprès de Rambrecht, un être médisant misant tout sur son sourire, malgré une canine manquante, elle n'apprend rien qu'elle ne sache déjà de la rivalité entre les familles Leitdorf et Alptraum. Par contre, en lançant le sujet des bals masqués, elle apprend que justement un bal masqué est prévu pour le lendemain soir.
Gottfried se rend chez Bran pour prendre de ses nouvelles. Il s'étonne de son comportement et lui demande même si par hasard il ne serait pas la victime de... mutations.
En fin d'après-midi, le navire est dirigé vers la rive. Une diligence semble s'être faite attaquer. Le capitaine et quatre marin débarque sur une chaloupe. Ottfried propose de se joindre à eux, Illyana les accompagne.
Sur place, la vision est encore pire. Des chevaux morts sont emmêlés à leur attelage, ils semble s'être emballés. Ils sont couverts de mouches et à moitié dévorés sur pattes ! La voiture est dans un sale état, elle est barbouillée de sang et parsemée de membres et d'autres organes qui témoignent d'un massacre inouï. A l'intérieur, un riche bourgeois gît, éventré. Il n'y a pas moyen de savoir à qui appartenait la diligence, ni qui sont les victimes. Les portes de la voiture qui habituellement sont décorées de blasons ont servi pour faire un feu qui a rôti les chevaux. Les possessions sont éparpillées, l'or n'est pas le motif du crime – le capitaine en récolte une trentaine de couronne qu'il destinera aux pauvres de Shallya, éparpillées dans l'herbe. Seuls quelques habits portent les initiales TP.
Meado est appelée pour procéder au rites mortuaires, pendant que les marins creusent une fosse.
Une fois de retour sur le navire, tard le soir, le capitaine explique aux passagers rassemblés qu'ils auront certainement un peu de retard pour Nuln. Pour ceux qui n'auraient pas prévu leur auberge à Nuln, ils pourront passer la nuit de leur arrivée sur le navire.
En se couchant, Gottfried discute avec Illyana de l'attitude de Bran. Il ne veut pas l'accuser, mais il affirme lui avoir demandé s'il n'avait pas tenté de se suicider à cause de l'émergence d'une mutation sur son corps. Bran aurait nié, mais Gottfried a trouvé la réaction immédiate de Bran étrange, comme s'il était surpris que Gottfried ait vu juste, en tout cas c'est ainsi que Gottfried dit interpréter le regard de Bran à ce moment-là.
Backertag 28
Illyana prépare le bal masqué du soir. Elle propose à Talima Lankdorf un échange de robes pour se déguiser ce soir. Talima accepte avec plaisir, tout en se renseignant si son promis ne risquait pas de mal le prendre.
Le capitaine Bischof demande à Bran ce qu'il s'est passé. Il semble convaincu qu'il s'agit bien d'une tentative de suicide, il voulait s'assurer qu'un meurtrier n'était pas en liberté sur son navire. Par contre, il demande à débarrasser Bran de son arme. Ce dernier indique qu'il la remise à Meado.
Le capitaine demande à Meado l'arme de Bran afin de la mettre en sureté.
Illyana et Gottfried passent le déjeuner en compagnie de Mathias. Ils évoquent l'altercation ce qui ne manque pas de relancer Mathias sur le sujet. Il en profite pour faire passer un tract à Gottfried et Illyana sur les méfaits de la famille Leitdorf pour appuyer ses dires. Illyana le convainc de monter une pièce de théâtre pour promouvoir sa cause. Ce dernier conclut sur le fait qu'il ne lui reste plus qu'à trouver un auteur, quelqu'un de connu et de consensuel, qui sera écouté.
Dans l'après-midi, des essayages se font dans la cabine de Talima. Illayana opte pour une tenue mauve et jaune, qui ira avec l'un des masques qu'elle a repéré. Illyana prête une de ses tenues à Talima pour voir si Gottfried verra la différence entre la rousse et la blonde.
Lors du repas du soir, Mathias annonce qu'il a trouvé un auteur pour sa pièce : Talima. Elle lui a assuré être auteur – alors qu'elle avait dit le contraire à Illyana lors de leurs essayages un peu plus tôt – et promis de lui remettre un de ses textes une fois à Nuln. Au sujet de son voyage à Nuln, Mathias explique qu'il cherche à savoir s'il ne pourrait pas faire quelques bonnes affaires avec les canons invendus d'après-guerre.
C'est alors l'heure du bal masqué. Bran surveille la salle dans un coin, sans bouger, des fois qu'il se passe quelque chose. Gottfried ne se trompe pas et propose bien la première danse à Illyana.
La soirée du bal masqué se déroule agréablement mais est interrompue tardivement par le capitaine qui boucle le salon et fait revenir tous les absents dans le salon. Il annonce qu'un meurtre a été commis à bord et qu'il a rassemblé tout le monde au salon pour répertorier les absents. La victime est Reinolt Leitdorf, elle a été identifiée par ses possessions, car le meurtre n'a pas été perpétré dans sa cabine, mais dans une cabine inoccupée – réservée par une arabien, Antikari, qui ne s'est pas présenté lors du départ.
En coulisse, le capitaine demande à Gottfried et Illyana s'ils peuvent l'aider à résoudre ce meurtre avant les deux jours qu'il reste avant d'arriver à Nuln. Il a vu leur implication lors de l'attaque des hommes-bêtes et lors de la découverte de la diligence. Ils acceptent et le capitaine leur fait prêter serment sur le code maritime, approuvé par le Temple de Verena. Illyana demande tout de suite à ce que soient répertoriés ceux qui ont été trouvés dans le salon de ceux qui n'y étaient pas.
Illyana et Gottfried sont amenés sur le lieux du meurtre.
Illyana fait chercher Bran et lui explique, qu'avec Gottfried, elle est chargée d'enquêter sur le meurtre. Elle lui demande de chercher des indices dans les deux chambres attenantes à celles où on a trouvé le corps. Elle se charge de la chambre et du couloir avec Gottfried. Elle fait aussi chercher Meado pour examiner le corps de Reinolt Leitdorf.
Dans le couloir, Illyana fait déposer des draps au sol.
Dans la chambre, Meado inspecte le corps. Il a le visage déchiqueté et pas d'autres blessures. Il semble avoir été tué par des crocs ou des dents, il est difficile de juger car les chairs du visage sont plus arrachées que coupées nettement. La personne ou la créature qui a tué Reinolt a une mâchoire de taille à peu près humaine, la blessure la plus nette étant celle à la carotide.
Illyana repère une marque de talon dans le sang. Elle pose un drap sur la marque afin d'obtenir une empreinte en négatif, mais le drap est poreux et la marque n'est au final pas très nette. Sinon, il n'y a pas d'autres indices mise à part des papiers de Reinolt déposés sur le lit, ils avaient été trouvés sur lui et ont permis de l'identifier. Le sang a giclé jusqu'au plafond, la mort a du être rapide.
Dans le couloir, les draps sont nettement marqués par une trainée de gouttelettes de sang, qui remonte l'escalier, en se faisant plus espacées jusqu'au haut de se dernier où la personne qui les y a laissées a du attendre quelques instants. Il n'y a ensuite plus qu'une seule trace sur le pont, repérée par Gottfried : elle est sur la rambarde, il s'agit d'une marque de paume et de pouce.
Du côté de chez Bran, la cabine attenante à celle d'Antikari est celle de Gundel Turmgever et d'une certaine Bella. La fouille de Bran lui permet de trouver un certain nombre de feuilles de papier griffonnées de formules incompréhensibles. Il trouve également dans un cendrier une feuille brulée où on peut aussi y voir quelques symboles obscurs.
Pendant que Gottfried et Illyana remontent les traces de sang dans le couloir et sur le pont, il se rend lui aussi dans la chambre où le corps a été trouvé. Il inspecte lui aussi le corps et fouille rapidement la pièce, sans rien découvrir de plus.
Puis il se rend dans la chambre de Reinolt Leitdorf pendant qu'Illyana et Gottfried vont interroger Gundel puis Bella.
Dans la chambre de Leidorf, il trouve pas mal de papiers, notamment une invitation non nominative au bal de l'impératrice, qu'il escamote. Elle servait de marque-page dans son livre de chevet, De la nature de la pensée, de Ronald Bodandi. Il y a des correspondances avec sa famille qui révèle qu'il s'est éloigné de l'Averland pour ne pas s'associer aux intrigues politiques de celle-ci. Il semble qu'il soit un obscur conseiller d'un conseiller à la cour d'Altdorf et aurait été mandaté pour se rendre à Nuln afin de reporter à la cour sur l'efficacité du nouveau canon dont un tir de démonstration doit se faire à l'issue de la Semaine de la Poudre Noire. Il correspond également avec un ex-professeur de l'université de Streissen, dissoute il y a quelques années à cause des courants philosophiques et politiques allant à l'encontre des institutions en place. Ils discutent de la place de chaque homme, quel qu'il soit, dans les processus de décision, comme quoi un système dit démocratique serait souhaitable et inéluctable. Pour Bran, il s'agit clairement de dissidence politique. Il y a également pas mal d'argent. Bran remet tout en place, sauf l'invitation et va voir Gottfried et Illyana.
Bran informe Gottfried et Illyana du résultat de sa fouille de la cabine de Leitdorf : ses correspondances laissent à penser qu'il s'agit d'un dissident politique qui avait des liens avec une université dissoute par le pouvoir à Streissen.
Pendant ce temps-là, les deux ont interrogé séparément Gundel Turmgever puis Bella.
Le premier indique d'abord que toutes ses notes scientifiques sont dans sa cabine. Ces notes concernent des recherches en balistiques : il pense pouvoir déterminer sans passer par des méthodes empiriques, ou pourrait atterrir un boulet de canon selon les caractéristiques du boulet, du canon, de l'angle d'inclinaison et de la poudre. Ce sont principalement des mathématiques incompréhensibles pour le commun des mortels, aucunement des notes cabalistiques. Puis, Illyana lui disant qu'elle en a trouvé dans le cendrier, il indique que c'étaient des brouillons sans intérêt qu'il a détruit. Il ne serait pas capable de les reproduire. Il a passé sa matinée dans sa chambre, à rédiger ses notes, a ensuite déjeuner au salon puis passé l'après-midi à jouer au salon avant de repartir se changer pour le repas et le bal du soir. Bella est une lointaine cousine qu'il a amené dans ses bagages pour qu'elle découvre Nuln.
Les dires de Bella semble corroborer ceux de Gundel.
Bran va fouiller ensuite la cabine de Matthias. Il y découvre notamment un compartiment secret dans sa malle, qui héberge un tromblon ainsi que 9 piles de différents tracts rédigés dans le même style. Tous différents tracts ont le même thème : discréditer la famille Leitdorf via différents sujets. Il retourne parler de ses découvertes à Gottfried et Illyana.
« Prenez garde contre l'esclavagisme que les Leitdorf promettent aux loyaux fils d'Ulric », allusion subtile au coup d'état mené par Marius Leitdorf – le mari de la fille de Marlène Alptraum, Hélèna, a abdiqué en sa faveur – et la Ligue du Marteau qui s'est fait une joie de lui servir de garde prétorienne
« Déracinez le Mal induit par les déviants qui feront de nombreuses victimes innocentes », allusion aux nombreuses sectes proliférant à Streissen en profitant du climat actuel induit par Kastor qui a dissout la charte des Nouveaux Modernistes en 2521
« Révélez les mensonges de la Ligue du Marteau qui exposera les faibles et ignorants à leur furie », allusion à l'extrémisme de ces chevaliers de Sigmar, proches des Leitdorf
« Ouvrez les yeux face aux machinations des universitaires qui feront de nombreuses victimes innocentes », allusion aux rumeurs d'adoration du Seigneur des Plaisirs au plus haut niveau de l'Université
« Découvrez la tyrannie exercée par les criminels contre les fiers serviteurs de l'Empire », variation sur le premier point
« Protestez contre les mensonges des universitaires proférés aux loyaux fils d'Ulric », défense face aux accusations, lancés par les universitaires, de massacres perpétrés en 2502 par la comtesse Ludmila von Alptraum
« Protestez contre l'esclavagisme promis par ceux qui disent vouloir donner le pouvoir au peuple », allusion aux modernistes jugés comme comploteurs
« Découvrez le mal que les riches font aux loyaux serviteurs d'Ulric », tract populiste pour les foules, à qui on présente la famille Leitdorf comme très riche
« Protestez contre la domination des étrangers face aux fidèles serviteurs de l'Empire », autre référence populiste à la très forte proportion de tiléens en Averland
Bezahltag 29
Meado se rend dans la cabine où gît le corps de Leitdorf. Des marins gardent l'entrée et refusent de la laisser passer. Elle les baratine en leur expliquant qu'elle est envoyée par Gottfried. Bien que sceptiques, ils la laisse entrer. Elle ne trouve cependant rien de neuf ou de concluant su le corps.
Elle retourne ensuite prodiguer des soins à Bran.
Illyana passe sa matinée avec Gottfried à lire les tracts de Mathias et en garde un exemplaire de chaque.
Illyana et Gottfried interrogent à nouveau Gundel Turmgever sans déceler d'éléments nouveaux, mis à part que les domestiques ont les clés pour entrer dans les cabines.
Illyana va alors interroger le commissaire de bord Gerhardt Riese à propos des clés des cabines inoccupées. Il indique les avoir dans son bureau. Il les recherche mais... elles n'y sont plus. Il va s'en enquérir chez les domestiques, elle sont en possession de l'un d'entre eux. Il les tance alors en leur répétant que les portes des cabines inoccupées doivent être fermées. Il explique à part à Illyana que ce n'est pas la première fois qu'il doit le leur dire.
Illyana apprend qu'il y avait une autre cabine inoccupée et demande à la visiter. Elle a nettement été occupée : les draps d'une cabine sont sales, même malodorants. Quelqu'un a dormi habillé dedans, on remarque même des traces diffuses de bottes.
Les quatre serviteurs sont rassemblés dans une cabine libre pour un interrogatoire. Il y a là Siegfried, Stafke, Reintsch et Sweideger. Ils indiquent que, ne faisant pas la chambre, ils n'avaient pas remarqué qu'elle avait été occupée.
Pour les autres indices, ils indiquent également avoir remarqué que Mathias Alptraum semblait harceler Reinolt Leitdorf. Ils ont souvent vu ce dernier s'esquiver lorsque Mathias voulait lui parler, de façon très insistante.
Illyana pense à un complot envers Leitdorf. La première étape aurait été de faire entrer l'assassin par diversion avec l'aide d'un passager ou, plus vraisemblablement, d'un membre de l'équipage et le cacher dans une cabine vide et soit attendre le moment opportun, soit donner rendez-vous à Reinolt. L'assassin a ensuite quitté le navire après le meurtre. Pour Illyana, cela implique que le complice avait les clés de la cabine.
Illyana décide alors de poursuivre l'interrogatoire des domestiques pour voir si sa théorie peut s'appliquer. Elle charge Gottfried d'une partie musclée et se contente de menacer pour avoir des réponses à sa question : qui a fait entrer un passager clandestin ?
La technique de Gottfried est simplement de s'acharner sur l'un des serviteurs, devant les autres. Il frappe donc consciencieusement Sweideger devant les trois autres, en faisant attention de ne pas faire de lésions trop grave et en ne posant que très peu de question. Lorsque Sweideger craquera ou que l'un des trois autres en aura assez du spectacle, les langues se délieront...
Pendant ce temps-là, Illyana va interroger Riese. Elle pense qu'il savait qu'il y avait un passager clandestin mais ne l'a pas remonté au capitaine à cause de ses manquements : mauvaise fouille après l'attaque, mauvaise gestion des clés des cabines...
Illyana demande à Meado d'essayer de voir si des traces de bottes dans le lit de l'autre cabine vide – mais occupée par un passager clandestin, peuvent correspondre aux traces qu'elle a relevées près du cadavre. Les traces sur les draps ne sont pas assez nettes pour aboutir à une quelconque conclusion. Par contre, sous le lit, le pot de chambre semble avoir été utilisé, et vidé. Les domestiques aurait-ils fait la chambre, la sachant occupée ? C'est un indice de plus pour les interroger.
En attendant, Meado mène une enquête de voisinage auprès de Marietta Fuchs et son neveu, Ditherich, qui occupe la chambre voisine. Elle parvient à soutirer à l'enfant qu'il y a eu dans la cabine de puissants bruits de ronflements depuis quelques temps. La conclusion apeure Marietta : l'assassin serait toujours en liberté, et il occupait la chambre voisine de la sienne. Elle court se réfugier avec son neveu dans sa cabine et s'y enferme, bien décidée à ne plus en sortir avant l'arrivée à Nuln.
Illyana interroge Riese tout en fouillant avec lui à nouveau la chambre du passager clandestin, ainsi que les placards à balais, en vain.
Puis, pendant que Gottfried « adoucit » la résistance de Sweideger, les autres domestiques commencent peu à peu à parler, séparément.
Il en ressort que Siegfried est le premier à avoir aperçu un homme louche, visiblement ne faisant pas partie des passagers : gros, vêtu d'une chasuble noire sale ; il ne l'a vu que de dos.
Reintsch, qui semble être le meneur parmi les domestiques, ne révèle rien.
Sweideger est hors d'état d'être interrogé.
Stafke est celui qui en révèle le plus. Il se fait passer pour le meneur, ce qu'il n'est vraisemblablement pas. Il indique que le capitaine n'aime pas avoir des passagers clandestins et donc, qu'ils ne sont pas signalés par les domestiques. Quant aux portes des cabines inoccupées, elles sont laissées ouvertes pour des raisons pratiques de rangement plus rapide des accessoires de ménage.
Quant au commissaire de bord, Riese, il s'évanouit rapidement dès que l'interrogatoire se muscle. Réveillé et mis devant les aveux des autres domestiques, il explique qu'il y a effectivement un trafic de passagers clandestins, ce que suspectait Illyana et Gottfried. Mais d'après lui, c'est le capitaine qui est derrière tout cela, lui se contente d'obéir – il a vu ce qui est arrivé à certains passager clandestins : deux passagers ont été tués depuis qu'il est à son service, cela fait un an. Auparavant, il était scribe à Marienbourg ; il a été embauché par le capitaine parce qu'il savait faire des fausses factures.
Le reste de la journée est passé par Illyana à saouler Reintsch pour qu'il en dise plus sur le dernier passager clandestin et sur l'identité de son complice. Malgré son état, il refuse d'en dire plus.
Illyana et Gottfried font le point sur la situation et ne semblent pas d'accord. Reintsch dit savoir des choses mais veut négocier ses aveux, Illyana refuse tout chantage. Elle fait ses bagage et quitte la cabine.
La capitaine fait mettre Reintsch et Gerhart Riese aux fers sur les conseils de Gottfried.
Konigstag 30
Gottfried explique à Illyana puis à Meado qu'il a négocié avec Reintsch, avec la parle du capitaine qu'il le laissera libre de refaire sa vie ailleurs s'il n'a été que passif dans l'affaire.
Reintsch explique que l'homme n'était pas un homme-bête, il l'a vu de face, il était pâle et émacié de visage, mais était autrement obèse. Il n'était pas prévu dans le trafic des passagers clandestins. Comme ce n'était pas un homme-bête, Riese a voulu tenter de le faire payer comme les autres, au mépris du danger face à cet inconnu.
Il a fait transmettre au passager, sous la porte de la cabine qu'il s'était approprié, seul, un message lui intimant l'ordre de payer son passage.
Riese aurait été effectivement payé, il n'en sait pas plus.
Comme les fouilles précédentes n'avaient pas été faites convenablement, le meurtrier est peut-être toujours dans les lieux. Illyana force une nouvelle fouille complète du navire. Elle s'avère stérile.
Gottfried va faire son rapport au capitaine. Riese sera remis, tout comme Reintsch, son second, à la justice à Nuln.
Le capitaine remercie Gottfried et Illyana séparément – puisque cette dernière semble s'être éloignée de l'enquête dans la journée.
Le contact est froid avec Illyana.
Le capitaine remercie également Meado en lui offrant une ristourne de 25 couronnes sur son voyage.
Comme le navire arrivera en pleine nuit, le capitaine explique que les passager n'ayant pas prévu de logement à Nuln pourront passer la nuit dans la cabine, mais devront les libérer au matin – bien que la navire reste à quai pour entretien quelques jours à Nuln.
Angestag 31
La navire appareille effectivement en pleine nuit. Illyana fait indiquer à Bran que si Gottfried parvient à ravaler sa répugnance à demander de ses nouvelles à Bran, il pourra lui indiquer qu'elle s'est rendue à la cathédrale de Sigmar.
Bran, bien que très blessé, s'habille rapidement pour essayer de rattraper Illyana et la dissuader de rejoindre la cathédrale de nuit car d'une part elle sera close, et d'autre part si elle se perd elle risque de traverser le funeste quartier du Dédale, où ce serait miraculeux si elle ne se faisait pas agresser. Mais comme il doute pouvoir lui faire changer d'avis, il se prépare à l'accompagner.
Il finit donc par la suivre à la cathédrale de Sigmar. En pleine nuit, cet édifice religieux bâti sur le mode d'une forteresse, est naturellement fermé.
De dépit, Illyana finit par se tourner vers le chapitre principal de l'Ordre de la Sainte Unité. La porte finit par s'ouvrir devant son insistance. Le chevalier qui lui ouvre l'écoute demander l'hospitalité et s'apprête à la lui refuser lorsqu'elle se met à parler de démons.
Illyana est alors invitée à en dire plus au chevalier Mehler pendant que Bran est mis de côté, dans une autre pièce.
Elle explique brièvement que, envoyée par le Temple de Sigmar, elle cherche un artefact, une partie de l'essence d'un démon, puis elle est conduite dans un salon et laissée là pour la nuit.
Bran est interrogé sur ce qu'il sait. Il raconte l'histoire qui les a menée ici. Les chevaliers semblent à deux doigts de l'accuser de collusion avec les forces sombres, voulant obtenir la liste complète de ses contacts, lorsqu'il montre la Marque de l'Unité présente sur son bras. Ce n'est pas un tatouage, est-ce une mutation ou une marque divine comme le prétend Bran. Il est emprisonné tant que les chevaliers n'auront pas obtenu plus d'informations auprès du Temple.
Au matin, Meado réveille Gottfried dans sa cellule et lui apprend le départ d'Illyana. Gottfried affrète un coche pour les conduire à la cathédrale. Pendant le voyage, il interroge Meado sur sa présence et ses rapports avec Bran. Elle explique qu'elle aussi lui en a voulu mais elle pense que Morr lui a envoyé un rêve pour la guider vers Bran, qui aura un choix à faire par rapport à ce calice. Il lui propose de collaborer ensemble pour le retrouver, car il sait qu'il ne parviendra pas à avoir la main d'Illyana avant la fin de cette histoire.
Au temple, ils interrogent diverses personnes et Gottfried finit par apprendre qu'elle aurait été vue entrant dans la chapitre de l'Ordre de la Sainte Unité, un ordre sigmarite situé en face de la cathédrale.
Gottfried pense que s'ils sont là-dedans, ils sont entrés dans la gueule du loup, connaissant les capacités de bavardage de Bran. Il pense payer un gamin pour se renseigner de ne pas courir de risque, mais Meado se porte volontaire.
Meado se présente au chapitre de l'ordre, demandant s'ils n'auraient pas vu Illyana ou Bran. Ils font entrer Meado à qui ils demandent de patienter car un chevalier doit s'entretenir avec elle, mais il est absent pour quelques quart d'heure.
Un chevalier, Reintsch Eshemann, visiblement supérieur à Mehler, interroge plus précisément Illyana qui dit tout sur sa recherche et sa piste actuelle : une arme dont il cherche l'armurier. Il relâche ensuite Illyana, Bran... et Meado qui était là.
Un certain Gottfried Aue se présente à Knud au Retour du Flibustier, une auberge minable sur les docks, au bord du Dédale. Knud voit un buisson d'aubépine surgir de la main de Gottfried au moment où il la lui sert, le buisson pousse à une vitesse folle, emprisonnant les deux mains ensemble, les serrant, ses épines acérées déchirant sa chair. Au moment ou Gottfried lui lâche la main, ce dernier, de la main gauche passe rapidement sur son bras ensanglanté pour y enlever le sang, refermant instantanément les plaies.
Knud est un sorcier céleste, son troisième œil, comme tout sorcier, est très actif...
Il lui explique être envoyé par Dieter Klemperer à qui il devrait un service. Knud acquiesce. Gottfried s'assure d'abord qu'il est bien l'ancien élève de Dieter ; Knud le corrige en lui disant qu'il sera toujours son apprenti. Gottfried lui explique qu'il aura peut-être besoin de sa science magique.
En attendant, voyant que Knud est dans le besoin, il lui propose de louer ses services pour 1 couronne la semaine : marché conclu. Gottfried paie d'avance, il demande à ce que Knud lui trouve d'abord des chambres d'auberge correctes pour 4 personnes. Il lui expliquera plus tard pourquoi Dieter Klemperer a décidé de faire appel à lui. Il reviendra le chercher le soir à sa pension.
Meado, sur le parvis de la cathédrale de Sigmar, explique qu'elle était là avec Gottfried qui attendait dehors, mais il n'y a plus que le coche qu'il louait. Le cocher indique qu'il est chargé de conduire Meado par Monsieur Aue, qui s'est absenté après une longue attente.
Illyana profite du coche pour se rendre chez l'un des armuriers dont elle a l'adresse, un certain Rickard. Comme c'est sur la route, elle convainc Bran de faire un détour chez ses parents qu'il n'a plus vus depuis une dizaine d'année. Bran semble très froid à cette idée mais finit par céder.
Il passe donc à la boutique de son père, Meado et Illyana restant en retrait. C'est son frère cadet qui semble maintenant tenir la boutique – qui est restée la même depuis son départ, il est très surpris de voir Bran et semble ravi, même s'il ne semble pas partager les choix de vie de ce dernier. Son père n'est pas là, il est au marché avec sa mère, mais il invite Bran et les demoiselles qui l'accompagne à dîner pour le soir. Rendez-vous est pris.
Ils reprennent ensuite le coche pour se rendre dans la presqu'île, à l'armurerie Rickard. La maison est impressionnante : ce n'est plus un artisan, mais une manufacture ! Les forges semblent gigantesques, il doit y avoir plusieurs dizaines d'employés. Au guichet, la personne qui les reçoit confirme que le poinçon n'est pas celui de l'armurerie, mais il s'agit de celui de Grunbar, un nain. Son commerce est fermé depuis quelques semaines par décision de l'Impératrice, suite à l'affaire des épées, il ignore exactement pourquoi. Illyana ne le croit pas et demande à s'entretenir avec Maître Rickard. Elle parvient à obtenir une entrevue pour Aubentag.
Le coche dépose Illyana et Bran dans le quartier nain voisin, tandis qu'il repart déposer Meado à son temple, où elle n'a pas encore eu le temps de se présenter.
Illyana et Bran recherchent l'armurerie de Grunbar. C'est maintenant une ferronnerie. Devant les questions d'llyana, un employé les reconduit fermement à la porte : il n'a rien à dire sur le destin de l'ancien propriétaire.
En plein quartier nain, connaissant la réputation de la race, ils n'insistent pas trop et finissent par se rendre à dîner chez les Neukirch. Ils sont reçut par le père – Karl Otto, la mère – Greta, et le frère cadet de Bran – Fritz.
On sent les liens entre Bran et son père assez tendus. Les discussions portent sur le passé militaire de Bran, sur ce qu'est devenu la boutique et la famille. Karl Otto a perdu toutes ses économies en permettant aux deux sœurs de Bran des mariages avec de bons partis, de la petite noblesse pour l'aînée – Gerda – dans le Nordland, et de la bourgeoisie pour Ludmilla, la cadette dans l'Averland.
Le frère aîné est parti s'installer à Altdorf et a essayé de monter une imprimerie. Ils n'ont plus de nouvelles depuis quelques années.
Enfant, le seul restant étant le frère cadet, il a repris la boutique et s'occupe de ses parents. Les affaires ne sont pas mauvaises, malgré la part grandissante occupée par l'imprimerie. Ils se sont recentrés sur l'enluminure des couverture mais leur clientèle de base, les juristes dans le quartier desquels ils sont installés, ne sont pas très dépensiers pour ce genre de services. Ils perdent des clients, mais comme ils se recentrent dans les articles plus luxueux, l'un dans l'autre, les affaires, si elles ne prospèrent pas, restent stables.
Gottfried a donné rendez-vous au coche le soir à la cathédrale de Sigmar, là il apprend que Meado a été déposé à son temple et que Illyana a été laissé avec Bran dans le quartier nain, après être passé chez les parents de Bran. Gottfried va tenter sa chance chez ses derniers pour retrouver sa promise.
Knud ne parvient pas à trouver une auberge convenable avec quatre places de libres. Au mieux, il a réservé deux places au « Coq dans le Seau », une petite auberge tenue par des au bord de Kleinmoot, tenue par des halflings, il a aussi trouvé une place à la « Maison de la Botte Jaune », pas trop loin, une auberge servant des repas corrects et proposant des lits raisonnablement propres.
Lorsque Gottfried va le chercher le soir, il repart avec lui dans un coche et s'arrête à Handelbezirk. Gottfried entre quelques minutes avant de revenir le chercher : ils sont invités à partager un peu de kirsch. Il arrive au milieu d'un repas de famille, les hôtes, surtout une jeune femme blonde, semblent surpris de le voir lui, mais surtout Gottfried. Il semble qu'elle s'appelle Illyana et serait la fiancée kislévite de Gottfried. Les autres seraient de la famille d'un compagnon des deux : Bran.
Au moment du kirsch maison – une ancienne tradition familiale d'après le père de Bran, on toque à la porte. Au bout d'un petit moment, le frère revient accompagné de... Gottfried et d'un autre homme. Il s'est invité pour la in du dîner.
Gottfried explique rapidement qu'il a retrouvé Illyana grâce au coche. Il présente l'homme qui l'accompagne : Knud, l'apprenti de Dieter Klemperer. Gottfried est détendu et loue Bran devant sa famille avant de repartir pour la nuit avec sa promise, laissant Bran avec sa famille.
Seul avec Illyana et le dénommé Knud, il explique qu'il l'a engagé pour que son expertise de sorcier permette de les aider. Il leur a trouvé une chambre au « Coq dans le Seau », une petite auberge accueillante tenue par des halflings. Là-bas, il demande à Knud de revenir dès le matin : la semaine sera longue et intense.
Dans la chambre, où il faut assembler les lits entre eux pour pouvoir s'allonger convenablement, Gottfried demande à Illyana quel est leur avenir. Elle semble de meilleure disposition que la veille, en tout cas par ses dires. Gottfried semble motivé pour retrouver la calice et en finir avec cette histoire. Il explique à Illyana qu'il a eu une lettre de recommandation de la part du capitaine du navire pour lui transmettre de ses nouvelles auprès d'une certaine Elsbeth Becker, de la haute noblesse. D'autre part, il va aussi essayer de retrouver son cousin Wolfhart von Liebwitz von Meissen pour lui rendre une visite de courtoisie, s'il est à Nuln. Ce serait deux possibilités pour obtenir des invitations au bal de l'Impératrice et soutenir la cause de la famille.
Comme personne n'a besoin de la chambre à la « Maison de la Botte Jaune », Knud y passe la nuit, ce qui le change de son ordinaire.
Festag 32
Gottfried et Illyana se mettent à la recherche de Rolf Vogt, l'un des porteurs présumés d'une des épées. Ils passent à la base militaire de la presqu'île mais ne peuvent bien sur pas entrer. Les gardes précisent toutefois que la division de Rolf Vogt est en ville en ce moment et qu'ils ne savent pas où il habitent, mais sans doute pas à la base, vu le statut du personnage.
Illyana fait alors deux ou trois maisons dans le quartier avoisinant, prétendant se rendre chez Rolf Vogt dans l'espoir qu'on lui donne la bonne adresse. Personne ne semble savoir où il habite : il semble connu, et reconnu, mais ce n'est pas un voisin.
Bran se rend à l'auberge où il avait l'habitude de sortir avec ses copains de régiments, espérant trouver d'anciens camarades, lui permettant de rencontrer les officiers porteurs de l'épée. Il passe l'après-midi à boire à la taverne, sans rencontrer qui que ce soit.
Gottfried se rend alors, accompagné d'Illyana, chez Lady Elsbeth Becker, une magnifique demeure sur la première terrasse du le quartier le plus huppé, le quartier Aldig. Le palais de l'Impératrice est lui sur la troisième terrasse.
Étonnamment, la lettre que possède Gottfried est suffisante pour obtenir un entretien sur le champ. Lady Becker, une rousse aux yeux verts, a gardé la beauté de sa jeunesse. Ils discutent d'abord du capitaine, qui semble très proche d'Elsbeth – en tout cas c'est ce que cette dernière semble espérer. Puis, Illyana explique qu'elle aurait souhaité rencontrer Rolf Vogt car elle voudrait savoir comment des amis proches sont morts près du monastère de Saint Abélard. Or Rolf Vogt serait passé là-bas lors d'une bataille où ils ont disparus. Il pourrait avoir des renseignements.
Lady Becker explique qu'elle ne sait pas où trouver Rolf Vogt, mais elle connait bien son père, Randolf. Ce dernier saura où le trouver. Elle se répand ensuite sur Randolf, qui est l'ancien maréchal de l'Impératrice. Il aurait été congédié car le canon qui doit être inauguré à la fin de la semaine de la Poudre Noire, le Magnus, n'a pas été prêt pour la guerre. Mais il était tellement innovant et les délais de l'Impératrice étant très courts, qu'il ne pouvait tenir les délais. Or, le nouveau maréchal, Wolfhart von Liebwitz, un cousin de l'Impératrice se comporte à son avis de façon peu cavalière envers Randolf, s'octroyant tous les mérites du nouveau canon, alors qu'il semble que l'artillerie ne soit pas son domaine de prédilection.
Bran finit par voir arriver un ancien camarade de régiment, qui est resté simple troufion. Ils boivent quelques verres mais il se rend vite compte qu'il ne saura rien d'utile, mis à art que d'autres anciens passeront sans doute dans la soirée.
A la sortie du domaine Becker, Gottfried explique que le nouveau maréchal, Wolfhart von Liebwitz, est le cousin de Meissen dont il avait déjà parlé à Illyana : c'est un fat fini, mais c'est une occasion en or. Il se résout à lui écrire, le soir dans son auberge.
Bran attend la soirée et il rencontre finalement l'un des anciens sergents avec lequel il entretenait de bonnes relations. Après les vieilles anecdotes d'usage, il se renseigne sur les porteurs d'épées. Selon le sergent, tous les officiers de Nuln ont eu la leur, sauf le capitaine Schram, celui de leur unité, qui est toujours aussi incompétent.
Après quelques bières, ils se séparent et Bran rentre dormir chez ses parents.
Wellentag 33
Gottfried et Illyana, accompagné de Knud qui les a retrouvés à leur auberge quelques minutes plus tôt, se rendent à la « Tête de Cerf ».
Les rues sont animées de pétards, allumés par de nombreux gamins. Les services de la ville font du porte à porte pour en distribuer aux citoyens.
Arrivés à la Tête de Cerf, ils sont rapidement rejoints par Bran et Meado. Un plan d'action, arrosé de nombreuses bières, est établi. Il s'agit principalement d'évoquer un complot aux complexes ramifications auprès du père de Rolf Vogt. Illyana s'étonne d'ailleurs de l'attitude de Bran, qui parle ouvertement du calice en présence de Knud, rencontré à peine 36 heures auparavant !
Illyana et Meado partent pour essayer de rencontrer Lord Randolf Vogt tandis que Gottfried, Bran et Knud vont essayer de retrouver les deux autres officiers.
Illyana et Meado passent d'abord chez les Neukirch pour acquérir une pochette de papier puis se rendent chez Elsbeth Becker qui les reçoit et accède à leur demande de rencontrer Lord Randolf. Elle met à leur disposition l'un de ses coches, conduit par Eberhardtus, pour les amener en son nom dans le domaine de Lord Randolf, sis juste à la limite d'Aldig.
Les autres, pendant ce temps, devisent à l'auberge. Gottfried laisse rapidement Bran e Knud ensemble pendant qu'il va s'amuser au bar, discuter avec le tenancier, proposer des tournées... Puis c'est au tour de Bran de laisser Knud seul, le temps de passer chercher chez son père du papier, de quoi écrire quelques lettres.
Lorsque Bran revient, Gottfried est toujours au bar. Avec Knud, ils rédigent trois lettres pour leurs trois suspects :
« Cher capitaine,
Je suis entré en possession d'une épée qui vous intéresse. Si vous désirez récupérer votre épée égarée, contactez-moi à l'auberge de la Tête de Cerf à huit heures demain soir pour que nous discutions des modalités de retour dans votre patrimoine.
Ludwig Trapp »
Ils espèrent par ce biais que seul le coupable se présentera. Ludwig Trapp est le nom d'un camarade de régiment de Bran, disparu.
Lorsque Gottfried les rejoint enfin, il semble approuver le plan de Knud et Bran. De son côté, il a appris pas mal de potins. Le capitaine Baer serait déchu car il aurait déserté devant ses hommes mais aurait été retrouvé et châtié à coups de fouets en place publique à Altdorf. Il fréquente maintenant le Goret Aveugle, un bouge ou il boit à longueur de journée.
Quand à von Metzenburg, il fréquenterait le Marteau Doré, un restaurant huppé doublé d'un club privé.
Enfin, selon certains clients, des mutants en provenance du Dédale auraient attaqué le Taudis. Devant l'insécurité doublé de l'accroissement des patrouilles qui ne règlent rien au problème, des bandes d'émeutiers auraient en outre sillonné et ravagé plusieurs quartiers de la Neuestadt.
Illyana et Meado sont reçus chez Lord Randolf et lui expliquent qu'elles enquêtent sur un assassinat perpétrés sur l'Empereur Wilhelm sur un représentant de la famille von Alptraum. Cette personne serait un conseiller de l'Empereur et venait voir le canon, la tentative d'assassinat semble être liée au nouveau canon. Lord Randolf leur explique en substance qu'elles feraient mieux de voir son successeur Wolfhart von Liebwitz, qui est le nouveau responsable de la construction du Magnus, pour lui c'est de l'histoire passé. Il n'est pas au courant de manigances concernant le Magnus et ne peut donc pas les aider.
Lorsque Meado lui parle de son fils, il semble étonné et demande quel est le rapport avec l'enquête qu'elle évoque. Meado explique qu'il est passé près d'un monastère où des moines de sa connaissance auraient été tués par des hommes-bêtes. Il aurait peut-être des informations sur les derniers instants de ces moines. Lord Randolf répond que son fils n'est pas visible pour l'heure.
Déçues, Meado et Illyana repartent. Elles se demandent s'il craint un piège ou s'il est simplement meurtri par son éviction. Avant de quitter l'hôtel particulier, Illyana transmet une lettre à un majordome dans laquelle elle lui donne rendez-vous le lendemain au Coq dans le Seau, elle accompagne cette lettre d'un croquis rapide de l'épée.
Elles se rendent ensuite au temple de Myrmydia, pour voir si elle pourraient rencontrer un capitaine au hasard de leur déambulations. Elles finissent par discuter avec le clergé et Meado ressort l'histoire qu'elle a déjà proposée à Lord Randolf. Un prêtre promet de se renseigner sur ce qui s'est passé dans le monastère.
Bran, surveillé par Knud et Gottfried, entre au Goret Aveugle. Il pense repérer Baer, mais passe par l'aubergiste à qui il remet la lettre pour Baer, en s'aidant de quelques pistoles pour s'assurer de la bonne transmission du message.
Ils veulent ensuite se rendre au Marteau Doré mais personne ne peut passer l'Altgate vers l'Altestadt. Les gardes filtrent fortement le passage, ce qui semble inhabituel.
Knud et Bran laissent Gottfried faire – il est le mieux vêtu – pour remettre la lettre à destination de von Metzenburg. Il va tenter par la Haute Porte et en profitera pour se rendre aux Jardins de Morr où le rendez-vous avec Illyana et Meado est fixé.
Gottfried retrouve Meado et Illyana aux Jardins de Morr. Il explique qu'ils ont livrés des lettres à von Metzenburg et Baer pour leur tendre un piège le lendemain. Ils voulait faire de même avec Vogt, mais elles l'ont devancé. Il explique aussi qu'il est le seul à avoir réussi à passer la Haute Porte, les gardes restreignent les accès, ça a sans doute à voir avec les émeutes de la nuit dans la Neuestadt où des agitateurs ont indifféremment protesté contre l'augmentation des patrouilles et contre les attaques subies dans les Taudis par des mutants venus du Dédale.
Tout le monde se retrouve à la Tête de Cerf pour faire le point. Gottfried paie l'aubergiste pour que si quelqu'un cherche un certain Trapp, il faut qu'il réponde qu'il est seul et qu'il ne connait personne ici. D'ailleurs, tout le monde laisse Bran seul, pensant que quelqu'un viendra ce soir même en éclaireur.
Sommerzeit 2523
Aubentag 1er
Illyana et les autres se rendent au rendez-vous chez Rickard, un petit homme qui passe son temps à grignoter des saucisses pendant l'entretien au cours du déjeuner. Illyana obtient de Rickard les renseignements suivants sur Grunbar : il est emprisonné au Donjon de Fer sur l'Ile de la Forteresse depuis que l'Impératrice a découvert que les épées qu'elle lui avait commandé spécialement faisait partie d'un lot tout à fait standard de lames, bien que de bonne qualité, qu'il avait reprise pour mieux travailler la garde. Les délais étant trop réduits, il en a été réduit à cela.
La prochaine étape est le Goret Aveugle. Illyana pense qu'il faut agir au plus vite et ne pas attendre l'éventuelle visite du soir de Baer, qui est sans doute le coupable. Knud et Gottfried se chargent de l'interrogatoire, les autres veillent à l'extérieur de l'auberge. Knud lui demande frontalement ce qu'il a fait de son épée. Saoul, il n'a envie de parler à personne et l'envoie sur les roses. Gottfried commence calmement à lui faire comprendre, en le maintenant, que ce serait bon qu'il réponde. Baer casse alors sa bouteille et tente dans un geste ample et maladroit de chasser Gottfried. Ce dernier, armé de coups-de-poing, manque de lui démettre la mâchoire en retour, ce qui a le don de le calmer et le faire coopérer. Il finit pas avouer qu'il a vendu son épée, mais il ne se souvient plus à qui, malgré l'insistance de Knud.
L'aubergiste et le videur sont interrogés sur les rencontres faites par Baer. Moyennant quelques pistoles, le videur indique que Baer aurait bien monnayé son épée pour pouvoir boire quelques verres de plus.
Illyana décide ensuite de surveiller la maison des Vogt avec Gottfried et Knud. Auparavant, Knud rédige une lettre de menace pour Rolf Vogt :
« Capitaine,
Tu as mon épée, et je peux rester discret pour 50 couronnes.
Soit rapide,
G.B. »
Puis ils se rendent à la demeure des Vogt.
Pour cela, Gottfried loue le coche de la dernière fois et le stationne non loin de l'entrée de l'hôtel particulier alors que lui, surveille la sortie arrière.
De leur côté, Meado et Bran se rendent au Goret Aveugle en surveillance de Gerlach Baer : Bran garde un œil sur Meado – sans être visible de Baer – pendant que cette dernière surveille directement Baer.
Gerlach Bear passe son temps, seul à dormir et à boire. Meado doit de son côté se dépêtrer avec le meneur d'un gang de dockers qui semblent prêts à mettre la ville à feu et à sang – en promettant de passer par le Goret Aveugle – pour protester devant l'inaction des gardes et faire le ménage eux-même face aux mutants qui rôdent dans les Taudis.
Un coche finit par sortir de chez les Vogt. Knud sort de sa planque pour avertir Gottfried pendant que Illyana file, avec le coche loué par Gottfried, celui des Vogt.
Il se rend au Marteau Doré, un restaurant doublé d'un club privé. Illyana se met en planque près d'une sortie secondaire pendant qu'elle demande au coche de chercher Knud et Gottfried. Ils reviennent se mettre en planque à l'entrée du Marteau Doré. Knud et Illyana échangent leur place.
Après quelques quart d'heures, une personne en livrée quitte le Marteau Doré par l'arrière. Il va discuter avec Knud et lui demande de ne pas rester ici et l'accompagne vers le bout de la rue.
Pendant ce temps, Rolf quitte la Marteau Doré par la porte arrière et se rend aux écuries de l'établissement prendre un cheval, ainsi qu'il le fait tous les début d'après-midi pour ses sinistres besognes. Dans ce cas, il va se rendre d'abord chez Gerlach Baer qui veut lui soutirer de l'argent. Il compte le payer une dernière fois et s'en débarrasser s'il insiste.
Lorsque Illyana vient prendre la relève chez Knud, elle ne le trouve pas à la place habituelle, mais au bout de la rue. Il explique qu'un domestique lui a empêché de rester en vue directe de la sortie.
Illyana pense que l'oiseau s'est envolé. Il reprennent tous le coche en direction des bas quartier, du Goret Aveugle.
Après s'être débarrassé de son docker, Meado assiste à une scène intéressante. Un homme de noble stature, portant une queue de cheval, va à la table de Gerlach. La discussion se fait rapidement à voie basse et n'a pas l'air franchement amicale. L'homme remet finalement à Gerlach une bourse avant de quitter l'établissement. Gerlach Baer a l'air extrêmement surpris : il en arrête de boire et reste songeur, les yeux ouverts dans le vague !
S'en suit un jeu du chat et de la souris entre Bran et l'homme. Bran entame une filature mais semble vite être repéré et à la faveur d'un changement de rue, ce dernier, caché derrière un cheval qu'il détachait de son abreuvoir, se met à suivre Bran !
Meado quitte de son côté la taverne pour se rendre dès à présent au lieu de repli, la Maison de la Botte Jaune.
Bran entre alors dans une taverne et fait semblant de parler à un type.
Pendant ce temps, Rolf paie un gamin pour suivre Bran et lui rapporter le soir-même au Repaire du Flibustier, ce qu'il a appris.
Avant d'entrer dans les Taudis, près du Goret Aveugle, Illyana, Gottfried et Knud repèrent un cheval tenu en longe par Rolf qui discute avec un gamin avant de s'éloigner ! Il n'est peut-être pas trop tard... Knud se charge de suivre Rolf, Gottfried, lui, va détacher un des chevaux du coche tandis que Illyana se rend au Goret Aveugle.
Bran, sortant de sa taverne, ne voit plus l'homme qui le suivait, mais aperçoit Illyana s'éloigner. Il la suit alors qu'elle entre au Goret Aveugle.
Quelques instants plus tard, Bran fait son entrée au Goret Aveugle, mais reste sur le seuil. Son regard croise celui d'Illyana. Il attend quelques instants avant de quitter la taverne.
Il reste dehors en attendant qu'elle sorte, ce qui est finalement assez long.
Illyana discute avec le tavernier pour essayer de savoir qui a rencontré Gerlach Baer. Elle finit par être abordé par un certain Eckel, un homme à l'accent traînant qui lui explique qu'il pourrait lui rendre service. Il se renseigne sur elle et finit par dire qu'il pourrait lui retrouver l'épée qu'elle cherche, même si ce n'est pas forcément contre de l'argent... Un rendez-vous est conclu pour le lendemain matin au Coq dans le Seau pour discuter des arrangements possibles.
Eckel fait partie d'un anneau local des Frères de Handrich. Il a reconnu Rolf Vogt et aimerait avoir un levier contre lui pour ses affaires.
Un de ses « hommes », un gamin, file Illyana.
Bran et Illyana sont donc tous deux filés par des factions différentes !
Illyana finit par quitter le Goret Aveugle et retrouve Bran dans la rue. Ils repartent pour la Maison de la Botte Jaune.
Knud, bien qu'à pied, parvient à garder un contact visuel avec Rolf jusqu'à la Porte Haute. Il est doublé là par Gottfried, à cheval, qui lui laisse le cheval – il l'a pris au coche – et va essayer de poursuivre Rolf au-delà de la Porte Haute.
Illyana et Bran retrouvent le cocher et Knud, qui rapporte un cheval pris par Gottfried au cocher. Ce dernier suit Rolf Vogt dans l'Altestadt et les rejoindra plus tard à la Maison de la Botte Jaune.
Gottfried revient pour indiquer que Rolf est retourné au Marteau Doré où il a pris son coche et où il l'a perdu de vue.
La discussion qui s'en suit pour préparer un plan d'action est animée entre les attentistes et les volontaristes. Finalement, ils décident de se rendre de nuit au Goret Aveugle pour suivre Gerlach Baer lorsqu'il se rendra chez lui. Seul Knud refuse de participer à la sortie nocturne, craignant qu'ils enlèvent Baer et agissent de manière immorale.
La soirée est rythmée par les émeutiers qui passent non loin de l'établissement, Meado craignant qu'ils n'entrent pour tout saccager. Ils doivent attendre la fermeture. Gerlach est mis dehors par l'aubergiste, le Gros Heinz, rapidement suivi par Bran et Gottfried, pendant que les filles, Illyana et Meado, demandent une chambre pour la nuit.
Elles montent rapidement à l'étage, espérant avoir une vue sur la rue. Mais ce n'est pas le cas. Illyana essaie la clé de sa chambre sur plusieurs portes susceptibles de donner sur la rue. L'une des clés ouvre une chambre occupée par l'une des prostituées de l'établissement et un client. Ce dernier fait comprendre à Illyana qu'il veut deux filles pour le prix d'une et tente, en vain de l'attraper, allant jusqu'à déambuler quelques instants, nu comme un ver, dans les couloirs. Meado, suivi d'Illyana, se réfugie dans sa chambre.
Gerlach ne parvient pas jusqu'à chez lui. Stoppé par un groupe d'émeutiers qui voient en lui un mutant, il est agressé. L'aide de Bran et de Gottfried n'y change rien, il finit par être tué dans une ruelle sombre avant que les émeutiers ne soient dispersés. Gerlach est sans possessions, à part quelques couronnes qui restent sans doute de sa transaction avec Rolf Vogt. Bran et Gottfried, retournant sur les lieux initiaux de l'attaque ne trouvent rien de plus. Gerlach mort, ils veulent agir contre Rolf Vogt, fortement soupçonné...
Le gamin qui suivait Bran l'a perdu. Il n'a pu apprendre qu'à Rolf Vogt qu'il était allé au Goret Aveugle. Rolf sait donc que Bran (dont il ne connait pas le nom) a un rapport avec Gerlach Baer.
Coq dans la Seau (WC93)
Gottfried & Illyana
Tenue par une vieille halfling traditionaliste, Meradell Gumbucket, et par deux videurs halflings jumeaux – Samfast et Chundo Quiggly
Maison de la Botte Jaune (WC103)
Bran
On n'y sert pas d'alcool, d'où le repli à l'auberge de la Tête de Cerf.
Auberge de la Tête de Cerf
Lieu de rencontre autour d'une bière
Auberge pleine, l'aubergiste n'arrête pas de remettre en place une tête de cerf empaillée qui n'arrête pas de tomber.
Après réflexion, Illyana se dit qu'il faut faire croire que Baer est toujours vivant, e récupérer son corps.
Il se rendent tous sur les lieux de l'émeute. Le corps de Baer a été déplacé au fond d'une impasse, dépouillé de tout objet ou vêtement encore acceptable.
Illyana, accompagné de Gottfried, se rend aux Jardins de Morr pour y placer le corps. Seuls ces deux-là seront susceptibles de passer la Porte du Temple. C'est ce que fait comprendre Gottfried car il ne veut pas que Bran le fasse pour ne pas se faire emprisonner – ce dernier a révélé avoir trouvé une invitation pour le bal masqué de l'Impératrice dans les affaires de Reinolt Leitdorf, ce qui l'intéresse au plus haut point.
Les autres rentrent dormir, très tard, dans leurs auberges respectives.
Marktag 2
Gottfried ne rentre qu'au petit matin, Meado est restée au Temple pour des obligations sacerdotales.
Après un peu de repos, Gottfried, Illyana, Bran et Knud se retrouvent pour discuter sur les différente hypothèses ayant amenées à l'assassinat de Reinolt Leitdorf.
Ils sont interrompus par l'arrivée d'Eckel. Illyana mène la négociation : elle veut qu'il lui arrange un entretien privé et discret avec Rolf Vogt. Eckel demande en échange qu'elle enquête, grâce à sa position sociale qu'il n'a pas, à l'enlèvement de Reuben Kuhn III.
Reuben Kuhn III est le fils de... Reuben Kuhn II, qui est le fils du Ministre des Finances de l'Impératrice à Nuln. Il est haït de tous car il lève les impôts mais est cependant respecté pour sa rigueur et pour sa réputation d'incorruptible. Son fils, actuellement étudiant ferait aux dires de beaucoup, un digne successeur.
Illyana demande alors à s'entretenir à part avec ses compagnons. Gottfried pense que c'est un leurre, que Eckel n'est là que pour les divertir sur une autre affaire. Il faudrait lui faire une contre proposition.
Illyana fait revenir Eckel et lui propose des informations compromettantes sur Rolf Vogt, qui pourrait lui donner un ascendant sur ce dernier. Eckel s'inquiète de savoir si cet ascendant pourra lui servir à quelque chose une fois qu'Illyana aura rencontré Vogt ! Ils assure qu'il ne sera pas tué, mais admettent toutefois que son statut pourrait être mis à mal.
Devant le risque, Eckel revoit sa proposition à la baisse : des renseignements précis sur Vogt contre une indication sérieuse pour pouvoir lui mettre la main dessus : le marché est conclu.
Illyana révèle qu'elle a des preuves que l'admirable capitaine Vogt a abandonné ses troupes pendant la guerre.
Eckel, en réponse, indique que ce dernier quitte tous les soirs sa demeure, à cheval.
Illyana indique qu'il a tenté de faire tuer quelqu'un en ville. La personne est gravement blessée mais pourrait témoigner si elle survivait.
Eckel répond que Vogt quitte la ville au crépuscule, par la Porte Sud.
Illyana répond enfin qu'elle donnera ses preuves après son entretien avec Rolf Vogt.
Illyana demande ensuite s'il serait près à monnayer des informations sur les mutants qui semblent rôder en ville, d'où ils viennent par exemple. Il le révèle « gratuitement », tout le monde le sait, ils viennent du Marché de Nuit. Par contre, on ignore où est ce lieu, mais c'est plus vraisemblablement un lieu diffus ou mouvant, ou une zone. Il n'en sait pas plus, et ni lui ni ses frères ne le souhaitent, ils ne comptent pas s'intéresser de près à ces choses, c'est trop malsain.
Ils se quittent en indiquant qu'il serait bon qu'ils ne soient pas suivis. Eckel assure qu'ils ne seront pas plus suivis qu'auparavant.
Ils partent alors chercher Meado au Temple pour pouvoir avoir plus de monde pour quadriller la sortie de la ville. Malgré la pluie, la ville est animée. De nombreux ouvriers s'attèlent à la réparation de maisons, le travail rythmé par leurs chants (et par l'alcool).
Knud voit pour la première fois l'illustration d'une tradition qui veut que lors de la semaine de la Poudre Noire, voisins et amis réparent les dommages causés aux habitations par les nombreux engins pyrotechniques distribués à la foule. Ils ne portent pas de masque rouge, signe au moins qu'il n'y a pas eu de mort dans les dommages causés.
Il est impossible aussi de ne pas remarque l'augmentation nette de la fréquence et de la taille des patrouilles, surtout la l'Altestadt. D'après Knud, elles doivent être triplées dans la Neuestadt et quadruplées dans l'Altestadt !
Après avoir récupéré Meado au Temple, tous se dirigent à la Porte Sud pour être en place lorsque Rolf Vogt y passera. Il sera temps de tester la véracité des renseignements de Eckel et voir s'il est possible de suivre Vogt.
A la sortie sud de Nuln, Gottfried et Illyana se postent à un premier carrefour dans le village de Kreuzungstadt. Knud se poste à la sortie du village alors Bran et Meado guettent le croisement principal, où un hameau s'est constitué, à quelques dizaines de mètres de la sortie de Kreuzungstadt.
Peu après la tombée de la nuit, les passages se font plus rares. Bran pense repérer Rolf Vogt, mais Meado lui assure que ce n'est que quelqu'un qui lui ressemble vaguement.
Knud, lui aussi, l'avait repéré, et il était en train de remonter chercher Illyana et Gottfried pour les prévenir lorsqu'il croise la bonne personne – qui ne peut normalement repérer Knud puisqu'elle ne le connait pas.
Knud continue son chemin, le voit tourner à droite sur un petit chemin menant à une ferme fortifiée un peu à l'écart du village.
Il prévient Gottfried et Illyana. Tous passent le croisement de la ferme et envoient des signaux lumineux, avec leur lanterne, à Bran et Meado, qui manquent de ne pas les voir mais finissent par arriver.
Gottfried part alors avec Knud faire le tour de la ferme pour repérer les environs. Knud demande à un moment à Gottfried quelques instants, le temps de ressentir l'endroit au plus profond de lui-même. Il détale ensuite vers les autres, en sueur. La ferme est en feu, un rituel se prépare, dit-il. Gottfried le suit, et semble furieux de ce départ précipité.
Quoi qu'il en soit, il se rendent tous près des remparts, armés d'une échelle trouvée non loin.
Gottried, Illyana et Meado restent en retrait, dissimulés dans les champs de blé, pendant que Bran monte à l'échelle, soutenu par Knud – le terrain est très boueux.
Pendant que Bran grimpe péniblement après plusieurs alertes (une lueur est apparue dans la pièce vers laquelle il montait), un dernier avertissement d'Illyana le force à se cacher. Un groupe de cinq hommes, devisant joyeusement, arrivent au loin et entrent dans la ferme dont la porte principale est ouverte alors qu'il fait nuit. Ils ne semblent remarquer personne, même l'échelle.
Une porte ouverte de nuit... c'est une maison close, pensent-ils tous ! Ils approchent donc eux aussi à découvert de l'entrée.
Knud et Gottfried, suivis quelques minutes plus tard par Bran, entrent par la porte ouverte. Ils tombent bien sur une auberge, avec une pièce sombre, décorée de peaux de bêtes et ou l'on dîne assis sur ses peaux, devant des tables basses. Il y a aussi quelques tables de jeu.
L'auberge, la Taverne de Khagor, est tenue uniquement par des femmes ; la tenancière semble être Yseleï Ybar, affectée d'un vague accent kislévite.
Gottfried va au bar et entame la discussion avec elle, laissant Knud en surveillance à une table. Il a visiblement l'air de l'amuser, elle lui tient brièvement la main avant d'aller voir ce que désire un autre client qui vient d'entrer, en l'occurrence Bran.
Bran aborde directement Yseleï et fait comprendre qu'il cherche une fille dont il cite le nom pour passer du bon temps. Il se fait éconduire par cette dernière appelée par Yseleï, ainsi que par Yseleï. Il n'a, semble-t-il pas de recommandation : sa maison n'est pas un lieu de passe, dit-elle.
Bran quitte l'auberge en grommelant.
Gottfried pousse Knud à se rendre à la table de jeu, où il lui apporte à boire. Ils se rendent compte que la table est fréquentée par Rolf Vogt. Gottfried, l'air de rien, ressort prévenir Bran, Illyana et Meado que l'oiseau est localisé. Il dit qu'il va essayer d'obtenir la clé d'une chambre à Knud et que ce dernier ouvrira la fenêtre pour laisser entrer tout le monde.
Il laisse Knud jouer, et perdre, une petite demi-heure avant d'aller lui remettre la clé d'une chambre.
Knud la prend et continue de jouer un bon moment, au point que Bran, Meado et Illyana pensent qu'il y a un problème et décident de grimper par un autre accès, le toit des écuries. Il faut que Gottfried lui lance un regard noir pour qu'il se décide à monter. Il ouvre la fenêtre mais personne n'est en bas.
Knud était absorbé par le ventre de la croupière ; il parvenait à voir en elle une forme sombre et bougeant légèrement. Elle est sans doute enceinte de quelques semaines, pense-t-il, habitué qu'il est à ses visons !
Gottfried part chercher tout le monde pendant que Bran, sur le toit de l'écurie ne sait trop que faire et finit par redescendre.
Pendant ce temps, Knud s'allonge et se laisse submerger par les Vents. Il voit un nombre impressionnant de personnes, aller et venir tout en s'ignorant mutuellement. Toutes sont nues, les hommes ont le sexe raide. Il voit également de nombreux bébés, tout aussi nus, qui crient comme au jour de leur naissance.
Certaines femmes, très belles, concentrent l'attention de Knud qui commence à sentir l'excitation le gagner. L'une d'elle un regard noir, très, très profond, qu semble l'attirer à lui. Il bascule littéralement dans ce regard et commence une chute dans le noir qui ne semble pas vouloir se terminer, avant qu'il sente la fin de la chute, qui est causée par un coup violent, puis un autre, puis un autre. Il n'est pas mort et est réveillé... par Bran, dans sa chambre, qui le gifle.
Lorsqu'ils remontent par la fenêtre de la chambre de Knud, ce dernier est allongé, les bras en croix, les yeux grands ouverts mais semblant inconscient. Bran le réveille par plusieurs gifle. Il a le regard d'un drogué.
Knud voit Bran, Gottfried et surtout Illyana et Meado dans la chambre. Tous sont nus, causant un mélange d'excitation et de gêne, car cela ne semble pas les affecter.
Après quelques explications de son attitude expliquée par des visions dues à son troisième œil, tous semble le croire drogué car il explique qu'il voit tout le monde nu. Mais il le prouve en révélant un détail intime de Gottfried, un gros grain de beauté sur le haut de sa cuisse. Il finit par se prendre un coup de Gottfried qui n'apprécie pas sa façon de lorgner sur Illyana et d'être jeté dehors afin qu'il profite de ses visions dans le reste de l'auberge.
Knud joue donc, et perd à nouveau, troublé qu'il est, à la table de Rolf, ou plutôt du faux Rolf semble-t-il car, nu, lui aussi, il s'avère que ses cheveux son ras et son nez moins proéminent : il doit porter un déguisement !
Il attend que Rolf quitte la table avec une serveuse, Katia, pour remonter. Il se fait à nouveau engueuler par Gottfried qui lui reproche de ne pas avoir fait attention à la chambre qu'occupait le sosie de Rolf, alors qu'on l'avait envoyé là pour ça !
L'information sur son déguisement reste cependant intéressante.
La nuit avance. Illyana et Gottfried décident d'agir et de tenter de se glisser furtivement dans les chambres pour voir par qui elles sont occupées. Certaines sont ouvertes. Les premières sont occupées par des couples – ou plus – trop absorbés par leurs ébats pour remarquer quelque chose.
Yseleï est la seule qui remarque quelque chose lorsqu'ils pénètrent dans sa chambre. Devant leurs armes, Yseleï et son client, sans doute un riche bourgeois à l'aspect de sa tenue posée sur une chaise, ne résistent pas. Yseleï finit par révéler la chambre occupée par Katia – elle était fermée à clé, mais elle a un passe. Ils sont laissés là, ligotés, et gardés par Meado qui a été discrètement appelée en renfort.
Pendant ce temps, Illyana et Gottfried se rendent dans la chambre de Katia. Ils entrent grâce au passe, mais son accueillis par une épée : le faux Rolf, tenant un drap autour de ses hanche d'une main, et son épée de l'autre, ne s'est pas fait surprendre, mais il doit vite se rendre devant la puissance martiale de Gottfried.
Sommé de s'expliquer, en échange de sa liberté, il indique que Rolf le paie pour se déguiser comme lui et quitter tous les soirs la ville pour n'y revenir qu'au matin. Monsieur Vogt est quelqu'un de très important qui n'a pas envie d'être importuné et il est là pour détourner les éventuels importuns.
Tous quittent l'auberge discrètement par une fenêtre et Bran passe lui par les écuries pour prendre le cheval fourni par Rolf à son sosie. Ils le libèrent avec un peu d'argent en lui faisant comprendre qu'il serait mieux pour lui de s'exiler sans demander son reste et qu'ils seraient moins compréhensifs s'il le revoyait à Nuln. Ils sont là pour empêcher Rolf de commettre des atrocités dont il pourrait se rendre complice. Dans ce cas, gare aux répurgateurs.
Backertag 3
Le sosie déguerpit et les autres campent en aval sur la route, espérant le retour du vrai Rolf Vogt, peut-être celui repéré avant son sosie. Las, il n'y a que des marchands et des fermiers qui passent avant l'aube. Il retournent donc à Nuln peu après l'aube : il faut déjà subir deux heures de queue pour pouvoir pénétrer dans la ville.
En fait, il repart directement à Nuln prévenir Rolf car il ne croit pas du tout aux histoires mettant en cause son patron. Il raconte tout à Rolf qui, en remerciements, s'en débarrasse. Il va redoubler de prudence envers Gottfried et autres, maintenant qu'il connait la composition du groupe mais, dans sa folie, ne les juge pas assez menaçants pour s'occuper directement de leurs cas.
Affamés, ils prennent deux tourtes aux pommes chez un halfling au coin d'une rue. Elles sont décorées de bougies pour être allumées avant d'être consommées. Une tradition de la Semaine de la Poudre Noire selon lui. Certaines donnent droit à une nouvelle tourte gratuite. Ils sauront vite s'ils sont gagnants, ajoute-t-il de façon sibylline.
Ils vont discuter de leurs prochaines actions dans une taverne un peu plus loin, en n'omettant pas d'allumer les bougies. Bran, soudainement, s'empare d'une tourte et l'envoi contre le mur de la taverne où elle s'écrase mollement avant de brusquement... exploser, répandant des pommes dans une bonne partie de la taverne.
Le patron ne semble pas être surpris outre mesure de l'évènement et se contente de facturer le nettoyage.
Après discussion – la seconde tourte n'étant pas piégée – chacun part de son côté pour mener à bien ses différentes missions.
Bran part voir son frère afin d'essayer de passer par lui pour avoir une liste des différentes propriétés de la famille Vogt hors de Nuln.
Selon Fritz, la ville ne doit pas garder ces informations, c'est plutôt du domaine privé. L'acheteur d'un bien, ou son avoué, se contente de garder lui-même l'acte de vente, preuve de propriété. Fritz dit qu'il pourrait trouver le nom de l'avoué de la famille Vogt, mais Bran pense que c'est inutile, il ne pourra pas être convaincu de donner ces informations. Avant de quitter Fritz, il lui recommande de ne surtout pas, si jamais il en avait l'occasion, assister au bal de l'Impératrice.
Il part ensuite prendre un peu de repos avant de se rendre pour cinq heures après midi au lieu de rendez-vous, la Porte Sud.
Gottfried va essayer d'avoir une entrevue avec son cousin, Wolfhart von Liebwitz. Il revient bredouille, son cousin n'était pas là. Il lui a laissé un nouveau message.
Meado passe à son temple faire une petite sieste avant de voir si elle peut obtenir des informations au temple de Verena en compagnie d'Illyana.
A son réveil de sa sieste, elle est abordée par un certain Corvin de Scheinfeld, un homme de près d'une quarantaine d'années à la jambe de bois. Il lui demande ce qui amène une initiée de Middenheim à Nuln, c'est assez rare et il avoue être curieux. Meado reste assez vague et se contente de dire qu'elle rejoint un ami dans le besoin. Corvin explique qu'il chassait les non-morts jusqu'à se faire dévorer la jambe par une goule. Se sentant trop amoindri, il a rejoint le temple de Middenheim pour son initiation.
Meado promet de le revoir et lui en dire plus autour d'un repas un de ces soirs.
Elle se rend au temple de Sigmar, mais ne trouve pas Illyana. Elle va ensuite au temple de Verena pour savoir où elle peut trouver la trace de la généalogie de certains défunts. Le clerc semble surpris que le Temple de Morr ne conserve pas ces données. Il dirige Meado vers les Archives, non loin, dans Handelbezirk.
Elle s'y rend et et autorisée à faire, moyennant quelques menues pièces, une recherche dans la salle des recensements.
Illyana se repose un peu et se rend au temple de Verena. Elle demande si elle peut avoir des informations sur les propriétés de personnes dans les environs de Nuln. Elle est assez vite redirigée vers les Archives de la ville, dans le quartier de Handelbezik.
Là-bas, moyennant finances, l'accès est autorisé. Un clerc peut faire des recherches selon des critères, solution qu'elle choisit après avoir passé les méandres de la bureaucratie.
Au bout d'environ une heure, Meado est rejointe par un clerc qui accompagne... Illyana.
Leurs recherches indiquent que la famille Vogt possède une dizaine de propriétés dans les quinze kilomètres de Nuln, mais hors de ses murs. Quatre d'entre elles sont au sud, aux alentours de Wahnfurt : une ferme où sont recensés vingt personnes, une maison d'habitation avec une quinzaine de personnes et deux maisons de chasse, l'une inhabitée et l'autre uniquement occupée par un certain Gunderam Delfgrubermann.
Tout le monde se retrouve à la porte Sud à l'heure dite. Meado et Illyana indique que les Vogt ont des propriétés à Wahnfurt. Ils s'y rendent, retrouvant le cheval de Vogt laissé la veille. Après environ trois heures de marche, ils arrivent en vue du petit bourg, à la nuit tombée...
Knud est laissé en poste près du village dont les portes sont closes pendant que les autres tentent de trouver l'une des maisons de chasse en passant par un chemin de traverse.
Les cieux lui montrent une porte qui s'ouvre sur quelqu'un qui traverse son champ de vision. Il ne voit que le bas du corps. Il s'agit d'un homme à la jambe de bois.
Ils trouvent l'une des maisons isolées. Seule une fenêtre est vaguement éclairée.
Un peu plus d'une heure après s'être séparés, le groupe revient chercher Knud. Ils le retrouvent sur la route, assez loin du croisement avec vue sur les portes du village. Il venait semble-t-il à leur rencontre. Il n'a pas l'air dans son assiette.
Tous retournent au pavillon de chasse pour l'investir. Bran et Knud forcent une fenêtre à l'arrière pendant que Illyana et Dieter font diversion à la porte avant en s'annonçant bruyamment et que Meado reste en retrait, gardant un œil sur les environ.
Du premier étage, un homme les menace et ne compte pas leur ouvrir mais la maison est vite investie, d'abord par la fenêtre puis par la porte. L'homme commence par se défendre mais, pris au piège, se rend rapidement. Une sorcellerie envahit la zone sous forme de lueur fantomatique. Cela ne semble que peu émouvoir les assaillants.
Interrogé avec autorité, l'homme dit bien s'appeler Gunderam Delfgrubermann. Il dit qu'il est le médecin du village lorsque l'on propose de soigner sa blessure au bras. Sa chambre contient effectivement une trousse médicale, mais il ne semble sanctionné par aucune université. Selon lui, la maison appartient à Friediger Vogt, qui habite Meissen. Son seul fils Dietiger est mort à la guerre et Gunderam est chargé de garder la maison. Seules deux pièces sont effectivement utilisées, les autres ont peu de mobilier, et ce qui reste est recouvert de draps.
Knud demande à Gunderam s'il connait un unijambiste. Peut-être une de ses visions ? Il indique qu'il y en a un dans la ferme en face du manoir du baron Karl Evert.
Il est aussi interrogé sur un autre pavillon de chasse. Il n'en connait qu'un hors du village, mais il dit qu'il est en ruines e que personne ne l'habite. Il n'est même plus sur d'où il est sis.
Ils finissent la nuit dans le pavillon de chasse avant de se faire guider par Gunderam vers l'autre pavillon de chasse. Il finit par retrouver un chemin qui n'est plus utilisé depuis longtemps et qui mène à une maison effectivement en train de tomber lentement en ruines.
Bezahltag 4
Tout le monde est réveillé à l'aube par une tempête phénoménale. La pluie tombe horizontalement, les branches arrachées de bonne taille volent dans les airs.
Malgré le temps, Illyana pousse tout le monde à quitter les lieux. Ils laissent Gunderam derrière eux, le menaçant s'il lui venait à l'idée de bouger de là dans les prochains jours. La courte distance entre le pavillon et le village prennent énormément de temps, une branche manque d'éborgner Knud et le cheval, paniqué, finit par s'enfuir. La piste n'est rapidement plus qu'un bourbier et... les portes de la ville sont toujours fermées.
Malgré les hurlements de Bran puis Gottfried, personne n'ouvre. Bran finit par se résoudre à escalader la porte et ouvrir aux autres. Aucun garde n'est à l'entrée, d'ailleurs les rues sont totalement désertes et les maisons toutes closes. Tout le monde s'abrite de la tempête.
Face à la plus grande maison du village, un petit manoir, il y a une grosse ferme. Ils décident de s'attaquer à celle-la. Bran inspecte l'entrée de la cave en vain.
Ils se rendent ensuite à l'auberge jouxtant la ferme, dotée d'une enseigne représentant un marteau dont la tête est gravé d'un loup qui court. Ils entrent pour se réchauffer et se sécher au coin du feu dans une atmosphère pourtant... glaciale. Tout le monde les dévisage, personne en répond à leurs questions, voire même leur crachent aux pieds lorsque l'on s'adresse à eux. Ils restent cependant de marbre et Bran finit par repartir seul. L'un des clients prend la peine d'aller à la porte pour voir où il se rend.
Bran cherche des outils pour forcer la porte de la cave voisine. Il y parvient.
Bran retourne dans l'auberge informer ses collègues qu'il a réussi à entrer dans la cave, une cave à bière.
Ils s'y rendent tous et finissent par prendre possession des lieux et interroger un certain Philippe, un brasseur dépressif, effectivement muni d'une jambe de bois, qui répond facilement face à un verre.
D'après Knud, il ne s'agit pas de la jambe de bois qu'il a vu dans son rêve. Meado le raille, lui disant que ses rêves ne sont pas prémonitoires, mais montrent le passé. Elle lui apprend qu'elle a rencontré il y a quelques jours un unijambiste, un initié du temple de Morr.
Quoi qu'il en soit, Philippe indique que les Vogt qu'il connait sont des bateliers qui logent dans la maison face au ponton. Ils font le commerce du sel des mines des Montagnes Grises.
Ils laissent une couronne à Philippe pour qu'il puisse réparer la porte de sa cave et se rendent au ponton.
La tempête commence à se calmer. Illyana saute dans la péniche amarrée, descend dans la cale au moment ou deux gars solides, mais de petite stature, se décident à sortir pour examiner l'état de leur péniche après la tempête. L'une des bites d'amarrage est rompues ; ils la remplacent puis décident de monter à bord vérifier l'intérieur du bâtiment...
Après un moment de flottement, Gottfried finit par faire diversion en s'approchant des bateliers pour leur demander s'ils ne pourraient pas les conduire jusqu'à Nuln, car les chemins doivent être impraticables. Il demande à régler l'affaire chez eux. Un accord est conclu, pendant ce temps-là, Illyana peut quitter la péniche. Elle a fouillé la cale et n'a trouvé qu'une petite tâche de sang dans le sel.
Persuadés qu'ils perdent leur temps sur une fausse piste à Wahnfurt, ils repartent sans explorer la ferme des Vogt. D'après les bateliers, Eckel et Johannes, ce sont des cousins – qui sont actuellement à Nuln pour vendre leurs percherons et profiter de la Semaine de la Poudre Noire – et quant à eux, ils ne connaissent personne de la famille étant capitaine.
De retour à Nuln, ils discutent de leurs prochaines actions. Le but n'est plus directement de stopper la catastrophe qu'ils pressentent, mais plutôt de limiter son ampleur. Pour cela, ils pensent que certains évènements, comme les émeutes, ne sont organisés que pour affaiblir certaines défenses de la ville en détournant les forces vers des cibles secondaires. Bran va essayer d'utiliser son ancien statut de soldat pour retrouver un ancien compagnon artilleur, Alberich, qui pourra peut-être le renseigner sur les poins faibles dans la défense de la ville. Il part d'ailleurs vers les quartiers militaires.
A son ancienne auberge qui lui servait de quartier général, il se renseigne sur ce qu'est devenu Alberich et il laisse son adresse, à la Tête de Cerf, où il sera présent pour l'attendre le lendemain midi.
Konigstag 5
Knud, la nuit, dans son auberge du Retour du Flibustier, il est réveillé en pleine nuit car il manque se noyer dans une eau épaisse et noirâtre. Il est au premier étage et l'eau monte. Ses compagnon de chambre semblent déjà noyés. Il tente de fuir par une fenêtre vers le toit, mais le niveau finit par refluer. De retour dans sa chambre, les corps de ses colocataires semblent bouger légèrement, ils ont un aspect verdâtre. Il s'enfuit.
Mais les émeutes dans la ville se poursuivent et, pour les éviter, il est obligé de s'enfoncer, puis de se perdre dans les sentiers puants et boueux du Dédale. Il essaie de retrouver son chemin rapidement, mais finit par se faire agresser : plusieurs formes surgissent des détritus dans les ténèbres.
Knud finit par faire appel à l'Azyr pour illuminer les lieux et ses agresseurs : un démon tentaculaire ainsi qu'un homme-ours, puis deux autres silhouettes plus loin. Il prend les jambes à son cou mais aussi quelques coups, notamment un coup de griffe par l'arrière, en plein visage, qui manque de lui faire perdre son œil.
Il parvient toutefois à se dissimuler dans un coin et fait à nouveau appel à l'Azyr pour projeter des lumières au loin et leurrer ses poursuivants.
Gravement blessé, il est néanmoins soulagé de se retrouver devant un cordon sanitaire. Le garde ne consent à le laisser quitter la zone que s'il se sépare de son épée, ce qu'il finit par faire pour regagner les environs du Coq dans le Seau. Il finit la nuit dans la rue avant de se rendre chez son chirurgien-barbier habituel qui le panse et lui fait ingurgiter quelque chose pour la courante galopante qu'il semble avoir contracté, comme beaucoup de monde dans le quartier, semble-t-il.
Au matin, Knud, dans un état affreux, manque d'être jeté dehors du Coq dans le Seau avant que Illyana ne l'envoie dans un bain.
Knud est gravement blessé, il explique de manière confuse qu'une crue noirâtre à envahi sa chambre – au premier étage – et que tout le monde s'est noyé. Une fois le reflux, il s'est rendu dans le Dédale, poussé par des émeutiers, et s'est fait agressé par un démon et un homme-ours. Illyana est sceptique sur son histoire et lui arrache même son pansement pour vérifier ses blessures.
Il est envoyé ensuite par Illyana dans leur chambre pour prendre du repos, ce qui exaspère Gottfried. Illyana doit se rendre au chapitre local de l'ordre de la Sainte Unité. Gottfried doit aller voir Elsbeth Becker et Bran attendre la visite d'Alberich.
Au chapitre de l'ordre, seul Mehler est présent, les autres chevaliers sont en mission. Il écoute l'histoire d'Illyana qui lui résume la saga des objets contenant l'essence de Xathrodox. Il consent à tenter de l'aide de deux manières : avoir des informations sur les faiblesses dans les défenses de la ville induites par les récents évènements et tenter de rassembler des forces pour renforcer les défenses défaillantes.
Illyana rejoint ensuite Gottfried à l'hôtel particulier de Elsbeth Becker. C'est Gottfried qui lui ouvre, précautionneusement, il n'y a que lui. Il a trouvé la porte entrouverte en arrivant, et tout le personnel a été tué, à la lame de l'épée. Le pire, c'est la chambre de Lady Becker : le mur est peint en lettres de sang du message « Sigmar revient », le pinceau utilisé n'est autre qu'une... main féminine, manucurée, sans doute celle de Lady Becker, mais il n'y a pas de trace de son corps.
Illyana demande à Gottfried de quitter les lieux. Elle lui laisse quelques minutes avant de hurler à l'aide...
Justement, une unité de garde était proche. Ils prennent l'affaire en charge sous le commandement du sergent Ragan, interrogent brièvement Illyana (qui indique être tombé sur le massacre en allant voir lady Becker au sujet du bal du lendemain) avant de la faire raccompagner à son auberge.
Meado accompagne Bran pour le déjeuner, en espérant rencontrer Alberich, mais il ne se présente pas. Ils vont alors au temple de Morr : Illyana voulait présenter Corvin de Scheinfeld à Bran, mais les deux font à nouveau chou blanc, il n'est pas au temple.
Gottfried accueille Illyana lorsqu'elle est raccompagnée par des gardes. Elle lui explique qu'elle s'en est sortie sans problème. Ils vont alors raconter tout cela à Bran et Illyana.
Bran et Meado, de retour à l'auberge de la Tête de Cerf, retrouvent Illyana et Gottfried. Ils expliquent que Lady Becker est sans doute morte. Chez elle, tout le personnel avait été assassiné et elle est disparue. Par contre, il reste une main sanguinolente dans sa chambre, sans doute la sienne, et on a écrit sur les mur en lettres de sang, avec la main comme plume : « Sigmar revient ! ».
Ils se rendent ensuite, avant le couvre-feu, au chapitre des chevaliers de la Sainte Unité. Pendant le trajet, plusieurs crieurs annonce que l'assassin qui sévissait en ville aurait été trouvé. Magnus Kummel, un docker, devrait être jugé dans la journée.
Pour Gottfried et autres, il semble ne pas faire de doute qu'on essaie d'étouffer l'affaire et calmer les foules.
Arrivés au chapitre, le chevalier Mehler les reçoit et leur apprend que les défenses affaiblies dans la ville sont les égouts : beaucoup de ratiers, qui font partie d'une section spéciale des gardes de le ville, sont réquisitionnés pour le renforcement des patrouilles de gardes. Cela renforce l'inquiétude d'Illyana qui se souvient que les égouts avaient aussi joué un rôle à Middenheim et surtout à Altdorf.
De plus, il les attendait car il allait partir pour l'Industrielplatz : il a été contacté, suite à ses enquêtes, par Sweideger, un ingénieur des fonderies Richthofen – l'industriel qui est en charge de la construction du canon : il se serait passé des choses étranges sur les lieux de fabrication du canon, et la garde n'a pas donné suite – enfin, a dit qu'elle s'en occuperait dès que possible.
Sur place, l'ingénieur explique que plusieurs éléments l'inquiète ses trois derniers jours. Tout d'abord, la porte du hangar avait été laissé ouverte. Le lendemain, un garde de nuit, renvoyé depuis, à été retrouvé le matin complètement ivre. Enfin, cette nuit, des silhouettes encapuchonnées ont été entr'aperçues mais se sont enfuit. Une bouche d'égout normalement scellée a été trouvée forcée, avec un lambeau de tissu crasseux accroché dessus, ayant un fort remugle animal.
Illyana prend rapidement en charge les opérations. Elle commande une nouvelle inspection du canon par une nouvelle équipe pour dénicher les éventuelles traces de sabotage qui seraient passée inaperçue le matin. Elle demande ensuite si un détachement militaire peut se charger de la surveillance nocturne du canon jusqu'au baptême. Enfin, elle recommande la présence de deux ingénieurs lors de ce baptême.
Pour le premier point, l'inspection révèle un dysfonctionnement mineur dans un des vérins servant à modifier la distance de tir. Il est difficile de dire si c'est un sabotage, mais ce dérèglement ne devait pas avoir d'influence sur l'issue du tir. Les projectiles doivent arriver dans l'eau quoi qu'il arrive : l'Ile d'Aver, sur la trajectoire, est hors portée, de peu mais hors portée.
Pour le second point, l'armée n'interviendra pas directement, mais un groupe de patriotes de l'armée sont volontaires pour assurer ces gardes sur leur temps libre.
Enfin, le troisième point semble plus délicat. Les cérémonies sont très strictes au niveau protocolaire, et il paraît impossible de les changer comme cela.
Pendant que Bran et Meado vont passer la nuit près du canon, en plus des militaires, Gottfried, Illyana et Mehler se rendent dans le quartier nain pour essayer d'obtenir leur assistance. Ils se retrouvent conduits dans la garde naine. Un garde, impossible de savoir son grade, écoute attentivement leur histoire et les raccompagne à la frontière du quartier nain, et leur disant de ne pas s'en faire.
Knud reste dans le lit de Gottfried, son mal de ventre couplé à ses blessures à la tête le rend hors d'état de faire quoi que ce soit.
Il parvient cependant à rédiger une lettre fiévreuse à Dieter Klemperer, son maître.
Ceci oblige Gottfried, rentré tard, à dormir sur une chaise en maugréant.
Angestag 6
Au réveil, Knud ne va pas mieux, il est toujours aussi fiévreux. Bran et Meado reviennent de l'Industrielplatz, où ils enquêtaient sur le sabotage potentiel du Magnus, bredouilles : il ne s'est rien passé de la nuit.
Devant l'état de Knud, Bran et Meado l'emmènent chez un médecin, le Docteur Gisel. Ils font un détour pour acheter de la myrte et de la slovefoot.
Le trajet chez le médecin semble interminable. La foule est extrêmement dense et circule sans arrêt. Tout le monde marche dans le même sens. Il semble que l'on passe plusieurs fois par le même endroit. A certains moments, les gades dépassent miraculeusement la foule et semblent faire face plus loin à des émeutiers. Des gardes passent même de toit en toit pour décocher leurs flèches à ces émeutiers invisibles, car trop loin dans la foule qui continue cependant à avancer et finit par marcher sur certains corps, impossible de s'arrêter pour détailler.
Ceci et une vision du Ghyran que Knud voit. Elle représente sa lutte contre la maladie. Il est le sang, les gardes luttent contre les infections.
Lorsque Knud demande pourquoi ils passent plusieurs fois par le même endroit, les regards entendus de ses compagnons lui font penser qu'il est en plein délire. Sa maladie s'agrave.
Le Docteur Gisel confirme ce que Meado craignait, la blessure est gangrénée. La progression du mal est extrêmement rapide et sa seule chance est d'opérer en enlevant les tissus nécrosés. Le Docteur Gisel étant médecin, il ne pratique pas d'opérations.
Ils ramènent Knud et lui donnent la chambre de Bran cette fois. Meado l'opère sur la table, enlève le maximum possible mais arrête lorsqu'elle sent l'os de la pommette sous son scalpel. Il reste un peu de tissu malsain, mais continuer serait signer l'arrêt de mort de Knud.
Pour survivre à la douleur, Knud se gave de slovefoot, qui l'aide à dormir.
Après l'opération, les autres préparent le bal du soir et achètent de quoi paraître le moins ridicule possible au bal. Il convient surtout d'habiller Bran qui se drape d'une merveilleuse veste à chevrons rouge et blanc et aux boutonnières d'ivoire représentant des crânes, assortissant des gants et un fourreau à sa mesure.
Bran fait le premier son entrée presque dès l'ouverture des portes, suivi ensuite des autres : Gottfried, Illyana et Meado, qui prendront soin de ne pas montrer qu'ils ne connaissent pas Bran.
Le palais est grandiose, et la salle de bal est sans doute la pièce centrale du palais, faite de marbre, avec des loges privées tout autour, dominant la salle, ainsi qu'une mezzanine au-dessus des loges.
A cette heure, il n'y a pas encore beaucoup d'invités, la salle est principalement occupée par les serviteurs.
Tous restent séparés.
Meado se rend dans une loge.
Elle est décorée aux couleurs kislévariennes. Rapidement, elle est rejointe par un ambassadeur de Kislev qui ne fait pas mentir la réputation de son pays : il ne semble là que pour boire.
Les autres papillonnent sans but entre les invités jusqu'à ce que tous les invités soient là.
Puis, peu avant onze heures, l'Impératrice, resplendissante dans une robe blanche cintrée et un masque évoquant un renard, arrive. Elle traverse la salle et se positionne sur l'estrade au fond, se contentant d'un bref discours de bienvenue. Elle passe le reste du temps là, observant ses invités et faisant venir près d'elle les courtisans les plus en vue du moment ; certaines entrevues faisant d'ailleurs discrètement jaser...
Illyana finit par aborder un grand homme de stature impressionnante, qui semble faire fuir tout le monde : son costume évoque un prêtre de Sigmar, il est derrière un masque blanc vierge de tout décoration. Il s'agit de Jonas Reiss, prêtre de Sigmar. Ils parlent principalement des dessous de la politique et finissent par arriver au passé de la branche Aue de la famille. Elle est mise au banc par l'Impératrice depuis que leur demeure a servi d'asile à Leos, la jeune sœur de l'Impératrice, dont tout le monde pensait que c'était un homme, lorsqu'elle était recherchée pour l'assassinat de son oncle, un des frère du baron Aue, le père de Gottfried.
Gottfried, lui, fait de multiples danses avec diverses courtisanes tandis que Bran se contente d'observer sans s'immiscer ni rien manger ou boire.
Meado finit par toucher le gros lot. Elle parvient à trouver Wolfhart von Liebwietz. C'est un beau parleur qui semble toujours ramener la couverture à lui et se gausse ouvertement de la déchéance de son prédécesseur, Randolf Vogt, qu'il assure avoir fait lui-même inviter. Il ne semble pas insensible au charme de Meado et finit par lui donner rendez-vous à minuit dans une loge privée.
Elle en discute avec Gottfried et Illyana. Gottfried propose qu'elle lui fasse un numéro de charme et qu'elle le laisse quitter la loge plein de promesses pour qu'il soit dans de bonnes dispositions en tombant, par hasard, sur Gottfried et Illyana en sortant de la loge.
Bran déniche grâce à la discussion menée par un homme déguisé en rat, sans doute un grand marchand, le chef de la police de l'Impératrice : Hieronymus Ostwald. Ce dernier semble obnubilé par les hommes-rats et Bran en profite pour l'aiguiller sur les émeutes sans doutes issues des égouts. Il finit par lui expliquer avoir été envoyé par les instances sigmarites d'Altdorf pour rechercher un artéfact et son enquête l'a mené à penser qu'il y aurait une tentative de sabotage du canon. Il semble convaincre le chef de la police et tous deux quittent le bal pour en discuter et pour partir pour une inspection du Magnus.
Au moment où Illyana, Gottfried et Meado allaient se mettre en position au premier étage pour attendre Wolfhart, ils entendent un cri étouffé puis voient une silhouette déguerpir dans la loge d'en face. Ils sont sans doute les seuls témoins et ils essaient de courir après le fuyard.
Meado, bloqué par un garde au moment ou la panique commence à gagner la salle, le convainc d'aller dans la loge. Elle y trouve le corps de Wolfhart von Liebwitz, la gorge tranchée et... le nez coupé – il avait d'ailleurs un masque d'un homme joufflu avec un long nez.
Illyana se fait distancer.
Gottfried, lui, parvient à rattraper l'homme masqué de blanc qui fuit, avec l'aide de Bran, bousculé par l'homme dans sa fuite, et de quelques gardes. L'homme est arrêté à deux pas des portes de palais et est démasqué : Rolf Vogt ! Il lâche un morceau de chair sanguinolent et sa main droite est marquée du sceau du Dieu du Sang...
Hélas, il ne semble pas en mesure de s'expliquer pour le moment, Rolf est prostré dans un profond état d'hébétude.
Festag 7
L'annonce du meurtre de Wolfhart von Liebwietz n'est pas officialisée, mais reste un secret de polichinelle.
Tous les fêtards sont invités à regagner la salle de bal pendant que le chef Ostwald diligente une rapide enquête. Gottfried, Meado, Bran, Randolf Vogt et Jonas Reiss sont interrogés et finalement, une paire d'heures après, Hieronymus Ostwald annonce que les coupables sont arrêtés : sur ordre de l'Impératrice, Rolf Vogt sera pendu avant l'aube et son père, Randolf Vogt, sera exilé et ses possessions seront confisquées. La baptême du Magnus est maintenu.
Hieronymus Ostwald explique à Bran qu'il a chargé Waldred Teuber, le chef du Collège d'Ingénierie, qui fait partie des invités, de l'inspection du canon et du remplacement des munitions. Il transmet un laisser-passer à Bran pour fouiller la demeure des Vogt au cas où un indice – ou le calice – pourrait être trouvé.
Tandis que Illyana, Bran et Meado accompagnent brièvement Jonas Reiss au Temple de Sigmar, pour discuter du monastère de Saint-Abélard et se recueillir, Gottfried part de son côté.
Quatre templiers sont dépêchés ensuite par Reiss pour encadrer la fouille de la maison des Vogt, au milieu de la nuit. Les gardes ont déjà sécurisé les lieux mais permettent la fouille.
Le temps manque et la fouille ne révèle hélas rien d'intéressant, sinon le témoignage des domestiques qui indiquent que Rolf louait effectivement les services d'un sosie car il sortait tous les soirs, à pied, pour aller discrètement voir sa belle, avec qui il souhaitait rester très discret. Quant à Randolf, il n'était pas là non plus la plupart des nuits, mais les deux ne quittaient jamais la maison ensemble.
Avant l'aube, Meado, Illyana et Bran passent rendre une rapide visite à Knud, lui apprendre que Wolfhart von Liebwietz a été assassiné par Rolf Vogt, mais on ignore dans quel but. L'état de Knud semble toujours problématique, de sa blessure au visage émane une odeur nauséabonde...
Meado n'a pas le temps de procurer des soins pour l'instant, ils ne restent cependant que le temps de rapidement prendre leurs affaires avant de se diriger, sous la pluie, vers l'Industrialplatz et assister au voyage du canon depuis l'usine vers le Grand Pont...
Malgré l'heure très matinale et le temps exécrable, les rues sont noires de monde à l'approche du Grand Pont. Il est même impossible de l'atteindre tellement la foule est compacte et se masse pour tenter d'apercevoir le canon qui doit être mis en place au centre du pont pour son tir inaugural.
Bran et Gottfried, et Meado et Illyana se séparent après un énième mouvement d'humeur de la sanguine kislévite. Chacun parvient à se payer un passage dans une barque pour rejoindre l'autre rive du Reik, malgré l'interdiction faite aux navires de traverser le fleuve.
Les deux barques atteignent presque simultanément l'autre rive. Tous quatre jouent des coudes pour atteindre le bord de la chaussée, près du pont, sur la rive gauche. Une parade militaire devance la canon, entièrement bâché. Finalement, Meado réussi à atteindre le premier rang en passant sur la tête des derniers spectateurs, bien aidé par Gottfried qui lui a donné un certain élan. Elle a en main le laissez-passer assez vague lui permettant d'inspecter le canon. Le tohu-bohu causé par sa méthode de progression dans la foule attire l'attention de garde et un sergent finit par la laisser passer, elle et ses compagnons, dans le sillage de la parade.
Arrivés sur la place centrale du Grand Pont, la canon est placé sur sa plateforme et, derrière lui, une tribune a été montée pour toutes les huiles de la ville.
Illyana et Meado parlent au contremaitre et ils obtiennent l'autorisation d'inspecter sous la bâche. Bran trouve les boulets de canon étranges : ils sont à fragmentation mais les soudures lui semblent louches, tout comme au contremaitre. Avec son accord, le premier boulet est mis de côté et il demande à faire parvenir un autre des usines ; s'il n'arrive as à temps, il compte ne pas tout faire tirer.
Le canon est finalement débâché, suite à un discours inaudible – pour cause de redoublement de la pluie – de Sweideger. Il a encore été décoré depuis la dernière inspection, tous les bas-reliefs sont dorés à l'or fin, l'aspect final est très impressionnant.
Les artilleurs chargent le premier boulet et provoquent la mise à feu et... c'est le désastre !!!
En une fraction de seconde, le canon vole en éclats, une onde de choc accompagnant les éclats de métal de toutes tailles est suivi d'une énorme boule de feu aveuglante. Tout est soufflé sur une quinzaine de mètres autour de l'explosion, dont toute la tribune officielle !
Heureusement pour l'Empire, la place de l'Impératrice était restée vacante.
Bran a moins de chance. Tout proche, de nombreux éclats l'atteignent, sa jambe gauche est à moitié arrachée et il est propulsé à une trentaine de mètre de là, dans le Reik. Inconscient, il finit par se noyer au milieu des débris et d'autres corps victimes de l'explosion.
Illyana, à peine plus loin, souffre tout autant. Sa jambe est littéralement pulvérisée par un jet de feu et elle est aussi soufflée par l'explosion, tombant dans le Reik, au pied du pont. Elle se noie sans reprendre connaissance.
Meado est plus chanceuse, légèrement plus éloignée – sur le côté de la tribune – elle n'est touchée que par de petits éclats perd connaissance lorsqu'elle est propulsée sous la tribune qui s'écroule sur elle de telle manière qu'elle se retrouve miraculeusement coincée sous gravats sans être écrasée.
Elle se réveille au Temple de Morr, uniquement blessée à l'épaule gauche par un éclat qui s'y était planté peu profondément.
Wellentag 8
Meado se réveille, complètement guérie.
Corvin de Scheinfeld est à son chevet. Il lui apprend qu'il faisait partie de l'équipe de recherche des cadavres, afin de pouvoir faire rapidement les bénédictions d'usage et il l'a retrouvée à sa grande surprise sous les décombres de la tribune officielle. Morr lui avait conseillé la veille de se rendre au Grand Pont pour l'inauguration du canon.
Les serviteurs de Morr vont avoir beaucoup de travail ces prochains jours. La ville est sous le choc. Suite à l'explosion du canon, mutants, hommes-bêtes et même quelques démons sont sortis des égouts près des quais. Ils ont profité de la panique pour massacrer les citoyens de Nuln, ajoutant encore au désordre ambiant.
Avant que les nombreux gardes de la ville puissent sécuriser la situation, une abomination haute comme deux hommes, avec quatre bras, cousue de partout, dotée d'une force et une résistance surhumaine, les yeux brûlant d'une lueur surnaturelle, a désorganisé les défenses qui venait de se mettre en place.
Étrangement, même les hommes-bêtes la combattait et, après avoir moissonné de nombreuses âmes elle a subitement comme implosé, accompagnée d'une forte cacophonie composée de hurlements émis d'un grand nombre de gorges.
Tout le monde pensait que cela signait la fin de partie pour les mutants qui finalement étaient mis en difficulté devant le nombre de gardes et de citoyens défendant leur ville, mais quelle erreur !
Les cieux se sont alors obscurcis encore plus, la nuit a presque fait son apparition. Les nuages même se sont gorgé de sang, la pluie est devenue rouge, des éclairs d'obscurité zébraient les cieux. Les gens commençaient à devenir fous, certains se sont entretués.
Suivant le trajet de destruction de l'Abomination, une forme massive est apparue en lieu et place d'une auberge miteuse près des quais – le Retour du Flibustier. Un démon d'une taille incommensurable est apparu, sa peau d'un rouge suintant, il était entouré d'une insupportable odeur de sang.
Knud, entendant la panique dans les rues s'est rapidement habillé et a passé la tête à la fenêtre juste assez tôt pour pouvoir apercevoir le démon, Xathrodrox réincarné, sans aucun doute.
Le démon a été libéré, ils ont manqué la récupération du calice. Cette pensée le met dans colère noire. Oubliant ce qu'il se passe, il prend sa lame et descend. Il n'y a plus que l'aubergiste à la Maison de la Botte Jaune, il est paralysé de peur. Knud veut lui parler, il ne répond pas et continue de lui tourner le dos, statufié devant le spectacle à l'extérieur. De rage, il le retourne avec violence et lui plante son épée dans le corps. L'aubergiste n'est pas tout à fait mort et l'implore. Quel faible ! Il le larde de coups, faisant gicler le sang bien après que ce dernier ait amorcé son dernier geste. Il est alors sorti dans les rues, un voile de sang devant les yeux, lui obscurcissant ses souvenirs.
Le démon a laissé s'entretuer des milliers de Nulners avant de prendre lourdement son envol à l'aide de ses ailes massives, se dirigeant vers le Nord.
Reprenant ses esprits et devant la désorganisation de la ville, Knud décide de la quitter, craignant se faire lyncher voire brûlé vif. De nombreuses personnes connaissent leur quête et il ne tardera pas à servir de bouc émissaire à la catastrophe qui vient de se passer. Le mieux serait peut-être même de quitter l'Empire, le lieux le plus civilisé étant Marienbourg.
Nuln est sous le choc, le Chaos s'est abattu en son cœur et se déplace maintenant librement au sein de l'Empire !
Knud est sur les routes, défiguré dans ses chairs par sa blessure qui guérit lentement. La déchirure dans son âme sera sans doute plus longue à soigner, il a tué un innocent dans un accès de rage et surtout, il abandonne l'Empire alors qu'il aurait pu, peut-être, l'aider. Pourra-t-il rattraper sa faute, le souhaitera-t-il ?
Les Mille Trônes
L'appel du Chaos
Vorgeheim
Knud
Exilé à Marienbourg, persuadé d'avoir au moins un ou deux avis de recherche sur sa tête, Knud se retrouve sans le sous dans les bas-fonds de la ville parmi les nombreux réfugiés.
En fait, son problème le plus aigu est qu'il s'est fait confisquer sa lettre de Klemperer, son maître. Dans les taudis où il trainait, une vague de panique a eu lieu. Des gars venus de nulle part, dans une attaque éclair, semblent être apparus pour enlever la plupart des pouilleux. Un petit groupe a repéré Knud, ils marchaient voutés, cachés sous des capes. Il a utilisé alors le tour qui lui a déjà sauvé la vie à Nuln, en faisant apparaitre des lumières fantômes. Le petit groupe s'est fait berner, mais pas celui qui le suivait discrètement : un répurgateur. Il avait compris le manège du sorcier et lui a demandé sa licence et son adresse. La lettre de son maitre, il l'a confisquée « le temps de faire les vérifications, là, il a d'autres rats à fouetter » avant de repartir rapidement à la poursuite du petit groupe.
Knud a attendu anxieusement terré chez lui pendant que les jours passaient, sur de son bon droit et espérant et craignant le retour du répurgateur.
Pendant ce temps, un certain Karl serait porté aux nues par la plupart des sans-abris de la ville, il n'a pas trop suivi mais il serait la réincarnation de Sigmar et aurait été reconnu comme tel par le Grand Théogoniste en exil, Esmer. Depuis, ils ont lancé une croisade vers Altdorf pour rencontrer l'Empereur et le Grand Théogoniste Volkmar.
Le répurgateur a fini par réapparaitre à la pension de famille en demandant un « petit service au nom du Très Saint Empire de Sigmar ». L'homme, un certain Roderick, semble blessé et boîte bas. Comme il est sorcier céleste, il pourra sans doute l'aider pour une enquête. Roderick veut que Knud enquête sur cette foule, cette croisade qui vient de quitter la ville. Il veut tout savoir sur l'origine de la Croisade et surtout l'identité et l'histoire du gamin. D'autres travailleront avec Knud, mais il ne devra pas être fait mention de l'existence de Roderick.
Muni d'une lettre d'introduction signée par Wilhelm Schmidt, diplomate au service de l'Empire, Knud se rend au Long Dragon, sur la place de la Potion, à Luydenhoek, dans le Suiddock. Les autres sont sensés être engagés par Herr Schmidt.
Le début de l'enquête peut se faire dans le Winkelmarkt, le quartier qui voit naître le mouvement.
Roderick viendra dans deux jours vers vingt heures à la pension pour obtenir son rapport.
Banek Blackboar
Un réveil douloureux dans une chambre étrangère au milieu d'autres mourants... voilà le début de ma vie.
Je m'appelle Banek Blackboar. Je suis nain. J'ai visiblement combattu jusqu'au dernier souffle. Les prêtresses de Shallya me donnaient peu de chances d'en sortir vivant, mais en plus d'être nain je suis une vraie boule de nerf... ou peut être que mes ancêtres ne m'ont pas complètement abandonnés, pour le moment du moins.
On m’a recueilli près d’un village fortifié sous un monceau de cadavres mêlant les miens, les hommes, et les bêtes du chaos. J’ai cru comprendre qu’en temps normal, les gens de Shallya ne soignent pas ceux qui vivent par les armes – et il ne fait aucun doute que c’est mon cas – mais les temps sont troublés et la Tempête du Chaos s’est abattue sur l’Empire.
Une vilaine blessure sur le haut du crâne m’a privé d’une partie de mes souvenirs, en tout cas les plus récents. J’ai eu du mal à me souvenir de mon nom. L’une des prêtresses m’a confié l’unique objet qui pourrait m’aiguiller sur mes origines : un lourd morceau de tissu peint qui représente un symbole. D’après l’humaine, c’est sans nul doute un symbole nain, peut être celui de mon armée ou de ma cité.
Deux bonnes semaines se sont écoulées et assez rapidement j’ai repris du poil de la bête et une partie des souvenirs concernant mon peuple. C’est pendant un après midi paisible, alors que je somnolais, que le Mal s’invita dans l’hôpital du culte de Shallya. Plusieurs des hommes blessés ont commencé à se plaindre et à gémir. Les râles sont devenus des cris alors que certains malades venaient de découvrir avec horreur les mutations chaotiques qui déformaient leurs chairs. Au même instant plusieurs hommes-bêtes prenaient d’assaut les bâtiments.
Je suis sorti de mon lit hâtivement pour m’emparer d’une chaise et casser un des pieds pour en faire un épieu de fortune. Les guérisseuses qui avaient déjà du mal à contenir les mutants n’ont pas eu le temps de voir venir les bêtes. Une vraie boucherie.
J’ai réussi à en surprendre un et à lui transpercer la gorge avec mon pieu de bois. Il s’écroula dans un gargouillis sanglant alors que je me jetais promptement sur sa lourde hache de manière à recevoir son camarade une fois l’effet de surprise passé.
En fait ils étaient trois à suivre ma première victime… j’avais décidé de vendre chèrement ma carcasse. Le combat fut brutal et violent. A plusieurs reprises l’acier ennemi souilla mes chairs. L’odeur des bêtes me rendait fou. Je sais que j’ai perdu le contrôle. L’appel du sang …
J’ai repris connaissance plusieurs heures après l’attaque. Couvert de sang. Une humaine dans les bras. Elle était éventrée. Je ne sais quel espoir fou j’entretenais à ce moment, mais personne ne pouvait plus rien pour elle… l’instant suivant un frisson remonta le long de mon corps alors qu’un doute indicible prit place dans mon esprit. Est-ce bien les bêtes qui ont enlevé la vie à la jeune humaine ? Une folie meurtrière m’avait emporté ! Personne n’a survécu au massacre et personne ne pourra témoigner des événements. Seuls mes ancêtres ont été témoins de cette folie…
Après de longues heures à triturer mon esprit dans l’espoir de retrouver des souvenirs de mon passé qui pourraient plaider en ma faveur, à douter par moments de ma santé mentale, et à ressasser de sombres pensées, j’en arrivais à l’unique conclusion. Les ancêtres avaient décidé de me tester ou de me punir ! Dans les deux cas il fallait que je réponde en adéquation avec les traditions de mon peuple.
Je tirais mes cheveux vers l’arrière en formant une vague crête que j’arrivais à faire tenir tant bien que mal avec le sang des victimes alentours. Une paire de bottes usagées et un pantalon de cuir, une vieille fourrure sur le dos, deux des haches des assaillants, me voilà paré pour emprunter les sentiers. Si ma destinée et de périr par l’acier, ma sortie se fera dans le sang et les larmes !
Cela fait maintenant plusieurs mois que Banek à rejoint la cité de Carroburg. Il a eu le temps de participer à quelques combats de gladiateurs, mais faute d’adversaires, les combats sont trop rares pour que le jeune nain soit rentable. En effet, sa brutalité et son manque de mise en scène rendent les affrontements plutôt ennuyeux et trop expéditifs. Ses maigres gains sont passé dans l’alcool et les tatouages. Il a notamment dans le milieu du dos le symbole de l’unité entre les nains et les hommes, représenté par un marteau surmontant un crâne.
Il s’est aussi fait remarquer dans plusieurs rixes de bar et a passé à trois reprises plusieurs nuits dans les geôles de la ville pour vandalisme, exhibitionnisme, et ébriété sur la voie publique.
C’est là qu’il purge son quatrième séjour en geôles à cause de Karl Frantz, un apothicaire de Carroburg, qui a truqué des combats de gladiateurs (grâce à des mixtures dopantes pour Banek, administrées à son insu, et des tranquillisants pour ses adversaires).
Il a été jugé : confiscation de ses biens et exil dans les Terres Perdues.
Un certain M. Bartholommée - un borgne, qui organisait les combat truqués a senti le vent tourné et a réussi à s'en sortir.
Après quelques semaines de geôle, Banek et Karl Frantz sont conduits vers Marienbourg par bateau avec d'autres exilés. Seulement, à Marienbourg, point de libération, mais transfert dans un navire de haute mer avec échanges d'argent. Ils ont été vendus à des esclavagistes !
Après quelques jours, Banek parvient soudain à prendre le dessus sur un garde momentanément inattentif. Il lui subtilise son arme, il se libère, ainsi que quelques prisonniers. Mais les renforts arrivent trop vite pour que les prisonniers puissent prendre le dessus. Seuls quelques rares prisonniers parviennent à aller sur les quais, dont Banek, Karl Frantz et un certain Roderick que l'apothicaire avait soigné.
Devant la pagaille sur le pont, les Chapeaux Noirs – les gardes de Marienbourg – font le ménage indifféremment. Trop impulsif, Banek en tue un devant de nombreux témoins et ne peut rien lorsque plusieurs lui tombent dessus. L'un des gardes, furieux, fait mine de vouloir le tuer. Karl Frantz s'y oppose fermement et finit par se retrouver embarqué avec Banek et quelques pirates, direction la colonie pénitentiaire de Culbutes pour casser des cailloux. Le navire pirate a pu prendre le large en catastrophe. Seuls quelques rares prisonniers ont pu s'échapper, dont Roderick.
A Culbutes, des rumeurs circulent au sujet d’un garçon, un certain Karl, qui aurait été trouvé à Marienbourg et reconnu comme la réincarnation de Sigmar par le Grand Théogoniste en exil, Esmer. Il aurait spontanément rassemblé autour de lui de nombreux fidèles et une véritable croisade se serait constituée et partie vers Altdorf pour que le garçon soit reconnu officiellement comme la réincarnation de Sigmar par le Grand Théogoniste et l’Empereur.
Le séjour à Culbutes n'est pas long, tout au plus une semaine lorsqu'un petit homme mielleux, un certain Wilhelm Schmidt demande voir Banek et Karl Frantz.
Il leur offre leur grâce et leur liberté pour peu qu'ils acceptent d'enquêter sur l'origine du garçon, la nature de la Croisade, et de lui rapporter tout ce qui peut être trouvé d'insolite d'ici une semaine.
Si jamais l'envie leur prenait de le doubler, ils le paieraient de leur vie car il n'hésitera pas, jure-t-il, « à diffuser vos portraits à la cantonade, cloués aux arbres de Lustrie, placardés sur les murs du Grand Bastion de Cathay... »
Trois forçats bénéficient de cette grâce, Banek, l'apothicaire et une jeune fille. Un homme de main de Herr Schmidt sera à rencontrer ce soir au Long Dragon, sur la place de la Potion, à Luydenhoek, dans le Suiddock.
Banek récupère ses maigres biens et est libéré.
Ludwig Mann (a.k.a Karl Frantz Kaltmann)
Fils d'un prêtre mineur de Sigmar à Altdorf, il était destiné par son père à la prêtrise et avait été envoyé à Carroburg pour étudier la théologie.
En tant qu'aîné, il quitte donc assez tôt son foyer pour être accueilli chez son oncle sous-officier dans la milice pour étudier sur place. Oncle Otto étant très occupé, Ludwig ne tarde pas à utiliser sa relative liberté pour entrer en apprentissage à la guilde des apothicaires après avoir renoncé aux études prévues.
Son père, finalement prévenu, coupe les vivres et exige d'oncle Otto que Ludwig soit mis à la porte.
Sans ressources, Ludwig cède aux propositions d'un ami borgne, M. Bartholommée, organisateur de combats, et fournit des substances dopantes et illicites, en vue de truquer les combats.
Conscient d'avoir coupé les ponts, il est connu dans les bas quartiers de Carrobug comme Karl Frantz Kaltmann et non sous sa vraie identité.
Les choses ne se déroulent pas comme prévues. La milice découvre le pot-aux-rose, M. Bartholommée disparaît avec la caisse et Ludwig est arrêté en compagnie d'un des gladiateurs de la troupe, un nain du nom de Banek Blackboar, fortement irrité de découvrir qu'il participait à des combats truqués !
Il a été jugé : confiscation de ses biens et exil dans les Terres Perdues
Après quelques semaines de geôle, il est conduit vers Marienbourg par bateau avec d'autres exilés, dont Banek qui a subit la même peine. Seulement, à Marienbourg, point de libération, mais transfert dans un navire de haute mer avec échanges d'argent. Vendus à des esclavagistes !
Là-dedans, Ludwig parvient pendant les quelques instants journaliers sans chaine à soigner de ci, de là, surtout en homme sérieusement blessé à la tête qui prêche pour Sigmar et l'éradication des mutants. Un certain Roderick. Il lui sauve sans doute la vie. Sa survie elle-même semble cependant reléguée au second plan car Roderick ne semble préoccupé que des mutants qui l'ont enlevé et qui doivent payer (parce qu'ils l'ont enlevé et parce qu'ils doivent être mis au bucher) et de la seule richesse qu'il a su conserver, des superbes... bottes de cuir qu'il ne quitte jamais de peur de se les faire subtiliser ! Il semble y cacher quelque chose d'important pour lui, car de temps en temps, il y glisse sa main, semblant chercher quelque chose.
Après quelques jours, Banek parvient soudain à prendre le dessus sur un garde momentanément inattentif. Il parvient à prendre une arme, à libérer quelques prisonniers. Mais les renforts arrivent trop vite pour que les prisonniers puissent prendre le dessus. De rares prisonniers parviennent jusqu'aux quais, dont Roderick, Banek et Ludwig.
Devant la pagaille sur le pont, les Chapeaux Noirs - les gardes de Marienbourg - font le ménage indifféremment. Banek est trop impulsif et il en tue un devant de nombreux témoins et il ne peut rien lorsque plusieurs lui tombent dessus. L'un des gardes, furieux, fait mine de vouloir le tuer. Ludwig s'y oppose fermement et finit par se retrouver embarqué avec Banek et quelques pirates, direction la colonie pénitentiaire de Culbutes pour casser des cailloux quelques années. Le navire pirate a pu prendre le large en catastrophe. Seuls quelques rares prisonniers ont pu s'échapper, dont Roderick.
A Culbutes, des rumeurs circulent au sujet d’un garçon, un certain Karl, qui aurait été trouvé à Marienbourg et reconnu comme la réincarnation de Sigmar par le Grand Théogoniste en exil, Esmer. Il aurait spontanément rassemblé autour de lui de nombreux fidèles et une véritable croisade se serait constituée et partie vers Altdorf pour que le garçon soit reconnu officiellement comme la réincarnation de Sigmar par le Grand Théogoniste et l’Empereur.
Le séjour à Culbutes n'est pas long, tout au plus une semaine lorsqu'un petit homme mielleux, un certain Wilhelm Schmidt offre, à Banek et à Karl Frantz (autrement dit, Ludwig), leur grâce et leur liberté pour peu qu'ils acceptent d'enquêter sur l'origine du garçon, la nature de la Croisade, et de lui rapporter tout ce qu'ils auront trouvé d'insolite d'ici une semaine.
Si jamais l'envie leur prenait de le doubler, ils le paieront de leur vie car il n'hésitera pas, jure-t-il, « à diffuser vos portraits à la cantonade, cloués aux arbres de Lustrie, placardés sur les murs du Grand Bastion de Cathay... »
Trois bénéficient de cette grâce, Banek, Karl Frantz et une jeune fille. Un homme de main de Herr Schmidt doit être rencontré ce soir au Long Dragon, sur la place de la Potion, à Luydenhoek, dans le Suiddock.
Karl Frantz est libéré et récupère ses maigres biens, dont sa masse car il évite les lames depuis ses dix ans, lorsque le Prophète des Derniers Jours de Morr lui a prédit que « la lame étincelante gravera ton départ ».
Willemina
L'enfance
Willemina a peu de souvenirs d'enfance, plutôt solitaire...
Elle garde toujours un souvenir des gens qui ont comptés. Comme ça ceux qu'elle aimait bien restent toujours avec elle, et elle se souvient toujours de ceux qu'elle n'aimait pas pour éviter de se faire avoir deux fois.
Et puis, ça aide à raconter des histoires quand on s'ennuie le soir...
Arrivée enfant dans le nord de l'Empire, petite gitane seule avec sa mère. La peur et le mépris des gens, la misère.
Un monde menaçant illuminée par le visage souriant et les longs cheveux noirs de sa mère. Sa chaleur quand elle s'endormait près d'elle, et ses histoires...
Le maître forgeron et son discret serviteur
- « Qui est cet homme immense sur la statue ?
- C'est Sigmar, le Dieu de ce peuple, enfant. Il est aussi l'un des dieux du nôtre, même si on lui donne un autre nom.
Aux temps anciens, il était le forgeron d'un petit village. Il était aussi un grand guerrier et sa valeur était si grande et son travail si beau qu'il devient un grand seigneur pour son peuple.
Sa maisonnée compta alors beaucoup de serviteurs. Tous étaient plus zélés les uns que les autres, attentifs au moindre de ses sourires, obséquieux tant ils voulaient lui plaire.
Tous sauf un. On le disait différent, sale, paresseux et voleur. Tous les serviteurs voulaient le voir battu et chassé.
Mais toujours le seigneur le garda auprès de lui. Il savait qu'il volait souvent des pommes, se moquait de ses servants et cocufiait parfois ses voisins.
Mais peu lui importait ces bruits. Son discret serviteur avait toujours été là alors qu'il n'espérait plus d'aide, que ce soit face à Ceux de la forêt humide ou pour franchir Les portes de suie.
De plus, lui ne le dérangeait pas de ses remarques incessantes.
On dit que Sigmar connut une telle gloire que les portes du royaume des Dieux s'ouvrirent devant lui.
Sa maisonnée fut si triste de perdre leur seigneur et si émue d'avoir un nouveau dieu que nul ne remarqua que le discret serviteur n'était pas revenu. »
Sois un chat, enfant. Respecte le maître, méprise ses chiens. »
Rien n'est vrai, tout est permis
La première phrase de sa mère la réveillant chaque matin : « Rien n'est vrai. »
Elle l'habillait d'une culotte et d'une tunique, veillait à ce que ses cheveux restent courts et l'appelait « Willem ».
Ce n'est pas une bonne année pour les filles lui disait-elle, les démons ne chassent que les filles et il y en a qui rôdent dehors.
Aujourd'hui tu seras un garçon, dans tes gestes et dans tes mots.
Will ne comprenait pas bien. Sa mère restait habillée en fille. Parfois elle rentrait triste ou en pleurs.
Will lui demandait si elle avait rencontré un démon mais elle ne répondait pas.
La dernière phrase de sa mère chaque soir : « Tout est permis ».
Ce soir j'ai ramené des pommes pour finir le repas. Demain nous aurons de la chance et je ramènerai des tartes. Je ne travaillerai pas et nous iront au parc.
Parfois, ça arrivait.
C'est aussi ce qu'elle a dit quand la milice est venue l'arrêter et l'emporter à jamais. « Rien n'est vrai. Tout est permis ».
Will avait 12 ans.
Les bas fonds
Elle avait du quitter la pièce où elle vivait avec sa mère. Une histoire de loyer lui avait dit un homme répugnant. Elle avait trouvé ça injuste mais depuis quelque temps elle trouvait beaucoup de choses injustes. Elle dormait non loin, pour voir sa mère quand elle reviendrait.
Son emploi à la fabrique de brique lui permettait à peine de manger. Alors, elle alla au parvis du temple, la des gens demandait de l'aide et parfois des gens riche leur donnait de l'argent. Elle fit pareil.
Un des mendiants, qui étonnamment ne semblait pas si mal nourri, lui dit que ce n'était pas permis. Comme s'il fallait un permis pour être pauvre ! Ils en vinrent aux mains, il était plus grand mais pas très rapide. Elle eut le dessus. Les autres les séparèrent et elle fut amenée dans un autre quartier, dans un entrepôt où un gaillard avachi sur un trône de paille régnait sur une cour d'éclopés.
Le grand mendiant se plaignit d'elle d'une voix geignarde. Elle lui cria sa haine et son mépris, se débattit tant que le seigneur de l'étable sourit, chassa le grand mendiant et lui demanda à elle d'approcher.
Elle remarqua la fille, à peine plus âgée qu'elle assise dans la paille, peu vêtue et le regard vide, sans espoir. Là, elle eut vraiment peur.
Mais Alexis, le gaillard, n'était pas comme elle l'avait craint. Il avait bien remarqué qu'elle était une fille mais ça avait l'air de simplement l'amuser. Il lui dit que désormais il travaillerait pour lui. Elle protégerait sa jeune maîtresse Anna, qu'il ne lui arrive aucun mal et qu'aucun homme ne la touche.
Il lui dit aussi qu'il n'aimait pas Will, désormais elle s'appellerait Lili. Elle était d'accord, rien n'est vrai.
Elle conserva cependant ses vêtements de garçon et les cheveux courts. On ne sait jamais.
Avec le temps, elle l'apprécia. Il lui faisait confiance et souriait quand il la voyait. Il était fou amoureux d'Anna et Lili ne comprenait pas pourquoi elle, était si triste.
De temps en temps, elle devait se querellait avec ceux qui tournaient autour d'Anna, parfois même jusqu'à se battre. Mais se battre, elle aimait bien ça.
Alexis lui apprit le couteau, et même la hache. c'est qu'il y a quelques très mauvais garçons dans le quartier.
Bruno
Dans la bande, tout le monde a peur de Bruno, sauf Alexis qui n'a peur de personne.
Il est vieux. il marche tout doucement. Sa peau burinée et ses cheveux longs et blancs, souvent ils lui couvrent le visage.
En plus il vous regarde fixement comme s'il voyait à travers vous et quand vous sourit on a l'impression qu'il va vous tuer.
Elle n'aime pas bien avoir peur, mais Bruno il fait peur...
Il est pas très causant, mais les autres disent que justement, sont métier c'est de causer, et qu'il est très fort.
Alors elle n'est pas très rassurée quand Alexis lui dit un matin qu'elle va accompagner Bruno qui a une affaire dans un village voisin pour quelques jours, pour le protéger.
Elle ne voit pas bien qui pourrait être assez bête pour s'attaquer à Bruno...
Le premier jour ils ne disent rien. Elle s'en sort bien. Le soir, il paie à manger et même des biscuits au lait. Il en achète pas mal mais lui n'en mange qu'un. Et puis ils parlent un peu. En fait surtout lui parce qu'elle ose à peine répondre.
Le deuxième jour, ils arrivent au village. Des gars les attendent et ils les amènent dans une ferme isolée. Ils vont dans une cave où deux pauvres types sont attachés. Ils se sont faits salement amochés.
Bruno leur dit de sortir de la cave. Même elle. Elle proteste parce qu'elle doit le protéger, Alexis lui a dit. Les gars rigolent, ça l'énerve un peu, elle leur casserait bien quelques dents... mais Bruno lui dit de rester calme et de l'attendre en haut juste à côté de la trappe, mais de n'entrer que si il l'appelle.
Alors elle l'attend en haut , assise sur la trappe. Elle les entend, en bas. Pas assez bien pour comprendre mais assez pour reconnaître les voix. La voix grave et calme de Bruno, celles geignardes des pauvres types. Et puis l'un d'eux hurle, elle se précipite mais le temps de descendre tout est calme. Bruno lui dit de remonter tout de suite. L'un des pauvre type reprend son souffle et pleure, l'autre regarde le sol et semble trembler. Quelques heures plus tard Bruno remonte et va discuter avec le gars qui s'était moqué d'elle.
Ils repartent ensemble lendemain matin. Elle est morose et elle lui demande ce qu'il a fait aux pauvres types.
« Mal, très mal. Ils avaient quelque chose sur la conscience qu'ils n'arrivaient pas à dire. Sans la douleur, ils n'auraient jamais pu s'en délivrer, je les aidés. »
Le répurgateur
Un matin, c'est la panique. Alexis s'est fait tué !
Lily vient d'avoir 16 ans.
Beaucoup se sont déjà enfuis. Même Anna s'est sauvée. Ceux qui restent sont tous là à chercher qui va pouvoir s'assoir sur le trône de paille...
Lili a même du mal à savoir ce qui s'est passé. « Des gars venus de nul part... des pas nets, peut être des bêtes du chaos... des rats qui marchent, je jure que c'est ce que m'a dit le Gros Louis... Cinq de nos gars, pas un n'en a réchappé... »
Il y en a peu qui veulent trouver ces saletés hommes ou rats et leur faire payer ! Alors elle y va toute seule.
Sa vengeance lui parait moins évidente une fois perdue dans les ruelles, d'autant qu'il y a de la brume. Elle a presque peur. Une respiration discrète à l'angle devant elle... lui, il va payer pour les autres ! Elle s'approche... Il se retourne et bloque sa hache avant qu'elle ne frappe. C'est un homme avec le chapeau des répurgateurs !
« Je vous ai pris pour un rat... », balbutie-t-elle...
L'homme avec le chapeau de répurgateur était gravement blessé et, après une brève discussion où il lui demande son nom et son métier, elle répond « Mina. Mon père était forgeron, moi je suis garde du corps. »
Elle ne connaitra finalement même pas son nom, il est tombé dans les griffes non pas de rats, mais d'hommes. Peut-être des mutants ?
Ils l'ont attrapé vivant et ils ont essayé de mettre le grappin sur Mina, mais elle a été plus rapide.
Quelques jours se sont écoulés, perdue après la désorganisation suite à la mort d'Alexis et la disparition d'Anna, elle s'est rapidement fait prendre par les Chapeaux Noirs. Elle ignore pourquoi, Bruno a été arrêté, lui aussi.
Culbutes
Au Nord de Marienbourg, c'est ici que les prisonniers cassent des cailloux quelques années.
Là, des rumeurs circulent au sujet d’un garçon, un certain Karl, qui aurait été trouvé à Marienbourg et reconnu comme la réincarnation de Sigmar par le Grand Théogoniste en exil, Esmer. Il aurait spontanément rassemblé autour de lui de nombreux fidèles et une véritable croisade se serait constituée et partie vers Altdorf pour que le garçon soit reconnu officiellement comme la réincarnation de Sigmar par le Grand Théogoniste et l’Empereur.
Le travail à Culbutes n'a pas duré. Un certain Wilhelm Schmidt, un petit homme mielleux, sans doute de la haute, a demandé à la voir après quelques jours de dur labeur.
Il lui offre la grâce et ta liberté pour peu qu'elle accepte d'enquêter sur l'origine du garçon, la nature de la Croisade, et de lui rapporter tout ce qu'elle aura trouvé d'insolite d'ici une semaine.
Si jamais l'envie lui prenait de le doubler, elle le le paierait de sa vie car il n'hésitera pas, jure-t-il, « à diffuser son portrait à la cantonade, cloué aux arbres de Lustrie, placardé sur les murs du Grand Bastion de Cathay... ».
Ils sont trois à bénéficier de cette grâce et devront enquêter avec l'aide d'un homme de main de Herr Schmidt qui sera ce soir ce soir au Long Dragon, sur la place de la Potion, à Luydenhoek, dans le Suiddock.
Mina récupère ses biens et est libérée avec deux autres lascars.
Mina à 16 ans.
Portrait chinois
Si elle était...
Un animal > un chat, de gouttière
Un son > un cri étouffé
Une couleur > gris, comme tous les chats la nuit
Un mot > survis !
Une qualité > l'instinct
Un défaut > la peur
Un pécher > la cupidité
Un organe > les mains
Une plante > l'aubépine
Un métal > peu importe, mais chauffé à blanc
Un objet > une dague
Nachgeheim
Konigstag 3
Marienbourg
Le Long Dragon
Les trois forçats arrivent séparément au Long Dragon. Karl Frantz et Banek, le nain, se connaissent, le premier semblant craindre le second. La dernière est une jeune fille à l'air timide, Mina.
L'homme qui les réunit, un certain Knud, est un homme d'âge mur dont la partie droite du visage n'est plus que tissus cicatriciels.
Il leur explique qu'il est missionné, tout comme eux, pour retrouver d'où vient l'enfant, Karl, qui sa fait passer pour la réincarnation de Sigmar.
Ils disposent de quarante huit heures pour réunir un maximum d'informations.
Knud suggère de débuter l'enquête dans le Winkelmarkt, là où l'enfant est apparu.
Il demande également à Mina, qui est du coin, à ce qu'elle les guide et leur fournisse éventuellement des contacts ou informations.
Dans le sillage d'un miracle
Le moulin à ragots
Comme le temps est compté et malgré l'heure tardive, Mina les mène dans un squat au bas duquel ils questionnent un autochtone, Karl Frantz et Banek restant en retrait.
Peu bavard, il le devient plus une fois la patte graissée par Knud.
Selon lui, la Croisade de l'Enfant ne serait en fait qu'une ancienne faction d'adorateurs du Chaos désireux de miner l'Empire. Helmut, le prêtre qui a déclaré que le garçon était bien Sigmar Réincarné, est son chef, et il a envoûté la foule pour lui inspirer une dévotion aveugle. Il compte maintenant exploiter le garçon à ses fins, dans sa course effrénée au pouvoir ; il régnera sur l'Empire au nom de son sinistre maître.
Il leur révèle également l'endroit où est apparu le gamin, place Hoestub.
La place Hoestub est donc la prochaine étape, direction la taverne du lieu, le Rat Noyé, où l'aubergiste est assez affable... le nain semble un bon client. Il finit par leur ramener Josef, un camelot vendant des reliques de Karl, qui connaît très bien l'histoire.
Le camelot aux reliques
Josef, homme sec, mince et aux cheveux noirs, vêtu d'habits bon marché porte une hotte sur le dos d'où il sort diverses reliques de Karl, qu'il essaie de revendre aux curieux : des emblèmes saints de Sigmar, fabriqués par Karl, des fragments de la literie de Karl, ses cheveux ou même ses dents de lait !
Banek semble peu réceptif aux breloques. Josef reste ouvert, malgré les refus. Il leur explique même ce qu'il sait, pour prouver l'authenticité de ce qu'il leur montre maintenant anxieusement : la propre chemise de Karl, où l'on voit encore les traces de sang de ses agresseurs.
Il explique qu'il était là lorsque Karl est apparu de nulle part, une demi-douzaine de cultistes, des horribles mutants, à ses trousses. Cerné, le garçon qui était armé d'un marteau a fait exploser la cervelle de l'un d'eux. Un second a tenté de le maitriser et a arraché sa chemise. C'est là que les badauds ont pu voir la marque sur son torse, une comète bifide, d'un rouge étincelant. Les passants ont reconnu en l'enfant un vrai miracle et ont lynché les cultistes pendant que l'enfant en tuait un second de son marteau.
La foule sous le charme hissa le gamin sur des épaules solides et le conduisit devant le prêtre de Sigmar en poste à Marienbourg. Lui, Josef, en a profité pour récupérer la chemise tombée au sol qu'il présente maintenant, en la manipulant respectueusement.
Le col de la chemise, de mauvaise qualité, est brodée d'une colombe, typique des chemises qui habillent les orphelins shalléens.
Angestag 4
L'orphelinat shaléen
Entre le Winkelmarkt et le Doodkanaal, l'orphelinat a été récemment blanchi à la chaux, ce qui ne masque que très partiellement son état de délabrement.
A cette heure de la nuit, les grilles sont closes et depuis la bas muret, on aperçoit une cour vide et un grand bâtiment en retrait, toutes lumières soufflées.
Cela n'empêche pas les forçats sans toit pour dormir – Knud étant rentré à sa pension – de sonner la cloche, persuadés que la porte à bébés sur le côté est vérifiée même, et surtout, de nuit lorsque la cloche est actionnée. Effectivement, une silhouette sort du bâtiment, une sœur shalléenne qui regarde dans l'obscurité mais s'arrête à une dizaine de mètres, surprise de voir des silhouettes derrière la grille.
Elle demande à ce que les visiteurs reviennent demain matin.
Ils dorment dans le rue, sur place, à tour de rôle.
A l'aube, Karl Frantz, qui se fait passer pour un envoyé d'un prêtre de Sigmar d'Altdorf venu se renseigner sur l'identité de Karl, est facilement reçu par la mère abbesse, Gerda Luzen.
Avec des traits accusés pleins de majesté, un regard bleu-gris perçant et des cheveux soignés couleur gris métallique, elle semble respirer la franchise lorsqu'elle s'autorise un sourire. Mais les prêtresses ne la voit que rarement sourire et au contraire, elle paraît étonnamment stricte avec elle surtout avec sœur Kuhn : « Elle est punie, et nous prions pour que ses tâches et le mutisme qu'elle doit observer en les accomplissant lui inculquent l'humilité seyant à sa position », explique-t-elle.
Au sujet de Karl, elle admet aisément qu'il est issu de son orphelinat et en est même très fière. Il ne faut pas la pousser pour qu'elle raconte son histoire.
« Nous avons toujours su que Karl était un enfant béni. La nuit même où on l'a déposé sur le seuil de l'orphelinat, on vit briller dans le ciel une comète à deux queues. C'était le plus beaux des enfants, même nourrisson – vigoureux, éveillé et très affectueux. Nous l'aurions élevé avec d'autres orphelins moins privilégiés par les dieux, mais leur jalousie nous a incité à le garder à l'écart afin d'éviter les... histoires.
Chaque jour, il gagnait en noblesse et en beauté, et pourtant qui aurait soupçonné le destin qui l'attendait ? Il y a quelques semaines, des types inconvenants sont venus et ont demandé à voir les orphelins, en affirmant que leur maître désirait engager l'un d'eux comme valet. Nous ignorons comment ils ont pu remarquer Karl, lui qui restait cloîtré à l'étage. Évidemment, l'Enfant pouvait se montrer volontaire et échapper parfois à notre vigilance. Quoi qu'il en soit, ils l'ont vu et, une semaine plus tard, ils l'ont carrément enlevé en tuant la malheureuse sœur Hirtzel. Oh, quelle sainte colère ne fut pas la nôtre rien qu'à l'imaginer entre les mains de ces misérables !
Nous ne doutions pas d'avoir affaire aux suppôts de quelque sinistre puissance ; nous nous sommes donc toutes mobilisées pour le rechercher d'un bout à l'autre de la ville. Mais nous avions bien tort de nous angoisser car Shallya en personne veillait sur l'Enfant. Le matin même, on le vit tuer ses ravisseurs à coups de marteau, à lui tout seul ! Tous ceux qui assistèrent au miracle virent en lui un être saint et s'empressèrent de l'adorer. La foule le porta en triomphe à Helmut, un prêtre de Sigmar officiant dans la cité, et devant toute l'assemblée, il a proclamé que l'Enfant était Sigmar Réincarné !
Les fidèles ont afflué vers lui, et nous nous sommes empressées d'ajouter nos bénédictions aux chœurs de louanges, car même alors, certains répandaient d'horribles mensonges sur son compte par jalousie et par haine. Ces voix ont maintenant été réduites au silence et les fidèles brûlent d'accomplir le glorieux destin de l'Enfant. Nous regrettons seulement de ne pas l'avoir vu de nos yeux abattre ces hommes affreux !
Vous voyez donc que vous pouvez reporter sans tarder ces nouvelles rassurantes à Altdorf afin que la ville accueille l'Enfant dans l'espoir et la liesse, et non dans la crainte. »
Karl Frantz quitte l'orphelinat non sans remarquer que les enfants chantent des louanges à Sigmar, et non à Shallya et qu'un autre groupe érige une stèle à la mémoire de Karl, ce qui fait geindre une petite fille : « Pourquoi faut-il construire un autel à ce vieil idiot de Karl ? » qui se prend ensuite une gifle d'une prêtresse.
Karl Frantz quitte l'orphelinat un peu interloqué. Son dos le gratte avant qu'il ne remarque le mot épinglé à l'intérieur de son manteau, signée d'une fidèle toujours loyale, expliquant que Lutzen ment et se ment à elle-même et qu'il faut s'adresser à la véritable mère abbesse à l'ancien temple de Sigmar tant qu'elle est encore vivante. Le mot explique aussi que le gamin serait dangereux. Il explique à Mina et Banek que Karl vient bien de l'orphelinat et qu'il aurait été enlevé par des personnes faisant croire qu'ils cherchaient à recruter un valet. Karl Frantz explique qu'il a un sentiment bizarre vis-à-vis de l'orphelinat, notamment car les enfant apprennent des cantiques sigmarites.
Retour à la place Hoestub pour retrouver Knud qui n'a pas encore été vu de la matinée.
Le Templewijk
L'ancien temple de Sigmar dans le quartier des temples est fermé et barré par des planches clouées depuis sans doute de nombreuses années.
Les bâtiments annexes qui l'entourent, anciens bâtiments administratifs, servent maintenant d'appartements résidentiels.
Au milieu, une place avec un puits autour duquel sont massés quelques poignées de personnes. Au-dessus du puits, une cage ovoïde suspendue dans laquelle repose un corps – sans vie ? Sous l'œil de deux Chapeaux Noirs, la foule insulte la personne dans la cage, lui crachant dessus et la traitant de sorcière.
Karl Frantz et Mina l'observent de près. Il s'agit d'une femme âgée. Elle est vivante, mais inconsciente et à bout de forces. Son exposition à tous les vents la fait dépérir, et elle se meurt aussi de soif. Maltraitée, bombardée de légumes pourris, voire de briques, attaquée par des petits chiens teigneux, elle est en loques. Les poignets et les chevilles ankylosés par des entraves, elle n'a pratiquement aucune liberté de mouvement dans sa cage. Elle est aussi bâillonnée – le symbole du marteau frappé sur le bâillon et tous ses doigts son brisés.
Selon Karl Frantz, elle tiendra encore quelques heures mais ne passera sans doute pas la prochaine nuit.
Avec les gardes, impossible cependant de faire quoi que ce soit dans l'immédiat.
Knud veut se rendre à l'orphelinat, même lorsque les autres lui disent qu'ils y sont déjà passés et qu'il n'y a rien de plus à obtenir que ce qu'ils ne savent déjà : que Karl en est issu. Il insiste, ne désirant pas y entrer, mais juste voir le bâtiment.
Mina le mène dans des petites rues et finit par s'arrêter. Elle insiste pour rencontrer leur employeur dès maintenant et se fait comprendre : ils n'ont pas confiance en Knud et n'ont pas de quoi vivre et veulent être payés.
Knud fait mine de repartir seul mais des mendiants l'attendent au bout de la rue. Il revient et demande à Mina si les mendiants sont de son fait. Elle reste elliptique.
Knud leur rappelle que leur paiement, c'est leur libération, mais il finit par leur remettre une lettre d'introduction de Herr Wilhelm Schmidt qu'il aurait pu leur remettre la veille pour mieux se présenter. Il explique aussi qu'il ne peut pas les mettre en rapport avec Herr Schmidt et que c'est lui qui sera contacté le lendemain soir, chez lui, pour lui faire un rapport.
Banek accompagne Knud pour lui montrer l'orphelinat.
Ce dernier ne voit qu'une vague silhouette de bâtiment, cachée dans le brouillard.
A midi, Knud et Banek déjeunent à la seule auberge de la place Hoestub, A l'Oreille du Lapin où on leur sert... du gigot d'agneau.
Ils invitent Josef pour essayer d'en tirer de nouvelles informations. Banek lui achète trois emblèmes saints et en donne un à Knud, mais Josef ne parvient toujours pas à vendre sa chemise.
Knud voit les emblèmes pleins de moisissures, ça a l'air de lui plaire...
Quoi qu'il en soit, insistant pour en savoir plus, mais sans vouloir délier la bourse pour le prix exorbitant de la chemise – 12 guilders ! – Josef indique que Karl ne vient sans doute pas de l'orphelinat car il a entendu dire que certains serviteurs du Chaos, dirigés par une sorcière qui a pris l'apparence d'une prêtresse shalléenne, ont tenté d'accuser le petit devant l'ancien temple de Sigmar. Elle tentait sans doute de remettre la main sur Karl qui s'était évadé. Mais Helmut a vu clair dans leur petit jeu. La foule a massacré cinq de ces salauds, laissant la sorcière pourrir sur pied dans une cage suspendue devant le temple. Ce n'est sans doute pas une sorcière qui perdrait son temps dans un orphelinat, n'est-ce pas ?
D'après lui, l'Empereur a fait savoir qu'il offrirait le trône à l'Enfant s'il se présentait à Altdorf. Les nobles craignent d'y perdre leurs terres et leurs titres si le gamin en venait véritablement à être intronisé empereur. Ils ourdissent donc son assassinat.
Mina et Karl Frantz se dirigent vers Niklas Stark, dans le Doodkanaal, une vague connaissance et un ancien de l'orphelinat. Il semble peu loquace sur ses années d'enfance. Il explique qu'il était aisé de se faire le mur et que la seule sœur assez jeune dont il ait retenu le nom est la sœur Ottilia, toujours prévenante avec les enfants, ils ne chantaient pas de cantiques sigmarites. Il ne se souvient pas de la mère Lutzen, la mère abbesse s'appelait Maida Widmann.
En repassant sur la place Hoestub, ils ne retrouvent pas Banek et Knud.
Karl Frantz reste en faction toute l'après-midi tandis que Mina au bout d'un moment se lasse et finit par repartir pour Templewijk en fin d'après-midi. Elle y arrive une fois la nuit tombée et là... plus de garde.
Elle enlève vite le bâillon de celle accusée de sorcellerie et parvient à la réveiller avec un peu d'eau. L'air hagard, la femme ne peut presque plus parler, seul un filet de voix lui échappant encore, tant elle a la gorge desséchée. Une fois que Mina lui a donné de l'eau, elle regimbe à parler, mais lorsqu'elle ouvre les yeux, la sorcière a un regard pétillant de vie !
Interrogée sur Karl, elle parvient à retracer sa version de l'histoire :
« Il y a sept ans, un répurgateur du nom d'Osric Falkenheim s'est présenté à l'orphelinat en m'apportant le bébé à qu'il disait sauvé des mains de cultistes maléfiques se réunissant dans les ruines du Marais Maudit. Nous n'avons pas réalisé que ce gamin détenait d'affreux pouvoirs soumettant la volonté d'autrui à la sienne – tous ceux qui posaient les yeux sur lui se mettaient aussitôt à l'aimer... J'ai été trop lente à en constater les effets sur mon entourage, mais quand j'ai enfin ouvert les yeux, j'ai ordonné à Gerda, la prieure, de ramener le petit aux répurgateurs, y voyant l'œuvre du Chaos. Et je n'en ai plus entendu parler jusqu'au jour où la foule l'a ramené en triomphe et où Helmut l'a proclamé l'Héritier de Sigmar.
Il ne pouvait s'agir que du gosse que je croyais mort depuis longtemps. J'ai dit deux mots à Gerda, qui a reconnu avoir dissimulé le petit pour l'élever en secret. Je leur ai pourtant pardonné, à elle et à ses complices, car Shallya nous enseigne la compassion, et je savais bien que le pouvoir que ce gamin exerce sur les cœurs est immense. J'étais une imbécile de ne pas comprendre qu'elles étaient toujours ses esclaves. J'ai amené ici les Sœurs coupables pour qu'elles confessent leurs fautes sur la place publique, et révèlent la vérité sur le petit, mais Gerda et ses séides m'ont battu de vitesse en me déclarant apostat et en affirmant que j'étais une sorcière résolue à tuer l'enfant. Sans les Chapeaux Noirs, la populace m'aurait mise en charpie. La clémence de Gerda a consisté à ma laisser plutôt mourir à petit feu dans cette cage...
Vous devez savoir une chose... Lorsqu'on m'a amené ce bébé, il n'avait nulle marque ou tache de naissance d'une quelconque comète à deux queues – aucune flétrissure d'aucune sorte. Vous pouvez me croire ! Ce n'est pas l'Héritier de Sigmar. J'ai déjà joué ma vie sur cette certitude, et ma conviction n'a pas faibli. Quant à savoir qui il est réellement, je ne saurais le dire. Si le répurgateur Osric vit toujours, lui seul peut vous montrer l'endroit où cet enfant est apparu. Allez, maintenant, le chercher avec la bénédiction de Shallya, et stoppez ce mal avant qu'il ne cause plus de souffrance à cause de mon aveuglement. »
Osric était assez âgé, et peut être reconnu par une de ses oreilles brûlée, où il ne restait qu'un moignon.
S'estimant mourante, elle refuse que Mina prenne un quelconque risque pour la libérer.
Mina lui laisse un peu d'eau et de nourriture et rend ses entraves moins inconfortables puis repart vers la place Hoestub pour parler de ses trouvailles aux autres.
Karl Frantz, en début de soirée, aperçoit Banek et Knud qui quittent l'Oreille du Lapin, visiblement repus.
Knud indique qu'il retourne chez lui.
En fait, il va à l'auberge près de sa pension de famille, le Cochon de Lait, pour y attendre, en vain, Roderick.
Karl Frantz et Banek se rendent à l'ancien temple de Sigmar. Ils sont surpris par Mina, avant qu'ils n'entrent sur la place. Voyant que Knud est absent, elle leur dit qu'ils cherchent Osric, un répurgateur, sans s'épancher plus.
Le lotus qui rêve et le marais qui cauchemarde
Où trouver un répurgateur ? Ils se rendent place de la Torture. De nuit, elle est assez peu fréquentée, peu de badauds viennent se repaitre du spectacle des criminels au gibet. Ils trouvent cependant deux Chapeaux Noirs à interroger. Ils leur conseille d'aller voir à l'auberge de la Justice, au coin de la place.
Jimmy Golden a du mal à joindre les deux bouts et doit se contenter de soutirer assez de cuivre pour manger et dormir en animant des parties de bonneteau, sans compère, ce qui explique qu'il nait pas les moyens de faire miser plus que quelques sous. Il est depuis plusieurs jours place de la Torture, ayant assez vite repéré les rondes des gardes, lorsqu'un nain, tatoué et torse nu, flanqué derrière lui d'un homme et d'une gamine peu amène, commence à demander à la ronde qui connait le répurgateur Osric, un des ses contacts qui lui graisse bien la patte de temps en temps, mais qui connait une fin de carrière difficile. Ils sont bien armés. Qui sont-ils ? Y a-t-il le moyen d'améliorer l'ordinaire – mais il faut rester prudent avec les nains ? Ou y a-t-il danger pour Osric. Les gardes arrivent, il est temps de plier boutique et de suivre de loin les trois lascars. Les gardes leur indique l'auberge de la Justice, au coin de la place.
Là-bas, le patron indique ne pas connaître d'Osric. Ils s'installent en vue de surveiller et de trouver un endroit chaud pour prendre du repos avant de se faire expulser.
L'auberge de la Justice est assez calme et sombre, occupée par de nombreux gens en armes. Les tables sont éloignées les unes des autres et les conversations ne sont à peine plus qu'un murmure continu.
Un halfling se présente à la table de Banek, le nain, Karl Frantz, l'homme, et Mina, la gamine : Jimmy Golden. « Toute la ville sait que vous cherchez Osric. Vous lui voulez quoi ? » finit-il par dire lorsqu'il est, très frugalement, nourri : ces trois-là n'ont pas d'argent !
Les rêves du Lotus Doré
Il convainquent Jimmy qu'ils ne lui veulent pas du mal mais juste quelques renseignements sur la croisade. Jimmy admet que Osric est dans un sale état et Karl Frantz lui promet de s'occuper de ses blessures le mieux possible. Jimmy les mène via de nombreuses ruelles pour arriver à une maison qui menace de s'effondrer dans un canal : le Lotus Doré – l'enseigne indique poétiquement « La maison des rêves », une fumerie de lotus. Osric y passe ses jours pour oublier les douleurs de ses blessures, indique Jimmy.
A l'intérieur du lotus qui rêve
Ce dernier montre un laissez-passer au videur, qui n'est pour le moment qu'une voix et une arbalète pointée de l'autre côté du judas de la porte d'entrée. Banek ne voulant se défaire de sa hache reste dehors, tout comme Mina, les deux autres entrent dans le sous-sol d'un bouge à l'air vicié et irrespirable.
Des loques humaines fument une résine sur des couches sans doute pleines de vermine.
Osric est à l'étage, il a une pièce particulière un peu moins répugnante. L'homme est âgé, et dans un sale état. Les deux jambes sont fracturées et ont été remises en place à la va-vite, le bras gauche est pendant et ne servira sans doute jamais plus, des tendons doivent avoir été arrachés. Il y a d'autres blessures moins graves mais tout aussi, sinon plus, douloureuse. Il a été roué de coups. A ses blessures récentes s'ajoutent une multitude de cicatrices : à la place de l'une de ses oreilles, il n'y a plus qu'un vague moignon. Ses cheveux poussent par touffes, résultat de nombreuses cicatrices à la tête.
A cette heure, il est quasiment inconscient à cause du lotus noir. Karl Frantz lui apporte quelques soins avant de le réveiller. Il est d'un humeur massacrante, et ses yeux bleus jettent un froid glacial. Jimmy lui explique qu'il lui a amené un toubib qui lui a prodigué des soins. Il ne veut pas être payé, mais il veut juste avoir quelques renseignements sur Karl, l'enfant.
D'abord insultant, Osric finit par raconter comment il a découvert Karl, devant Karl Frantz qui reste de marbre et courtois face à ses insultes.
« Ce fut sensiblement comme toutes les fois où j'ai tué de sales mutants adorant leurs sinistres dieux... L'œuvre d'un répurgateur ne varie guère. Il y a quelques années, nous avions appris de la bouche des Fangeux – ces gens qui font la cueillette des herbes dans les marais – qu'ils avaient vu des lumières et entendu des bruits étranges, émanant de vieille ruines enlisées dans la boue.
Eh bien, j'ai versé à l'un d'eux une véritable rançon de roi pour que le bonhomme consente à nous y conduire ! Et effectivement... Il faisait nuit quand nous sommes allés y jeter un coup d'œil... Il devait y avoir réunis là une vingtaine de cultistes, dont deux en tenue sophistiquée – des prêtres, nul doute. Tous ou presque portaient la marque du Chaos, ça, c'est sur ! Mais ce qui nous a tiré l'œil en particulier, c'est que l'un des bonzes tenait un bébé qu'il s'apprêtait visiblement à noyer dans le puits autour duquel ils faisaient cercle...
Nous n'avons pas perdu de temps à leur apporter une mort rapide et miséricordieuse, à la flamme et à l'épée, pour sauver le nourrisson. Quand ces misérables voient un répurgateur, en règle générale, ils ne demandent pas leur reste et prennent leurs jambes à leur cou. Mais cette clique-là était différente. Rien qu'à voir leur mine, ces types-là étaient tous drogués. Et ils sont devenus comme fous, en tentant à toute force de nous empêcher de prendre le bébé... Au final, une poignée de survivants seulement s'est fondue dans la nuit, tous les autres avaient préféré mourir par l'épée plutôt que de nous abandonner le bébé. Lui en tout cas se portait comme un charme, gazouillant et souriant aux anges dans ses langes crasseuses – pas une égratignure, rien, le petit effronté !
Considérant que nous avions bien œuvré pour cette nuit, nous sommes repartis. De toutes façons, l'endroit était bien trop humide pour qu'on tente d'y bouter le feu. Il a fallu tout laisser en l'état. Nous avons amené le nourrisson à l'orphelinat shalléen, et je l'ai confié à la mère abbesse elle-même. Pourtant, c'était bizarre quand on y pense... J'ai eu du mal à le lui donner, à renoncer au marmot... Comme si... j'avais voulu le garder... Oh, sur le moment, je n'y ai pas fait attention. Je n'ai même plus repensé au gamin depuis cette nuit-là... jusqu'à ce que je le revoie !
J'avais eu vent de cet attroupement en ville et du grabuge, alors je suis allé voir ce qui se passait... Et tous les gens avaient ce regard fou de bovin énamouré ! Dès que j'ai vu le marmot, j'ai su que c'était lui ! Car en mourant, les vermines que j'avais tuées dans le marais avaient la même expression !
J'ai tenté de les arracher à l'envoutement du garçon, seulement aucun d'entre eux ne voulait être sauvé... J'ai failli y laisser la peau pour la peine. Mais si je revois un jour ce môme, foule ou pas, croyez-moi, je le hacherai menu quitte à aller moi-même embrasser Morr pour cela ! »
Osric fait ensuite quitter la pièce à Karl Frantz pour parler avec Jimmy.
Il lui donne dix radieuses, une fortune, pour convaincre Karl Frantz et ses associés de stopper le gamin. La première étape est sans doute celle des marais afin de prouver que c'est un odieux mutant.
De retour dans la rue, Karl Frantz raconte son entrevue avec Osric. Il l'a trouvé bébé dans les marais maudits autour de Marienbourg, alors qu'il allait être sacrifié par une secte adorant les Dieux Sombres.
Jimmy leur dit qu'une ballade dans les marais l'intéresserait bien, leur paie une chambre d'auberge. Ces trois-là sont sans a priori : ils acceptent de dormir à côté d'un halfling !
Il fait dire qu'une chambre d'auberge, avec un lit, ça fait des mois qu'ils n'ont pas connu cela...
Les plaisirs du Marais Maudit
Festag 5
Jimmy et Banek se rendent chez les Fangeux pour trouver un guide et voir combien l'expédition leur couterait. Il reviennent en estimant un budget raisonnable à 30 guilders, pour un peu de nourriture, un guide et quelques boucliers. Le minimum vital est à 2 guilders juste pour un guide. Ils en ont trouvé un, un certain Jekil Vasepuisart.
Karl Frantz et Mina retrouvent Knud place de la Potion. Ils refusent d'en faire plus tant qu'il n'obtiendront pas d'argent. Knud indique qu'il n'a pas encore été contacté par leur employeur. Après les avoir rencontré, il retourne chez lui avec Banek qui l'a forcé à l'accompagner.
Il n'y a plus rien à faire tant qu'ils ne verront pas Herr Wilhelm Schmidt. Knud passe le reste de sa journée au Cochon de Lait, à faire sa correspondance en compagnie contrariée des trois autres, plus d'un halfling qui semble être la nouvel ami de Banek et Karl Frantz. Herr Schmidt n'apparait pas.
Knud retourne chez lui.
Jimmy n'a plus les moyens d'offrir l'auberge mais garde la cohésion d'un groupe démobilisé : il semble motivé pour aller dans ces fichus marais. Il paie une pièce commune pour leur éviter la rue.
Knud, entrant dans sa chambre, est surpris par la présence de Roderick, qu'il n'attendait plus.
Il lui fait son rapport, insistant sur le besoin d'argent qui se fait sentir et sera nécessaire pour la cohésion des troupes. Roderick lui explique qu'il n'ont qu'à se débrouiller, il n'est pas leur nourrice, leur paiement, c'est leur liberté, ce qui est en soi cher payé.
Il lui laisse tout de même 40 clinquantes pour qu'ils financent un guide. En effet, Roderick lui annonce que ces informations sont un début, mais qu'elles ne suffisent pas. Ils ont encore deux pistes à élucider. La principale : où est né le bébé, qui sont ses parents, une expédition dans les marais pourrait leur permettre d'en savoir plus. La seconde, que lui est-il arrivé entre le moment où il a quitté l'orphelinat et celui où il est apparu en pleine lumière, marteau en mains.
Il donne à Knud un rendez-vous le 14 pour un prochain point.
Wellentag 6
Tout le monde se retrouve à la porte mineure de Marienbourg, qui donne sur les hameaux dans les marais de la partie sud de la ville.
Knud est là. Il a vu leur employeur qui veut qu'ils enquêtent dans les marais. Il explique que l'employeur les paie de leur liberté, et il n'a pas de fond à apporter. Knud distribue cependant une dizaine de clinquantes. Il y a une colère sourde dans le groupe mais la bonne humeur de halfling permet de les réunir tous, et de rencontrer les Fangeux, et notamment Jekil Vasepuisart, qui les attendait avec deux barques. Son tarif : 4 clinquantes par jour pour les deux barques nécessaires. Il parvient en plus à vendre à Karl Frantz un petit imprimé qui, dit-il, il a lui-même rédigé : « Les Merveilles du Marais Maudit ». C'est un guide de toutes les horreurs, animales et végétales, que l'on peut trouver dans cet endroit.
Incursion au marais
Jekil semble un éternel optimiste et n'arrête pas de parler et d'expliquer à ses passager les merveilles qu'ils croisent. Même le fin crachin est positif : impossible de mourir de soif.
Ils partent d'abord à l'aveugle, vers le nord, ne voulant pas révéler ce qu'ils cherchent. Jimmy finit par lui dire qu'ils cherchent des plantes particulières qui poussent près de ruines, à quelques jours au nord. Jekil semble connaître l'endroit et les y mène.
La barque de tête est composée de Banek à la poupe, qui surveille, Jekil qui rame et Jimmy. La seconde de Mina à la poupe, Knud à la rame et Karl Frantz.
Après quelques heures dans l'humidité gluante, l'ennui guette et Banek finit par les échouer dans un entrelacs de branches mortes. C'est là qu'une force soulève la proue de la barque, dans le craquement sinistre des branches. Banek roule sur toute la longueur et finit dans l'eau saumâtre pendant que Jekil et Jimmy parviennent à rester accrochés à la barque.
Aucune créature aquatique étrange ne soulève la barque, il ne s'agit, crie Jekil, que d'un carexangue primitif, une plante carnivore qui vit en partie immergée. La partie émergée ressemble à un gros buisson. Banek a pied et sort assez vite de l'eau avec l'aide de Mina. Jimmy saute sur la seconde barque, qui fait alors barque fait marche arrière et se rapproche de la berge pour permettre à tous de mettre pied à terre. Une fois tout le monde hors de portée du buisson, il faut récupérer la barque, prisonnière des racine. Banek, tel un croisement entre un bûcheron et un boucher, se charge du travail, et l'expédition peut se poursuivre.
Banek est toujours à la surveillance. Ce qui semble étrange à Knud, c'est que, de manière imperceptible, les barques ont fusionné pour se transformer en un majestueux navire et fendre les vague de la haute mer. La seule chose étrange, c'est la figure de proue : un vieil aigle bouffi, qui semble à moitié aveugle, alors que sur le pont arrière est posé une superbe figure de proue dorée, représentant, elle, un aigle plein de majesté et de vigueur. C'est là que Knud se rend compte... qu'il est lui-même incarné dans cette figure de proue !
C'est une vision de l'Azyr, montrant qu'il vaut mieux mettre Knud pour guider, plutôt qu'un nain pas très observateur...
En milieu d'après-midi, les positions sont échangées et Knud prend la place de Banek.
Lorsque le soir le campement est installé, Karl Frantz tombe sur une rareté intéressante : des fleurs des marais. Ce sont d'hideuses floraisons jaunes et roses. Nombre d'entre elles semblent en forme d'oreilles, qui se tournent pour suivre l'arrivée de Karl Frantz. Certaines, perchées sur de grosses bouffissures ont l'aspect de lèvres luisantes. De chacune dardent trois langues épaisses évoquant des pétales et suintant d'un doux nectar. C'est ce nectar qui est intéressant pour Karl Frantz qui le recueille : c'est un puissant sédatif euphorisant.
Aubentag 7
La première nuit était calme. La seconde l'est tout autant, pour ne pas dire ennuyeuse.
La seule erreur est de monter le camp du soir très proche d'un autre carexangue. Mais Karl Frantz veille et prévient les autres pour éviter tout accident désagréable.
Révélations dans le temple du marais
Atteindre le temple du marais
Marktag 8
La matinée débute sur la vision du terreau bourdonnant de vie qu'est le marais. Un héron un peu curieux farfouille dans un tronc mort non loin, ce qui réveille tout le monde. Il y déloge un nuage de mouche, des mouches mordantes selon Jekil. Assailli par les mouches, il est contraint à s'envoler à l'horizon, pourchassé par les insectes voraces.
Au bout de la troisième journée, la destination semble atteinte.
A moins de huit cents mètres des ruines, le canotage n'est plus possible. Un épais brouillard voile tout ; à peine aperçoit-on les tours que drape le velours des brumes.
Le dernier campement est établi un peu en retrait des ruines, pour un réveil prévu peu avant l'aube le lendemain, en laissant Jekil à l'arrière, chargé de garder les barques.
Backertag 9
Les ruines s'accrochent à une légère surélévation du terrain, là où l'humidité omniprésente cède la place à un sol noirâtre sablonneux. Rien n'y pousse à l'exception de vesses de loup aux boursouflures grotesques. Au point culminant du tertre, les décombres équidistants de trois tours sont reliés par des murs tout aussi délabrés, formant un triangle dont la pointe est orientée au sud. Ce qui reste des remparts semble agréer la thèse qu'il n'y avait à l'origine aucune porte d'entrée...
S'infiltrer
Sur les trois côtés, de grands pans de mur se sont effondrés, et la tour sud est aisément accessible. Au pied des tours, des monticules de maçonnerie forment des sortes de rampes.
Le groupe se sépare en deux pour encercler le petit fort : Karl Frantz et Jimmy d'un côté, Mina, Banek et Knud de l'autre.
S'approchant d'un pan de mur et y grimpant avec l'aide de Karl Frantz, Jimmy s'aperçoit, en passant la tête, que l'intérieur est loin d'être désert. Un coup de massue fracasse le mur à quelques pouces de sa tête. Il se retire vivement avec Karl Frantz pour essayer de rejoindre les autres par le nord.
Pendant ce temps-là, Banek a « escaladé » le rempart et vu l'intérieur. Il grouille d'hommes légèrement armés – de massues – mais qui ne semblent pas disposés à discuter : ils attaquent les intrus sans sommations.
La combat s'étend sur deux fronts et les habitants du petit fort semble être pour certains au moins, des hommes affligés d'horribles transformations : l'un d'eux à une seconde bouche baveuse au-dessus du sourcil gauche, qui éructe des rires sinistres. Un autre n'a plus une apparence humaine, sa tête et ses cheveux sont plus proches de ceux d'une belette que d'un homme. Un autre ressemble à une brute épaisse, poilue plus que de raison et ses mains réduites à des serres. Il n'y a pas de doute : ce sont là des mutants dont l'existence est une insulte à Sigmar !
La bataille est d'abord indécise mais finit par basculer du bon côté, malgré l'apparition d'un homme chauve au visage taillé à la serpe. Sa peau semble squameuse et caoutchouteuse. D'après Mina, on dirait le croisement entre un homme et un requin.
Sur les neuf occupants du lieu, sept sont abattus, le neuvième est ramené vivant par Karl Frantz, qui le drogue, et Jimmy, alors qu'il tentait de s'enfuir. Le dernier, qui a failli réussir à fuir, subit le même sort que les sept premiers grâce aux bons soins de Mina après une course jusqu'à la lisière des marais.
Rattrapé au dernier moment, les deux livrent un combat désespéré et indécis. Mina finit par le terrasser, les vestiges d'ailes qui s'agitait dans son dos, même une fois l'homme terrassé, ne l'ont pas aidées.
Les appartements du prêtre
Le haut de la tour en meilleur état était semble-t-il le lieu d'habitation du chef de la petite congrégation.
Des figurines miniatures en os d'hommes hideux ornent des niches murales. Sinon, l'ameublement se limite à un siège sans dossier, un méchant sommier où s'empilent des peaux de bêtes au tannage grossier, ainsi qu'un grand coffre faisant également office de table.
Jimmy redescend le contenu du grand coffre : trois cataplasmes odorants, une flasque (de liqueur bon marché ?), un miroir en laiton, des outils de ciselure, des éclats de fanons de baleine et surtout un folio à feuilles mobiles noircies de notes hâtivement griffonnées en reikspiel.
Il trouve aussi, pour son compte personnel, sous les peaux, une bourse renfermant 7 radieuses et 12 pistoles.
La lecture du folio par Karl Frantz, puis plus attentivement par Knud, s'avère intéressante. Il regroupe principalement des points dogmatiques complexes – et bien souvent incohérents – sur le culte de Stromfels, le Naufrageurs, le Seigneur des Prédateurs, entrecoupés d'annotations pompeuses à propos des sacrifices, des célébrations, des recrutements, des morts et autres.
Les autres pages d'intérêt concernent « l'Enfant Béni ». Elles stipulent qu'une adoratrice le mit au monde sept ans plus tôt, alors que le culte comptait près de trente adeptes. Ceux-ci pensaient que leur dieu leur envoyait l'Enfant afin d'influencer le cœur des païens, de renverser l'Église honnie de Manann et de restaurer le culte légitime de Stromfels. Il n'est fait mention d'aucune marque sur le corps de l'Enfant. Lors de la cérémonie qui devait le consacrer dans la « Source Bénie », des répurgateurs firent irruption – et un carnage. Lui, Dahlbert, comme les autres fut laissé pour mort. Mais il y a de cela un mois, le culte apprit qu'un dénommé Jurgen Baer recherchait un gamin aux pouvoirs analogues à ceux de son enfant disparu. Il découvrit en outre que l'homme fréquentait une taverne, Au Gai Batelier, dans le district du Doodkanaal de Marienbourg. Les cultistes entendent le capturer, découvrir ce qu'il sait et déterminer si leur enfant est toujours vivant, en fait.
Les chambrées
Les autres cultistes dormaient dans cette salle crasseuse, au rez-de-chaussée de la tour du prêtre. Huit grandes paillasses à la literie fétide s'affaissent contre les murs, avec une table en bois faussé et des bancs occupant le centre. Des reliefs de repas et autres détritus jonchet le sol.
Jimmy, l'œil bien ouvert, déniche une anfractuosité murale qui dissimulait 9 pistoles, 9 cliquets et une boucle d'oreille en or. Elle rejoignent discrètement ses possessions.
L'entrepôt
Ce local exigu et poussiéreux est encombré de sacs de grain et de petits pois, de trois tonneau de bibine, et de viande fumée pendue à un chevron.
Mina récupère les tonneau et les rapporte dans les barques avec l'aide de Karl Frantz. Elle est très surprise de ne rien trouver d'autre de valeur. Avec quel argent se payaient-ils leurs vivres ?
Les halflings, suspects habituels, sont pointés d'un doigt à peine voilé, d'avoir détourné l'argent trouvé.
La fosse inondée
Cette fosse fait partie des fondations à nu de la tour sud. L'humidité ambiante s'infiltre continuellement, la remplissant d'eau à hauteur d'environ un mètre. L'orifice sert en outre de fosse d'aisance et de vide-ordures.
Le lieu servait de poste de garde.
La cour
Cernée de murs croulants et de tours, la grande cour plane est jonchée de tas de pierres. Les espaces dégagés, entre ces empilements, mettent à nu des dalles fendillées. Au centre, un montant en métal scellé à la pierre supporte une chaine plongeant dans un puits. Sans doute la « Source Bénie ».
Le puits est gravé grossièrement de symboles liturgiques de Stromfels, ce qu'à pu déterminer Karl Frantz en feuilletant l'ouvrage qui était à le ceinture de l'homme-requin. Y étaient décrits avec un grand luxe de détails les infâmes secrets de Stromfels, les rites et cérémonies auxquels doivent sacrifier ses servants. Le livre finit brûlé.
Les têtes de tous les cultistes morts sont tranchées par Banek et la cour sert de lieu d'interrogatoire de Finch, l'unique survivant.
Ils parviennent, grâce aux menaces de Mina, à en tirer l'histoire suivante. Il n'est aucunement mutant, mais a été entrainé dans le culte contre son gré. Il sait que le père Dahlbert Rohrig, l'homme-requin, leur grand prêtre, comptait retrouver l'Enfant Béni grâce à Freud, qui allait souvent à Marienbourg et qui avait repéré, il ignore comment, Jurgen Baer, qui enquêtait sur un enfant aux pouvoirs similaires. Freud et Dahlbert étaient en train de monter un plan, dont il ignore les détails, pour enlever cet homme.
Il avoue que leur groupe se déplace, à Marienbourg ou à Broekwater – leur village d'origine – grâce à un bateau caché dans une crique non loin.
Pendant que Knud et Karl Frantz bouchent le puits avec des gravats, les autres suivent Finch, entravé aux jambes, vers la crique...
Une fois sur place, la déception est grande devant le « navire » des naufrageurs : une vulgaire barque avec une petite voile, qui en plus est dotée d'une voie d'eau !
Une fouille de la crique ne révèle rien d'autre. Jekil est laissé sur place, Finch est mis dans la bateau, attaché à une pierre au cas où il voudrait leur jouer un tour et ils partent vers les récifs, à quelques heures de la crique.
Près des récifs, un petit escalier peu commode taillé dans une faille naturelle mène en haut de la falaise, au poste d'observation, là où est habituellement attachée une grande lanterne. Plus bas, on voit le reste de quelques vieilles épaves. Une seule a l'air à peu près récente. Sinon, à part un vieux campement, une grosse lanterne et une réserve d'huile, il n'y a rien d'intéressant ici. Ils repartent avec Finch, la lanterne et l'huile.
Une fois de retour au fort, Jimmy, Mina et Banek expliquent à Karl-Frantz et Knud qu'ils sont allés sur le terrain de chasse des naufrageurs, sans rien y dénicher d'intéressant, à part une rapine mineure, mais pas d'argent.
Ils discutent du sort de Finch.
Jekil refuse de rester au fort, il ne s'y sent pas bien. Il rejoint son campement dans les marais.
La décision sur l'avenir de Finch est rapide : il va être exécuté, malgré les dénégations de ce dernier quant à son absence de corruption et sa volonté de collaborer avec le groupe. Knud est volontaire pour le sale boulot. C'est ce moment que choisit Finch pour tenter sa dernière chance et s'enfuir. Knud manque son exécution, Karl-Frantz doit s'en charger d'urgence et lui explose le crâne avec sa masse. La moitié de la cervelle gicle dans la gamelle de Jimmy qui était en train de préparer le repas !
Leur repaire souillé, ils décident de rejoindre les marais et Jekil.
Bezahltag 10
Pendant sa période de garde avec Banek, Knud voit soudainement la crinière du premier prendre feu. Il lui jette sa couverture sur la tête.
Soudain aveuglé par une toile, Banek rugit et réveille le campement. Il est rouge de colère et commence à insulter Knud, lui reprochant son geste en pleine période de garde – il lui a jeté une couverture.
Knud ne peut que répondre qu'il a cru un instant que Banek prenait feu, sans doute le manque de sommeil.
Banek essaie de se calmer dans un coin en grommelant.
Karl-Frantz demande à tous de ne plus toucher aux grains qu'ils ont emportés. C'est du seigle et s'il est contaminé par l'ergot, il peut donner lieu à des hallucinations.
Retour à Marienbourg
A l'aube, avant de prendre leurs sacs, Karl-Frantz, toujours attentif, averti tout le monde : ils sont posés contre une branche morte infestée de vers fouettards. Il a vu leurs longs cils vibratiles qui leur permet de détecter leurs proies et éjecter un long organe fin dentelé qui happe au passage un bout de chair de ses victimes avant de le ramener pour l'engloutir voracement. Pour les esquiver, ils reprennent donc leurs sacs en les poussant plus loin à l'aide de perches improvisées.
Ils repartent enfin vers Marienbourg. Jimmy aperçoit le cadavre d'un héron boursoufflé, sans doute celui poursuivi quelques jours plus tôt par les mouches mordantes. La navigation, sinon, se passe sans problème.
Konigstag 11
Une journée sans souci, sauf pour Jimmy qui sert – partiellement – de nourriture aux vers fouettards. Il n'est que légèrement égratigné.
Le Doodkanaal
Angestag 12
Moyennant un petit supplément, Jekil dépose le soir tout le monde dans le Doodkanaal. Ils refusent l'aide de dockers pour porter leurs sacs et tonneaux. Mina parvient à vendre sa bibine et un sac de grains au Chat Pendu, en échange d'un peu de monnaie et d'une nuit dans la pièce commune.
Knud, de son côté, rejoint sa pension.
Festag 13
Avant de quitter la taverne, ils demandent au tenancier s'il connaitrait par hasard un certain Jurgen Baer. Il ne connait qu'un Jurgen, tonnelier, qu'il n'a pas vu depuis un moment, mais il ne croit pas qu'il s'appelle Baer.
Ils se rendent à la tonnellerie en lui demandant auparavant s'il peut dire à Knud, lorsqu'il sera là, de les attendre chez lui, à sa taverne.
La tonnellerie, dans une impasse, est fermée, les planches clouées en bloquent l'accès. Banek, Mina et Jimmy passent un certain temps à s'efforcer sur les planches avant de réussir à pénétrer dans la maison.
Elle est abandonnée, sans doute depuis longtemps, vu la poussière. Il ne reste que quelques rares meubles vides, de vieux outils abandonnés et un ou deux tonneaux laissés en plan en cours de fabrication.
Y voyant là un nouveau logis, ils y laissent leurs possessions encombrantes (sacs de grains, lanterne) avant de repartir vers le Chat Pendu.
Ils n'y parviendront pas : des Chapeaux Noirs les arrêtent lorsqu'ils quittent la tonnellerie. Une fois menottés et attachés les uns aux autres, la majorité des gardes repart en patrouille, seuls trois les escortent jusqu'à... la ruelle des Martyres – réputée selon certains à servir de lieu de justice expéditive.
Jekil, pensant que Banek n'est qu'un exécuteur, a entendu par hasard en dépensant son argent gagné dans une taverne, que quelqu'un de la description de Banek aurait tué un garde. Il n'hésite pas à dire qu'il l'a débarqué. Un garde a suivi le groupe de loin pour s'assurer que c'est bien le nain qui a tué son ami. Sur de son fait, il leur a alors tendu une embuscade pour lui faire payer.
Jimmy est libéré, puis quelques minutes plus tard c'est le tour de Karl-Frantz.
Ils attendent en vue de la sortie de la ruelle. Quelques gardes semblent n'être là, même de manière discrète, que pour monter bonne garde sur cette ruelle, et non sur leur maison de guet en vue un peu plus loin.
L'un des gardes a l'air d'en avoir après Banek, qu'il insulte copieusement, l'accusant de coucher avec une humaine – puisqu'il semble protecteur vis-à-vis de Mina. Lorsque ce dernier refuse de se mettre à genoux, il lui demande s'il tient à son amie. Devant la mauvaise grâce de Banek, il n'hésite pas à porter un violent coup d'épée à Mina, en vue sans doute de lui couper la main.
Banek se rue sur le garde le plus proche, tout comme Mina. Malgré leur posture défavorable, ils parviennent à faire fuir les gardes qui cherchent du renfort à l'extérieur de la ruelle.
La corde qui les retenait ensemble coupée, ils se ruent vers la maison abandonnée la plus proche, y pénètrent, cassent leurs menottes – les bracelets restent cependant attachés aux poignets – et s'enfuient par les toits.
Voyant les gardes blessés quitter la ruelle en ordre dispersé, Karl-Frantz garde malgré tout peu d'espoir de revoir Banek et Mina, mais ils restent en surveillance lorsqu'il les voit s'enfuir par les toits.
Après avoir parcouru quelques toits, Banek et Mina sont retrouvés par Jimmy et Karl-Frantz. Ils s'enfuient tous les quatre au plus profond du Doodkanaal, loin de toute présence de gardes.
Ils passent d'abord au Lotus Doré, où ils apprennent que Osric est mort de ses blessures il y a trois nuits. Il n'a pas laissé de mot à Jimmy, au grand regret de ce dernier.
Ils se rendent ensuite au Masque Pourpre, une taverne permettant d'avoir des loges particulières pour pas très cher. Ils s'y reposent, se soignent, et discutent de la suite de leurs actions...
Au Gai Batelier
Knud ne trouve personne au Chat Pendu. Le tenancier lui dit que ses amis doivent repasser plus tard. Il part alors à la recherche du Gai Batelier, au plus profond du Doodkanaal, harcelé par les mendiants. Au bout d'une petite heure, il trouve la taverne miteuse. Hans, le tavernier, ne semble pas du genre à vouloir se mêler des affaires des autres et ne le renseigne pas. Il se rend à une table où boit un jeune homme seul et lui propose de l'argent contre des renseignements sur où trouver un certain Jurgen Baer, qui fréquente ces lieux. D'après le garçon, « il jactait avec le propriétaire des filins Reinier, et on aurait dit qu'ils se bouffaient le nez... Le marchand avait l'air sacrément en rogne ! ». Sinon, pour quelques pièces de plus, il lui dit que Jurgen « crèche du côté du passage Snijder, dans la maison à la porte rouge. ».
Knud se rend aux filins Reinier tout proches. Le propriétaire assure ne pas connaître ni avoir vu récemment de Jurgen Baer.
Il se rend ensuite à l'adresse donnée par le gamin. La maison comporte plusieurs appartements. Aucun ne semble être celui de Jurgen Baer. Observant la maison de l'extérieur, on dirait que l'Azyr baigne toute la ville sauf cette maison !
Il y retourne. Un vieux, miraculeusement plus coopératif que la moyenne, le plus ancien de la maison se plait-il à affirmer, lui dit qu'il n'y a jamais eu de Jurgen Baer ici. Il lui donne d'ailleurs la liste de tous les habitants du lieu. Le seul Jurgen qu'il connaisse se situe à quatre maisons d'ici, mais il ne s'appelle pas Baer.
Knud s'y rend. Évidemment, ce n'est pas le bon.
Il repasse ensuite au Chat Pendu voir si les autres n'y sont pas, en vain.
Il finit donc sa journée en observation au Gai Batelier.
Une fois la nuit devenue noire, Mina conduit Banek, Karl-Frantz et Jimmy dans une maison abandonnée occupée par des clochards. Ils repèrent les lieux et les occupants en vue d'y passer la nuit.
Ils se rendent ensuite au Gai Batelier. Banek et Mina restent à l'extérieur à monter la garde pendant que Jimmy et Karl-Frantz pénètrent dans l'auberge dont l'unique fenêtre est murée.
Malgré le lieu peu accueillant, l'endroit est bondé, les différentes tablées discutent à voix basse, la plupart des gens couvrent leur bière de leur main, par pur réflexe paranoïaque sans doute. Jimmy remarque tout de suite la présence de Knud à un autre coin de la pièce. Ils prennent une table, Jimmy essaie de se renseigner chez l'aubergiste. Il est muet comme une tombe sur Jurgen Baer.
Knud finit par remarquer la présence de Jimmy. Ils se regardent un moment dans le blanc des yeux. Knud se lève, regarde brièvement dehors, puis s'installe à la table de Jimmy et Karl-Frantz.
Ils y discutent de leur progression dans leur recherche de renseignements. Aucun n'a trouvé d'informations sur Jurgen Baer. Ils restent à observer la salle, espérant y glaner des informations à la volée, mais rien ne filtre.
Knud quitte l'auberge pour se rendre chez lui. Il est suivi par un autre client peu de temps après.
Dans la rue, un homme aborde Knud. Ils vont discuter au calme dans une petite rue un peu plus loin.
Le jeune homme lui propose des informations sur Jurgen Baer en échange d'un service : donner une bonne leçon – comprendre éliminer – un certain Dobbe, un gros bras duquel il veut se venger.
Apparaissent Banek puis Mina, qui n'ont pas réussi à rester discrets.
La situation est tendue. Le jeune homme, Hugo, pressé par Banek, finit par donner ses informations contre la parole du nain de s'occuper de Dobbe : « Je ne connais pas personnellement le lascar, mais je l'ai vu quelques fois au Gai Batelier, parfois avec d'autres gars. J'ai entendu dire qu'il se commettait avec les gardes noirs dans les égouts. Récemment, il était plutôt solitaire. Mais vous aurez du mal à lui causer. Il a payé son obole à Morr : la dernière fois que je l'ai vu, il doit y avoir deux nuits de ça, il flottait sur le canal. Il a été battu et volé par le gang des Molosses, des joueurs sur la voie des Morpions. Son chef serait un certain Pim. »
Mina part récupérer Karl-Frantz et Jimmy.
Karl-Frantz et Jimmy quittent l'auberge quelques minutes après Knud, espérant y retrouver Mina et Banek, en vain. Il n'y a plus de traces d'eux. Ils s'apprêtent à rejoindre le lieu de repli lorsque Mina, finalement, réapparait.
Avec Banek, Mina, Jimmy et Karl-Frantz accompagnent Knud à sa pension à un quart d'heure de là. Jimmy et Karl-Frantz apprennent que Jurgen Baer serait mort, assassiné par la bande des Molosses, des joueurs de la voie des Morpions menés par Pim.
Devant sa pension, Mina demande à Knud à parler à son commanditaire. Knud indique qu'il doit le voir le 15 et ne peut le joindre avant. Elle demande une description, qu'il refuse de donner.
Elle commence alors à le tabasser. Il finit par donner une trop vague description, suivi d'un nom : Osric le répurgateur. Cela achève de mettre en rogne Mina qui finit de le passer à tabac, le mettre à poil, trempé au milieu de la nuit ; le tout devant la passivité des autres. Seul Banek essaie de faire parler Knud de façon plus diplomatique. Mais Knud ne dit rien de plus.
Il est laissé là, nu, attaché et bâillonné dans une ruelle près du Doodkanaal.
Les quatre autres repartent vers leur lieu de repli et se partagent les maigres possessions de Knud.
Wellentag 14
Ils repartent alors en direction de la pension de Knud pour la fouiller, sans rien y trouver d'intéressant.
Knud se réveille, aveuglé par le Chamon, mais ça lui permet de repérer un couteau dans la nuit et, donc de se libérer. Il parvient à retourner à sa pension, s'habiller et repartir directement vers la milice porter plainte. Banek a déjà un avis de recherche aux trousses, ce qui permet à la milice d'être un peu plus intéressé par l'affaire de Knud et de prendre une déposition.
De retour à sa pension, il reconnaît la voix de Banek qui entre dans la pension. Il sort de sa chambre et se réfugie à l'étage du dessus, pendant que Banek et sa clique fouillent sa chambre.
Une fois la nuit passée, Knud attend le soir afin de pouvoir rencontrer Roderick.
Dans leurs squat, Jimmy tente vainement de convaincre Mina, Karl-Frantz et Banek de poursuivre leur enquête. Rien n'y fait. Il participe néanmoins au maquillage de Banek pour l'aider à quitter incognito la ville. En échange, Jimmy obtient l'adresse des Molosses – voie des Morpions – s'il veut poursuivre son enquête.
Vers le midi, suivi par Jimmy de loin, les trois autres quittent, sans problème, la ville. Direction : la Bretonnie...
Jimmy, lui, seul, se demande s'il va continuer à fouiner du côté de la voie des Morpions...
Knud, le soir, reçoit Roderick et lui explique que les autres se sont mutinés. Il essaie de lui expliquer fidèlement ce qu'il s'est passé depuis leur dernière entrevue.
Roderick semble s'intéresser aussi à la perception qu'il a des autres. Celui qu'il dédouane le plus est Banek, qui pour lui est tel un nain, violent mais trop bête pour être malhonnête. Mina, elle, est violente et est du genre à revendre des vivres corrompues sans scrupule. Karl-Frantz est, lui, plus sur à cerner, il sait juste qu'il y a entre lui et le nain de fortes tensions. Enfin, le nouvel arrivant, Jimmy, n'est qu'un escroc né, de bas étage.
Roderick semble réfléchir, jouant avec la licence de Knud dans le creux de sa main...
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